Les infos d avril   2020

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Important : message aux professionnels de santé ou de la santé souhaitant s'inscrire dans la Réserve sanitaire dans le cadre du COVID-19
Santé publique France demande à tous les professionnels de santé ou de la santé volontaires pour venir renforcer le système de santé à s'enregistrer sur le site du Ministère de la Santé jusqu’à nouvel ordre.
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.Toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur le Coronavirus COVID-19

Attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel

Attestation de déplacement dérogatoire et justificatif de déplacement professionnel

Covid-19 continue de provoquer de nombreux décès en France - 427 de plus en 24 heures selon le dernier bilan



Voici le dernier bilan du coronavirus Covid-19 en France de ce mercredi 29 avril 2019, communiqué en début de soirée par le ministère de la Santé. A noter, le nombre d'hospitalisations et de réanimations baisse encore :

128 442 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 1 607 de plus en 24h


24 087 décès au total (Ehpad compris), soit 427 de plus


15 053 décès à l'hôpital, soit 243 de plus


9034 décès en Ehpad, soit 184 de plus


26 834 hospitalisations en cours, soit 650 de moins


4207 personnes actuellement en réanimation, soit 180 de moins


48 228 personnes sorties de l'hôpital, soit 1342 de plus



Nouvelles complications ? De craintes émergent également sur de nouvelles complications médicales liées au Covid-19. 

La maladie semble pouvoir provoquer des caillots de sang chez certains patients, comme le rapporte l'AFP. 

Des caillots de sang dans des vaisseaux peut à terme asphyxier les membres, mais aussi se déloger et se déplacer vers les poumons, y boucher l’artère et provoquer une embolie pulmonaire. 

Des cas d'amputation sont aussi rapportés.

Coronavirus en France : 242 morts supplémentaires

en France fait état ce dimanche 26 avril au soir de 22 856 décès, soit 242 décès de plus depuis le bilan d'hier. L'amélioration se poursuit à l'hôpital avec 28 217 hospitalisations en cours, soit un solde négatif de 5 . 4682 personnes sont actuellement en réanimation, soit un solde négatif de 43.

9 000 morts de plus ? Selon Jacques Battistoni, président du syndicat de médecins MG France, 9 000 patients seraient décédés à domicile.

 Un chiffre qui est une "estimation" après une enquête menée auprès des médecins généralistes comme il a indiqué à France Info ce dimanche.

124 575 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 461 de plus


67 168 cas en Ehpad, soit 668 de plus


22 856 décès au total (Ehpad compris), soit 242 de plus


14 202 décès à l'hôpital, soit 152 de plus


8654 décès en Ehpad, soit 90 de plus


28 217 hospitalisations en cours, soit 5 de moins


4682 personnes actuellement en réanimation, soit 43 de moins


44 903 personnes sorties de l'hôpital, soit 309 de plus


Au moins 27 soignants morts du coronavirus. Depuis le début de l'épidémie, 27 professionnels de santé au moins sont décédés du covid-19 en France, selon un décompte effectué ce dimanche par l'AFP. Un bilan sans doute inférieur à la réalité car les données sont souvent indisponibles.
Olivier Véran a visité un laboratoire de tests. Le ministre de la Santé Olivier Véran a visité samedi matin à Saint-Denis un laboratoire de tests qui a adapté son activité à l'épidémie de coronavirus, et s'est rendu à la Maison de la solidarité, cruciale pour la distribution d'aide alimentaire, a annoncé son entourage à l'AFP. Le laboratoire en question réalise des tests PCR, c'est à dire des tests virologiques permettant de dire qu'un malade est infecté ou non. Il a notamment indiqué qu'il était impossible de tester 65 millions de Français.
L'appel à consulter pour d'autres maladies que le Covid-19. La Direction générale de la santé a "vivement encouragé" samedi les patients atteints de maladies chroniques ou de pathologies aiguës graves à contacter leur médecin, après avoir constaté une augmentation du nombre de patients en réanimation, hors Covid. "Si les suivis sont interrompus longtemps, les décompensations de maladies chroniques sont d’autant plus graves", a prévenu la DGS.
Effets secondaires graves après des traitements. Les signalements d'effets indésirables liés aux traitements testés contre le Covid-19 ont continué à augmenter ces dernières semaines, atteignant plus de 300 cas, annonce l'Agence du médicament (ANSM), qui confirme en particulier le "signal de vigilance" concernant l'hydroxychloroquine.
Le coronavirus pourrait s'attaquer au cerveau.Interrogé sur le sujet des lésions neurologiques constatées sur des malades du coronavirus dans certains services hospitaliers, Jérôme Salomon a reconnu qu’elles étaient "inquiétantes". "Elles sont souvent observées chez des malades en réanimation, parfois elles sont transitoires, parfois elles sont liées à des accidents vasculaires cérébraux, il y a de très nombreuses causes, ces lésions doivent donc faire l’objet d’études spécifiques", a précisé le directeur général de la Santé.

Coronavirus : la réouverture des hôtels, cafés et restaurants, quand, comment et à quel prix

 Les restaurants pourraient rouvrir « entre le 2 et le 20 juin », selon Ducasse

Les restaurants français pourraient rouvrir « entre le 2 et le 20 juin » si l’épidémie du coronavirus faiblit, estime le chef multi-étoilé Alain Ducasse interrogé par l’AFP après une réunion du secteur de la restauration avec le président Emmanuel Macron.

« S’il y a une relative sérénité » dans l’évolution de l’épidémie, « nous pouvons imaginer sereinement qu’entre le 2 juin et le 20 juin, l’ensemble des acteurs qui le souhaitent pourront rouvrir à la clientèle », a déclaré Alain Ducasse qui s’est fait le porte-voix du secteur lors de cette visioconférence. Le gouvernement a indiqué que la décision sur la date de la réouverture serait prise fin mai.



Mise en place d’un protocole sanitaire

Le Président d’Accor, Sébastien Bazin a été nommé par le gouvernement « coordinateur sanitaire » en vue d’établir avec les professionnels un protocole sanitaire définissant les standards pour l’hébergement et la restauration. L’objectif de ce guide est de permettre l’emploi des salariés et l’accueil des clients en toute sécurité. La mise à disposition de ce protocole, au bénéfice des professionnels permettra de préparer la réouverture des établissements, d’en fixer la date et de créer le climat de confiance indispensable à toute reprise de notre activité. Mais pour qu’il soit pleinement efficace ce protocole sanitaire devra remplir deux conditions majeures, et être associé à un indispensable accompagnement financier de l’Etat, des Collectivités Territoriales et des Assureurs, afin de convaincre les chefs d’entreprise de rouvrir.

Responsabilité des chefs d’entreprises

Tout d’abord, ce protocole sanitaire doit permettre à chaque chef d’entreprise de satisfaire à son obligation de moyen de garantir la sécurité de ses salariés et de ses clients. Aucun restaurateur, aucun cafetier, aucun hôtelier n’acceptera de rouvrir son établissement avant d’avoir reçu l’assurance que sa responsabilité pénale ne sera pas engagée en cas de contamination de l’un de ses salariés ou de l’un de ses clients. C’est un préalable indispensable qui nécessitera une position claire et non équivoque.

Coronavirus en France : 389 morts de plus, moins de 5000 cas en réanimation


Le dernier bilan du coronavirus en France fait état ce vendredi 24 avril au soir de 22 245 décès, soit 389 décès de plus depuis le bilan d'hier. L'amélioration se poursuit à l'hôpital avec 28 658 hospitalisations en cours, soit 561 de moins et 4870 personnes actuellement en réanimation, soit 183 de moins. On dénombre donc moins de 5000 personnes en réanimation ce soir, soit la capacité initiale de soins intensifs de la France au début de l'épidémie. Le Directeur général de la Santé a précisé néanmoins que d'autres malades que ceux touchés par le Covid-19 étaient aussi en réanimation actuellement. Retrouvez l'essentiel des chiffres du soir ci-dessous et tout le détail dans notre article consacré aux statistiques du Covid-19 en France :

122 577 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 1773 de plus


65 131 cas en Ehpad (27 880 confirmés et 37 251 probables), soit 912 de plus


22 245 décès au total (Ehpad compris), soit 389 de plus


13 852 décès à l'hôpital, soit 305 de plus


8393 décès en Ehpad, soit 84 de plus


28 658 hospitalisations en cours, soit 561 de moins


4870 personnes actuellement en réanimation, soit 183 de moins


43 493 personnes sorties de l'hôpital, soit 1405 de plus


NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non du cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 86657 hospitalisations. De même, les hospitalisations et cas en réanimation supplémentaires en 24 heures correspondent à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 1346 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 155 admissions en réanimation.

Coronavirus : les restaurants, bars et cafés pourraient rouvrir à partir du 15 juin

Selon les informations d'Europe 1, les restaurants, bars et cafés pourraient rouvrir à partir du 15 juin.

 Une réunion se tiendra à l'Elysée vendredi mais cette date reste l'hypothèse de travail la plus sérieuse. 

Reste à déterminer les conditions de la reprise, notamment le respect des distances sanitaires.


Le 11 mai, l’activité devrait progressivement se remettre en marche : les écoles, les coiffeurs, les commerces devraient rouvrir, dans le respect de nouvelles normes sanitaires pour éviter une seconde vague de coronavirus.

 Mais pour les cafés, bars et restaurants, les grilles ne se lèveront pas tout de suite. 

Une grosse réunion va toutefois se tenir vendredi à l’Elysée autour d'Emmanuel Macron.

 La date de réouverture se précise. 

Selon les informations d'Europe 1, la date du 15 juin fait partie des hypothèses les plus sérieuses. 

Le plus tôt sera le mieux a indiqué ce mercredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

  le 22 04  a 23h00 Le dernier bilan du Covid-19 en France a été rendu public et pour le 14e jour consécutif, le nombre de patients hospitalisés est en baisse




119 151 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 1 827 de plus


21 340 décès au total (Ehpad compris), soit 544 de plus


13 236 décès à l'hôpital, soit 336 de plus


8 104 décès en Ehpad, soit 208 de plus


29 741 hospitalisations en cours, soit 365 de moins


5 218 personnes actuellement en réanimation, soit 215 de moins


40 657 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 476 de plus


NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non du cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre plus de 84 000 hospitalisations. De même, les hospitalisations et cas en réanimation supplémentaires en 24 heures correspondent à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 1619 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 183 admissions en réanimation. Pour plus de détails, consultez les données du ministère de la Santé.

Les fumeurs sont-ils protégés par la nicotine contre le coronavirus ?
Alors que le coronavirus en France avoisine désormais les 21 000 décès, les médecins travaillent sur les effets de la nicotine contre le coronavirus. Des chercheurs du CNRS, de l’Inserm, de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, de Sorbonne université, du Collège de France et de l’Institut Pasteur ont publié un article dans les Comptes Rendus de Biologie de l’Académie des sciences dans lequel ils avancent que la nicotine pourrait avoir un effet protecteur contre le coronavirus. Selon un communiqué publié hier, basé notamment sur une étude chiffrée du nombre de fumeurs chez les patients de la Pitié-Salpêtrière, le récepteur nicotinique de l’acétylcholine aurait un "rôle central" dans la "propagation et la physiopathologie de Covid-19". Cette hypothèse surprenante alors que le tabac était présenté comme un facteur aggravant le la maladie, sera étudiée pour être confirmée ou non dans les prochaines semaines.

Selon une étude chinoise publiée fin mars dans le New England Journal of Medicine et portant sur plus de 1000 patients positifs au Covid-19, la proportion de fumeurs atteints du coronavirus était de 12,6%, soit un chiffre beaucoup plus bas que la proportion de fumeurs en Chine (28 %). Les données de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et de la Pitié arrêtées début avril vont dans le même sens selon Le Monde qui indique que sur 11 000 patients hospitalisés pour cause de Covid-19 depuis le début de l'épidémie, seuls 8,5% étaient fumeurs connue une proportion globale de 25,4% dans l'Hexagone.

L'incendie de Tchernobyl a très probablement touché la France, voici comment


Ce schéma explique comment l'incendie de Tchernobyl a très probablement touché la France.

 Une modélisation de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire montre comment les vents ont poussé la 

fumée de moins en moins concentrée en radioactivité jusqu'en France.





Mardi 21 avril, 531 décès de plus que la veille ont été recensés, avec un solde toujours négatif. L'épidémie continue de ralentir, prouvant l'efficacité du confinement. Néanmoins, plusieurs questions inquiètent, telles que le déconfinement et l'immunité des Français.

Quel est nombre de cas et de morts du coronavirus en France ?

117 324 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 2667 de plus


20 796 décès au total (Ehpad compris), soit 531 de plus


12 900 décès à l'hôpital, soit 387 de plus


7896 décès en Ehpad, soit 144 de plus


30 106 hospitalisations en cours, soit 478 de moins


5433 personnes actuellement en réanimation, soit 250 de moins


39 181 personnes sorties de l'hôpital, soit 1772 de plus


NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non du cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 83 000 hospitalisations. De même, les hospitalisations et cas en réanimation supplémentaires en 24 heures correspondent à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 1885 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 190 admissions en réanimation. Pour plus de détails, consultez les données du ministère de la Santé.

le 20/04/20   23:55    Coronavirus en France 
               : plus de 20 000 morts

Le nouveau bilan du coronavirus en France a été dévoilé par Jérôme Salomon ce lundi soir. Le Covid 19 a tué plus de 20 000 personnes en France, dont près de 550 de plus depuis la veille. Un léger tassement est observé dans la dynamique des hôpitaux qui continuent de s'améliorer, mais plus lentement...


Quel est nombre de cas et de morts du coronavirus en France ?


178 774 cas au total (Ehpad compris), soit 2832 de plus


114 657 cas détectés par PCR, soit 2051 de plus


64 117 cas en Ehpad, soit 781 de plus


20 265 décès au total (Ehpad compris), soit 547 de plus


12 513 décès à l'hôpital, soit 444 de plus


7752 décès en Ehpad, soit 103 de plus


30 584 hospitalisations en cours, soit 26 de moins


5683 personnes actuellement en réanimation, soit 61 de moins


37 409 personnes sorties de l'hôpital, soit 831 de plus


NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non du cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 81251 hospitalisations. De même, les hospitalisations et cas en réanimation supplémentaires en 24 heures correspondent à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 1465 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 208 admissions en réanimation. Pour plus de détails, consultez les données du ministère de la Santé.

Nouvelle alerte, le coronavirus en France pour longtemps ?


Les craintes d'une présence longue du Covid-19 en France se consolident, les experts lancent de nouvelles alertes. "On est parti pour des mois de cohabitation avec ce virus, tant qu'on n'a pas trouvé un vaccin, parce que le traitement, même si on a un traitement, ça ne fera pas disparaître le virus tout seul", indique ce lundi l'infectiologue Karine Lacombe sur France Info. La stratégie de déconfinement comptant sur la constitution d'une immunité collective s'annonce déjà inefficace. "Obtenir 60 % de personnes immunisées avec un virus qui a une dangerosité importante, ça paraît difficilement possible. Il [faudrait] qu’on s’attende à un nombre extrêmement élevé de personnes infectées et hospitalisées, ce qui paraît peu faisable", indique une infectiologue à France 24. A l'Institut Pasteur, un vaccin devrait être prêt pour des essais chez l'homme "à l'échéance de cet été", mais les experts donnent début 2021 comme date probable d'une distribution en France et dans le monde.

Une mysté­rieuse source d’une autre galaxie envoie des signaux à la Terre tous les 16 jours


D’après une étude publiée lundi 3 février, une mysté­rieuse source située dans une galaxie à 500 millions d’an­nées-lumière de la Terre envoie des signaux radio tous les 16 jours dans notre direc­tion, nous appre­nait Vice vendredi 7 février.

Les sursauts radio rapides (FRB) sont une des énigmes les plus exci­tantes que les scien­ti­fiques cherchent à résoudre ces dernières années. Repé­rées pour la première fois en 2007, ces puis­santes ondes radio sont produites par des sources éner­gé­tiques encore non-iden­ti­fiées. Avec cette étude, c’est la première fois que les scien­ti­fiques détectent des signaux avec une telle pério­di­cité.

Si ces impul­sions répé­tées semblaient jusqu’à présent aléa­toires, l’Ex­pé­rience cana­dienne de carto­gra­phie de l’in­ten­sité de l’hy­dro­gène (CHIME / FRB), un groupe dédié à l’ob­ser­va­tion et à l’étude des FRB, a décou­vert qu’un répé­teur appelé FRB 180916.J0158 + 65 avait une cadence extrê­me­ment régu­lière : une étape majeure vers le démasquage de leur source. En effet, « il s’agit de la première pério­di­cité détec­tée de toute nature dans une source FRB », a déclaré l’équipe de scien­ti­fiques.

Le mystère n’est cepen­dant pas résolu : si nous savons d’où proviennent ces sursauts radio rapides, nous ne savons toujours pas ce qui les émet. Si les scien­ti­fiques cherchent plutôt du côté de corps célestes (étoiles à neutrons, trous noirs…), l’hy­po­thèse d’une tenta­tive de commu­ni­ca­tion extra­ter­restre excite les esprits sur le Web.

Source : Vice

  le 19/04/20 19:12  La crise sanitaire n'est pas terminée : "Nous vivons une crise sanitaire d'une très grande intensité


tous les chiffres du Covid-19 en France :

175942 cas au total (Ehpad compris), soit 1986 de plus

112606 cas détectés par PCR, soit 785 de plus

63336 cas en Ehpad, soit 1201 de plus

19718 décès au total (Ehpad compris), soit 395 de plus

12069 décès à l'hôpital, soit 227 de plus

7649 décès en Ehpad, soit 168 de plus

30610 hospitalisations en cours, soit 29 de moins

5744 personnes actuellement en réanimation, soit 89 de moins

36578 personnes sorties de l'hôpital, soit 595 de plus


Ce n'est pas la première épidémie que connait la France mais cette épidémie (...) est d'une ampleur que nous n'avons pas connu dans l'histoire moderne. Cette crise sanitaire n'est pas terminée. Bien sûr, nous marquons des points contre l'épidémie. La situation s'améliore lentement mais sûrement. Mais nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire"
Une crise économique : "Cette crise sanitaire va entraîner une crise économique qui ne fait que commencer. Elle sera brutale."
Un confinement qui a soulagé les hôpitaux : "Nous avons constaté qu'une grande majorité des Français ont respecté les consignes. Le confinement et son respect ont permis de limiter le nombre de malades dans ses services. Au plus fort de la crise, il y a eu 7100 lits occupés sur les 10.500 lits disponibles. Il est donc important de poursuivre les efforts pour que les services de réanimation ne soient pas saturés.
Production de masque doublée : "Nous avons décidé d'augmenter la production nationale de 4 millions que j'évoquais par semaine au mois de janvier. Nous sommes aujourd'hui à plus de 8 millions", a indiqué Edouard Philippe au sujet de la question délicate des masques reconnaissant que le gouvernement a été pris de court par l'explosion de la demande mondiale. "Cette semaine, pour la première fois depuis longtemps, nous avons réussi à importer beaucoup plus de masques que ce que nous consommons en ce moment", a indiqué Edouard Philippe. "Ces bons chiffres [...] nous permettent d'envisager un élargissement de la politique de distribution des masques dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté. "Je ne nie pas, je ne pourrai pas le faire, qu'il existe encore des tensions d'approvisionnement masques FFP2", a néanmoins indiqué Olivier Véran qui a précisé que 5 millions de masques supplémentaires allaient être déstokés dès cette semaine. "Il y a d'autres matériels de protection pour lesquels la situation est tendue, très clairement : la question des blouses, la question des charlottes, la question des tabliers, parfois la question des gants", a-t-il ajouté, indiuant cette fois que plus d'un million de paires de gants seront distribuées cette semaine, des centaines de milliers de surblouses".
Les capacités de réanimation décuplées : "Nous avions réussi à augmenter notre capacité d'accueil dans les services de réanimation de 5 000 en temps normal à 10 500", a indiqué Edouard Philippe. "Le taux d'occupation normale de ces lits de réanimation est de l'ordre de 85 à 90 %", a-t-il ajouté, précisant qu'en oyrre-Mer la capacité est passée de 171 lits à 310. "D'ici à la fin du mois de juin, la France devrait disposer non seulement de 15 000 respirateurs de réanimation, mais également de 15 000 autres respirateurs plus légers, qu'on appelle des respirateur de transport, c'est-à-dire une quantité supérieure aux besoins exprimés et aux besoins anticipés", a assuré de son côté Olivier Véran.
644 tansferts réalisés au total. Edouard Philippe a indiqué que 644 patients ont été transférés depuis le Grand-Est et l'Ile-de-France vers des zones en moindre tension. "Ces 644 transferts ont constitué un exploit logistique remarquable, un exploit médical remarquable et un exploit humain qu'il faut souligner", a salué le premier ministre . Parmi ces évacuations, "plus de 180 l'ont été vers des pays amis et frontaliers : l'Allemagne, la Suisse, le Luxembourg, l'Autriche" a complété Edouard Philippe qui a remercié nos voisins.
Quel est nombre de cas et de morts du coronavirus en France ?
Le détail des chiffres du coronavirus a été livré ce dimanche 19 avril durant la conférence de presse d'Edouard Philippe. Le nombre de personnes hospitalisées continue de baisser, le nombre de patients en cours de réanimation est lui aussi en baisse avec 89 personnes de moins. Retrouvez le détail des chiffres dans notre article consacré à 

 le 17/04/20 23:52  Coronavirus en France : 761 décès de plus, encore une baisse des patients hospitalisés


On compte encore plus de 6000 personnes en réanimation pour une capacité initiale de 5000 lits il y a un mois. La situation s'améliore néanmoins à l'hôpital avec un solde de personnes actuellement hospitalisées en baisse de 115 patients, la troisième baisse en trois jours. En réanimation, le solde est de 221 patients en moins. Retrouvez le détail des chiffres dans notre article consacré à tous les chiffres du Covid-19 en France :

168 241 cas au total (Ehpad compris), soit 3214 de plus


109 252 cas détectés par PCR, soit 405 de plus


58 989 cas en Ehpad, soit 2809 de plus


18 681 décès au total (Ehpad compris), soit 761 de plus


11 478 décès à l'hôpital, soit 418 de plus


7203 décès en Ehpad, soit 343 de plus


31 190 hospitalisations en cours, soit 115 de moins


6027 personnes actuellement en réanimation, soit 221 de moins


34 420 personnes sorties de l'hôpital, soit 1608 de plus

   le 16/04/20 23:52 Le coronavirus continue de tuer en France ; les experts craignent de nombreuses contaminations inéluctables après le déconfinement

e ministère de la Santé a donné les derniers chiffres de cas de contaminations de Covid et de mortalité jeudi 16 avril 2020, à retrouver dans le détail dans notre article consacré à tous les chiffres du Covid-19 en France. "Il existe encore des tensions dans de nombreux hôpitaux en France", a martelé Jérôme Salomon. Voici les chiffres complets sur l'épidémie en France à ce stade :

17 920 décès au total (Ehpad compris), soit 753 de plus


11 060 décès à l'hôpital, soit 417 de plus


165 027 cas au total (Ehpad compris), soit 17164 de plus


108 847 cas détectés par PCR, soit 2641 de plus


31 305 hospitalisations en cours, soit 474 de moins


6 248 personnes actuellement en réanimation, 209 de moins


32 812 personnes sorties de l'hôpital, soit 1857 de plus


6 860 décès en Ehpad, soit 336 de plus


ALBERT HOFMANN, LE PÈRE DU LSD DISPARAIT À 102 ANS. « J’AI PRIS MON DERNIER ACIDE À 97 ANS » : RÉCIT D’UNE RENCONTRE LORS DE L’ANNIVERSAIRE DE SES 100 ANS

NEWS. NEWS. NEWS. Le chimiste ALBERT HOFMANN, l’inventeur du LSD, est décédé le 29 avril d’une crise cardiaque à Bâle (Suisse). En écho à cette disparition, voici un reportage au « LSD Symposium » de février 2006, où se retrouvait l’avant-garde des chercheurs sur les psychotropes – anthropologues, psychologues, historiens, mythologues, ethnobotanistes, chimistes ou philosophes.

Albert Hofmann y avait fêté ses 100 ans entouré de plusieurs milliers de « fans », chercheurs donc, mais aussi artistes, amateurs de psychotropes de tous âges, jeunes de la génération techno et anciennes figures du mouvements psychédélique. Une cérémonie émouvante, haute en personnages allumés. Albert Hofmann nous a confié ce jour là comment il avait pris une dernière fois du LSD à 97 ans, et pourquoi – mais aussi raconté sa vie de chercheur infatigable sur les psychotropes, leur composition chimique, leurs effets psychédéliques et mystiques, leur rôle particulier dans l’histoire des civilisations, des arts et des religions… (publié en partie dans Le Monde Magazine en mai 2006)

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REPORTAGE AU LSD SYMPOSIUM

(BÂLE, SUISSE)

-J’ai repris du LSD il y a trois ans. Une petite quantité… Albert Hofman parle, du haut de ses 100 ans, la voix claire.

–Il a bien dit il y a trois ans ? Il a pris du LSD à 97 ans ? C’est bien cela ? »

La jeune journaliste de TF1 s’étonne, rieuse. Nous sommes avec Albert Hofmann dans la salle de presse du symposium « LSD. Problem child and wonder drug » (LSD. Enfant terrible et drogue prodige). Albert Hofmann, continue en allemand, le plus sérieusement du monde : « Je voulais tester une faible dose, elle pourrait peut-être donner un antidépresseur à base de LSD. Je pense qu’à notre époque où l’humanité devient toute urbaine, l’homme perd le contact avec la nature. Il ne ressent plus qu’il fait partie du monde, il n’éprouve plus son unité avec le vivant, il ne voit plus la splendeur de l’univers, alors il désespère…« .
À 100 ans, Albert Hofmann réfléchit encore à un possible usage bénéfique du diéthylamide de l’acide lysergique, un alcaloïde tiré de l’ergot du seigle, le fameux « acide » de l’époque psychédélique chanté par les Beatles (Lucy in the Sky with Diamonds), aujourd’hui consommé pendant les « raves » et les festivals de musique techno – toujours complètement illégal. Le LSD qui nous emmène pour plusieurs heures « en voyage » dans notre psyché – en « trip » – et parfois en un affreux « horror trip », comme le rappelle à chaque fois Albert Hofmann : il a raconté le sien, avec ses bons et ses effrayants moments, dans son ouvrage : LSD, mon enfant terrible (éditions du Lézard, 1997).

En son honneur, ce 14 janvier 2006, quatre-vingts intervenants se succèdent dans les salles du palais des congrès de Bâle, pour ce deuxième LSD Symposium, des neuropsychiatres, des psychologues, des ethnobotanistes, des chimistes, des mythologues, des pharmacologistes, la plupart des chercheurs es-psychotropes de la planète, mais aussi des musiciens, des peintres, des éditeurs et quelques anciennes figures du mouvement psychédélique comme John Dunbar, le galeriste londonien chez qui Yoko Ono et John Lennon se sont rencontrés, ou Ralph Metzner, le pionnier de la recherche sur le LSD à l’université d’Harvard avec l’incroyable Timothy Leary.

Ils sont tous venus fêter le centième anniversaire d’Albert Hofmann, mais aussi discuter trois jours durant des dernières découvertes sur les plantes psycho-actives, les drogues de synthèse, les états modifiés de conscience, les nouveaux médicaments anti-dépresseurs, le chamanisme d’hier et d’aujourd’hui, l’ethno-botanique, l’anthropologie, l’histoire des religions… Le vaste et riche et indispensable champ de recherche initié en grande partie par les travaux audacieux et novateurs d’Albert Hofmann dans les années 1950-1960…

« Le LSD devrait pouvoir être utilisé comme la morphine, en usage contrôlé et réglementé, et non pas interdit, reprend Albert Hofmann dans la salle de presse. Il servirait à un usage psychiatrique, dans les cas difficiles, car il facilite la ré-émergence des contenus psychiques refoulés. La recherche sur le LSD, qui n’est ni un anti-douleur, ni un stimulant, mais une substance capable de modifier notre état de conscience, nous aiderait à mieux comprendre comment fonctionne notre esprit, et notamment le sentiment mystique… »

En quoi, Mr Hofmann, cette modification pourrait-elle aider psychologiquement quelqu’un ?

« –Il me semble qu’une légère dose de LSD permettrait d’aider un esprit dépressif à s’ouvrir au miracle de la vie, à la conscience d’en faire partie. Au fond, toute la question est la place que nous voulons accorder au sacré dans notre monde, n’est-ce pas ? »

Il fait une pause, son regard brille :

« -J’ai 100 ans, je suis reconnaissant d’avoir encore les yeux grands ouverts, d’apprécier le printemps, les promenades dans la nature, d’éprouver toute cette magnificence. Le LSD facilite l’accès à une vision sacrée, à une perception de la richesse du monde qui n’est pas matérialiste.«
La journaliste du JT de TF1 lance, amusée embêtée : « –Je ne suis pas sûre que le journal laisse passer ça ! »

En effet, ce ne sera pas à l’antenne. Le LSD a mauvaise réputation, Albert Hofmann le sait bien. Mais pendant ces trois jours, à la tribune du LSD Symposium, en conférence de presse, il continuera de défendre son « enfant terrible ».

L’homme s’est montré toute sa vie un chimiste de talent attentif aux possibilités médicales de ses découvertes. Il s’est intéressé très tôt aux agencements moléculaires des poisons végétaux, aux venins, à la chimie des animaux, aux plantes sacrées, cherchant à en tirer des médicaments efficaces ou des effets utiles. En 1930, utilisant du suc digestif d’escargot de Bourgogne, il réussit à isoler la structure chimique de la « chitine » dont sont faites les carapaces, les ailes et les pinces des insectes et des crabes – il montrera qu’elle est analogue à la cellulose, le matériau des végétaux. En 1932, à 26 ans, embauché par les laboratoires Sandoz de Bâle, il s’intéresse à la scille et à la digitale laineuse, des fleurs vénéneuses dont les glucoses sont capables de soutenir un cœur affaibli – ou de l’arrêter. En 1935, il révèle la structure de leurs éléments actifs, et montre, en chimiste talentueux, leur parenté avec les toxines des glandes cutanées de certains crapauds venimeux.

C’est tout naturellement qu’il s’intéresse bientôt à un autre poison, l’ergot du seigle (claviceps purpurea), un champignon responsable d’intoxications quasi-épidémiques de folie collective – appelée « le feu des ardents » depuis le Moyen Age. En 1940, il isole les alcaloïdes de l’ergot, dont l’un d’entre eux « l’acide lysergique ». Sa découverte éclaire leur rôle thérapeutique comme inhibiteur de l’adrénaline. Puis il élabore le « methergine », un anti-hémorragique puissant, doublé d’un médicament aidant à contracter l’utérus, très utilisé en obstétrique. Ensuite, il travaille sur l’ »hydergine », un médicament qui favorise l’irrigation cérébrale et combat les troubles de la sénilité. L’hydergine, toujours en usage en gériatrie, fut longtemps un des produits vedettes des laboratoires Sandoz. Enfin, il met au point le « dihydergot », un régulateur efficace de la pression sanguine.

Un buvard imbibé de LSD représentant Albert Hofmann)

Nous sommes en 1943, Albert Hofmann pense qu’il a n’a pas exploré tous les secrets de l’ergot, et surtout ceux de « la 25e substance des descendants synthétiques de l’acide lysergique », le LSD 25, dont il espère obtenir un stimulant respiratoire et circulatoire, vu sa parenté chimique avec l’acide nicotinique (la « coramine », analeptique connu). Il entreprend donc le 16 avril une première cristallisation sous forme de sel tartrique. Ce jour-là, une « étrange angoisse » et un « vertige » le surprennent, et doit rentrer chez lui se reposer. « Dans un état crépusculaire, les yeux fermés, écrit-t-il le lendemain, j’étais sous le charme d’images d’une plasticité extraordinaire, sans cesse renouvelées, qui m’offraient un jeu de couleurs d’une richesse kaléidoscopique« .

Albert Hofmann comprend qu’il a été contaminé par une dose infinitésimale de LSD 25, absorbée par sa peau pendant la manipulation des cristaux. Surpris par la force de ses visions, pensant avoir découvert un puissant « phantasticum » proche de la mescaline ou du haschich, il décide aussitôt de procéder à une auto-expérimentation.
Le 19 avril 1943, on lit sur la fiche descriptive de l’expérience : « 16H20 : O,25 mg de tartrate. Dilué dans 10 CC d’eau, aucun goût à la prise. 17H : premiers vertiges, sentiments d’angoisse, troubles de la vision, paralysies locales, hilarité incompressible.
18 H : Retour à la maison à vélo. »

C’est une dose très forte de LSD, 0,25 milligramme. Albert Hofmann, secoué par une ivresse inconnue, a raconté comment tout s’est mis à « vaciller dans son champs de vision » pendant qu’il pédalait sur son vélo : « Les choses m’apparaissaient comme dans un miroir déformant. En même temps, j’avais l’impression de faire du surplace. »

À peine chez lui, il s’allonge : « A ce moment-là, mon environnement s’est transformé de façon angoissante. Toutes les choses bougeaient, les objets familiers, le mobilier prenaient des formes grotesques, menaçantes. Elles étaient comme animées d’un mouvement perpétuel, comme emplies d’une angoisse« . Il reste conscient, mais sa volonté s’égare, la chambre continue de se déformer. « Un démon avait pénétré à l’intérieur de mon esprit, il avait pris possession de mon corps, de mes sens et de mon âme. Je sautais, je criais pour m’en débarrasser. La substance avait eu raison de moi, elle était ce démon sarcastique qui triomphait de ma volonté.«

Il craint un instant de devenir fou, puis a l’impression de sortir de son corps. Le médecin arrive, l’ausculte, mais ne constate aucune anomalie physique, et lui conseille le repos. Rassuré, Hofmann s’abandonne alors aux curieux effets du produit : « Je commençai à jouir du spectacle inouï de formes et de couleurs (…) Des images multicolores, fantastiques arrivaient sur moi, s’ouvraient en cercles ou en spirales, puis se refermaient telles des fontaines de couleurs jaillissantes (…) Toutes les perceptions acoustiques, le bruit d’une porte, d’une voiture passant dans la rue, se transformaient en sensations optiques (…) Le lendemain, je m’éveillais l’esprit clair… Un sentiment de bien-être m’enveloppait, comme si une nouvelle vie s’offrait à moi (…) Le soleil brillait ; tout étincelait et luisait dans une lumière fraîche. Le monde était comme recréé. » (extrait de LSD, mon enfant terrible)

Albert Hofmann est persuadé qu’il a découvert une substance psycho-active puissante, agissant à des dosages infimes, et ne donnant aucune « gueule de bois » successive à l’ivresse. Il pense aussitôt à un usage utile en neurologie, et envoie ses conclusions au professeur Rothlin, chef du département de pharmacologie chez Sandoz. Celui-ci teste à son tour le sel d’acide, en microdoses, avec deux confrères. Emportés par des effets « impressionnants » et « fantastiques », les chercheurs convainquent laboratoires Sandoz de lancer un programme de recherche sur le LSD 25 et évaluer sa toxicité.

Dans les années qui suivent, le LSD va donner naissance à des nombreuses expérimentations, tant animales qu’humaines. Sandoz en tire le Brom-LSD ou « Deseril », un inhibiteur de la sérotonine non hallucinogène, utilisé contre les allergies inflammatoires et la migraine. Sa toxicité physiologique se révèle très faible chez l’homme, par contre chaque prise de LSD, stimulant les centres du système nerveux sympathique (l’hypothalamus, repérable à la dilatation des pupilles), se révèle très active au niveau psychologique : visions et hallucinations, reviviscence de souvenirs, sentiments de dépersonnalisation se succèdent. Les effet psychiques sont forts, magiques, déroutants. Un usage prudent s’impose.

Nous sommes en 1947, l’utilisation en psychiatrie commence, menée dans la clinique du docteur W.A. Stoll à Zurich, qui a lui-même testé une dose de 0,06 milligrammes avant d’autoriser cette application. « Je me sentais en communion avec tous les poètes romantiques ou fantastiques, écrit-il, je pensais aux contes d’Hoffmann, je voyais le Maelström de Poe (…) Plus d’une fois, j’eus l’impression d’accéder au pinacle de l’art, je ressentais toute la béatitude, toute l’exaltation d’une vision artistique ». Cette euphorie fait bientôt suite à une « phase dépressive » : « Je voyais bien du feu, mais c’était des holocaustes nocturnes, sur les créneaux d’une ville, dans une lande lointaine.«

Les travaux de cure psychiatrique accompagnée de prises de LSD se voient bientôt relayés en Europe et aux Etats-Unis, avec des résultats surprenants. En Angleterre, le docteur Ronald A. Sandison, donne des faibles doses de Deseril (le LSD fabriqué par Sandoz ces années-là) à ses patients, et les encouragent à peindre, se raconter – s’exprimer. Il met au point ce qu’il appelle la « thérapie psycholytique » – du grec « lytique », pour évoquer le relâchement des tensions et de l’angoisse dans la psyché.

Aux Etats-Unis, le psychiatre Henri Osmond invente la « thérapie psychédélique » (c’est à dire « dévoilant, ou déployant l’esprit »). Elle consiste en une prise plus forte de LSD, susceptible de déclencher chez un angoissé une expérience proche de « l’illumination religieuse ou mystique », pour ensuite l’aider à reconstruire sa personnalité. Le docteur H.A Abramson de son côté, un autre Américain, se sert de LSD pour mener des cures de désintoxication à l’alcool. Ses résultats se montrent encourageants. En Hollande, le directeur de l’Institut de Psychanalyse d’Amsterdam, Jan Bastiaan se sert du LSD pour tenter de soulager les troubles psycho-traumatiques chez des survivants de camps de concentration. À Prague, le psychiatre Stanislas Grof mène ses premières « LSD thérapies », ce qui le met sur la voie de la « psychologie humaniste », intéressée à la dimension spirituelle de toute personnalité.

Entre 1946 et 1966, 4000 études sur l’usage du LSD en psychiatrie, psychanalyse et psychothérapie se voient publiées. Une étude de synthèse américaine publiée en 1960 par le docteur Sydney Cohen, concernant 44 praticiens, 5000 patients et 25.000 prises de LSD, fait état d’un bilan médical riche, et sans danger excessif, de ces « oniroanalyses » : 0,04% de réaction suicidaire, 0,18% d’évolution psychotique de plus de 24 heures. Une étude médicale anglaise de 1971 concernant 4300 patients et 49500 administrations de LSD donnera des résultats proches : 0,07% de risque suicidaire, 0,9% pour les évolutions psychotiques (cités par le psychiatre Christian Sueur, mission Médecins du Monde).

Surtout, l’usage contrôlé du LSD, associé à des psychothérapies, permet quelquefois une amélioration de la situation des patients dans des cas réputés difficiles : les troubles post-traumatiques graves, les douleurs et les dépressions liées au cancer, les angoisses des patients en fin de vie, les névroses obsessionnelles, l’alcoolisme et l’addiction aux opiacés et à la cocaïne – par contre son usage anti-psychotique est écarté.

LA CIA ET LE LSD


Ces années-là, les puissants effets du LSD n’intéressent pas seulement les psychiatres. Dès 1951, dans le cadre des opérations « Artichaut » puis « M.K Ultra », la CIA multiplie les tests sous LSD, avec des doses massives, auprès de soldats pas toujours prévenus, afin de mettre au point un nouveau sérum de vérité, puis une arme chimique déstabilisante – rien d’utilisable n’en sortira.
Pendant ce temps, en Europe et aux Etats-Unis, des écrivains fameux comme Ernst Jünger, Arthur Koestler, le poète beatnik Allen Ginsberg, William Burroughs ou Aldous Huxley – l’auteur du « Meilleur des Mondes » (1932), où est décrit un antidépresseur annihilant toute forme de révolte, le « soma », puis des « Portes de la perception » (1954), consacré à la mescaline et aux relations entre les psychotropes et la création -, s’intéressent au « Deseril ». Jünger et Huxley contactent Albert Hofmann. Le chimiste prendra du LSD avec les deux. En 1951 avec Ernst Jünger, en 1961 avec Aldous Huxley – l’année où Hofmann synthétise le principe actif d’un champignon sacré mazatèque, le psilocybe mexicana, après en avoir ingéré 32 têtes, soit 2, 4 grammes – et vu son confrère lui parler « avec une tête de statue aztèque ».

Nous sommes en janvier 1963. C’est alors qu’il reçoit d’un certain docteur Timothy Leary, de l’université de Harvard, une commande de 100 grammes de LSD 25 et de 25 kilos de psilocybe mexicana. Soit l’équivalent d’un million de doses de LSD et de 2,5 millions de psilocybine. Timothy Leary veut apporter le LSD, en masse, à la nouvelle génération qui découvre l’usage ludique de la marijuana. La vague psychédélique des années 1960 se lève…
De toutes ces expériences, avec l’aide de l’anthropologue américain Richard Evan Shultes, Albert Hofmann dégagera plus tard une réflexion pionnière sur la classification des « plantes magiques », l’origine psychédélique de certains rituels mystiques, et le rôle des psychotropes dans le domaine religieux. Un nouveau champ s’ouvre à la recherche, où la chimie rejoint la botanique, l’ethnobotanique et l’anthropologie

MDMA ET RAVE-PARTIES

Retour au LSD symposium de Bâle. Salle Sydney, 16H30, trois élégants papys, John Dumbar, le créateur de l’Indica Gallery où exposait Yoko Ono, John « hoppy » Hopkins, le fondateur de l’UFO Club – la salle où jouèrent Pink Floyd, Soft Machine, Procol Harum – et Barry Miles, l’ami de Paul Mac Cartney racontent devant un public de jeunes Suisses rieurs et quelques invraisemblables voyageurs aux dreadlocks kilométriques, le « Swinging London » des années 1960… La période psychédélique des Beatles, l’extraordinaire déferlante musicale, graphique et littéraire partie des Etats-Unis, l’esprit expérimental dans les mœurs comme avec les psychotropes, la distribution gratuite de LSD pendant les « love in » de San Francisco, tout y passe…

Bien sûr, des questions fusent sur Timothy Leary, officiellement renvoyé de Harvard début 1963, et sur son célèbre slogan, devenu la formule magique de la jeune génération opposée à la guerre du Vietnam : « Turn in, tune on, drop out » (Branche toi ( sur ce qui bouge), accorde-toi (avec toi-même), laisse tomber (la vie banale).
John Dumbar répond, rappelant comment le rêve de Leary de faire évoluer l’humanité à travers un usage libre et généralisé des psychédéliques s’est mal terminé. Surveillé, poursuivi par des familles de Harvard dont les enfants se sont mal remis de « bad trip », condamné à 30 ans de prison pour possession de marijuana, arrêté, il s’enfuit de la prison de San Luis Obispo, et devient « l’ennemi public N%1 » du gouvernement.

Il doit fuir les Etats-Unis pour l’Algérie, puis la Suisse – où il Albert rencontre Hofmann, qui dira de lui : « Aimable, il plane bien haut dans les nuages, et a tendance à sous-estimer les difficultés pratiques, la morne réalité et ses dangers« . Hoffman reproche à Leary de militer pour un usage profane, de consommateur débridé des hallucinogènes; de méconnaître les rituels, les savoir-faire et les traditions mystiques, spirituelles, chamaniques, qui les accompagnent; de sous-estimer leur force et leur impact psychiques et psychologiques.
Au moment où, dans la salle Sydney, John Dumbar rappelle l’arrestation de Timothy Leary par la CIA en Afghanistan, des cris fusent. C’est l’amie de Timothy Leary à l’époque, Johanna Harcourt-Smith, âgée, belle, battante, impressionnante. Elle racontera comment ils furent tous les deux « enlevés par les agents américains » en plein aéroport de Kaboul, et rapatriés manu militari « Personne ne voulait me croire à l’époque ! s’écrie-t-elle. Aujourd’hui si ! avec les kidnappings de Georges W. Bush au Moyen-Orient suite au 9.11 (l’attentat du 11 septembre 2001) ! «

Les conférences les plus fréquentées du LSD Symposium – organisé par la Gaïa foundation, 2000 visiteurs payants, beaucoup d’Allemands et de Hollandais, moyenne d’âge 35 ans – seront celles données par un autre chimiste réputé, Alexander Shulgin, un des « inventeurs » du MDMA ou « ecstasy », une méta-amphétamine inspirée par la structure chimique de la noix de muscade brevetée en 1914 par les laboratoires Merck, et redécouvert en 1976.

Alexander Shulgin, docteur en biochimie, ancien employé de Dow Chemicals pour qui il a mis au point un excellent insecticide, est une figure dans le monde des « design drugs » – les drogues de synthèse, assemblées de toute pièces sur ordinateur. Et une légende vivante de la scène musicale techno, le mouvement psychédélique d’aujourd’hui : à ce jour 6 millions de personnes auraient pris de l’ecstasy sur la planète selon Médecins du Monde.

À 80 ans, « Sasha » Shulgin continue de fabriquer chez lui, à côté de San Francisco, des molécules psychotropes originales. Depuis 30 ans, il a dessiné, testé sur lui-même, puis avec sa femme Ann et quelques amis sûrs, quelques 200 produits psycho-actifs. Il a raconté son expérience dans deux énormes ouvrages, toujours pas traduits en France, » Pihkal » et « Tihkal » (Transform Press). Il a publié toutes ses découvertes dans des revues scientifiques, persuadé que ses recherches nous aident à mieux comprendre comment fonctionnent « l’empathie », « l’émotion artistique » ou « l’anticipation » – tout ce qui « nous rend humains ». Impossible de se contenter de l’expérimentation animale, ou de « disséquer des cerveaux », dans ces domaines défend-il. Il faut les vivre. Les ressentir. Se laisser emporter. Même si lui-même ne prend aucune substance de façon régulière… Le jour où il a testé le MDMA ou « ecstasy », il eut, dira-t-il, l’extraordinaire impression de « redécouvrir Prokofiev » – il n’imaginait pas du tout que la « rave generation » allait sacraliser sa molécule.

La salle est pleine et enthousiaste pour l’accueillir, lui, un géant souriant à la barbe immaculée, et sa femme Ann, sérieuse, didactique et concentrée. Pendant deux heures, ce fut passionnant. Sur les dangers d’abord. Des produits frelatés. Des amphétamines prises à hautes doses. Sur la nécessité de pouvoir tester la pureté drogues en circulation pendant les fêtes techno (comme le préconise Médecins du Monde). Puis, la discussion est devenue plus personnelle.
-Quel est le produit le plus intéressant que vous avez étudié ?
-Celui que je cherche en ce moment.
-Comment procédez-vous pour les tester ?
-Je prends la plus petite dose possible. J’attends…
-Pourriez-vous décrire une belle expérience psychédélique ?
-Quand je réfléchis sur un problème et que je déjoue mes schémas de pensée habituels.
-Que faites-vous quand vous faites une « mauvais voyage » ( « a bad trip »)?
-Il ne faut jamais suivre une pensée effrayante, ne jamais essayer d’aller jusqu’au bout de l’idée.
-Que pensez-vous des expériences thérapeutiques faites avec le MDMA ?
-Je crois qu’il peut nous aider à affronter les parties les plus noires de nous-mêmes.
Au LSD Symposium, on a beaucoup répété que nous vivions un « nouveau 1492 ». La nouvelle, la dernière « terra incognita » à explorer, reste notre psyché dont Shulgin et ses semblables sont « les psychonautes ». Cela ne va pas sans soulever d’épineuses questions tant expérimentales que psychologiques et philosophiques. Difficile en effet d’explorer son esprit avec son esprit, nous risquons d’atteindre un point aveugle, ou des états limites où la recherche elle-même – l’usage de psychotropes – affecte son objet : la psyché. Autre danger, la saccager cette psyché, pendant l’expérimentation, avec des doses trop fortes. Mais l’idée d’aborder des contrées menaçantes n’a jamais découragé les explorateurs.

Voilà sans doute pourquoi j’ai rencontré deux Anglais – dont un Lord – dirigeant une fondation d’études psychiques, qui s’étaient… trépanés. Eux mêmes.Ils m’ont montré où, un petit trou dans leur boîte crânienne, recouvert de peau, creusé près de la fontanelle. La trépanation, affirment-ils, favorise une meilleure irrigation du cerveau, et donc « l’expansion des capacités de l’esprit« . Ils éprouvent une meilleure qualité de pensée, affirmaient-ils, depuis qu’ils ont foré ce trou dans leur tête. Mais comment en être sûr ? Les voyageurs de la Terra Incognita de l’esprit affrontent bien des périls… sans eux nous ne connaîtrons rien de nos démons.

BIBLIOGRAPHIE.

LSD, mon enfant terrible. Albert Hofmann. Editions du Lézard. Beau livre illustré. 260 p. 22,87 €.
Histoire générale des drogues. Antonio Escohotado. 2 tomes. 1100 pages. 20 €. L’esprit frappeur (2003). Une somme extraordinaire d’érudition.
Les portes de la perception. Aldous Huxley. 10/18 (2001). Des textes désormais classiques.
L’infini turbulent. Misérable miracle. Connaissance par les gouffres. Trois recueils d’Henri Michaux consacrés aux psychotropes. Poésie/ Gallimard. 6,80 €.
Trip, speed and Taz. Sur internet. Une analyse du Dr Christian Sueur sur les drogues de synthèse pour le Ministère de la Santé (12/02)

 lundi 13 avril  23h 45 ; Emmanuel Macron a pris la parole ce lundi de Pâques pour une allocution lors de laquelle il a annoncé une poursuite du confinement jusqu'au 11 mai.


Emmanuel Macron a prononcé un discours très solennel ce lundi soir, le quatrième en à peine un mois, alors que le bilan du coronavirus atteint désormais les 14 967 décès soit 574 décès de plus depuis hier.

 Le chef de l'État a annoncé un prolongement du confinement jusqu'au 11 mai prochain et une réouverture des crèches et des écoles à la même date. 

Il a aussi promis des tests systématiques pour "tous" les patients présentant les symptômes du Covid-19 et des masques pour le grand public à partir de cette date.

 



136 779 cas au total (Ehpad compris), soit 4188 de plus


98 076 cas détectés par PCR, soit 2673 de plus


38 703 cas en Ehpad, soit 1515 de plus


14 967 décès au total (Ehpad compris), soit 574 de plus


95 88 décès à l'hôpital, soit 335 de plus


5379 décès en Ehpad, soit 239 de plus


32 113 hospitalisations en cours, soit 287 de plus


6821 personnes actuellement en réanimation, soit 24 de moins


27 718 personnes sorties de l'hôpital, soit 532 de plus

le 12/04/20 Coronavirus en France : 14 393 morts en France


Mis à jour le 12/04/20 21:56


Voici tous les chiffres de ce dimanche 12 avril. Pour le quatrième jour consécutif, la France a un solde négatif du nombre de nouveaux cas en réanimation pour les dernières 24 heures, ce qui confirme le fameux "plateau"  :

 132591 cas au total (Ehpad compris), soit 2937 de plus
 95403 cas détectés par PCR, soit 1613 de plus
 14 393 décès au total (Ehpad compris), soit 561 de plus
 9 253 décès à l'hôpital, soit 310 de plus
 5 140 décès en Ehpad, soit 251 de plus
 31 826 hospitalisations en cours, soit 1688 de plus
 6 845 personnes actuellement en réanimation, soit 38 de moins
 27 186 personnes sorties de l'hôpital, soit 795 de plus


données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non du cumul depuis le début de l'épidémie. En cumul, on enregistre 68925 hospitalisations. De même, les hospitalisations et cas en réanimation supplémentaires en 24 heures correspondent à des chiffres net, tenant compte des guérisons et des décès. Dans les dernières 24 heures, en brut, 1888 hospitalisations de plus ont été enregistrées et 220 admissions en réanimation.

Un étrange trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique

Si l'on connaît le trou de la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique, celui qui s'est formé sur l'Arctique surprend par ses dimensions


C'est l'instrument Tropomi du satellite Sentinel-5B, faisant partie du programme d'observation Copernicus, qui en a relevé l'existence depuis quelques semaines : un trou inhabituel s'est formé dans la couche d'ozone au-dessus de l'Arctique.

Le célèbre trou de la couche d'ozone qui inquiétait les scientifiques ces dernières années concernait plutôt l'Antarctique et s'il est possible de constater le même phénomène au-dessus du Pôle Nord, l'importance de ce "mini-trou" dans la couche d'ozone est inhabituelle.

La couche d'ozone forme une barrière protectrice dans l'atmosphère contre les rayonnements ionisants ayant assez d'énergie pour casser les brins d'ADN des cellules et conduire à des cancers de la peau et son affaiblissement même ponctuel est donc surveillé par la communauté scientifique.

S'il mesure moins de 1 million de kilomètres carré, contre plus de 20 millions de kilomètres carré pour celui qui se forme régulièrement au-dessus du Pôle Sud, le trou de la couche d'ozone en Arctique est bien plus important que ceux déjà observés dans cette région.

Les scientifiques indiquent qu'un vortex de vents froids s'est formé au-dessus de l'Arctique, faisant descendre les températures stratosphériques au-delà des valeurs standard et constituant l'un des ingrédients de la création d'un trou dans la couche d'ozone.

Cette configuration particulière est temporaire et les scientifiques s'attendent à ce que le trou dans la couche d'ozone en Arctique disparaisse d'ici la mi-avril. Il reste qu'il s'agit de la plus importante formation constatée depuis le début des observations régulière dans les années 90.

Indonésie : le célèbre volcan Anak Krakatau est entré en éruption


Une explosion, pour le moment sans gravité, a été observée sur l’Anak Krakatau. Cette île est née sur les cendres du surpuissant volcan Krakatau, qui avait tué 36 000 personnes en 1883.


Par Cyril Simon
Le 11 avril 2020 à 20h49, modifié le 11 avril 2020 à 20h51
La crainte d'un nouveau tsunami était trop forte dans l'archipel indonésien. Au son de l'explosion et à la vue du panache de cendre s'échappant de l'Anak Krakatau, certains habitants ont rapidement pris la fuite dans la nuit de vendredi à samedi.

Le volcan de cette célèbre île du détroit de la Sonde est entré en éruption, laissant craindre une nouvelle tragédie humaine après celle de décembre 2018 ayant causé la mort de plus de 430 personnes.

L'état d'alerte maintenu au niveau 2 sur 4
Si le nuage de cendres et de poussière s'est élevé à plus de 500 mètres de haut et s'est propagé à une quinzaine de kilomètres aux alentours, cette explosion n'a pour l'instant fait aucune victime, selon les autorités. De quoi balayer les rumeurs anxiogènes qui ont rapidement parasité les réseaux sociaux.

Le PVMBG, l'agence gouvernementale indonésienne chargée de surveiller l'activité volcanique, a rapidement rassuré la population voisine. Son patron, M. Kasbani, a déclaré, selon le Jakarta Post, que l'éruption était relativement faible par rapport à celles qui se sont produites entre décembre 2018 et janvier 2019.

Le responsable indonésien a aussi indiqué que les habitants des îles de Java (au sud de l'archipel) et de Sumatra (au nord), situées dans le détroit de la Sonde, ne seraient pas affectés. Cette fois, le crachement de roches et de lave ne se serait produit qu'autour de la montagne. Pour toutes ces raisons, l'état d'alerte a été maintenu au niveau 2 sur 4.

Malgré ces nouvelles rassurantes, la psychose s'est vite propagée sur la toile. Le climat angoissant autour du coronavirus ayant inévitablement amplifié le phénomène.

Un pont de 300 mètres s’effondre en Italie, vide grâce au confinement


Cela aurait pu être une catastrophe humaine mais grâce au confinement, personne ne circulait sur ce pont d’habitude très fréquenté lorsqu’il s’est effondré sur lui-même, mercredi 8 avril, en Toscane. Un seul blessé léger est à déplorer. Un drame qui rappelle l’effondrement du viaduc de Gênes en août 2018. L'accident avait fait 43 morts.



Pourquoi c’est inquiétant. Les ponts italiens sont connus pour leur vétusté. Comme le raconte le journal français le Parisien, des automobilistes avaient lancé l’alerte dès novembre dernier quant à l’état de ce pont, selon l'agence italienne AGI. De nombreux ponts italiens, pour la plupart vieux de plus de 50 ans, inquiètent les Italiens. C’est le cas du pont de la Magliana qui passe au-dessus du Tibre à Rome.

L'heure n'est pas au "déconfinement" en France, "elle est encore au respect strict des mesures"

mis à jour le 11/04/20 23h30

Le nombre de personnes en réanimation baisse pour le troisième jour consécutif. Dans le monde, le cap des 100 000 morts est dépassé, le nombre de cas frôle les 1,8 millions. L'Italie prolonge le confinement malgré une lueur d'espoir. Bilan par régions de France, courbe, carte, la situation en direct.

L'épidémie de coronavirus Covid-19 a contaminé près de 1,8 millions de personnes dans 185 pays du monde et fait plus de 106 000 morts. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché avec plus de 506 000 malades (18 500 morts, et plus de 2 000 samedi). En Europe, l'Espagne compte le plus de malades (161 000 et 16 300 morts) "et observe un tout début de régression" annonce le Pr Jérôme Salomon le 11 avril. L'Italie qui recense 152 000 cas, 19 400 morts "poursuit une très lente régression de l'épidémie" a-t-il poursuivi, et prolonge son confinement jusqu'au 3 mai. L'Allemagne et le Royaume-Uni restent en phase ascendante. En France, "un plateau haut semble se confirmer", déclare le directeur général de la santé lors du point de situation au 11 avril. "Nous sommes en train progressivement de freiner l'épidémie" avait-il précisé vendredi. Actuellement, 93 790 personnes ont été testées positives au virus, 31 320 sont hospitalisées (53 admissions de plus que la veille) et 13 832 sont décédées dont un garçon de moins de 10 ans vendredi. Actuellement 6 883 cas graves sont en réanimation, ce sont 121 patients de moins qu'hier, un chiffre négatif pour le troisième jour consécutif. Le besoin de trouver de nouvelles places équipées de machine diminue pour la troisième fois. "On est sur un très haut plateau, nous devons rester mobilisés" a souligné Jérôme Salomon qui craint un "relâchement" lors de ce week-end de fêtes de Pâques.

Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?

Voici tous les chiffres de ce vendredi :

124 869 cas au total (Ehpad compris), soit 7110 de plus


90 676 cas détectés par PCR, soit 4332 de plus


13 197 décès au total (Ehpad compris), soit 987 de plus


31 267 hospitalisations en cours, soit 500 de plus


7004 personnes actuellement en réanimation, soit 62 cas en moins


25 000 personnes sorties de l'hôpital, soit près de 1800 de plus


8598 décès à l'hôpital, soit 554 de plus


34 193 cas en Ehpad, soit 2778 de plus


4599 décès en Ehpad, soit 433 de plus

Un premier enfant de moins de 10 ans, atteint par le coronavirus, est mort en France selon le dernier bilan livré par Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, ce vendredi 10 avril 2020 dans la soirée.

 La jeune victime, habitant en Ile-de-France, souffrait d'autres pathologies et les "causes du décès" peuvent être "multiples" a précisé Jérôme Salomon, qui dénombre ce soir près de 125 000 cas détectées en France depuis le début de l'épidémie et plus de 13 000 décès (Ehpad compris).

 Un "plateau semble s'amorcer, un très haut plateau", 

a indiqué Jérôme Salomon qui reconnait un

 "ralentissement très léger de l'épidémie". 

Mais il a aussi alerté sur le risque du moindre relâchement dans les mesures de confinement.

 Cela fait plusieurs jours que le nombre de nouveaux décès avoisine ou dépasse au total les 1000 morts

 dans les bilans quotidiens (987 ce soir).

 L'excès de mortalité générale en semaine 14 (30 mars - 5 avril) atteint d'ailleurs un 

"niveau exceptionnel" 

de +48% selon les termes du directeur général de la Santé. 

Aujourd'hui, la surmortalité frappe 10 régions et 40 départements, dont 7 "à un niveau exceptionnel", dans le Grand Est et en Ile-de-France principalement.

Six décès du coronavirus en 24 heures, la situation dans le Vaucluse

ce vendredi 10 avril dans le Vaucluse.





jeudi 9 avril 2020  a 23 h fait état de plus de 12 000 morts depuis le début du mois de mars.

Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon a effectué ce jeudi 9 avril son point quotidien de situation et communiqué les derniers chiffres et bilan de l'épidémie de coronavirus en France. Parmi les données importantes retranscrites ci-dessous, celui des personnes en réanimation a fait l'objet d'une attention particulière puisque c'est la première fois depuis la mi-mars (date de début de communication de ces chiffres quotidiens) que le nombre diminue sur les dernières 24 heures. 82 personnes de moins par rapport à mercredi sont en réanimation en France, une donnée encourageante mais à nuancer au vu des 7000 personnes qui ont encore besoin de ces soins intensifs. 



Voici les chiffres détaillés communiqués ce jeudi 9 avril au soir.

86 334 cas confirmés via PCR soit 4296 cas de plus en 24 heures


117 759 cas au total (Ehpad compris), soit 4809 de plus.


12 210 morts (Ehpad compris) soit 1341 de plus (les chiffres des Ehpad n'avaient pas été transmis mercredi).


8044 décès à l'hôpital, soit 424 de plus en 24 heures

.
30 767 hospitalisations en cours, soit 392 de plus.


7066 personnes actuellement en réanimation, soit 82 de moins, une première depuis le 1er mars !


23 206 personnes sorties de l'hôpital et considérées comme guéries, soit 1952 de plus.



Les chiffres clés Monde et Europe au 08/04/2020 (source ECDC)


Cas dans le monde : 1 391 890 cas confirmés depuis le 31/12/19 dont 634 735 en Europe


Décès dans le monde : 81 478 décès depuis le 31/12/19 dont 55 826 en Europe


Les chiffres clés en France au 08/04/2020, arrêtés à 14h (mis en ligne en fin de journée)

Coronavirus en France : 1427 morts de plus, la France passe la barre des 10 000 morts

Mis à jour le 07/04/20 23:59


Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, a effectué son point quotidien de situation et communiqué le dernier bilan du coronavirus en France. 

Voici tous les chiffres en détail du mardi 7 avril au soir :

109 069 cas au total (Ehpad compris), soit 11059 de plus en 24 heures.


10 328 décès au total, soit 1427 de plus en 24 heures (avec les remontées des Ehpad).


30 000 hospitalisations en cours, soit 305 de plus en 24 heures.


7131 personnes en réanimation, soit 59 de plus en 24 heures.


7091 décès à l'hôpital, soit 607 de plus en 24 heures.


19 337 personnes guéries, soit 2087 de plus en 24 heures.


30 902 cas en Ehpad, soit 7282 de plus en 24 heures.*


3237 décès en Ehpad, soit 820 de plus annoncés 

(remontées partielles quotidiennes des chiffres depuis le 1er mars).
Si l'on fait abstraction des personnes décédées et sorties de l’hôpital, 518 nouvelles admissions en réanimation ont eu lieu ces dernières 24 heures. Des chiffres "bruts" qui peuvent paraître en hausse sur ces dernières heures et qui témoignent 


d'un virus encore particulièrement virulent en France.

Le Covid-19 a fait 833 morts de plus en France, selon le dernier bilan

Le ministre de la Santé Olivier Véran a communiqué le dernier bilan du coronavirus en France du lundi 6 avril. 

Voici tous les chiffres en détail :

98010 cas au total (Ehpad compris), soit 5171 de plus en 24 heures


8911 décès au total, soit 833 de plus en 24 heures


29722 hospitalisations, soit 831 de plus en 24 heures


7072 personnes en réanimation, soit 94 de plus en 24 heures


6494 décès à l'hôpital, soit 605 de plus en 24 heures


17250 personnes guéries, soit 1067 de plus en 24 heures


23620 cas en Ehpad, soit 1259 de plus en 24 heures


2417 décès en Ehpad, soit 228 de plus en 24 heures


Si les données des services de réanimation sont plus encourageantes avec 94 nouveaux patients admis en une journée,

 le bilan du lundi 6 avril est particulièrement lourd. 

Il fait état de 833 décès en 24 heures - 

dont 605 dans les hôpitaux, un record de décès en 24 heures - contre 357 victimes supplémentaires entre samedi et dimanche.

Olivier Véran annonce une vaste opération de dépistage
Lors du point presse quotidien du ministère de la Santé, le ministre Olivier Véran a annoncé, lundi 6 avril, la mise en place d'"une vaste opération de dépistage des personnes les plus vulnérables en mettant la priorité sur les personnes âgées, les personnes handicapées les plus fragiles, ainsi que les professionnels qui les accompagnent en établissement comme à domicile". L'objectif visé est de "tester tous les résidents et tous les personnels à compter de l'apparition du premier cas confirmé de malade de coronavirus" au sein d'un établissement. Une opération de santé publique qui permettra de "pouvoir s'organiser de la manière la plus sécurisée possible" afin de freiner la propagation du Covid-19 dans ces lieux particulièrement exposés.

Quelles conséquences sur l'économie française en 2020 ?
A l'occasion d'une audition par la commission des Affaires économiques du Sénat, Bruno Le Maire a fait part de ses inquiétudes quand aux conséquences économiques de la crise du coronavirus Covid-19 sur la France. Le ministre de l'Economie a fait savoir que le pays allait "vraisemblablement" connaître sa pire récession depuis 1945. "Le chiffre de croissance le plus mauvais qui ait été fait par la France depuis 1945, c'est en 2009 après la grande crise financière de 2008 : -2,2%. Nous serons vraisemblablement très au-delà des -2,2%", a-t-il expliqué.

Quelles sont les dernières annonces en matière d'éducation ?
Quelques jours après avoir annoncé que le bac et le brevet 2020 seraient notés sur la base du contrôle continu, Jean-Michel Blanquer a apporté de nouvelles précisions sur l'année scolaire en cours. Sur RTL ce lundi 6 avril, le ministre de l'Education a fait savoir que "tous les lycéens auront cours jusqu'au 4 juillet dès lors que la période de confinement serait terminé". "Si la période de confinement est terminée dans l’intervalle on aura réussi à faire travailler plus les élèves au mois de juin", a-t-il précisé.

Quelles sont les dernières infos ce lundi 6 avril ?
Le pic du coronavirus proche attendu ce lundi en Ile de France ? Selon un document de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), datant du 31 mars et consulté par Le Parisien, le pic serait prévu "vers le 6 avril", soit ce lundi en région Ile-de-France. La région Grand Est espère quant à elle connaître une prochaine accalmie, avec un pic atteint "sûrement avant le 25 avril".
Martin Hirsch confirme une stabilisation. Présent sur France Inter ce matin, le patron de l’AP-HP Martin Hirsch parle d'une "stabilisation" de la situation après "une semaine qui a été terriblement éprouvante" en expliquant que "l’impact du confinement est majeur, c’est pour cela qu’il ne faut pas le relâcher maintenant."
Plus forte récession depuis 1945. Les propos sont très forts et sont signés Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, lors d'une audition par la commission des Affaires économiques du Sénat. Ce dernier indique que la France devrait connaître en 2020 sa plus forte récession depuis 1945 "Le chiffre de croissance le plus mauvais qui ait été fait par la France depuis 1945, c'est en 2009 après la grande crise financière de 2008: -2,2%. Nous serons vraisemblablement très au-delà des -2,2%".

La France refuse l'aide de la République Tchèque. Six personnes atteintes du coronavirus devaient être transférées en République Tchèque après une proposition du Premier ministre tchèque Andrej Babis. Refus de la France et d'Edouard Philippe qui a exprimé "ses remerciements" en expliquant que la situation en France "s'est améliorée et qu'ils n'allaient pas profiter de notre offre" a expliqué l'exécutif tchèque.



480 000 contraventions ont été dressées. 


( 480 000 fois 135 euro = 64 800 000 euro voila donc soixante quatre millions huit cent mille euro de vite ratrapé sur le conte du peuple )


Invité de France Info ce matin, Christophe Castaner a indiqué que 480 000 contraventions ont été dressées depuis trois semaines en ajoutant qu'il y a eu

 "1,4 millions de contrôles sur les routes de France depuis vendredi matin".

bilan des décès et nouveaux cas en France plus de 8000 morts au total

 ce dimanche 5 avril  le dernier bilan du coronavirus en France.*

 La bonne nouvelle provient une nouvelle fois des cas en réanimation qui augmentent, mais plus lentement avec "seulement"

 140 personnes supplémentaires dans les dernières 24h.

 Ce chiffre, bien qu'il soit moins dur que les derniers jours, se rajoute au total depuis le début de la pandémie pour atteindre 6 978 personnes.

 La saturation est donc toujours bien présente dans les hôpitaux. Voici tous les chiffres en détail :

70 478 cas au total, soit 1 873 de plus en 24 heures


8 078 décès au total, soit 518 de plus en 24 heures


28 891 hospitalisations, soit 748 de plus en 24 heures


6 978 personnes en réanimation, soit 140 de plus en 24 heures


5 889 décès à l'hôpital, soit 357 de plus en 24 heures


16 183 personnes guéries, soit 745 de plus en 24 heures


2189 décès en Ehpad, soit 161 de plus en 24 heures



Faut-il des masques pour tous contre le coronavirus ?
Alors que les autorités ont longtemps assuré que le port du masque par la population était inutile dans un cadre préventif et que les masques devaient être réservés aux soignants, le discours est en train de s'infléchir depuis la fin de la semaine dernière. L'Académie de médecine a préconisé le port généralisé du masque, y compris pour des modèles moins perfectionnés que celui utilisé dans les hôpitaux (voir aussi : à quoi ressembleront les masques pour le grand public ?). Elle va même jusqu'à recommander "que les indications pratiques pour la fabrication d'un tel masque soient largement portées à la connaissance de la population". Le masque serait aussi utile en vue de la future levée du confinement, il devrait même "être maintenu [...] jusqu'au contrôle de la circulation du virus attesté par l'absence de nouveau cas déclaré pendant une période de 14 jours" indique l'institution.


Plus de 7500 morts en France, le port du masque conseillé



 En France, 7 560 personnes sont décédées du Covid-19 soit 1 053 de plus que la veille. 


7560 décès au total (Ehpad compris), soit 1053 de plus en 24 heures
68 605 cas détectés en PCR, soit 4267 de plus en 24 heures
28143 hospitalisations, soit 711 de plus en 24 heures
6838 personnes en réanimation, soit 176 de plus en 24 heures
5532 décès à l'hôpital, soit 441 de plus en 24 heures
2028 décès en Ehpad, soit 612 de plus en 24 heures
15438 personnes guéries, soit 1430 de plus en 24 heures


Le port du masque est désormais conseillé à chaque sortie et peut-être même après le confinement.

[Mis à jour le samedi 4 avril à 22h37] 

L'épidémie de coronavirus Covid-19 a contaminé plus de 1 159 000 personnes dans 181 pays du monde et fait plus de 62 000 morts. 

Parmi les pays les plus touchés :

 les Etats-Unis qui recensent toujours le plus grand nombre de cas avec près de 290 600 malades et

 l'Espagne qui devient le pays le plus touché en Europe avec 125 000 malades et plus de 11 700 décès.

 L'Italie déplore 120 000 cas et 14 800 morts.

 En France, l'épidémie est de plus en plus meurtrière avec 7 560 décès (1053 de plus que la veille) 

dont 2 028 dans les Ehpad.

 Le directeur général de la santé Jérôme Salomon encourage désormais le port du masque, suivant la recommandation de l'Académie de médecine qui a jugé, vendredi 3 avril, qu'un masque "grand public" devrait être rendu obligatoire pour les sorties pendant et après le confinement.

 Au total 68 605 Français ont été testés positifs au Covid-19, soit 4 267 cas de plus qu'hier.

 Les décès augmentent surtout dans le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Ile de France, les Hauts-de-France, la Corse et en Centre-Val-de-Loire.

 Le pic de l'épidémie n'est pas encore atteint. 

Les Français sont confinés jusqu'au 15 avril (date renouvelable)

 et le montant des amendes pour non-respect des autorisations de sortie est passé à 200 euros

 (450 euros si elle est majorée, à savoir non payée dans les 45 jours) selon un décret du 29 mars.

 Chaque sortie du domicile doit être justifiée par une attestation de déplacement.

 A partir du lundi 6 avril, une attestation numérique pourra être téléchargée sur smartphone :

 "On pourra générer le formulaire depuis son smartphone et le présenter aux forces de l'ordre qui scanneront un 

QR code" indique Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, sur Twitter.

 L'impression du document ne sera plus obligatoire. Pour les déplacements professionnels, cette attestation est complétée par une autorisation signée par l'employeur.

Au moins 600 militaires français contaminés par le Covid-19*


La ministre des armées, Florence Parly, a évalué à 600 le nombre de militaires français ayant contracté le coronavirus, dans un entretien accordé samedi 4 avril au groupe de presse quotidienne régionale Ebra. Un bilan important, mais qui n’entraverait pas, selon elle, la capacité opérationnelle des armées sur le terrain.

« Nous avons 600 militaires atteints du Covid-19. Cela correspond à un ordre de grandeur, car il est évolutif. Nous suivons cela de très près, et adaptons nos dispositifs en conséquence ». Dans un entretien accordé, samedi 4 avril au groupe de presse quotidienne régionale Ebra, la ministre des armées, Florence Parly, a fait état dans les rangs des armées de 200 nouvelles contaminations, depuis le dernier bilan dévoilé fin mars par son ministère.

→ EN DIRECT. Coronavirus : les dernières infos en France et dans le monde le samedi 4 avril

« Notre posture opérationnelle n’est pas impactée », a-t-elle par ailleurs assuré, tout en rappelant toutefois qu' « un agent civil rattaché au Service d’infrastructure de la défense [était] décédé il y a quelques jours du Covid-19 ». Au Sahel, où quatre cas de coronavirus ont été officialisés cette semaine parmi les militaires de l’opération extérieure (opex) anti-djihadiste Barkhane, « nous notons que les premiers cas de Covid-19 commencent à se multiplier dans cette zone. La pandémie étant mondiale, ce n’est pas une surprise », a-t-elle précisé.

Contributions en France
Mais « nos forces restent concentrées sur leurs missions de combat anti-jihadistes » et l’opération Barkhane, qui mobilise 5 100 militaires français au Sahel, « remporte des succès ». Évoquant par ailleurs les multiples contributions des armées à la lutte contre la pandémie, qui a déjà fait 6 500 morts en France, Florence Parly a encore souligné qu'« à ce stade, que cela soit en France, vers l’Allemagne, le Luxembourg ou encore la Suisse, les armées ont transféré 64 patients depuis le Grand Est [dont les hôpitaux sont saturés, NDLR] » vers des régions moins touchées.

France : plus de 6500 décès au total en comptant les Ehpad, dernières infos

Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?
Le coronavirus affiche un bilan de 64 338 cas confirmés en France ce vendredi, selon les données hospitalières, soit 5333 de plus qu'hier. Au niveau des décès, 5091 morts sont à déplorer, soit 588 décès de plus, un record de mortalité sur 24 heures depuis le début de l'épidémie. Des chiffres auxquels il faut ajouter 17 827 cas confirmés en Ehpad ainsi que 1416 décès. Le bilan officiel total est donc de 82 165 cas et 6507 décès au total en France. Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, s'est exprimé en début de soirée, pour livrer le bilan quotidien de l'épidémie de Covid-19 en France. Voici les chiffres clés à retenir de cette intervention :

64 338 cas de coronavirus, soit 5233 de plus en 24 heures
5091 décès, soit 588 de plus en 24 heures (record)
27 432 hospitalisations, soit 1186 de plus en 24 heures
6662 personnes en réanimation, soit 263 de plus en 24 heures
14 008 personnes guéries, soit 1580 de plus en 24 heures
17 827 cas en Ehpad, soit 3189 de plus en 24 heures
1416 décès en Ehpad, soit 532 de plus en 24 heures

En France, le pic est attendu ce week-end et la situation s'empire : 5 091 personnes sont mortes selon les autorités, dont 588 ces dernières 24 heures.


Mis à jour le SAMEDI 4 avril à 00H01


En France, selon le dernier bilan communiqué par les autorités sanitaires concernant la pandémie de COVID-19.

On recense 6.507 sont décédées 

(5.091 décès en hôpital et 1.416 dans les centres médico-sociaux comme les Ehpad),

 soit 588 décès en hôpital supplémentaires en 24 heures et 

6.489 personnes en réanimation dont 35% de moins de 60 ans. 

Jérôme Salomon précise que le nombre de cas graves passé en réanimation ce jour est de 263 (382 hier), 

un chiffre à suivre pour rendre compte réellement de l'évolution de la pandémie. 

On recense actuellement 27.432 personnes hospitalisées. 14.008 (1.580 en 24h) personnes sont sorties guéries de l'hôpital.

Concernant les Centres médico-sociaux, on recense à ce jour 14.638 cas diagnostiqués et 884 décès dans les Ehpad.

C'est actuellement l'Ile-de-France qui recense le plus de personnes hospitalisées (10273) et le plus de décès (1571) suivi par le Grand Est avec 4657 personnes hospitalisées et 1178 décès. Parmi les régions de France les plus touchés par la pandémie COVID-19, on compte l'Auvergne avec 2706 personnes hospitalisées et 404 décès, la Provence-Alpes Côte d'Azur avec 1492 personnes hospitalisées et 141 décès, les Hauts de France avec 1825 personnes hospitalisées et 370 décès, la Bourgogne avec 640 personnes hospitalisées et 84 décès, et enfin l'Occitanie avec 976 hospitalisations et 119 décès.

Ce vendredi 3 avril, le virus Covid-19 touche 1.056.777 cas confirmés et a fait au total 56.767 morts dans le monde.

Ce vendredi 3 avril, le préfet de Police Didier Lallement s'est excusé publiquement après ses propos polémiques sur les personnes en réanimation, coupables selon lui de ne pas avoir "respecté le confinement". Le fonctionnaire a dit "regretter" ses paroles, tout en précisant qu'il "continuerait sa mission". Ce jour, 426.430 contrôles ont été réalisés.

Le cap des 1 million de personnes contaminées est dépassé, plus de 51 000 morts, l'épidémie de coronavirus continue de se propager dans le monde. La France recense 4500 morts, 884 dans les Ehpad. "L'impact est sans précédent sur les hôpitaux", alors que le pic épidémique est attendu ce week-end. L'Europe comptabilise plus de 500 000 cas,

Mis à jour le jeudi 2 avril à 22h42]

 L'épidémie de coronavirus a infecté plus de 1 million de personnes dans 180 pays du monde et entraîné plus de

 51 000 morts. 

Plus de la moitié de la population mondiale est confinée à cause du Covid-19.

 Parmi les 180 pays touchés, 

les Etats-Unis recensent toujours le plus grand nombre de cas avec près de 236 000 malades. 

En Europe, l'Italie a dépassé les 

115 000 cas et les 13 900 morts.

 Le bilan grossit également en Espagne avec 110 000 malades et plus de 10 000 décès. 

En France, 59 105 cas positifs sont recensés et 4 503 décès sont à déplorer dans les hôpitaux du territoire,

 soit 471 de plus que la veille.

  La situation dans les hôpitaux se complique de jour en jour.

 Le 18 mars le premier transfert de patients Covid-19 a pu être réalisé grâce à l'Armée, par voie terrestre et aérienne. 

Au 1er avril, 344 malades ont été transférés dans des établissements d'autres régions notamment 

en Bretagne et Nouvelle-Aquitaine, mais aussi à l'étranger, en Allemagne, en Suisse, au Luxembourg et en Autriche. 

Les autorités sanitaires déploient également la prise en charge ambulatoire des patients Covid-19 avec la mise en place par exemple en Ile-de-France de centres dédiés.

 Les Français sont confinés jusqu'au 15 avril (date renouvelable) et le montant des amendes pour non-respect des autorisations de sortie est passé à 200 euros (450 euros si elle est majorée, à savoir non payée dans les 45 jours) selon un décret du 29 mars.

 Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacement (de sortie ou de circuler). 

Pour les déplacements professionnels, cette attestation est complétée par une autorisation signée par l'employeur.

en France : les chiffres du coronavirus ce mercredi 1er avril


On décompte ce soir 24 639 personnes hospitalisées pour Covid-19 en France, soit 


1882 de plus qu'hier. 


4.032 personnes sont mortes du Covid-19 dans les hôpitaux français,

soit 509 mort de plus en une journée.


Les décès répertoriés sont uniquement ceux qui ont été constatés en milieu hospitalier 

                          (hors décès à domicile, Ehpad...),

  

6.017 patients gravement atteints ont été placés en réanimation, soit

 452 patients de plus en 24 heures.


Deux TGV médicalisés, avec à leur bord 36 malades du coronavirus, ont quitté Paris pour la Bretagne.

L’Italie, de son côté, semble voir les tout premiers bénéfices du confinement avec un nombre de nouveaux contaminés qui, pour la première fois, est orienté à la baisse. 

Aux Etats-Unis, désormais le plays le plus touché, plus de 200.000 cas de coronavirus ont diagnostiqués dans ce seul pays




L'épidémie de coronavirus progresse toujours dans le monde. En Italie, en Espagne, aux Etats-Unis, le bilan est lourd et la Belgique déplore le décès d'une ado de 12 ans. Le bilan mondial est de 826 200 contaminations dans 178 pays et plus de 40 700 décès. Avec 3 523 morts recensés, la France peine à juguler la crise et appelle tous les soignants en renfort.

France,52 128 cas positifs sont confirmés 

et 3 523 décès sont à déplorer dans les hôpitaux du territoire,

 soit 499 de plus que la veille. 

"Les 15 premiers jours d'avril seront encore plus difficiles

a prévenu le Premier ministre Edouard Philippe le 28 mars. 

Le pic de l'épidémie devrait survenir d'ici le 5 avril selon les scientifiques.

 Les Français sont confinés jusqu'au 15 avril (date renouvelable) 

et le montant des amendes pour non-respect des autorisations de sortie passe à 200 euros 

(450 euros si elle est majorée, à savoir non payée dans les 45 jours) 

selon un décret du 29 mars. Le 24 mars, 

Santé publique France rapportait une forte augmentation du nombre de cas graves admis en réanimation et de décès 

et une augmentation des décès toutes causes chez les plus de 65 ans dans les départements

 du Haut-Rhin, Oise, Vosges et Alpes-de-Haute-Provence.

 Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacement (de sortie ou de circuler). Pour les déplacements professionnels, cette attestation est complétée par une autorisation signée par l'employeur.




Wall Street,

 le pire trimestre depuis 1987 pour le Dow Jones.

 La Bourse de New York a terminé dans le rouge mardi le pire trimestre depuis 1987 pour le Dow Jones et depuis 2008 pour le S & P 500, alors que la pandémie de coronavirus continue de hanter les investisseurs.

 Le Dow Jones Industrial Average a cédé 1,84 % pour finir à 21.917,16 points, ce qui représente une baisse de 13,7 % sur le mois et de 23 % depuis le début de l'année.

Le dernier bilan du coronavirus en France a dépassé les 3000 morts, avec un record de 418 décès en 24 heures. C'est la première fois que la barre des 400 décès en une journée est franchie.

Le dernier bilan du coronavirus, rendu public par le ministère de la Santé ce lundi 30 mars en début de soirée, confirme la recrudescence du nombre de décès liés au Covid-19. Popur la première fois la barre des 400 décès en 24 heures est franchie. On dépasse les 3000 morts ce lundi soir. Voici les chiffres clés :

44 550 cas, soit 4 276 de plus en 24 heures.

20 946 hospitalisations, soit 1 592 de plus en 24 heures.

5 107 personnes en réanimation dans un état grave soit 475 de plus en 24 heures.

3 024 décès à l'hôpital, soit 418 de plus en 24 heures.

7 924 personnes guéries ou considérées comme tel, soit 792 de plus qu'il y a 24 heures.


Dans les graphiques ci-dessous, nous avons mis en perspective les bilans quotidiens en France avec ces deux pays durement touchés. Évidemment, ces chiffres sont à prendre avec des pincettes. Les cas officiels sont logiquement limités, car les tests ne sont pas automatiques (ils sont réservés aux personnes à risque), une politique qui peut différer d’un pays à l’autre. Mais c’est l’évolution qu’il faut regarder.

Pour mieux voir l’évolution de la courbe épidémique, exponentielle, nous avons choisi de mettre ces trois pays sur un pied d’égalité. Pour les cas confirmés, en commençant à compter du jour où la barre des 100 personnes infectées a été dépassée. Le 23 février pour l’Italie, le 29 février pour la France et le 2 mars pour l’Espagne. Pour le nombre de morts, le schéma est similaire, mais en commençant le graphique à partir du cap de 10 décès. Le 26 février en Italie, le 8 mars en France et le 10 mars en Espagne.



Ce qui est clair, c’est que l’épidémie explose dans les trois pays. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est la petite inclinaison que l’on peut voit pour l’Italie, où la courbe est de plus en plus droite. Ce que l’on souhaite, c’est qu’elle s’aplatisse entièrement, ce qui voudrait dire qu’il n’y aura presque plus de nouveaux cas.

Pour le voir plus clairement, il faut regarder le nombre de cas quotidien, plutôt que le cumul. Dans le graphique ci-dessous, on voit que depuis 4 jours, ce chiffre baisse régulièrement en Italie. Le 26 mars, 6203 cas de Covid-19 étaient enregistrés. Ce lundi 30 mars, ils ne sont que 4050, le chiffre le plus bas depuis le 18 mars.



En Espagne aussi, le nombre de cas baisse depuis trois jours. En France, malgré une baisse dimanche 29 mars, le nombre de cas est revenu au niveau du samedi 28 mars, plus haut enregistré depuis le début de l’épidémie.

Ces plateaux que l’on distingue en Italie et un peu en Espagne sont scrutés avec attention par les autorités et chercheurs. Ils pourraient être le signe d’une stabilisation de l’épidémie. En clair, que le pic est passé et que les stratégies de confinement ont porté leurs fruits.

L’impact du confinement ?
Logiquement, cette stagnation arrive plusieurs jours après la prise de mesures: “Il faut prendre en compte la période d’incubation et le délai après l’apparition de symptômes avant que le patient se rende à l’hôpital”, précise au HuffPost Jean-Stéphane Dhersin, chercheur au CNRS et mathématicien à l’université Sorbonne Paris Nord, spécialiste en modélisations des épidémies.

En Italie, le pic, s’il n’y a pas de nouvelle explosion, aurait eu lieu 17 jours après le début du confinement et en Espagne, 11 jours après. Ce lundi 30 mars, la France a mis en place le confinement depuis 13 jours. En Chine, il a fallu 10 à 15 jours après les mesures prises, le 23 janvier, pour que le pic épidémique soit visible.

La courbe du nombre de morts, elle, stagne aussi un peu en Italie et en Espagne, alors que la France a connu son plus grand nombre de décès quotidien depuis le début de l’épidémie. Mais la France est un peu en dessous de ses voisins, notamment de l’Espagne.



Il faut pour autant rappeler que le décompte des décès cache lui aussi des incertitudes. En France, seuls sont comptabilisés les décès dans les hôpitaux. Des biais qui ne sont pas limités à la France: en Espagne aussi, les morts dans les maisons de retraite ne sont certainement pas tous comptés, rapporteCourrier International.



Surtout, le délai entre l’entrée en vigueur des mesures des gouvernements et les décès est encore plus long. Il dépend également de la capacité hospitalière du pays.

“Le signal décès est inadapté, car on ne meurt pas tout de suite”, estime Jérôme Salomon. De plus, “la démographie italienne et française ne sont pas les mêmes, les régions touchées également”, explique le directeur général de la Santé, qui ne souhaite pas comparer les courbes de différents pays.

Mais logiquement, si la courbe des cas confirmés continue de s’aplatir, celle des décès devrait finir par suivre. Espérons que ce soit au plus vite.

Coronavirus en Espagne, Italie, USA, Chine... Le bilan s'alourdit dans le monde

Si l'Italie a dépassé les 10000 morts du coronavirus, l'Espagne voit son bilan s'alourdir drastiquement de jour en jour. Les deux pays représentent la moitié des morts dans le monde. Le point.

[Mis à jour le 29 mars 2020 à 18h33] 

Ce dimanche 29 mars, l'Espagne a de nouveau battu son bien triste record avec 838 morts supplémentaires selon le dernier bilan du ministre de la Santé.

 Les Espagnols en sont désormais à 6528 morts et représentent le deuxième pays le plus touché par le coronavirus. 

Au delà de ce chiffre, près de 6000 cas supplémentaires ont été annoncés portant le total à 78.797.


[Mis à jour le dimanche 29 mars à 22h11] 

La pandémie de Covid-19 a infecté plus de

 710 000 personnes dans le monde et fait plus de 33 500 morts.

 Plus de la moitie de la population mondiale est confinée à cause de la contagion de ce virus. 

En France, 40 174 cas positifs au coronavirus sont confirmés ce soir ainsi que 2 606 décès 

dans les 600 établissements hospitaliers du territoire.

 Et "le nombre de cas double tous les trois à quatre jours" 

a rappelé  le Premier ministre Edouard Philippe samedi 28 mars.

 Le pic de l'épidémie devrait survenir d'ici le 5 avril. Le comptage des décès dans les Ephad devrait s'ajouter la semaine prochaine.

 Le confinement de la population est renouvelé pour deux semaines supplémentaires soit jusqu'au 15 avril 

et le montant des amendes passe à 200 euros, et 450 euros si elle est majorée, selon un décret publié le 29 mars.

 Tous les actes médicaux et chirurgicaux non urgents ont été déprogrammés dans les établissements de santé. 

Les capacités initiales de 5000 lits de réanimation en France sont passées à 10 000 lits et l'objectif est d'atteindre les 14 000 lits très rapidement.  

Santé publique France note une forte augmentation du nombre de cas graves admis en réanimation et 

de décès et une augmentation des décès toutes causes chez les plus de 65 ans dans les départements du Haut-Rhin, Oise, Vosges et Alpes-de-Haute-Provence. 

Une information complétée par l'observation d'une augmentation du nombre de cas chez des personnes plus jeunes. 

"60 personnes de moins de 30 ans sont actuellement en réanimation"

, a précisé Jérome Salomon le 29 mars.

 Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacement. 

Pour les déplacements professionnels, cette attestation est complétée par une autorisation signée par l'employeur. 

Le respect de cette mesure est contrôlé par 100 000 gendarmes et policiers présents sur tout le territoire français. 

L'Europe dénombre plus de 300 000 cas et plus de 32 000 morts. 

Il y a une très forte augmentation des cas aux Etats-Unis, c'est désormais le pays le plus touché avec plus de 135 000 cas.

 L'Italie, totalise plus de 97 000 cas et le plus grand nombre de décès : 10 779. 


.Depuis L’émergence De Cette Nouvelle Maladie, COVID-19, En Janvier 2020, Tous Les Agents De Santé Publique France Sont Mobilisés

28/03/2020, 

Depuis l’émergence de cette nouvelle maladie, COVID-19, en janvier 2020, tous les agents de Santé publique France sont mobilisés et la complémentarité de leur métier s’exprime pleinement au service de la population.

Leur action consiste à surveiller et comprendre la dynamique de cette épidémie, anticiper les différents scénarii et mettre en place des actions pour prévenir et limiter la transmission de ce virus sur le territoire national. La réserve sanitaire est fortement mobilisée depuis le début de l’épidémie.

Les connaissances sur les caractéristiques du COVID-19 et de ce virus évoluant très rapidement jour après jour, la mobilisation est totale en coordination avec les instances françaises (Ministère des Solidarités et de la santé, Agences régionales de santé…) et internationales (Organisation mondiale de la santé, Centre européen de contrôle et de prévention des maladies).

en France le plus dur à venir, nombre de cas et de décès

Dans le monde, 657 000 personnes ont été contaminées par le coronavirus et plus de 30 000 en sont mortes.

 En France, 37 575 cas et "le combat ne fait que commencer"prévient le Premier ministre, Edouard Philippe. 

Le confinement est donc prolongé jusqu'au 15 avril minimum. Carte des cas en temps réel, régions dans le rouge, nombre de morts, liste des symptômes...


[Mis à jour le samedi 28 mars à 23h02]

 La pandémie de Covid-19 a infecté plus de 652 000 personnes dans le monde et fait plus de 30 000 morts. 

128 000 malades sont guéries.

 L'Europe dénombre plus de 300 000 cas et plus de 19 000 morts.

 Il y a une très forte augmentation des cas aux Etats-Unis, c'est désormais le pays le plus touché avec 116 505 cas. 

L'Italie, totalise plus de 92 000 cas et le plus grand nombre de décès : 10 023, au samedi 28 au soir.

 En France, "

nous vivons une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle, 

le nombre de cas double tous les trois à quatre jours (...) 

près de la moitié de l'humanité est confiné, c'est du jamais vu. 

Le combat ne fait que commencer" 

indique le Premier ministre Edouard Philippe samedi 28 mars.

 Le confinement de la population est renouvelé pour deux semaines supplémentaires à partir de mardi prochain, soit jusqu'au 15 avril.

 Par ailleurs, tous les actes médicaux et chirurgicaux non urgents ont été déprogrammés dans les établissements de santé. 

Samedi 28 mars, la France dénombre 37 575 personnes testées positifs au virus depuis le début de l'épidémie. 

2 314 sont mortes à l'hôpital. 

Santé publique la France note de plus une forte augmentation du nombre de cas graves admis en réanimation et de décès et une augmentation des décès  causes chez les plus de 65 ans dans les départements 

du Haut-Rhin, Oise, Vosges et Alpes-de-Haute-Provence.

 Une information complétée par l'observation d'une augmentation du nombre de cas chez des personnes plus jeunes. 

"42 personnes de moins de 30 ans sont actuellement en réanimation", a précisé Jérome Salomon vendredi 27 mars au soir.

 Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacement.

 Pour les déplacements professionnels, cette attestation est complétée par une autorisation signée par l'employeur. 

Le respect de cette mesure est contrôlé par 100 000 gendarmes et policiers présents sur tout le territoire français.

"On vous demande de respecter le confinement et lorsque vous sortez, de respecter les mesures barrières et la distanciation d'un mètre devant les commerces et dans les commerces" 

a insisté Jérôme Salomon.

Coronavirus : "Les 15 premiers jours d’avril seront plus difficiles" que les 15 derniers, prévient Edouard Philippe


Karine Lacombe, cheffe de service aux maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine, prend la parole pour informer sur la maladie de Covid-19 et son évolution.

17:53
POINT



"Le combat ne fait que commencer. Les 15 premiers jours d’avril seront difficiles, encore plus difficiles que les 15 jours qui viennent de s’écouler", avertit Edouard Philippe.



"Je veux vous dire quels étaient nos choix, notre stratégie, nos contraintes. Je veux vous dire ce que nous savons et ce que nous ne savons pas, ce que nous réussissons et ce qui nous inquiète. Nous tirerons ensemble les leçons de la crise."

17:52
POINT



Le Premier ministre et le ministre de la Santé font le point ce samedi sur la stratégie adoptée pour endiguer l’épidémie de Covid-19.



"Nous vivons une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle. Les mesures que nous avons dû prendre sont exceptionnelles. Au moment où je vous parle, la moitié de l’humanité est confinée. C’est littéralement du jamais-vu", déclare Edouard Philippe.

17:22
SOLIDARITÉ



Les joueurs du club de rugby du Racing 92 participent à la cagnotte de la Fondation Hôpitaux de Paris - Hôpitaux de France pour financer 1000 tablettes numériques à destination des malades et résidents des Ehpad.



17:04
RECONVERSION TECHNOLOGIQUE



Spécialiste de l’aspirateur sans sac, Dyson a conçu en un temps record un respirateur artificiel. James Dyson, inventeur et fondateur de l’entreprise, a expliqué avoir reçu une commande du gouvernement britannique pour 10.000 appareils afin d’épauler le National Health Service.



"Un respirateur artificiel prend en charge un patient qui n’est plus en mesure de respirer naturellement, et malheureusement, il y a actuellement une pénurie importante, au Royaume-Uni comme dans le reste du monde", a expliqué James Dyson.



Baptisé CoVent, ce respirateur artificiel inédit peut être "fabriqué rapidement, de manière efficace et en grand nombre", a affirmé l’entreprise. Il promet efficacité et performance dans le stockage de l’oxygène, tout en étant facile à transporter et à utiliser. Il n’a pas besoin d’une alimentation en air fixe. Dyson a expliqué que les appareils seraient disponibles début avril. Il va en offrir 5.000 à l’international.



16:40
BILAN



La pandémie a désormais tué plus de 20 000 personnes en Europe, selon un comptage réalisé par l'AFP. L'Espagne et l'Italie sont les deux pays les plus touchés dans le monde, avec respectivement 9.134 et 5.690 morts, et concentrent à eux seuls près des trois quarts des décès européens.

15:44
RUSSIE



Le gouvernement russe a annoncé qu'il fermait totalement les frontières du pays. Jusqu'à présent, Moscou n'a pas ordonné de confinement généralisé mais a durci cette semaine ces mesures : depuis jeudi, les personnes âgées ont l'interdiction de sortir de chez eux et la fermeture des commerces et restaurants est entrée en vigueur samedi. Le président russe Vladimir Poutine a également demandé mercredi à ses compatriotes de restez chez eux, décrétant une semaine chômée.

15:42
LE POINT SUR LA SITUATION



Ce samedi, Edouard Philippe, le Premier ministre, et Olivier Véran, le ministre de la Santé, font un point de situation complet sur la stratégie de la France pour faire face au Covid-19.

15:22
ROYAUME-UNI



Le bilan de la pandémie a dépassé les 1.000 morts au Royaume-Uni avec 260 nouveaux décès en une seule journée, selon un bilan officiel publié samedi. Le bilan est désormais de 1.019 morts et de 17.089 cas de personnes infectées officiellement recensées.

15:14
CANALISATIONS BOUCHÉES



C'est une des conséquences inattendues du confinement. Les professionnels de l'eau, chargés notamment de la distribution d’eau potable et de l’assainissement des eaux usées, lancent un appel aux personnes obligées de rester chez elle. Ce samedi, dans un communiqué, ils déplorent qu'"en ce moment, les trois-quarts de nos interventions de terrain concernent le débouchage de canalisations d’eaux usées, à cause des lingettes !" Ils invitent donc les Français à ne pas jeter les lingettes dans les toilettes, mais à la poubelle.

Les syndicats CFDT, FO et CFTC du transport routier appellent les chauffeurs à exercer "individuellement" leur droit de retrait à partir de lundi en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre le coronavirus.

14:18
TRANSPORTS



Les syndicats CFDT, FO et CFTC du transport routier appellent les chauffeurs à exercer "individuellement" leur droit de retrait à partir de lundi en cas de "manquements" aux mesures de protection sanitaire contre le coronavirus.



"Nous ne pouvons malheureusement que constater que les conditions de travail des salariés en matière de sécurité sanitaire ne sont pas au rendez-vous", indiquent les trois syndicats dans un communiqué commun.

14:03
DISTANCE AUTORISÉE



Si chacun est désormais tenu de limiter ses déplacements personnels à un rayon d’un kilomètre autour de chez soi, il n’est pas toujours évident de savoir à quelle distance correspond exactement cette zone de permission. Un doute ? 

pourquoi deux semaines supplémentaires de confinement pourraient ne pas suffire à endiguer l'épidémie


Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé, vendredi, le prolongement de quinze jours de la période de confinement en France, soit jusqu'au 15 avril. Mais il existe de fortes chances que cette période soit à nouveau prolongée

Deux semaines supplémentaires, "minimum". Suivant les recommandations du Conseil scientifique, le gouvernement a annoncé, vendredi 27 mars, la prolongation du confinement pour quinze jours, alors que 299 décès avaient été enregistrés pendant les dernières vingt-quatre heures, portant le nombre total de victimes en milieu hospitalier à 1 995.
Le Premier ministre, Edouard Philippe, a par ailleurs rappelé que les spécialistes estimaient qu'au total, au moins six semaines de confinement étaient nécessaires pour endiguer l'épidémie de Covid-19.

Parce que les premiers effets ne sont pas encore visibles


"Nous sommes encore au début de la vague épidémique", a justifié Edouard Philippe vendredi. En effet, "on devrait voir les effets du confinement dans les quinze jours qui viennent", a estimé samedi sur franceinfo le virologue Bruno Lina, membre du Conseil scientifique créé par l’Elysée. 

Selon lui, "les quinze premiers jours étaient ceux sur lesquels il était encore trop tôt pour voir l’effet du confinement.

 Il était donc important d’aller au-delà", a-t-il jugé, estimant qu’on "ne peut pas faire moins" de quinze jours de prolongation.

Pour le responsable du Centre national de référence des virus des infections respiratoires aux hospices civils de Lyon (HCL),

 "le marqueur le plus important à suivre est celui des patients admis en réanimation".

 S'il est compliqué de compter de façon exhaustive les décès et le nombre de cas, certains n'intervenant pas à l'hôpital ou n'étant pas testés,

 "on sait à peu près quelle proportion de personnes infectées représentent les patients qui sont en réanimation."

"On surveille donc de très près ce marqueur, de façon à ce qu’on puisse éventuellement voir une décroissance, qui serait un très bon signe."

 Or on en est loin pour le moment.

 Cette baisse ne peut pas intervenir durant les deux, voire les trois premières semaines de confinement : 

"On sait que, malheureusement, le séjour en réanimation des patients peut durer en moyenne, sur certaines formes, au-delà de deux semaines".

Parce que c'est la seule stratégie possible actuellement en France


"Le confinement est actuellement la seule stratégie réellement opérationnelle, l’alternative d’une politique de dépistage à grande échelle et d’isolement des personnes détectées n’étant pas pour l’instant réalisable à l’échelle nationale. 

Le confinement doit être strictement mis en œuvre et bénéficier d’une large adhésion de la population, comme ceci semble être le cas",

 indique le Conseil scientifique, dans son avis du 23 mars, disponible sur le site du ministère de la Santé.

Pour le moment, aucun vaccin ni traitement contre le Covid-19 n'a été validé.

 Quant à une mise en quarantaine des personnes contaminées, qu'elles soient effectivement malades ou porteuses saines, elle n'est logistiquement pas possible puisque nous ne disposons pas de suffisamment de tests pour un dépistage massif à l'échelle nationale.

Parce que le pic épidémique n'est pas encore atteint


"La vague épidémique qui déferle sur la France (...) 

est une vague extrêmement élevée et elle soumet l'ensemble du système de soins, l'ensemble du système hospitalier, à une tension redoutable", a insisté le Premier ministre. 

Etant donné que le pic épidémique n'est pas encore passé, les arrivées aux services de réanimation augmentent de jour en jour.

 Logiquement, si le confinement est respecté, le nombre de cas devrait cesser de croître à un moment, et le courbe épidémique s'aplanira.

En Ile-de-France, 

"on pousse les murs partout pour accueillir le plus possible ces patients en réanimation [mais] il va falloir trouver des solutions",

 a averti auprès de l'AFP le professeur Bruno Riou, directeur médical de crise de l'AP-HP

 (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) en appelant à de nouvelles évacuations.

 En Seine-Saint-Denis, les services de réanimation sont déjà plein. 

"Tous les jours, on ouvre des lits et tous les jours, ça se remplit"

, a confirmé, toujours auprès de l'AFP, Elie Azoulay, chef-adjoint du service de réanimation de l'hôpital Saint-Louis, un établissement passé de 20 à 50 lits de réanimation.

Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a annoncé, le 27 mars, une première évacuation dans le courant du week-end d'une quinzaine de patients en réanimation vers les établissements de la région Centre-Val de Loire. 

Il s'agit de soulager en particulier les hôpitaux de la grande couronne parisienne

 – même si, a-t-il précisé, "il y a encore des lits disponibles ce week-end" dans et autour de Paris :

 "L'Ile-de-France n'est pas saturée à ce stade

" mais "on se met en situation d'anticipation", a-t-il insisté.

Ainsi, dans le Grand Est, un des principaux foyers de la maladie en France métropolitaine, un avion militaire a réalisé une nouvelle évacuation de six malades de Mulhouse vers Bordeaux. 

La veille, un transfert inédit par TGV médicalisé de patients vers le Centre et l'Ouest du pays, moins touchés, avait été effectué. 

D'autres évacuations seront conduites prochainement depuis la Bourgogne-Franche-Comté.

Parce qu'il y a un risque de seconde vague


"Nous prévoyons que la transmission rebondisse rapidement si ces mesures sont relâchées", 

a estimé auprès de franceinfo un porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé.

 Il appelle à 

"rester vigilant même si le nombre de nouveaux cas annoncés diminue" car "il est beaucoup trop tôt pour dire que cette épidémie est maîtrisée".

Les villes chinoises les plus touchées sortent à peine de deux mois de confinement total.

 Et si les nouveaux cas locaux sont de plus en plus rares voire inexistants, les voyageurs de retour de l'étranger représentent un risque pour le pays, qui pourrait avoir à subir une seconde vague de contaminations.

 Et tous les Français bloqués à l'étranger ne sont pas encore rentrés.
Pour ressentir les effets du confinement à plus long terme, 

"il serait nécessaire d'appliquer par intermittence pendant de longs mois ces différentes mesures, allant de l'isolement de cas à la distanciation sociale, en passant par la fermeture d'écoles

", selon une étude de Neil Ferguson, épidémiologiste à l'Imperial College de Londres, décryptée par le Huffington Post. 

"Au moindre signe de retour d'un pic épidémique, des fermetures et des confinements devraient être à nouveau mis en place pour, encore une fois, endiguer la progression de l'épidémie, explique le site, en attendant d'avoir un vaccin pour en finir véritablement avec le nouveau coronavirus."

INFOGRAPHIES. Coronavirus : âge des malades, départements touchés, patients en réanimation… Visualisez l'évolution de l'épidémie en France et en Europe

Mis à jour le 27/03/2020 

La pandémie liée au coronavirus a fait plus de 18 000 morts dans le monde. La France comptait 29 155 cas confirmés, jeudi 26 mars, selon les données de Santé publique France. Pour suivre et comprendre l'évolution du virus au jour le jour, voici plusieurs cartes et infographies, qui seront régulièrement actualisées au fil des publications de nouveaux chiffres.

>> Coronavirus : suivez les dernières informations sur l'épidémie dans notre direct

Le Haut-Rhin compte le plus de décès
La France a franchi le seuil des 1 000 morts, le 24 mars. A l'échelon départemental, le Haut-Rhin et les départements d'Ile-de-France concentrent le plus de victimes. Cette carte, réalisée à partir des données de Santé publique France et mise à jour automatiquement, permet de visualiser les départements qui dénombrent le plus de décès.


Une évolution exponentielle du nombre de cas
En France comme ailleurs, le nombre de cas confirmés suit une croissance exponentielle. Il est néanmoins difficile de connaître l'ampleur exacte de la pandémie dans l'Hexagone, car les dépistages ne sont pas systématiques, et seuls sont publiés les chiffres des personnes testées positives au Covid-19.




De plus en plus de patients en réanimation
Plus précis que le nombre de cas dépistés, le nombre de personnes hospitalisées en réanimation est un autre indicateur pertinent pour étudier l'évolution de l'épidémie et sa gravité. En voici l'évolution depuis le 18 mars, pour les cinq départements où le nombre de patients en réanimation est le plus élevé


35% des malades identifiés ont plus de 65 ans
Le bilan hebdomadaire publié par Santé publique France permet d'en savoir plus sur le profil des personnes testées positives au Covid-19, en réanimation ou décédées. Notamment leur âge : d'après les données du 24 mars, la majorité des cas confirmés (65%) ont moins de 65 ans, mais la majorité des personnes décédées (78,3%) ont plus de 75 ans.



Une flambée de nouveaux cas quotidiens en France et en Europe
Si la France est durement touchée par l'épidémie depuis quelques semaines, l'Italie a été le premier pays européen à connaître une forte croissance du nombre de cas confirmés, dès la fin février. Voici un graphique montrant les nouveaux cas confirmés chaque jour par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), en France, Italie, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni.

Ces tracés permettront de voir si les pays européens arrivent, à l'aide des mesures de restrictions de déplacements et de distanciation sociale, à "aplanir la courbe" du nombre de cas.


Une évolution inégale du nombre de morts dans chaque pays
On peut également observer l'évolution du nombre de décès cumulés liés au coronavirus. Dans le graphique ci-dessous, chaque pays apparaît à compter du jour du 10e décès déclaré, sur le modèle développé par le Financial Times (en anglais). Toutes les données sont issues de l'université Johns Hopkins, parfois complétées par des sources officielles nationales.

Certains pays, comme l'Italie et l'Espagne, sont plus durement touchés que le Japon ou la Corée du Sud. Cela tient notamment aux différentes mesures de confinement prises par chaque pays, ainsi qu'aux politiques de dépistage variables


Vous pouvez circuler dans la carte ci-dessous, réalisée à partir des données de l'université Johns Hopkins, pour constater le nombre de cas confirmés partout dans le monde.

12 février 2020 Australie: plus de 300.000 chauves-souris géantes envahissent une petite ville de 4.000 habitants

Depuis le début du mois de février, la ville d’Ingham, dans l’est de l’Australie, est envahie par des centaines de milliers de chauves-souris, poussant les habitants à se barricader chez eux.



Environ 300.000 chauves-souris mesurant jusqu’à 50 centimètres pour près d’1,70 mètres d’envergure, ont envahi les rues d’Ingham, donnant à la petite ville de 4.000 habitants des airs apocalyptiques. Les images sont impressionnantes, surtout quand on sait que les habitants risquent des attaques, des morsures et des griffures ou encore des chutes d’arbres sous le poids des colonies.



L’odeur de leurs excréments est aussi pestilentielle ce qui ajoute à l’inconfort de la population. La situation tient du ‘compliqué’ car les chauves-souris sont une espèce protégée dans le Queensland. On ne peut utiliser que des méthodes non létales pour les déplacer, comme la fumée, le bruit ou la lumière.

Ce qui est le plus inquiétant cependant, c’est le virus qu’elles peuvent transmettre à l’homme, le « lyssavirus », une maladie proche de la rage découverte en 1996.

Coronavirus en France : 300 morts et 3809 cas de plus en 24 heures ce vendredi


Le dernier bilan du coronavirus en France a été communiqué par le Directeur général de la Santé Jérôme Salomon, ce vendredi 27 mars dans la soirée.

Le nombre de cas en France a encore grandi considérablement avec 

32 964 cas confirmés par les tests de dépistage, 

soit 3809 cas supplémentaires en 24 heures

 en tenant compte en outre de 3788 passages aux urgences et 1384 interventions de SOS médecin.

 Depuis le 9 mars, 14 000 tests ont par ailleurs été réalisés dans des laboratoires de ville, 4566 sont positifs selon Jérôme Salomon, soit un taux de positivité de 31 %,

 "ce qui confirme que le virus circule activement dans la population".


Le nombre d'hospitalisations passe à 15 732 personnes admises, 

dont 76 dans les Outre-Mers.

 Au total, 3787 personnes sont dans un état grave en réanimation, dont un tiers ont moins de 60 ans.

 42 patients en réanimation ont moins de 30 ans souligne le Directeur de la Santé. 

59% ont entre 60 et 80 ans.


1995 décès sont répertoriés, dont un en Martinique et un en Guadeloupe,

 soit 299 de plus en 24 heures dans le pays. 

85% des décès surviennent chez des personnes de plus de 70 ans.

 Près de 5700 personnes sont considérées comme guéries.


Jérôme Salomon a également livré une statistique de l'Insee qui indique que sur la semaine 12 (du 16 au 22 mars), 

le nombre de décès s'avère significativement supérieur à celui des projections, 

avec une hausse de la mortalité de 6 %. 

Les régions qui sont les plus frappées sont 

le Grand-Est, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l'Île de France et la Corse. 

Jérôme Salomon a par ailleurs salué la solidarité entre les régions avec les transports de médecins et de malades pour désengorger les zones les plus touchées. 

Il a également appelé à la population à se mobiliser 

: "J'appelle tous les volontaires à se rendre sur Jeveuxaider.gouv.fr afin de porter main forte aux associations autour de quatre missions :

 l'aide alimentaire d'urgence, la garde exceptionnelle d'enfants de soignants, le maintien du lien avec les personnes fragiles, isolées et la solidarité de proximité."

Dans le monde 566 000 cas de coronavirus étaient confirmés ce vendredi soir,

 ainsi que 26 000 décès et 128 000 guéris.

 Plus de 300 000 cas et 17 000 morts sont désormais cumulés en Europe. 

Les États-Unis ont dépassé la barre des 100 000 cas officiellement déclarés.

Quelle est la situation du coronavirus en Ile-de-France ?


La région Île-de-France est en train de devenir la région la plus violemment frappée par le coronavirus après le Grand-Est.

 Ce vendredi soir, la région compte 9819 cas de coronavirus, 

soit 1057 nouveaux cas en l'espace de 24 heures 

selon l'Agence régionale de Santé. 

112 nouveaux décès ont été comptabilisés soit une hausse de 25%, 

portant le bilan total dans la région à 605.

 Après Martin Hirsch, président de l'AP-HP, qui s'est montré très alarmiste ces derniers jours, c'est le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS), Aurélien Rousseau, qui a donné la mesure que ce qui attend la capitale et les départements franciliens ce week-end et la semaine prochaine. 

Invité sur RTL ce vendredi, il a évoqué des chiffre de contaminations et de cas sévères qui sont désormais 

"vertigineux". "La vague est là"

, a poursuivi Aurélien Rousseau, assurant qu'augmenter les capacités d’accueil était une priorité pour l'ARS, notamment dans les services de réanimation. 

"Nous continuons à monter des digues pour être plus hauts que cette vague en espérant que cette vague s’amenuise dans les jours qui viennent, notamment avec les mesures de confinement", a-t-il indiqué.

Selon l'ARS Île-de-France, 1445 personnes sont actuellement en réanimation, soit une hausse de 11% 

par rapport à jeudi,

 alors que la région dispose initialement de 1500 lits en réanimation.

 La marge des lits disponibles s'amenuise, mais "plusieurs centaines de lits complémentaires" devaient être ouverts vendredi "pour tenir encore quelques jours de plus". 

Lors du point de situation ce vendredi soir, Jérôme Salomon a confirmé que

 "des centaines de lits" ont été dégagés dans la région.

 "Il y a encore des lits disponibles ce week-end", a-t-il rassuré précisant qu'"une quinzaine de patients" en réanimation seront évacués par voie routière vers le Centre-Val de Loire ce week-end. 

Sur BFMTV, le professeur Olivier Bouchaud, du service des maladies infectieuses de l'hôpital d'Avicenne, à Bobigny, a néanmoins indiqué quelques minutes plus tôt que sur une centaine de lits ouverts dans son établissement, tous étaient déjà pris d'assaut.

COVID-19 - Alors que plus du tiers de l'humanité est appelé à se confiner, la pandémie plonge le monde entier dans une situation sans précédent. En France, le nombre de décès dus au Covid-19 approche désormais les 1700 morts tandis que 500.000 personnes sont touchées dans le monde.

365 MORTS DE PLUS EN FRANCE

495.000 cas dans le monde. 

120.000 personnes sont guéries et 75 pays sont concernés. 

22.184 décès dans le monde, annonce le Directeur général de la Santé (DGS), 

Jérôme Salomon.



En France, l'épidémie continue de s'aggraver.

 Ce soir il y a 29.155 cas confirmés. 

13.904 personnes sont hospitalisées. 

3.375 cas graves sont en réanimation. 

34% ont moins de 60 ans.

 On dénombre 1.696 décès (+365),

 dont une adolescente de 16 ans, en Ile-de-France.

23:06
NIVEAU DES PRIX


"On contrôle les prix", assure le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, alors qu'il était questionné sur une éventuelle hausse des prix, du fait des difficultés d'approvisionnement. "On l'a observé sur les endives et le chou-fleur, et on a aussitôt corrigé", a-t-il poursuivi, finissant par assurer qu'il n'y aurait "pas de problème d'approvisionnement".

23:01
RENDEZ-VOUS TRUMP-XI À VENIR




Lors de sa conférence de presse quotidienne sur la pandémie de coronavirus, le président américain Donald Trump a annoncé qu'il parlera au président chinois Xi Jinping ce jeudi.

22:56
LES ÉTATS-UNIS, PAYS AVEC LE PLUS DE CAS DANS LE MONDE




Les États-Unis ont dépassé ce jeudi l'Italie et la Chine et sont devenus le pays du monde à compter le plus de cas recensés d'infection au coronavirus, selon les données du New York Times. D'après les chiffres du quotidien américain, 81.321 cas ont été comptabilisés. L'Italie dénombrait jeudi 80.539 cas et la Chine 81.285, selon un comptage de l'AFP.

22:52
L'APPEL DE DANI ALVES AU CONFINEMENT DU BRÉSIL




Le défenseur brésilien Dani Alves a interpellé son président Jair Bolsonaro pour lui demander d'appliquer des mesures de confinement face à la pandémie de coronavirus, dans une série de messages sur les réseaux sociaux. "Monsieur le Président, je respecte beaucoup votre présidence (...) mais il y a beaucoup de familles et beaucoup de gens qui luttent contre cette pandémie et vous, en tant que l'une des personnes les plus importantes de ce pays, devez également apporter le bien à notre pays et notre peuple", presse sur Instagram l'international aux 118 sélections avec la Seleção, passé par Barcelone et le PSG.

22:45
UNE VUE D'ENSEMBLE SUR LA FRANCE




Depuis son apparition, comment la pandémie de coronavirus a-t-elle progressé dans l'Hexagone, notamment d'une région à l'autre ? Quelles sont les plus touchées ? Certaines sont-elles pour l'instant épargnées ? On fait un tour de ce qui se passe en France.



22:44
LES 27 DE L'UE DONNENT 15 JOURS À L'EUROGROUPE POUR UNE RIPOSTE




Les 27 dirigeants de l'Union européenne ont décidé ce jeudi de donner 15 jours aux ministres de la zone euro pour trouver une riposte économique commune à la crise provoquée par le coronavirus, selon des sources européennes. Après plus de six heures de discussion par visioconférence, les chefs d'État et de gouvernements des 27 pays de l'UE sont parvenus à un accord sur un projet de déclaration commune pour lutter contre la crise provoquée par le virus, ont ajouté ces mêmes sources. L'Italie avait menacé de bloquer le sommet si elle n'obtenait pas une réponse plus robuste que celle envisagée.

22:38
FORTE AUGMENTATION DES VIOLENCES CONJUGALES




Sur la question des violences domestiques, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fait savoir que, pendant le confinement, les interventions des forces de l'ordre suite à des signalements ont augmenté de "32% en zone de gendarmerie" et de "36% à Paris" par rapport à la même semaine de référence. "Intervenir en cas de violences intra-familiales reste une priorité", a-t-il assuré ce jeudi dans l'émission "Vous avez la parole" sur France 2.

22:35
UN DISPOSITIF POUR LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES




Face aux violences conjugales, qui ont lieu pendant le confinement, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé que les femmes victimes d’actes violents pourront "donner l’alerte directement dans les pharmacies". "J'ai donné ce soir la mission à tous les policiers et gendarmes de France par le biais d'un télégramme la mission d'être attentifs à ces appels et d'intervenir en urgence", a-t-il indiqué dans l'émission "Vous avez la parole" sur France 2.



22:29
UNE JOURNÉE AU SEIN DES SERVICES DE RÉANIMATION




Les équipes de réanimation voient affluer des malades dans des états graves. Une équipe de TF1 est allée à la rencontre de celle de l'hôpital de Montereau en région parisienne.



22:27
L'OUTIL INDISPENSABLE POUR SAUVER DES VIES




Le respirateur artificiel est sans doute la machine la plus convoitée dans tous les hôpitaux du monde en cette période d'épidémie de coronavirus. Même notre pays en a grand besoin.



22:25
PLUS DE 225.000 VERBALISATIONS POUR NON-RESPECT DU CONFINEMENT




Invité de l'émission "Vous avez la parole" sur France 2 ce jeudi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé "plus de 225.000 verbalisations" avaient été dressées pour non-respect du confinement depuis sa mise en oeuvre. Environ 3,7 millions de contrôles ont été réalisées dans toute la France, a-t-il précisé, estimant que le confinement devrait se "poursuivre tant que nous n'aurons pas gagné le combat contre le virus".



Le bilan en Italie dépasse les 8 000 morts



Les principaux faits:

• Dans le monde, plus de 481 300 cas d'infection ont été recensés depuis décembre dans 182 pays et territoires, dont plus de 21 873 décès, selon un bilan établi mercredi soir.

• Le Luxembourg compte 1 333 cas confirmés de coronavirus et huit décès.

• L'Europe a dépassé l'Asie en nombre de décès, le mercredi 18 mars.

• L'Italie reste le pays le plus touché d'Europe, et du monde, depuis le jeudi 19 mars.



Jeudi 26 mars


18h19    662 décès de plus en Italie

L'Italie a franchi un nouveau seuil dans l'horreur ce jeudi. Le pays a comptabilisé 662 nouvelles victimes en 24h et atteint les 8 165 morts au total depuis le début de la pandémie, qui a fait 62 013 malades.

17h48 La Chine se ferme aux étrangers et au trafic aérien

La Chine, berceau du nouveau coronavirus, a annoncé jeudi soir qu'elle allait fermer temporairement ses frontières à la plupart des étrangers et réduire drastiquement ses vols internationaux.

«La Chine a décidé de suspendre temporairement l'entrée des étrangers actuellement possesseurs de visas et permis de séjour en cours de validité», a indiqué le ministère des Affaires étrangères. La mesure entrera en vigueur 

«Il s'agit d'une mesure provisoire que la Chine se voit obligée de prendre pour faire face à l'épidémie, se référant aux pratiques de plusieurs autres pays», a-t-il précisé dans un communiqué.

17h29        100 morts et 7 000 cas en 24h à New York

Le nombre de morts du coronavirus dans l'État de New York, épicentre de l'épidémie aux États-Unis, a fortement augmenté en 24 heures, avec 100 décès supplémentaires, soit 385 recensés depuis le début de l'épidémie, a indiqué jeudi le gouverneur de l'État.

Jeudi matin, l'État de près de 20 millions d'habitants avait enregistré plus de 37 000 cas confirmés de la pandémie, contre plus de 30 000 la veille, a précisé le gouverneur Andrew Cuomo lors d'un point presse.

15h30 Le nombre de cas pourrait rapidement «exploser» au Nigeria

Le gouvernement nigérian a averti jeudi que le pays le plus peuplé d'Afrique pourrait être rapidement confronté à une «explosion» des cas de coronavirus si les personnes ayant été exposées n'étaient pas détectées rapidement.

Le pays d'environ 190 millions d'habitants n'a officiellement enregistré à ce jour que 51 infections et 1 décès, mais les tests sont très limités.

15h Les syndicats de police menacent de suspendre les contrôles en France

L'ensemble des syndicats de police, tous grades confondus, a lancé jeudi, «un avertissement solennel» au ministre de l'Intérieur, en menaçant de suspendre les contrôles, faute de masques disponibles pour les fonctionnaires.

«Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle du confinement», prévient l'intersyndicale, dans un communiqué commun.

La veille, plusieurs syndicats avaient critiqué la décision du ministère de l'Intérieur, de donner les stocks de masques FFP2 de la police au personnel soignant, sans compenser en fournissant d'autres types de masques.

Les policiers, comme les gendarmes, ont par ailleurs à leur disposition des masques chirurgicaux, qu'ils estiment en quantité insuffisante.

13h52 Trois millions de chômeurs en plus aux États-Unis

La pandémie de nouveau coronavirus a fait exploser les demandes hebdomadaires d'allocations chômage aux États-Unis, avec plus de trois millions de personnes supplémentaires qui ont demandé à en bénéficier la semaine passée, un record historique, a indiqué le département du Travail, jeudi.

Ce sont ainsi 3,3 millions de personnes qui ont fait une première demande d'allocations chômage au cours de la semaine du 15 au 21 mars, soit 3 millions de plus que la semaine précédente, qui avait enregistré 282 000 nouvelles demandes. Il s'agit d'un niveau jamais vu aux États-Unis, le précédent record datant d'octobre 1982 avec 695 000 nouvelles demandes.

12h33 Les hôpitaux de Londres confrontés à un «tsunami continu» de malades

Les hôpitaux publics de Londres sont confrontés à un «tsunami continu» de malades graves du nouveau coronavirus tout en devant pallier une proportion «sans précédent» de personnel souffrant, a assuré jeudi un responsable du système public de santé britannique.

Après avoir «massivement» augmenté la capacité d'accueil en soins intensifs ces dernières semaines, les établissements hospitaliers de la capitale britannique doivent faire face à «une explosion» du nombre des «patients gravement malades», «une sorte de tsunami continu», a déclaré Chris Hopson sur BBC Radio 4.

Selon le dernier bilan en date diffusé mercredi, 463 personnes sont mortes du nouveau coronavirus au Royaume-Uni et, officiellement, 9 529 ont été contaminées.

12h14 L'Allemagne effectue désormais 500 000 tests par semaine

L'Allemagne a augmenté le nombre de dépistages du Covid-19 à 500 000 par semaine, cette détection précoce aidant en partie à maintenir le nombre de décès à un niveau relativement bas, a déclaré un virologue jeudi.

«La raison pour laquelle l'Allemagne compte si peu de décès par rapport au nombre de personnes infectées peut s'expliquer par le fait que nous faisons beaucoup de diagnostics en laboratoire (...) Nous effectuons un demi-million de tests chaque semaine en Allemagne», a expliqué lors d'une conférence de presse, Christian Drosten, virologue et directeur de l'hôpital de la Charité, à Berlin.

12h12 56 188 cas ont été confirmés en Espagne

Le nombre de morts dus au coronavirus en Espagne a passé la barre des 4 000, avec 655 décès en 24 heures qui ont porté le bilan à 4 088, selon le bilan du ministère de la Santé, communiqué jeudi.

56 188 cas ont été confirmés, en augmentation de 19% de mercredi à jeudi, une progression toutefois moins forte que les 27% de la veille. L'Espagne est le pays qui compte le plus de morts dans le monde derrière l'Italie. La région de Madrid à elle seule déplore plus la moitié de la moitié des morts (2 090), devant la Catalogne (672).

11h18 La Belgique compte 536 nouvelles hospitalisations

La Belgique paye aussi un lourd tribut au coronavirus. Le pays compte désormais 6 235 cas confirmés, 1 298 de plus que mercredi, dont 2 844 personnes ont été hospitalisées. Si 675 patients sont sortis de l'hôpital, la Belgique déplore déjà 220 décès.

8h15 La perte d'activité économique en France actuellement estimée à 35%

Les mesures de confinement pour lutter contre le coronavirus entraînent une perte d'activité économique d'environ 35% actuellement en France, avec un effet «assez hétérogène» selon les secteurs, a estimé jeudi l'Insee, dans une note sur la situation économique. L'Institut national de la statistique, qui compare «le niveau d'activité de la semaine actuelle à celle que l'on aurait pu attendre d'une semaine "normale"» sans coronavirus, estime aussi qu'un confinement d'une durée d'un mois se traduirait par 3 points de produit intérieur brut (PIB) en moins sur un an.

7h15 Moscou suspend tous ses vols internationaux à partir de minuit

La Russie va suspendre tous ses vols internationaux, à partir de vendredi minuit (ce jeudi à 21 heures au Luxembourg), selon un décret du gouvernement, établissant de nouvelles mesures contre le coronavirus, publié jeudi. Ce décret s'applique à tous les vols entrant et sortant du territoire russe, à l'exception des avions spéciaux affrétés pour rapatrier les citoyens russes bloqués à l'étranger.

6h Forte baisse du PIB de Singapour, un signe funeste pour l'économie mondiale

Le produit intérieur brut (PIB) de Singapour s'est contracté de 2,2% au premier trimestre sur un an sous l'effet de la pandémie de coronavirus, la pire performance depuis la crise financière de 2008 de cet indicateur clé en Asie, selon les statistiques publiées jeudi.

5h Le Sénat américain approuve le gigantesque plan d'aide économique

Le Sénat américain a approuvé mercredi à une écrasante majorité un plan «historique» de 2 000 milliards de dollars pour soutenir la première économie mondiale. Soutenu par Donald Trump et fruit d'âpres négociations entre les sénateurs et la Maison-Blanche, ce texte été adopté avec le soutien de démocrates et de républicains. Il doit encore être approuvé par la Chambre des représentants, contrôlée par les démocrates, lors d'un vote prévu vendredi, avant de pouvoir être promulgué par le président américain.

4h23 Plus de 1 000 morts, près de 70 000 cas aux États-Unis

Le nombre de morts causé par le nouveau coronavirus a bondi à 1 031 aux États-Unis, mercredi, et le pays compte 68 572 cas confirmés, selon un décompte de l'université Johns Hopkins. Les États-Unis arrivent au troisième rang des pays pour le nombre de cas confirmés de la maladie Covid-19, derrière l'Italie et la Chine.

3h15 Aucun cas local en Chine, 67 contaminations importées

La Chine n'a enregistré jeudi aucun nouveau cas de contamination d'origine locale au coronavirus, mais les autorités sanitaires ont fait état de 67 cas importés supplémentaires. Six décès ont par ailleurs été enregistrés, dont cinq dans la ville de Wuhan, berceau chinois de l'épidémie, à en croire le bilan officiel.

1h15 Un prélat, vivant dans la résidence du pape, positif au coronavirus

Un prélat italien vivant dans la même résidence hôtelière que le pape François, dans la Cité du Vatican, a été testé positif au nouveau coronavirus, mercredi, et transporté dans un hôpital, ont rapporté plusieurs médias italiens.

Coronavirus: le bilan s'aggrave en Europe, le G20 mobilisé

Les dirigeants du G20 ont promis jeudi d'injecter 5.000 milliards de dollars pour soutenir l'économie mondiale menacée par une pandémie de coronavirus au bilan dramatique, particulièrement en Europe où la barre des 4.000 décès a été franchie en Espagne et où les hôpitaux de Londres font face à un "tsunami" de malades.

Réunis jeudi en sommet par visioconférence sous la présidence du roi Salmane d'Arabie saoudite, les dirigeants des vingt plus grandes économies de la planète ont voulu présenter "un front uni contre cette menace commune".

Malgré des mesures de confinement sans précédent affectant plus de trois milliards de personnes sur la planète, le nouveau coronavirus "menace l'humanité entière", a averti l'ONU.

Apparue en Chine en décembre, la maladie Covid-19 a déjà tué près de 22.000 personnes, dont les deux tiers en Europe, où plus de 250.000 cas sont désormais officiellement diagnostiqués selon un comptage réalisé par l'AFP à 12H00 GMT.

"Bien que la situation reste très préoccupante, nous commençons à voir des signes encourageants", a néanmoins déclaré jeudi le patron de la branche Europe de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Hans Kluge.

L'augmentation du nombre de cas en Italie, pays le plus durement touché au monde avec plus de 7.500 décès, semble ralentir, "mais il est encore trop tôt pour dire que la pandémie a atteint son apogée dans ce pays", a-t-il tempéré.

L'Espagne, devenu la veille le deuxième pays le plus touché au monde devant la Chine en nombre de morts, a franchi jeudi la barre des 4.000 décès.

Interrogés par l'AFP, des membres du personnel médical espagnol parlent de la "solitude immense" des malades et de leurs proches, de la tristesse des soignants, et de la crainte que "le pire" soit à venir.

"J'ai cinq patients pour un seul lit. Je dois choisir. Des gens qu'on pourrait sauver sont en train de mourir, parce qu'ils ne peuvent pas être admis en soins intensifs", explique Sara Chinchilla, 32 ans, médecin dans un hôpital à Mostoles, près de Madrid.

A Londres, les hôpitaux publics sont confrontés à un "tsunami continu" de malades graves accompagné d'une proportion "sans précédent" de personnel souffrant, selon un responsable du système public de santé britannique.

+1.000 % de chômage
Conséquence des mesures de confinement sans précédent touchant désormais plus d'un tiers de l'humanité: le monde est à l'arrêt et l'économie plonge.

Aux Etats-Unis, les demandes d'allocations chômage ont explosé de 1.000 % la semaine écoulée et atteint un record historique.

En France, l'institut national des statistiques estime à 35 % la perte d'activité économique due aux mesures de confinement.

Politiques fiscales ciblées, mesures économiques et systèmes de garantie, les 5.000 milliards injectés par le G20 visent à "contrer les répercussions sociales, économiques et financières de la pandémie", selon un communiqué de l'institution.

Représentant près des deux tiers de la population mondiale et les trois quarts du PIB planétaire, le G20 été critiqué pour son silence jusqu'ici.

Egalement réunis en visioconférence, les dirigeants de l'Union européenne vont eux aussi tenter jeudi de surmonter leurs divisions pour trouver une réponse commune afin de tirer l'économie du marasme.

L'ex-président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, les a appelés à "absorber" les pertes subies par le secteur privé.

La Banque centrale américaine a de son côté promis jeudi de continuer à prêter de l'argent "agressivement" pour combattre l'impact de l'épidémie sur la première économie mondiale, au lendemain du vote par le Sénat d'un plan de soutien à l'économie américaine de 2.000 milliards de dollars.

L'Allemagne a de son côté adopté un arsenal de mesures de 1.100 milliards d'euros.

Après deux séances de gains, la Bourse de Tokyo a lourdement rechuté jeudi, sur fond de crainte d'une flambée de l'épidémie dans la capitale japonaise, dont les habitants sont invités à éviter les déplacements ce weekend, mais pas confinés.

Les bourses de Londres, Francfort et Paris, qui avaient repris espoirs ces deux derniers jours, sont également en baisse, suivies par Wall Street, effrayées par la propagation de l'épidémie, en particulier aux Etats-Unis, première économie de la planète.

C'est là qu'elle progresse le plus rapidement, avec près de 68.572 cas de Covid-19 confirmés et plus de 1.000 morts, selon un décompte de l'université Johns Hopkins.

"Jouer aux cartes est un suicide"
L'Afrique, mal armée pour faire face à une crise sanitaire de grande ampleur, suscite également de grandes inquiétudes avec l'apparition de premiers cas au Mali ou en Libye, des pays en guerre.

Les ONG ont d'ailleurs entamé une course contre la montre pour tenter de ralentir la propagation du virus dans les pays pauvres, et éviter un scénario catastrophe dans ces nations où les systèmes de santé sont insuffisants, en proie à la guerre ou à une crise humanitaire.

A l'inverse, l'épidémie semble endiguée en Chine, qui a levé les restrictions imposées depuis des mois dans la province centrale de Hubei, berceau de la pandémie, sauf dans la capitale régionale Wuhan.

Résultat: des embouteillages sur les routes et une ruée sur trains et autocars. Mais le pays a néanmoins drastiquement limité les vols internationaux, au départ et à l'arrivée.

La peur n'a néanmoins pas disparu et le retour à la normale est encore loin, comme à Huanggang, une des villes les plus touchées par l'épidémie, où l'activité tourne encore au ralenti.

Dans les rues, de nombreux avertissements rappellent que le virus n'a pas disparu. "Se rassembler pour jouer aux cartes est un suicide", prévient ainsi une banderole.

"Même si beaucoup de choses sont rouvertes, on doit encore faire attention", explique, masque sur le visage, Chen Wenjun, pharmacienne de 22 ans.

La France, qui recense plus de 1.300 morts, se prépare à un "effort long". Elle a retiré ses troupes d'Irak et mis ses militaires sur le pied de guerre pour répondre à cette urgence sanitaire.

En Russie, tous les vols internationaux seront suspendus à compter de vendredi et la semaine prochaine sera chômée. Le président Vladimir Poutine a appelé ses concitoyens à "rester à la maison", sans toutefois l'ordonner.

La mairie de Moscou a en revanche annoncé la fermeture dès samedi de tous les commerces non essentiels.

Coronavirus en France : peur et colère chez les policiers et médecins


40 000 cas de coronavirus ont été enregistrés en France la semaine dernière par les généralistes ; la police est en colère ; certains hôpitaux submergés... Les dernières infos sur le Covid-19.


Ce jeudi 26 mars, le réseau de médecins généralistes Sentinelles a d'ailleurs indiqué que 42 000 nouveaux de coronavirus avaient été enregistrés en France la semaine dernière.


"L'épidémie est toujours en aggravation rapide en France. [...] Nous aurons des drames individuels, des drames collectifs, des familles endeuillées en nombre. ", déclaré le directeur général de la Santé lors de son dernier point presse.
La situation des Ehpad est aussi dramatique, les soignants craignent une "hécatombe".

 Les ARS devraient faire remonter des chiffres plus justes de la mortalité effective du coronavirus dans les prochains jours dans les maisons de retraite, mais des centaines de décès sont déjà évoqués par des responsables. 

Il y a quelques jours, les principales fédérations du secteur ont fait part de leur crainte d'atteindre "un taux de mortalité de près de 15 %, ce qui pourrait se traduire par plus de 100 000 décès dans l'éventualité d'une généralisation que nous n'osons imaginer".


Pourquoi la police est-elle en colère ?


Dans les rangs des forces de l'ordre, l'inquiétude grandit et la colère gronde.

 L'ensemble des syndicats de police ont publié un communiqué commun ce jeudi 26 mars, pour alerter le ministère de l'Intérieur et le gouvernement

: "L'intersyndicale lance un avertissement solennel 

si les moyens de protection font défaut dans les services de police, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle de confinement".

 Les agents réclament davantage de masques de protection dans les plus courts délais.

 La colère est attisée par le décès d'un sous-officier de 51 ans, ce mercredi, des suites du coronavirus. Rappelons que la France s'apprête à prolonger le confinement de la population.

 Voir toutes les infos pratiques et actualisées sur notre article Confinement en France.


Faut-il craindre un drame dans les hôpitaux ?


Les hôpitaux français sont nombreux à être entrés dans une phase critique. 

En Ile-de-France, rapporte Le Monde ce jeudi, le point de rupture est proche. 

Sur un total de 1 400 à 1 500 lits consacrés à la crise du Covid-19, 1 100 sont déjà occupés, alors que cent nouveaux malades sont accueillis chaque jour. 

"La situation est extrêmement préoccupante, c’est une alerte majeure", explique au Monde le directeur de l’Agence régionale de santé (ARS) d’Ile-de-France, annonçant avoir encore "trois jours de capacité devant nous".

 Dans les hôpitaux franciliens, les médecins ne sont plus en mesure de faire face à l'afflux de patients, surtout dans les services de réanimation.

 Le Monde, toujours, prend l'exemple de l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), où onze personnes contaminées au coronavirus ont dû être refusées, la faute au manque de place en réanimation. 

Outre l'Île-de-France, le Grand-Est, l'Auvergne Rhône-Alpes, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Hauts de France, la Bourgogne Franche-Comté, l'Occitanie et la Nouvelle Aquitaine sont sous forte tension.

 La France est passé de 5 000 à 8 000 lits de réanimation, et le manque de personnel face à la déferlante qui s'annonce est manifeste.


- La fin des contrôles des policiers ? 

Les syndicats évoquent une suspension
Les syndicats de police dans leur ensemble ont publié ce jeudi un communiqué commun pour lancer un "avertissement" au gouvernement. 

"Si les moyens de protection font défaut dans les services, les policiers ne feront que les missions réellement urgentes et ne procéderont plus au contrôle du confinement", indiquent les organisations syndicales, qui considèrent que les agents déployés dans les rues ne sont pas assez protégés.

Coronavirus en France : une situation bientôt "critique"


Mis à jour le 25/03/20 23:59




COVID-19. Alors que le bilan du coronavirus continue de s'aggraver considérablement, avec 1331 morts ce mercredi soir
Quelles sont les principales annonces d'Emmanuel Macron dans son discours ?
Alors que la France entre dans la phase "critique" de l'épidémie avec des propos très graves du Directeur général de la Santé Jérôme Salomon ce soir, Emmanuel Macron s'est exprimé une nouvelle fois sur la situation du coronavirus en France, ce mercredi 25 mars, à 20 heures.

 Le chef de l'Etat a pris la parole depuis l'hôpital militaire de campagne monté dans l'urgence à Mulhouse, où il a rendu visite, masqué, aux soignants dans la journée.

 Emmanuel Macron a d'ailleurs salué la "première ligne" des soignants face au virus, ainsi que la "deuxième ligne" qui continue à travailler dans un pays à l'arrêt et enfin la "troisième ligne" qui respecte les règles de confinement. 

Emmanuel Macron ne s'est pas prononcé sur la prolongation de ce confinement, mais il a annoncé une majoration des heures supplémentaires et une prime exceptionnelle pour les soignants, ainsi qu'un plan massif d'investissement et de revalorisation des carrières pour l'hôpital après la crise. 

Appelant le pays à l'unité, il a aussi annoncé une nouvelle opération militaire baptisée "Résilience", opération visant à soutenir les populations et les services publics. 

Voici ses principales déclarations :

"Je tenais à venir aujourd'hui ici, à Mulhouse, en Alsace, dans cette région Grand Est, la plus touchée par l'épidémie de Covid-19"
"Plusieurs centaines de nos compatriotes ont perdu la vie" dans la région
"Je veux aussi ce soir saluer la mémoire des soignants, qui ont payé de leur vie leur engagement"
"Plus de 700 soignants se trouvent en état grave, placés en réanimation"
"Une guerre, on s’y engage tout entier on se mobilise dans l’unité"
"Nous ne devons avoir qu'une seule ambition : être unis pour combattre le virus et trouver des solutions"
"La mobilisation des services de l’Etat est totale"
"Nous avons mis en place dans cette région une organisation et une méthode qui sera répliquée"
"Dans cette guerre, il y a en première ligne l'ensemble de nos soignants"
"J'ai demandé au gouvernement d'apporter une réponse claire et forte, de court terme [...] afin de majorer les heures supplémentaires et à travers une prime exceptionnelle de saluer cet engagement" des soignants
"Après la crise, un plan massif d'investissement et de revalorisation des carrières sera construit pour l'hôpital. Ce sera une réponse profonde et dans la durée."
"C'est ce que nous leur devons"
"Il y a aussi la deuxième ligne qui permet aux soignants de travailler et à la France de résister"
"Vendredi, je réunirai les partenaires sociaux pour étudier les cas secteur par secteur" pour "mieux protéger au travail"
"Ce pic de l'épidémie est devant nous"
"J'ai décidé de lancer l'opération Résilience : distincte de l'opération Sentinelle, elle sera entièrement consacrée à l'aide et au soutien des population et à l'appui des services publics"
"Je reviendrai dans quelques jours faire un point complet sur la situation, vous dire les décisions prises pour les semaines à venir"
Quel est le dernier bilan officiel du coronavirus en France ?
Selon le dernier bilan du coronavirus en France rendu public par le directeur de la Santé Jérôme Salomon ce mercredi à 19 heures, juste avant l'allocution d'Emmanuel Macron, 1331 décès ont été recensés depuis le début de l'épidémie dans le pays, soit 231 de plus en 24 heures. On compte désormais au moins 25 233 cas de Covid-19 dans le pays et 3 900 personnes ayant guéri après un passage à l'hôpital. Toujours d'après Jérôme Salomon, un tiers des hospitalisés ont moins de 60 ans. "L'épidémie est toujours en aggravation rapide en France", a-t-il déclaré. Et la situation s'annonce selon lui "particulièrement difficile" dans les prochains jours : "nous aurons des drames individuels, des drames collectifs, des familles endeuillées en nombre. Nous devons faire bloc ensemble face à une situation très critique et inédite", à lâché Jérôme Salomon dans des propos qui ont très clairement monté d'un cran dans la gravité.

Quelle est la situation dans les hôpitaux ?


Les hôpitaux français sont nombreux à être entrés dans une phase critique. Ce mercredi 25 mars, Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP) s'est montré très alarmiste sur Franceinfo."En Île-de-France, nous avons passé le cap des 1 000 patients graves pris en charge dans les réanimations des hôpitaux. [...] Les équipes tiennent, mais elles ont besoin de fortes assurances", a-t-il indiqué, jugeant indispensables la mise à disposition de respirateurs dans les établissements et la mobilisation de davantage de soignants. "On a besoin de toutes les équipes, de tous les personnels, qu'ils soient volontaires ou qu'on fasse appel à la réquisition. Aujourd'hui, les techniciens, les médecins, les infirmiers, travaillent tout le temps. Je ne veux pas qu'on soit face à un épuisement", a-t-il ajouté. Dans plusieurs hôpitaux, des choix entre patients sont déjà opérés. "Nous sommes capables de prendre en charge les gens qu’on considère pouvoir sauver. Ce sont des décisions médicales de ce genre qui sont prises tous les jours par tous les médecins. Elles sont lourdes. Elles sont collégiales", indique ainsi le patron de l’ARS d’Ile-de-France, au Monde. La situation est critique, par ailleurs dans le Haut-Rhin où les hôpitaux sont saturés.

Outre l'Ile-de-France, le Grand-Est, l'Auvergne Rhône-Alpes, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Hauts de France, la Bourgogne Franche-Comté, l'Occitanie et la Nouvelle Aquitaine sont sous tension. La France est passé de 5 000 à 8 000 lits de réanimation a indiqué Jérôme Salomon ce mercredi soir, mais il pointe le manque de personnel face à la déferlante qui s'annonce : "Nous avons besoin pour chaque lit d’un respirateur, un médecin réanimateur, un interne, des infirmières qui ont de solides compétences". Rappelons que le meilleur moyen d'aider les médecins et les hôpitaux est de rester chez soi, ou de faire un don. Il faut par ailleurs savoir que la France s'apprête à prolonger le confinement de la population. Le conseil scientifique a livré ses conclusions et estime que celui-ci doit durer "au moins 6 semaines". Voir toutes les infos pratiques et actualisées sur notre article Confinement en France.

Quelle est la situation dans les Ehpad ?


Dans ce contexte, la situation des Ehpad est aussi dramatique, avec une "hécatombe" qui ne passe pas sous les écrans radars des statistiques, les malades n'étant pas tous hospitalisés. Le ministère de la Santé a indiqué avec transparence que "les décès à l'hôpital ne représentent qu'une faible part de la mortalité" liée au virus. Les personnes tuées par le Covid-19 en Ehpad et à domicile sont difficilement comptabilisables, mais sont nombreuses. Les pouvoirs publics et les ARS devraient donc donner des chiffres plus justes de la mortalité effective du coronavirus dans les prochains jours. De nombreux soignants en maisons de retraite craignent en effet que le coronavirus crée une hécatombe dans les semaines à venir. "La catastrophe est imminente dans les Ehpad", assure l'urgentiste Patrick Pelloux au Parisien. Le Monde indique que 39 personnes sont mortes dans des Ehpad en Ile-de-France. Il y a quelques jours, les principales fédérations du secteur ont avancé, avec inquiétude, un potentiel de 100 000 décès en Ehpad si rien n'était fait.

Coronavirus dans le monde : après l'Italie, l'Espagne dans l'horreur. Le point en Allemagne, Angleterre, USA...


CARTE CORONAVIRUS. Avec 3434 morts du coronavirus, l'Espagne a dépassé ce mercredi 25 mars 2020 le bilan humain de la Chine. 

L'Italie continue à afficher des chiffres au plus haut...

[Mise à jour le 25 mars 2020 ]

 Des records de mortalité en Italie et en Espagne, 1,3 milliards d'habitants confinés en Inde, le Prince Charles contaminé au Royaume-Uni, les Etats-Unis à quelques encablures de l'explosion de l'épidémie...

 Le coronavirus continue de provoquer le chaos à travers le monde, où plus d'un tiers de l'humanité est désormais contrainte de rester chez elle, après la décision de l'Inde de confiner sa population.

 Le Covid-19 a provoqué hier une décision historique : celle de décaler d'un an les Jeux Olympiques, alors que la pression des athlètes mais aussi des Comités nationaux olympiques devenait intenable. 

Les JO 2020, initialement du 24 juillet au 9 août prochains, se dérouleront donc en 2021. Et ce ne sont pas les seules nouvelles préoccupantes de la maladie à travers la planète.



Coronavirus en Espagne


En Espagne, un bilan livré ce mercredi 25 mars fait passer le nombre de morts à 3434, soit 738 de plus en 24h. Le bilan dépasse désormais celui de la Chine, berceau de l'épidémie. Le nombre de cas de personnes infectées par le coronavirus a brutalement augmenté en seulement quelques jours, plus de 42 000 cas de Covid-19 ont été recensés dans le pays. L'Espagne est à ce jour le deuxième pays le plus touché d'Europe après l'Italie, et le quatrième pays le plus impacté dans le monde après la Chine, l'Italie et les Etats-Unis. 3 794 patients sont guéris.

"Les cas augmentent et vont continuer à augmenter dans les prochains jours", a averti une responsable du Centre d'alerte et d'urgences sanitaires, Maria Jose Sierra, en conférence de presse. Le confinement généralisé est aussi de mise en Espagne, les citoyens ont interdiction de sortir se promener, rendre visite à de la famille ou des amis, sortir faire du sport, rester avec des amis en aucun lieu, rendre visite à un voisin et fêter un anniversaire. D'autre part, le gouvernement espagnol a fermé ses frontières terrestres.

Coronavirus en Italie


L'Italie est devenue quant à elle ces derniers jours le pays le plus touché par le coronavirus dans le monde avec 69 176 cas et plus de 6820 décès répertoriés ce mardi 24 mars 2020. Le nombre de décès est même reparti à la hausse avec 743 morts en 24 heures, après une légère baisse ce lundi. Le record remonte à samedi 21 mars où près de 800 morts ont été décomptés. 793 morts très exactement avaient été enregistrés. Sur les personnes atteintes du Covid-19 depuis le début de la pandémie, 8 326 sont désormais guéries. Le gouvernement a décidé de mettre à l'arrêt "toute activité de production non essentielle" pour endiguer l'épidémie.



Coronavirus au Royaume-Uni



Au Royaume-Uni, le prince Charles, âgé de 71 ans, a été testé positif au Covid-19 selon les informatiosn de la famille royale ce mercredi 25 mars. Son entourage est rassurant, il "reste en bonne santé". Le pays compte 8 164 personnes infectées par le virus et 423 décès à ce jour. La ville de Londres compte une grande partie des malade du Covid-19. Le gouvernement britannique a été très critiqué par le reste des pays européens pour sa position initiale d'"immunité collective" face au coronavirus. Le principe : laisser le virus se propager pour finir à l'arrivée à une "immunité" généralisée des Britanniques.

L'arrivée du Covid-19 et la projection du nombre de décès a fait changer de point de vue plutôt "optimiste" jusqu'à présent de Boris Johnson et son administration, qui ont d'abord demandé à leurs concitoyens de se laver les mains et de prendre des mesures d'éloignement. Devant la catastrophe qui s'annonce, la stratégie britannique s'est encore infléchie et même radicalement ces dernières heures avec l'annonce du confinement général de la population pour les trois prochaines semaines. Après le confinement des plus de 70 ans la semaine dernière, le Royaume-Uni avait ordonné ce week-end la fermeture des pubs, restaurants cinémas, salles de sport et des théâtres.

Coronavirus en Inde


Le Premier ministre indien Narendra Modi a ordonné ce mardi 24 mars 2020 un confinement total du pays pendant trois semaines. : "A compter de minuit aujourd'hui, tout le pays va entrer en confinement. Pour sauver l'Inde, pour sauver chaque citoyen, vous, votre famille". A ce jour, l'Inde compte 536 cas de coronavirus et 10 décès.


Coronavirus en Chine


Alors que le nombre de cas augmente en Europe, on assiste à la situation s'inverse en Chine où le nombre de nouvelles personnes infectées par le coronavirus n'augmente presque plus dans le pays. La Chine n'a répertorié aucun nouveau cas d'origine locale au coronavirus depuis plusieurs jours. Le nombre de mort ces derniers jours a également chuté, seuls sept ont été comptabilisés ce lundi par le ministère de la Santé, au plus bas depuis le lancement des statistiques en janvier. Le nombre de patients guéris du virus s'élève à 73 280. Le coronavirus a contaminé au total un peu plus de 81 500 personnes en Chine et a fait 3 281 morts en un peu plus de deux mois.A Wuhan, les autorités allègent petit à petit le confinement des habitants après deux mois complets de blocus. La quarantaine de la ville de 11 millions d'habitants ne sera levée que le 8 avril. Mais le gouvernement chinois a annoncé mardi que les restrictions aux déplacements seraient levées sous certaines conditions à partir de ce mercredi 25 mars pour tout le Hubei, à l'exception de son chef-lieu. Trains et autocars ont été pris d'assaut, des embouteillages constatés sur les routes, indique l'AFP.

Coronavirus en Allemagne


La situation en Allemagne continue de s'aggraver également. Le pays compte près de 33 000 personnes infectées par le coronavirus mais "seulement" 159 morts selon le dernier bilan. Un nombre de cas plus élevés qu'en France, mais beaucoup moins de décès. 3 290 personnes sont guéries de la maladie. Ce dimanche, Angela Merkel s'est mise en quarantaine après avoir été en contact avec un médecin testé positif. Les résultats des tests effectués indiquent que la chancelière n'est pas contaminée. Depuis le début de semaine, elle a pris des mesures pour tenter de stopper la propagation du coronavirus et a décidé de fermer la frontière avec la France, la Suisse et l'Autriche. Dimanche 22 mars, les rassemblements publics de plus de deux personnes en dehors du travail sont désormais interdits.

Coronavirus au Portugal


Selon le dernier bilan, plus de 2 300 cas de coronavirus ont été détectés au Portugal. Seulement 33 décès liés au virus sont à déplorer à ce jour. Depuis le vendredi 13 mars, le pays est en état d'alerte, le Premier ministre Antonio Costa a annoncé la fermeture des écoles et la limitation de l'activité des bars, restaurants, discothèques ou centres commerciaux.

Coronavirus en Belgique


La Belgique a annoncé mettre en place de nouvelles mesures ce vendredi. Le pays est en confinement depuis mercredi 18 mars à midi, jusqu'au 5 avril inclus. Les frontières ont été fermées ce vendredi pour tout déplacement "non essentiel", le frêt et le retour de ressortissants belges étant toujours possible. La Première ministre Sophie Wilmès a détaillé ces différentes mesures (sorties, commerces, établissements scolaires...) lors d'une conférence de presse suivie par une prise de parole du ministre de l'Intérieur Pieter De Crem. Le pays fait état de plus de 4200 cas détectés et 122 décès.

Coronavirus en Grèce


La Grèce compte à ce jour 743 cas de coronavirus et 20 morts. Le gouvernement a pris des mesures pour continuer à limiter la propagation du virus. Dimanche 22 mars, le gouvernement a décidé d'imposer le confinement général à sa population dès lundi 23 mars pour endiguer l'épidémie. "J'ai donné l'ordre que toute action adéquate soit prise afin d'appliquer l'interdiction de tout mouvement inutile à travers le pays", a annoncé le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis.


Coronavirus aux USA


Les Etats-Unis comptent à ce jour plus de 53 000 cas de coronavirus selon et la barre des 709 morts a été atteinte à travers le pays selon Worldometer. De la Californie à New-York, tout le pays est touché. La moitié des décès ont été recensés dans l'Etat de Washington et la crainte d'une véritable bombe à retardement mondiale se fait désormais clairement sentir. Selon l'OMS, les USA pourraient bientôt prendre la place de l'Europe et devenir le nouvel épicentre de la pandémie. Afin d'endiguer la propagation du virus, Donald Trump, qui avait d'abord qualifié le virus de grippe et ne manquait pas de serrer la main de ses interlocuteurs, a interdit aux ressortissants de vingt-six pays européens de se rendre aux Etats-Unis à compter du 13 mars 2020. Sur place, plusieurs villes dont New York, Los Angeles, Washington DC ou San Francisco ont fermé bars, restaurants et boîtes de nuit pendant au moins 15 jours. Depuis jeudi 19 mars au soir, le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a placé en confinement la totalité de l'Etat pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Coronavirus en Algérie


En Algérie, le dernier bilan du coronavirus fait état de 264 cas et 19 morts. L'Algérie a fermé ces derniers jours les lieux de rassemblements, comme les salles des fêtes. Les manifestations ont aussi été interdites et toutes les liaisons aériennes et maritimes internationales suspendues. Jeudi 19 mars, les autorités ont annoncé de nouvelles mesures, notamment la fermeture des cafés et restaurants dans les grandes villes à partir du 22 mars. Le confinement est aussi envisagé.

Coronavirus au Maroc



Le Maroc, encore très peu touché, compte 170 cas de coronavirus, virus qui a fait 5 morts. Le gouvernement a très rapidement pris des mesures pour empêcher la propagation de l'épidémie sur son territoire. On peut citer la suspension des liaisons aériennes avec l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique et le Portugal. Tous les rassemblements publics de plus de 50 personnes ont également été interdits. La 19e édition du festival marocain "Mawazine rythmes du monde", prévue du 19 au 27 juin prochain, est annulée.

Coronavirus et hôpital :Le nombre de malades du coronavirus double tous les 4 jours en France*

près de 10% des cas sont en réanimation. Quand se rendre aux Urgences si on a des symptômes ? Quelle prise en charge ? Quels sont les patients qui vont en réanimation ? Pendant combien de temps ? Quelles consignes pour les visites ? Les décès ? Immersion.


Quel hôpital prend en charge les patients Covid -19 ?
Tous les hôpitaux et établissements de santé en France sont mobilisés pour accueillir et dépister les patients potentiellement contaminés par le coronavirus.

 Pour les cas nécessitant une prise en charge plus poussée, le gouvernement a listé 183 établissements de santé dits de 1ère et 2e ligne 

(il y a au moins 1 établissement par département) 

avec des capacités d'accueil d'urgence, d'infectiologie, de soins critiques (USC et soins intensifs) et de réanimation. 

Par exemple, à Paris, ces établissements de soins sont l'AP-HP Bichat, l'AP-HP Pitié-Salpêtrière, l'AP-HP Necker Enfants et l'HIA Bégin en cas de saturation de la Pitié et de Bichat.

Faut-il aller aux Urgences si on pense avoir les symptômes d'une infection par le coronavirus ?
Fièvre, toux sèche, fatigue, courbatures, rhume…

 Si vous pensez avoir les premiers symptômes d'une infection par le coronavirus, 

il ne faut pas vous rendre immédiatement aux Urgences, mais d'abord appeler votre médecin traitant ou un médecin par téléconsultation. Il faut appeler le 15 si vous avez des difficultés respiratoires, ou que votre état se détériore brutalement. Le médecin du Samu pourra vous orienter vers un service d'Urgence s'il le juge nécessaire. Certains patients peuvent être amenés directement par le Samu en service de réanimation.

Quelle prise en charge pour les patients peut-être positifs au coronavirus quand ils arrivent aux Urgences ?
"Quand ils arrivent aux Urgences, ils sont prélevés comme ils ont des symptômes évocateurs du Covid-19 puis, selon leur état de santé, ils sont soit mis dans un service pour être surveillés, par exemple en service infectieux ou de médecine interne, soit, s'ils ont besoin de réanimation, ils sont transférés dans des unités Covid-19 dédiées", explique une infirmière du service de Réanimation de l'hôpital Saint-Antoine à Paris.

 Ces unités d'abord installées dans les services de réanimation des hôpitaux sont désormais aussi déployées dans d'autres services pour répondre à l'augmentation rapide des cas de coronavirus en France. 

"En cas de forte suspicion, on les isole dans des chambres fermées et on applique les mesures de protection, jusqu'à recevoir les résultats de la détection CoV-19" poursuit notre interlocutrice.

"Est-ce qu'on va être en capacité de pouvoir traiter tout le monde sachant 

qu'il y a d'autres patients à côté ?"

Quand est-on hospitalisé en réanimation ?


L'hospitalisation des patients Covid-19 en service de réanimation est réservée aux cas les plus graves :

 "On est obligé de les assister au niveau respiratoire car ils sont en détresse respiratoire aiguë"

 nous précise l'infirmière. 

Actuellement, en France, sur plus de 20 000 malades positifs, 2500 sont en réanimation soit près de 10% des personnes touchées.

 Si le nombre de cas continue de doubler tous les 4 jours comme annoncé par le Pr Jérôme Salomon, 

Directeur général de la Santé, les services pourront être saturés, et c'est ce que redoute le personnel soignant

 : "Nous sommes habitués à travailler en flux tendu mais nous sommes inquiets des conséquences sur notre travail avec des familles qui vont être à flux tendu aussi.

 De plus, est-ce qu'on va être en capacité de pouvoir traiter tout le monde sachant qu'il y a d'autres patients à côté ?

 Tous les jours, nous avons des gros malades qui arrivent en réanimation et il va falloir aussi les soigner" rappelle l'infirmière.

Combien de temps reste-t-on en réanimation ?


"Un malade en réanimation reste 20 jours", répond le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l'Hôtel-Dieu de Paris.

 Avant de souligner que "si 99 % des malades guérissent du coronavirus, pour les 1% sur 15 millions de Français touchés au même moment, qui vont avoir besoin de soins de réanimation, il faudrait 150 000 lits 

mais on ne les a pas".

Comment gérer les patients Covid-19 en plus des autres malades ?


"C'est justement notre problématique et c'est pour ça qu'il faut absolument limiter la circulation des gens pour limiter la circulation du virus, répond l'infirmière.

 Parce qu'il y a les autres malades, ceux qui n'ont pas le coronavirus mais qui ont besoin d'être pris en charge." 

Avec l'accélération de l'épidémie en France et le nombre de patients qui affluent, les hôpitaux doivent se réorganiser rapidement.
Il y a quelques jours encore, les patients positifs au Covid-19 arrivant à l'hôpital Saint-Antoine étaient transférés à la Pitié-Salpêtrière 

"mais ils n'ont plus de place" 

témoigne notre interlocutrice.

 Alors l'établissement a dû s'adapter : 

"Une unité palliative dédiée au Covid-19 a été ouverte en gériatrie et les salles de réveil ont été transformées en salle de réanimation" 

rapporte-t-elle.

Vers un tri des malades selon leur

 "score de fragilité" ? 

Un document réalisé par plusieurs sociétés savantes intitulé 

"Priorisation de l'accès aux soins critiques dans un contexte de pandémie" 

a été remis à la Direction Générale de la Santé (DGS) mardi 17 mars pour aider les médecins à opérer des choix 

dans l'éventualité d'une saturation des lits de réanimation pour les patients Covid-19.

 Ce document s'appuie sur le calcul d'un

 "score de fragilité"

 basé sur plusieurs critères

: l'âge du patient, le nombre de pathologies dont il souffre, le nombre de traitements suivis, la mobilité, son état de santé par rapport aux personnes de même âge.

 Plus le score est élevé, plus le patient est fragile et est moins à même de répondre à des techniques de réanimation lourdes.

Peut-on recevoir des visites à l'hôpital quand on est positif au coronavirus ?


"Normalement, les patients positifs au Covid-19 n'ont pas le droit aux visites" 

répond l'infirmière. Mais pour les cas plus graves, les personnes en fin de vie, 

"il peut y avoir des exceptions".

Pour tous les cas hospitalisés (Covid-19 ou non), les visites sont interdites aux mineurs et aux personnes présentant des symptômes tels que toux, fièvre et limitées à une personne par chambre.

Et en cas de décès ?


"Quand un patient Covid-19 décède en réanimation, on peut le garder deux heures maximum avant de le transférer à la morgue de l'hôpital.

 Si la famille peut venir dans les deux heures, on autorise une visite et on équipe la personne" détaille l'infirmière.

Lors de la visite : les proches doivent respecter avec la plus grande attention les précautions d'hygiène indiquées par les soignants. Ils doivent s'abstenir d'embrasser le corps de la personne décédée et éviter tout contact direct. Ils doivent se désinfecter soigneusement les mains par friction hydroalcoolique en quittant la chambre.

Les proches du patient décédé doivent prendre sans attendre les dispositions permettant la désignation de l'opérateur funéraire en charge des obsèques, afin d'éviter tout retard dans la mise en cercueil du corps. 

Ils doivent faire connaître l'opérateur funéraire qu'ils désignent à l'hôpital et en premier lieu à l'agent responsable de la chambre mortuaire.

 La réglementation impose en effet une mise en cercueil immédiate, qui sera effectuée par l'opérateur funéraire. 

La direction générale de l'AP-HP précise que le corps d'un malade atteint du Covid 19 "est lavé, puis placé dans une housse avant une mise en cercueil immédiate réalisée en chambre mortuaire".


Dans la chambre mortuaire au moment de la levée du corps, la présence est réduite à l'entourage très proche du défunt, sans dépasser dix personnes.

 Les mesures barrières générales doivent être strictement respectées, à savoir notamment un espacement minimum d'un mètre entre chaque personne.

Les toilettes rituelles ainsi que les actes de thanatopraxie (soins de conservation) ne sont pas autorisés sur le corps des personnes

 décédées du Covid-19.

Le coronavirus survit-il quand on meurt ? 

Combien de temps ?


Découvert fin 2019 en Chine, le coronavirus responsable de l'épidémie Covid-19 est un virus dont on connait encore peu la durée de vie et la contagion après la mort. 


Coronavirus : conseils, infos en direct en France et dans le monde

 mis à jour le 24/03/20  23:23

LA BARRE DES 1000 MORTS FRANCHIE EN FRANCE


 Alors qu'un tiers de l'humanité est appelé à se confiner, la pandémie "s'accélère", estime l'OMS.

 En France, le nombre de décès dus au Covid-19 dépasse désormais les 1000 morts et la durée du confinement devrait être prolongée. 


240 personnes sont décédées du Covid-19 en 24 heures, le bilan monte à 1100 morts en France, indique ce mardi soir Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, qui a évoqué 

"une épidémie en extension rapide" 

avec 22.300 cas confirmés sur le territoire. 2516 patients sont actuellement placés en réanimation, soit 434 de plus que lundi.


BRÉSIL : BOLSONARO REJETTE UN CONFINEMENT DE LA POPULATION

Le président du Brésil Jair Bolsonaro, a dénoncé  les mesures de confinement ordonnées face au coronavirus par différents États et municipalités de son pays, les comparant à une politique de la "terre brûlée" qui menace de ruiner la première économie d'Amérique latine.

"Les autorités de certains Etats et municipalités doivent renoncer au concept de la terre brûlée: l'interdiction des transports, la fermeture des commerces et le confinement massif", a affirmé Jair Bolsonaro dans un discours retransmis à la radio et à la télévision. 

"Nous devons maintenir les emplois et préserver l'approvisionnement des familles", a ajouté le président du Brésil.


40.000 MASQUES VOLÉS AU CENTRE SPATIAL GUYANAIS

Près de 40.000 masques chirurgicaux stockés au centre spatial guyanais (CSG) de Kourou en Guyane ont été volés a indiqué le procureur de la République de Cayenne.

 L'enquête a été confiée à la gendarmerie de Kourou. 01:24PREMIER CAS EN LIBYE
Les autorités libyennes ont annoncé mardi soir qu'un premier cas de contamination au nouveau coronavirus avait été enregistré dans le pays.

 La Libye avait d'ores et déjà, avant ce premier cas détecté, pris des mesures pour empêcher la propagation de la pandémie dans ce pays en guerre.


PREMIER DÉCÈS D'UN MINEUR AUX ÉTATS-UNIS


Les États-Unis ont enregistré ce mardi leur premier décès d'un mineur en lien avec le coronavirus, près de Los Angeles.

 Les autorités sanitaires du comté de Los Angeles ont annoncé dans un communiqué trois nouveaux décès du Covid-19, dont "un jeune âgé de moins de 18 ans" qui vivait à Lancaster, à une quarantaine de kilomètres au nord de la "Cité des Anges".

 Il s'agit du premier cas connu de décès touchant un jeune sur le sol américain.


LE CONFINEMENT EST LA SEULE SOLUTION QUE NOUS AVONS"

Le Pr Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique sur le Covid-19, a commenté mardi soir au JT de 20H de TF1 la recommandation du groupe d'experts sur la prolongation de la durée du confinement à "au moins six semaines" dans l'Hexagone.


Coronavirus : Rihanna fait un don de 5 millions de dollars à des associations

Plusieurs stars se sont mobilisées en versant des dons à des associations dans la lutte contre le coronavirus. À l'instar du footballeur polonais Robert Lewandowski ou de l'influenceuse vedette italienne Chiara Ferragni, Rihanna n'a pas hésité à mettre la main au porte-monnaie. La chanteuse a versé 5 millions de dollars de dons à des associations, révèle notamment le site du Figaro, par le biais de "Clara Lionel Foundation", sa fondation caritative.

"Peu importe qui vous êtes ou d’où vous venez, cette pandémie va tous nous affecter. Et pour les plus fragiles du monde entier, le pire reste peut-être à venir. Nous savons que l'une des armes les plus puissantes que nous avons contre le COVID-19 est la préparation. Protéger les personnels de santé, qui sont en première ligne, et les communautés marginalisées tout autour du monde demande d'intervenir vite. Il faut agir maintenant", indique la chanteuse de la Barbade dans un communiqué.

Coronavirus en France : 860 morts,


Mis à jour le 23/03/20 23:41



COVID-19. Le dernier bilan du coronavirus en France fait état de 186 morts de plus en 24 heures, un record depuis le début de l'épidémie qui a tué 860 personnes au total sur le territoire. Ce lundi soir,

Quel est le dernier bilan du coronavirus en France ?
Le dernier bilan du coronavirus, rendu public ce lundi soir par le ministre de la Santé Olivier Véran, fait état de 19 856 cas de contamination au Covid-19 en France. L'épidémie explose avec 3838 nouveaux cas. Le coronavirus a provoqué la mort de 860 personnes au total, soit 186 de plus en 24 heures, un niveau encore jamais atteint. 8 675 personnes sont actuellement hospitalisées après avoir contracté le virus, 2082 sont en réanimation. Ces chiffres montrent que la France entre dans la phase critique de l'épidémie. La crainte d'observer des chiffres similaires à ceux de l'Italie dans quelques jours est vive.

Quand aura lieu le pic de l'épidémie en France ?
Quand le pic épidémique du Covid-19 sera-t-il atteint ? Selon l'infectiologue François Bricaire, interrogé sur LCI ce lundi, le pic de l'épidémie en France va survenir "dans une huitaine de jours", début avril. D'autres experts, dont Philippe Juvin infectiologue et ancien chef de service à la Pitié-Salpêtrière, estiment qu'il pourrait effectivement avoir lieu dans 5 à 8 jours. Mais tous ou presque reconnaissent manquer de visibilité à ce sujet. A tel point que le Professeur Alexandre Mignon, de l'hôpital Cochin à Paris, a déclaré récemment sur RTL attendre "un pic de l'épidémie d’ici 6 semaines à peu près". Le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, n’envisage pas quant à lui un retour des élèves en classe avant le 4 mai, selon "l’évolution de l’épidémie".

En attendant, "la situation va continuer de s’aggraver avant de voir les effets du confinement", a déclaré hier soir Jérôme Salomon. Trois médecins sont morts en France depuis le début de la crise du coronavirus. Les couvre-feux se multiplient : ils sont instaurés à Mulhouse, à Charleville-Mézières, et tout le littoral des Alpes-Maritimes, mais aussi à Béziers et Perpignan. De nombreux médecins s'alarment du fait que les consignes de confinement sont encore prises trop à la légère par certains Français et s'inquiètent du pic à venir de l'épidémie. Dans une lettre ouverte au Parisien, 573 praticiens représentant 50 000 médecins en France ont demandé à Emmanuel Macron un confinement plus strict et une communication plus "explicite". Des spécialistes demandent également dans Le Figaro la mise en place de tests de dépistage "massifs" et le basculement "dans un confinement sévère, comme en Chine ou maintenant en Italie, mettant à l’arrêt les activités non essentielles".

Couvre-feu en France et sanctions, pic de l'épidémie, chiffres, nombre de morts


[Mise à jour le dimanche 22 mars à 21h25] 


CORONAVIRUS - Le non respect du confinement sera sanctionné davantage. Le couvre-feu s'instaure alors que la situation s'aggrave en France : plus de 16 000 cas confirmés, 674 décès, dont un médecin. Plus de 318 000 cas sont déclarés dans le monde, et 13 600 morts. Le pic est à venir. Evolution du nombre de malades, de guéris, de décès par régions, carte du monde, situation en Italie, en Espagne, point sur la recherche de traitements.



La pandémie de Covid-19 s'aggrave rapidement dans le monde 

: 169 pays sont touchés (sur 198 au total), plus de 318 000 personnes infectées -dont 94 000 guéries-

 et plus de 13 000 morts. 

L'Europe est toujours l'épicentre de l'épidémie avec près de 168 000 cas recensés

 et 8 000 morts.

 L'Italie déplore près de 54 000 cas, et près de 5 500 décès dont 800 sur une seule journée. 

En France, l'épidémie gagne du terrain, et continue de s'aggraver 

dans 8 régions avec une circulation intense du virus.

 L'Alsace est dans une situation difficile, et la région Auvergne-Rhône-Alpes a rejoint le nombre de ces régions

 les plus touchées. 

16 018 cas sont confirmés par test diagnostic PCR en France.

 Parmi eux : 7 240 sont hospitalisés et 2 200 sont guéris, en confinement à domicile. 

Dans les hôpitaux, 1 746 cas graves sont en réanimation et 674 décès sont comptabilisés en milieu hospitalier.

 Dans ce contexte épidémique et depuis le mardi 17 mars à midi, les déplacements "non essentiels" sont interdits à la population française et ce, jusqu'au 31 mars (renouvelable). 

Les sanctions vont être durcies, jusqu'à 1 500 euros d'amende et 3 700 euros en cas de 4 récidives assorties de 6 mois d'emprisonnement.

 Les Français ne peuvent sortir de chez eux et se déplacer que pour : aller travailler (quand le télétravail n'est pas envisageable), faire ses courses de première nécessité, se soigner, venir en aide à une personne "vulnérable", faire une activité physique seul.

 "La situation va continuer de s'aggraver ces prochains jours avant que les effets du confinement strict ne fasse ralentir l'épidémie" indique ce dimanche soir 22 mars le directeur général de la santé.

 L'impact de ce confinement pourrait être mesurable dans "15 jours si tout le monde respecte les règles" avait-il affirmé.

"La levée du confinement dépendra de l'inflexion de la courbe épidémique", soit du nombre des malades.

 Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacement.

 Pour les déplacements professionnels, cette attestation va être complétée par une autorisation, signée par l'employeur.

 Le respect de cette mesure est contrôlé par 100 000 gendarmes et policiers présents sur tout le territoire français.

"On vous demande de respecter le confinement et lorsque vous sortez de respecter les mesures barrières et la distanciation d'un mètre devant les commerces et dans les commerces" a insisté Jérôme Salomon.

Dernières infos en direct :
Une loi vient d'être votée pour renforcer les sanctions prises à l'encontre des contrevenants au confinement.

 Les amendes iront désormais de 135 euros à 1 500 euros.

 Et en cas de 4 récidives au non-respect de cette mesure, l'amende sera portée à 3 700 euros et assortie d'une peine de prison de 6 mois, a annoncé ce dimanche soir 22 mars le directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crise, Alain Thirion.
Un second test de la maladie Cocid-19 permettra d'ici quelques semaines de rechercher chez une personne si elle a été en contact avec le virus et si elle s'est immunisée.

 Ce nouveau test est fondé sur la recherche des anticorps. Il sera complémentaire avec l'actuel test PCR qui s'attèle à rechercher le génome du virus dans le but de savoir si une personne est porteuse ou non, informe ce dimanche 22 mars au soir le Pr Jérôme Salomon.
Un essai clinique européen démarre ce dimanche 22 mars pour évaluer 4 traitements expérimentaux contre le Covid-19. 

Coordonné par l'Inserm dans le cadre du consortium REACting, cet essai - baptisé Discovery - se fera sur 800 patients français atteints de formes sévères de la maladie.

 Cet essai fait partie de nombreux protocoles de traitements en cours d'évaluation, indique le Pr Jérôme Salomon.
L'Allemagne et la Suisse accueillent depuis ce week-end du 21 et 22 mars des patients français en réanimation dans le Grand-Est, région submergée par le nombre de cas graves.

 D'autres patients français seront également transférés au Luxembourg ces prochains jours. Tandis que 12 patients en réanimation en Corse sont transférés ce dimanche 22 mars dans les hôpitaux marseillais.
Un médecin urgentiste de l'hôpital de Compiègne (Oise) est décédé du coronavirus, a annoncé ce dimanche 22 mars le ministre de la santé. Il avait 68 ans.
Vous pensez avoir été exposé au coronavirus et ressentez des symptômes? Le gouvernement met en ligne un site Internet : MaladieCoronavirus.fr (anonyme et gratuit) pour évaluer les symptômes perçus (en 24 questions), et détaille la marche à suivre en fonction du résultat.
Le couvre-feu est instauré dans plusieurs villes de France depuis ce samedi 21 mars au soir, notamment en région Provence-Alpes-Cote d'Azur.

 Le point ville par ville (plus bas dans cet article). Cette mesure implique l'interdiction de se déplacer et la fermeture de tous les commerces même alimentaires durant le "couvre-feu", jusqu'au 31 mars. D'autres villes pourraient leur emboîter le pas.
L'Italie pourtant en confinement depuis 10 jours compte plus de 800 décès en 24h, ce samedi 21 mars. Le bilan est de 4 825 décès et 53 578 cas confirmés depuis le début de l'épidémie qui progresse toujours. En conséquence l'Italie arrête ses activités non essentielles.
Devant l'urgence de la situation sanitaire, l'Agence Régionale de la Santé en Île-de-France lance un appel à la mobilisation de volontaires. 

Depuis samedi 21 mars, "toute personne travaillant ou ayant travaillé dans le domaine de la santé (étudiants, professionnels ou retraités) peut s'inscrire sur la plateforme Renforts-Covid.fr pour venir en soutien des équipes en première ligne dans la gestion de l'afflux de patients.

" Les établissements de santé et médicaux sociaux exprimeront leurs besoins et auront accès aux profils des volontaires pour les mobiliser en renfort via une application mobile (medGo).
La Grande-Bretagne se confine. 

Le premier ministre britannique Boris Johnson annonce la fermeture samedi 21 mars de tous les bars, restaurants, pubs, théâtre, musées... à l'exception des commerces alimentaires. Les Britanniques sont invités à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre.
"La production de masques de type chirurgicaux et de type FFP2, ainsi que l'importation a été augmenté", indique le ministre de la santé Olivier Véran samedi 21 mars, face à l'inquiétude des professionnels de la santé démunis.

 Le ministre a fait part d'un besoin de 24 millions de masques par semaine en France.

 La France en produit 6 millions par semaine, tandis que 250 millions de masques sont en cours d'importation et de livraison.

 Le gouvernement fait appel aux entreprises et aux particuliers qui détiennent des stocks.

 Les particuliers peuvent aller déposer les masques qu'ils détiennent dans les pharmacies, les hôpitaux et les cabinets des médecins. Certaines entreprises ont déjà remis leur stock au gouvernement.
"Le Tonnerre" porte-hélicoptères de la Marine nationale, également hôpital flottant de la Marine, évacue ce week-end samedi 21 et dimanche 22 mars douze cas graves en réanimation en Corse vers les hôpitaux de Marseille.

 "Cette mesure a pour but de soulager le service de réanimation du centre hospitalier d'Ajaccio afin d'anticiper la réponse de l'hôpital aux besoins d'hospitalisation des patients les plus graves" a précisé le Préfet de la Corse-du-Sud, dans un communiqué.
"L'odorat peut disparaître brutalement, ont signalé les médecins ORL. la perte de l'odorat et du goût pourrait être un symptôme du coronavirus. 

S'il survient de façon isolé, il convient d'appeler son médecin traitant ou un médecin ORL par téléconsultation, afin d'avoir un avis sur le diagnostic et si besoin, la prescription d'un traitement" a annoncé ce vendredi 20 mars le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Le gouvernement annonce que l'ensemble des actes de téléconsultation seront pris en charge à 100 %, pendant toute la durée de l'épidémie.
"Il faudra de 10 à 28 jours pour obtenir un résultat de la modification des comportements et du confinement, indique ce vendredi 20 mars le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. Le pic (de l'épidémie) sera dans 5 ou 8 jours."
"Les centres pour réalisation d'IVG restent ouverts pendants la crise, comme les soins urgents" rappelle le Pr Jérôme Salomon.
"Les attestations sont détournées par quelques uns, qui cherchent à ruser, faire les malins, se croire des héros parce qu'ils auraient détournés la règle. Il ne s'agit pas pour nous de sanctionner mais de protéger" [...] Il n'y a pas de dérogation pour partir en week-end", a tenu à rappeler Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.
La prolongation des mesures de confinement n'a pas été actée, a précisé le ministre de l'Intérieur vendredi 20 mars.
La frontière Etats-Unis/Mexique a été fermée pour les voyages "non-essentiels". De plus, les Etats-Unis ont suspendu ce vendredi 20 mars la délivrance de tous les visas ordinaires pour tous les pays du monde.
Pour faire respecter le confinement, 114 soldats seront sur le terrain en Lombardie, a annoncé Attilio Fontana, président de la Lombardie, lors d'une conférence de presse

Coronavirus : l'Italie arrête ses activités de production "non essentielles"


COVID-19 - Au 6e jour de confinement en France, la pandémie continue son macabre chemin à travers le monde. Plus de 12.000 personnes sont mortes à travers le monde, tandis que l'Italie déplore un nouveau record de décès. Suivez les dernières informations.

PLUS DE 100 DÉCÈS EN 24 HEURES



Ce samedi, on dénombre 14.459 cas confirmés par test en France. Parmi elles, 6 172 personnes sont hospitalisées, dont 1 525 sont des "cas graves en réanimation" et 562 personnes sont décédées. C'est 112 de plus qu'hier.

Selon le ministre de la Santé, le nombre réel de cas oscillerait, lui entre 30.000 et 90.000.




Pour rappel, on observe des formes graves même chez les plus jeunes, puisque "la moitié des personnes hospitalisées en réanimation ont moins de 60 ans"


ESPAGNE

En Espagne, la situation est catastrophique : 37 jours après le premier décès, la péninsule ibérique déplore aujourd'hui 1326 décès, en hausse de 32% par rapport à la veille. Malgré la prise de mesures "les plus draconiennes d'Europe" avec le confinement général de la population au 14 mars, "le plus dur est à venir", a constaté le Président du gouvernement Pedro Sanchez. En effet, le nombre de cas recensés a progressé de 25% ces dernières 24 heures, de 19.980 à près de 25.000.



Face à cette aggravation, un hôpital de campagne de plus de 5000 lits est en construction à Madrid, tandis que de nouveaux hôtels médicalisés sont aménagés, des centaines de milliers de kits de laboratoires sont attendus pour augmenter le nombre de tests et plus de 52.000 soignants devraient bientôt être mobilisés en renfort.



L'Espagne connaissant le même phénomène que la France, avec la fuite des citadins vers les campagnes, la police nationale a estimé que 6000 contraventions avaient été dressées ce vendredi à destination des contrevenants.

00:11
PARTENAIRES SOCIAUX

Confronté à la volonté du gouvernement d'assouplir le code du travail, Laurent Berger, patron de la CFDT, ne décolère pas. Le syndicaliste réformiste estime ainsi que le gouvernement commet "une profonde erreur" dans sa volonté d'assouplir le code du travail.



Il a pour ça le soutien d'un allié peu orthodoxe, en la personne de Geoffroy Roux de Bézieux, patron du Medef, avec lequel il estime, dans une déclaration commune au JDD , que "dans la période cruciale que le pays traverse, [...] l’activité économique doit se poursuivre dans le respect absolu de la sécurité des collaborateurs".

00:06
MACRON

Dans une interview au JDD, à paraître dimanche 22 mars, le chef de l'Etat a appelé les Français à rester "unis", alors que la crise sanitaire reste incertaine.



Inquiet, il a assuré que la France "allait affronter une crise financière sans précédent, une crise de l'économie réelle". Devant lui, une urgence : "Protéger les plus faibles, nos aînés, et ensuite notre système de santé lui-même. Mais aussi prendre en charge toute la société, son stress et sa capacité à vivre cette pandémie en tant que nation."

23:40
ITALIE

Alors que le Covid-19 a tué plus de 800 personnes en Italie, samedi 21 mars, le Président du Conseil Giuseppe Conte a annoncé un resserrement des activités économiques dans la Botte. Désormais, "toutes les activités de production non-essentielles" sont interdites, a-t-il indiqué, samedi 21 mars dans la soirée.



Cela signifie que désormais, seuls les supermarchés, les pharmacies, les services bancaires essentiels, les services publics et le télétravail restent actifs. "Nous ralentissons le moteur du pays, nous ne l'arrêtons pas", a indiqué Giuseppe Conte, dans cette annonce qui s'est faite après des échanges avec les syndicats du pays.



Il s'agit, a répété le chef de l'exécutif, de "fermer toute activité de production sur le territoire qui ne serait strictement nécessaire, cruciale et indispensable afin de nous garantir les biens et services essentiels". Et d'appeler les Italiens à "ne pas se ruer dans les supermarchés et à rester unis".

23:36
CODE DU TRAVAIL

Cela faisait partie des inquiétudes exprimées par les syndicats devant les intentions gouvernementales pour répondre aux conséquences de la crise sanitaire sur le plan économique.



La ministre du Travail Muriel Pénicaud a fini par accepter le principe d'un accord d'entreprise ou de branche pour imposer une semaine de congés payés durant la période de confinement, alors que de nombreuses entreprises ont dû basculer vers le chômage partiel devant l'impossibilité d'organiser le télétravail et le caractère non-indispensable de leur production de biens ou de services.



Une mesure qui avait fait bondir les députés de gauche, par exemple Alexis Corbière, qui trouvait "intolérable" de faire passer le confinement pour "un congé payé".



Toutefois, si l'opposition a obtenu cet assouplissement de la part de la ministre, celui-ci ne s'applique pas aux RTT ni au nombre de jours sur le compte épargne-temps, qui ne s'en trouvent pas élargis.

22:19
230 DÉCÈS DANS LE GRAND EST



Selon le dernier bilan de l'ARS, 1 767 personnes sont désormais hospitalisées dans le Grand Est, dont 435 en réanimation. Ce chiffre représente une "très forte" hausse de 38% des patients en réanimation, s'inquiète l'agence sanitaire dans un communiqué. Par ailleurs, cette région où se trouve le foyer épidémique de Mulhouse relève aussi 230 décès. Un chiffre qui prend en compte les personnes confirmées virologiquement positives au Covid-19 ainsi que les personnes non testées mais dont le décès est rapporté à une infection par le coronavirus.

Une évolution qui "confirme que la situation continue de s'aggraver". "Il est absolument impératif de rester en confinement chez soi, de limiter au maximum ses déplacements extérieurs et de respecter strictement les mesures barrières."



Cependant, l'ARS se félicite également d'avoir pu "doubler à ce jour", ses capacités d’accueil dans ce service.

22:04
AMAZON



Amazon ne prendra plus de commandes jugées "moins prioritaires" sur ses sites français et italien, afin de se concentrer sur les produits plus essentiels. "Nous devons concentrer les capacités disponibles sur les articles les plus prioritaires et, à compter d'aujourd'hui, temporairement cesser de prendre des commandes sur certains produits moins prioritaires sur Amazon.fr et Amazon.it", a ainsi indiqué le géant américain de la vente en ligne.



Ce sont ainsi les produits d'hygiène ou de base pour la maison qui auront la priorité, comme c'est déjà le cas aux Etats-Unis.

21:57
BOLIVIE



L'élection présidentielle du 3 mai est reportée en raison du coronavirus , ont annoncé les autorités électorales.

Coronavirus : pic de l'épidémie, chiffres en France, nombre de morts


CORONAVIRUS - Près de 12 000 morts dans le monde, et 272 000 personnes contaminées... L'épidémie de coronavirus progresse à grande vitesse partout dans le monde. En France, le pic est à venir alors que l'Ile-de-France et l'Alsace sont déjà très touchées. Evolution du nombre de malades et de guéris, décès par régions, carte du monde, situation en Italie, en Espagne... Le point en chiffres sur une crise sanitaire sans précédent.

[Mise à jour le samedi 21 mars à 20h20] La pandémie de Covid-19 ne cesse de s'étendre dans le monde : 163 pays touchés (sur 198 au total), plus de 272 000 personnes infectées -dont 87 000 guéries- et plus de 12 000 morts. L'Europe est toujours l'épicentre de l'épidémie avec près de 128 000 cas recensés et 6 000 morts. L'Italie déplore plus de 800 décès en un jour. En France, l'épidémie s'étend toujours, et continue de s'aggraver avec une circulation intense du virus dans de nombreuses zones. L'Alsace est dans une situation difficile, et la région Nouvelle-Aquitaine a rejoint le nombre des régions les plus touchées avec 104 nouveaux cas confirmés en une seule journée. 14 459 cas sont confirmés par test diagnostic PCR en France. Parmi eux : 6 172 sont hospitalisés et 5500 sont à domicile confinés. Dans les hôpitaux, 1 525 cas graves sont en réanimation et 562 décès sont comptabilisés en milieu hospitalier. Dans ce contexte épidémique et depuis le mardi 17 mars à midi, les déplacements "non essentiels" sont interdits à la population française et ce, jusqu'au 31 mars (renouvelable). Les Français ne peuvent sortir de chez eux et se déplacer que pour : aller travailler (quand le télétravail n'est pas envisageable), faire ses courses de première nécessité, se soigner, venir en aide à une personne "vulnérable", faire une activité physique seul. L'impact de ce confinement pourrait être mesurable dans "15 jours si tout le monde respecte les règles" souligne Jérôme Salomon."La levée du confinement dépendra de l'inflexion de la courbe épidémique", soit du nombre des malades. Le confinement est strict et chaque sortie de domicile nécessite une attestation de déplacement. Pour les déplacements professionnels, cette attestation va être complétée par une autorisation, signée par l'employeur. Le respect de cette mesure est contrôlé par 100 000 gendarmes et policiers présents sur tout le territoire français. Les amendes peuvent aller de 135 à 375 euros selon le décret paru au Journal Officiel le 18 mars. "On vous demande de respecter le confinement et lorsque vous sortez de respecter les mesures barrières et la distanciation d'un mètre devant les commerces et dans les commerces" a insisté Jérôme Salomon.

Confinement : durée prolongée, couvre-feu, drones de surveillance, jogging à 500m...
Nous sommes entrés en confinement. Déplacements, courrier, sanctions... Nos habitudes sont bouleversées. Combien de temps cela va-t-il durer ? Que reste-t-il de permis, d'autorisé alors que les contrôles sont renforcés ? Comment travailler ? Quels sont vos droits ? Les Français respectent-ils les règles strictes alors qu'on parle déjà de plus d'un mois d'enfermement ?

Cette situation est inédite : "Jamais la France n'avait dû prendre de telles décisions" a déploré Emmanuel Macron. Mais le contexte est grave. Les frontières de l'Union européenne et de l'espace Schengen sont fermées pour freiner la circulation du virus entre les gens. Comment se protéger pour éviter la transmission ? Qui sont les personnes plus à risque ? Quels médicaments éviter et prendre en cas de symptômes ? En quoi consiste la quarantaine ? Quels consignes en cas de voyage ? Comment ne pas céder à la psychose et comment ne pas déprimer pendant le confinement ? Actualités et point de situation en direct.

Dernières infos en direct :
L'Italie pourtant en confinement depuis 10 jours compte plus de 800 décès en 24h, ce samedi 21 mars. Le bilan est de 4 825 décès et 47 021 cas confirmés depuis le début de l'épidémie qui progresse toujours.
Devant l'urgence de la situation sanitaire, l'Agence Régionale de la Santé en Île-de-France lance un appel à la mobilisation de volontaires. Dès aujourd'hui, samedi 21 mars, "toute personne travaillant ou ayant travaillé dans le domaine de la santé (étudiants, professionnels ou retraités) peut s'inscrire sur la plateforme Renforts-Covid.fr pour venir en soutien des équipes en première ligne dans la gestion de l'afflux de patients." Les établissements de santé et médicaux sociaux exprimeront leurs besoins et auront accès aux profils des volontaires pour les mobiliser en renfort via une application mobile (medGo).
La Grande-Bretagne se confine. Le premier ministre britannique Boris Johnson annonce la fermeture aujourd'hui samedi 21 mars de tous les bars, restaurants, pubs, théâtre, musées... à l'exception des commerces alimentaires. Les Britanniques sont invités à rester chez eux jusqu'à nouvel ordre.
"La production de masques de type chirurgicaux et de type FFP2, ainsi que l'importation a été augmenté", indique le ministre de la santé Olivier Véran samedi 21 mars, face à l'inquiétude des professionnels de la santé démunis. Le ministre a fait part d'un besoin de 24 millions de masques par semaine en France. La France en produit 6 millions par semaine, tandis que 250 millions de masques sont en cours d'importation et de livraison. Le gouvernement fait appel aux entreprises et aux particuliers qui détiennent des stocks. Les particuliers peuvent aller déposer les masques qu'ils détiennent dans les pharmacies, les hôpitaux et les cabinets des médecins. Certaines entreprises ont déjà remis leur stock au gouvernement.
"Le Tonnerre" porte-hélicoptères de la Marine nationale va évacuer des cas graves en réanimation en Corse vers les hôpitaux de la région Provence-Alpes-Cote d'Azur ce week-end, a annoncé le Préfet de la Corse-du-Sud. "Cette mesure a pour but de soulager le service de réanimation du centre hospitalier d'Ajaccio afin d'anticiper la réponse de l'hôpital aux besoins d'hospitalisation des patients les plus graves" a t-il précisé dans un communiqué.
"L'odorat peut disparaître brutalement, ont signalé les médecins ORL. la perte de l'odorat et du goût pourrait être un symptôme du coronavirus. S'il survient de façon isolé, il convient d'appeler son médecin traitant ou un médecin ORL par téléconsultation, afin d'avoir un avis sur le diagnostic et si besoin, la prescription d'un traitement" a annoncé ce vendredi 20 mars le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.
Le gouvernement annonce que l'ensemble des actes de téléconsultation seront pris en charge à 100 %, pendant toute la durée de l'épidémie.
"Il faudra de 10 à 28 jours pour obtenir un résultat de la modification des comportements et du confinement, indique ce vendredi 20 mars le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. Le pic (de l'épidémie) sera dans 5 ou 8 jours."
"Les centres pour réalisation d'IVG restent ouverts pendants la crise, comme les soins urgents" rappelle le Pr Jérôme Salomon.
"Les attestations sont détournées par quelques uns, qui cherchent à ruser, faire les malins, se croire des héros parce qu'ils auraient détournés la règle. Il ne s'agit pas pour nous de sanctionner mais de protéger" [...] Il n'y a pas de dérogation pour partir en week-end", a tenu à rappeler Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur.
La prolongation des mesures de confinement n'a pas été actée, a précisé le ministre de l'Intérieur vendredi 20 mars.
La frontière Etats-Unis/Mexique a été fermée pour les voyages "non-essentiels". De plus, les Etats-Unis ont suspendu ce vendredi 20 mars la délivrance de tous les visas ordinaires pour tous les pays du monde.
Pour faire respecter le confinement, 114 soldats seront sur le terrain en Lombardie, a annoncé Attilio Fontana, président de la Lombardie, lors d'une conférence de presse.
Le maire de Nice Christian Estrosi a annoncé la fermeture de la Promenade des Anglais à compter du vendredi 20 mars et envisage d'instaurer un couvre-feu dans la ville.
La livraison de colis reste autorisée dans le strict respect des mesures de prévention de la propagation du virus et de protection maximale des personnes qui manipulent ces colis. Cela suppose notamment la mise en place de la livraison sans contact.
Une prime pourrait être versée aux salariés qui se rendent sur leur lieu de travail et au personnel hospitalier, a annoncé Bruno le Maire sur LCI. Un montant de 1000 euros a été évoqué, cette prime serait défiscalisée et désolidarisée. Le ministre de l'Economie et des Finances avait appelé les salariés des secteurs essentiels "à se rendre sur leurs lieux de travail dans des conditions de sécurité sanitaires maximales" pour "garantir la sécurité économique du pays" mercredi 18 mars sur BFM. Cela concerne par exemple les secteurs de l'agroalimentaire, de la grande distribution et des déchets.
Il est "probable" que le confinement soit prolongé, a indiqué la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.
Le projet de loi décrétant l'état d'urgence sanitaire en France a été adopté en première lecture par le Sénat dans la nuit du 19 au 20 mars et va être examiné ce vendredi par l'Assemblée nationale. Le texte prévoit des mesures de soutien aux entreprises par ordonnance et acte le report du 2e tour des municipales "au plus tard en juin".
Les marchés alimentaires sont maintenus, mais il est impératif d'y respecter les mesures-barrières et notamment la distanciation sociale.
"3 700 lits sont disponibles en France dans les établissements de santé publics et privés, dont 1 300 en réanimation adulte, 1 600 en soins continus, 754 en soins intensifs" a détaillé le Directeur général de la Santé Jérôme Salomon, jeudi 19 mars.
Emmanuel Macron a annoncé l'investissement de 5 milliards pour la recherche scientifique sur son compte Twitter.
L'installation d'un hôpital de campagne à Mulhouse a commencé afin de soulager les hôpitaux du Grand Est, particulièrement touchée par l'épidémie.
"La collecte de sang doit absolument se poursuivre, c'est vital. [...] Votre mobilisation est essentielle" a rappelé le Pr Jérôme Salomon. Les déplacements sont autorisés pour aller donner son sang.
8 000 tests diagnostic ont été réalisés sur les deux journées du 18 et 19 mars : 50 000 depuis le début de l'épidémie.
Quatre molécules font l'objet d'essais cliniques en France, dont la chloroquine, comme traitement contre le coronavirus.
Le ministère des Armées a déstocké 4 millions de masques sur l'ensemble du territoire.
En Iran, le porte-parole du ministère de la Santé indique d'une personne meurt du coronavirus toutes les 10 minutes et que 50 nouvelles sont infectées dans ce même délai.
Le conseil national de l'ordre des masseurs kinésithérapeutes a ordonné la fermeture des cabinets de kinésithérapie. Les soins à domicile (dans le respect des règles d'hygiène et des gestes barrières) et le suivi à distance sont maintenus.
Pour le moment, les épreuves du bac et du brevet sont maintenues, a affirmé Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education national à Franceinfo. "S'il fallait faire évoluer cela, on le ferait, mais là c'est beaucoup trop tôt pour le dire", précise-t-il.
Dans un communiqué, Olivier Véran a tenu à rassurer les femmes qui se trouvent en possession d'une ordonnance de pilule contraceptive périmée : "Les pharmaciens sont autorisés à délivrer la pilule contraceptive aux femmes dans l'impossibilité de faire renouveler leur ordonnance, sur simple présentation de leur ancienne ordonnance", a-t-il détaillé. C'est d'ailleurs le cas pour tous les médicaments sur prescription médicale : "les Français peuvent se voir délivrer leurs médicaments jusqu'au 31 mai, et ce sans renouvellement d'ordonnance".
L'Agence du médicament restreint la délivrance du paracétamol en pharmacie à partir du mercredi 18 mars.
La ministre des Armées Florence Parly annonce sur son compte Twitter que "face à la saturation de certains hôpitaux, les armées se mobiliseront pour transporter des patients vers les établissements de santé pouvant les accueillir. L'armée de l'Air mettra à disposition des avions de transport équipés de structures médicalisées adaptées".
"Les masques sont désormais réservés en priorité aux hôpitaux, aux médecins de ville et de campagne. Des masques seront disponibles dans les pharmacies à partir de mardi 17 mars au soir dans les 25 départements les plus touchés, dans un premier temps", puis sur le reste du territoire à partir de mercredi, indique le chef de l'Etat.
"Toutes les réformes en cours sont suspendues, y compris la réforme des retraites" a annoncé Emmanuel Macron
Les tribunaux en France sont fermés à partir de lundi 16 mars en raison du coronavirus, sauf pour le traitement des "contentieux essentiels", a précisé dimanche la garde des Sceaux Nicole Belloubet dans un mail adressé aux agents du ministère de la Justice.
Tous les examens de permis de conduire, pratiques et théoriques, qui devaient se tenir à compter de lundi sont reportés.

CARTE. Coronavirus : 12 612 cas confirmés en France, le point région par région

L’épidémie due au coronavirus poursuit sa progression en France, qui vit confinée depuis mardi. Le nombre de cas confirmés continue d’augmenter pour atteindre 12 612. Voici le point sur la situation en fin de journée ce 20 mars, région par région.


Malgré les mesures restrictives exceptionnelles en cours, l’épidémie de Covid-19 risque de continuer encore quelques jours sa progression en France.

Selon le dernier point de situation de Santé publique France, au mercredi 18 mars à 14 h, le bilan en France était de 12 612 cas confirmés de Covid-19 (contre 10 995 jeudi), pour 450 décès. Cela représente 78 décès supplémentaires par rapport à jeudi, contre 108 de jeudi à mercredi.

Le ministère de la Santé détaille que 5 226 personnes ont été hospitalisées, dont 1 297 en réanimation. La moitié des patients en réanimation ont moins de 60 ans, précise le ministère.

L’épidémie due au coronavirus ne se répand pas uniformément. L’Île-de-France, région la plus peuplée avec 12 millions d’habitants, compte le plus grand nombre de cas (3 818), devant la région Grand-Est (3 006) et Auvergne-Rhône-Alpes (1 101).

Santé publique France précise que ces données sous-estiment le nombre réel de cas, car les tests ne sont réalisés que sur certaines catégories de patients.

Voici le nombre de cas par région, selon le décompte effectué par Santé publique France ce vendredi 20 mars à 15 h :

Quand on rapporte le nombre de cas à la population, la région la plus touchée est le Grand Est (avec 54 cas pour 100 000 habitants), puis la Corse (48 cas pour 100 000 habitants), et l’Île-de-France (31 cas pour 100 000 habitants).

Dans l’Ouest, on compte 346 cas en Bretagne, 287 en Normandie, et 190 dans les Pays de la Loire.

Plus de 11 000 morts
La pandémie sévit à présent jusqu’au Groenland où un premier cas de coronavirus a été déclaré lundi. L’Europe est le nouvel épicentre de la maladie et de nombreux pays adoptent une stratégie de confinement.

https://ouestfrance.carto.com/u/ouest-france/builder/465d1dbd-7caf-4d8c-aa24-8563692a109d/embed



Dans le monde, la maladie Covid-19 a tué au moins 11 000 personnes, avec plus de 265 000 cas d’infection, selon un bilan établi vendredi 20 mars par l’AFP, à partir de sources officielles.

Mais de très nombreux pays ne testent plus désormais que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière. À l’échelle mondiale, au moins 80 000 patients sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Des chiffres qui ne cessent pour l’instant d’augmenter, et qui laissent parfois perplexe avec de grosses différences d’un pays à l’autre. Dans ces conditions de nombreux pays prennent des mesures plus ou moins drastiques pour limiter la propagation du virus.


https://www.arcgis.com/apps/opsdashboard/index.html#/85320e2ea5424dfaaa75ae62e5c06e61


Infection au nouveau Coronavirus (SARS-CoV-2), COVID-19, France et Monde

Depuis l’émergence de cette nouvelle maladie, COVID-19, en janvier 2020, tous les agents de Santé publique France sont mobilisés et la complémentarité de leur métier s’exprime pleinement au service de la population.

Leur action consiste à surveiller et comprendre la dynamique de cette épidémie, anticiper les différents scénarii et mettre en place des actions pour prévenir et limiter la transmission de ce virus sur le territoire national. La réserve sanitaire est fortement mobilisée depuis le début de l’épidémie.

Les connaissances sur les caractéristiques du COVID-19 et de ce virus évoluant très rapidement jour après jour, la mobilisation est totale en coordination avec les instances françaises (Ministère des Solidarités et de la santé, Agences régionales de santé…) et internationales (Organisation mondiale de la santé, Centre européen de contrôle et de prévention des maladies).

Les chiffres clés au 19/03/2020, arrêtés à 15h (mis en ligne en fin de journée)

Les riches à la maison, les pauvres envoyés au front ? Le sentiment d'injustice monte chez les non-confinés


GUERRE DES MONDES ? - Avec les mesures de confinement, se dessinent deux réalités pour les travailleurs : ceux qui peuvent se préserver, en télétravail, et ceux qui sont sur le terrain. Avec parfois, le sentiment d'y risquer leur santé.

"Quarantaine à deux vitesses : repos et loisirs pour les uns, précarité et risque sanitaire pour les autres." "Le confinement, c’est pour les riches." "On est 300 à bosser sur le site et les cadres sont en télétravail. Nous, qu’on se mette en danger, tout le monde s’en fout." Les riches à l’abri, les pauvres au turbin ? Les aisés, en télétravail depuis leur maison secondaire du bord de mer, les précaires à l’usine ? La formule est caricaturale, mais illustre ce sentiment diffus qui pointe, depuis quelques jours, chez certains travailleurs de terrain : deux salles, deux ambiances. Ou plutôt, deux poids, deux mesures.

Car si Bruno Le Maire a appelé ce mardi, sur BFMTV, "tous les salariés des entreprises qui sont encore ouvertes, des activités qui sont indispensables au fonctionnement du pays, à se rendre sur leurs lieux de travail", pointe parfois, chez ceux qui sont mobilisés sur le terrain, l'impression d’être "envoyé au front", dans les usines, les bureaux, pour faire tourner la machine, et s’exposer, pendant que les autres, les confinés, préservent, au chaud et en télétravail, leur santé. Et tout ça pour très peu de reconnaissance.

Ils sont caissiers, ouvriers, préparateur de commandes, logisticien, travaillent dans les transports, le commerce, ce sont les invisibles, ceux qui travaillent dans les tréfonds des usines, ceux qui ont les mains dans le cambouis. D'après le ministère du Travail, c'est un peu plus de quatre emplois sur dix qui peuvent être exercés à distance. Mais dans la conjoncture actuelle, les remarques fusent : "On ne peut pas aller voir la grand-mère, ni la famille, mais par contre, vous pouvez aller bosser. Et empilés les uns sur les autres", dit un salarié. Lâchés seuls en première ligne ? L’incompréhension monte. Le sentiment d’injustice aussi. Tout ça prépare la colère, car ils se sentent en danger.

A la RATP, c’est un salarié affecté au Poste de manœuvre local, qui dit : "Nous sommes déjà 7 et j'ai déjà croisé plus de 15 collègues ! Je ne suis pas en train de dire que je refuse de travailler, je souhaite et j'exige des précautions pour nous protéger." A La Poste, c'est une employée qui travaille sur un site logistique, mêlant facteurs, colis et courriers, qui raconte l’inquiétude, et même la frayeur, qui s’insinue, peu à peu. "Un agent a signalé que son enfant avait 40 de fièvre et une toux, et que lui-même commençait à tousser. Il a demandé au chef de se mettre lui-même en quarantaine, il n’a pas voulu", nous confie-t-elle. "Donc, nous avons un cas possiblement porteur du virus avec nous. Un autre agent, dont la femme est suspectée de coronavirus, a été mis en quarantaine, mais personne au bureau n'est au courant, à part quelques-uns. Dans un bureau voisin, ils ont laissé partir une factrice avec de la fièvre en tournée."

En vérité nous sommes juste résignés à attendre la maladie
- Une factrice
La Poste se veut rassurante : "Nous nous adaptons un peu tous les jours", indique-t-on à LCI, en insistant sur l'attention portée aux règles d'hygiène : "Seuls 1600 bureaux sont ouverts sur 7700 en France, nous faisons tourner les équipes avec certaines qui restent chez elles, pour ne pas exposer tout le monde. Et pour les 80% de facteurs qui continuent les tournées le matin, tout est fait pour qu'ils aient le moins de contacts possible: on ne fait plus signer sur les smartphones, on va se laver les mains chez les buralistes. Mais notre rôle est aussi de rassurer la population, il est hyper important."

Depuis le terrain, la factrice tique : "La seule consigne que nous avons est de ne pas faire signer les clients sur nos téléphones, raconte-t-elle. "Pour le reste, c'est comme si de rien n'était : nous n'avons pas de mètre de sécurité car c'est impossible à appliquer, nous continuons le tri côte-à-côte." Elle a bien reçu des gels hydroalcoolique, la semaine dernière, "mais en tournée il est impossible de s'en servir toutes les demi-heures où dès que l'on touche une lettre ou un colis" : "Nous n'avons aucun gant ni masque, on nous dit que le masque n'est pas obligatoire. Les voitures sont partagées et non désinfectées, nous sommes ensemble 6 jours sur 7 sans protection, nous touchons les sonnettes, les portes... " Elle est désabusée : "Nos chefs s'en fichent royalement, les syndicats nous disent que nous ne pouvons pas appliquer le droit de retrait car toutes les mesures de sécurité sont prises... Du gel hydroalcoolique !" Elle en rit jaune, vert, bleu, elle en grince : "En vérité nous sommes juste résignés à attendre la maladie", reprend-elle. "Et pourtant, j'aime mon travail. Ils sont en train de nous dégoûter. Je suis tellement déçue."

C'est une dinguerie ce qu’il se passe. Les salariés vont bosser la boule au ventre
- Laurent Degousée, de Sud Commerce
Reste ce sentiment d’être envoyé au casse-pipe que perçoivent bien les syndicats, qui relaient depuis quelques jours ces inquiétudes. Que des commerces doivent ouvrir ? Aucun problème, c’est une évidence, pour Laurent Degousée, co-délégué de la fédération Sud-Commerces. "Je ne remets évidemment pas en cause le fait que, de Franprix à Carrefour, il faut que ce soit ouvert", explique le syndicaliste à LCI. "Mais les salariés travaillent dans des situation indigentes, malgré des mesures de protection extrêmement simples à mettre en œuvre." "C'est une situation d'incurie, avec impréparation complète du côté des employeurs et du gouvernement", pointe-t-il. "En première ligne, on a le service public et les soignants, mais aussi 700.000 salariés de la distribution alimentaire. Et c'est une dinguerie ce qu’il se passe. Les salariés vont bosser la boule au ventre."

Le syndicaliste raconte pèle-mêle les témoignages qu’il n’arrête plus de recevoir : "Cela va des gens qui n’ont pas de gants, à ceux qui en ont, mais des gants pour le pain qui se déchirent au bout de dix minutes, à ceux qui n’ont pas de masques, parce qu’on leur dit que c’est anxiogène. Ce sont encore des salariés qui doivent s’acheter eux-mêmes le gel hydroalcoolique. Et ceux qui, quand ils en ont, ils ne disposent pas de temps de pause pour se laver les mains." Il pointe aussi le non-respect des distances de sécurité, le fait qu'il n'y ait pas toujours d’agents de sécurité – alors que certains magasins ont vécu des incidents parfois violents... Ce sont, aussi des vitres de protection boutiquées avec du plastique et des films alimentaires... "Mais avant de vouloir fabriquer des vitres en plexiglas, donnez donc d’abord des gants !" martèle-t-il.

Dans le secteur très touché des transports, un petit patron hésite à passer au chômage partiel "pas si simple"
Ce qui entretient encore plus particulièrement le sentiment d’injustice, c’est qu’on "laisse ouvrir des activités qui devraient être fermées", souligne Laurent Degousée. "Le 14 mars, on a un arrêté qui indique la fermeture des commerces non utiles. Le 15, un autre arrêté liste les exceptions : les magasins de vapotage ont le droit d’être ouvert, la jardinerie, animalerie, la téléphonie mobile… On se moque de qui ?" Qu’est-ce qui est utile, qu’est-ce qui ne l’est pas ? Pour certains salariés ou travailleurs, la réponse est toute trouvée : ils sont sacrifiés pour des besoins non-utiles. Les livreurs de plateformes se considèrent ainsi comme des "travailleurs sacrifiables pour du récréatif".

La colère des salariés de terrain
Certains sites de production font face à une grogne des équipes, depuis quelques jours. Comme La Redoute, à Wattrelos dans le Nord où, explique 20 minutes Lille, 20 salariés ont débrayé mardi matin ; ou encore Amazon, particulièrement dans le collimateur des syndicats. Laurent Degousée y va à la sulfateuse pour "dénoncer l’attitude criminelle de la direction" : "La seule chose qu’ils ont, dans les entrepôts, ce sont des gants. Les mêmes qu’en temps normal, contre les coupures. Le respect de la distance minimale de sécurité, le fait de pouvoir se laver les mains, il n’y a rien. La seule mesure forte, c’est, à la cantine, de laisser un siège à côté de soi !"

De son côté, Amazon assure que la sécurité des personnels est "la priorité absolue", et souhaite aussi "pouvoir continuer à livrer les clients les plus touchés, dont beaucoup n'ont aucun autre moyen d'obtenir des produits essentiels." Et rappelle les mesures prises : nettoyage de tous les installations, désinfection des postes au début et à la fin des shifts, l’aménagement des lieux de travail pour garder une "distance sociale", la mise en place de "pauses échelonnées" pour réduire le nombre de personnes dans les espaces de restauration.

Pas suffisant pour la CFDT Amazon electrics : "Pour la direction, tout va bien, il faut travailler, quelques lingettes par-ci par-là, un peu de gel hydroalcoolique. Mais nous sommes des centaines de personnes à nous croiser chaque jour sur ces sites logistiques." Et dénonce au passage des petits coups de pression : "Amazon en est à proposer des augmentations de salaire temporaires, jusqu'au 30 avril, pour faire venir les salariés. Les services RH Amazon menacent également les salariés faisant usage de leur droit de retrait." Or, les syndicats appellent ainsi à ce droit de retrait : "L'activité d'Amazon n'est pas essentielle à la nation, les godemichets et DVD attendront quelques semaines pour être livrés", indiquait la CFDT dans un communiqué. D'autant que l'inquiétude sourd : "Plusieurs salariés Amazon sont désormais confinés chez eux car malades et suspectés de coronavirus", indique la CFDT.

Et le droit de retrait ?
Ce droit de retrait, souvent invoqué par les syndicats, reste délicat dans la pratique. Il est en effet prévu par le Code du travail, et permet à tout salarié de quitter son poste s’il s’estime soumis à un "danger grave et imminent", et que son employeur ne le protège pas. La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, puis la ministre du travail Muriel Pénicaud, ont redit début mars que ce droit de retrait ne pouvait pas être invoqué dans le cas de l’épidémie en cours, si l'employeur a mis en place les précautions de sécurité sur le lieu de travail. Solliciter son droit de retrait dans ces conditions, c’est donc s'exposer sur le moment à une perte de salaire. Qui pourrait être invalidée par les Prud'hommes, mais dans de long mois. Ce qui rend beaucoup de salariés frileux, comme le raconte cet employé de la RATP : "J'ai milité auprès de mes collègues pour un droit de retrait afin de réclamer des mesures adéquates aux instructions données et également pour avoir des réponses aux questions qu'on se pose. Ils sont tous d'accord avec moi mais personne n'est prêt à exercer son droit !"

Dans certaines usines, le rapport de force se fait en faveur des ouvriers. Est-ce un effet de l’exemple italien, où des usines de tous secteurs se sont mises en grève la semaine dernière pour obtenir des règles de sécurité strictes et des protocoles de sécurité ? Quoi qu’il en soit, le constructeur automobile PSA a annoncé lundi qu’il fermait ses usines en Europe. Renault a stoppé l’usine de Douai dans la foulée. Chez Amazon, la mobilisation est lancée : selon les syndicats, environ 200 salariés du site de Douai (Nord) ont fait valoir mardi leur droit de retrait. Mercredi, ce sont 50% des CDI qui ont fait la même démarche ou étaient en débrayage à Montélimar (Drôme). En attendant, la CFDT prêche dorénavant pour une sorte grève du zèle... par l'hygiène, en appliquant les consignes à la lettre : 1 mètre entre chaque salarié, du gel hydroalcoolique à chaque changement de chariot, s’hydrater toutes les 15 minutes, et donc prévenir son manager qu’on va aux toilettes, nettoyer ses outils dès qu’ils changent… "Amazon veut qu'on vienne bosser, faisons-le sans penser productivité."

Coronavirus : record de décès en Italie avec 475 morts en 24 heures


L’Italie compte 28 710 cas positifs actuellement, alors que certains prévoient un pic de l’épidémie la semaine prochaine. Avec 3 000 morts depuis le début de l’épidémie, le pays va bientôt dépasser le bilan de la Chine.


Par Lo. C avec AFP
Le 18 mars 2020 à 19h06, modifié le 18 mars 2020 à 23h34
Le coronavirus continue de faire des ravages en Italie, deuxième pays le plus touché par la pandémie derrière la Chine. L'Italie a connu ce mercredi la journée la plus meurtrière jamais enregistrée dans le monde en termes de victimes du virus, avec 475 décès en 24 heures. Selon les dernières données publiées par le ministère de la Santé, l'Italie compte 28 710 cas positifs, 2 978 morts et 4 025 guéris.



Le pays accusera bientôt plus de décès que la Chine (plus de 3 200). Par ailleurs, 70 % des décès de la journée, ont eu lieu en Lombardie (Nord), région la plus touchée par le coronavirus, selon France TV Rome. Avec le phénomène d'exode, les régions du Sud comme les Pouilles, connaissent une progression du nombre de contaminations et de décès.

Peut-être un pic la semaine prochaine
Les statistiques sont d'autant plus inquiétantes que l'Italie pourrait atteindre le pic de l'épidémie la semaine prochaine, selon des chercheurs de l'Université de Gênes. Cette équipe d'infectiologues et d'experts informatique a mis au point un modèle qui, assurent-ils, a montré jusqu'ici sa fiabilité sur l'évolution du Covid-19, « avec une marge d'erreur acceptable ».

PODCAST. Pandémie de coronavirus : ce que les scientifiques ont appris sur le Covid-19

Il prévoit qu'en termes de nouveaux cas quotidiens, le pic de l'épidémie en Italie se situera autour du 23-25 mars, la hauteur de ce point haut et son évolution ultérieure dépendant toutefois du comportement des Italiens.

En décrétant le soir du 11 mars le confinement total du pays jusqu'au 25 mars, le chef du gouvernement Giuseppe Conte avait estimé à « deux semaines » le délai nécessaire pour que les mesures montrent un premier résultat. « Avoir atteint le pic ne signifiera pas que nous serons sortis de l'urgence mais seulement que l'épidémie a commencé à ralentir et que, quelques jours plus tard, nous atteindrons le point de saturation des unités de soins intensifs, avec des déséquilibres régionaux importants », avertit Flavio Tonelli, professeur de simulation de systèmes complexes à l'université de Gênes, qui a participé à l'élaboration de l'algorithme.

Entre le 24 mars et le 15 avril ?
Le Conseil national de la recherche (CNR) prévoit une « réduction significative » du taux de croissance des cas positifs dans six ou sept jours en Lombardie, région la plus touchée en Italie avec près de 2 000 morts et confinée depuis le 8 mars, deux jours avant le reste du territoire.

Le CNR estime dans un communiqué diffusé mardi que la stabilisation du nombre des personnes infectées « aura lieu dans un intervalle compris entre le 25 mars et le 15 avril ».

« Parler du pic de l'épidémie au plan national n'a pas de sens »
Pour le physicien Giorgio Sestili, « il y a une très grande incertitude. Certaines analyses parlent d'un pic entre le 25 mars et le 15 avril mais il y a encore beaucoup de variables à prendre en compte »

Pour le directeur du Département des maladies infectieuses à l'Institut supérieur de la Santé, Giovanni Rezza, « parler du pic de l'épidémie au plan national n'a pas de sens ». « Nous devons voir de quelle partie de l'Italie nous parlons, car en Lombardie nous sommes dans une situation d'incidence maximale dans les zones de Brescia et de Bergame, alors que le pire est passé dans la région de Lodi (premier foyer de l'épidémie en Italie) », a-t-il expliqué mardi sur Radio Capitale.

« Il est impossible de faire des prévisions parce que l'épidémie progresse en taches de léopard », a-t-il ajouté, soulignant que « la fuite de dizaines de milliers de personnes vers le sud pourrait entraîner une augmentation du nombre de cas cette semaine ».

Tout aussi prudent, l'épidémiologiste à l'Université de Pise (Toscane), Pierluigi Lopalco, estime que « ceux qui disent que nous aurons une déviation de la courbe des cas après le 25 mars, le 6 avril ou le 15 mai disposent d'une boule de cristal ».

« Les modèles de prévision sur le Covid-19 sont comme les prévisions météorologiques. Ils fonctionnent à 24 heures, ils sont bons à 48 heures, ils ne sont plus fiables à partir de 72 heures », a-t-il déclaré sur Twitter.

Le nouveau coronavirus peut survivre plusieurs heures à l'air libre, selon une étude américaine

Les scientifiques qui ont mené l'étude montrent que le virus du Covid-19 est détectable jusqu'à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable. Mais cette étude est critiquée car la méthode utilisée pourrait augmenter artificiellement l'ampleur de la contamination par voie aérienne.
En dehors du corps humain, sur des surfaces diverses ou même dans l'air : le nouveau coronavirus peut survivre pendant plusieurs heures, d'après une étude publiée mardi 17 mars. Les auteurs de cette étude, financée par le gouvernement américain, ont trouvé que le virus responsable de l'épidémie de Covid-19 avait un niveau de viabilité à l'air libre comparable à celui du coronavirus provoquant le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère).



Cela pourrait signifier que l'ampleur de la pandémie de Covid-19, bien supérieure à celle du Sras en 2002-2003, est liée au fait qu'il se transmet beaucoup plus facilement d'un porteur asymptomatique, "sain", à une autre personne. L'étude a été publiée par le New England Journal of Medicine (en anglais) et menée par des scientifiques des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), de l'Université de Californie à Los Angeles et de Princeton.

Des traces sur du carton pendant 24 heures
Leurs expériences ont montré que le nouveau coronavirus était détectable jusqu'à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable, et jusqu'à 24 heures sur du carton.

Un nouveau virus, le Covid-19, apparu en Chine, entraîne une pandémie qui paralyse le monde

En décembre 2019, un virus inconnu de la famille des coronavirus est apparu dans le centre de la Chine. Si la Chine a pris des mesures drastiques de quarantaine et de désinfection qui concernent près de 60 millions de personnes, le virus, comparable à celui de la grippe espagnole, se répand maintenant partout dans le monde paralysant des pays entiers, suscitant la psychose et ébranlant l'économie mondiale. Début mars, l'Europe est devenue le nouveau foyer du COVID-19

Le 31 décembre 2019, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a alerté sur plusieurs cas de pneumonies dans la ville de Wuhan (Province Hubei de Chine). Mais ce virus ne ressemblait à aucun virus connu.
Le 7 janvier 2020, les autorités chinoises ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un nouveau virus de la famille des coronavirus. Dans un premier temps il a été baptisé temporairement "2019-nCoV" puis définitivement COVID-19 ou SARS-CoV-2.

La famille des coronavirus provoque des infections respiratoires chez l'homme et chez l’animal qui peuvent aller du simple rhume, au syndrome ­respiratoire aigu sévère (SRAS) et au ­syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS).

Depuis la première notification de cas de 2019-nCoV à Wuhan le 31 décembre 2019, le dernier bilan officiel de l'épidémie est le suivant :

Zone géographique Cas confirmés Morts Taux de mortalité
Chine 81 186 3 242 4 %
Europe 70 989 3 309 4,6 %
Italie 35 713 2 978 8,3 %
Allemagne 9 360 26 0,27 %
France 7 730 175 2,2 %
Monde 194 909 7 876 4 %



La Chine met en quarantaine 59 millions de personnes

C'est sans soute une mesure inédite au niveau mondial : après avoir mis en quarantaine trois villes de la province de Hubei : Wuhan (11 millions d'habitants), Huanggang (7,5 millions) et Ezhou (1 million), le 25 janvier, les autorités chinoises ont élargi la zone de confinement à 59 millions de personnes, pratiquement toute la province du Hubei.
Cela se traduit par la fermeture des aéroports, gares ferroviaires et routières, voies fluviales, autoroutes... Toutes les voies de communication vers l'extérieur sont filtrées par l'armée. Une mesure qui vise à "contenir efficacement le rythme de la propagation de l'épidémie" afin de sauver des vies, a expliqué le centre de commandement mis en place contre le virus à Wuhan, selon la chaîne de télévision publique CCTV. "Les habitants ne doivent pas quitter Wuhan sans raison spécifique", a annoncé de son côté le Quartier général chargé de la lutte contre l'épidémie au niveau municipal.
D'après nos informations, sur place, les gens restent chez eux et suivent les instructions sans trop céder à la panique





Coronavirus : « Sans confinement, le nombre de malades doublerait à peu près tous les trois jours »

LA PANDÉMIE EN CHIFFRES - Étude prédictive à l’appui, le mathématicien niçois Bruno Marcos explique pourquoi rester chez soi est essentiel pour ne pas surcharger les hôpitaux

Il utilise les maths au service de la santé. Bruno Marcos, chercheur au sein de l’université Côte d’Azur, a mis en équation l’évolution de l’épidémie de coronavirus pour prédire le nombre de malades et de morts en fonction de la date de mise en place du confinement. Le constat est clair : sans mesures, l’évolution deviendrait ingérable pour les services de santé.

Comment pouvez-vous prédire les conséquences de l’épidémie ?

L’épidémie est en train de se propager de la même façon dans les différents pays. Après analyse des données, on constate qu’elle a 46 jours d’avance sur nous en Chine et 9 jours d’avance en Italie. Ce qui veut dire que si on regarde ce qui s’est passé en Chine et en Italie, on peut comprendre de façon assez approximative, mais assez certaine, ce qui se passera demain en France.

Et que révèlent vos prédictions ?

Si l’on ne prenait pas de mesure de confinement, le virus continuerait à se propager de façon exponentielle, tant en nombre de cas que de morts. En d’autres mots, en France, le nombre de malades doublerait à peu près tous les trois jours. Ce qui signifie qu’il serait multiplié par dix tous les neuf jours.





Le 16 février 2020, les autorités de la province chinoise du Hubei, ont renforcé cette quarantaine en limitant strictement la circulation des transports et des personnes pour endiguer la propagation du virus : "Les mesures de prévention et de contrôle sur l’épidémie dans notre province sont entrées dans leur phase déterminante, mais la situation reste extrêmement grave. Et c’est pour isoler efficacement la source d’infection et enrayer les risques de contagion qu’il a été décidé de durcir encore plus les mesures de prophylaxie et de contrôle […]. Nous comptons sur la compréhension et la coopération des habitants de la province, ainsi que sur leur participation active dans la lutte contre l’épidémie", a déclaré le gouvernement du Hubei.
Cela se traduit par le confinement et le contrôle total de la population : tous les transports, hors services d'urgence et transports en commun, sont suspendus, la température de tous les clients des commerces doit être vérifiée, mais aussi lorsque les personnes quittent leur domicile.
Enfin, lorsqu'un cas de contamination est avéré, une quarantaine obligatoire de 14 jours est imposée à tous les habitants environnants

En dehors du Hubei, les autorités ont annoncé la mise en place de mesures de dépistage du virus et de désinfection dans les grandes agglomérations du pays.




La dernière mise en quarantaine d'envergure eu lieu en 2014, au Libéria, lors de l'épidémie d'Ebola : entre 60 000 et 100 000 personnes avaient été privées de leur liberté de déplacement, ce qui avait engendré des révoltes.

Les travailleurs médicaux ont été les plus touchés par le virus ce qui a poussé la Commission nationale de la santé chinoise à réviser les normes et spécifications de protection des travailleurs médicaux et à renforcer les mesures de prévention et de contrôle contre la maladie dans les hôpitaux.

Après une propagation rapide en Chine et une situation qualifiée de "grave" par le Président Chinois, la situation se stabilise quelque peu depuis début mars 2020 dans le pays. Il faut dire que la Chine a pris des mesures spectaculaires et coercitives avec l'envoi de milliers de médecins (y compris militaires) à Wuhan et la construction en quelques semaines de plusieurs hôpitaux spécialisés dans l'accueil des malades infectés par le coronavirus.


Début février 2020, Kei, notre correspondant en Chine à Shangaï, nous indiquait que les masques étaient en rupture de stock, les magasins, les pharmacies avaient été dévalisés par les habitants qui se cloitrent chez eux et ont annulé les festivités du nouvel an. En outre, dans la capitale et les grandes villes, "les écoles restent fermées jusqu'à nouvel ordre et il est aussi conseillé aux entreprises de faire de même".
Début mars 2020, Kei nous précise que les écoles sont toujours fermées dans les grandes villes mais que les entreprises commencent à reprendre petit à petit leur activité alors que l'épidémie semble de plus en plus maîtrisée.
Au 18 mars, les écoles restent fermées même si la vie reprend peu à peu et que la grande partie des entreprises reprennent leurs activités.

Pourquoi la Chine a réussi à contrôler l'épidémie de coronavirus ?


Le virus se propage dans le monde engendrant une pandémie

Profitant de la mondialisation des échanges et des déplacements, il n'a fallu que quelques dizaines de jours pour que le virus COVID-19 soit détecté hors de Chine. Le premier décès hors de Chine a été confirmé le 2 février aux Philippines.

Chaque jour, de plus en plus de pays déclarent des cas de contamination et ils sont maintenant plus d'une centaine dont : Corée du Sud, Thaïlande, Japon, République de Corée, Taïwan, Hong Kong, Singapour, Vietnam, Australie, Canada, Etats-Unis, Finlande, Iran, Italie...

La propagation géographique du virus à l'échelle mondiale a conduit l'OMS à déclarer le 11 mars 2020 qu'il s'agissait dorénavant d'une pandémie.

Avec la propagation de l'épidémie, la plupart des pays ferment leurs frontières et limitent drastiquement tous les déplacements.

Les paquebots avec leurs milliers de touristes ont été de véritables pièges et dès qu'un cas de coronavirus se déclare, ce sont des centaines de personnes qui sont ensuite contaminées et qui doivent être maintenues en quarantaine.

Près de la moitié des scolaires et étudiants privés d'école dans le monde.

Début mars 2020, plusieurs centaines de millions d'écoliers devaient rester à la maison raison de l'épidémie, notamment en Italie, en Iran, en Corée du Sud.

Le 18 mars 2020, c'était plus de 850 millions de jeunes qui ne pouvaient plus se rendre à l'école ou à l'université dans 102 pays selon une déclaration de l'UNESCO.

Toute l'Italie est mise en quarantaine

Avec près de 24 000 cas et plus de 1 800 morts au 16 mars 2020, l'Italie a pris une mesure inédite en instaurant une zone de quarantaine sur tout le pays ! Les déplacements de 60 millions d'Italiens sont désormais limités, toutes les écoles sont fermées jusqu'à début avril et tous les rassemblements sont interdits, y compris sportifs.

Notons la révolte des prisonniers dans plusieurs prisons italiennes qui a entraîné la mort de six d'entre eux et des dizaines d'évasions. Souvent malades et fragilisés par l'incarcération, ils craignent que l'épidémie ne leur laisse aucune chance dans ce milieu confiné et ont protesté contre la fin des visites.

L'Italie connaît un taux de mortalité particulièrement élevé à plus de 8 %. Plusieurs causes : des mesures drastiques trop tardives et des hôpitaux surchargés qui ne peuvent soigner tous les patients...

La France : premier pays européen infecté par le Coronavirus

La France a été le premier pays européen a avoir été contaminé par le virus suite à des retours de voyageurs de Chine.

Contrairement à d'autres pays, le gouvernement français s'est montré au début de l'épidémie très rassurant, voire inconscient : « Le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul, le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible » déclarait le 24 janvier la Ministre de la santé A. Buzyn.
Il n'est donc pas étonnant que les contrôles aux aéroports français étaient inexistants jusqu'au dimanche 26 janvier où une équipe médicale a été timidement mise en place à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle pour prendre en charge les cas suspects mais sans contrôle systématique.

Le 30 janvier 2020, le premier cas de contamination directement sur le sol français a été annoncé par la Direction générale de la Santé (DGS).

La France à l'heure du confinement

Début mars, le gouvernement comme une certaine partie des Français n'avaient toujours pas pris la juste mesure du risque épidémique. Ce n'est que tardivement que le Président Macron a pris des décisions plus fermes.

Depuis le 17 mars 12h, l'ensemble des Français vivent confinés et voient leurs déplacements restreints avec une certaine latitude puisqu'il est encore possible d'aller travailler, de faire son sport (individuel), sa marche, de promener son chien... Il faut toutefois se munir d'une attestation sur l'honneur qui précise le jour et le type de déplacement. Tout manquement à cette déclaration sur l'honneur entraîne une amende de 135 euro.

Ce confinement, jugé insuffisant par les professionnels de santé, devrait durer au moins 15 jours.

Dans l'ensemble ces mesures, contrôlées par 100 000 policiers et gendarmes, sont bien suivies.

Cependant, un certain nombre d'entreprises ne respectent pas les consignes sanitaires (distances de sécurité, port de masques...) et obligent leurs salariés à exercer leur droit de retrait, c'est notamment le cas dans l'industrie mais aussi dans les services comme dans les banques.

Des tensions et des bagarres se produisent dans les supermarchés qui sont dévalisés et où des files d'attente de plusieurs heures sont possibles.

Enfin, plusieurs prisons (Grasse, Maubeuge, Douai Nancy, Valence, Saint-Etienne, Toulon...) connaissent des mutineries suite à l'interdiction des visites et l'absence de mesures sanitaires.

Chronologie des mesures prises en France contre le coronavirus

29 février : le gouvernement interdit les rassemblements confinés de plus de 5 000 personnes.
1er mars : la plupart des évènements sont annulés ou reportés, des musées sont fermés, des marchés sont évacués sans aucune cohérence puisque les supermarchés riverains restent ouverts...
Les masques sont réquisitionnés en France tandis que des tonnes de masques et matériel médical sont envoyés en Chine, témoignant d'une gestion bancale de l'épidémie.
3 mars 2020 : la France passe au stade 2 de la gestion de l’infection au Coronavirus COVID-19. "Ce stade est caractérisé par l’apparition de cas secondaires et l’existence de quelques regroupements de cas répartis sur le territoire" précise la Direction Générale de la santé.
8 mars : les rassemblements confinés de plus de 1 000 personnes sont interdits.
12 mars : allocution télévisée du président Macron, le coronavirus est "la plus grave crise sanitaire qu'ait connu la France depuis un siècle". Tous les établissements scolaires seront fermés le 16 mars.
13 mars : tous les rassemblements de plus de 100 personnes sont interdits.
Les supermarchés sont pris d'assaut et les rayons de produits alimentaires vidés un peu partout en France.
Disneyland Paris ferme ses portes.
Dimanche 15 mars : jour des élections municipales (maintenues), tous les commerces non alimentaires et non essentiels, restaurants, cafés, bars, discothèques, cinémas... Sont fermés jusqu'à nouvel ordre.
Toutes les stations de ski sont fermées, la saison est, de facto, terminée.
Passage au stade 3 de la gestion de l'infection au Coronavirus COVID-19.
Lundi 16 mars : tous les établissements scolaires sont fermés.
L'ensemble des tribunaux ferme à l’exception des « contentieux essentiels » annonce la garde des Sceaux Nicole Belloubet.
PSA, Fiat Chrysler, Renault et Michelin arrêtent pratiquement tous leurs sites de production en France et en Europe.
Le 2e tour des élections est reporté au 21 juin 2020.
Macron déclare plusieurs fois dans son allocution : "Nous sommes en guerre"
Mardi 17 mars : confinement national de la population.
L'armée est appelée en renfort pour construire un hôpital de campagne dans l'est de la France.
Mutinerie à la prison de Grasse. Comme en Italie, c'est l'annonce de la fin des parloirs qui a entraîné la révolte.

Les mesures et conséquences les plus importantes dans le monde

9 mars 2020 : le prix du baril de pétrole s'effondre : passant d'environ 62 dollars à 35 dollars.
11 mars 2020 : de nombreux pays ont fermé leurs frontières aux voyageurs dont les Etats-Unis envers l'Europe.
12 mars 2020 : la Bourse de Paris a perdu 12,28 % : la plus forte chute de son histoire.
pour la première fois, la flamme olympique a été allumée sans aucun spectateur en Grèce pour les JO 2020 de Tokyo.
13 mars 2020 : la France et la Belgique ferment tous leurs établissements scolaires jusqu'à nouvel ordre.
Disneyland Floride et Paris ferment leurs portes.
15 mars 2020 : les habitants de Madrid sont confinés et ont interdiction de sortir sauf pour aller travailler.
16 mars 2020 : L'Argentine ferme ses frontières et ses établissements scolaires
L'Afrique du Sud déclenche l'urgence nationale.
Chute historique de 9,7% de la bourse en Australie et forte chute des bourses européennes.
L'Allemagne ferme ses frontières.
L'État de New York, le New Jersey et le Connecticut interdisent les rassemblements de plus de 50 personnes.
Le maire de Moscou suspend les cours dans toutes les écoles.
La Suisse passe en état d'urgence et interdit tout rassemblement.
L'Espagne ferme toutes ses frontières terrestres.
17 mars 2020 : l'Union Européenne ferme toutes ses frontières.
L'état d'urgence est décrété en Bosnie-Herzégovine
18 mars 2020 : Toyota suspend la production dans ses usines européennes.
Les États-Unis ferment leur frontière avec le Canada.
L'Eurovision 2020 est annulé.
19 mars 2020 : l'Algérie suspend toutes les liaisons maritimes et aériennes avec l'Europe.

Pourquoi ce nouveau coronavirus fait peur ?

Lundi 27 janvier, l'OMS a réévalué le degré de menace lié au virus au niveau mondial qui passe de "modéré" à "élevé". En Chine, le risque est passé à "très élevé".

Le 30 janvier, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus a annoncé que l'épidémie était devenue « une urgence de santé publique de portée internationale », même si, à ce moment là, « L'OMS ne recommande pas et s'oppose en fait à toute restriction » sur les voyages et le commerce, a poursuivi le directeur de l'institution.

Si le taux de mortalité (de 1 % à 3 %) reste faible par rapport aux deux autres coronavirus (SRAS et MERS), il est 10 fois supérieur à celui de la grippe (influenzae virus) saisonnière (0,3 %), "ce qui correspond au chiffre de la Grippe Espagnole (en fait d’origine nord américaine) et qui a fait bien plus de décès que la Grande Guerre en 6 mois. D’où la « nervosité » du gouvernement et des décideurs : développement économique (priorité des priorités en Chine) et éviter l’instabilité sociale (chômage !...). Du temps du SRAS, le Président de Singapour avait déclaré : « Nous risquons de mourir économiquement plutôt que de mourir biologiquement »" précise le Dr Guillaume Zagury, médecin référent officiel au consulat de France à Shangaï.

La grippe de 1918, dite "grippe espagnole" est due à une souche (H1N1) particulièrement virulente et contagieuse de grippe qui s'est propagée en pandémie de 1918 à 1919.
Selon les estimations, elle aurait tué entre 50 et 100 millions de personnes dans le monde.

"Le principal problème est la période durant laquelle un individu est infecté mais ne montre aucun symptôme." s'inquiète le professeur Gabriel Leung, de l'Université de Hong Kong. Dans une interview donnée au Guardian, le 11 février 2020, il craint que le virus contamine de 60 à 80 % de la population mondiale si l'épidémie n'est pas contrôlée.L'épidémiologiste Marc Lipsitch, de l’université américaine de Harvard a fourni article du 24 février de The Atlantic une évaluation comparable : dans l'année 2020, entre 40 à 70 % de la population mondiale devrait être infectée par le COVID-19, tout simplement parce que l'épidémie " ne sera finalement pas maîtrisée ".
Heureusement, " il est probable que beaucoup souffriront d'une maladie bénigne ou seront asymptomatiques ", rassure le chercheur. Toutefois, si l'on considère un taux de mortalité bas de 1 %, ce coronavirus pourrait donc potentiellement tuer entre 30 et 53 millions de personnes (la plupart étant déjà atteintes de problèmes de santé chroniques ou des personnes âgées).Début mars 2020, des chercheurs de l’Australian National University ont établi sept scénarios possibles concernant l’évolution de l’épidémie de COVID-19 dans le monde.

« Même dans le meilleur des cas, avec une faible sévérité du virus, les retombées économiques seront énormes et les pays devront travailler ensemble pour limiter les dégâts le plus possible », a averti le professeur Warwick McKibbin, auteur de l’étude, qui avait déjà analysé les effets du SARS en 2002-2003 et des épidémies de grippe en 2006. En effet, le modèle le plus optimiste fait état de 15 millions de morts et d’une baisse du PIB mondial de 2 400 milliards de dollars durant la première année de l’épidémie, soit d’ici à décembre 2020. Ce scénario est basé sur la grippe de Hong Kong, une pandémie qui aurait tué environ un million de personnes entre 1968 et 1969.

Dans le pire scénario, le COVID-19 serait particulièrement agressif, contaminant 30 % de la population mondiale et tuant entre 0,9 et 3 % des infectés, ce qui tuerait environ 68 millions de personnes morts et diminuerait le PIB mondial de 9 170 milliards de dollars.

L'économie en stand-by

L'économie mondiale est en partie paralysée puisque la première puissance économique mondiale, la Chine est touchée au premier chef.

Après la Chine, c'est en Europe que les moyens de production s'arrêtent les uns après les autres.
Les bourses européennes se sont effondrées malgré tous les mécanismes de sauvetage mis en place.

Les compagnies aériennes, qui n'ont presque plus personne à transporter annonce déjà des milliers de licenciements.

Bonne nouvelle : la qualité de l'air s'améliore en Chine et en Europe, tandis que les animaux réinvestissent des zones jusqu'alors très fréquentées par les Hommes, comme dans les canaux de Venise où cygnes et poissons sont de retour.

Quelle est l'origine de ce nouveau virus ?

Comme la plupart des virus capables d'engendrer des pandémies mortelles, ils trouvent leur origine dans les élevages et la promiscuité avec des animaux qui vivent dans des conditions déplorables, même si cela reste encore une hypothèse pour cette épidémie. Cela dit, la quasi-totalité des cas confirmés de contamination ont un lien direct ou indirect avec un marché de produits frais de fruits de mer et de volailles vivantes à Wuhan où s'achetaient également des animaux sauvages. C'est pourquoi, le marché aux poissons de Huanan est fermé depuis le 1er janvier pour être désinfecté, tandis que les autres marchés environnants sont inspectés.

Le 2 mars 2019, des scientifiques chinois, de l'Institut de virologie de Wuhan et de l'Académie des sciences chinoise basée à Pékin, alertaient sur le risque d'une épidémie liée aux chauve-souris dans la revue internationale Viruses : "Il est généralement acquis que les coronavirus portés par les chauves-souris vont réémerger et causer la prochaine flambée épidémique. A cet égard, la Chine est une probable zone à risque. Le défi consiste à savoir où et quand, de façon que nous puissions faire de notre mieux pour prévenir de tels foyers de maladie.".

Autre animal réservoir possible : le pangolin, ce petit mammifère menacé d'extinction à cause du braconnage et du trafic dont il fait l'objet, notamment en Chine. Or, des chauve-souris étaient échangées et consommées sur le marché de Wuhan.
Par conséquent, la Chine a annoncé le dimanche 26 janvier une interdiction temporaire du commerce d'animaux sauvages. L'élevage, le transport ou la vente de toutes les espèces animales sauvages sont interdits « à partir de la date de l'annonce jusqu'à la fin de la situation épidémique nationale », selon une directive conjointe émise par trois agences de haut niveau, dont le ministère de l'agriculture.

Toutefois, le marché de fruits de mer à Wuhan n’aurait pas été le foyer du COVID-19. En effet, selon un rapport de fin février 2020 de l'Académie chinoise des sciences, la transmission du coronavirus a débuté via trois voies de contamination en novembre ou début décembre 2019, avant qu'il ne profite de la concentration et la dispersion des personnes au marché de fruits de mer de Wuhan pour se propager dans toute la région.

Une autre hypothèse, moins plausible mais pas impossible, fait état d'une fuite du virus qui proviendrait du laboratoire "secret" de Wuhan, classé BSL-4 (niveau de sécurité biologique le plus élevé). Ce laboratoire travaille sur les agents pathogènes les plus dangereux du monde.

Le 12 mars 2020, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a même soupçonné sur Twitter que le nouveau coronavirus, apparu en Chine, pourrait avoir été introduit par l'armée américaine alors que les tensions géopolitiques entre les deux pays sont fortes.

Quelles sont les personnes les plus vulnérables au coronavirus ?

Selon le rapport du 10 février 2020 de l'Imperial College London une personne contaminée en infecte environ 2,6 (fourchette 1,5 - 3,5) et porte le virus pendant environ 20 jours.

L'analyse la plus complète sur les personnes les plus à risque a été publiée fin février par les autorités chinoises puis dans la revue médicale américaine Jama. Ses principales conclusions - pour la Chine - sont les suivantes :

le taux de mortalité est d'environ 2,3 % ;
aucun décès n'est à déplorer parmi les enfants de moins de 10 ans ;
jusqu'à 39 ans, le taux de mortalité reste très bas, à 0,2%, puis passe à 0,4% chez les quadragénaires, 1,3% chez les 50-59 ans, 3,6% chez les 60-69 ans et 8% chez les 70-79 ans ;
Les personnes âgées de plus de 80 ans sont les plus à risque avec un taux de mortalité de 14,8 % ;
les hommes meurent davantage que les femmes : 63,8 % des décès ;
Le taux de mortalité augmente chez les patients atteints de maladie respiratoire (insuffisance respiratoire, asthme, bronchopneumopathie chronique obstructive...), maladie cardio-vasculaire (insuffisance cardiaque, antécédent d'AVC ou d'infarctus...), chez les personnes diabétiques, avec de l'hypertension ou un cancer.

Les fumeurs courent davantage de risques : selon le Pr Bertrand Dautzenberg, secrétaire général de l’Alliance contre le tabac, sur la base des informations publiées début mars 2020 dans le New England Journal of Medicine à partir de données chinoises : "Il n’y a pas de certitude sur le risque accru pour les fumeurs de contracter le virus, faute de données en la matière, même si c’est ultraprobable. On le saura peut-être dans un an. En revanche, une fois contracté, le risque pour eux de développer une forme sévère est augmenté de 50%, et même de 130% pour la forme très sévère, soit quasi mortelle."

En Belgique, le virus touche des populations plus jeunes : près d'une centaine d'enfants sont touchés, alors que les enfants étaient jusqu'alors considérés comme des porteurs sains (Bulletin épidémiologique de l'institut de santé publique Sciensano du 15 mars 2020)
En outre, la tranche d'âge la plus touchée concerne les 40-49 ans.

Quels sont les symptômes d'une infection au coronavirus Covid-19 ?

Nous pouvons tout à fait être porteur du virus sans développer de symptômes, mais dans le pire de cas, cela peut se manifester par une pneumonie grave entraînant une défaillance organique et la mort. Heureusement, "La plupart des personnes infectées par le virus COVID-19 ont une maladie bénigne et se rétablissent" précise un rapport de l'OMS de fin février 2020 qui détaille les symptômes observés chez les personnes contaminées :




Symptôme Prévalence
Fièvre 87,9 %
Toux sèche 67,7 %
Fatigue 38,1 %
Expectorations 33,4 %
Essoufflement 18,6 %
Douleurs musculaires ou articulaires 14,8 %
Maux de gorge 13,9 %
Maux de tête 13,6 %
Frissons 11,4 %
Nausées ou vomissements 5 %
Congestions nasales 4,8 %
Diarrhée 3,7 %
Crachat de sang 0,9 %
Congestion conjonctivale 0,8 %


Les symptômes surviennent généralement en moyenne 5 à 6 jours après l'infection, mais la plage va de 1 à 14 jours.

Pourquoi les hôpitaux sont engorgés ?

Environ 20 % des cas de COVID-19 nécessitent une hospitalisation, 5 % des cas nécessitent l’unité de soins intensifs (ICU) et environ 2,5% nécessitent une aide très intensive, avec des machines comme des respirateurs ou l’ECMO (oxygénation extra-corporelle) (Chinese Center for Disease Control and Prevention).

Or, en France où le secteur de la santé subit une politique d'austérité, les hôpitaux ne sont pas dimensionnés pour accueillir autant de malades et le personnel médical manque. C'est également le cas en Italie où les malades en surnombre ne peuvent pas être pris en charge.

Combien de temps le coronavirus Covid-19 reste-t-il actif ?

Selon une étude américaine du National Institute of Health (NIH), le Covid-19 a différentes durées de vie en fonction du milieu où il est en contact :


Coronavirus à Toulouse : Une trentaine de policiers municipaux confinés après la découverte d’un cas positif

Ils faisaient partie des rares Toulousains à pouvoir encore marcher dans la rue sans contraintes mais les voilà assignés à résidence. Deux unités de la police municipale sont désormais confinées à domicile à la suite de la découverte d’un cas de coronavirus chez un des agents indique le Capitole à 20 Minutes, confirmant une information de La Dépêche du Midi.

La mesure concerne les 15 policiers de l’unité du fonctionnaire testé Covid-19 positif, qui ont pu patrouiller et ont partagé les locaux avec lui, ainsi qu’une autre unité, en quatorzaine par précaution, parce que ses membres ont été amenés à le côtoyer. Un autre policier a fait l’objet d’un dépistage, il est en attente du résultat.



Coronavirus : 7730 contaminations en France, soit 1097 nouveaux cas en 24 heures




Au total, 175 personnes sont décédées du coronavirus en France. C’est 30 de plus que lundi.


Le 17 mars 2020 à 20h00
Comme prévu, le nombre de contaminations au coronavirus en France progresse. Dans son point presse quotidien, le Directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, fait état de 7 730 cas confirmés en France, et de 175 décès.

En 24 heures, la France compte donc 1 097 cas de contamination supplémentaires, et 27 décès de plus. Dans le détail, le patron de la DGS a dénombré 699 cas graves en réanimation, sur 2 579 personnes hospitalisées. Le reste des patients, plus de 5 000 personnes donc, sont confinés à domicile ou guéris.

Selon lui, 7 % des décès liés au coronavirus concernent des personnes de moins de 65 ans. 602 cas de guérison ont été comptés et sont rentrés à domicile, a-t-il ajouté.



L'épidémie prend une ampleur « nationale », a décrit le Pr Jérôme Salomon, qui explique que le nombre de cas double tous les trois jours. Les régions les plus touchées, selon Santé Publique France, restent l'Ile-de-France, le Grand Est, l'Auvergne-Rhône-Alpes, et la Bourgogne Franche-Comté.

« Restez chez vous »
Jérôme Salomon a également rappelé que dans le cas où on présente des symptômes liés au coronavirus, il ne faut pas se présenter aux urgences mais appeler son médecin traitant et s'auto-confiner.

Il a notamment recommandé d'éviter les corticoïdes et les anti-inflammatoires, et de demander conseil à son médecin avant de prendre tout traitement. En cas d'aggravation et de difficultés respiratoires, il recommande d'appeler le 15.

LIRE AUSSI > Coronavirus : masques et gants, une fausse bonne idée, selon l’OMS

Il a également pointé du doigt l'usage des masques et des gants, qu'il juge inutile lorsqu'on n'est pas un professionnel de santé. « Restez chez vous », a répété le professeur, reprenant les mots d'Emmanuel Macron et de Christophe Castaner prononcés lundi soir, après l'annonce du confinement de tout le territoire.

Plan de relance envisagé de $850 mds, aide directe aux Américains

(Actualisé avec bilan sanitaire, déclarations du maire de New-York)

WASHINGTON/NEW YORK, 17 mars (Reuters) - L'administration Trump souhaite mettre en place un plan de relance de 850 milliards de dollars (environ 760 milliards d'euros) pour soutenir une économie mise à mal par l'épidémie de coronavirus et envisage d'envoyer aux Américains des chèques de 1.000 dollars dans les deux semaines.

L'épidémie de coronavirus a touché plus de 5.800 personnes aux Etats-Unis, et le nombre de décès dus à la maladie approche les 100, obligeant plusieurs grandes villes du pays, comme New-York, à intensifier leur politique de "distanciation sociale" en fermant des écoles, des bars, des restaurants et des théâtres.

Le maire de New York, Bill de Blasio, a déclaré qu'il prévoyait de décider dans les deux prochains jours s'il fallait ordonner aux 8,5 millions de new-yorkais de se confiner chez eux pour lutter contre la propagation du virus.

"C'est une décision très, très difficile", a-t-il dit. "Nous n'avons jamais connu ça auparavant. Je n'ai jamais entendu parler d'une telle chose dans l'histoire de New York".

Les Etats de New-York, de Washington et de la Californie sont les plus touchés par l'épidémie de coronavirus, partie de Chine en décembre. Les responsables de six comtés de la baie de San Francisco ont ordonné aux habitants de rester chez eux dès mardi et ce jusqu'au 7 avril, une mesure qui s'applique à 6,7 millions d'habitants.

Se voulant optimiste, le président Donald Trump a indiqué mardi que l'impact économique lié au coronavirus serait fort à court terme mais que l'économie finirait par rebondir.

"Nous allons gagner et je pense que nous allons gagner plus rapidement que les gens ne le pensent, j'espère", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison blanche, entouré de ses principaux conseillers sur la gestion de la crise.

L'administration Trump souhaite l'adoption aux Etats-Unis d'un plan de soutien de 850 milliards de dollars (environ 775 milliards d'euros) pour protéger l'économie américaine des conséquences de l'épidémie de coronavirus, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable américain.

Ce plan comprendrait 50 milliards de dollars pour les compagnies aériennes - durement touchées par la pandémie - et 250 milliards de dollars pour les prêts aux petites entreprises.

"Nous allons de l'avant", a déclaré Donald Trump, décrivant la crise sanitaire comme une guerre contre un "ennemi invisible".

RESTRICTIONS DE VOYAGE

Le président américain a déclaré que son administration envisageait un plan pour envoyer des chèques de 1.000 dollars à des Américains pour les aider à surmonter la crise, ajoutant que les détails d'une telle mesure étaient encore à régler.

Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a précisé que les chèques pourraient être envoyés dans les deux prochaines semaines.

"Les Américains ont besoin d'argent liquide maintenant", a-t-il dit, ajoutant qu'il y aurait des critères de revenus. "Je pense que c'est clair. Nous n'avons pas besoin d'envoyer des chèques à des gens qui gagne un million de dollars par an".

Steven Mnuchin a déclaré qu'il rencontrerait plus tard mardi les législateurs pour discuter du plan de relance et qu'il s'attendait à un soutien bipartite.

Le secrétaire au Trésor a par ailleurs indiqué qu'il souhaitait maintenir les marchés financiers ouverts alors que ceux-ci se sont effondrés face à la propagation mondiale du coronavirus mais a évoqué la possibilité de raccourcir les heures de négociation sur le marché si nécessaire.

Il a également prévenu que la crise actuelle était encore pire pour l'industrie aérienne que les conséquences des attentats du 11 septembre 2001. Les transporteurs aériens ont demandé mardi un allègement fiscal urgent pour éviter de multiples faillites.

Donald Trump a annoncé mardi que le gouvernement fournirait une aide financière à Boeing ainsi qu'à l'ensemble du secteur aéronautique pour faire aux turbulences liées à la pandémie du coronavirus.

"Boeing a été durement touché de différentes manières", a déclaré le président lors de la conférence de presse, confirmant qu'il envisageait également de fournir une assistance aux équipementiers aéronautiques.

"Nous devons protéger Boeing... Nous allons aider Boeing", a-t-il dit.

Mardi, Donald Trump a exhorté les Américains à ne pas voyager et a déclaré que des restrictions de voyage à l'intérieur des États-Unis étaient envisagées.

"Vous pouvez faire un verrouillage national. Espérons que nous n'aurons pas besoin de cela", a-t-il dit.

Le président a également demandé aux Américains de ne pas accumuler de fournitures et d'"acheter moins" lorsqu'ils se rendent dans les magasins.

Autre volet de la gestion de la crise, Donald Trump a indiqué que des hôpitaux de type militaire seraient probablement déployés dans les régions les plus affectées par le virus pour aider à gérer l'afflux de patients.

(Doina Chiacu à Washington et Maria Caspani à New York, Blandine Hénault pour la version française)

100 000 policiers et gendarmes mobilisés, amendes... Castaner détaille les mesures de confinement

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a précisé ce lundi les modalités d’applications des nouvelles mesures de restrictions après l’allocution du président Emmanuel Macron.



Au Président de délivrer le message, aux ministres de se charger de la mise en application. Ce lundi soir, Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures de limitation des déplacements en France à compter de mardi midi pour tenter de lutter contre la propagation du Covid-19. Mais ce sont Christophe Castaner, Sibeth Ndiaye et Julien Denormandie qui ont assuré le service après vente des modalités

mesures à venir, vers un confinement total en France ?



CORONAVIRUS - Le coronavirus est un virus invisible qui circule vite et menace la vie des gens. Par ces mots, le ministre de la Santé Olivier Véran conjure les Français à rester chez eux alors que plus de 5400 personnes sont contaminées en France, 400 cas graves sont hospitalisés et 127 décès sont recensés. Mesures de distanciation sociale à respecter, confinement total bientôt annoncé, que faire si on présente des symptômes, durée du stade 3

[Mise à jour le lundi 16 mars à 14h27] Le coronavirus continue de faire des malades partout dans le monde avec près de 170 000 cas recensés et plus de 6 500 décès dont 53% en Chine (pays où est apparu le virus SARS-CoV-2, responsable de cette pandémie). L'Europe ferme ses frontières petit à petit. En France, 5 423 cas sont confirmés par test diagnostic PCR, plus de 400 cas graves sont hospitalisés et 127 personnes sont décédées du coronavirus. Le nombre de cas double désormais tous les trois jours."Les formes graves sont signalées chez des personnes âgées ou fragiles mais également chez des adultes sans pathologies antérieures" précise le ministère de la Santé dans son communiqué du 15 mars. Le stade 3 est déclenché depuis le samedi 14 mars. Les écoles ont fermé leurs portes vendredi soir pour une durée indéterminée, les restaurants, les cafés, les discothèques, les cinémas ferment à partir de samedi soir minuit jusqu'au 15 avril et les rassemblements de plus de 100 personnes sont interdits. "L'urgence est de freiner l'épidémie" a rappelé Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du jeudi 12 mars avant d'annoncer qu'il fallait "se préparer à une possible deuxième vague des personnes plus jeunes touchées par la maladie". Comment se protéger pour éviter la transmission ? Quel est l'âge des personnes décédées en France ? En quoi consiste la quarantaine ? Peut-on toujours voyager ? Comment ne pas céder à la psychose ? Le point en direct.

Dernières infos en direct :
Dans un communiqué, la ville de Paris annonce la fermeture des parcs et jardins d'ici ces prochaines heures et ce, jusqu'à nouvel ordre. Le stationnement est désormais gratuit dans toute la capitale.
L'Allemagne ferme ses frontières avec la France, la Suisse et l'Autriche à compter de ce lundi. Cette mesure ne concerne pas les travailleurs transfrontaliers ni le transport de marchandises.
Emmanuel Macron va s'exprimer ce lundi 16 mars à 20 heures sur les chaînes de télévision. Il pourrait annoncer le confinement total des Français avec un "couvre-feu".
Lors d'une allocution télévisée dimanche 15 mars, le ministre de la Santé Olivier Véran a recommandé aux Français de rester chez eux : "Le virus est invisible, le virus circule vite et menace la vie des gens."
Sur France Inter, le Pr Jérôme Salomon, directeur général de la Santé a indiqué ce 16 mars au matin : "Le nombre de cas double désormais tous les trois jours (en France). Je voudrais que nos concitoyens se rendent compte qu'il y a des personnes qui sont malades, en réanimation et dont le pronostic vital est engagé, et ces personnes se chiffrent en centaines. Il y a une inquiétude que cette rapidité de l'épidémie entraîne une saturation du système hospitalier français, ce que nous voulons absolument éviter."
Le groupe de luxe LVMH annonce qu'il va fabriquer du gel hydroalcoolique sur trois de ses sites de production français dédiés d'ordinaire à ses parfums et cosmétiques pour approvisionner les hôpitaux.
Les tribunaux en France seront fermés à partir de lundi 16 mars en raison du coronavirus, sauf pour le traitement des " contentieux essentiels ", a précisé dimanche la garde des Sceaux Nicole Belloubet dans un mail adressé aux agents du ministère de la Justice.
Le ministère de l'Education nationale annonce le report des examens nationaux et des concours pour ces trois prochaines semaines.
Tous les examens de permis de conduire, pratiques et théoriques, qui devaient se tenir à compter de lundi sont reportés.
Les syndicats annoncent la fin de saison ce dimanche dans toutes les stations de ski de France.
Le ministre de la Santé, Olivier Véran, indique dimanche sur Twitter : "Aux Français qui suivent un traitement de longue durée, les pharmaciens pourront désormais vous le délivrer jusqu'au 31 mai, sans renouvellement d'ordonnance, pour éviter toute interruption qui pourrait vous être préjudiciable."
Dans Le Monde, le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), Martin Hirsch a révélé : "Sur les quelques 900 tests de dépistage pratiqués hier dans nos centres, environ 20 % étaient positifs" et estimé qu'il pouvait y avoir "une augmentation des cas graves de 20 % à 30 % par jour", ce qui "représenterait 400 patients nécessitant simultanément des soins critiques en Île-de-France d'ici dix à quinze jours.
Le Népal et la Chine ont suspendu la délivrance des permis d'ascension de l'Everest en raison de l'épidémie de Covid-19,
Le Syndicat des biologistes indique dans un communiqué que, contrairement à ce qu'a annoncé le ministre de la Santé le 10 mars, les laboratoires de villes ne peuvent pas procéder aux tests diagnostics du Coronavirus Covid-19 dans des conditions de sécurité : "Les autorités sanitaires n'ont pas pu, à ce jour, équiper les biologistes médicaux de ville et leurs équipes des masques de protection FFP2 mais aussi de masques chirurgicaux indispensables pour prendre en charge les patients à risque. Les laboratoires de ville ne peuvent pas tous proposer un circuit différencié pour isoler les patients à risque des autres patients et assurer une prise en charge sécurisée de tous les patients."
Sur RTL, un chercheur de l'Institut Pasteur a indiqué que des tests d'un vaccin contre le coronavirus sur des souris commençaient mercredi 11 mars : "Les tests vont durer un mois, un mois et demi : on vaccine des souris, ensuite, on leur prend régulièrement du sang pour voir si elles ont fait des anticorps contre le vaccin. Si elles ont fait des anticorps, on les infecte avec le coronavirus et on voit si elles résistent." Les chercheurs espèrent rapidement mettre en place un vaccin.
Coronavirus en France : 5 423 personnes ont été contaminées
Le virus est désormais présent dans toutes les régions de France métropolitaines et dans quatre régions d'Outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Guyane, La Réunion, Mayotte). Les cas de contamination au coronavirus en France sont portés à 5 423 au dimanche 15 mars. Parmi les cas confirmés et isolés :

127 sont décédés.
plus de 400 cas graves, en réanimation. Les formes graves sont signalées chez des personnes âgées ou fragiles mais également chez des adultes sans pathologies antérieures.
> En savoir plus sur le profil-type des victimes

Toutes les régions françaises sont touchées par le coronavirus, et plus particulièrement le Grand Est et l'Ile-de-France. Au 14 mars :

1085 cas dans le Grand Est (24 décès) selon le dernier bulletin de l'ARS de la région : 21 cas dans la Marne, 1 cas dans l'Aube, 2 cas en Haute-Marne, 1 cas dans les Ardennes, 6 cas dans la Meuse, 38 cas en Meurthe-et-Moselle, 122 cas en Moselle, 44 cas dans les Vosges, 239 cas dans le Bas-Rhin, 494 dans le Haut-Rhin, 6 cas originaires d'autres territoires que celui du Grand Est et 111 cas dont le département de domiciliation est en cours de détermination.

Emmanuel Macron reçoit les présidents des deux assemblées à 17 heures...

L’épidémie continue de progresser en France. Selon le dernier bilan communiqué dimanche soir par les autorités sanitaires, 5.423 personnes sont contaminées et 127 sont décédées, soit 36 morts et plus de 900 cas supplémentaires en 24 heures.
Depuis samedi minuit, tous les magasins non-essentiels « à la vie du pays », comme les restaurants, les discothèques, les cafés, sont fermés.
Le gouvernement a enclenché le stade 3 de l’épidémie dimanche matin.
La fermeture des crèches, écoles et universités entre en vigueur ce lundi dans toute la France.
Pays le plus touché en Europe par la pandémie, l’Italie a enregistré dimanche un nombre record de 368 nouveaux décès en 24 heures, qui porte le nombre des morts à 1.809.

Coronavirus : A force de minimiser l’épidémie, la France est le 3ème foyer d’infection au monde. Selon des études épidémiologiques, le nombre réel de cas en France se situerait entre 50 000 et 300 000

Non contente d’être devenue en quelques semaines le troisième foyer d’infection actif au monde, la France s’est mis en tête de sauver l’Europe de la crise économique. Le gouvernement, accompagné des médias, n’ont cessé de minimiser l’étendue de l’épidémie et sa dangerosité.
Nombreux sont ceux il y a encore quelques jours qui raillaient Trump pour avoir interdit tous les vols en provenance d’Europe. Plusieurs membres du gouvernement, dont Edouard Philippe, n’ont cessé de dire qu’il ne servait à rien de fermer les frontières, « que le virus traversait les frontières »… ce qui est faux puisqu’il a besoin d’un porteur pour voyager.
Pourtant c’est grâce à ce genre de mesure de fermetures de frontières, de mise en quarantaine de régions entières que la Chine et la Corée ont endigué l’épidémie.
Coronavirus: La réalité de l’étendue de l’épidémie. Agissez aujourd’hui !
Au vu du contexte chaotique et du surplus d’informations autour du Coronavirus, il parait difficile de prendre des décisions dès aujourd’hui. Devrait-on attendre d’avoir plus d’infos? Faire quelque chose aujourd’hui? Demain? Quoi exactement?

Voici les points que nous allons couvrir dans cet article, avec de nombreux graphiques, données et modèles, ainsi qu’une multitude de sources fiables:

Combien de cas de Coronavirus y aura-t-il dans votre ville/région?
Que va-t-il se passer quand ces cas apparaissent au grand jour?
Que devriez vous faire?
Quand?
Une fois terminée la lecture de cet article, voici ce que vous allez comprendre avec clarté:

Le Coronavirus arrive à vous.
Il arrive à vitesse exponentielle: progressivement, puis tout d’un coup.
C’est une question de jours. Peut-être une semaine.
Quand il arrivera, notre système de santé sera submergé.
Nos concitoyens seront traités dans les couloirs.
Des soignants épuises vont s’effondrer. Certains parmi eux mourront.
Ils devront choisir quels patients reçoivent de l’oxygène et lesquels meurent.
Le seul moyen de s’en prémunir est de pratiquer la “distanciation sociale” dès aujourd’hui. Pas demain. Aujourd’hui.
Cela veut dire garder un maximum de personnes chez elles, dès maintenant.

En tant que responsable politique, associatif ou d’entreprise, vous avez le pouvoir et la responsabilité d’éviter que le pire ne se produise.

Vous avez probablement des doutes aujourd’hui: Que se passera-t-il si vous dramatisez? Est-ce que les gens vont se moquer de vous? Être en colère? Aurez-vous l’air stupide? N’est ce pas plus raisonnable d’attendre que d’autres fassent le premier pas? Est-ce que je ne vais pas trop nuire a l’économie?

Mais dans 2–4 semaines, quand le monde entier sera bouclé ou en état d’urgence, lorsque les quelques jours précieux de “distanciation sociale” que vous aurez permis auront sauvé des vies, les gens ne vous critiqueront plus: ils vous remercieront d’avoir pris la bonne decision.

OK, c’est parti.

1. Combien de cas de Coronavirus y aura-t-il dans ma ville/region?

Coronavirus : les Français pas assez disciplinés

Alors que le pays entre dans le stade 3 de l’épidémie, le Premier ministre a annoncé samedi soir de nouvelles mesures drastiques.

Café, restaurant, cinéma, c’est terminé… Edouard Philippe a annoncé samedi soir la fermeture de tous les lieux publics « non indispensables ». A partir de minuit et jusqu’à nouvel ordre. La France est entrée dans le stade 3 de l’épidémie .
Le Premier ministre appelle les Français à plus de civisme. Il estime que les règles de distanciation sociale sont « imparfaitement » respectées.
Le premier tour des municipales, prévu ce dimanche, est lui maintenu.
La France compte désormais 4499 cas confirmés de coronavirus, dont 838 nouvelles contaminations. 91 personnes infectées sont décédées , soit 12 de plus que vendredi. On compte aussi 300 cas graves en réanimation.
L’Espagne a décidé d’une quarantaine quasi-totale et la femme du Premier ministre Pedro Sanchez infectée par le coronavirus.
La pandémie a fait au moins 5402 morts et contaminé plus de 143 000 personnes dans plus de 135 pays et territoires.
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C'est la fin de ce direct. Merci de nous avoir suivis jusqu'à si tard. Le Parisien continuera de vous informer en direct ce dimanche dès 7 heures du matin sur les développements de la crise du coronavirus, et le déroulement des municipales dans l'Hexagone.

Minuit. En Espagne, la femme du Premier ministre Pedro Sanchez infectée par le coronavirus.

23h52. Plusieurs régions allemandes restreignent la vie publique. Fermetures de piscines, cinémas, studios de fitness : plusieurs régions allemandes ont décidé samedi de prendre des mesures radicales afin de mieux lutter contre l'expansion de l'épidémie du nouveau coronavirus. Avec 733 infections supplémentaires en une journée, l'Allemagne, qui compte désormais 3.795 personnes touchées par le Covid-19 dont 8 morts, reste l'un des pays en Europe les plus frappés par le virus.

23h41. Le Canada invite ses citoyens à l'étranger à rentrer chez eux. Le Canada a invité samedi ses citoyens qui se trouvent encore à l'étranger à rentrer chez eux tant qu'ils le peuvent encore, au moment où les pays ferment leurs frontières ou mettent en place des restrictions de circulation pour endiguer la pandémie de coronavirus. « Nous recommandons aux voyageurs canadiens de revenir au Canada par des moyens commerciaux pendant qu'ils sont encore disponibles », a tweeté le ministre des Affaires étrangères Francois-Philippe Champagne

23h21. Rudy Gobert va faire un don de plus de 500.000 dollars pour lutter contre le Coronavirus.

Le basketteur français Rudy Gobert, très critiqué pour son attitude négligente peu avant de devenir le premier joueur de NBA testé positif au nouveau coronavirus, va faire des dons pour un total de plus de 500.000 dollars allant notamment à des services de santé, a annoncé samedi sa franchise.

23h16. Coronavirus : Monaco ferme boutique à son tour. Le gouvernement de Monaco a lui aussi annoncé la fermeture à partir de samedi minuit des « lieux recevant du public, non essentiels à la vie du pays » jusqu'à nouvel ordre, face à la progression du coronavirus dans les pays limitrophes. « Resteront ouverts les magasins et marchés d'alimentation, les pharmacies, les bureaux de tabac et de presse, les stations-services et les banques », a-t-il précisé dans un communiqué.

22h30. Burkina Faso : écoles et universités fermées. Après la détection de cinq nouveaux cas de coronavirus, portant le total à 7 dans ce pays sahélien très pauvre, le gouvernement a décidé de la fermeture des établissements scolaires et universitaires jusqu'à fin mars.

22h20. Un joueur du Stade Français contaminé? Un joueur de l'effectif professionnel du Stade Français aurait été testé positif au coronavirus. Si l'information est confirmée, ses coéquipiers seraient désormais en confinement pendant 14 jours.

22h10. Le Venezuela impose une quarantaine pour les voyageurs venus d'Europe. Alors que deux cas de coronavirus ont été confirmés, les voyageurs venus du Vieux-Continent seront soumis à une « quarantaine obligatoire de deux semaines ».

22 heures. Le Maroc suspend ses vols avec 29 pays. Les autorités marocaines avaient déjà suspendu les liaisons aériennes vers la France, l'Algérie, l'Espagne, l'Allemagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal et l'Italie. D'autres pays viennent d'être rajoutés à la liste : les pays scandinaves, ceux du Proche et du Moyen-Orient, la Tunisie, le Sénégal, la Mauritanie, le Niger, le Mali, le Tchad, le Canada et le Brésil. Le ministre du Transport Abdelkader Amara a été testé positif au coronavirus alors qu'il revenait d'un voyage officiel en Europe,

21h45. Israël va fermer restaurants, cafés et centres commerciaux. A partir de dimanche restaurants, centres commerciaux, cafés et salles de sport seront fermés. « Toute activité liée aux loisirs va cesser demain (dimanche) matin », déclare le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

21h35. Non respect de la quarantaine :expulsions en Colombie. Bogota expulse deux Français, un homme de 63 ans et une femme de 64 ans, et deux Espagnols qui n'avaient pas respecté la mise en quarantaine appliquée à tous les voyageurs.

21h20. Premier cas déclaré en République centrafricaine. Un citoyen italien, arrivé le 8 mars, sans symptôme, a été mis en quarantaine.

21h25. Quarantaine quasi totale en Espagne. Les Espagnols ne peuvent plus sortir de chez eux que pour aller travailler ou d'autres raisons de première nécessité comme acheter à manger. « L'interdiction de circuler dans les rues […] est obligatoirement à partir d'aujourd'hui », déclare le Premier ministre Pedro Sanchez. Cette mesure drastique rentre dans le cadre de l'état d'alerte décrété pour quinze jours.

21h20. Choisir entre deux patients. Des « cellules éthiques de soutien » devraient être mises en place dans les hôpitaux français pour aider les médecins obligés de choisir quels patients soigner en priorité si les services de réanimation sont débordés, selon les recommandations du Comité consultatif national d'éthique.

21h10. Suisse : l'armée s'apprête à venir en aide aux hôpitaux. Un des quatre bataillons hospitaliers suisses, qui compte entre 500 et 600 personnes, se prépare à apporter son aide aux hôpitaux du pays.

21 heures. Les prévisions de la RATP sans doute revues. Lundi, le trafic dans le métro parisien sera assuré « à 80 % en moyenne », annonce la RATP. Elle ajoute : « Ces prévisions peuvent encore évoluer compte tenu des annonces du Premier ministre ».

20h40. Berlin : cafés et clubs sommés de fermer immédiatement. Bistros et bars branchés ne devaient plus ouvrir leurs portes à partir de mardi. Mais face à la propagation du coronavirus, les élus de la capitale allemande ont décidé de la fermeture immédiate de tous les lieux publics où les gens se réunissent, rapporte le Tagesspiegel. Les réunions privées de plus de 50 personnes sont interdites également.

20h30. INFORMATION PRINCIPALE.

- Edouard Philippe a annoncé la fermeture jusqu'à nouvel ordre de tous les lieux recevant du public « non indispensables » à la vie du pays. Cela comprend notamment tous les cafés, cinémas, discothèques, et commerces non-essentiels.

- Ce qui reste ouvert : magasins alimentaires, pharmacies, banques, stations essence, bureaux de tabac et de presse.

- Les transports en commun restent également ouverts, même si « les plans de transport vont être adaptés ». Par ailleurs, les Français sont plus que jamais invités à limiter leurs déplacements.

20h10. Le nombre de cas région par région. Près de la moitié des contaminés sont pris en charge dans le Grand Est et en Île-de-France.

samedi 14 mars 00h Coronavirus EN DIRECT : 91 décès en France et 4.500 cas en France… Fermeture de tous les lieux « non indispensables » à partir de ce samedi minuit…

L’ESSENTIEL

La France entre officiellement au stade 3 de l'épidémie de coronavirus ce samedi, en passant la barre des 4.500 cas confirmés et 91 morts.
Dans ce contexte, le Premier ministre annonce la fermeture de tous les commerces « non essentiels » : cafés, restaurants, cinémas…
En revanche, le premier tour des élections municipales, dimanche, est maintenu.




21h15 : L'Espagne prend à son tour des mesures drastiques

Egalement très sévèrement touchée par le coronavirus, l'Espagne, par la voix de son Premier ministre Pedro Sanchez, interdit désormais tous les déplacements, sauf pour aller travailler ou d'autres raisons de première nécessité comme acheter à manger. Le pays, le deuxième le plus touché en Europe après l'Italie avec plus de 5.700 cas, était déjà en « état d'alerte » depuis hier pour quinze jours.

Les Espagnols pourront sortir de chez eux pour aller « travailler », « acheter le pain », aller à la pharmacie ou se faire soigner mais « pas pour aller dîner chez un ami » a déclaré le Premier ministre. Une mesure déjà prise dans plusieurs régions comme celle de Madrid, la plus touchée d'Espagne avec près de 3.000 cas.

« Notre main ne tremblera pas pour l'emporter face au virus », a encore dit Pedro Sanchez.

20h53 : Que signifie le passage au stade 3 de l'épidémie ?

Restaurants, bars, discothèques, cinémas sont donc appelés à fermer leurs portes dès cette nuit. Les commerces sont aussi touchés, à l'exception des magasins alimentaires, pharmacies, banques, bureaux de tabac ou encore stations-essence, a précisé le Premier ministre. Retrouvez dans cet article les annonces d'Edouard Philippe ce soir.

19h55 : La France est passé en stade 3 ce samedi

19h53 : Appel à la solidarité nationale

19h51 : 91 décès en France à ce jour

19h50 : 4.500 cas confirmés en France

19h49 : « Ce stade 3 est basé sur un renforcement. Nous évoluons vers une épidémie généralisée dans les tout prochains jours… »

19h48 : Place à Jérôme Salomon
5.800 décès dans le monde depuis le début de l'épidémie

19h46 : Le Premier ministre en appelle à la responsabilité de chacun

19h46 : Le Premier ministre en appelle à la responsabilité de chacun

19h45 : Sur les élections municipales, le premier tour pourra bien se dérouler demain

19h43 : Les transports publics resteront ouverts mais Edouard Philippe invite à les limiter au maximum

19h42 : Fermeture de tous les lieux recevant du public non-indispensable à la vie du pays annonce Edouard Philippe à partir de ce soir minuit…

Restaurant, discothèque, bar, cinéma, c'est fini pour un temps à partir de ce soir. Restera les pharmacies, la poste, les stations d'essence et les magasins alimentaires.

19h41 : « Les mesures de confinement ne sont pas bien appliquées. Nous avons vu trop de gens dans les cafés et les restaurants. »

19h40 : « Il y a une accélération de la contamination du virus et dans certains territoires, une augmentation très forte du nombre de cas en réanimation »

vendredi 13 mars 01h00 Coronavirus : 2876 cas diagnostiqués, 61 morts en France

Le président a annoncé des mesures « exceptionnelles et massives » pour « protéger les salariés et les entreprises » face à l'épidémie du coronavirus.

Depuis l’arrivée du coronavirus, on recense 131 460 cas d'infection, dont 4 923 décès dans 116 pays et territoires, principalement en Chine, Italie, Iran et Corée du Sud.
En France, on compte désormais 2 876 cas pour 61 décès .
L’OMS a qualifié l’épidémie du Covid-19 de « pandémie » et se dit « profondément préoccupée tant par les niveaux alarmants de propagation et de gravité que par les niveaux alarmants d’inaction » dans le monde.
Emmanuel Macron a ordonné la fermeture à partir de lundi, et « jusqu'à nouvel ordre », des crèches, des établissements scolaires et universités pour freiner la propagation du virus.
> Suivez en direct les événements de la journée




22h50. Ecoles, cafés et restaurants vont être fermés en Belgique.

22h45. La maire de Nantes suspend sa campagne. La maire socialiste de Nantes Johanna Rolland a annoncé jeudi soir qu'elle suspendait sa campagne électorale pour se consacrer à la lutte contre le nouveau coronavirus dans sa ville. Elle a pris sa décision « suite aux déclarations du président de la République ».

22h40. La Fédération française de football suspend toutes ses compétitions. « Je souhaite annoncer dès ce soir la suspension de l'ensemble des activités et compétitions gérées par la Fédération, ses ligues et ses districts, sur l'ensemble du territoire », a annoncé Noël Le Graët, président de la FFF. «Ainsi, tous les championnats amateurs féminins et masculins, de toutes les catégories d'âge, les divers tournois et rassemblements, les entraînements et l'activité des écoles de football sont interrompus à compter de demain vendredi 13 mars, et jusqu'à nouvel ordre. »

22h15. Le maire de Bordeaux suspend sa campagne. Le maire LR de Bordeaux Nicolas Florian a annoncé jeudi soir qu'il suspendait sa campagne électorale pour se consacrer à la mise en oeuvre des mesures de lutte contre le nouveau coronavirus. « Ce soir, je suspends ma campagne électorale pour me consacrer à 100% à mes fonctions de maire, avec l'ensemble de l'équipe municipale », a-t-il indiqué dans un communiqué.

22h10. Rudy Gobert présente ses excuses. Le premier joueur NBA testé positif au nouveau coronavirus mercredi a reconnu jeudi sur Twitter avoir « manqué de discernement ». Sous le feu des critiques pour des actes de négligences, il a présenté des excuses aux personnes qu'il a pu « mettre en danger ».

21h55. Quatre localités de Catalogne confinées. C'est une première en Espagne depuis l'apparition du coronavirus sur le territoire : quatre localités de Catalogne ont été placées sous confinement. Les quelque 66 000 habitants de ces villes (Igualada, Odena, Santa Margarida de Montbui et Vilanova del Cami) peuvent sortir de chez eux mais ne peuvent pas quitter leur agglomération depuis 21h ce jeudi.

21h40. Le parc d'attractions Disneyland en Californie va fermer ses portes à partir du 14 mars et jusqu'à la fin du mois par précaution.

21h30. Jean-Michel Blanquer est favorable au maintien des concours et des examens, malgré la fermeture des établissements scolaires jusqu'à nouvel orde.

21h25. Un service minimum sera mis en place pour les enfants des personnels soignants, dit Jean-Michel Blanquer, «de façon à ce qu'ils puissent aller quand même sur leur lieu de travail, justement pour soigner ».

21h20. « Nous sommes capables d'accompagner les élèves qui n'ont pas d'équipement informatique », assure le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer suite à l'annonce de la fermeture des écoles, collèges et lycées à partir de lundi, sans donner davantage de détails.

21h05. Réaction de Jean-Luc Mélenchon. Le chef de file de La France insoumise a estimé que le moment n'était pas à « la polémique » mais à la « solidarité et la cohésion », en réagissant à l'allocution télévisée du chef de l'Etat.

21 heures. Netanyahu veut un gouvernement d'urgence. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé à la formation « immédiate » d'un gouvernement d'urgence d'union nationale pour faire face à la propagation du virus. Il a également annoncé par ailleurs la fermeture des écoles et universités.

20h55. Trois patients de l'Ehpad de Champigny positifs. Parmi eux deux verraient leur « pronostic vital engagé » selon un communiqué publié par la mairie.

20h50. L'aéroport d'Amsterdam se prépare à tourner au ralenti. L'aéroport d'Amsterdam-Schiphol a fait état d'une baisse de 20% du nombre de passagers au cours de la première semaine de mars et se prépare à fonctionner à capacité réduite à cause du coronavirus.

20h40. Les églises de Rome fermées. Toutes les églises du diocèse de Rome seront fermées jusqu'au 3 avril pour tenter d'enrayer la pandémie, a annoncé le cardinal italien Angelo De Donatis, l'évêque vicaire de Rome.

20h36. Le cycliste Fernando Gaviria contaminé « va bien ». Le coureur cycliste colombien Fernando Gaviria, hospitalisé aux Emirats depuis une douzaine de jours, a annoncé qu'il avait contracté le coronavirus et donné des nouvelles rassurantes sur sa santé.

20h35. Bolsonaro testé pour le coronavirus. Le président brésilien Jair Bolsonaro a subi un test pour déterminer s'il était porteur du coronavirus, a annoncé l'un de ses fils, le député Eduardo Bolsonaro.

20h28. Conclusion. Emmanuel Macron conclut son discours : « Nous tiendrons tous ensemble. Vive la République et vive la France ».

20h27. Un « crève-cœur ». « Je compte sur vous pour prendre soin des plus vulnérables. Ne pas rendre visite à nos aînés, c'est un crève-cœur mais je compte sur vous. Appelez, écrivez, téléphonez ».

20h25. Mobilisation nationale. « Je compte sur nous tous pour inventer dans cette période de nouvelles solidarités. Cette crise doit être l'occasion d'une mobilisation nationale de solidarité entre générations. Nous en avons les ressorts. Je compte sur vous, toutes et tous pour faire nation ».

20h20. Fermeture de frontières. « Il y aura sans doute des mesures de fermeture de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes ».

20h19. Rappel des préconisations de santé. « Je compte sur vous pour respecter les consignes qui sont et seront données par les autorités et en particulier ces fameux gestes barrière contre le virus. Elles sont aujourd'hui encore trop peu appliquées ». « Cela veut dire se laver les mains suffisamment longtemps avec du savon ou avec des gels hydro alcooliques. Cela veut dire saluer sans embrasser ou serrer la main pour ne pas se transmettre le virus. Cela veut dire se tenir à distance d'un mètre. Ils peuvent apparaître anodins. Ils sauvent des vies ».

20h18. « Il nous faut unir nos forces ». « Nous devons aujourd'hui éviter deux écueils. D'une part, le repli nationaliste, ce virus. Il n'a pas de passeport. Il nous faut unir nos forces, coordonner nos réponses, coopérer. La coordination européenne est essentielle et j'y veillerai », a déclaré le président.

20h17. Un plan de relance national et européen. « En parallèle, j'ai demandé au gouvernement de préparer d'ores et déjà un plan de relance national et européen cohérent avec nos priorités et nos engagements pour l'avenir. La Banque centrale européenne a déjà aujourd'hui fait part de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes ? Je ne le crois pas », a précisé le chef de l'Etat.

20h15. Un report du paiement des cotisations. « Les entreprises pourront reporter sans justification le paiement des cotisations et impôts », a assuré le président.

20h14. Des mesures de chômage partiel. « Dès les jours à venir, un mécanisme exceptionnel et massif de chômage partiel sera mis en oeuvre », s'engage Emmanuel Macron. « L'Etat prendra en charge l'indemnisation des salariés contraints à rester chez eux ».

20h11. La trêve hivernale « reportée de deux mois ».

20h10. Les transports en commun maintenus. « Les transports publics continueront de fonctionner mais j'en appelle à la responsabilité de chacun », a précisé le président.

20h06. Des déplacements limités. « Je demande à tous les Français de limiter leurs déplacements au strict nécessaire », a expliqué le chef de l'Etat.

20h04. Fermeture des écoles. Les crèches, les écoles, les collèges, les lycées, les universités seront fermés à partir de lundi et jusqu'à « nouvel ordre ».

« Nos enfants et nos plus jeunes, selon les scientifiques, sont celles et ceux qui propagent, semble t il, le plus rapidement le virus ».

 mercredi 11 mars Coronavirus : La France se prépare à une accélération de l’épidémie

CORONAVIRUS Le dernier bilan officiel, mardi soir, faisait état en France de 33 décès (contre 25 lundi) sur les 1.784 cas confirmés

L’exécutif prépare les esprits à une accélération de l’épidémie du nouveau coronavirus, excluant pour l’instant des mesures de confinement aussi drastiques qu’en Italie, et tente de trouver une réponse au sévère ralentissement économique.




« Nous prenons des mesures adaptées. Aujourd’hui, il n’y a pas lieu de prendre des décisions de cette nature » mais « si demain ou après-demain, il y avait lieu de le faire, nous l’expliquerions et peut-être les prendrions-nous », a déclaré Emmanuel Macron, en réponse à une question sur les mesures adoptées en Italie. Pour le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, « le passage au stade 3 devrait arriver dans les prochains jours », pouvant accentuer localement certaines contraintes face au coronavirus.

Le dernier bilan officiel, mardi soir, faisait état en France de 33 décès (contre 25 lundi) sur les 1.784 cas confirmés. 86 malades sont en réanimation. Toutes les personnes décédées sont des adultes et pour 23 d’entre elles étaient âgées de plus de 75 ans

« Il reste de nombreuses incertitudes scientifiques sur ce virus »
« Nous sommes au tout début de cette épidémie », a estimé Emmanuel Macron alors que la plus forte augmentation de cas confirmés – 372 en vingt-quatre heures – a été rapportée mardi soir. « Nous vivons une crise exceptionnelle », a-t-il insisté. Si « 80 à 85 % des formes restent bénignes » a rappelé Jérôme Salomon, « il reste de nombreuses incertitudes scientifiques sur ce virus », contrairement à celui de « la grippe qu’on connaît depuis cent ans » – et qui fait 10.000 morts chaque année en moyenne dans le pays. « Ce n’est pas une grippette, il peut donner des formes graves sur des personnes pas si âgées que ça », a prévenu Jérôme Salomon.

Face à la progression du virus, les autorités font appel aux volontaires de la réserve sanitaire, pour renforcer les personnels de santé, « y compris des étudiants en médecine ». Par un communiqué de leurs ordres respectifs, médecins et infirmiers sont également conviés à rejoindre la réserve sanitaire pour lutter contre l’épidémie. Sont concernés les professionnels en retraite depuis moins de cinq ans ou disponibles suite à une cessation d’activité.

Mesures de protection renforcées autour du Président
Progressivement le virus se rapproche du sommet de l’Etat avec un ministre contaminé (Franck Riester, Culture) et confiné chez lui. Un test mené sur sa collègue de la Justice Nicole Belloubet s’est en revanche révélé négatif. L’Elysée a d’ailleurs nettement renforcé les mesures de protection autour du Président et de ses collaborateurs, en limitant visites et réunions. Environ 1.000 tests de dépistage du coronavirus sont pratiqués chaque jour, a précisé le ministère de la Santé. Pour augmenter les capacités, le gouvernement a autorisé par arrêté, dimanche, les laboratoires de ville à faire des tests.

Le syndicat des biologistes a d’ailleurs réclamé des « masques de protection FFP2, mais aussi des masques chirurgicaux indispensables pour prendre en charge les patients à risque » et qui font défaut aux établissements. Pour freiner au maximum la propagation du virus, outre la fermeture des écoles dans les régions les plus touchées depuis lundi, et pendant deux semaines, tous les rassemblements de plus de 1.000 personnes sont interdits en France jusqu’au 15 avril, en plein air comme en milieu clos.

mardi 10 mars une heure du math Coronavirus : 25 décès et 1412 cas confirmés en France: plus de 15000 contaminations en Europe, dont 520 décès

Près de 110 000 personnes sont contaminées dans le monde. La France compte, elle, plus de 1 400 cas.
On dénombre désormais en France au moins 25 décès liés au coronavirus. Quelque 1 412 cas ont été recensés depuis le début de l’épidémie. Dans le monde, plus de 110 000 personnes ont été contaminées.
Le gouvernement est désormais touché par le virus : le ministre de la Culture, Franck Riester, a été testé positif mais est « en forme », selon son cabinet.
Le bilan en Italie a fortement augmenté avec plus de 9 000 cas au total et 463 décès . Ces nouveaux chiffres font du pays le deuxième le plus touché au monde, après la Chine, et devant la Corée du Sud. L’intégralité du pays a été placée en quarantaine.
> Les événements de la journée de lundi :

Minuit. « Le monde a été pris de court par le coronavirus », déclare Donald Trump. Le président américain annonce vouloir prendre des mesures pour soulager l'économie américaine face aux répercussions de l'épidémie de nouveau coronavirus. Il évoque « une coupe possible dans les taxes salariales » qui doit être discutée avec les responsables du Congrès, lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche de l'équipe coordonnant la réponse américaine à l'épidémie.





23 heures. Plus de 15 000 contaminations en Europe. Plus de 15 000 personnes ont été touchées par le nouveau coronavirus en Europe, selon un comptage de l'AFP à partir de sources officielles lundi à 19 heures. Ce bilan s'établissait à 15 090 cas, dont 520 décès. Le pays le plus touché est l'Italie avec 9 172 cas et 463 décès.

22h50. L'objectif ? Retarder le pic de l'épidémie, affirme Olivier Véran. Le ministre de la Santé a pris le temps faire un schéma illustrant la progression de l'épidémie et la stratégie du gouvernement pour la limiter, sur le plateau de BFMTV.

22h45. Deux premiers cas au Burkina Faso. Un couple de burkinabè a été testé positif au Covid-19. Ils étaient de retour d'un voyage en France, rapporte la presse locale.

22h40. Les sans-abri hébergés après l'hiver ? C'est ce que réclament les associations de lutte contre la pauvreté au gouvernement. « Il serait inconcevable que l'Etat ferme des places d'hébergement dans ce contexte de crise sanitaire », explique Florent Gueguen, directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui regroupe 800 associations. Chaque année, des milliers de personnes retournent dans la rue à la fin de la trêve hivernale, qui court du 1er novembre au 31 mars.

22h30. L'Espagne ferme ses écoles. Le pays, qui compte 1 204 contaminés et 28 mort, a recommandé à la population « d'éviter les voyages qui ne sont pas nécessaires ». Dans la région de Madrid et deux villes du Pays basque, tous les cendres éducatifs seront fermés dès mercredi.

22h10. La vie sociale en suspens. Selon l'antenne de France Télévisions à Rome, les Italiens devront remplir un formulaire pour avoir le droit de se déplacer hors d'Italie ou d'une commune à une autre. Les bars et restaurants devront fermer après 18 heures. Les messes, mariages et funérailles restent suspendus. Les portes des théâtres, musées et cinémas restent fermés. Le pays dénombre au moins 463 morts et plus de 9 000 contaminations.

22 heures. Les établissements scolaires italiens fermés plus longtemps. Le gouvernement italien a également annoncé la prolongation de la durée de fermeture des écoles et universités du pays. Ces établissements resteront fermés jusqu'au 3 avril.

21h50. Toute l'Italie passe en quarantaine. Le Premier ministre italien a annoncé la restriction des déplacements sur toute l'Italie, sauf en cas d'urgences sanitaires ou liées au travail. Le gouvernement a également imposé « l'interdiction de rassemblement ».

Toutes les activités sportives à tous niveaux sont interrompues jusqu'au 3 avril, ce qui inclut donc les matches de football de Serie A. « Il n'y a pas de raison pour que se poursuivent les matches et les manifestations sportives et je pense au championnat de football. Je suis désolé mais tous les tifosi doivent en prendre acte », a déclaré Giuseppe Conte. Les mesures sont précisées dans un décret qui entrera en vigueur mardi.

21h40. Franck Riester a-t-il pu contaminer d'autres membres du gouvernement ? Non, selon le ministre de la Santé. Invité sur BFM, Olivier Véran assure que « personne ne se serre la main en Conseil des ministres depuis maintenant deux semaines ». L'enquête sur les éventuels « cas contacts rapprochés » sera conduite comme pour n'importe quel Français, assure-t-il.

21h30. L'Organisation internationale du travail s'inquiète pour le chômage des jeunes. Les mesures exceptionnelles prises par les gouvernements devraient avoir des conséquences particulièrement négatives sur l'accès des jeunes au marché du travail, en raison de leur impact sur la consommation et la production. Les jeunes actifs sont en général plus touchés par les crises économiques, selon l'organisation.

21h15. Trump exposé ? Un élu américain dit avoir été exposé au coronavirus quelques jours avant de rencontrer le président des Etats-Unis. Doug Collins explique dans un communiqué avoir été informé par les organisateurs d'une grande conférence conservatrice, organisée fin février, qu'il y avait été photographié avec une personne qui a depuis subi un test positif au coronavirus. Cet élu républicain, qui a choisi de se mettre lui-même en quarantaine, avait accompagné Donald Trump vendredi lors d'une visite officielle.

21h10. En Iran, Khamenei annule son discours du Nouvel An. Le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tient chaque année un discours pour le Nouvel An persan. L'allocution devait avoir lieu cette année le 20 mars à Machhad, au nord-est du pays. Avec un bilan officiel de 237 morts lundi, l'Iran est l'un des principaux pays touchés par le virus.

21 heures. Aix-Montpellier reporté : le match avancé de la 19e journée du Championnat de France de handball, initialement prévu jeudi, a été reporté. En revanche, « la perspective d'annuler » le Final Four de la Coupe de la Ligue masculine, samedi (demi-finales Paris SG-Toulouse et Nantes-Chambéry) et dimanche (finale) dans la salle d'Antarès du Mans, « n'est pas à l'ordre du jour », selon un communiqué de la Ligue nationale de handball.

20h40. Pendant ce temps-là, en Outre-mer… Alors que l'Hexagone est en stade 2 depuis fin février, « le stade 1 est maintenu dans l'ensemble des territoires » ultramarins. À ce stade, 10 cas sont confirmés dans les territoires d'outre-mer : deux cas en Martinique, cinq en Guyane, deux à Saint-Martin et un à Saint-Barthélemy.

20h35. Pas de prière vendredi à la Grande Mosquée de Paris. Cette mesure est effective « jusqu'à nouvel ordre ». De son côté, le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelle, dans un communiqué, « les mosquées accueillant habituellement plus de 1 000 fidèles » à annuler la prière du vendredi 13 mars « à défaut de pouvoir maîtriser leurs effectifs ».

20h30. Les Etats-Unis exhortent les personnes âgées à faire des stocks. Les autorités sanitaires américaines exhortent les personnes les plus susceptibles de tomber gravement malades à se préparer à rester chez elles. Nancy Messonnier, une responsable des Centres américains de contrôle de santé et de prévention des maladies, encourage ainsi à stocker « des médicaments », notamment « pour la tension artérielle et le diabète », ainsi que des « produits ménagers » et de la « nourriture ».

20h20. Il est à quai ! Le paquebot Grand Princess a accosté à Oakland, près de San Francisco, à l'ouest des Etats-Unis.

20h10. L'Espagne compte 28 morts. Près de 1 200 cas ont été recensés par le ministère espagnol de la Santé.

20h05. Franck Riester contaminé. Le ministre français de la Culture est « en forme », selon son cabinet, mais a bien été testé positif.

20 heures. Israël écarte ses visiteurs. Toute personne arrivant dans le pays devra observer une quarantaine de deux semaines, selon le Premier ministre, Benjamin Netanyahu. Cette décision sera effective « pendant deux semaines ».

19h50. Premier décès constaté au Canada. Une personne âgée qui avait contracté le coronavirus est morte ce dimanche soir dans une maison de retraite médicalisée de la Colombie-Britannique. Deux autres patients de cet établissement situé au nord de Vancouver, ainsi qu'une infirmière, ont également été infectés.

19h40. Stylos à foison. Philippe Saurel, maire de Montpellier (Hérault), a commandé 320 000 stylos afin que chaque électeur puisse émarger sans risque de transmission, dimanche, lors des élections municipales.

19h30. La Corse touchée. Les autorisés comptabilisent pour l'heure près de 38 cas dans la région d'Ajaccio, où l'on considère désormais qu'il existe un « regroupement de cas ».

19h25. De 25 à 30 décès en France. Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, évoque d'abord « 25 décès », quinze hommes et dix femmes, quand Santé Publique France en annonce 30. Relancé, Jérôme Salomon dit avoir « confiance » dans l'agence nationale de santé publique, mais affirme ne pas disposer pour l'heure d'informations détaillées sur cinq de ces cas potentiels, d'où un bilan probablement minoré. Toujours selon le directeur général de la Santé, le virus a fait 3 892 morts dans le monde.

19h20. L'Italie au repos ? Le Comité olympique italien réclame la suspension de « toutes les activités sportives à tous niveaux » jusqu'au 3 avril face à la progression du nouveau coronavirus. Le gouvernement pourrait prendre un décret en ce sens.

19h10. 1 412 cas en France. Selon un bilan établi à 15 heures par Santé Publique France, l'épidémie a causé 30 décès dans le pays.

19h05. La Roumanie et la Slovénie limitent drastiquement les rassemblements. Les deux pays ont mis en place l'interdiction des rassemblements respectivement de plus de 1 000 personnes et 100 personnes. La Bulgarie a quant à elle ordonné la fermeture de facto des salles de spectacles et même des cinémas.

19 heures. L'Etat de New York lance son propre gel hydroalcoolique. Face aux pénuries, le gouverneur démocrate, Andrew Cuomo, a dévoilé en grande pompe une bouteille de ce nouveau produit « Made in the state of New York », fabriqué par les ateliers de l'Etat grâce au recours de la main-d'œuvre carcérale.

18h45. Le Marathon des Sables reporté. La 35e édition de ce trail mythique dans le désert marocain, programmée du 3 au 13 avril, a été repoussée en septembre en raison de l'épidémie.

18h40. Le ski en Italie, c'est fini. Le pays ferme toutes ses stations.

18h35. L'Europe passe le cap des 500 morts. L'Italie recense notamment 97 nouveaux décès.

18h25. Inquiétude sur le Nil. Des touristes français, américains et indiens sont confinés depuis vendredi sur un bateau de croisière à Louxor, dans le sud de l'Egypte, après la détection de cas de nouveau coronavirus. Ils se disent « inquiets » de leur sort et celui de leurs proches hospitalisés.

18h15. Un cas à Florange (Moselle). Une salariée des grands bureaux d'ArcelorMittal a été testée positive, révèle Le Républicain lorrain. Deux autres cas sont suspectés.

17h55. Pagaille dans les prisons italiennes. Les prisonniers, privés de visite de leurs proches en raison de l'épidémie, se révoltent. Les autorités pénitentiaires décomptent plusieurs morts et des dizaines d'évasions.

17h50. Chutes records en Bourse. La Bourse de Paris s'écroule de 8,39 %, à 4707,91 points, soit sa pire séance depuis 2008. A Francfort, le Dax a baissé de 7,94 %, la plus lourde chute depuis 2001.

17h45. Masque, gel, gestion des files d'attente, procuration… Vous voulez savoir à quoi vont ressembler les bureaux de vote, ce dimanche? Voici ce qui pourrait changer pour premier tour des élections municipales.

17h40. En Chine, plus de 70 % des malades en Chine ont guéri. Quelque 80 000 cas ont été rapportés dans le pays. Selon l'Organisation mondiale de la santé, le géant asiatique « est en train de maîtriser l'épidémie ».

17h30. La « menace d'une pandémie » est désormais « très réelle ». Selon le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, il s'agirait néanmoins de « la première pandémie de l'histoire qui pourrait être contrôlée ».

17h25. Des avions à vide. Les compagnies aériennes continuent d'assurer les liaisons désertées par les voyageurs. Nos explications ici.

17h15. Le Grand Princess attendu à 20 heures. Le paquebot doit arriver à Oakland, dans la baie de San Francisco, après avoir été maintenu cinq jours au large des côtes californiennes par mesure de précaution.

17h10. En Iran, le coronavirus a fait 237 morts. Téhéran a annoncé le décès de 43 personnes supplémentaires infectées.

17h05. Près de 300 cas en Île-de-France. Selon un bilan des autorités dont nous avons eu connaissance, Paris concentre 26 de ces cas. Une quinzaine de malades franciliens ont par ailleurs été placés en réanimation. Ces chiffres ont été rapportés aux maires d'arrondissement lors d'une réunion interne à l'Hôtel de Ville, ce lundi.

17 heures. Premiers cas à Chypre. Avec Nicosie, c'est l'ensemble des 27 pays de l'Union européenne qui sont désormais touchés par l'épidémie.

16h55. Une classe fermée à Paris. Des élèves de CE2 de l'école élémentaire Blomet, située dans le 15e arrondissement, n'ont plus le droit de revenir en cours avant le 16 mars. Une élève a été diagnostiquée « positive légère » au coronavirus, selon le maire de l'arrondissement, Philippe Goujon, interrogé par France Bleu.

16h50. Deux décès en Allemagne. Il s'agit des premières morts liées à l'épidémie outre-Rhin.

16h40. Un cas à Lesbos. Une habitante grecque a été diagnostiquée positive au nouveau coronavirus sur cette île où plusieurs centaines de migrants sont arrivées récemment. Cette femme de 40 ans, qui avait voyagé récemment en Israël et en Egypte, avait été placée dès dimanche à l'isolement.

16h30. La flamme sans public. Le Comité olympique grec annonce que la cérémonie d'allumage de la flamme olympique, prévue ce jeudi dans le stade antique d'Olympie, sera fermée aux spectateurs.

16h20. Pas de parade pour la Saint-Patrick. Le gouvernement irlandais a décidé d'annuler les défilés organisés à Dublin et dans la deuxième ville du pays, Cork, le 17 mars.

16h05. Campagnes perturbées. Les nouvelles mesures de restriction conduisent de nombreux candidats à annuler leurs meetings dans la dernière ligne droite des élections municipales. A Paris, Anne Hidalgo a par exemple renoncé au sien prévu jeudi soir. Il sera probablement remplacé par un dispositif virtuel interactif mené sur les réseaux sociaux.

15h55. OL-Reims à huis clos. La rencontre entre l'Olympique Lyonnais et le Stade de Reims prévue vendredi à 20h45, se jouera sans spectateur, conformément aux décisions prises par le gouvernement.

samedi  7 mars a 23h Coronavirus : 336 nouveaux cas et sept décès de plus en 24 heures en France désormais 16 morts et 949 cas de coronavirus confirmés, soit 336 de plus que vendredi soir.

Le bilan s'alourdit en France ce samedi avec désormais 16 morts et 949 cas de coronavirus confirmés, soit 336 de plus que vendredi soir. La France est maintenue en "stade 2", mais les mesures sont renforcées dans l'Oise et le Haut-Rhin.

Le coronavirus continue de s'étendre. Ce samedi soir, le ministère de la Santé annonce que 949 cas sont confirmés en France depuis le début de l'épidémie, soit 336 cas de plus et sept nouveaux décès en 24 heures. Ce qui porte le bilan à 16 décès en France. Le pays est maintenu en "stade 2" mais les mesures sont renforcées dans l'Oise, le Haut-Rhin et certaines communes du Morbihan. À compter de lundi matin, et pour 15 jours, les établissements scolaires seront fermés dans ces départements. Les 13 régions de la métropole ainsi que la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane sont touchées.

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L'essentiel
Un numéro vert est activé 24h/24 pour répondre aux questions : le 0800 130 000.
16 morts et 949 cas de coronavirus confirmés en France ce samedi, soit 336 cas de plus et 7 décès en 24 heures.
Où sont les principaux foyers épidémiques ? Consultez notre carte.
Les autorités déconseillent aux mineurs de moins de 15 ans de rendre visite aux personnes âgées.
Les autorités préconisent de limiter les visites à une personne majeure et en bonne santé par patient dans tous les établissements de santé, y compris les maternités.
La France est toujours placée en "stade 2" de l'épidémie, mais les autorités se préparent à passer en "stade 3".
Dans le Haut-Rhin où le nombre de cas a été multiplié par 8 en 48h, les crèches, maternelles, écoles, collèges et lycées seront fermés à compter de lundi matin, et pour 15 jours. Même chose dans l'Oise et certaines communes du Morbihan.
Le match de Ligue 1 Strasbourg-Paris SG, prévu samedi à 17h30, a été reporté et le match du Tournoi des 6 Nations féminin entre l'Écosse et la France de samedi soir à Glasgow a été reporté.
Les pharmacies vont pouvoir fabriquer du gel hydroalcoolique.
Le virus peut-il muter ? Réponse dans cet article. Quelles personnes sont les plus vulnérables ? On vous explique. Comment se passe le dépistage ? Précisions et vidéo dans cet article.
Le fil de la journée de samedi
21h : c'est la fin de ce direct, nous vous remercions d'avoir suivi la journée avec nous. Rendez-vous ce dimanche matin pour un nouveau direct.

20h57 : un "plan bleu" qui prévoit notamment l'augmentation du personnel pour empêcher l'isolement des résidents, sera de la même façon activé dans les Ehpad.

20h55 : "Nous avons engagé le niveau 1 du plan blanc qui met tous les hôpitaux sous tension pour planifier" la mise en oeuvre rapide des "moyens indispensables en cas d'afflux" de patients, a souligné Jerôme Salomon.

20h50 : les hôpitaux et cliniques sont déjà "mis sous tension" et doivent se tenir prêts à déclencher leur "plan blanc", ont indiqué les autorités.

20h45 : à Montpellier, en écho aux consignes nationales dont on vous parlait tout à l'heure, les visites au centre hospitalier sont restreintes : les mineurs et les personnes qui présentent de la fièvre, de la toux, ou des difficultés à respirer sont interdites dans tous les services. Pour les autres visiteurs, un patient ne peut désormais recevoir la visite que d'une seule personne, et il est fortement déconseillé d'aller voir un patient âgé. Les précisions dans cet article.

20h41 : dans le Morbihan, l'un des foyers de l'épidémie, 10 nouveaux cas ont été recensés ce samedi, indique France Bleu Armorique. Le foyer épidémique concerne à présent les communes d'Auray, Carnac, Crac'h, Saint-Philibert et Saint-Anne d'Auray.

20h35 : Pour Jérôme Salomon, il est primordial de respecter les consignes de sécurité et de réduire le plus possible les visites aux personnes âgées, en particulier dans les maisons de retraite.

20h19 : le rassemblement évangélique de Mulhouse est à l'origine de "plus de 80 cas dans le Haut Rhin, mais aussi 167 cas dans la région Grand est et au-delà, puisqu'on trouve tous les jours des cas qui sont en lien avec ce rassemblement", a poursuivi Jérôme Salomon.



20h17 : parmi les 949 cas confirmés, 278 sont directement liés à un foyer épidémique, a précisé Jérôme Salomon.

20h15 : parmi les 16 personnes décédées, il y a "11 hommes et cinq femmes, dont 12 personnes de plus de 70 ans, et à chaque fois de nombreuses comorbidités sous-jacentes", a précisé Jérôme Salomon, ce qui signifie que les personnes décédés souffraient d'autres pathologies.

20h13 : les décès qui se sont produits ces dernières heures, eux, ont eu lieu dans les Hauts-de France, la Normandie, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand-Est, a indiqué le Directeur général de la Santé.

20h10 : voici les chiffres des cinq régions les plus touchées : 250 cas dans la région Grand-Est, 173 cas dans les Hauts-de-France, 129 cas en Bourgogne-Franche-Comté, 104 cas en Île-de-France, et 102 cas en Auvergne-Rhône-Alpes. Les autres régions comptent chacune moins de 50 cas.

20h : Cinq régions sont particulièrement touchées, précise Jérôme Salomon, et huit régions comptent moins de 50 cas.

19h51 : Le virus circule de façon active dans certaines zones que nous surveillons de près, a précisé Jérôme Salomon.

19h45 : la France reste au stade 2 de la gestion de l'infection, mais le stade 3 est inéluctable, a indiqué le directeur général de la Santé.

19h36 : le directeur général de la Santé annonce que 949 cas sont avérés en France depuis le début de l'épidémie, soit 336 cas de plus en 24 heures. 16 décès ont été enregistrés depuis le début de l'épidémie, soit sept morts de plus en 24 heures. 45 personnes sont actuellement en réanimation, indique Jérôme Salomon.

19h32 : en Corse, 19 cas sont désormais positifs, annonce l'ARS. Onze nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés ce samedi soir à Ajaccio, indique France Bleu RCFM.

19h11 : la députée de Haute-Garonne Elisabeth Toutut-Picard vient de confirmer elle-même qu'elle avait contracté le virus. Elle indique qu'elle est sortie de l'hôpital, son état s'étant amélioré.

Coronavirus : l'Italie va placer en quarantaine onze zones dont les régions de Milan, Venise et Parme

Pays le plus touché par l'épidémie de coronavirus en Europe, avec presque 6 000 cas et plu s de 200 morts, l'Italie prend des mesures drastiques pour limiter la propagation de l'épidémie dans plusieurs régions du nord, les plus touchées, les plus peuplées, et les plus riches du pays aussi. Sont concernées notamment : la région de Milan, celle de Venise, une partie de l'Emilie-Romagne (vous trouverez sur le site du Corriere della Sera une carte détaillée des zones concernées). Ce projet du gouvernement, qui doit entrer en vigueur dimanche 8 mars, prévoit la mise sous cloche des régions, avec interdiction d'y entrer ou d'en sortir sauf cas de force majeure, jusqu'au 3 avril prochain, indiquent plusieurs médias italiens comme l'agence Ansa, ainsi que les quotidiens Il Corriere della Sera et La Repubblica.

Concrètement, les écoles, les universités, les musées, les salles de sport, les centres culturels ou les piscines seront fermées. Les personnels hospitaliers, les employés du funéraire verront leurs vacances repoussées, quand les mariages et les évènements sportifs seront annulés. Dans le cas des matchs professionnels, ils pourront se jouer à huis clos.

vendredi 6 mars - Coronavirus : 9 morts et 577 cas confirmés en France, la barre des 100.000 cas dans le monde dépassée

ÉPIDÉMIE - Le coronavirus continue à se propager dans le monde : l'épidémie a dépassé les 3.400 morts pour plus de 100.000 contaminations dans au moins 85 pays. En France, 577 cas ont désormais été confirmés et 9 décès déplorés. Suivez les dernières informations.

577 CAS CONFIRMÉS EN FRANCE ET 9 DÉCÈS



Dans un communiqué ce vendredi, la Direction générale de la santé (DGS) indique que "ce vendredi 6 mars 2020, d’après les dernières données validées, on dénombre 577 cas confirmés(dont 154 nouveaux depuis jeudi) et 2 personnes supplémentaires sont décédées portant à 9 le nombre de décès".



"L’objectif des autorités sanitaires est de ralentir la propagation du virus sur le territoire. Freiner cette diffusion, c’est atténuer l’impact sur la population lors du passage au stade 3, le pic d’épidémie en sera d’autant limité", poursuit le communiqué.



La DGS rappelle que les personnes âgées sont les plus à risque et doivent être protégées. Ce vendredi, Emmanuel Macron a appelé vendredi à "limiter au maximum les visites" aux aînés et répété que "la priorité absolue aujourd'hui est de protéger les plus fragiles" d'une contamination au coronavirus, lors d'une visite dans une maison de retraite à Paris.



"L’ensemble des professionnels de santé, plus de 150 établissements de santé et les professionnels libéraux, sont mobilisés pour limiter la propagation du virus sur le territoire français. Le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle que les mesures d’hygiène régulières et répétées constituent une barrière efficace contre la propagation et le risque de contracter le virus du COVID-19", rappelle la Direction générale de la santé.

18:46
ROLAND GARROS



Quid de Roland-Garros ? Les organisateurs du tournoi "étudient différents scenarii" face à la menace du coronavirus mais "ne sont pas dans l'hypothèse d'une annulation ni d'un report" du tournoi du Grand Chelem prévu à Paris du 25 mai au 7 juin, ont-ils affirmé vendredi à l'AFP.



De la distribution de "kits +gel et masque+" à la "réduction des jauges de spectateurs" en passant par "la gestion des flux pour gérer les déplacements" sur le site et même "l'annulation des billets de titulaires venant de zones à risques", la Fédération française (FFT) organisatrice du tournoi étudie "en relation avec les autorités" sur une base quotidienne "les scenarii pour minimiser les risques de contagion", a expliqué son directeur général Jean-François Vilotte.



Aucun des courts de Roland-Garros n'entre dans la catégorie des enceintes confinées pour lesquelles les autorités françaises ont décidé d'annuler les événements réunissant plus de 5.000 personnes. Même le court central, désormais doté d'un toit, n'entre pas dans cette catégorie, a assuré François Vilotte.

18:39
MESURES SANITAIRES



Lieu de confinement par excellence, les prisons pourraient ne pas être épargnées par le coronavirus, alors que l'épidémie gagne chaque jour du terrain. Les autorités ont déjà pris des mesures pour limiter la propagation du virus.

CAMEROUN



L'Afrique centrale à son tour touchée. Deux cas du nouveau coronavirus ont été confirmés au Cameroun, a annoncé vendredi le ministre de la Santé, précisant que les malades sont un Français arrivé le 24 février à Yaoundé et une Camerounaise qui avait été en contact avec lui.

18:31
FACEBOOK



Facebook a annoncé vendredi avoir fermé pour des "nettoyages en profondeur" une partie de ses bureaux à Singapour, où un employé du géant américain a été testé positif au nouveau coronavirus, et ses locaux à Londres où il s'était rendu.



Après identification d'un cas dans les équipes basées à Singapour, "nous avons immédiatement fermé les zones affectées pour un nettoyage en profondeur et conseillé à nos employés basés dans les zones affectées de travailler depuis chez eux jusqu'au 13 mars", a indiqué le groupe dans un communiqué.

18:21
VATICAN



La Cité du Vatican, le plus petit Etat du monde, où réside le pape François, a annoncé vendredi son premier cas de coronavirus. Il a été détecté dans le modeste centre médical, situé non loin d'une des portes d'accès au territoire de ce micro-Etat, qui accueille en temps normal des habitants, des employés ou des retraités du Vatican, dont des membres du clergé.



Vendredi, il a provisoirement mis fin à toutes les consultations "pour assainir les locaux après la découverte hier d'un cas positif de Covid-19 sur un patient", a annoncé le Saint-Siège. La Cité du Vatican, en grande partie enserrée derrière des murs élevés de part et d'autre de la place Saint-Pierre, s'étend seulement sur 44 hectares (0,44 km2). Cet insolite Etat ne compte que 450 habitants, dont une centaine de gardes suisses vivant ensemble dans une caserne.

18:15URGENT
ITALIE



L'Italie a enregistré 49 nouveaux décès liés au coronavirus en 24 heures, soit 197 morts au total depuis le début de l'épidémie, selon un nouveau bilan publié vendredi par la Protection civile.

17:45
ECONOMIE



L'impact économique du coronavirus s'est fait ressentir une nouvelle fois ce vendredi. La Bourse de Paris a plongé de 4,14%, dans un marché paniqué tant par la chute brutale des cours du pétrole que par la propagation de l'épidémie de coronavirus sur le sol américain, faisant craindre un impact économique non négligeable sur les Etats-Unis, jusqu'alors épargnés.



L'indice CAC 40 a chuté de 221,99 points à 5.139,11 points, dans un volume d'échanges toujours extrêmement étoffé de 7,6 milliards d'euros. La veille, il avait déjà fini en nette baisse (-1,90%).

17:40
TOURISME



Le nombre de touristes dans le monde devrait baisser de 1 à 3% en 2020 en raison de l'épidémie de nouveau coronavirus, contre une hausse de 4% prévue jusqu'ici, a annoncé vendredi l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).



Cette baisse "se traduirait par une perte estimée de 30 à 50 milliards de dollars en dépenses de touristes", estime l'OMT dans un communiqué

17:39
PROCHE ORIENT



Les autorités israéliennes, en coordination avec l'Autorité palestinienne, ont empêché vendredi l'entrée et la sortie de touristes à Bethléem, principale ville touristique en Territoires palestiniens, en raison de découvertes de cas de coronavirus qui ont poussé les autorités locales à décréter un état d'urgence sanitaire.



Selon un journaliste de l'AFP sur place, une vingtaine de cars de touristes étaient bloqués au check-point à l'entrée de Bethléem, ville où se trouve la basilique de la Nativité et située à moins d'une dizaine de kilomètres de Jérusalem.

17:19
BOURGOGNE



La région Bourgogne-Franche-Comté annonce que, parmi les nouveaux recensés ce vendredi, 36 se situent sur son sol. Cela porte le nombre de cas confirmés à 80 en région. Par ailleurs, 2 patients hospitalisés au CHU de Dijon sont guéris et ont pu regagner leur domicile.

17:11
BILAN



On en sait plus sur le profil des deux nouveaux décès survenus dans la soirée de jeudi, dans l'Oise. Il s'agit d'un homme de 94 ans, qui avait été pris en charge à Creil le premier mars. Le second homme avait 70 ans, et il était hospitalisé depuis le premier mars à Senlis.

17:06
RELIGION



Le pèlerinage de Lourdes, prévu ce weekend, pourra-t-il avoir lieu ?

Coronavirus : le député Jean-Luc Reitzer toujours hospitalisé, 4 nouveaux signalements à l'Assemblée

ORONAVIRUS - Le député Jean-Luc Reitzer a été hospitalisé en réanimation après avoir été contaminé par le Covid-19. A l'Assemblée, où un autre salarié a été également contaminé, 4 nouvelles personnes ont effectué un signalement ce vendredi et vont être dépistées.
- Felicia Sideris
En 48 heures, huit fois plus de cas de coronavirus ont été diagnostiqués dans le Haut-Rhin. Comme l'a indiqué le préfet, Laurent Thouvet, ce vendredi 6 mars, il y a désormais 81 cas dans ce "foyer significatif". Parmi eux, un député. Jean-Luc Reitzer, élu Les Républicains dans ce département alsacien, est hospitalisé depuis jeudi à Mulhouse. Comment a-t-il été contaminé ? L'Assemblée nationale, où un employé a également été contaminé, est elle un "foyer" de l'épidémie ? Où en est l'enquête épidémiologique ? On fait le point sur que l'on sait.

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Le député n'était "pas en contact" avec la paroisse évangélique
Âgé de 68 ans, Jean-Luc Reitzer aurait été contaminé à Mulhouse, selon nos informations. Ce département est devenu un foyer de contamination après un rassemblement religieux qui a réuni près de 2500 personnes pendant une semaine. Cependant, selon la porte-parole de La Porte ouverte chrétienne, Nathalie Schnoebele, le député n'était pas "du tout en contact" avec cette paroisse évangélique.

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Député de la 3ème circonscription du Haut-Rhin depuis près de 32 ans, l'élu était-il en contact avec d'autres députés ? D'après nos informations, il aurait annulé nombre de ses participations cette semaine. Il ne s'est donc ni rendu à la dernière réunion de groupe, ni en commission. Par contre, Jean-Luc Reitzer était présent dans l'hémicycle le mardi 25 février, lors des questions au gouvernement.

Quatre nouveaux signalements au Palais Bourbon
Dans les rangs, on s'inquiète donc d'une propagation. D'autant plus qu'un employé de la buvette est lui aussi contaminé. Ce dernier est désormais confiné à son domicile. Il a été demandé à celle et ceux des parlementaires et des agents qui avaient fréquenté ce lieu le 4 mars ou le restaurant les 4 et 5 mars de respecter assidûment les consignes données par les autorités sanitaires. À savoir : une vigilance et stricte observation des "barrières" sanitaires, la "restriction de la vie sociale", et le contrôle de la température deux fois par jour. D'autant que ajoute plusieurs nouvelles suspicions non encore confirmées : un salarié du restaurant des députés a ainsi hospitalisé sans que l'on sache s'il s'agit du coronavirus. Ce vendredi, 4 nouvelles personnes ont effectué un signalement sans, là encore, que la présence du virus ne soit confirmée. Elles ont été prises en charge par les services de santé et vont être dépistées.

Hasard du calendrier, l'Assemblée Nationale fermera ses portes à partir de ce lundi 9 mars, et ce jusqu'au 22. Mais rien à voir avec une mise en quatorzaine de la chambre basse. Il s'agit en fait de la trêve républicaine que respectent les députés pendant les élections municipales. Dès aujourd'hui, le Palais Bourbon était tout de même bien vide, comme le montre la photo, ci-dessus, d’une journaliste sur place. Déserté par ces élus, mais pas par l'Agence régionale de Santé, qui était ce matin sur place, nous souffle-t-on. Dans un communiqué envoyé ce vendredi, la présidence de l'Assemblée nationale fait notamment savoir que l'ensemble des restaurants du Palais Bourbon sont désormais fermés et vont faire l'objet de désinfection.

Virus - lundi 2 mars 130 CAS jeudi 5 Mars 285 cas confirmés en France dont 15 personnes en réanimation 73 de plus en une journée- L'Italie passe la barre des 100 morts, plus de 3.000 cas ont été confirmés dans le pays


21h43: L'Espagne annonce son deuxième décès dû à l'épidémie de coronavirus, un homme de 82 ans qui souffrait par ailleurs de maladies chroniques. Un premier mort dû à l'épidémie avait été annoncé mardi, un homme décédé en février dont l'autopsie a révélé qu'il était porteur du virus. Il est mort le 13 février dans un hôpital de Valence (est).

19h36: Jérôme Salomon, directeur général de la santé:

"285 cas sont recensés en France,  soit 73 cas de plus qu'hier" et d'ajouter que 15 personnes sont actuellement en réanimation.

Au total, 13 régions sont touchées, mais des premiers cas confirmés ont été signalés en Guyane.

La proportion de cas où la chaîne de contamination a été remontée est stable, autour de 75%, indique Jérôme Salomon.

"Il est important de rappeler que la forme principale de cette maladie est bénigne, autour de 80%", ce qui explique le grand nombre de cas soignés à leur domicile

"Un sommet européen a lieu vendredi, et on a vraiment besoin d'une position commune européen. Si on regarde les chiffres, la France est dans la même situation que l'Allemagne ou l'Espagne."

"On n'est pas du tout sur une démarche [de fermeture des écoles] comme en Italie, car la situation n'est pas la même. (...) On a toujours voulu avoir une réponse proportionnée et adaptée à la situation."

19h34: Emmanuel Macron va réunir demain à 16h à l'Elysée des Etats Généraux de la recherche sur le Covid-19

19h15: Le MIPTV, deuxième plus grand événement mondial dédié aux professionnels de la télévision, prévu du 30 mars au 2 avril à Cannes, a été annulé "en raison de l"incertitude liée au coronavirus", a annoncé mercredi dans un communiqué la société organisatrice. Par ailleurs, le festival dédié aux séries internationales Canneseries, adossé depuis sa création au MIPTV et dont la 3e édition devait se dérouler du 27 mars au 1er avril, sur le même site, a quant à lui été reporté en octobre (du 9 au 14), a précisé la société Reed Midem.

L'équipe du MIPTV avait annoncé la semaine dernière que l'événement, qui devait mettre cette année à l'honneur la Corée du Sud, aurait bien lieu malgré la menace du coronavirus, tout en assurant qu'elle respecterait scrupuleusement "toutes les directives de santé publique locales et nationales". Mais le président de Reed Midem, Paul Zilk, cité dans le communiqué annonçant l'annulation de l'événement, explique que "dans le contexte actuel, beaucoup de clients ont exprimé leur crainte de voyager", et que reprogrammer le MIPTV dans les mois suivants n'était pas faisable. La prochaine édition aura donc lieu en 2021, du 12 au 15 avril. Le MIPTV (Marché international des programmes de télévision), créé dans les années 1960, est organisé une fois par an à Cannes au Palais des festivals. C'est le 2e marché audiovisuel international, derrière le MIPCOM, son pendant automnal, également organisé au même endroit par la même société.

L'édition 2019 du MIPTV avait rassemblé 9.500 personnes. C'est un coup dur pour cette grand-messe de la télévision mondiale, où des acheteurs de programmes du monde entier peuvent découvrir des contenus en avant première et rencontrer des distributeurs et diffuseurs de tous les continents. L'édition 2020 devait être marquée par d'importants changements au niveau de son organisation et de sa programmation, dans le cadre d'une nouvelle stratégie du MIPTV qui a vu son nombre de participants décliner ces dernières années. Le festival Canneseries, quant à lui, a été lancé en 2019. Il s'agit d'une manifestation gratuite et ouverte au public, présidée par l'ancienne ministre de la Culture Fleur Pellerin. La sélection des séries en compétition avait été dévoilée la semaine dernière.

19h08: La plupart des personnes contaminées seront "malades au moins deux semaines, voire plus longtemps s'ils ont des formes graves de la maladie", explique Sylvie Briand,  directrice du département "Préparation mondiale aux risques infectieux" à l'OMS. "Ça se compte donc en semaines, et ça risque de durer", a-t-elle encore mis en garde.

18h27: L'Italie a annoncé mercredi que toutes les écoles et les universités seraient fermées dans le pays à partir de jeudi et jusqu'au 15 mars, par mesure de précaution face à l'épidémie de nouveau coronavirus.

"La décision n'a pas été facile mais nous l'avons prise à titre de précaution", a commenté devant la presse la ministre de l'Education Lucia Azzolina. L'Italie a enregistré 3.089 cas et 107 décès depuis le début de l'épidémie.

18h14: "James Bond - Mourir peut attendre", qui devait sortir le mois prochain, est décalé à novembre en raison de l'épidémie de coronavirus.


L'annonce vient d'être faite par la production sur Twitter "après examen approfondi du marché mondial du cinéma". Par conséquent, le long-métrage sortira le 12 novembre en Angleterre et le 25 novembre aux Etats-Unis. A l'heure actuelle, aucune précision concernant la date française n'a été communiquée.


18h12: Le coronavirus a fait 107 morts en Italie depuis le début de l'épidémie, selon un bilan officiel publié mercredi soir, qui fait état de 3.089 cas dans le pays, le troisième le plus touché au monde après la Chine et la Corée du Sud.

Le précédent bilan datant de mardi donnait 79 morts et 2.502 cas, soit une hausse en 24 heures de 28 morts et 587 cas, selon le bilan de la Protection civile.

18h03: Le point sur la situation en cette fin de journée


Provisions de masques, annulations en rafale et mesures inédites: les pays infectés par le nouveau coronavirus dressent des remparts devant la maladie, qualifiée pour la première fois mercredi de «pandémie» par l’Allemagne, et qui devrait peser sur la croissance planétaire.

En quelques semaines, les masques, gels désinfectants mais aussi gants ou combinaisons sont de plus en plus recherchés face à une épidémie qui affole le monde entier.

Après la France qui avait réquisitionné les stocks et la production des masques, la Russie a interdit mercredi l’exportation de matériel médical de protection, imitée par l’Allemagne qui a pris un décret en ce sens.

Peu après, le ministre de la Santé du pays Jens Spahn osait pour la première fois prononcer le mot de pandémie, affirmant que «l’épidémie de coronavirus en Chine [s’était] transformée en pandémie mondiale», à l’heure où Covid-19 touche 81 pays et territoires, a infecté plus de 94.000 personnes et fait plus de 3.200 morts.

En Chine, où l’épidémie a pris naissance en décembre et fait depuis 2.981 décès, le manque initial d’équipements de protection a entraîné la contamination de milliers de médecins et infirmières. Le pays a depuis converti des lignes de production de manteaux, couches et mêmes téléphones portables en chaînes de fabrication de masques ou de combinaisons intégrales.

Le nouveau coronavirus affecte dorénavant tous les continents, sauf l’Antarctique, et perturbe la vie quotidienne dans un nombre croissant de pays.

L’Italie, premier foyer européen, elle envisage des mesures exceptionnelles après la mort de 79 personnes (2.502 cas). Le pays pourrait fermer toutes les écoles et universités à partir de jeudi et jusqu’à mi-mars pour faire face à l’épidémie, une décision qui doit être tranchée «dans les prochaines heures», selon la ministre de l’Education Lucia Azzolina.

Face au danger, les autorités annulent ou reportent tout évènement ou rassemblement susceptible de constituer un risque de propagation au sein d’une foule. Dernière décision en date: la suspension «temporaire» par l’Arabie saoudite de la Omra, le petit pèlerinage musulman qui peut être entrepris tout au long de l’année.

En France, le sanctuaire de Lourdes qui attire chaque année des millions de pèlerins catholiques a annoncé qu’il fermait ses piscines, les bassins sacrés où environ 350.000 personnes s’immergent chaque année.

Le Louvre, le musée le plus visité au monde, qui était fermé depuis dimanche, a en revanche rouvert mercredi.

Devant la globalisation de la situation sanitaire, la patronne du Fonds monétaire international Kristalina Georgieva a déclaré mercredi que cette crise appelait «une réponse au niveau mondial» tandis que les pays membres de l’institution ont promis «tout le soutien nécessaire pour limiter l’impact» de l’épidémie, «confiants» dans leur capacité à «restaurer la croissance».

Pour tenter de limiter ses répercussions économiques, la banque centrale américaine (Fed), la plus puissante du monde, a baissé en urgence mardi ses taux d’intérêt, une décision inédite sous cette forme depuis la crise financière de 2008.

Mardi, le G7, qui regroupe les six pays occidentaux les plus riches et le Japon, avait évoqué la possibilité de recourir à la relance budgétaire. De son côté, la Banque mondiale avait annoncé un plan d’urgence de 12 milliards de dollars pour aider les pays à contenir l’épidémie.

S’il est trop tôt pour quantifier précisément l’impact économique du coronavirus, le FMI a confirmé que la croissance mondiale serait en 2020 «inférieure» à 2019, précisant qu’il était «difficile de prédire de combien».

17h17: Dans un communiqué de presse, l'Opéra de Paris appelle les visiteurs "présentant des symptômes grippaux" à éviter ses deux salles, Bastille et Garnier.

La direction assure avoir mis "en place dans ses théâtres des mesures sanitaires nécessaires à la limitation de la diffusion de l'épidémie".

"Par mesure de précaution", l'institution "invite les spectateurs et visiteurs présentant des symptômes grippaux (toux, défaillance respiratoire, fièvre, courbatures) à différer leur venue à l'Opéra de Paris, a fortiori s'ils viennent de zones à risque, ou a minima de porter un masque chirurgical".

16h17: Un employé du Conseil de l'UE, l'institution qui représente les Etats membres à Bruxelles, a été contrôlé positif au coronavirus après avoir été infecté "par transmission locale" en Belgique, ce qui constitue le deuxième cas dans les institutions, a annoncé mercredi une source européenne. Détecté "il y a quelques jours", il est "actuellement sous traitement médical", a précisé cette source. Selon une seconde source européenne, cette personne a participé à une réunion à laquelle assistait une personne déjà contaminée par le virus.

15h58: La compagnie aérienne allemande Lufthansa va immobiliser 150 de ses appareils en raison de la baisse de trafic aérien générée par l'épidémie de coronavirus, a annoncé un porte-parole du groupe mercredi à l'AFP. "En raison de l'épidémie de coronavirus", le groupe va laisser au sol "25 avions long-courriers" et "125 avions court et moyen courriers", a-t-il précisé. Lufthansa, qui possède plus de 750 appareils, avait déjà décidé vendredi l'immobilisation de 23 long-courriers.

15h41: Israël impose de mettre en quarantaine les passagers en provenance de France, Italie, Allemagne, Espagne, Suisse et Autriche.

"On va demander à toutes les personnes qui arrivent de France, d'Allemagne, de Suisse, d'Espagne et d'Autriche, et aux Israéliens qui viennent de là-bas d'entrer en isolement", a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse au ministère de la Santé à Jérusalem. Des restrictions avaient déjà été  imposées à l'Italie, plus important foyer de l'épidémie en Europe.

Chien testé positif à Hong Kong : nos animaux peuvent-ils contracter le coronavirus et le transmettre à l’homme ?

ZOOM – Alors que l’épidémie de coronavirus ne cesse de se propager dans le monde, les animaux domestiques peuvent-ils eux aussi être touchés ? Sont-ils une source de transmission du virus vers l’homme ? Éric Leroy, directeur de recherche, nous éclaire, alors qu'à Hong Kong, les animaux domestiques des malades iront désormais eux-aussi en quarantaine.
- Idèr Nabili
Chaque jour, l’épidémie de coronavirus prend un peu plus d’ampleur. En France, 38 personnes ont déjà été contaminées par le Covid-19, et 24 sont encore hospitalisées. Malgré 12 guérisons dans le pays, l’inquiétude est de plus en plus grande au sein de la population. Mais les humains sont-ils les seuls à être touchés ? Les animaux domestiques peuvent-ils aux aussi contracter le virus ? Dans ce cas, peuvent-ils le transmettre autour d’eux ? Décryptage.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il n’existe pour le moment aucune preuve que des animaux comme des chats ou des chiens puissent attraper le virus. Pourtant, ce vendredi à Hong Kong, un chien d’une sexagénaire infectée a lui aussi été testé positif au coronavirus. "Des échantillons prélevés dans les cavités nasales et orales" de l'animal "ont été testées faiblement positifs au Covid-19", ont précisé les autorités hongkongaises. Conséquence, tous les animaux domestiques des personnes touchées par le coronavirus dans l'île seront désormais placés en quarantaine.

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Les animaux domestiques peuvent-ils contracter le coronavirus ?
Alors, nos animaux de compagnie sont-ils eux aussi menacés par la propagation du virus ? Pour Éric Leroy, directeur de recherche et membre de l’Académie nationale de médecine, il est encore trop tôt pour le dire. "Sur le principe, c’est possible", répond-il à LCI, "mais tout dépend de leur sensibilité et de leur réceptivité à ce virus." Tout au long de leur vie, les chiens, comme toutes les espèces animales, "sont infectées par des coronavirus", explique le chercheur. "Il y a des virus plus ou moins adaptés à chaque animal. Mais peuvent-ils être infectés par le Covid-19 ? Oui, sur le principe, mais cela reste à montrer."

Faut-il alors s’inquiéter pour leur santé ? Une fois encore, "tout le champ des possibles est ouvert" selon le membre de l’Académie de médecine. "Si le chien est infecté par d’autres coronavirus non pathogènes de manière permanente, il peut développer une protection naturelle vis-à-vis du Covid-19", explique-t-il. "Mais s’il n’a jamais été infecté par un coronavirus, il a un système immunitaire qui n’est pas adapté et peut alors développer des symptômes" en cas de contamination par le Covid-19.

Les animaux domestiques peuvent-ils transmettre le coronavirus à l’homme ?
En cas d’infection, votre chat ou votre chien peut-il vous contaminer ? Pour l’OMS, là encore, rien n'est établi, puisque l’organisation mondiale déclarait il y a quelques semaines que rien ne prouvait que les animaux domestiques puissent être porteurs du Covid-19. Mais pour Éric Leroy, depuis qu’un chien a été testé faiblement positif à Hong Kong, la possibilité existe. "Si l’information selon laquelle le chien peut être contaminé est vraie, alors il peut devenir un relais", explique le membre de l’Académie nationale de médecine. "Il suffit simplement que le virus se réplique dans les poumons du chien et qu’il le recrache dans l’atmosphère. Si l’homme le respire, il peut très bien être contaminé. Mais nous ne savons pas encore si le chien est véritablement infectable à ce coronavirus. C’est ici que réside toute l’incertitude."

Pourtant, lors de l’épidémie de Sras il y a une vingtaine d’années, "aucun relais avec des animaux domestiques n’avait été observé", nous indiquait il y a un mois Jeanne Brugère-Picoux, professeur à l’École nationale vétérinaire d’Alfort. "Oui, tout à fait, réagit Éric Leroy, mais tout dépend des coronavirus." "Pour les coronavirus pour lesquels les animaux ne sont pas sensibles, il n’y a pas de relais. En revanche, pour d’autres, il pourrait y en avoir." Reste encore à déterminer dans quelle catégorie se trouve le Covid-19...

"Les vieux vont tomber comme des mouches" : à Menton, près de la frontière italienne, le coronavirus est sur toutes les lèvres

La municipalité de cette ville limitrophe de l'Italie a décidé d'annuler les derniers jours de la fête du citron, par précaution.

On est en train de sombrer dans la psychose, c'est ridicule ! On va se retrouver avec je ne sais pas combien de clients en moins", peste la directrice d'un hôtel de Menton (Alpes-Maritimes). Elle vient d'apprendre, mercredi 26 février, l'annulation de la fête du citron, annoncée en fin d'après-midi par le maire, Jean-Claude Guibal. Une décision prise "à titre préventif" face à la multiplication en Italie de cas de coronavirus. Les festivités, qui ont débuté le 15 février, devaient durer jusqu'au 3 mars, avec deux parades très attendues, jeudi soir et dimanche après-midi.

La nouvelle s'est répandue très vite dans cette ville limitrophe de la Ligurie, région du nord de l'Italie dans laquelle de nouveaux malades ont été recensés. La suspension de cette fête populaire, qui rassemble chaque année 200 000 visiteurs, était redoutée. Mais personne n'y croyait vraiment. "Il ne restait que quatre pauvres jours ! C'est vraiment dur pour les touristes", regrette un commerçant.

"On est arrivés exprès pour la parade"
Face à l'un des immenses chars garni d'agrumes, symbole depuis près d'un siècle de la fête du citron, une famille venue d'Indre-et-Loire tente de trouver le bon angle pour sa photo souvenir. "Forcément, nous sommes très déçus. On est arrivés hier exprès pour la parade [prévue le lendemain]", témoigne Line, la mère. Le fait, par ailleurs, que le match de Ligue des champions entre Lyon et la Juventus ait été maintenu mercredi soir, l'agace particulièrement. "A Menton, les gens sont de toute façon déjà sur place. Par contre, ça pose pas de souci de faire venir 3 000 supporters de Turin. C'est absurde".

"C'est pas la première fois qu'on a un souci ici", s'amuse un artificier croisé par hasard avec son collègue. Tous deux devaient animer le feu d'artifice du corso nocturne du lendemain. "Je dois être le chat noir, avance son acolyte, il y a deux ans, mon camion était resté bloqué à cause de la neige. Et deux ans avant, c'était les attentats du 14-Juillet...", se remémore-t-il.

Restaurateurs et commerçants ne cachent pas leur agacement. "La maladie est sans doute déjà partout, c'est peine perdue ce genre de mesure drastique", lâche l'un d'eux en rangeant ses présentoirs de savons de Marseille. Stefania, qui tient un bar à vin dans le centre-ville, est la seule croisée par franceinfo qui approuve cette décision.

Je suis rassurée qu'on prenne des mesures ici.
Stefania, gérante du bar à vin Vinum Veritas
à franceinfo

"Je viens de Ligurie, près d'Alassio, la ville où il y a un hôtel confiné avec plusieurs cas de coronavirus. Ma famille vit tout près. J'ai peur pour eux", explique celle qui s'est installée il y a huit ans à Menton. "J'ai déjà acheté des masques et je prends des gélules d'huiles essentielles en prévention, pour me protéger."

"Comme si le virus ne passait pas la frontière"
L'inquiétude autour du Covid-19 touche le quotidien à Menton. Et pour cause : c'est la première ville après la frontière italienne, située à juste trois kilomètres. Enormément d'Italiens font l'aller-retour quotidiennement pour venir travailler dans la région, notamment à Monaco, où les salaires sont très avantageux. "Quand je prends le train pour venir travailler ici, j'essaye de ne rien toucher, pour ne pas me faire contaminer", explique Alicia entre deux bouffées de cigarette. Cette brune dynamique de 19 ans est serveuse depuis deux ans dans un restaurant de la promenade du Soleil, qui longe la mer. La jeune femme habite à Vintimille, la ville voisine côté italien, "où quasiment tout le monde travaille en France".

Avant, avec mes amis, on avait peur des Chinois. Maintenant, on voit sur Twitter qu'on a peur de nous, les Italiens !
Alicia
à franceinfo

Attablé au bar du Cap, Franck semble résigné. "Comme si le virus ne passait pas la frontière... C'est notre Tchernobyl à nous", s'amuse-t-il. "En Corée du Nord, ils ont tout compris. Ils ont tout fermé et au moins, eux, ils n'auront pas de maladie", dit-il le plus sérieusement du monde.

"Faudrait fermer les frontières", suggère d'ailleurs Eric, attablé plus loin. "Le gouvernement n'a pas fermé les frontières pour les migrants, je ne vois pas pourquoi il les fermeraient pour un virus", balaye Jean-Pierre, face à lui.

"J'ai dit à ma mère : 'tu ne sors pas de chez toi !'"
Si les Mentonnais sont préoccupés par le coronavirus, c'est en fait principalement pour leurs aînés. "Menton, c'est une ville de vieux. Si l'épidémie se répand, ils vont tous tomber comme des mouches. Ca va être le no man's land", lâche Denis, bras dessus, bras dessous avec sa mère, âgée de 88 ans. "Je n'ai pas peur pour moi : je sais que le virus ne me tuera pas. Mais j'ai dit à ma mère : 'tu ne sors plus de chez toi !'", explique Véronique, la cinquantaine, en pliant une nappe de sa boutique du centre-ville.

Les personnes âgées, population la plus durement touchée par le Covid-19, sont donc naturellement les plus inquiètes. "On ne fait la bise à personne, on ne touche personne", explique Bianca, une sémillante Italienne de 92 ans, installée à Menton. "On voulait aller acheter notre whisky à Vintimille, parce que c'est moins cher. Mais on ne retourne plus en Italie pour l'instant", glisse en riant sa sœur, Henriette, deux ans de plus.

Lundi, au Super U Menton Garavan, des clients, plutôt âgés d'après les témoins, sont venus faire des provisions en masse. "On n'a pas trop compris pourquoi ils se sont affolés. Certains rayons étaient vides à la fin de la journée. Ceux des conserves surtout. Ça sentait la panique", raconte une caissière, présente ce jour-là. A la sortie, près du parking, on tombe sur Micheline. Elle attend sa fille, partie garer la voiture.

Dans son chariot, un masque de protection. "Je l'ai acheté pour ma fille, elle habite à Vintimille. Je m'inquiète pour sa santé", témoigne cette dame de 84 ans. Et sa santé à elle ? "Ah, moi ? Oh non, je n'en ai pas besoin. Je n'ai pas peur du virus." Elle est bien la seule, parmi les seniors, à afficher une telle sérénité.

L’économie mondiale sous le choc du coronavirus

La propagation du virus Covid-19 hors de Chine paralyse l’activité dans de nombreux secteurs. Les marchés financiers s’affolent

Jusqu’où l’onde de choc économique du virus se propagera-t-elle? Usines à l’arrêt, avions vides, hôtels désertés, musées, bars ou opéra fermés à Milan, sans compter plus de 5 000 milliards de dollars évaporés des bourses mondiales en quelques jours… Tous les ingrédients d’une crise majeure à l’échelle planétaire sont là. La panique sur les marchés financiers depuis le début de la semaine risque de gagner l’économie réelle. Décideurs et experts économiques, cherchent à évaluer la portée du séisme, de la secousse temporaire au scénario le plus noir, naviguant à vue au gré des annonces de contaminations. Plus de quarante pays sont touchés. Concentrée jusque-là sur la Chine, l’inquiétude est montée d’un cran cette semaine après l’explosion des cas révélée en Italie. L’estimation de la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva au sommet du G20 le week-end dernier d’un impact de 0,1 point sur la croissance mondiale risque déjà d’être caduque.


le 29 janvier 2020.Covid-19 en France : "On est probablement en train de franchir un cap", estime un spécialiste en maladies infectieuses

On doit changer de paradigme dans la riposte" contre le coronavirus a affirmé sur franceinfo Xavier Lescure, médecin spécialiste en maladies infectieuses à l'hôpital Bichat de Paris.

L'entrée de l'hôpital Bichat à Paris, le 29 janvier 2020. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

"On est probablement en train de franchir un cap", estime Xavier Lescure, médecin spécialiste en maladies infectieuses à l'hôpital Bichat jeudi 27 février sur franceinfo, alors que vingt nouvelles personnes infectées par le coronavirus ont été détectées en France.

"On a (...) probablement un début de chaine de transmission"
"On a plusieurs éléments qui sont significatifs. Le premier c'est qu'on a un groupe de malades qui sont liés épidémiologiquement qui est probablement un début de chaine de transmission. Et puis le deuxième élément c'est que l'on a un cas qui sort de la zone à risque, qui est probablement une acquisition en Afrique du nord", explique le spécialiste.

Xavier Lescure estime que l'"on doit changer de paradigme dans la riposte". "La détection d'un cas au stade de détresse respiratoire, c'est un cas avancé, et ce qu'on sait de la maladie c'est qu'elle met 10 à 12 jours pour envoyer les gens en réanimation. Ce qui veut dire que pendant 10 à 12 jours tous ces cas identifiés de façon isolée ont pu potentiellement transmettre la maladie autour d'eux", rappelle Xavier Lescure.

Huawei annonce l'implantation en France de sa première usine de production hors de Chine

Huawei annonce l'implantation en France de sa première usine de production hors de Chine
Huawei annonce l’implantation prochaine en France de sa première usine de production hors de Chine. Le géant chinois entend, à terme, y fabriquer l’ensemble de sa production d'équipements télécoms à destination du marché européen. 200 millions d’euros devraient être investis dans ce site, dont la localisation exacte n’a pas encore été arrêtée et qui devrait générer quelque 500 emplois directs. Sera d’abord concernée la production d’équipements radio pour la 4G et la 5G, avant de s’étendre à d’autres types de produits.

Huawei choisit la France. Liang Hua, le président du géant chinois des télécoms, a annoncé ce jeudi 27 février 2020 l’implantation prochaine d’une unité de production dans l'Hexagone – la première hors de Chine. Ce site, dont la localisation exacte n’a pas encore été arrêtée, sera dédié à la fabrication d’équipements réseau pour la 4G et la 5G. Il produira, dans un premier temps, "des modules qui seront intégrés aux stations de base et participera à l’assemblage final" des produits. Objectif pour la marque au lotus : y fabriquer, à terme, l’ensemble de sa production à destination du marché européen. Selon Liang Hua, ce sont ainsi "1 milliard d’euros de valeur qui seront générés chaque année".



200 MILLIONS D’EUROS INVESTIS

Le géant chinois des télécoms annonce là un investissement important, qui "dépassera les 200 millions d’euros" pour la première phase du projet (acquisition des terrains, construction de l’usine et achat des équipements). Et cela sans compter les retombées économiques pour la région qui accueillera le site. La firme de Shenzhen affirme vouloir "faire appel aux outils de production de ses partenaires locaux".



"Nous avons choisi la France pour son infrastructure industrielle mature, sa situation géographique exceptionnelle au cœur de l’Europe et sa main-d’œuvre de qualité", a expliqué Liang Hua devant une poignée de journalistes réunis à Paris ce jeudi. Quelque 500 emplois directs seront ainsi créés. "Hautement automatisée", cette usine devrait participer aussi bien à la production qu’aux efforts du groupe en matière de R&D.



Huawei entend également s’en servir pour former son personnel et pour accueillir les clients qui voudraient mettre ses technologies à l’épreuve, à l’image de ce qui est proposé dans les centres de transparence inaugurés ces derniers mois à Bruxelles (Belgique), Berne (Suisse) ou encore Londres (Royaume-Uni). "Les équipements produits sur ce site seront conçus, fabriqués et testés à la fois selon les règles de cybersécurité établies par Huawei et les standards français en vigueur", a ainsi martelé Liang Hua, assurant qu’il n’est pas ici "question de contourner l’embargo américain"… alors même que les Etats-Unis continuent d’encourager leurs alliés européens à bannir l'entreprise.



"UNE EMPREINTE INDUSTRIELLE D’ENVERGURE MONDIALE"

"Nous sommes en discussions avec les autorités, tant les collectivités locales que le gouvernement, pour avancer dans les meilleurs délais. Le choix du lieu d’implantation prend du temps, mais la construction de l’unité de production sera ensuite rapide", a souligné Liang Hua, précisant que son groupe mûrit ce projet depuis un an au moins. Gageant qu’il ne s’agit pas d’une "offensive de charme" visant à obtenir le droit d’équiper les opérateurs télécoms nationaux – Bouygues Telecom et SFR font déjà appel à Huawei sur la 4G et veulent reconduire ce partenariat pour la 5G –, le président de la firme de Shenzhen y voit plutôt la marque de son "empreinte industrielle d’envergure mondiale".



"Nous avons beaucoup de fournisseurs en France et collaborons avec des acteurs tels que Nexans ou Bolloré, a rappelé Weilang Shi, président de Huawei France. Ce pays est très important pour nous et nous entendons contribuer et capitaliser sur son écosystème technologique. C’est du gagnant-gagnant." Alors que le géant chinois des télécoms fête les vingt ans de sa présence en Europe, il dit vouloir participer à "sa transition numérique et ses travaux en matière d’intelligence artificielle".



A noter que l’usine française de Huawei devrait, à terme, étendre son activité "au-delà des équipements radio". D’ici à son ouverture, Huawei a tenu à rassurer quant à sa capacité à tenir les délais de livraison malgré l’épidémie de coronavirus. "Les défis sont nombreux en ce moment pour Huawei. Nos conditions d’exploitation et de production sont néanmoins revenues à la normale et nous sommes en mesure de fournir équipements et services à nos clients", a insisté Liang Hua. Pour mémoire, le géant chinois des télécoms fait à cette heure la course à la 5G en tête. Il a annoncé, la semaine dernière, avoir signé 91 contrats commerciaux avec des opérateurs télécoms à l’échelle mondiale – contre 81 et 67 pour ses concurrents européens Ericsson et Nokia respectivement.

ARTHUR LE DENN

Slow flowers, des fleurs éco-responsables

Mouvement récent prônant un achat raisonné de fleurs locales et non issues de l'industrie agricole, le slow flowers est originaire des États-Unis. Il arrive avec vigueur en Europe pour contrer la toute puissance de certaines nations sur le marché floral.

Qu'est-ce que le slow flowers ?
Ce mouvement est une réponse à la production industrielle de fleurs et à la suprématie des Pays-Bas sur le marché au détriment des producteurs locaux qui peu à peu ferment leur entreprises face à ce géant qui occupe plus de la moitié du marché mondial.

Le mouvement a débuté aux États-Unis avec une prise de conscience : quatre vingt pour cent des fleurs coupées vendues provenait d'autres pays ou d'autres continents. Les fleurs n'étant pas un produit de première nécessité et plutôt un produit de luxe, il est impensable pour les acteurs du mouvement de soutenir un tel marché si irresponsable vis à vis de la planète. En effet, ces cultures demandent de la chaleur, et donc de l’énergie combustible, de l'eau en grandes quantités, mais aussi des matériaux plastiques pour les emballer ainsi que des énergies fossiles pour les transporter à l'autre bout de la planète

De nombreuses serres sont maintenant délocalisées dans des pays défavorisés, où les ouvriers sont sous payés et surexploités, ce qui n'est pas tolérable surtout lorsqu'il existe des producteurs locaux qui sont concurrencés par les prix cassés pratiqués par cette industrie horticole et son cortège d'engrais, de pesticides et autres agents polluants pour la planète.

Depuis des années, l'essor des Pays-Bas dans le domaine n'a cessé de croître. D'autres pays (bien loin derrière) occupent aussi une place sur ce marché florissant : Le Kenya, l’Équateur, et la Colombie en font partie. Les végétaux sont produits en quantités industrielles dans des serres immenses. Ils doivent pousser vite et bien, ce qui, nous l'avons vu, implique des méthodes pas toujours responsables pour l'environnement et les ouvriers.

Autre problème soulevé par le mouvement, celui de la saisonnalité. On trouve maintenant des tulipes, des roses et des orchidées, pour ne citer que les plus courantes, 12 mois dans l'année, ce qui est contraire au cycle de ces plantes. Elles sont donc forcées, manipulées, clonées pour être disponibles pour le consommateur qui ne prend plus le temps de réfléchir ou pire, qui ne sait même plus que ces végétaux ne fleurissent qu'à un moment particulier de l'année.

La tendance doit donc être inversée pour un retour à des pratiques plus responsables, plus respectueuses de la nature et de ses cycles, et favorisant les producteurs passionnés locaux qui sauront vous conseiller.

Les points clés du mouvement
Le mouvement Slow flowers préconise :

La reconnaissance de l'existence des saisons et leur respect en ne cueillant que des fleurs en boutons au meilleur moment et durant leur cycle naturel ;

La réduction de l'empreinte carbone en achetant les fleurs le plus près possible de leur lieu de production ;

L'encouragement à des pratiques de cultures biologiques au sein des entreprises productrices de fleurs ;

La création d'un label pour les petites exploitations et le plus grandes permettant de les repérer dans le vaste monde de la production horticole ;

L'arrêt de l'usage de produit phytosanitaires chimiques.

Le Slow flowers en France
En France, les chiffres sont encore plus alarmants puisque 9 fleurs sur 10 sont importées. En 40 ans, ce sont près de deux horticulteurs sur trois qui ont dû cesser leur activité à cause de cette concurrence industrielle.

Pourtant, chez ces producteurs passionnés, les végétaux ne sont pas brusqués, il restent authentiques, les tulipes fleurissent uniquement au printemps et les chrysanthèmes en automne. Nulle possibilité de trouver des hellébores en fleurs en été mais pourtant le collectionneur peut y dénicher la perle rare, qui tiendra longtemps dans son jardin ou en vase, sans compter les précieux conseils de ces spécialistes toujours prêts à renseigner le client et à lui donner des astuces.

Certes ce mode de production demande plus de temps et ne permet pas d'assurer des quantités industrielles et des fleurs toutes l'année, d'où la concurrence déloyale de l'industrie florale.

L'importance des circuits courts mais aussi de la saisonnalité revient aussi dans le discours d'Hotense Harang fondatrice de la plateforme 'Fleurs d'ici' qui tient à proposer des bouquets de saison, produits en France artisanalement avec des fleurs cueillies au meilleur moment pour une conservation optimale sans adjonction de produits chimiques.

Les choses commencent donc à bouger en France, pour preuve aussi le 'Collectif de la fleur Française' qui a mis en place un annuaire des producteurs locaux afin de promouvoir les exploitants horticoles, les artisans et les acteurs engagés dans ce mouvement dans notre pays.

Cette association créée en janvier 2017 par Hélène Taquet, floricultrice et Sixtine Dubly, journaliste et auteure, prône le retour a des pratiques plus responsables pour soutenir les emplois locaux et la biodiversité, mais vise aussi à se tourner vers l'avenir en encourageant l'art, la gastronomie et la science en relation avec les fleurs.

Centrale nucléaire du Tricastin : des militants de Greenpeace interpellés après une intrusion

es dizaines de militants écologistes ont investi ce vendredi matin la centrale construite en 1974 dans la Drôme, réclamant sa fermeture en raison de sa «vétusté»

Grimés en ouvriers d'une société fictive de démontage industriel, ils ont investi la centrale nucléaire du Tricastin, située sur la commune de Saint-Paul-Trois-Château (Drôme), ce vendredi au petit matin. Peu avant 7 heures, plusieurs dizaines de militants de Greenpeace se sont rendus sur différents points « non stratégiques » du site nucléaire, selon un porte-parole de la préfecture de la Drôme.

Les militants ont mimé à l'entrée visiteurs le démantèlement de la centrale à l'aide de petits engins de chantiers, de fûts siglés du symbole nucléaire, de marteaux géants et de brouettes, comme le montrent des photos diffusées sur le compte Twitter de l'ONG.

« Fissurée, périmée, à démonter »
À l'issue de ce « happening », 26 militants ont été interpellés. Peu avant 9 heures, les gendarmes ont procédé dans le calme à l'interpellation de deux groupes de 12 et 14 personnes, selon la préfecture. D'autres militants étaient restés à l'extérieur du site.




LIRE AUSSI > Fessenheim : comment démantèle-t-on une centrale nucléaire ?

À travers cette introduction sur le site, ils entendaient réclamer sa fermeture en raison de sa « vétusté ». En outre, plusieurs panneaux accrochés sur les grilles d'une entrée du site indiquaient « permis de démanteler », alors que des banderoles qualifiaient la centrale construite en 1974 de « fissurée, périmée, à démonter ».

Le jour de l'arrêt du réacteur n° 1 de Fessenheim
« 40 ans, c'est la durée maximale pour laquelle les centrales nucléaires ont été conçues. Aujourd'hui, Tricastin entre dans une phase de vieillissement qui est inconnue des ingénieurs qui l'ont conçue, donc ça veut dire qu'on a de plus en plus de risques », a déclaré Céline Génot, chargée de communication de Greenpeace France.

Cette action, qui a mobilisé au total « une cinquantaine de militants », d'après Greenpeace, intervient le jour même où le réacteur n° 1 de la centrale de Fessenheim, plus ancienne centrale nucléaire française en activité, doit être définitivement mis à l'arrêt dans la nuit.

Objectif de la fin du glyphosate en 2021 pas tenu : "Ceux qui tardent sont responsables", prévient Julien Bayou, secrétaire national d’EELV

Julien Bayou, secrétaire national d’EELV a rappelé ce vendredi sur franceinfo qu'"il fallait en finir avec le glyphosate" alors qu'Emmanuel Macron vient d'annoncer dans la presse régionale que l'objectif 2021 pour stopper son utilisation ne sera pas tenu sur l'ensemble des exploitations agricoles. "Ceux qui tardent sont responsables", a-t-il ajouté pointant le risque "d’un scandale sanitaire".

"Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron fait du Macron. Il a annoncé une promesse dans trois ans. C'était il y a bientôt trois ans. En fait, il nous annonce qu'elle ne sera pas tenue. Alors peut-être qu'après, il nous expliquera que c'est pour un second mandat. Non, nous disons, il y a un enjeu de santé publique, un enjeu de protection de la biodiversité. Il faut en finir avec le glyphosate", a-t-il affirmé.

Risque d'un scandale sanitaire
Julien Bayou C'est avéré dans le développement de certains lymphomes, dans une toxicité pour la reproduction humaine, Je ne parle même pas de la faune et des milieux aquatiques. C'est avéré donc maintenant, c'est ceux qui tardent sont responsables", a-t-il dit.

Il met en garde contre le scandale sanitaire : "On est sur un scandale sanitaire latent de type chlordécone. Là aussi au nom du chlordécone, dans les Antilles, on a pollué les corps et les sols en disant, c'est important pour l'économie. C'est une impasse. Il faut en sortir", a-t-il assuré.

Dans les Antilles françaises, le chlordécone était utilisé pour lutter contre le charançon du bananier, un insecte ravageur. Interdit par la France en 1990, son utilisation a pourtant perduré jusqu'en 1993.

L’épidémie de coronavirus fait baisser les émissions de CO2 de la Chine de 25 %

Alors que la Chine est confrontée à l’une des plus graves épidémies de virus du siècle, les répercussions sur la demande énergétique et les émissions du pays commencent à se faire sentir.

La demande d’électricité et la production industrielle restent bien en deçà de leurs niveaux habituels selon une série d’indicateurs, dont beaucoup sont à leur plus faible moyenne sur deux semaines depuis plusieurs années. Il s’agit notamment de : l’utilisation de charbon dans les centrales électriques, les taux d’exploitation des raffineries de pétrole dans la province de Shandong, la production des principales lignes de produits sidérurgiques, les niveaux de pollution atmosphérique par le NO2 (ils ont baissé de 36 % par rapport à la même période l’année dernière), les vols intérieurs (en baisse de 70 % par rapport au mois dernier).

Au total, les mesures visant à contenir le coronavirus ont entraîné une réduction de 15 à 40 % de la production dans les principaux secteurs industriels. Il est probable que ces mesures ont permis d’éliminer un quart ou plus des émissions de CO2 du pays au cours des deux dernières semaines, période où l’activité aurait normalement repris après les vacances du nouvel an chinois.

Sur la même période en 2019, la Chine a rejeté environ 400 millions de tonnes de CO2 (MtCO2), ce qui signifie que le virus pourrait avoir réduit les émissions mondiales de 100 MtCO2 à ce jour, soit 6 % des émissions mondiales sur la même période. La question clé est de savoir si les impacts sont durables, ou s’ils seront compensés - ou même inversés - par la réponse du gouvernement à la crise.

Mille scientifiques l’affirment : « Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »

Près de mille scientifiques ont lancé jeudi 20 février un appel dans lequel ils revendiquent la légitimité de la désobéissance civique. Le voici :

« Face à la crise écologique, la rébellion est nécessaire »
« Faisant le constat de l’inaction des gouvernements face à l’urgence écologique et climatique, plus de 1000 scientifiques de toutes disciplines appellent les citoyens à la désobéissance civile et au développement d’alternatives. Ils exhortent les responsables politiques à changer radicalement notre modèle économique et productif et à prendre au sérieux les propositions de la Convention citoyenne sur le climat.

Cet appel s’inspire de tribunes similaires dans The Guardian et Le Temps. »

« Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. Les vues que nous exprimons ici nous engagent et n’engagent pas les institutions pour lesquelles nous travaillons. Quels que soient nos domaines d’expertise, nous faisons tous le même constat : depuis des décennies, les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours. Cette inertie ne peut plus être tolérée.

Les observations scientifiques sont incontestables et les catastrophes se déroulent sous nos yeux. Nous sommes en train de vivre la 6e extinction de masse, plusieurs dizaines d’espèces disparaissent chaque jour, et les niveaux de pollution sont alarmants à tous points de vue (plastiques, pesticides, nitrates, métaux lourds…).

Pour ne parler que du climat, nous avons déjà dépassé le 1°C de température supplémentaire par rapport à l’ère préindustrielle, et la concentration de CO2 dans l’atmosphère n’a jamais été aussi élevée depuis plusieurs millions d’années. Selon le rapport de suivi des émissions 2019 du Programme des Nations unies pour l’environnement et le développement (PNUE), les engagements pris par les pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015 nous placent sur une trajectoire d’au moins +3°C d’ici 2100, et ce à supposer qu’ils soient respectés. L’objectif de limiter le réchauffement sous les +1,5°C est désormais hors d’atteinte à moins de diminuer les émissions mondiales de 7,6% par an, alors qu’elles ont augmenté de 1,5% par an au cours des dix dernières années. Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…). Les études préparatoires au prochain rapport du GIEC (CNRS-CEA-Météo France) suggèrent que les rapports précédents ont sous-estimé l’ampleur des changements déjà enclenchés. Un réchauffement global de plus de 5°C ne peut plus être exclu si l’emballement actuel des émissions de gaz à effet de serre se poursuit. À ces niveaux de température, l’habitabilité de la France serait remise en question par des niveaux de température et d’humidité provoquant le décès par hyperthermie.

Les sociétés humaines ne peuvent continuer à ignorer les conséquences de leurs activités sur la planète sans en subir les conséquences, comme l’ont montré de longue date et chaque jour plus clairement de nombreuses études reflétant le consensus scientifique. Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.

Notre gouvernement se rend complice de cette situation en négligeant le principe de précaution et en ne reconnaissant pas qu’une croissance infinie sur une planète aux ressources finies est tout simplement une impasse. Les objectifs de croissance économique qu’il défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai. Les politiques françaises actuelles en matière climatique et de protection de la biodiversité sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et de l’urgence auxquels nous faisons face. Loin de confirmer une prétendue opposition entre écologie et justice sociale, le mouvement des Gilets jaunes a dénoncé à juste titre l’inconséquence et l’hypocrisie de politiques qui voudraient d’un côté imposer la sobriété aux citoyens tout en promouvant de l’autre un consumérisme débridé et un libéralisme économique inégalitaire et prédateur. Continuer à promouvoir des technologies superflues et énergivores comme la 5G ou la voiture autonome est irresponsable à l’heure où nos modes de vie doivent évoluer vers plus de frugalité et où nos efforts collectifs doivent être concentrés sur la transition écologique et sociale.

L’absence de résultats de cette politique est patente : comme l’a relevé le Haut Conseil pour le climat, le budget d’émissions de gaz à effet de serre fixé par la Stratégie nationale bas carbone française n’a pas été respecté entre 2015 et 2018. En dépit des déclarations de bonnes intentions, l’empreinte carbone par habitant de la France (incluant les émissions importées) reste aujourd’hui encore supérieure à son niveau de 1995, à 11 tonnes d’équivalent CO2 par habitant et par an, alors qu’elle doit descendre à 2 tonnes d’ici 2050.

La prochaine décennie sera décisive pour limiter l’ampleur des dérèglements à venir. Nous refusons que les jeunes d’aujourd’hui et les générations futures aient à payer les conséquences de la catastrophe sans précédent que nous sommes en train de préparer et dont les effets se font déjà ressentir. Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel.

En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…). Nous invitons tous les citoyens, y compris nos collègues scientifiques, à se mobiliser pour exiger des actes de la part de nos dirigeants politiques et pour changer le système par le bas dès aujourd’hui. En agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local (par exemple en comités de quartier), ou en rejoignant les associations ou mouvements existants (Alternatiba, Villes en transition, Alternatives territoriales…), des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives.

Nous demandons par ailleurs aux pouvoirs publics de dire la vérité concernant la gravité et l’urgence de la situation :notre mode de vie actuel et la croissance économique ne sont pas compatibles avec la limitation du dérèglement climatique à des niveaux acceptables. Nous appelons les responsables politiques nationaux comme locaux à prendre des mesures immédiates pour réduire véritablement l’empreinte carbone de la France et stopper l’érosion de la biodiversité. Nous exhortons également l’exécutif et le Parlement à faire passer les enjeux environnementaux avant les intérêts privés en appliquant de manière ambitieuse les propositions issues de la Convention citoyenne pour le climat et en prolongeant son mandat pour lui donner un pouvoir de suivi de leur mise en œuvre. »

Tribune initiée par :

• Joana Beigbeder, Enseignant-chercheur en science des matériaux, Institut Mines-Télecom – Mines Alès (IMT Mines Alès)

Exclusif : le kit de Reporterre pour aider les maires (et les citoyens) à devenir écolo

Les 15 et 22 mars prochains, les quelque 36.000 communes françaises renouvelleront leur conseil municipal. Si les communes et les intercommunalités n’ont pas tous les leviers pour agir en faveur de la transition écologique, elles sont cependant bien outillées. Dans ce dossier fouillé, Reporterre propose un « kit » de ce que peuvent – ou pas – les communes en matière écolo. Maires, candidats, citoyens, c’est à vous d’agir, maintenant !

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À la question « que peut un maire pour l’écologie ? », Mohamed Gnabaly, maire sans étiquette de l’Île-Saint-Denis répond sans ambages : « Énormément ! » Également vice-président à la transition écologique au sein de l’Association des maires de France, il est intarissable quant aux réalisations vertes des communes. Consommation énergétique, mobilité, restauration scolaire, espaces verts, mobilité… À l’écouter, les édiles seraient des superhéros de la transition écologique. D’autres communes — de Grande-Synthe, dans le Nord, à Muttersholtz, dans le Bas-Rhin — qui ont fait de l’écologie leur cheval de bataille depuis plusieurs années, semblent lui donner raison.

Il suffit d’ailleurs de parcourir les programmes des candidats pour s’en convaincre : l’écologie est au cœur des élections municipales et intercommunales de mars prochain [1]. Tous bords politiques confondus, chacun rivalise d’inventivité afin de se poser en champion vert. Mais que peuvent-ils vraiment faire face à la crise écologique ? Reporterre s’est plongé dans les rouages de la politique locale, et vous propose quelques clés de compréhension.

1. Les élus locaux peuvent-ils réellement agir contre la crise écologique ?
Tous les observateurs écolos s’entendent pour le dire : « Les collectivités locales jouent un rôle majeur en matière d’émissions de gaz à effet de serre, assure par exemple le laboratoire d’idées La Fabrique écologique. Elles sont responsables directement pour leur patrimoine et leurs compétences de 15 % des émissions de gaz à effet de serre (GES), et indirectement de 50 % d’entre elles. » Certaines associations, comme le WWF, vont même plus loin, affirmant que « 70 % de l’empreinte carbone des ménages français proviennent des secteurs du transport, du logement et de l’alimentation. Or, ce sont des domaines où les collectivités locales ont des prérogatives clés. »

Et le responsable du programme « villes durables » de l’ONG, Pierre Cannet, de préciser : « La ville et le territoire se vivent comme le terrain du réel vis-à-vis de cette transition écologique. Les communes sont sur le front de la mise en œuvre, mais elles sont aussi au front des conséquences de la crise écologique, et doivent faire face aux pollutions et aux enjeux d’adaptation. »

Ulysse Blau, qui est parti à vélo à la rencontre d’une soixantaine d’édiles du Calvados en 2019, enchérit : « Le maire a un pouvoir immense, la limite de son pouvoir est là où il la pose. » Lors de son périple, il a demandé à chaque élu les actions qu’il avait entreprises et celles qui lui avaient paru impossibles à mettre en œuvre. Production d’énergie renouvelable locale, maintien de commerces de proximité… Conclusion : « Tout ce qui m’avait été listé comme impossible par certains avait été réalisé par d’autres. Certains maires font des choses que d’autres pensent infaisables. »

Attention à ne pas surestimer l’importance de l’échelon local, souligne néanmoins la Fabrique écologique : « Les communes et les intercommunalités ne peuvent pas à elles seules gagner la bataille du climat. Il serait évidemment illusoire de penser, comme le font certains courants de pensée “localistes” ou encore de “l’écologie par le bas”, que seul compterait ou devrait compter ce qui se passe dans les territoires. » Charles-Adrien Louis, du cabinet B&L évolution, rappelle pour sa part que « les collectivités locales ne gèrent pas tout » ; les régions, l’État, l’Union européenne — mais aussi chacun d’entre nous — ont un rôle important à jouer dans la transition écologique.

2. Que peuvent faire les élus pour la transition écologique ?
« Quand on aborde ce sujet de l’écologie, la première chose qui vient à l’esprit d’un maire, c’est la gestion des déchets ménagers », témoigne Ulysse Blau. La collecte et le traitement des ordures sont en effet une compétence des communautés de communes. Également, « l’interdiction des pesticides dans les collectivités françaises depuis 2017 est un sujet majeur dans les mairies ». Depuis la loi Labbé, l’entretien des espaces verts et autres lieux publics doit se faire sans traitement phytosanitaire.

Au-delà de ces deux domaines, les communes et les intercommunalités, aussi appelées le « bloc communal », sont en première ligne sur le front écologique. D’abord par les achats publics : pour effectuer des travaux, entretenir des espaces verts, alimenter les cantines scolaires ou pour ses différentes fournitures, les municipalités passent des commandes et des marchés publics. D’après le site du Pacte pour la transition, ces achats représenteraient 1,6 milliard d’euros par an pour la commune de Paris, 80 millions à Grenoble. Et bien qu’il s’agisse d’un domaine très réglementé, avec notamment une obligation d’égalité de traitement des candidats répondant aux appels d’offre, il est tout à fait possible de favoriser les entreprises locales et de mettre en avant des critères sociaux et environnementaux. « La commune a un rôle de locomotive et d’exemplarité », conclut Pierre Cannet. Dans cette même veine, le Pacte pour la transition a développé d’autres mesures transversales tel le « financement des projets de la commune par des prêts issus de financement éthique » ou l’adoption de « logiciels libres dans les services publics ».

Outre la commande publique, le WWF a identifié quatre leviers d’action : « la planification stratégique, la réglementation, le soutien financier et technique et l’animation territoriale ». Élaboré et voté par les élus, le plan local d’urbanisme (PLU) joue ainsi un rôle stratégique autant que règlementaire essentiel. « La collectivité locale est maîtresse sur l’urbanisation, explique Charles-Adrien Louis. Par cette entrée, on peut modeler le territoire. » Les élus locaux peuvent aussi influencer l’implantation des commerces — de proximité ou grandes surfaces —, la construction d’habitations et la préservation d’espaces naturels ou agricoles.

Ces prérogatives sont également importantes afin « de préparer le territoire et d’anticiper les risques » liés aux dérèglements climatiques, poursuit le consultant. « Ne pas construire en zone inondable ou sur des sols argileux sensibles aux sécheresses, orienter les nouveaux bâtiments par rapport au soleil, végétaliser les centres-villes pour limiter les îlots de chaleurs, énumère-t-il. On ne crée pas une ville verte en un an. » De même, l’autonomie alimentaire, énergétique, en eau se planifient.
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Le quatrième Conseil de défense écologique se contente de mesurettes

Pas de grande annonce mais une série de mesures techniques : tel est le bilan du quatrième Conseil interministériel de défense écologique, présidé par Emmanuel Macron, qui s’est déroulé ce mercredi 12 février à 12 h à l’Élysée. À son issue, la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne, a annoncé une série de mesures sur trois sujets : l’adaptation au dérèglement climatique, et en particulier aux inondations et au recul du trait de côte ; la protection de la biodiversité ; et l’exemplarité des services en matière de transition écologique.

« 17 millions de nos compatriotes [sont] exposés au risque d’inondations », a indiqué la ministre aux journalistes présents. Face à cette situation, le Conseil de défense écologique a décidé de diviser par deux la durée d’élaboration des programmes d’action pour la prévention des inondations « qui peuvent aujourd’hui prendre jusqu’à huit ans », a rapporté Mme Borne. En-deçà de 20 millions d’euros, ces programmes de prévention seront désormais validés au niveau local. Le Conseil promet également de garantir la capacité du Fonds Barnier de prévention des risques naturels, et d’accompagner neuf sites, parmi lesquels Marseille, Dax et Vernon, dans la réduction de leur exposition au risque d’inondation, avec une équipe d’architectes, d’urbanistes et d’ingénieurs.

Pour ce qui est de prévenir les conséquences du recul du trait de côte, qui concerne 20 % de la surface maritime française et pourrait menacer 50.000 logements d’ici la fin du siècle, le conseil préconise, pour les sites menacés à court terme, d’interdire les nouvelles constructions, en relocaliser certaines, et de recréer les dunes, des forêts, des prairies qui limitent l’érosion d’ici trente ans. Il annonce également la création d’un permis de construire pour ces espaces menacés, [qui] autorisera seulement les constructions non pérennes et démontables et la création d’une obligation d’information transparente et objective des acheteurs et locataires sur le risque d’érosion.

En matière de biodiversité, la ministre a rappelé la promesse d’Emmanuel Macron du 6 mai 2019, de mettre sous statut protecteur 30 % du territoire terrestre et maritime de la France — dont « 10 % sous protection forte ». Elle a rappelé la création de quatre parcs naturels régionaux, du mont Ventoux, du Doubs-Horloger, de la baie de Somme-Picardie maritime et de Corbière-Fenouillède, et du « plus grand parc de forêt d’Europe » en Bourgogne et Champagne fin 2019. Jeudi 13 février, Emmanuel Macron doit en outre annoncer un arrêté de protection du sommet du Mont-Blanc, qui bénéficie déjà du statut de site classé. Pour rappel, deux événements internationaux importants pour la protection de la biodiversité sont prévus en 2020, le congrès mondial de la nature, en juin à Marseille et la COP15 en octobre en Chine, et le président de la République entend bien s’y présenter comme champion de la biodiversité.

Enfin, Mme Borne a annoncé vingt mesures censées favoriser la transition écologique des services publics : forfait mobilité durable de 200 euros pour les agents de la fonction publique d’État se rendant au travail à vélo ou en covoiturage, arrêt des achats de plastique à usage unique pour les lieux de travail et les événements, fin de l’utilisation des pesticides sur tous ses sites ouverts au public ou non, fin des trajets en avion si un trajet alternatif de moins de quatre heures existe, etc.

Ces mesures semblent anecdotiques en comparaison avec les annonces qui ont suivi les précédents conseils, depuis la création de cette instance le 15 mai 2019. Le premier Conseil, le 23 mai 2019, avait abouti à l’abandon « en l’état » du projet minier controversé de la Montagne d’or, en Guyane ; le second, le 9 juillet 2019, avait instauré une écocontribution sur les vols au départ de la France à partir de 2020 ; et le troisième, le 7 novembre 2019, avait été marqué par l’abandon du projet de mégacentre commercial EuropaCity, sans toutefois remettre en question l’urbanisation du triangle de Gonesse.

Elles n’ont en tout cas pas satisfait les associations écologistes. Greenpeace a dénoncé des « petits pas » et « l’hypocrisie (...) au sommet » d’Emmanuel Macron, rappelant que « dans sa stratégie nationale bas carbone, présentée récemment, le gouvernement envisage d’émettre plus de gaz à effet de serre que ce qui était prévu initialement ». Dans un tweet, le porte-parole climat de l’ONG, Clément Sénéchal, indique que « le même jour que le Conseil de défense écologique, les députés européens d’Emmanuel Macron [ont voté] un accord de libre-échange climaticide avec le Vietnam ». « Dans le secteur des transports, l’annonce d’un forfait mobilité durable de 200 euros pour les agents d’État constitue un recyclage d’une mesure de la loi d’orientation des mobilités. Par ailleurs ce dispositif n’a toujours pas été rendu obligatoire pour les salariés du secteur privé », rappelle pour sa part le Réseau Action Climat sur Twitter. En janvier, l’association avait dénoncé le « grand écart entre discours et petits pas » caractérisant la politique climatique du gouvernement.

Chambéry : des manifestants qui bloquaient l'aéroport délogés à coups de gaz lacrymogène

L'accès à l'aéroport de Chambéry a été bloqué pendant quelques heures, à l'appel de plusieurs associations dont Extinction Rebellion. Les militants réclament la réduction du trafic aérien et la taxation du kérosène

Un centaine de manifestants ont bloqué samedi 15 février l'accès à l'aéroport de Chambéry Savoie-Mont-Blanc, à l'appel de trois associations, Extinction Rébellion, Attac et Les Amis de la Terre, selon les informations de France Bleu Pays de Savoie. Ils demandent la réduction du trafic aérien et la taxation du kérosène, pour limiter la pollution dans le bassin chambérien.

Les manifestants, arrivés vers 11 heures, se sont assis sur la route et ont empilé des skis pour empêcher les automobilistes d'accéder à l'aéroport, avant de lever le blocage peu avant 15 heures. Les forces de l'ordre ont lancé une opération pour les déloger, en utilisant notamment des gaz lacrymogènes.




Extinction Rebellion dénonce dans un communiqué un "gazage à bout portant". "Jeudi, lors de sa visite au Mont-Blanc, le président de la République déclarait que la lutte pour protéger l’environnement était 'le combat du siècle'. Aujourd’hui, l’exécutif fait gazer à bout portant des activistes qui mènent sur le terrain ce 'combat du siècle'", pointe l'association dans un communiqué.

Seul l'accès des voitures à l'aéroport a été bloqué. Une déviation avait été mise en place pour faciliter le trafic. Les accès piétons sont restés accessibles et aucun vol n'a été annulé. Extinction Rebellion, Attac et Les Amis de la Terre demandent à terme, ils demandent la fermeture de l'aéroport.


Extinction Rebellion Chambéry

SUIS-JE ÉLIGIBLE A UNE CURE THERMALE CONVENTIONNÉE ?

Pour savoir si vous êtes éligible à une cure thermale conventionnée, il faut en parler avec votre médecin, seul apte à vous prescrire une cure thermale si c’est une solution efficace pour votre pathologie.
Une cure thermale conventionnée doit en effet être obligatoirement prescrite par un médecin (votre médecin traitant ou un spécialiste, Rhumatologue par exemple) et être d’une durée de 18 jours de soins, dispensés 6 jours sur 7 (pas de soins le dimanche) pour bénéficier d’une prise en charge de l’Assurance Maladie.

Votre médecin traitant (ou votre spécialiste) doit vous prescrire la cure en remplissant le formulaire officiel (télécharger un spécimen de formulaire de prise en charge) au plus tard au cours du trimestre qui précède la date souhaitée pour votre cure. Il prescrit votre cure en fonction de votre état de santé. Il indique sur la prise en charge de l’Assurance Maladie la ou les orientations thérapeutiques et la station thermale recommandée pour votre pathologie. Pour le traitement de 2 affections simultanées, il précise la double orientation et la station adaptée.
➜ Le retour de votre prise en charge doit vous parvenir dans un délai de 1 mois : vérifiez-la !

Votre médecin peut vous prescrire une cure thermale conventionnée si vous souffrez d’une des pathologies suivantes :



// Rhumatologie //
Arthrose – Rhumatismes dégénératifs et inflammatoires – Troubles musculo-squelettiques – Ostéoporose – Lombalgie – Sciatique – Tendinites – Polyarthrite rhumatoïde – Spondylarthrite ankylosante – Séquelles de traumatismes ou d’interventions chirurgicales – Inflammation chronique des tendons – Syndrome fibromyalgique – Raideurs articulaires – Suites de fracture

Découvrez les stations thermales prenant en charge la Rhumatologie (RH)




// Phlébologie //
Insuffisance lymphatique – Hémorroïdes – Jambes lourdes – Œdèmes chroniques des membres inférieurs – Séquelles de phlébite – Syndrome de Raynaud – Thrombose veineuse et séquelles – Troubles vasculaires des extrémités – Varices et ulcères variqueux

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// Neurologie //
Atteintes musculaires d’origine neurologique – Fibromyalgie – Maladie de Charcot Marie Tooth – Maladie de Parkinson – Paralysies après un accident vasculaire cérébral – Post Polio – Sclérose en plaques – Séquelles d’hémiplégie – Séquelles de paraplégies

Découvrez les stations thermales prenant en charge la Neurologie (NEU)




// Voies Respiratoires //
Allergies respiratoires – Asthme – Bronchites – Otites – Sinusites – Rhinites allergiques – Angines – Rhinosinusites – Rhinoplastie – Rhino-pharyngites récidivantes – Rhume des foins – Toux spasmodiques – BPCO

Les derniere infos ( Suite )