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Virus Zika : un deuxième cas détecté en France métropolitaine

C'est la deuxième fois qu'une contamination par le virus Zika est déclarée en France métropolitaine et cela se produit dans le même quartier de Hyères dans le département du Var. L'Agence Régionale de Santé assure que les deux personnes sont guéries.

"Dans les deux cas, les personnes ont commencé à ressentir les symptômes en août, et les cas ont été formellement déclarés début octobre pour le premier, et la semaine dernière pour le second", explique le médecin Samer Aboukais à l'AFP. Le second cas a été identifié grâce à l'enquête réalisée le 10 octobre par l'ARS et Santé Publique France auprès du voisinage de la première personne malade.

Le virus Zika a touché plus de 66 000 personnes aux Antilles en 2016. Il se transmet par l'intermédiaire d'une piqûre de moustique ou par voie sexuelle. Dans la majorité des cas, les personnes atteintes n'ont aucun symptôme, mais le virus peut déclencher fièvre, courbatures, éruption cutanée et douleurs derrière les yeux. Heureusement, selon Samer Aboukais, "la maladie évolue en général favorablement en quelques jours." Le risque de ce virus est observé chez les femmes enceintes : il peut provoquer dans de rares cas des atteintes neurologiques du foetus.

L'ARS conseille en conséquence aux femmes enceintes qui ont fréquenté le quartier à partir du 1er juillet de consulter leur médecin traitant, même en l'absence de symptômes. Le quartier touché a été démoustiqué, selon l'ARS, et une campagne d'information du public est menée dans le quartier.

La science prédit l'effondrement de notre civilisation industrielle

De plus en plus de travaux scientifiques prédisent la fin de notre civilisation industrielle : incapable d'évoluer, elle pourrait s'effondrer comme d'autres dans l'histoire de l'Humanité, principalement à cause des inégalités dans la répartition des richesses et de la surexploitation soutenue et croissante de ressources limitées.

La « fin du monde » ou plutôt la fin de nos civilisations actuelles est un sujet récurent et tout à fait plausible ne serait-ce que par les menaces d'origines naturelles. Mais c'est bien l'Homme qui est devenu la cause la plus probable et immédiate de sa propre extinction : « l'Homme est un loup pour l'Homme » reprenait déjà Sigmund Freud dans son livre Malaise dans la civilisation, une locution qui prend tout son sens à l'aube d'un désastre.

Un projet de recherche très sérieux, dirigé par le mathématicien Safa Motesharrei et soutenu par la fondation National Socio-Environmental Synthesis Center, en association avec une équipe de chercheurs en sciences naturelles et sociales, s'est appuyé sur le modèle HANDY (Human And Natural DYnamical) financé par la NASA pour élaborer des scénarios sur l'avenir de notre civilisation industrielle. Des travaux publiés en 2014 dans le sérieux Elsevier Journal Ecological Economics.

Cette étude note que les prédictions de fin du monde, de plus en plus fréquentes, sont très controversées et souvent jugées peu sérieuses. Pourtant, cette recherche tente de donner un sens à des données historiques convaincantes montrant que le processus de naissance et d'effondrement des civilisations est une réalité historique cyclique et courante.

Selon des recherches historiques actualisées, des civilisations complexes sont susceptibles de s'effondrer, soulevant des questions quant à la viabilité de nos civilisations modernes, citant la chute de l'Empire romain, des mésopotamiens mais aussi d'empires « moins connus » et sans doute autant avancés comme Maurya, Gupta (en partie l'Inde actuelle) et la dynastie Han (Chine). Autant de témoignages qui prouvent que des puissants empires à l'origine de civilisations complexes et créatives sont également fragiles et éphémères.

Les chercheurs se sont alors intéressés aux facteurs qui provoquent l'effondrement des civilisations avancées afin d'identifier les risques actuels. Plusieurs facteurs déterminants apparaissent alors : la démographie, le climat, l'eau, l'agriculture et l'énergie, des sujets de société bien contemporains.

Ces paramètres sont essentiels pour assurer la stabilité d'une civilisation et peuvent conduire à son effondrement lorsqu'ils convergent pour générer deux fonctions sociales essentielles : "la raréfaction des ressources en raison de la pression exercée sur la capacité de charge écologique" et "la stratification économique de la société en élites (riches) et la masse (pauvres)". Or, ces phénomènes ont joué "un rôle central dans les caractéristiques ou dans le processus d'effondrement", du moins dans "les cinq mille dernières années" des civilisations, note l'étude.

Nul besoin de rappeler que nos sociétés industrialisées actuelles connaissent les mêmes travers : une stratification économique très forte avec une poignée de nantis qui profite toujours plus des richesses produites par la masse, elle-même accablée avec un niveau de vie tout juste suffisant pour survivre et consommer ce que l'on lui dicte.

Trop souvent, les optimistes béats parient sur les bienfaits du "progrès" et de la technologie pour nous sauver de l'égoïsme de l'Homme en insistant sur l'amélioration de l'efficacité : "le changement technologique peut améliorer l'efficacité quant à l'utilisation des ressources, mais il a aussi tendance à augmenter à la fois la consommation de ressources par habitant et l'ampleur de l'extraction des ressources, de sorte que, avec l'absence de politiques adéquates, l'augmentation de la consommation compense souvent l'efficacité accrue de l'utilisation des ressources." nuance l'étude...

C'est particulièrement vrai pour la plupart des biens de consommation qui consomment de l'énergie : on se félicite de leur consommation unitaire qui diminue avec les avancées technologiques (bien que ce soit moins vrai avec les smartphones) mais ils se démocratisent : on en achète de plus en plus et on les renouvelle de plus en plus vite, on parle d'obsolescence programmée. Au final, le gain en efficacité est ainsi largement contrebalancé par la consommation de masse et la multiplication de besoins finalement trop souvent futiles.

De plus, les chercheurs indiquent que les gains de productivité dans l'agriculture et l'industrie au cours des deux derniers siècles proviennent de l'augmentation de la quantité des ressources exploitées plutôt que des gains d'efficacité, aussi considérables ont-ils été.

Notre monde actuel est très proche de l'effondrement
Selon différentes modélisations mathématiques réalisées par Safa Motesharrei et ses collègues, les caractéristiques de notre monde actuel sont très proches des conditions nécessaires à l'effondrement de nos civilisations et il serait même difficile d'y échapper...

Deux principaux scénarios d'effondrement sont avancés :

Le premier passerait par la surconsommation de la minorité, les élites qui entraînerait alors l'épuisement des ressources pour la masse, privée du minimum pour survivre : c'est la famine par l'inégalité.
Un autre scénario se base sur l'exploitation soutenue de ressources limitées qui viennent à s'effondrer entraînant la masse dans le déclin, suivie ensuite par les élites.
Dans les deux cas, la jouissance monopolistique de la richesse par les élites les aveuglent : épargnés (temporairement) par le besoin, ils ne conçoivent pas le processus d'effondrement en cours et poursuivent leurs activités comme si de rien n'était.

Selon les chercheurs, c'est le même mécanisme qui a entraîné l'effondrement des civilisations mayas et romaines. En effet, dans le cas des Mayas, l'agriculture intensive et la déforestation ont apporté la famine et donc la dislocation de la base de la société.

Les deux principales solutions avancées par les chercheurs sont :

réduire les inégalités économiques de manière à assurer une répartition plus équitable des ressources,
réduire considérablement la consommation des ressources tout en privilégiant les ressources renouvelables, moins intensives et en réduisant la croissance démographique, un sujet tabou et pourtant de plus en plus évident.
Une perspective effroyable renforcée par notre inaction face au réchauffement climatique
Si ces résultats peuvent sembler catastrophistes, ils sont malheureusement étayés par d'autres études prospectives comme celle de deux scientifiques américains. Erik M. Conway, historien à la NASA et Naomi Oreskes, historienne des sciences et professeure à l'université d'Harvard, ont publié en 2013 un article intitulé « The Collapse of Western Civilization: A View from the Future » dans le prestigieux journal du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Dans cet article ils se posent la question suivante : pourquoi sommes-nous restés inactifs, alors que nous disposions d'informations scientifiques robustes sur le changement climatique et que nous savions quels terribles événements allaient suivre ? Il s'en suit une prospective sur le déclin de l'humanité qui doit affronter le résultat de sa lâcheté : vagues de chaleurs sans précédent, hausse du niveau des océans, panique, émeutes, migrations de masse, hausse explosive des populations d'insectes, épidémies... L'ordre social s'effondre dans les années 2050 et les gouvernants, acquis à l'idéologie néolibérale, se retrouvent désarmés devant la nécessité d'une intervention massive de l'état...

Là aussi, en imaginant la situation vers laquelle l'humanité s'oriente si rien n'est fait, les auteurs montrent le piège des idéologies aveuglantes qui dominent : le positivisme et le fondamentalisme de marché.

Malheureusement, ces mises en perspective apparaissent de moins en moins extravagantes tant nos sociétés s'acharnent, contre toute logique, à faire perdurer un modèle de développement boulimique et sans aucun avenir. Pourtant, il est encore tout à fait possible d'éviter de répéter les erreurs du passé et cet avenir catastrophique peut être écarté si des changements politiques et structurels forts sont mis en place.

Lamarck, visionnaire à l'heure de la Révolution industrielle
Ces augures funestes étaient déjà partagés il y a 200 ans par Jean-Baptiste de Monet de Lamarck (1744-1829), naturaliste français qui faisait preuve d'une clairvoyance étonnante après les débuts de la Révolution industrielle : "L’homme, par son égoïsme trop peu clairvoyant pour ses propres intérêts, par son penchant à jouir de tout ce qui est à sa disposition, en un mot par son insouciance pour l’avenir et pour ses semblables, semble travailler à l’anéantissement de ses moyens de conservation et à la destruction même de sa propre espèce.
En détruisant partout les grands végétaux qui protégeaient le sol, pour des objets qui satisfont son avidité du moment, il amène rapidement à la stérilité ce sol qu’il habite, donne lieu au tarissement des sources, en écarte les animaux qui y trouvaient leur subsistance, et fait que de grandes parties du globe, autrefois très fertiles et très peuplées à tous égards, sont maintenant nues, stériles, inhabitables et désertes.
Négligeant toujours les conseils de l’expérience pour s’abandonner à ses passions, il est perpétuellement en guerre avec ses semblables, et les détruit de toutes parts et sous tous prétextes, en sorte qu’on voit ses populations, autrefois considérables, s’appauvrir de plus en plus.
On dirait que l’homme est destiné à s’exterminer lui-même après avoir rendu le globe inhabitable." écrivait-il en 1820 dans "Système analytique des connaissances positives de l’homme".

Plus que jamais, le scénario actuel du « business as usual » n'est plus soutenable : des mesures politiques courageuses et drastiques doivent être prises immédiatement pour éviter le pire, manifestement ce n'est toujours pas le cas.
C'est pourquoi, la société civile se soulève de plus en plus comme en témoignent notamment les marches pour le climat qui mobilisent des millions de personnes chaque semaine et la multitude d'actions de désobéissance civile. Mais le système se défend et n'hésite plus à réprimer violemment et à décourager ceux qui aspirent à construire un monde meilleur...

« sois le changement que tu veux voir dans ce monde » disait avec sagesse Gandhi.

Extinction Rebellion: une semaine de désobéissance civile dans le monde entier

Des milliers d’activistes écologistes comptent bloquer dès lundi 7 octobre les villes de 55 pays, dont la France, pour dénoncer l’inaction climatique des États. En prélude, samedi à Paris, Extinction Rebellion veut occuper illégalement, en compagnie de «gilets jaunes», un lieu symbole de notre «système économique injuste, sexiste, raciste et autoritaire».

Ils sont «non-violents», mais se préparent au pire. Les activistes d’Extinction Rebellion, un mouvement écologiste international, entameront dès ce samedi 5 octobre plus d’une semaine de désobéissance civile. Connus en France pour avoir été délogés du pont de Sully (Paris) en juin dernier, ils mèneront leurs actions dans près de 55 pays. De Berlin à Sydney, en passant par New York, Buenos Aires ou Paris, ils comptent dénoncer, pour une énième fois, l’inaction climatique des États du monde entier.

Au programme de cette «rébellion internationale», des blocages de rues, des occupations illégales, des campagnes d’affichage et des «ateliers artistiques».

Dans ce mouvement horizontal, où n’existe ni chef ni porte-parole, «nous avons quatre objectifs: faire avouer aux gouvernements la vérité sur la question écologique, les faire agir pour la biodiversité, militer pour le zéro carbone, et mettre le citoyen face à ses responsabilités», affirme au Figaro Franck, l’un des membres de XR France. L’important? «Le pacifisme, la non-violence».

Pas sûr que le calme subsiste pourtant, ce samedi à Paris, où est prévue en préambule de cette semaine de manifestations l’«occupation illégale d’un lieu symbolisant un système économique injuste, destructeur, sexiste, raciste, et autoritaire», peut-on lire sur le site du mouvement. Contacté par Le Figaro, XR France tient à garder le lieu secret. On connaît en revanche le nom des invités: «Il existe divers mouvements de contestation en France. Et ces gens ont envie de discuter entre eux, sur la question de l’écologie notamment. C’est pour cela que nous avons convié les gilets jaunes, les gilets noirs, les membres du collectif ‘vérité pour Adama’, les Jeunes pour le Climat…», indique Franck.

Si XR France tente de tempérer sur son site - «nous vous prions de n’apporter ni armes, ni drogues, ni alcool et de ne pas vous masquer le visage» -, les risques de violence demeurent: «Évidemment, on a peur que ça dégénère. Et il y a des risques judiciaires aussi. Mais c’est l’esprit du mouvement: on met en danger notre confort du quotidien car on estime qu’il y a un danger d’extinction du vivant. C’est une cause qui nous dépasse.» Le mouvement risque-t-il d’être décrédibilisé en cas de violences? «C’est possible», concède Franck le «rebelle».

Migrants, vélos et sacs de couchage: le programme des «rebelles» français

Les «festivités» françaises débuteront officiellement par une cérémonie d’ouverture dimanche 6 octobre, à partir de 17h à Paris. «Non-blocante», elle sera ouverte à tous et se déroulera au Parc de la Villette (XIXe arrondissement).

À partir de lundi 7 octobre, départ effectif de la semaine de rébellion, les actions prévues seront classées et associées aux quatre éléments (Terre, Air, Eau, Feu). Chaque catégorie devant répondre à une problématique écologique, comme visible dans l’image ci-dessous.

Pour participer à ces actions, des pages d’inscription sont disponibles sur le site d’Extinction Rebellion. Le mouvement demande à tous les participants d’assumer un rôle défini: «Bloqueur», «peacekeeper», «artiviste», «médic», «médiactiviste», «cuisinier»… De «Je ne veux pas de poursuite judiciaire» à «Je suis prêt à être placé en garde à vue», ils doivent également sélectionner leur niveau d’investissement.

Sont ainsi prévus dès le 7 octobre «des plantes bloquantes sur le goudron pour libérer des places et des allées», «une rue de l’information» qui accueillera et sensibilisera le public, «un grand chantier pour inventer des espaces de vie et des jeux pour enfants», et «une agora pour tenir des assemblées citoyennes, des concerts et des débats jusqu’à l’aube.»

Jusqu’à l’aube, puisque comme nous a confié Franck, le mouvement compte déployer ses tentes et dormir sur place. «Du moins, si on ne tente pas de nous déloger», déplore-t-on chez XR.

Du côté des forces de l’ordre, contactées par le Figaro, on craint l’utilisation de «pavés gonflables, déjà utilisés en 2015 pour la COP 21». «Ça tient dans un sac avec un gonfleur. Deux minutes de gonflage. On peut faire un mur avec, en collant les pavés entre eux avec du velcro. Et (les activistes) cherchent à en obtenir dans une matière difficilement perçable», peut-on lire dans un mail que nous avons pu consulter. La police devrait être mobilisée en masse.

Le 10 octobre, c’est la question migratoire qui sera au centre des revendications. «Les catastrophes à venir provoquées par le dérèglement climatique provoqueront d’ici 2050 le déplacement d’un milliard d’habitants (...) Demain, tous migrants!», peut-on lire sur la page officielle. Encore une fois, le secret est bien gardé sur les lieux de rassemblement. Mais selon nos informations, les activistes tenteraient de bloquer la Seine. Avec des bateaux? «Il nous faut des moyens, donc ça risque d’être compliqué, mais on veut marquer les esprits.»

L’après-midi du vendredi 11 octobre, l’opération «Tournez manège» sera lancée à Paris. Elle consistera à «remplacer le trafic motorisé par une vague immense et joyeuse de vélos». Le 12 octobre, place à «l’archipel des nouveaux mondes», lors duquel les militants devraient occuper un quartier entier de Paris, bloquer sa circulation, puis «se répandre en multiples groupes d’action autonomes pour se réapproprier la ville». Y sont attendus des groupes de toute la France, non liés à XR. Enfin, des actions de sensibilisation et d’affichage sur le plastique seront menées dans toute la capitale du 7 au 12 octobre.

Les groupes locaux de XR.

En termes d’affluence, «on a déjà plusieurs milliers d’inscrits», nous révèle le groupe, sans vouloir communiquer de chiffres précis. «Mais il est possible que ce nombre baisse, par peur» des violences et des interpellations.

Des blocages prévus dans le monde entier

Des chiffres qui peuvent paraître minimes face à l’intense mobilisation prévue dans le monde entier.

À Londres, où ces activistes ont contraint le Parlement britannique à déclarer l’état d’urgence climatique en mai dernier, XR espère rassembler 20.000 à 30.000 personnes, via le blocage total du quartier de Westminster, à deux pas seulement du palais de Buckingham et des édifices gouvernementaux. Des grèves de la faim et une occupation de l’aéroport de Londres City sont également prévus. Et contrairement à son pendant français, XR UK compte faire durer ses actions durant deux semaines.

À New York, où près de 70 manifestants ont été arrêtés en juin dernier pour avoir fait un sit-in devant le New York Times, l’organisation veut occuper le Washington Square Park, sur l’île de Manhattan, durant 5 jours. Le 9 octobre, c’est l’université de Columbia qui sera visée. À Toronto, le rassemblement est prévu dès 8 heures du matin lundi au Playter Gardens Park, dans le sud de la ville.

À Amsterdam, «des milliers» de rebelles devraient mener un blocage face au Rijksmuseum. L’avenue Kurfürstendamm, à Berlin, devrait également être paralysée le 9 octobre. À Prague, des militants se mettront en scène sur une potence, les pieds sur un faux bloc de glace censé fondre. À Brisbane, en Australie, ce sont les rues du quartier de Southbank qui seront occupées, puis le pont de William Jolly le vendredi 11. La liste de l’ensemble des capitales impactées est disponible sur le site international d’Extinction Rebellion.

Pour occuper tous ces lieux, le mouvement appelle ses sympathisants à s’habiller normalement car ils «joueront les touristes» en prenant des photos, selon une source contactée par l’AFP. Puis un signal sera lancé pour que le blocage commence. Pour rappel, cette «rébellion internationale» a lieu alors que des millions de jeunes ont défilé lors des deux derniers vendredis du mois de septembre. La «désobéissance civile» promue par XR fédérera-t-elle autant?

Plus de la moitié des arbres d'Europe sont en voie de disparition

Plus de la moitié des arbres endémiques d'Europe sont menacés d'extinction, selon les dernières évaluations de l'état de la biodiversité de l'Europe publiées fin septembre par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Même l'emblématique marronnier d'Inde est maintenant considéré comme vulnérable.

Les arbres endémiques d'Europe sont menacés de disparition
La Liste rouge européenne des arbres récemment publiée a évalué l'état de conservation de l'ensemble des 454 espèces d'arbres indigènes du continent européen et a révélé que 42 % sont menacées d'extinction au niveau régional.

Parmi les arbres endémiques d'Europe - ceux qui n'existent nulle part ailleurs sur la planète - 58 % sont menacés d'extinction et 15 % (66 espèces) ont été classés dans la catégorie «En danger critique d'extinction» ou au point de s'éteindre.

« Il est alarmant de constater que plus de la moitié des espèces d'arbres endémiques d'Europe sont maintenant menacées de disparition. Les arbres sont essentiels à la vie sur terre et les arbres européens, dans toute leur diversité, constituent une source de nourriture et un abri pour d'innombrables espèces animales telles que les oiseaux et les écureuils et jouent un rôle économique clé. De l'UE aux assemblées régionales et à la communauté de la conservation, nous devons tous travailler ensemble pour assurer leur survie », a déclaré Craig Hilton-Taylor, chef de l'unité Liste rouge de l'UICN.

Les espèces d'arbres du genre Sorbus, qui comprend le Sorbier de Crimée (Sorbus tauricola) et le Sorbier de montagne (Sorbus aucuparia subsp. Maderensis), sont particulièrement touchées, les trois quarts des 170 espèces de Sorbus en Europe sont maintenant considérées comme menacées.

L'iconique marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) a été évalué comme vulnérable à la suite des déclins causés par la teigne mineuse de la feuille (Cameraria ohridella). Celle-ci est une espèce envahissante originaire de régions montagneuses isolées des Balkans, qui a depuis envahi le reste de l'Europe. Il endommage les feuilles du marronnier, accentuant les pressions de l'exploitation forestière, des incendies de forêt et du tourisme.

Si le couvert forestier européen se porte plutôt bien et a augmenté d'environ 11 millions d'hectares entre 1990 et 2010, il ne traduit pas forcément un bon état écologique alors que seulement 4 % des forêts de l'UE n'ont pas encore été altérées par l'intervention de l'Homme.

L'Union Européenne est recouverte de 182 millions hectares de forêt (5% de la superficie forestière mondiale), cela représente 43 % de l'aire européenne. Les 6 pays membres de l'UE les plus boisés (la Suède, la Finlande, l'Espagne, la France, l'Allemagne et la Pologne) concentrent 2/3 des forêts européennes (Parlement européen, 05/2019).

Ainsi, l'introduction d'espèces envahissantes, l'exploitation forestière non durable, la fracturation des espaces forestiers par les voies de communication, le développement urbain sont les principales menaces du déclin des espèces d'arbres.

Les espèces indigènes envahissantes et problématiques constituent la plus grande menace pour les arbres européens. Il s'agit notamment de parasites et de maladies, mais également de plantes envahissantes introduites par l'homme et concurrentes des jeunes arbres indigènes.

Enfin, le changement climatique (là aussi dû aux activités humaines) joue un rôle de plus en marquant sur les forêts épisodes récurrents de sécheresse en Europe de l'ouest et du sud affaiblissent considérablement les arbres qui finissent par dépérir, sans oublier la multiplication des incendies.

« L'impact des activités menées par l'homme se traduit par un déclin de la population et un risque accru d'extinction d'importantes espèces en Europe », a déclaré Luc Bas, directeur du Bureau régional européen de l'UICN. « Ce rapport a montré à quel point la situation est catastrophique pour de nombreuses espèces sous-estimées et sous-évaluées qui constituent l'épine dorsale des écosystèmes européens et contribuent à la santé de la planète. Nous devons atténuer l'impact de l'homme sur nos écosystèmes et accorder la priorité à la protection de ces espèces. »

Surface Duo : le retour surprise de Microsoft dans le monde du smartphone

Avec ses deux écrans de 5,6 pouces, le Surface Duo est un drôle d'appareil, entre smartphone et mini PC hybride. Fonctionnant avec Android, il marque le retour de Microsoft dans le monde de la téléphonie après l'échec de Windows Phone.
Personne ne l'avait vu venir : Microsoft est de retour dans l'univers des smartphones. Plusieurs années après l'échec de Windows Phone et de sa gamme Lumia, l'entreprise vient d'annoncer le Surface Duo, un smartphone à deux écrans extrêmement original. Disponible fin 2020, ce nouveau produit pourrait connaître quelques ajustements d'ici son lancement.

Un smartphone à deux écrans… sous Android
Par son format, le Surface Duo ressemble énormément à un Galaxy Fold. Comme le produit de Samsung, il s'agit d'un appareil de la taille d'un smartphone susceptible d'être déplié pour prendre le gabarit d'une tablette. Ne vous fiez pas aux apparences, le Surface Duo et Galaxy Fold sont extrêmement différents.

Tout d'abord, le Surface Duo n'a pas d'écran pliable. L'appareil relie deux écrans distincts de 5,6 pouces par une charnière, ce qui lui permet une fois déplié d'atteindre les 8,3 pouces. N'espérez toutefois pas profiter d'une véritable surface de cette taille, il y a en effet une belle bordure entre les deux écrans. Notons également que les deux écrans peuvent être pliés et dépliés des deux côtés, ce qui fait du Surface Duo un appareil bien plus flexible que tous les autres smartphones pliables annoncés aujourd'hui.

Fonctionnant avec Android (avec des applications Microsoft), le smartphone peut afficher deux applications simultanément grâce à ses deux écrans. Libre à vous de le plier si vous ne souhaitez utiliser qu'un seul écran. Selon Wired, qui a obtenu une interview exclusive du patron de Microsoft, le mobile embarque le processeur Snapdragon 855 de Qualcomm et n'intègre pas d'appareil photo actuellement. Cela pourrait évoluer d'ici la version finale.

Microsoft s'apprête-t-il à faire de l'ombre à Apple, Samsung, Huawei et Google ? Pour l'heure, l'entreprise refuse de reconnaître toute ambition sur le marché des smartphones. D'ailleurs, elle qualifie le Surface Duo de « petite Surface » et réfute l'idée selon laquelle il s'agirait d'un smartphone. Permettez-nous d'en douter, la vidéo d'introduction du produit montrait bien quelqu'un passer un appel avec le Surface Duo. Même si Microsoft refuse de l'admettre (probablement par prudence), le Surface Duo est définitivement un smartphone d'un nouveau genre. Il va être difficile de ne pas le qualifier de « Surface Phone » par erreur.

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#AlertePollution : rivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez près d'un site pollué ? Alertez-nous

Sols contaminés, eaux souillées, rejets toxiques… Les cas de pollution liée à l'industrie, à l'agriculture ou aux comportements des entreprises ou des particuliers s'accumulent ces dernières années. Ces histoires font écho à ce que vous observez dans votre environnement ?

Depuis la 24e conférence annuelle de l'ONU sur les changements climatiques (COP24) qui s'est tenue en décembre 2018, franceinfo mène l'opération #AlertePollution. Une enquête participative qui vous donne la possibilité de signaler des sites pollués près de chez vous, pour permettre ensuite à notre rédaction d'investiguer sur ces situations. Nous l'avons déjà fait sur les téléphones Garfield retrouvés sur des plages bretonnes, une pollution aux métaux lourds au parc floral à Paris, les inquiétantes fumées noires des ferries amarrés dans le port de Toulon, des rejets polluants aux alentours d'une prison dans l'Aube...

Vous êtes citoyen et vous avez repéré des déchets dans la nature, une faune et une flore décimées près d'une entreprise ou d'une exploitation agricole ? Vous avez eu connaissance, autour de vous, de maladies à répétition et suspectez une origine environnementale ? Vous êtes bénévole dans une association ou élu dans une commune et ne savez plus quoi faire face à un cas de pollution ? Alertez-nous dans le formulaire ci-dessous. Vous pouvez également nous contacter via les applications chiffrées WhatsApp ou Signal, au numéro suivant : 06 13 76 73 41.

VIDEO. Dernier rapport du GIEC : les océans et la cryosphère en péril

Le dernier rapport du GIEC est sorti ce mardi 25 septembre et dresse un portrait peu glorieux de l'océan et de la cryosphère. Mais il reste quand même un peu d'espoir pour la planète. Explications.

Il recouvre 71 % du globe, contient 97 % de l'eau sur Terre et abrite 10 % de la population mondiale sur ses rivages. Pourtant essentiel, l'océan est aujourd'hui plus que jamais menacé. "Les évolutions à venir, si on continue à émettre massivement des gaz à effet de serre, sont très préoccupantes et elles suggèrent une baisse de ce qu'on appelle la productivité primaire dans les océans et une baisse de potentiel pour les pêches, en particulier dans les régions tropicales", alerte la co-présidente du groupe n°1 du GIEC Valérie Masson-Delmotte.

Le rapport du GIEC du 25 septembre 2019 sonne comme un nouveau cri d'alarme. Depuis 1970, l'océan a absorbé 90 % de l’'excès de chaleur de la planète. Et ceci n'est pas sans conséquences : depuis 1993, la vitesse du réchauffement de l'océan a plus que doublé. La captation de CO2 entraîne aussi une acidification des eaux, ainsi qu'une baisse du niveau d'oxygène entre 0 et 1000 mètres de profondeur.

La cryosphère aussi en danger




Le rapport s'intéresse également à la cryosphère : les surfaces gelées comme les glaciers, la banquise ou le permafrost, qui représentent 10 % des terres émergées du globe. À cause de la hausse des températures, la calotte glaciaire du Groenland a perdu environ 280 gigatonnes de glace par an entre 2006 et 2015.

D'ici 2100, au rythme actuel d'émissions, les régions qui abritent des glaciers plus petits, comme l'Europe centrale, le nord des Andes et l'Asie du Nord, pourraient perdre 80 % de leur masse glaciaire. Si le réchauffement climatique était limité à 1,5°C, l'augmentation du niveau des océans pourrait être limité à près de 1 mètre, d'ici 2300 mais il pourrait atteindre plusieurs mètres dans les pires scénarios.

Pays-Bas : des dizaines de milliers de personnes dans la rue pour "la grève pour le climat"

Des dizaines de milliers de Néerlandais se sont rassemblés, vendredi 27 septembre à La Haye, afin de participer à la "grève pour le climat" organisée sur toute la planète. Plus de 35 000 personnes, selon les organisateurs (la police n'a pas communiqué de chiffres), se sont réunies dans le centre-ville avant de se rendre en cortège devant le Parlement et sous les fenêtres du bureau du Premier ministre, Mark Rutte.

Dans le cortège, où figuraient de nombreux jeunes, florissaient des pancartes, banderoles et draps colorés, exhortant le gouvernement néerlandais et d'autres dirigeants mondiaux à prendre davantage de mesures contre le réchauffement climatique. "Changement de système, pas de climat", "Tous les adolescents disent non à plus de CO2", pouvait-on notamment lire.

Les Pays-Bas sont particulièrement vulnérables aux conséquences du changement climatique, une partie du pays se trouvant en dessous du niveau de la mer. Le Premier ministre libéral a indiqué avoir "bien reçu le message". "Le gouvernement a un plan avec des mesures très ambitieuses pour lutter contre le réchauffement climatique", a déclaré Mark Rutte lors d'une conférence de presse hebdomadaire. "Nous n'en avons pas fait assez par le passé mais aujourd'hui nous sommes déterminés à œuvrer pour le climat", a-t-il poursuivi, glissant toutefois qu'il était aussi important pour les jeunes manifestants de "finir leur scolarité".

Dérèglement climatique : la fin du monde est-elle vraiment pour 2050 ?

Une étude australienne évoque la fin de la civilisation en 2050 si rien n'est fait pour freiner le réchauffement de la Terre. Mais des climatologues soulignent qu'il s'agit du "scénario du pire" et qu'une autre issue reste possible.
La fin du monde, celle mise en scène par Roland Emmerich dans Le Jour d'après ou 2012, surviendrait en 2050, d'après un rapport (lien PDF en anglais) publié en mai par le think tank australien Breakthrough-National Centre for Climate Restoration.

Si rien n'est fait pour limiter le réchauffement climatique, "la planète et l'humanité auront atteint un 'point de non-retour' à la moitié du siècle, dans laquelle la perspective d'une Terre largement inhabitable entraînerait l'effondrement des nations et de l'ordre mondial", avancent les auteurs, David Spratt, directeur de recherche à Breakthrough, et Ian Dunlop, ancien cadre de l'industrie des énergies fossiles. Selon eux, il existe "une forte probabilité que la civilisation humaine touche à sa fin" dans trois décennies.

Que dit cette étude australienne ?
En dix pages, le rapport brosse un tableau apocalyptique. En 2050, la hausse de la température moyenne à la surface du globe aura atteint 3 °C. Plus de la moitié de la population mondiale sera exposée à des chaleurs létales au moins 20 jours par an. Et cette météo mortelle persistera plus de 100 jours par an en Afrique de l'Ouest, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Asie du Sud-Est. Deux milliards d'habitants seront affectés par le manque d'eau.

Des écosystèmes tels que la Grande Barrière de corail ou la forêt amazonienne se seront effondrés. Et en été, l'océan Arctique sera navigable, libre de toute glace. Quant au niveau des mers, il aura augmenté de 0,5 mètre. Un demi-siècle plus tard, en 2100, la hausse sera de 2 à 3 mètres. Dans les régions tropicales, on comptera plus d'un milliard de déplacés climatiques. L'agriculture ne sera plus viable dans les régions subtropicales. Les récoltes mondiales auront diminué d'un cinquième. Et la population de la planète sera exposée à des risques de pandémies.

Le changement climatique représente maintenant une menace existentielle à court ou moyen terme pour la civilisation humaine.
David Spratt et Ian Dunlop
dans leur rapport

Dans ce "scénario extrême", "l'ampleur des destructions dépasse notre capacité de modélisation", préviennent les auteurs de l'étude, reprenant les mots de l'ONG suédoise Global Challenges Foundation (en anglais) en 2018.

Les données présentées sont-elles fiables ?
Ce tableau extrêmement pessimiste s'explique. Les auteurs de l'étude ont choisi de retenir les conséquences les plus graves du réchauffement climatique en partant du principe qu'elles sont souvent mises de côté dans les publications plus consensuelles, à l'image du rapport collégial du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec). David Spratt et Ian Dunlop "ont juste poussé à l'extrême les probabilités. Ils ont pris les plus faibles avec les conséquences les plus importantes", pondère Joël Savarino, directeur de recherche au CNRS et à l'Institut des géosciences et de l'environnement de Grenoble.

Aucun des experts interrogés par franceinfo ne pointe cependant une quelconque erreur dans ce rapport. Même si ce n'est pas une étude scientifique, "plutôt une compilation de certaines références et de rapports d'ONG", précise Benjamin Sultan, directeur de recherche à l'Institut de recherches pour le développement (IRD).

C'est un article qui présente une vision cauchemardesque, le scénario du pire, mais qui ne peut pas être exclu pour autant.
Gilles Ramstein, climatologue
à franceinfo

Les conséquences d'un tel réchauffement climatique ne seraient donc pas irréalistes, tout au plus exagérées. Une hausse des températures de 3 °C d'ici à 2050 est ainsi une projection "assez extrême", nuance Frédéric Parrenin, directeur de recherche au CNRS. "Si on agit modérément, selon les engagements pris à Paris en 2015, une hausse de 3 degrés arriverait plutôt en 2100", ajoute-t-il. Joël Savarino, lui, évoque cette possibilité si un mécanisme de rétro-action positive, c'est-à-dire une modification qui amplifie le changement climatique, s'installait. "Si les pergélisols, ces sols gelés en permanence en Arctique, se mettent à fondre à cause du réchauffement climatique, ils pourraient libérer de puissants gaz à effet de serre et ainsi nourrir le réchauffement."

"La canicule de 2003, qui a fait 15 000 morts en France, pourrait devenir un été normal", prévient Henri Waisman, chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales, spécialiste du climat et coauteur du rapport du Giec d'octobre 2018.

De même, l'estimation du milliard de réfugiés climatiques avancée dans l'étude australienne est à prendre "avec prudence", insiste le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, professeur à l'Université catholique de Louvain et ancien vice-président du Giec. "A la limite, peu importe le chiffre avancé, ajoute Henri Waisman, ce qui est vrai, c'est que des centaines de millions de personnes pourraient être affectées." Car "aucune ville, aucune infrastructure portuaire n'est capable de s'adapter à une montée des eaux d'un ou deux mètres en quelques décennies", remarque Joël Savarino.

Ses conclusions sont-elles réalistes ?
Au-delà des conséquences "naturelles", le réchauffement climatique pourrait bel et bien entraîner une multiplication des conflits, comme l'affirme l'étude. "Le risque est possible dans certaines régions, notamment au Sahel pour l'accès à l'eau, confirme la climatologue Françoise Vimeux, directrice de recherche à l'Institut de recherche pour le développement. Mais là encore, il existe beaucoup d'incertitudes. Les modèles sur les cycles de pluie, par exemple, sont incertains."

Le déséquilibre proviendra de la nourriture. Si les pays exportateurs sont affaiblis par les aléas climatiques, on peut imaginer des gouvernements qui préservent leurs intérêts. Et si la nourriture commence à faire défaut…
Joël Savarino, glaciologue
à franceinfo

Joël Savarino rappelle que la France compte à peine 3% d'agriculteurs dans sa population active. "Ça veut dire que 97% de la population est incapable de se nourrir toute seule."

Les experts s'accordent sur un point : la fin de la "civilisation humaine" évoquée par l'étude est plus qu'hasardeuse. "La fin de la civilisation n'est pas la fin de l'humanité, tempère Jean-Pascal van Ypersele. En outre, pour parler de la fin de la civilisation, encore faut-il s'entendre sur ce qu'est la civilisation. Il n'y a pas une, mais des dizaines de civilisations avec des niveaux de résilience différents." Le climatologue ne nie pas les dégâts qui pourraient être causés puisque "des infrastructures importantes seront détruites, des systèmes alimentaires seront mis à mal, il y aura des déplacements de population..." Mais l'humanité, elle, perdurera, même si elle devra s'adapter.

Un monde avec 3 °C supplémentaires est une menace très sérieuse. Ce n'est pas seulement l'environnement et les écosystèmes qui seraient menacés, mais également notre société telle que nous la connaissons.
Benjamin Sultan, climatologue
à franceinfo

Françoise Vimeux évoque elle aussi "une autre manière de vivre". "Cela serait un changement brutal, mais ce ne serait pas la fin du monde. La vie a déjà survécu à des catastrophes, l'humanité survivra aussi. Son extinction n'est pas pour tout de suite", assure Joël Savarino.

Ce scénario catastrophe est-il inéluctable ?
Les auteurs de l'étude australienne plaident pour "une mobilisation mondiale massive" et jugent que celle-ci est "nécessaire dans la prochaine décennie". Ils font une analogie avec le plan Marshall lancé après la Seconde Guerre mondiale. Sans pour autant s'étendre sur le contenu d'un tel plan.

Gilles Ramstein, directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement, déplore cette comparaison et critique l'idée sous-jacente de "mettre l'industrie au service de la lutte contre le réchauffement climatique". Le climatologue le reconnaît cependant : "Il faut une planification à long terme à l'échelle mondiale pour réduire notre facture énergétique sur vingt ans, en particulier dans les transports et le chauffage." Une planification qui "entre en contradiction avec la rentabilité immédiate", souligne-t-il. Or "il y a de très gros intérêts financiers en jeu qui vont intéresser de grands groupes. Et il ne faut pas donner massivement de l'argent à une industrie polluante qui va se refaire sur le dos de l'économie verte."

Le chercheur prône une mesure iconoclaste : "Il faut faire par exemple des transferts de technologies gratuits vers l'Afrique et les pays sous-développés, pour éviter qu'ils ne passent par la phase de la combustion et des énergies fossiles comme les pays riches ou l'Inde, la Chine, les pays en développement."

Le Giec aussi "propose des solutions concrètes, mais aussi des paris technologiques pour capter le CO2 atmosphérique, par exemple", rappelle Françoise Vimeux. Selon le Giec, il faut en priorité s'attaquer aux émissions de gaz à effet de serre, à commencer par le dioxyde de carbone (CO2). Pour que la hausse des températures ne dépasse pas 1,5 °C, il faut diminuer d'environ 45% les émissions mondiales de CO2 d'ici à 2030 par rapport à leur niveau de 2010, puis atteindre vers 2050 la neutralité carbone, c'est-à-dire le point où les émissions sont compensées par l'élimination du CO2 présent dans l'atmosphère. Il faudrait aussi que les énergies renouvelables fournissent 70 à 85% de l'électricité en 2050. Les émissions de CO2 de l'industrie, elles, devraient être inférieures d'environ 65 à 90% en 2050 par rapport à ce qu'elles étaient en 2010.

Outre la production d'énergie et l'industrie, il faudrait revoir les politiques d'aménagement du territoire, réformer les modèles agricoles, développer des moyens de transports moins polluants, construire des bâtiments moins énergivores… Il faudrait aussi préserver les écosystèmes, reboiser, restaurer les sols pour que le carbone y reste stocké, mais aussi développer des technologies de capture et de stockage du carbone dans l'air, comme le font naturellement les arbres.

La facture de tels bouleversements est vertigineuse. Le Giec évalue les investissements nécessaires dans le système énergétique à 2 400 milliards de dollars par an entre 2016 et 2035. Cela revient à consacrer environ 2,5% du PIB mondial à la lutte contre le réchauffement climatique.

"Ce n'est pas un problème insoluble, il faut une vraie solidarité, une vraie politique internationale. Il faut que l'ONU ait plus d'importance", assure Frédéric Parrenin. Pour autant, "le progrès technologique ne résoudra pas tout", prévient le climatologue. "Pour réduire les gaz à effet de serre, il ne faut pas attendre que les gouvernements agissent, ils ne peuvent pas tout faire, poursuit Henri Waisman. Les villes, les régions, le secteur privé, les citoyens, tous ont un rôle fondamental."

Ce type d'études est-il efficace ?
Pour le climatologue Gilles Ramstein, la "posture catastrophiste" de l'étude australienne a une vertu : "Elle permet de lancer une alerte encore plus forte." "Si on ne fait rien, les réactions vont être de plus en plus émotionnelles et les choix qui seront faits ne seront pas forcément les bons, fait valoir l'expert. Plus tôt on commencera à changer de cap, mieux ce sera. Mais malheureusement, pour l'heure, rien ne bouge."

"La prise en compte du risque maximum, c'est une approche intéressante, juge son confrère Benjamin Sultan. Si on se montre trop conservateur ou réservé dans nos prévisions, en écartant les fourchettes les plus hautes, on risque de ne pas être préparé."

Mais "c'est à double tranchant", avertit la climatologue Françoise Vimeux. "C'est important de transmettre nos connaissances pour sensibiliser les citoyens, éveiller les consciences, éclairer la prise de décision, mais ce n'est pas utile d'être aussi alarmiste."

Cela peut créer un sentiment de fatalité. Cela désarme. Les gens vont se dire : "Cela ne sert à rien, c'est la fin, c'est trop tard." Mais ce n'est pas vrai. Il n'est pas trop tard.
Françoise Vimeux, climatologue
à franceinfo

A l'inverse, "exposer les différents scénarios, c'est aussi donner la possibilité de débattre de ce qui est acceptable ou non socialement, argumente la chercheuse. Accepte-t-on que la Grande Barrière de corail soit détruite ? Accepte-t-on qu'il y ait des millions de déplacés ? Ce sont des questions sociétales."

De l’eau noire dans des robinets à Rouen ? Les autorités rassurantes

Rien ne confirme pour l’heure un lien avec l’incendie survenu dans la nuit de mercredi à jeudi dans l’usine Lubrizol.


Par Gaël Lombart
Le 30 septembre 2019 à 13h56, modifié le 30 septembre 2019 à 15h30
L'Agence régionale de santé (ARS) de Normandie et la métropole de Rouen ont diffusé lundi des messages rassurants quant à la situation du réseau d'eau potable dans l'agglomération, après la diffusion dimanche de vidéos montrant de l'eau noire coulant de robinets.

À l'origine de ces publications, plusieurs internautes disant se localiser dans la région rouennaise et voyant un lien entre cette eau colorée et l'incendie de l'usine Lubrizol, qui a fait planer un nuage noir sur la ville, la semaine dernière.

LIRE AUSSI > Incendie de Lubrizol : lait jeté, récoltes interdites… les agriculteurs inquiets

« L'eau distribuée sur les 71 communes de la Métropole Rouen Normandie est potable. Aucune trace de contamination n'a été relevée », affirme la métropole de Rouen dans un communiqué, qui explique que des mesures et des analyses ont été effectuées sous couvert de l'ARS, sur les réservoirs d'eau potable de l'agglomération et sur ceux de Morgny-la-Pommeraye, les 26 et 27 septembre.

« Un contrôle renforcé est mis en place sur les captages pour suivre les éventuels impacts sur l'eau des nappes phréatiques sur le court et moyen terme, a-t-elle précisé.

« J'ai gardé un échantillon »
« L'eau est comme ça depuis hier (samedi, ndlr) par intermittence », avait expliqué dimanche Noémie, sur Twitter, en publiant des vidéos d'eau noircie coulant de son robinet, à Mont-Saint-Aignan, en périphérie de Rouen. « J'ai gardé un échantillon dans un petit pot », a-t-elle précisé, à des fins d'analyse.

CERN envisage de construire un gigantesque accélérateur de particules de 100 km de circonférence

Le projet de construction d’un nouvel accélérateur de particules aux caractéristiques stupéfiantes est étudié par l’organisation européenne pour la recherche nucléaire.

Le CERN (Organisation Européenne pour la Recherche Nucléaire) a un nouveau projet colossal dans les cartons. L’actuel accélérateur de particules utilisé par le laboratoire, le LHC (Large Hadron Collider pour Grand Collisionneur de Hadrons) qui mesure approximativement 26 km de circonférence, est pourtant déjà le plus grand au monde. C’est ce collisionneur situé à cheval sur la frontière franco-suisse qui a notamment permis de confirmer l’existence du boson de Higgs en 2012.

Le collisionneur actuel semble cependant presque petit comparé à celui que le CERN souhaite construire. Baptisé FCC (pour Futur collisionneur Circulaire) ce successeur potentiel pourrait en effet mesurer pas moins de 100 km de circonférence ! C’est ce que mentionne en tout cas un rapport préliminaire de conception qui a réuni pas moins de 1 300 contributeurs (dont 150 universités). La construction d’un tel site est quant elle estimée à plus de 9 milliards d’euros, dont 5 milliards d’euros rien que pour creuser le tunnel.

directeur des accélérateurs et de la technologie au CERN, explique que l’objectif « est de proposer un accélérateur de protons supraconducteur prenant la forme d’un anneau de 100 km de circonférence et capable de fournir une énergie allant jusqu’à 100 TeV, soit une puissance environ dix fois supérieure à celle du LHC ».

Le communiqué du CERN précise qu’une telle construction « rendrait possibles des études de précision sur la manière dont une particule de Higgs interagit avec une autre particule de Higgs, ainsi qu’une exploration approfondie du rôle de la brisure de symétrie électrofaible dans l’histoire de notre Univers. Cela nous permettrait également d’accéder à des échelles d’énergie sans précédent et d’y chercher de nouvelles particules massives, ce qui ouvrirait de multiples perspectives pour de grandes découvertes. De plus, cette machine pourrait aussi faire entrer en collision des ions lourds ; avec un riche programme en physique des ions lourds, nous pourrions étudier l’état où se trouvait la matière dans l’Univers primordial. »

Si vous n’êtes pas certains de comprendre ce dont il s’agit, vous n’êtes pas le seul. Mais peu importe, Michael Benedikt, une autre tête pensante du CERN, assure que « toutes ces choses réunies constituent un très bon argument pour faire avancer de tels projets scientifiques uniques. » Pour le CERN, « un futur collisionneur circulaire offrirait à l’industrie des perspectives extraordinaires, en aidant à repousser encore plus loin les frontières de la technologie ». Reste à voir désormais si c’est ce projet qui est retenu.

Manifestations anti-Poutine: l’acteur Pavel Oustinov échappe à la prison

Condamné en première instance à trois ans et demi de prison ferme pour des «violences» contre la police en marge d’un rassemblement, il a finalement écopé d’une peine avec sursis lundi en appel.Correspondant à Moscou

Pavel Oustinov a bien failli devenir un symbole de la lutte pour les libertés civiques en Russie. Mais ce jeune acteur au chômage de 23 ans, arrêté le 3 août lors d’une manifestation à Moscou, échappera finalement à la prison. La justice russe l’a condamné lundi en appel à un an avec sursis, réduisant notablement la peine de trois ans et demi ferme pour «violence» contre la police qui lui avait été infligée en première instance. Des faits que le jeune homme niait farouchement, affirmant s’être trouvé par hasard, en attendant un ami, à proximité d’une manifestation non autorisée.

«La politique ne m’intéresse pas et ne m’intéressera pas plus à l’avenir même si j’ai été choqué de voir qu’on peut enfermer quelqu’un pour rien du tout», a-t-il réagi hier à l’issue de l’audience. Réaffirmant n’avoir «commis aucun crime», il a indiqué qu’il allait faire appel de cette décision judiciaire. Quelque 1 500 personnes ont été interpellées à Moscou lors des manifestations qui se sont succédé depuis la mi-juillet contre l’éviction des candidats libéraux aux élections municipales qui se sont déroulées le 8 septembre dernier. La plupart ont été relâchées mais une quinzaine reste passible de condamnations et une poignée a écopé de peines sévères. L’affaire Oustinov faisait donc figure de test des rapports de force entre l’opposition libérale et le pouvoir russe, réputé pour garder la justice sous son contrôle étroit.

Frappé à coups de matraques
Activiste malgré lui, Pavel Oustinov a suscité un vaste mouvement de solidarité à la suite de sa condamnation, lundi 16 septembre, à trois ans et demi de prison pour avoir luxé l’épaule d’un policier qui l’interpellait. Des dizaines de vedettes de télévision, des artistes, des cinéastes, des professeurs et même l’église orthodoxe s’étaient mobilisés en sa faveur. Mercredi 18 septembre, plus d’un millier de personnes dont plusieurs acteurs célèbres ont pris place tour à tour dans un piquet de manifestation - la seule forme de protestation, statique et individuelle, qui ne nécessite pas d’autorisation préalable -, afin d’exprimer leur soutien.

Ce tollé a notamment été provoqué par le refus du tribunal d’examiner une vidéo, prise lors de la manifestation du 3 août, susceptible d’innocenter Oustinov. Ces images montrent en effet une escouade de policiers anti-émeute fondre sur le jeune homme immobile en train de regarder son téléphone. L’homme a un geste de recul avant de tomber et d’être frappé à coups de matraque par les policiers. «Nous ne savions pas ce qu’il pouvait entreprendre, il criait des slogans», s’est maladroitement expliqué Alexandre Liaguin, policier de la Rosgvard, (unité du ministère de l’Intérieur créée en 2016, NDLR), qui affirme avoir souffert d’une luxure à l’épaule à la suite de cette intervention.

À la suite de cette importante campagne de mobilisation en sa faveur, Pavel Oustinov avait finalement été libéré vendredi 20 août dans l’attente de l’examen de son appel, à condition qu’il ne quitte pas la capitale russe. Le Parquet russe, dans le cadre d’une démarche extrêmement rare, avait demandé que soit imposée à l’acteur «une pénalité excluant un emprisonnement réel», dans l’attente de l’appel. Dimanche, une nouvelle manifestation a réuni 25 000 personnes dans le centre de Moscou, en soutien à Pavel Oustinov et à d’autres «prisonniers politiques».

«Toute cette affaire témoigne de la façon dont fonctionne la justice en Russie: à coup de téléphone» (entre le pouvoir et les magistrats, NDLR), commente l’avocat Danil Berman. «D’abord, on ordonne de mettre Oustinov en prison et on requiert contre lui six ans d’incarcération. Et quelques jours, après le parquet change d’avis sans explication», poursuit-il. Selon lui, le compromis finalement intervenu dans l’affaire Oustinov devait permettre à l’État de sauver la face. «Laisser Oustinov en prison aurait montré que l’État méprise la loi, l’acquitter aurait été un signe de faiblesse», ajoute-il. Néanmoins, poursuit Danil Berman, «la société ayant compris que le système judiciaire est défaillant, les manifestations risquent de continuer et il y aura de plus en plus de mécontents, chaque catégorie socio-professionnelle pouvant être amenées à s’indigner de la décision des tribunaux».

Reste à savoir ce que le cas de Pavel Oustinov dit plus généralement de l’attitude du pouvoir russe et de son rapport avec l’opposition libérale -dont la tête d’affiche, Alexeï Navalny, a été mis sous pression ces jours derniers par la perquisition, à travers tout le pays, des locaux de son mouvement. «Les tribunaux russes doivent être considérés comme faisant partie des «structures de force» (les siloviki, les organes sécuritaires au sens large, NDLR)», estime Pavel Tchikov, qui dirige Agora, une association influente regroupant des juristes défenseurs des droits civiques.

«Si cette tentative des siloviki n’a pas réussi, c’est qu’ils ne peuvent déterminer la politique à eux seuls. La société civile s’est aussi mobilisée», poursuit-il. «Tout le monde ne sera pas libéré, toutes les affaires ne seront pas fermées et il n’y aura pas de défaite complète des siloviki», anticipe Pavel Tchikov. Mais «on n’aura pas non plus une nouvelle grande vague de représailles», prévoit-il aussi, au regard du «compromis» auquel seraient parvenues, à ce stade, ces forces antagonistes en Russie.

Google aurait atteint la « suprématie quantique »

Dans un article brièvement apparu sur le site de la Nasa la semaine dernière, des chercheurs de Google affirment avoir atteint la « suprématie quantique », soit l’étape phare lorsque l’ordinateur quantique se révèle indispensable par rapport à un ordinateur traditionnel pour effectuer une tâche spécifique.
Alors que la plupart des géants du numérique travaillent d’arrache-pied afin d’imaginer le futur de l’informatique, la firme de Mountain View affirme avoir atteint une étape cruciale dans ce domaine : la suprématie quantique. Rassurez-vous, ce nom un brin barbare ne veut pas dire que Google souhaite prendre le pouvoir avec ses machines (quoique…), mais ce terme indique plutôt une étape importante en informatique qui signifie que l’ordinateur quantique dépasserait de loin la puissance d’un ordinateur traditionnel. Plus précisément, la suprématie quantique peut être obtenue dès lors que le taux d’erreur est suffisamment bas à partir d’ordinateurs quantiques d’au moins 50 qubits, et d’arriver à un cas de figure où le quantique devient la seule solution valable pour effectuer une action, a contrario d’un ordinateur classique.
Cette suprématie quantique, elle aurait été atteinte par Google dont les chercheurs sont parvenus à faire effectuer un calcul bien spécifique à un ordinateur quantique en seulement 3 minutes et 20 secondes, quand il faudrait près de 10 000 ans au plus puissant supercalculateur au monde, le Summit, pour y arriver. C’est donc la preuve concrète d’une puissance considérablement supérieure, et surtout, « cette expérience représente le premier calcul ne pouvant être exclusivement réalisé qu’avec un processeur quantique », rapporte les chercheurs de la firme, comme repéré par le Financial Times.

Notons que l’article dans lequel les chercheurs de Google décrivent leurs travaux, et publié sur le site de la Nasa, a été retiré depuis. Si le travail en question qui laisse penser que la firme de Mountain View a bien atteint la suprématie quantique est prometteur, les chercheurs de Google ont indiqué que leurs machines quantiques ne pouvaient, pour l’heure, effectuer qu’un seul calcul à la fois, et ne sont absolument pas prêtes d’être utilisées dans l’industrie. Cela représente tout de même « une étape essentielle vers l’informatique quantique à grande échelle », selon leurs propos repris par le Financial Times.

                                                           Tirez la chasse

par olivier cabanel (son site)
mercredi 25 septembre 2019


Ce geste que l’on fait, pour chasser de la cuvette des WC les déjections qui s’y trouvaient, pourrait aussi être utilisé pour dénoncer une pratique dépassée, qui consiste à tuer des animaux, souvent d’élevage, au motif de s’adonner à la chasse

C’est ce que l’on pouvait comprendre en écoutant attentivement l’interview d’un certain Pierre Rigaux sur l’antenne de France-Inter, le 19 septembre 2019, dans « l’édito carré ». lien

Ce biologiste est devenu la bête noire des chasseurs depuis qu’il a publié un ouvrage sur la question « pas de fusils dans la nature », aux éditions Humenscience. lien

Dénonçant une pratique désuète et dangereuse, qui voudrait que les chasseurs soient les meilleurs protecteurs de la nature, il assure que ces étranges écologistes sont responsables de la mort de près de 30 millions d’animaux chaque année, quand ils ne se tuent pas tout simplement entre eux, comme cela arrive régulièrement.

C’est en effet le 23 septembre 2019, qu’un de ces « sportifs » a tué son père, le prenant pour un sanglier : de plus, cet homme, un italien de 34 ans, tuant son père qui en avait 55, officiait dans un parc national interdit logiquement aux chasseurs. lien

Nous ne sommes pas mieux gâtés en France si l’on se souvient qu’un vététiste a été tué par un chasseur en octobre 2018, en Haute Savoie. lien

J’ai moi-même été menacé par l’un d’eux, alors que j’étais à la recherche de champignons : cet « amoureux de la nature » m’enjoignant de quitter les lieux si je ne voulais pas ramasser une volée de plombs

Depuis, lorsque je suis en cueillette, j’emporte avec moi un sifflet de gendarme, sifflet qui entre en action au moindre coup de fusil en forêt faisant fuir les courageux chasseurs.

Ajoutons pour la bonne bouche que chasse et alcool ne font pas bon ménage, et pourtant, il est courant que des individus s’adonnent aux deux activités en même temps, les contrôles de gendarmerie en font foi, mais pour autant aucune loi ne sanctionne le taux d’alcoolémie d’un chasseur en action. lien

S’il faut en croire Gwendal Lavina, s’exprimant dans les colonnes du « Figaro », ce ne sont pas moins de 100 accidents de chasse qui sont dénombrés chaque dans notre pays. lien

Pour revenir à Pierre Rigaux, il explique en détail tout ce que l’on peut reprocher à la chasse, chasse qu’il faut bien appeler « chasse d’élevage », puisque généralement, les chasseurs tuent volailles, sangliers, ou lapins, qui ont été élevés pendant des années dans des cages, et qui ont naturellement perdu tout instinct de survie lorsqu’ils sont relâchés.

Qui n’a pas croisé sur sa route un faisant ou un lièvre, se promenant innocemment au bord d’une route, sans se douter qu’un fusil l’attend au prochain tournant ?

En effet, pour Pierre Rigaux, et d’autres, les chasseurs sont les premiers responsables de la prolifération des sangliers d’élevage que l’on ferait mieux d’appeler « cochon-glier » puisqu’ils sont souvent le résultat de croisements, comme le démontre l’absence de bosse sur leurs dos.

Dans plusieurs pays, comme à Hong-Kong, ces animaux se baladent tranquillement au milieu des humains, restant paisibles s’ils ne sont pas malmenés. lien

De plus, ces animaux d’élevage sont bourrés d’antibiotiques, afin de résister aux virus qui sévissent dans les cages, et sont donc impropres à la consommation.

Ce qui n’a pas empêché un certain Emmanuel Macron, lequel se prend pour le chevalier blanc de l’environnement, de faire un royal cadeau aux chasseurs en diminuant par 2 le montant des permis de chasse. lien

Ce cadeau, aux accents électoralistes, est probablement l’un des facteurs qui a permis au candidat LREM de gagner l’élection, lorsque l’on sait qu’il y a dans notre pays pas moins de 5 millions de porteurs de permis de chasse, même s’il n’y a officiellement qu’1,2 million de chasseurs, comme l’expliquait Willy Schraen, le président de la FNC « Fédération Nationale des chasseurs », car il y a un « turnover ». lien

Ainsi avec ce gros million de pratiquants, la France est en tête de la place peu enviable du plus grand nombre de chasseurs des pays européens.

Rappelons que c’est en partie à cause de la présence d’un important lobbyiste de la chasse, un certain Thierry Coste, lors d’une réunion gouvernementale (alors que sa présence n’était pas prévue) que Nicolas Hulot avait pris la décision de démissionner. lien

Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, et malgré les beaux discours que Macron ne cesse de prodiguer, tentant de faire croire qu’il est « devenu écolo », la douche écossaise qu’il a subi le 23 septembre 2019, lors du discours de la jeune militante suédoise Greta Thunberg a jeté un sérieux doute sur sa volonté d’agir contre le changement climatique.

En effet, Greta, laquelle avec 15 autres militants vient de porter plainte pour dénoncer l’inaction, en matière d’environnement, du dirigeant français, mais aussi allemand, turc, brésilien et argentin. lien

« Vous n’avez pas tenu vos engagements » a-t-elle martelé, très en colère, à la tribune de l’ONU, et l’on peut revoir son intervention sur ce lien.

« Comment osez-vous ? » a-t-elle déclaré, « vous parlez d’argent, de contes de fées qui vantent une croissance économique, alors que nous sommes au début d’une extinction de masse ? »

Macron a beau faire croire qu’il mène le combat pour empêcher le massacre de l’Amazonie, Yannick Jadot, mais aussi Nicolas Hulot, et d’autres, (lien) se demandent pourquoi il n’agit pas en décidant de mettre l’embargo sur le soja OGM brésilien, lequel est le principal responsable des incendies en Amazonie ? : ce serait apporter la preuve de la sincérité de son engagement écologiste. lien

Comme on le constate, il y a une sérieuse marge entre le discours et la réalité, et comme dit mon vieil ami africain : « le poulailler reste un palais doré pour le coq, malgré la puanteur des lieux ».

L’Union Européenne va imploser

La Grande Bretagne quitte l'Union Européenne dans le cadre d'un BREXIT à rebondissements...

Les autres pays membres de l'Union Européenne n'en sont pas là, mais en réalité, il n'y aura sans doute pas besoin d'un Frexit ou d'un Grexit pour quitter une Union Européenne qui va se disloquer avec la crise financière qui arrive....

Malheureusement, cette période prochaine risque d'être explosive tant sur le plan social qu' économique....



Le feuilleton du BREXIT

Le référendum du 23 juin 2016 pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a conduit au BREXIT voulu par 51,9% des votants.

Mais la concrétisation de la sortie du Royaume-Uni est difficile car elle se heurte à la réticence des parlementaires britanniques à quitter l'Union Européenne et à la réticence de la Commission Européenne qui n'a aucun intérêt à ce que les anglais réussissent à quitter l'UE. Si le BREXIT réussissait, cela risquerait de donner de mauvaises idées aux autres Etats membres comme à l'Italie par exemple.

Mais on peut supposer que le BREXIT aura bien lieu au 31 octobre....

(A ce propose consulter les vidéos de MM ; ASSELINEAU et GAVE sur YOUTUBE).

Les conséquences sur le Royaume - Uni seraient en réalité très certainement positives. Les anglais ont eu l'ilntelligence de conserver leur monnaie, c'est à dire de protéger leur souveraineté. En devenant indépendants, les anglais vont pouvoir mener une politique autonome, libérée des stupides règles imposées par l'Unionn Européenne. De là à ce que le Royaume-Uni devienne un paradis fiscal pour les entreprises dans le futur il n'y a qu'un pas...



L'échec de l'Unon Européenne

Cet espèce de "machine infernale" qu'est devenue l'Union Européenne, est un échec complet.

Le thème retenu pour le pélerinage de l'Assomption à LOURDES pour cette année 2019 est 'heureux vous les pauvres car le royaume de Dieu est à vous" (journal LA CROIX du 15 08 2019) ; avec une pauvreté en augmentation continue depuis 2002, après plus de trente années de baisse continue, le nombre de pauvres en France atteint huit millions de personnes. (ayant un revenu inférieur à 954 euros par mois).

Il est bien loin le temps où l'Union Européenne faisait encore réver à un avenir meilleur....

Les faits sont là, la désindustrialisation à impacté notre pays, les usines se sont installées dans des pays à bas coût (pays d'Europe de l'est, Maroc, etc...).et les emplois ont disparus. Les directives européennes interdisent aux Etats membres d'aider les entreprises en difficultés, ce qui conduit à la destrustion de notre industrie..

Avec des accords comme le CETA avec le CANADA et l'accord avec les pays d'Amérique du Sud (MERCOSUR), les entreprises européennes et les agriculteurs vont être atteints directement par la concurrence de ces pays..

L'Union Européenne n'a au final d'intérêt pour les multinationales et pour les traders, mais elle n'apporte pas de réponses satisfaisantes aux problèmes économiques et sociaux des Etats membres. Bien au contraire, elle génère des difficultés....

L'absence de frontières et l'arrivée régulière de migrants venus de pays pauvres engendre le sentiment d'insécurité dans la population qui perçoit cette immigration non souhaitée comme une menace,( à tort ou à raison)...

Les pays de l'Est Pologne, Tchéquie, Bulgarie sont d'ailleurs totalement opposés à cette immigration et se confrontent avec la commission européenne à ce propos.

En résumé, la Commission Européenne dicte et veut imposer aux Etats membres des directives qui ne sont pas forcément bien acceptées ou acceptables pour les populations. Le résultat est la montée de sentiments nationalistes partout en Europe..



La prochaine crise financière sera le coup fatal pour l'Union Européenne

La France et l'Italie n'auront sans doute pas besoin de quitter l'Union Européenne qui implosera lors de la prochaine crise financière qui approche à grands pas d'après l'ancien député européen Bernard MONOT. (auteur du livre "L'Eurovision pour les peuples"). Selon M.MONOT, l'Union Européenne et l'EURO ne survivront pas à la crise financière qui devrait toucher l'Europe prochainement.

A propos de cettre crise financière qui nous menace, M.JOVANOVIC, M.GAVE et d'autres ont déjà et depuis longtemps tiré la sonnette d'alarme.

La situation que nous connaissons aujourd'hui est anormale, les banques proposent des prêts avec des taux négatifs, et ces mêmes banques sont en difficultés, (notamment la Deutsch Bank allemande).Les banques centrales (BCE et FED etc...) utilisent la planche à billets pour approvisionner les banques de façon excessive.

Et enfin les entreprises et les particuliers sont lourdement endettés, et le système financier et bancaire risque d'exploser dans les années qui viennent.



Les gilets jaunes et la montée des tensions sociales

Le mouvement des gilets jaunes risque de s'étendre progressivement aux fonctionnaires (infirmiers, policiers, pompiers etc...) qui par manque de moyens, ne peuvent plus assurer leurs missions, et aussi aux classes moyennes.

On l'a évoqué plus haut, la pauvreté s'étend en France, les classes moyennes sont touchées également de plus en plus par la précarité. Les gilets jaunes risquent fort d'être rejoints dans les mois à venir par ces classes moyennes qui voient de jour en jour leur pouvoir d'achat rogné par les impôts, et par les hausses de prix (immobilier, carburants, etc..)

Si une nouvelle grave crise financière arrive, comme certains journalistes, économistes et personnalités l'envisagent, alors on risque de connaître en France d'importants troubles sociaux .(malheureusement)

Les français ont été patients, ils ont consenti des efforts, accepté les taxes et impôts, mais ils n'auront certainement pas la patience d'attendre le Paradis pour être heureux....

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