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Gilets jaunes : la pétition de Priscillia Ludosky dépasse le million de signatures

Le texte de cette habitante de Seine-et-Marne est déjà la deuxième pétition la plus signée depuis que la plateforme Change.org a été lancée en France.

Sa pétition a été dépasser le million ce jeudi.

En atteignant ce palier symbolique, le texte de la jeune femme devient la deuxième pétition la plus signée depuis l’ouverture en 2012 de la plateforme Change.org en France, derrière la pétition « Loi travail, non merci » lancée en 2016 - qui avait été signée 1,3 million de fois.

« Pourquoi il faut baisser les prix des carburants à la pompe ! »
Si Priscillia Ludosky est depuis devenue l’une des figures des Gilets jaunes, embrassant de fait un ensemble de revendications diverses présentées au gouvernement, cette habitante de Savigny-le-Temple (Seine-et-Marne) a depuis le début sacralisé des demandes très claires concernant le carburant. Dans son texte, elle énumère même des pistes dans lesquelles elle s’attache à ne pas opposer écologie et pouvoir d’achat. Elle appelle même de ses vœux une suppression progressive des véhicules Diesel par les constructeurs tout en demandant des offres de reprises adaptées et la participation des entreprises dans cette transition.

Affaire Lactalis : des produits de la tour nº 2 également contaminés

La tour nº 1 est fermée depuis le scandale de la poudre de lait infantile contaminée à la salmonelle, mais la production a repris dans la deuxième tour en juillet.

Deux types de salmonelles ont été retrouvées dans des produits fabriqués par la tour nº 2 de l’usine Lactalis de Craon, en Mayenne, lors d’autocontrôles réalisés par le groupe peu avant le début de l’affaire du lait contaminé. C’est ce que révèlent des documents de la Direction générale de la santé (DGS), consultés jeudi 29 novembre par l’Agence France-Presse.

Le groupe Lactalis a étendu, le 20 décembre 2017, son retrait-rappel « à l’ensemble des produits fabriqués sur le site de Craon depuis le 15 février 2017 à la suite de la mise en évidence de Salmonella mbandaka et Salmonella agona dans des produits fabriqués par la tour nº 2 lors d’autocontrôles environnementaux en novembre », selon des comptes rendus de réunions hebdomadaires de sécurité sanitaire, organisées sous l’égide de la DGS.

« Un élément majeur nouveau »
Or, la tour nº 2 a repris sa production en juillet. « C’est sur l’absence de contamination dans la tour nº 2 que le groupe s’appuie pour justifier la réouverture de l’usine de Craon », a souligné le président de l’association des familles victimes du lait contaminé (AFVLCS), Quentin Guillemain. Selon lui, « cette tour nº 2 est un élément majeur nouveau dans la mesure où Lactalis a toujours assuré que le phénomène de contamination était limité à la tour nº 1 ».

Le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet, a affirmé ne pas connaître ce document. Mais dans le rapport de la commission d’enquête du Sénat du 5 avril 2018, la directrice générale de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGGCCRF) évoquait déjà la détection de salmonelle dans « l’environnement » de la tour nº 2.

A la suite du scandale lié à la contamination à Salmonella agona, Lactalis avait été contraint d’arrêter sa production à l’usine de Craon en décembre 2017 et de rappeler l’ensemble de la production de lait infantile de cette usine.

Rougeole: «Nous sommes en train de régresser»... La maladie réapparaît en Europe

EPIDEMIE - La maladie a causé 11.0000 morts en 2017, selon un rapport de l'ONU...

Les cas de rougeole ont bondi de plus de 30 % dans le monde en 2017 par rapport à 2016. La maladie a provoqué 110.000 décès, a indiqué ce jeudi l’OMS, qui alerte sur la résurgence de cette maladie extrêmement contagieuse.

En raison des lacunes de la couverture vaccinale, des flambées de rougeole sont survenues dans toutes les régions, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui présente les tendances en matière de rougeole au cours des 17 dernières années. « Le nombre de cas déclaré de rougeole a atteint un pic en 2017, plusieurs pays ayant connu des flambées sévères et prolongées de cette maladie », a souligné l’OMS dans un communiqué.

L’Europe parmi les régions les plus touchées
C’est dans les régions Amériques, de la Méditerranée orientale et de l’Europe que les hausses du nombre de cas ont été les plus fortes, le Pacifique occidental étant la seule région où l’incidence de la rougeole a chuté. « Ce qui est plus inquiétant encore que l’augmentation du nombre de cas signalés, c’est que nous constatons une transmission soutenue de la rougeole dans des pays qui n’avaient pas connu de transmission de rougeole depuis plusieurs années », a déclaré aux médias Martin Friede, qui dirige le Département des Vaccins à l’OMS.

« Cela suggère que nous sommes en train de régresser », a-t-il dit, déplorant la méfiance croissante envers les vaccins, que des groupes anti-vaccins accusent notamment de provoquer l’autisme. « En l’absence d’efforts rapides pour accroître la couverture vaccinale et recenser les populations affichant des niveaux inacceptables de sous-vaccination ou non-vaccination chez les enfants, on risque de réduire à néant des décennies de progrès dans la protection des enfants et des communautés contre cette maladie dévastatrice mais parfaitement évitable », a affirmé le Dr Soumya Swaminathan, directrice générale adjointe chargée des programmes de l’OMS.

Un relâchement de vigilance
La rougeole est une maladie grave et très contagieuse, qui peut être prévenue par deux doses d’un vaccin « sûr et efficace », selon l’OMS. Pour le Dr Seth Berkley, directeur exécutif de l’Alliance du vaccin (Gavi), cette augmentation des cas n’est pas surprenante. Il pointe notamment la « diffusion de fausses informations sur le vaccin » en Europe et le « relâchement de la vigilance à l’égard de la maladie » dans cette région, mais aussi « l’effondrement du système de santé » au Venezuela et la « faible couverture vaccinale » en Afrique.

La rougeole, qui se manifeste par une forte fièvre, peut causer des complications handicapantes ou fatales, comme l'encéphalite, la pneumonie et une perte de vision permanente. Le risque de décès et de complications est particulièrement élevé chez les nourrissons et chez les jeunes enfants qui souffrent de malnutrition ou dont le système immunitaire est affaibli.

Ce qui pourrait faire grimper le prix de l'électricité en 2019

EDF doit fournir une partie de sa production d'électricité nucléaire à ses concurrents, comme Engie ou Direct Energie, au tarif régulé. Mais en 2019, la demande risque d'être trop forte pour être satisfaite. Pour compléter leurs approvisionnements, les fournisseurs alternatifs devront se tourner vers le marché de gros, où l'électricité est bien plus chère.

Après les carburants, l'électricité va-t-elle aussi augmenter en 2019? Le tarif de l'électricité est victime du mécanisme (complexe) de fixation de son prix, mêlant tarifs régulés et prix de marché de gros, à la hausse depuis un an.

Depuis 2010, les concurrents d'EDF peuvent vendre l'électricité nucléaire produite en France par EDF à leurs clients. Ils achètent cette énergie à un prix régulé de 42 euros le MWh. Ils s'approvisionnent aussi en électricité sur le marché de gros, où le prix n'est pas réglementé.

Or, ce mécanisme de régulation est en quelque sorte victime de son succès. Il doit faire face à l'afflux des nombreux concurrents actifs dans l'Hexagone, comme Engie, C-Discount, Leclerc, Direct Energie... alors que le quota qui leur est destiné n'a pas évolué et reste fixé à 100 TWh pour l'année, soit 25% de la production de courant d'origine nucléaire.

En 2018, selon les chiffres du régulateur de l'énergie, la quantité d'électricité fournie par EDF à prix régulé a déjà frôlé le plafond de 100 TWh. EDF a fourni 46,9 TWh à ces opérateurs sur le premier semestre 2018 et 49,4 TWh sur le second semestre, soit 96,3 TWh pour l'année en cours.

Le prix du marché de gros, plus cher que le prix régulé
Résultat: tous les fournisseurs alternatifs ne pourront pas être servis en 2019 à ce prix régulé de 42 euros/MWh. Ils devront, pour le solde, se tourner vers les marchés libres de gros. Mais ces derniers ont explosé en un an et atteignent maintenant 56 euros/MWh.


D’après la CLEE (association de grandes entreprises consommatrices d'électricité), si les autorités ne relèvent pas ce plafond de 100 TWh, le surcoût pour les consommateurs d’électricité (particuliers et entreprises) pourrait atteindre 1,05 milliard d’euros dès 2019 et 1,55 milliard en 2020. A condition bien sûr que le prix de gros de l'électricité n'évolue pas en 2019, car ce tarif peut aussi baisser.

"Sachant que les particuliers représentent 35 % de la consommation totale d’électricité, le coût pour ces derniers -ils sont 31 millions d’abonnés- serait de 360 millions d'euros en 2019. Et de 530 millions en 2020. Ce qui aboutirait une hausse par ménage de 12 euros en 2019 puis de 17 euros en 2020" a de son côté calculéLe Parisien. Même si le prix de l'électricité en France a baissé de 0,5% en août, elle reste moins chère dans 15 pays d'Europe.

Enfin, le gouvernement attend par ailleurs les préconisations du régulateur de l'énergie concernant une évolution tarifaire du prix de l'électricité en 2019. Si hausse il devait y avoir, elle tomberait particulièrement mal pour le gouvernement, déjà englué dans les crise des gilets jaunes, alimentée au départ par le rejet des hausses du carburant.

“Gilets jaunes” : après son allocution, Macron prend la foudre

Echec. Le chef de l’Etat s’est exprimé ce matin pour tenter de désamorcer le conflit avec les “gilets jaunes” et évoquer ses mesures pour la transition écologique. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il a été très mal reçu par les divers responsables politiques de l’opposition… et de la majorité.

« Panne sèche », « vide absolu », « immobilisme », « président technocrate » … Dès la fin du discours d’Emmanuel Macron depuis l’Elysée, les réactions n’ont pas tardé à fuser sur Twitter. De l’opposition à son propre camp, le chef de l’Etat n’a pas été épargné.

Le président atomisé
Et c’est Nicolas Dupont-Aignan qui a décoché la première flèche. Pour lui, le discours de Macron est « à côté de la plaque ». Il « recycle des mesures insignifiantes et n’apporte aucune réponse ».

SUR LE MÊME SUJET Les représentants des “gilets jaunes” finalement reçus par l'exécutif

N. Dupont-Aignan

@dupontaignan
Discours de #Macron à côté de la plaque : aucun plan de transition écologique à la hauteur des enjeux !
Macron recycle des mesures insignifiantes et n'apporte aucune réponse à la détresse des Français. Pire, il gagne du temps en annonçant une concertation pipeau ! #GiletsJaunes

648
12:16 - 27 nov. 2018
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Pour Éric Ciotti, « l’allocution d’Emmanuel Macron traduit l’aveuglement coupable d’un président technocrate qui ne veut pas changer de cap ».


Eric Ciotti

@ECiotti
L’allocution d’Emmanuel #Macron traduit l’aveuglement coupable d’un président technocrate qui ne veut pas changer de cap et n’apporte aucune solution réelle pour le pouvoir d’achat des Français en colère.

216
12:22 - 27 nov. 2018
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De son côté, Eric Woerth dénonce un « désordre créé par le gouvernement lui-même depuis 18 mois ».


Eric Woerth

@ericwoerth
Le Président #EmmanuelMacron et sa majorité répètent en boucle que si c'est la pagaille, c'est la conséquence de 30 ans d'immobilisme ! La vérité est que le désordre d'aujourd'hui est celui créé par le gouvernement lui même depuis 18 mois. #GiletsJaunes

396
12:22 - 27 nov. 2018
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Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, quant à eux, ne sont évidemment pas les derniers à s’exprimer, et administrent le coup de grâce au président. Pour la patronne du Rassemblement national, « la confusion totale du discours présidentiel et le vide absolu en termes de solutions sont saisissants », tandis que pour le leader des Insoumis, « Macron est en panne sèche ».


Marine Le Pen

@MLP_officiel
« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément »

La confusion totale du discours présidentiel et le vide absolu en termes de solutions sont saisissants... MLP

795
11:37 - 27 nov. 2018
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Jean-Luc Mélenchon

@JLMelenchon
Une heure de bruit présidentiel sans réponse à la situation d'insurrection citoyenne des #GiletsJaunes.#Macron est en panne sèche.

699
12:04 - 27 nov. 2018
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Mais la plus douloureuse des critiques est toujours celle qui vient de son propre camp. Le député LREM du Maine-et-Loire, Matthieu Orphelin, se dit même « forcément déçu que les réponses ne soient pas annoncées dès aujourd’hui », alors qu’elle « sont connues ».


Matthieu ORPHELIN

@M_Orphelin
Chacun sait ce que je portais depuis des mois pour la #PPE, la #rénovationénergétique et pour de nouvelles mesures d'accompagnement des citoyens. Je suis forcément déçu que les réponses ne soient pas annoncées dès aujourd'hui (sauf sur #EnR). Pourtant les solutions sont connues !

88
12:29 - 27 nov. 2018
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Un florilège de réactions qui demeure, bien évidemment, non exhaustif...

Un débat national d’ici trois mois
Emmanuel Macron misait pourtant beaucoup sur ce discours. C’était un moyen d’apporter des solutions et de calmer la grogne des « gilets jaunes ». Le chef de l’Etat y a notamment proposé « un débat national qui puisse s’inscrire dans les territoires », « dans les trois mois qui viennent ». Il a appelé à « une grande concertation de terrain sur la transition écologique et sociale », en incluant les « gilets jaunes ».

Une réduction du nucléaire et un développement du renouvelable
Mais le président ne s’est pas arrêté ici. Il a également réaffirmé l’engagement de l’Etat de réduire de 50% la part du nucléaire dans l’électricité d’ici à 2035. Ainsi, 12 réacteurs seront fermés entre 2025 et 2035, sans précision de la localisation des sites. Et pour lui, cette décision va de pair avec le déblocage de sept à huit milliards d’euros consacrés aux énergies renouvelables : « A l’horizon 2030, l’évolution du parc éolien terrestre sera triplé, la part des panneaux photovoltaïques sera multiplié par cinq. Nous développerons aussi l’éolien en mer », a-t-il affirmé.
Emmanuel Macron a aussi appelé les Français à se « désintoxiquer des énergies fossiles », et à développer l’usage de voitures électriques, des transports en commun et du covoiturage.

« Alarme sociale » vs « alarme environnementale »
Il s’est aussi adressé directement aux « gilets jaunes » en assurant qu’il entendait leurs « protestations d’alarme sociale ». « On vous parle de fin du monde et vous nous parlez de fin de mois difficile […] Une crainte s’est exprimée, celle d’être laissé pour compte, de payer la transition énergétique sans en bénéficier », a-t-il reconnu. Mais il a ensuite immédiatement contrebalancé cette alarme sociale par l’évocation d’« une alarme environnementale ». « On ne peut pas être lundi pour l’environnement, et mardi contre la hausse du prix du carburant », a-t-il notamment lancé.

Après le discours d'Emmanuel Macron, les réactions des gilets jaunes dans nos départements

Après le discours ce matin d'Emmanuel Macron, retrouvez les réactions des Gilets jaunes dans nos départements.
Le président de la République a tenu un discours ce matin, afin de répondre à la grogne des Gilets jaunes et d'annoncer sa stratégie pour le cap énergétique des prochaines années. Fin du monde ou fin du mois, «nous allons traiter les deux», a assuré Emmanuel Macron, dans une référence à la nécessité de concilier les enjeux climatiques et sociaux évoqués par l’ex-ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot.«Ce que je veux faire comprendre aux Français, notamment à tous ceux qui disent en quelque sorte "on entend le président de la République, on entend le gouvernement, ils évoquent la fin du monde et nous on parle de la fin du mois". C’est que nous allons traiter les deux, et que nous devons traiter les deux», a-t-il assuré en réponse au mouvement des Gilets jaunes.

Retrouvez les réactions des Gilets jaunes dans nos départements de l'Ain, des Hautes-Alpes, de l'Ardèche,de la Drôme, de l'Isère,de la Savoie, de la Haute-Savoie et du Vaucluse.


A Orange, le référent Luis Cascalès n’est pas convaincu par le discours du président de la République. « Il a parlé de tout sauf des gilets jaunes. Il dit que la délégation de porte-parole du mouvement sera reçue par le ministre de la Transition écologique et solidaire, mais ces personnes ne nous représentent pas ! Elles n’ont pas été choisie par les gilets jaunes. Sa réponse ne nous convient pas du tout, il nous prend pour des bananes, nous allons rester sur les points de blocage », glisse le référent avant d’expliquer que les Orangeois vont durcir le mouvement. « Nous allons préparer cela aujourd’hui pour le mettre en place demain matin. »

Au rond-point du melon de Cavaillon :« Il faut que Jupiter redescende sur terre »

Alors que le président Emmanuel Macron prononce son discours sur la crise sociale qui mobilise le pays depuis plus d’une semaine, les Gilets jaunes de Cavaillon secouent la tête, partagés entre le désappointement et la colère. « Ce ne sont que des paroles en l’air, un coup d’épée dans l’eau ! », s’exclame Bernard, coordinateur du rond-point du melon.

Pour eux, le discours de Macron est vain et faux. « Les Gilets jaunes ne sont pas les « victimes », comme il dit. C’est la France entière qui subit. Les retraités, les jeunes, les travailleurs. Nous ne sommes pas là pour nous, pour nous mettre en avant. Nous sommes là pour le contribuable, pour ceux qui ne peuvent pas se mobiliser.»

Et de renchérir : « Le président nous entend mais il ne nous écoute pas. Il faut qu’il vienne ici, dans la rue. Que Jupiter redescende sur terre, tiens ! »

A Cavaillon, le discours présidentiel ne fait que « renforcer les convictions. Le mouvement va durer, peut-être même se renforcer. »

HAUTES-ALPES / Gap

Au rond-point du Sénateur, ce mardi 27 novembre, une quinzaine de « gilets jaunes » ont écouté en direct l’allocution d’Emmanuel Macron, qui s’est déroulée en fin de matinée. « Diminution des taxes », « augmentation du pouvoir d’achat », tous espéraient des annonces « concrètes » de la part du président de la République.




DRÔME / La réaction du leader des gilets jaunes de Valence

Alex Compère, représentant des gilets jaunes dans la Drôme, n’a pas écouté longtemps l’intervention d’Emmanuel Macron. « On était plusieurs au centre des impôts et on l’a regardé sur un téléphone portable. Mais on a coupé au bout d’une demi-heure ! On n’est pas à la maternelle ! On n’a pas besoin qu’il nous explique ce qu’est l’écologie, on le sait. Tout le monde est attaché à l’écologie et on aimerait tous y passer mais il faut avoir les moyens de se payer un véhicule électrique dont l’autonomie n’est que de 140 km. Pour circuler à Paris, ça va, mais chez nous, comment on fait ? Il a dit qu’il voulait négocier avec les banques pour favoriser les crédits autos, mais pourquoi ne l’a-t-il pas fait plus tôt ? Pour nous, son intervention ne change rien et on va désormais taper là où ça fait mal. »




Les ménages ont perdu près de 500 euros de revenu entre 2008 et 2016, selon l'OFCE

Entre 2008 et 2016, les ménages ont perdu en moyenne près de 500 euros de revenu disponible, révèle une étude de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publiée dans le dernier Portrait social de la France de l'Insee mardi 20 novembre. Le revenu disponible est ce qui reste aux ménages une fois déduits les impôts et les cotisations.

Cette baisse de revenus concerne une grande partie de la classe moyenne (67%) et s'explique par les réformes fiscales et sociales. Les ménages de revenu médian ont perdu précisément 470 euros et les 5% les plus modestes 160 euros. Par ailleurs, l'étude montre que les 5% les plus riches ont perdu 2 500 euros de revenu disponible en 2016 par rapport à 2008.

Augmentation des prélèvements
L'augmentation des prélèvements a pénalisé les ménages les plus riches. Les classes moyennes ont quant à elles été amputées par l'augmentation des cotisations sociales ou par les prélèvements sur les revenus du capital.

L'effet des réformes est plus contrasté pour les plus pauvres. Elles ont bien permis d'atténuer les effets de la crise de 2008 et donc d'éviter une plus grande pauvreté, mais un tiers des ménages les plus modestes ont tout de même vu leurs revenus diminuer.

Hasard du calendrier, la publication de cette étude intervient en plein mouvement des "gilets jaunes", qui dénoncent la baisse du pouvoir d'achat et réclament une baisse des taxes.

Après le discours de Macron, les réactions exaspérées des ONG sur "l'art du vide"

Emmanuel Macron a livré un long discours sur la transition écologique censé rassurer les gilets jaunes et fixer le cap pour les années à venir. Mais il n'a guère convaincu.
Par Anthony Berthelier

POLITIQUE - Ils sont peu nombreux, en dehors de la majorité, à adhérer à son discours. Ce mardi 27 novembre, Emmanuel Macron a fixé le cap de la France pour les années à venir en matière de transition écologique et énergétique. Outre le besoin de rassurer les gilets jaunes qui secouent le pays depuis plus d'une semaine, ce discours devait servir à impulser un nouvel élan, symbolisé par l'installation du "Haut conseil pour le climat."

Mais en guise d'annonces, le président de la République a ouvert trois mois de consultation sur la transition énergétique et promis la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d'ici 2035. Et guère plus. Pas de quoi satisfaire ni l'opposition, ni les gilets jaunes et encore moins les ONG environnementales. Toutes ont fustigé un discours flou, creux voire inquiétant au regard des enjeux qui attendent la planète.

"Ce discours c'est le statu quo sur l'ère du nucléaire et l'art du vide en matière de transition écologique et solidaire", estime par exemple la Présidente de la Fondation pour la Nature et l'Homme Audrey Pulvar, qui ressort avec "plus d'interrogations que de réponses." Pour Jean-François Julliard, Directeur de Greenpeace France, "Emmanuel Macron est en train de réussir un tour de force: alors que l'urgence climatique s'aggrave, il s'apprête à faire moins pour la transition énergétique et le climat que son prédécesseur, François Hollande."

Le nucléaire, gros point de discorde
C'est la voie médiane, choisi par Emmanuel Macron en matière de nucléaire qui désespère le plus ces ONG. Sur cette question très épineuse, le président a choisi un compromis entre les voeux du ministre de la Transition écologique François de Rugy - et de son prédécesseur Nicolas Hulot -, qui voulaient six arrêts en plus de Fessenheim d'ici 2028, et Bercy, qui voulait repousser le début des fermetures à 2029, tout comme EDF.

Il a ainsi confirmé que la part du nucléaire serait ramenée à 50% de la production d'électricité à l'horizon 2035, contre un objectif initial de 2025 dans la loi de transition énergétique, déjà abandonné par le gouvernement car jugé impossible à atteindre.

Des renoncements successifs qui agacent les responsables politiques écolo et les ONG environnementales engagées contre la filière nucléaire. "C'est extrêmement décevant car ce faisant, le Président nie la volonté des Français de réduire la part du nucléaire, les difficultés économiques d'EDF et le risque croissant lié à la prolongation des centrales au-delà des 40 ans", cingle par exemple Jean-David Abel, Vice-président de France Nature Environnement, estimant que le gouvernement "se montre incapable de se débarrasser du boulet que le nucléaire représente pour la transition énergétique de la France."

Même constat amer pour le directeur de Greenpeace France. "Le gouvernement continue d'accorder un soutien aveugle au nucléaire, au mépris des objectifs fixés en matière d'énergies renouvelables. Le gouvernement semble privilégier les lois dictées par les industriels et les lobbys à celles votées à l'Assemblée Nationale", regrette-t-il en faisant référence à l'objectif fixé par la loi de transition énergétique.

"Les citoyens sont saturés des effets d'annonces"
Mais au-delà du nucléaire, c'est un discours vide de sens et un cap particulièrement flou qui est fustigé par les responsables de ces organisations. "Les citoyens sont saturés des effets d'annonces, des fausses solutions, des incohérences et des mesurettes: c'est cela qui nourrit aujourd'hui la colère qui monte", estime Florent Compain, Président des Amis de la Terre.

À quelques jours de l'ouverture de la COP24, ils regrettent que le président de la République n'engage pas davantage de "mesures profondes" et moins "d'ajustements à la marge."

"Plutôt que d'entériner de fausses solutions, le Gouvernement devrait mettre en œuvre des mesures supplémentaires pour réduire les émissions des principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre", estime par exemple la directrice du Réseau Action Climat Morgane Créach avant de trancher: "sans ces mesures, ce quinquennat se soldera par un nouvel échec."

Les niveaux de gaz à effet de serre atteignent un nouveau record dans l'atmosphère

Les niveaux des gaz à effet de serre, qui piègent la chaleur dans l'atmosphère, ont atteint un nouveau record, révèle jeudi 22 novembre l'Organisation météorologique mondiale (WMO), institution spécialisée des Nations unies. Le rapport de l'Organisation météorologique mondiale indique qu'en 2017, le dioxyde de carbone (CO2) a atteint 405,5 ppm (nombre de molécules du gaz à effet de serre considéré par millions de molécules d'air), contre 403,3 ppm en 2016 et 400,1 ppm en 2015.

"La fenêtre d'opportunités pour agir est presque fermée"
Dans son rapport, WMO se montre pessimiste : il n'y a pas de signe de possible renversement de cette tendance, ce qui entraîne, sur le long terme, le changement climatique, la montée de l'eau de la mer, l'acidification des océans et des conditions météorologiques extrêmes.

"La science est claire, sans la réduction rapide du CO2 et des autres gaz à effet de serre, le changement climatique aura de plus en plus d'impacts destructeurs et irréversibles sur la vie sur terre", a commenté Petteri Taalas, le secrétaire général du WMO. Avant d'affirmer : "la fenêtre d'opportunités pour agir est presque fermée". "La dernière fois que la planète a subi la même concentration en CO2 était il y a 3-5 millions d'années, quand la température était de 2-3°C plus élevée et le niveau de la mer de dix à vingt mètres plus haut que maintenant". Le dioxyde de carbone met plusieurs centaines d'années avant de se retirer de l'atmosphère, et encore plus de l'océan.

Le rapport sera étudié à la COP 24
Le WMO explique l'augmentation de l'émission des gaz à effet de serre par l'industrialisation, l'utilisation d'énergie à partir de combustibles fossiles, l'intensification de l'agriculture, l'augmentation de l'utilisation des terres et de la déforestation.

Les rapports de WMO et de l'UNEP (un rapport séparé du Programme des Nations unies pour l'environnement) servent de base scientifique pour la prise de décision lors des négociations sur le changement climatique des Nations unies, menées du 2 au 14 décembre à Katowice, en Pologne. L'objectif : atteindre celui fixé lors de la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques qui est de limiter le réchauffement à 1,5°C.

Édité par Thomas Pontillon

Déforestation : d'après Greenpeace, l'équivalent d'un million de terrains de foot ont été rasés en un an au Brésil

Près de 7 900 km2 de forêt amazonienne ont été déboisés entre les mois d'août 2017 et de juillet 2018, estime l'ONG.

Cela représente plus de 5 fois la ville de Sao Paulo et "plus ou moins un million de terrains de football déforestés en seulement un an", d'après Marco Astrini, un responsable de Greenpeace. Près de 7 900 km2 de forêt amazonienne ont été rasé entre les mois d'août 2017 et de juillet 2018 au Brésil, selon les estimations de l'ONG écologiste, mardi 27 novembre.

Et la situation pourrait encore empirer si le président Jair Bolsonaro concrétise ses promesses électorales d'amender certaines réglementations environnementales.

Jair Bolsonaro a dit qu'il mettrait fin aux aires protégées, aux terres réservées aux Indiens, qu'il réduirait les inspections et les sanctions contre les crimes environnementaux. Tout ce qui pouvait réduire la déforestation auparavant. S'il élimine tout cela, ça peut déclencher une situation inimaginable.

Marcio Astrini

à l'AFP

Le Brésil a enregistré une baisse progressive de la déforestation entre 2004 et 2012, grâce notamment aux moyens de contrôle gouvernementaux. Jair Bolsonaro, qui voulait fusionner les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture, a laissé entendre qu'il pourrait reconsidérer son projet, qui a suscité un tollé au Brésil.

En France, sus au soja et à l'huile de palme

Le gouvernement adopte mercredi sa «stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée», qui vise à mettre fin, «d'ici 2030» aux ravages causés notamment par le soja OGM d'Amérique latine et l'huile de palme d'Asie du Sud-Est. Mais les ONG restent sur leur faim.
Avec plusieurs mois de retard, le gouvernement adopte ce mercredi sa Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). Annoncée par Nicolas Hulot lors de la présentation du «plan climat» en juillet 2017 et initialement promise pour mars 2018, celle-ci vise officiellement à «mettre fin d’ici 2030 à la déforestation causée par l’importation de produits forestiers ou agricoles non durables», notamment l’huile de palme d’Asie du Sud-Est, le soja OGM d’Amérique latine destiné à nourrir nos animaux d’élevage, ou le cacao d’Afrique. Tout sauf anecdotique : entre 1990 et 2015, la superficie forestière mondiale a été réduite de 129 millions d’hectares, soit deux fois la superficie de la France. Cette déforestation est responsable d’environ 11% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), en plus d’avoir des conséquences désastreuses sur la biodiversité. Et selon les calculs de l’ONG Envol Vert publiés la semaine dernière, les habitudes de consommation des Français (viande, œufs, cuir, agrocarburants, cacao, hévéa…) entraînent chaque année une déforestation massive, équivalente à un territoire grand comme la Bretagne.

Mesures non contraignantes
«Cette décision [d’adopter une SNDI] est très importante, car nous allons fermer une fenêtre qui donnait la possibilité d’incorporer de l’huile de palme dans les biocarburants»,avait insisté l’ex-ministre de la Transition écologique et solidaire en juillet 2017. Possibilité allègrement utilisée : plus de 75% des 900 000 tonnes d’huile de palme consommée en France servent aujourd’hui à faire rouler les véhicules, et seul le reste entre dans la composition de pâtes à tartiner, biscuits ou cosmétiques. Cette fenêtre se refermera-t-elle avec cette SNDI ? Rien n’est moins sûr.

D’abord parce que la plupart des 17 mesures du plan publié ce mercredi ne sont qu’incitatives et non contraignantes. L’objectif affiché est d’amener chaque acteur (pays producteurs, entreprises, investisseurs, consommateurs) à modifier ses comportements pour diminuer ses impacts sur la forêt. Dans un premier temps, sont visées les matières agricoles qui contribuent le plus à la déforestation importée (soja, huile de palme, bœuf et ses coproduits, cacao, hévéa, bois et produits dérivés), mais d’autres produits pourront s’y ajouter dans le cadre des futures révisions de la SNDI (maïs, colza, crevettes, coton, café, canne à sucre, produits miniers…).

Comment l’Etat compte-t-il inciter tous ces acteurs à se détourner de ces matières premières ? En utilisant le levier de l’aide au développement : l’Agence française de développement (AFD) consacrera 60 millions d’euros par an à «des projets concourant à la gestion durable, à la lutte contre la déforestation et au reboisement» dans les pays exportateurs. En créant une «plateforme nationale de lutte contre la déforestation réunissant entreprises, ONG et pouvoirs publics», qui aura notamment pour mission d’élaborer «un nouveau label "zéro déforestation" pour aider les consommateurs dans leurs choix».

Huile de palme dans nos moteurs
L’Etat fera aussi la «promotion des alternatives à l’importation de protéines végétales [essentiellement le soja, ndlr] potentiellement issues de la déforestation» et entend montrer l’exemple en se dotant d’une politique d’achats publics «zéro déforestation» à l’horizon 2022, par exemple dans les cantines des ministères. Pour Clément Sénéchal, chargé de campagne Climat et Forêts à Greenpeace, le compte n’y est pas : la SNDI «repose uniquement sur le bon vouloir des acteurs privés, alors que ceux qui ont pris des engagements "zéro déforestation" ont été jusqu’à présent incapables de les tenir, et ne seront pas en mesure de mettre un terme à la déforestation dont ils sont complices d’ici à 2020. Elle met en avant le rôle des certifications, alors que celles-ci ont été parfaitement inopérantes et inefficaces jusqu’à présent».

C’est le cas, notamment, pour l’huile de palme, dont 51% des importations européennes ont été brûlées en 2017 dans les moteurs des voitures ou camions. La certification RSPO («Table ronde pour une huile de palme durable») n’interdit pas la destruction des forêts sur sols tourbeux ou de celles dites «secondaires», pointent les ONG. Or l’utilisation d’huile de palme certifiée «durable» est précisément l’argument mis en avant par le gouvernement pour justifier le feu vert accordé en mai à la «bioraffinerie» de Total, à La Mède (Bouches-du-Rhône), qui carbure à l’huile de palme pour produire 500 000 tonnes par an de biodiesel.

Surtout, le vrai problème est ailleurs. «Même certifiée, la quantité massive d’huile de palme qui sera transformée en agrocarburants aura un effet domino : il faudra déforester de nouvelles surfaces pour continuer à satisfaire la demande mondiale en huile de palme alimentaire», expliquait en mai l'économiste Alain Karsenty, du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Un phénomène reconnu par la Commission européenne sous l’appellation «changement d’affectation des sols indirect» (Casi), et dont le chercheur souhaite l’intégration dans le calcul du bilan carbone des agrocarburants. Si c’était le cas, «ceux à base d’huile de palme présenteraient le pire bilan carbone du marché», avec ceux à base de soja.

«Total trompe son monde en prétendant qu’il n’utilisera que de l’huile de palme durable, puisque son arrivée sur le marché provoquera forcément un "effet Casi", abonde Clément Sénéchal. D’ailleurs, jusqu’à présent, ni Total ni le gouvernement ne sont transparents sur les futures fournisseurs de Total. C’est pourtant la base pour les entreprises qui s’engagent sur de l’huile de palme durable. Bref, il n’y a pas d’agrocarburant de première génération durable, c’est de l’enfumage.»

«Contradictions»
Le chargé de campagne de Greenpeace n’est pas plus convaincu de la disposition de la SNDI selon laquelle, au sujet des agrocarburants, «conformément à la nouvelle directive sur les énergies renouvelables, la France plafonnera l’incorporation des biocarburants issus des matières premières ayant un fort risque d’impact indirect sur la déforestation, selon les critères qui seront définis par la Commission européenne en février 2019, jusqu’à leur élimination complète en 2030». Or rien ne dit que la Commission – soumise comme la France à des pressions, notamment des pays producteurs d’huile de palme que sont la Malaisie et l’Indonésie –, adoptera des critères très contraignants en la matière.

Pour Clément Sénéchal, au sujet de ces agrocarburants de première génération (obtenus à partir de cultures alimentaires), le gouvernement «prétend coller à la nouvelle directive européenne sur les énergies renouvelables, qui prévoit de sortir des agrocarburants nocifs d’ici 2023, en omettant le fait qu’elle donne désormais aux Etats-membres la possibilité d’en finir unilatéralement avec cette technologie industrielle extrêmement nocive pour le climat. Si le gouvernement était sincère, il cesserait dès maintenant de soutenir fiscalement les agrocarburants de première génération et interdirait la production de diesel à l’huile de palme, comme pour la raffinerie de Total à La Mède». Au lieu de cela, l’exécutif a demandé en octobre aux députés de maintenir l’exonération fiscale dont bénéficie l’huile de palme dans les carburants… au profit de Total.

Conformément à l’image de «champion de la Terre» qu’Emmanuel Macron entend donner à l’Hexagone sur la scène internationale, le gouvernement insiste sur le fait qu’avec sa SNDI, «première initiative de ce type», «la France souhaite jouer un rôle moteur» en Europe et dans le monde dans la lutte contre la déforestation importée. «Malheureusement, sur ce sujet comme sur les autres, le gouvernement est perclus de contradictions et incapable de faire quoi que ce soit qui puisse nuire aux intérêts des industries qui font partie du problème», tranche Clément Sénéchal. Pour lui, l’autorisation donnée à Total «d’importer 550 000 tonnes par an d’huile de palme à La Mède aura certainement plus d’impact sur les forêts tropicales que cette SNDI. Les bénéfices privés avant l’environnement, business as usual».

Coralie Schaub

Le gouvernement Macron veut abaisser à 25% le montant des pensions de réversion, une mesure qui frappera les femmes retraitées les plus pauvres

La hausse tous azimuts des impôts et des taxes se double d’une réduction drastiques des droits jusqu’à lors admis. Ainsi en est-il des pensions de réversion entre conjoints en cas de décès de l’un d’entre eux. Le gouvernement Macron entend bien en supprimer sournoisement une large partie.

Dans un communiqué sur le sujet, le député français Nicolas Dupont-Aignan a détaillé la stratégie de cannibalisation décidée par l’Etat Français.






Le « haut-commissaire chargé de la réforme des retraites » vient de confirmer que le Gouvernement entendait réduire les pensions de réversion des veuves et des veufs dont la retraite est plus faible que celle de leur conjoint décédé. Cette annonce est hélas conforme aux inquiétudes que Debout La France avait formulées.
M. Delevoye a exposé à la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale : si une personne percevait une retraite de 2 000 € et que son conjoint défunt percevait une retraite de 4 000 €, la pension de réversion ne sera plus de 2 000 € mais de seulement 1 000 €, soit une diminution de 50% !
Cette déclaration est scandaleuse.
Il faut être complètement déconnecté de la réalité de nos retraités pour croire que les retraites sont généralement comprises entre 2 000 € et 4 000 € par mois…
Reprenons le calcul du Gouvernement avec des chiffres correspondant à la réalité vécue par les Français : l’épouse perçoit une retraite de 1 000 € et le mari perçoit une retraite de 2 000 €. Au décès de son mari, la veuve percevra une pension de réversion de 500 € seulement au lieu de 1 000 €.


Le pouvoir macroniste prétend que c’est une « harmonisation par le juste » mais qu’y a-t-il de juste à ajouter la misère d’une faible retraite à la douleur de perdre un être cher ? Qu’y a-t-il de juste à amputer les revenus d’une veuve au point de la forcer à quitter le logement qu’elle louait avec son époux ? Qu’y a-t-il de juste à l’empêcher d’aider ses enfants et petits-enfants en leur reversant le fruit d’une vie de labeur avec son conjoint ?
Par ailleurs, cette réforme cible surtout les femmes qui ont bien souvent des retraites inférieures à celles de leur époux. Je constate que le gouvernement préfère punir les retraitées françaises plutôt que de corriger certaines inégalités liées à des carrières injustement évaluées et l’absence de reconnaissance des années passées à élever ses enfants.
L’espérance de vie des femmes étant nettement supérieure à celles des hommes – 85 ans contre 79 ans – et les femmes touchant en moyenne des retraites plus faibles que les hommes – 900 euros contre 1670 euros (lire ici) -, ce sont les femmes en retraite qui seront principalement touchées.




Si le gouvernement français met en place cette mesure en 2019, les veuves ne toucheront plus que 25% de la retraite de leur conjoint décédé au lieu des 50% prévus actuellement. Des 835 euros médians que l’Etat Français doit reverser à la conjointe d’un retraité décédé, il passera à 417 euros par mois.
Un changement dont les conséquences impacteront le plus fortement les retraitées très modestes. Le revenu du foyer de retraités moyen passant de 2,570 euros à 1,317 euros sitôt le décès du mari survenu.
Source

Carburants : pourquoi les avions et les bateaux échappent aux taxes!!!!!!!!!!

À la veille de la manifestation des «gilets jaunes» à travers le pays contre la hausse de la taxe sur les carburants, plusieurs citoyens et personnalités politiques dénoncent l'exonération fiscale dont bénéficient le secteur aérien sur le kérosène et le secteur maritime sur le fioul. Le Figaro fait le point sur cette absence de mesure.

Depuis quelques semaines, la colère des Français ne cesse de grandir face à la hausse annoncée du prix des carburants, qui devrait se répercuter dès 2019 sur le pouvoir d'achat des Français.

Mais deux secteurs ne sont pas concernés par ces hausses: le secteur de l'aviation avec le kérosène, et le secteur maritime avec le fioul. Du mouvement des gilets jaunes aux députés de la France insoumise, en passant par des députés LREM tel que Mathieu Orphelin, Nicolas Dupont-Aignan ou encore des experts de l'énergie, plusieurs personnalités remettent sur la table la question de ces exonérations fiscales.

Qualifié de cadeau fiscal aux entreprises par certains, et de nécessité pour le maintien de la compétitivité française par d'autres, le débat sur l'absence de taxe sur les carburants pour ces secteurs comporte bien des subtilités.

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Une exonération qui découle d'accord internationaux
L'exonération fiscale du kérosène émane de la convention internationale de Chicago sur l'aviation civile, ratifiée par la France en 1944, et qui avait à l'époque pour objectif de favoriser l'essor du trafic aérien. Un vote unanime des 191 États membres de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) serait indispensable à toute remise en cause du texte. Néanmoins, ce dernier n'a pour vocation que de régir les vols internationaux, et il serait ainsi possible pour l'exécutif d'instaurer la TICPE sur le carburant des avions pour les vols domestiques, comme l'ont fait les États-Unis, le Brésil, le Japon, la Suisse, la Norvège ou encore les Pays-Bas. En échappant à la TICPE, mais également à la TVA, le kérosène est le seul carburant issu du pétrole qui est exonéré de taxes. De fait, une taxation du kérosène utilisé pour les vols intérieurs en France, représentant 20% du trafic aérien du pays, permettrait de recueillir près de 310 millions d'euros par an. Plus largement, en considérant tous les vols au départ et à l'arrivée du territoire français, le manque à gagner pour l'État se chiffre à hauteur de 3 milliards d'euros par an.

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En ce qui concerne le secteur maritime, sa réglementation est également régie à l'échelle internationale, avec notamment la convention Marpol sur la pollution maritime, établie par l'Organisation maritime internationale. En France, l'article 265 bis du code des douanes, précise que «les livraisons des produits pétroliers pour le transport fluvial de marchandises sont exonérées de TICPE». Lorsque le sujet des cargos géants est alors évoqué dans le débat, l'incompréhension face à l'absence de taxe sur le fioul lourd prend tout son sens puisque leur pollution en particules ultrafines équivaut celle de 50 millions de voitures.

Prendre en compte la question des transports dans leur globalité
Pour le gouvernement, le principe de la taxe est d'avoir un effet incitatif pour promouvoir une solution par rapport à une autre. À l'heure où un billet d'avion pour traverser le pays du nord au sud coûte souvent moins cher qu'un ticket de train, le chef du service transport de l'Ademe, Jérémie Almosni, explique au Figaro qu'il est «légitime de considérer qu'une taxe sur le kérosène pourrait financer le transport ferroviaire». Beaucoup moins polluant que l'avion, le train émet jusqu'à 40 fois moins de CO2 par km parcouru et par personne transportée. Le secteur aérien est indéniablement un des principaux responsables de la pollution mondiale, avec en outre une empreinte carbone de 241 kg de CO2 par passager pour un trajet de 500 km aller-retour en avion, contre 170,6 environ pour le même trajet effectué cette fois en voiture, selon les chiffres de l'Ademe.

L'essentiel pour respecter les objectifs environnementaux affiché par le gouvernement, le GIEC et ceux de la Cop 21 est de «travailler sur la question de l'optimisation de la sobriété des transports», ajoute Jérémie Almosni. En d'autres mots, l'objectif d'un réel investissement pour l'avenir est «de maîtriser le trafic aérien sans bouleverser le développement économique des acteurs du transport», précise-t-il ainsi. À l'heure où le trafic aérien devrait doublier d'ici 2036, selon les projections de l'Association du transport aérien international (IATA), les experts soulignent que les émissions du secteur pourraient représenter près de 20% des émissions mondiales en 2050.

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Ainsi, pour la présidente de la Commission des Transports du Parlement Européen, Karima Delli, le «verdissement de la fiscalité» reste à réconcilier avec «les principes de justice sociale», et se doit de «prendre en compte la question des transports dans leur globalité», indique-t-elle au Figaro. La députée européenne EELV portera une tribune sur le sujet lors de la COP24 de décembre, pour faire avancer le dossier de la taxe écologique pour le transport maritime et aérien international. Cette dernière reconnaît toutefois que contrairement au secteur aérien, le secteur maritime fait montre depuis quelques mois d'une grande volonté «à rentrer dans des dispositifs de reconversion» pour lutter contre le réchauffement climatique.

Quelle volonté de la part de l'exécutif?
Dans le débat parlementaire, la question avait déjà évoqué pour le secteur aérien en 2015, lorsque les députés écologiques avaient milité, sans succès, pour l'adoption d'un amendement visant à supprimer progressivement cette exonération jusqu'en 2019. Plus récemment, des députés de la France Insoumise ont proposé mi-octobre un amendement similaire qui a été rejeté par la majorité parlementaire. Avant tout, l'argument principal en défaveur de l'instauration d'une taxe sur le carburant pour l'aérien reste depuis des années la préservation de la compétitivité des compagnies françaises face notamment aux low-costs étrangères. Jean-Pierre Favennec, spécialiste de l'énergie, précise au Figaro que cette niche fiscale est «un choix purement économique» visant à protéger le secteur face à «des compagnies qui s'approvisionneraient dans les pays voisins».

Durant le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi, le ministre de l'Écologie François de Rugy s'est exprimé sur le sujet, évoquant un travail avec «Brune Poirson au niveau européen et international pour faire évoluer les règles internationales dans le sens de la baisse de CO2». Concernant le transport maritime, le ministre a indiqué avoir récemment rencontré des acteurs du secteur, pour aboutir à «une transformation progressive de la motorisation des navires de croisières et de marchandises vers le gaz naturel» et «bannir à brève échéance le fioul lourd», a-t-il ainsi précisé, n'évoquant toutefois aucun amendement déposé.

L’AVION : CHAMPION DE LA POLLUTION !

En 2017, on comptait environ 1 vol d’avion par seconde dans le monde. Même si nous ne sommes pas toujours le nez en l’air, il se passe pourtant beaucoup de choses dans le ciel. La pollution liée aux avions est insidieuse car elle est invisible. Mais ne vous y trompez pas : cette invisibilité cache une gravité réelle !

Dans la nuit du 31 janvier 2018, la Super-lune a pu être admirée par des millions d’habitants à travers le monde. En France aussi, les amateurs et photographes n’ont pas boudé leur plaisir à la venue de cet événement. Un phénomène d’autant plus exceptionnel qu’il a été conjugué à 2 autres phénomènes astronomiques : une « Lune bleue » et une éclipse solaire. Si les habitants d’Asie, d’Amérique du Nord et d’Océanie ont eu la chance de pouvoir assister à cette coïncidence rarissime qui ne s’était pas produite depuis plus de 150 ans, l’Europe a quand même pu s’émerveiller devant la Super-lune : 14 % plus grosse et 30 % plus brillante qu’à son habitude.

Parmi les photographes français ayant pu capter et immortaliser cet instant, Eric, le photographe et vidéaste de l’OMPE a pris cette magnifique photo. Cette photo, prise le soir du 31 janvier 2018, figurera certainement parmi les plus belles images de la Super-Lune. Une photo aussi rare que superbe, figeant le mouvement d’un des 36,8 millions d’avions qui quadrillent le ciel chaque année. Un contraste saisissant entre la puissance de la nature et l’activité humaine…

L’avion : champion de la pollution !
Alors que la pollution ne cesse d’augmenter sur terre, le ciel aussi est chargé de particules fines. Si l’avion est jugé moins polluant que le train ou que les voitures, il émet, sur un trajet de 500 km aller-retour, entre 145 et 241 kg de CO2… par passager ! En cause : le kérosène, un mélange d’hydrocarbures issu du raffinage du pétrole, servant à alimenter les turboréacteurs et les turbopropulseurs des avions. En fonction des différentes phases d’un vol, l’avion va brûler plus ou moins de kérosène. C’est au décollage, pendant 4 km environ, que la quantité de kérosène nécessaire est très importante (les personnes habitant près des aéroports subissent donc 2 pollutions pour le prix d’une : une pollution sonore et une pollution de leurs poumons, idem pour ceux qui travaillent au sol d’ailleurs, on ne parlera pas ici des rayonnements cosmiques additionnel pour le personnel navigant, car ça commence à faire beaucoup, on va finir par croire qu’on déteste Louis Blériot et les frères Wright à l’OMPE, ce qui est totalement faux ! – lol – ) . Le Concorde, par exemple, consommait près de 450 L de kérosène par minute au décollage, avant qu’il atteigne son niveau de vol. Rappelons tout de même que, pour 1 kilo de kérosène utilisé, ce sont 3 kilos de CO2 qui sont émis dans l’atmosphère. Au final, 2 % des rejets mondiaux de CO2 sont émis par les avions de ligne !

Mais les avions rejettent également d’autres gaz comme l’oxyde d’azote (NOx), le monoxyde de carbone (CO), les hydrocarbures (HC), le dioxyde de soufre (SO2) et les particules en suspension PM10 et PM2,5. Si le kérosène est nocif pour l’atmosphère, renforce l’effet de serre, contribue au réchauffement climatique et impacte la faune et la flore (notamment lors des largages de kérosène en forêt), ses conséquences ne sont pas seulement environnementales. Le kérosène est également responsable de maux de tête, de vertiges et de nausées, sans compter les particules ultra-fines qui s’incorporent dans notre organisme, laissant des traces dans les poumons, le foie et l’urine.

Est-ce vrai que 15 bateaux de marchandises polluent plus que toutes les voitures du monde ?

Ce chiffre est plutôt faux. Même si le transport maritime utilise du fioul de moins bonne qualité que le secteur automobile et est responsable d'une forte pollution en oxyde de soufre, en oxyde d'azote ou en particules fines.
Question posée par le 09/09/2018

Bonjour,

Vous n’êtes pas le seul à nous poser cette question avec des variantes dans la formulation : le nombre de bateaux peut être de 15, 16 ou 60, selon les cas. Ils sont soupçonnés, au choix, de polluer plus que toutes les voitures du monde, d’émettre davantage de particules fines ou bien de consommer plus de pétrole que le secteur automobile.

L’une des sources de cette confusion est une incompréhension des travaux d’un chercheur américain, James J. Corbett. Il s’en est expliqué sur la BBC. Pour résumer l’interview en anglais de 9 minutes, James Corbett a réalisé un calcul théorique en 2009 pour alerter sur la pollution aux oxydes de soufre due au secteur du transport maritime. Il a calculé que si 16 transporteurs utilisaient le pire carburant disponible, ils émettraient autant de dioxyde de soufre que toutes les voitures du monde roulant avec le meilleur carburant disponible. Une situation théorique suffisamment marquante pour attirer l’attention.

Des morts dans les ports

Et pour cause le secteur maritime utilise un carburant bien plus riche en soufre que ceux autorisés pour le secteur automobile. Depuis cette alerte, la part d’oxyde de soufre dans le diesel marin est passée de 4,5% à 3,5% en 2012, avant de tomber en 0,50% en 2020 (contre moins de 0,01 % pour les voitures), selon les réglementations de l’organisation maritime internationale. Dans 4 zones (la mer baltique, la mer du Nord, la mer caribéenne et une zone autour de l’Amérique du Nord), ces concentrations doivent même rester sous 0,1%.

Selon les différentes sources, la part du transport maritime dans les émissions varie de 5 à 10 % pour les oxydes de soufre (SOx) ; de 15 à 30 % pour les oxydes d’azote (NOx) et peut monter jusqu’à 50% des particules fines dans certaines zones côtières. Des faits notamment dénoncés par l’association France Nature Environnement.

En effet, en arrivant dans les ports, les bateaux de croisières, par exemple, ne coupent pas les moteurs. Les populations locales se retrouvent donc exposées à une forte pollution contre laquelle alertent régulièrement les chercheurs. Malgré les nouvelles réglementations annoncées, une nouvelle projection de James Corbett estime que, en 2020, le fuel marin sera toujours responsable d’environ 250 000 morts et 6,4 millions de cas d’asthmes chez les enfants chaque année. La motorisation des gros bateaux a encore des progrès à faire.

Le carbone est dans l’air

Concernant la pollution en dioxyde de carbone (CO2), il convient également de rétablir quelques données. Premièrement, la consommation. Selon l’agence internationale pour l’énergie, le transport routier, en 2016, consommait 40,7 millions de barils par jour contre 11 pour les secteurs maritimes et aériens réunis.

Côté émissions, selon l’OCDE, en 2017, le fret «de surface» émet 2230 millions de tonnes de CO2, contre 929 millions de tonnes pour les frets aériens et maritimes réunis.

Si l’on descend d’un niveau d’analyse, la pollution s’exprime en «tonne kilomètre» : combien de CO2 consomme-t-on pour faire avancer une tonne d’un kilomètre. Comparer l’émission d’un cargo à celle d’une voiture n’a pas beaucoup de sens, si on ne prend pas en compte la charge transportée (une tonne pour une voiture contre plus de 200 000 tonnes pour les plus gros bateaux).

Les chiffres sont fournis par le ministère de l’environnement. Pour des cargos porte-conteneurs la fourchette varie de 10,1 à 32,5 g de CO2 par tonne kilomètre contre 91,6 pour un camion porte-conteneurs de 40 tonnes.

Et pour James Corbett, «les 15 plus gros cargos du monde émettent moins de CO2 qu’un million de voitures».

Donc le fret maritime émet moins de CO2 que les camions (ou les voitures) pour transporter la même cargaison sur la même distance. Ceci dit, les deux ne sont pas si souvent en compétition. Beaucoup de trajets ne sont pas envisageables par la route.

En résumé : Le transport maritime est un secteur polluant. L’essentiel du problème porte sur les émissions de particules fines et de gaz NOx et SOx. Le chiffre de 16 cargos polluant autant que toutes les voitures du monde était un chiffre théorique selon les normes de 2009 et ne concernait que la pollution aux oxydes de soufre.

UN SEUL NAVIRE POLLUE AUTANT QU’UN MILLION DE VOITURES

On met souvent en avant les dommages causés par la pollution automobile, mais dans les grands ports, les navires sont également une source importante d’émissions de gaz toxiques. Les experts estiment ainsi qu’un seul navire génère autant de pollution aux particules ultrafines qu’un million de voitures.

La majeure partie de la pollution des navires s’explique par la teneur en soufre de leurs carburants, jusqu'à 3 500 fois plus élevée que le diesel des voitures. Une fois brûlé, ce carburant rejette du dioxyde de soufre, un polluant néfaste pour l’environnement et la santé.

L’université allemande de Rostock et le centre de recherche sur l’environnement Helmholzzentrum à Munich ont démontré le lien entre les gaz d’échappement des cargos et plusieurs maladies cardiovasculaires et respiratoires. Dans une étude publiée en 2015, les chercheurs estiment que la moitié de la pollution de l'air liée aux particules dans les zones côtières et portuaires provient des émissions des navires. Au total, les émissions du transport maritime causent 60 000 morts par an en Europe et coûtent 58 milliards d’euros chaque année.


Cinq zones d’émissions contrôlées

Pour l’instant, l’Organisation maritime internationale (OMI) a pris quelques mesures pour limiter les émissions de dioxyde de soufre. Le plafond mondial de la teneur en soufre du fioul devrait passer de 3,5 % à 0,5 % à partir du 1er janvier 2020. "Un taux encore trop élevé" pour l’association France Nature Environnement (FNE).

Par ailleurs, des zones d’émissions contrôlées ont été mises en place dans la Manche, en Amérique du Nord et dans la zone maritime Caraïbe des États-Unis. Deux autres vont être créées en mer Baltique et en mer du Nord en 2021. Les navires y transitant ne peuvent pas utiliser de carburant contenant plus de 0,1 % de soufre. Mais FNE regrette le manque de contrôles et de sanctions. "Seulement un navire en moyenne est contrôlé sur 1 000 navires en transit, déplore l’ONG. Et s'il enfreint la loi, les amendes s'avèrent peu dissuasives".

FNE estime également qu’une telle zone devrait être déployée en mer Méditerranée où les taux de soufre mesurés sont très élevés. "La France a lancé une étude de faisabilité, précise François Piccione, coordinateur du réseau Océans, Mers et Littoraux, mais les armateurs craignent une distorsion de concurrence".

17 % des émissions de GES en 2050

Quant aux émissions de CO2, le secteur maritime peine à prendre position. Il représente plus de 90 % des marchandises acheminées dans le monde. Pourtant, il est le seul à n’avoir ni objectif, ni plan pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et à ne pas être contraint par l’Accord de Paris. L’OMI (Organisation Maritime Internationale) s’est engagée à adopter une stratégie initiale de réduction des émissions au printemps 2018, comprenant notamment un calendrier. Une stratégie "révisée" devrait ensuite être adoptée en 2023.

"Mais il est très compliqué d’obtenir des avancées au sein de l’instance, constate François Piccione. Les petites îles sont représentées par des cabinets d’affaires occidentaux qui servent l’intérêt des gros armateurs. Si les discussions n’aboutissent pas, il est possible qu’une autre instance voit le jour pour traiter les questions environnementales de façon indépendante car nous assistons à une véritable révolte de la part de certains États insulaires et de nombreux riverains."

Au sein de l’OMI, une "nouvelle alliance mondiale" de propriétaires et exploitants de navires, regroupant 13 entreprises, a été annoncée le 29 juin dernier afin de soutenir la réduction des émissions de carbone des transports maritimes. Ce dernier représente aujourd’hui 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais il pourrait représenter jusqu’à 17 % de ces émissions en 2050.

Prime à la conversion 2019 : 5 choses à savoir sur cette nouvelle mesure permettant d'acheter un véhicule moins polluant

La prime à la conversion devait prendre fin... Mais au vu de son succès, le gouvernement à décidé de l’étendre en 2019. Alors que les informations définitives sont attendues début janvier, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé quelques actions qui devraient prendre effet. Voici 5 choses à savoir sur ces nouvelles mesures.

Les actions en faveurs de l’écologie sont de plus en plus nombreuses. Pour sauver la planète, il faut que chacun y mette du sien. Dans cette optique, le gouvernement a mis en place une prime à la conversion. Le but : faire disparaître les voitures anciennes et polluantes au profit de véhicules hybrides ou électriques. Sur le papier, tout le monde peut en bénéficier, mais certaines conditions doivent être remplies.

1 - Prime à la conversion : qu’est-ce que c’est ?
Depuis janvier 2018, la prime à la conversion, aussi appelée “prime à la casse”, vous permet de changer votre véhicule contre un plus récent et par conséquent moins polluant. Il n’est toutefois pas obligatoire d’acheter une voiture neuve, l’offre s’étend également sur les véhicules d'occasion. Attention, afin de pouvoir bénéficier de cette aide, le nouveau véhicule doit émettre moins de 130 grammes de CO2/ km. De plus, la vignette Crit’air doit être comprise entre 0 (électrique) et 2.

2 - Prime à la conversion : les nouveautés 2019
À partir du 1er janvier 2019, le montant de la prime est doublé pour les 20 % des ménages les plus modestes et les actifs qui ne paient pas d'impôts et parcourent au moins 60 kilomètres chaque jour pour se rendre à leur travail :

Une surprime est maintenant proposée d'un montant de 4 000 € pour un véhicule thermique neuf ou d'occasion et d'un montant de 5 000 € pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable, neuf ou d'occasion.

3 - Prime à la conversion : les critères à respecter
Pour que la prime à la conversion soit prise en compte, il faut respecter certains critères :

Le vieux véhicule mis à la casse doit être une voiture ou une camionnette, dont le poids total autorisé en charge n'excède pas 3,5 tonnes.

DAns le cas d’un véhicule diesel, si votre foyer est imposable, vous devez mettre en casse un véhicule immatriculé avant 2001. Par contre si vous n’êtes pas imposable, la date d’immatriculation maximum du véhicule passe à 2006.

Pour les véhicules essence, ils doivent être immatriculés avant 1997 pour tous les ménages.

Si vous déclarez moins de 12 500 euros par an, vous étiez déjà éligible à la prime en 2018. Par conséquent vous serez les premiers bénéficiaires de cette nouvelle mesure. Pour savoir si vous êtes éligible à cette prime, faites le test sur ce site.

4 - Quel est le montant de la prime à la conversion ?
La prime à la conversion n’est pas pour tous les ménages. Elle bénéficie aux plus modestes sauf pour l’achat d’un véhicule électrique. Le montant de la prime dépend du véhicule acheté et de la situation fiscale du foyer.

Elle se monte à 1000 euros pour un foyer imposable et 2000 euros pour un foyer non imposable pour l’achat d’un véhicule électrique d’occasion ou d’un véhicule thermique (essence, diesel ou GPL) Crit’air 1 ou 2, neuf ou d’occasion, dont le taux de CO2 est inférieur ou égal à 130 grammes par kilomètre.

Pour l’achat d’un véhicule électrique neuf, tous les ménages peuvent obtenir une aide de 2500€.

Peut-être préférez-vous troquer la voiture contre un deux-roues, un trois-roues motorisé ou un quadricycle électrique. Dans ce cas, vous pourrez bénéficier de 100€ si vous êtes imposable et de 1100€ si vous ne l’êtes pas.

5 - Mis en place au 1er janvier de la prime à la conversion 2019
Edouard Philippe compte faire appliquer cette nouvelle mesure au 1er janvier 2019. Son ambitieux projet propose de verser 1 million de prime d’ici 2022. Le barème d'attribution de cette super prime à la casse d’un montant 4000 euros n'a toutefois pas encore été exactement détaillé et le budget n’a apparemment pas encore été voté. Nous devrions avoir plus d’information d’ici la fin du mois.

Un «ouragan de matière noire» déferlerait actuellement sur la Terre

ASTRONOMIE - La Terre est traversée par un flux de matière noire qui déferle à la vitesse de 500 kilomètres par secondes...

On ne peut ni la voir, ni la ressentir, mais elle est là. Tel un monstrueux ouragan, de la matière noire se déverse sur la Terre à la vitesse de 500 kilomètres par seconde selon les calculs des scientifiques, rapporte RTL, ce jeudi. Inutile pour autant de trembler, elle est parfaitement inoffensive.

Grâce au mouvement des étoiles
Si la matière noire est énigmatique pour le commun des mortels, elle ne l’est pas pour les scientifiques. Bien qu’elle n’interagisse pas avec la matière « ordinaire » (ou baryonique) qui émet des rayonnements, on peut déduire sa présence sur la base des mouvements des étoiles et des galaxies, note SciencePost.

C’est d’ailleurs en observant le mouvement stellaire que les astronomes ont pu déceler que notre système solaire était en plein milieu d’un événement spatial impliquant la matière noire.

Une bataille galactique
L’événement qui se produit actuellement trouve son origine il y a plusieurs milliards d’années. Dans ce lointain passé, notre galaxie happait une autre plus petite sans faire de quartier, en aspirant la plupart de ses étoiles.

De cette collision galactique, il resterait aujourd’hui un flux stellaire décelé en 2017 par la mission Gaia. Baptisé S1, il est composé d’environ 30.000 étoiles en mouvement associées à la matière noire. C’est ce flux qui est traversé par la Terre.

Une opportunité pour les scientifiques
Cette traversée cosmique va permettre de mettre à l’épreuve notre technologie. La question de la détection de la matière noire a intrigué une équipe de chercheurs de l’université de Saragosse (Espagne). Dans une étude, les scientifiques se sont alors demandé comment mesurer la matière noire véhiculée par l’Ouragan S1 avec les outils à notre disposition, rappelle RTL.

Si les mesures sont encore impossibles ou imparfaites, la matière noire pourrait se dévoiler davantage à l’avenir.

«Gilets jaunes»: le point en chiffres

Au moins 244.000 «gilets jaunes» ont protesté ce samedi contre la hause des taxes sur le carburant et la baisse du pouvoir d'achat. Nous faisons le point ici sur la mobilisation région par région avec nos correspondants.

Quelque 244.000 «gilets jaunes» ont pris part au mouvement «apolitique et asyndical» samedi dans toute la France, au sein de plus de 2000 rassemblements. À 17h30, on dénombrait un mort, 106 blessés dont cinq gravement, et 52 interpellations suite à ces rassemblements, a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

● En Pays de la Loire
De notre correspondant à Nantes, Thibault Dumas,

La statue du général de Gaulle rhabillée d'un gilet jaune, en plein centre-ville de Nantes. Le parking du gigantesque centre-commercial Atlantis (Saint-Herblain) désert... à cinq semaines de Noël. Deux images incongrues qui symbolisent une journée de mobilisation qu'il l'est tout autant en Loire-Atlantique. À 15h, la préfecture dénombrait 3700 manifestants dans 20 points de rassemblement sur le département, prévoyant des perturbations jusqu'en soirée. Si la circulation a été fortement ralentie aux abords du pont de Saint-Nazaire où sur l'échangeur qui mène à la raffinerie Total de Donges, c'est sur le périphérique nantais que la tension a été la plus forte.

Avant de lancer l'opération escargot au nord et au sud du périphérique, le créateur de Colère 44, principale page Facebook qui a rallié les contestataires, a donné le ton: «On étouffe de taxes, et on est payé au lance-pierre. Il nous faut du pouvoir d'achat, il nous faut de la tune. Marre d'être tondus, on est ni des moutons ni des vaches à lait. Ça fait 50 ans que ça dure, c'est pas d'aujourd'hui, mais aujourd'hui on va changer les choses. Le pouvoir est à nous. Nous, c'est le peuple!»

Quelques heures plus tard, 500 véhicules et 200 piétons, selon la préfecture, ont filtré quatre portes de la rocade nantaise. À deux d'entre elles, la circulation a été même totalement bloquée par les «gilets jaunes» à l'aide de palettes et de pneus incendiés - rapidement éteints par les pompiers - puis de barrières de chantier. Aux tirs de gaz lacrymogènes des forces de l'ordre ont répondu des jets de pierres. En fin de journée, on recensait en Loire-Atlantique deux blessés légers après des barrages forcés à Châteaubriant et Saint-Nazaire, mais aucune interpellation.

● En Provence-Alpes-Côte d'Azur
De notre correspondant à Marseille, Patrick Saint-Gilles

«On se croirait dimanche», constatait un commerçant en colère devant la désertion des clients. À Marseille, alors qu'ils n'étaient pas nombreux en ville -autour de 200-, les «gilets jaunes» ont gagné la bataille psychologique: les gens sont restés chez eux. Des opérations efficaces ont été menées aux entrées de la cité phocéenne avec, comme résultats spectaculaires, le tunnel Prado carénage fermé par mesure de précaution, la rocade L2 ainsi que divers accès aux autoroutes A7, A50 et A55 bloqués par intermittence.

Le blocage des ronds-points de l'aéroport a lui généré une belle panique, certains voyageurs tentant de rejoindre le terminal à pied en trainant leur valise sur la route. Non loin de là, le supermarché Leclerc de Marignanne était ouvert mais inaccessible aux voitures.

Plusieurs poussées de fièvres ont été recensées, à Fos-sur-Mer notamment, où un homme a émergé de son véhicule avec une barre de fer, sans blesser les manifestants. Huit conducteurs qui tentaient de forcer des barrages ont été interpellés dans les Bouches-du-Rhône.

L'action la plus symbolique et originale a pris place sur le rond-point du cœur de Château-Arnoux-Saint-Auban, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Là, toutes les demi-heures, 250 gilets jaunes se regroupaient et défilaient au son de la Marseillaise ou autres chants populaires, sous les applaudissements des habitants et des passants.

● En Nouvelle-Aquitaine
Sur l'A63, au sud de Bordeaux (Gironde), un demi-millier de voitures ont alterné blocages dans un sens de circulation et opération escargot tout en laissant la bande d'arrêt d'urgence libre. Au nord de Bordeaux, le péage sur l'A10 à Virsac a été bloqué dans les deux sens.

À Langon, plusieurs centaines de manifestants ont bloqué un rond-point d'accès au péage de l'autoroute A62 et ne laissaient passer que les services de secours. En Charente-Maritime, un barrage filtrant a été installé sur le pont de l'île de Ré en matinée.

D'autres points de blocage ont été signalés en Charente, en Dordogne, dans les Landes et dans les Pyrénées-atlantiques. À Pau, environ 300 gilets jaunes se sont réunis sur la parking du Zénith avant de se répartir sur plusieurs points de blocage devant des centres commerciaux.

● En Auvergne Rhône-Alpes
Sept principaux points de blocage ont été identifiés dans le Rhône, autour de Lyon, à Saint-Priest au niveau du centre commercial de la Porte des Alpes, à Givors, également au niveau du centre commercial des Deux Vallées. Sur le boulevard périphérique lyonnais, les actions des «gilets jaunes» perturbent fortement la circulation.

En Isère, 44 points de blocages ont été recensés en fin de matinée dont une dizaine de barrages filtrants à l'entrée des agglomérations, mais aussi au niveau des péages autoroutiers, sur les bretelles d'autoroutes, où à l'entrée des centres commerciaux ou des grandes surfaces.

De notre correspondante à Lyon, Cerise Rochet,

À Lyon intra-muros, il aura fallu attendre le milieu d'après-midi pour que la mobilisation prenne de l'ampleur. Alors que les manifestants perturbaient la circulation sur quelques carrefours stratégiques en début de journée, c'est finalement un immense cortège qui s'est formé sur les quais, emmené par les motards et suivis par des gilets jaunes à pied, afin de regagner la place Bellecour où les meneurs du mouvement avaient appelé à se rassembler aux alentours de 16 heures.

De là, le cortège, bien plus étoffé, a entamé une déambulation dans le centre-ville, avant de faire demi-tour pour revenir à son point de départ. En cette fin d'après-midi, alors que la pluie et la nuit tombent, tous les accès menant à la place sont totalement fermés à la circulation. La gendarmerie mobile encadre les manifestants de près, tandis que certains esprits s'échauffent et que la tension commence à monter.

Quelques dizaines de manifestants ont ainsi dû être évacués, avant que les forces de l'ordre ne soient contraintes de disperser un certain nombre d'individus -sans gilet jaune- aidées par des bombes lacrymogènes, rue de la République. Selon des manifestants toujours présents en centre-ville, la situation reste actuellement assez tendue, tandis que préfecture, police et gendarmerie en appellent, via leurs comptes Twitter, à la vigilance face à la nuit tombée, au respect et au calme.

● En Occitanie
À Toulouse, près de 500 «gilets jaunes» ont bloqué pendant une heure en matinée l'aéroport de Blagnac en ralentissant la circulation sur le périphérique. Ils ont ensuite bloqué les accès à certains centres commerciaux.

De notre correspondant Guillaume Mollaret,

Les manifestations ont provoqué de nombreux troubles de la circulations dans le Gard et l'Hérault. À Nîmes, les barrages filtrant à l'entrée et à la sortie de l'A9 ont provoqué des bouchons. À Béziers, la sortie Ouest de la ville a carrément été coupée. Les CRS ont usé de gaz lacrymogène pour disperser la foule. À Montpellier des motards ont mené, avec succès, une opération escargot sur le périphérique.

En ville, des «gilets jaunes» ont également bloqué une ligne de tramway. Comme dans de nombreuses régions, des blessés sont à déplorer. À Beaucaire ce midi, deux manifestants ont été chargés par une automobile. Légèrement blessés, ils ont été évacués vers les CHU. Enfin, côté heurts, à Saint-Gilles (Gard) et Bessan (Hérault), deux automobilistes excédés ont sorti une arme. À Bessan, le conducteur a même tiré deux fois en l'air, sans faire de blessé. Le deux hommes ont été interpellé par la gendarmerie.

À noter qu'à Lodève (dans le nord de l'Hérault), les «gilets jaunes» ont, selon Midi Libre prévus de se relayer toute la nuit sur des îlots d'un rond-point et donc de continuer leur manifestation dimanche dès 6 heures. Certains commerçants se sont montrés solidaires des gilets jaunes, tel l'hypermarché Carrefour Nîmes Étoile qui a apporté gracieusement croissants et pains au chocolats aux manifestants qui bloquaient à la circulation à proximité du centre commercial.

● Dans le Grand Est
En Meurthe-et-Moselle, la circulation a été bloquée sur l'A31 dans l'agglomération de Nancy, au niveau de Gondreville et Frouard, où des manifestants à pied occupaient les voies, a indiqué la préfecture. «Ces manifestants sont photographiés et les immatriculations de leurs véhicules relevées pour que des poursuite soient engagées», précise un communiqué.

Dans le Haut-Rhin, trois à quatre cents personnes bloquaient en matinée le rond-point de l'Ile Napoléon à Illzach, près de Mulhouse, qui mène à une zone commerciale et permet d'accéder à l'A35, a constaté Reuters.

Quelques brefs incidents ont éclaté entre les manifestants scandant «Macron démission» et des automobilistes énervés. Cinq poids lourds sont venus renforcer le barrage dans la matinée avec des banderoles marquées du slogan «Stop racket».

Un motard de la police nationale a été grièvement blessé dans une collision avec une voiture alors qu'il sécurisait la manifestation des «gilets jaunes» à Strasbourg, a également appris Reuters auprès de la préfecture. Il souffre de multiples fractures. Les deux occupantes de la voiture n'étaient pas impliquées dans la manifestation.

● Dans les Hauts-de-France
De notre correspondante Marie Tranchant,

En cette fin de journée, certains rassemblements des Hauts-de-France étaient terminés, mais la mobilisation continuait pour d'autres. À Amiens, par exemple, selon Le Courrier picard, les «gilets jaunes» voulaient rester mobilisés cette nuit. Les péages d'Estrées et de Roye pourraient également restés bloqués ce samedi soir.

Ailleurs, les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les manifestants sur l'A2 à Valenciennes et sur l'A21 à Somain (Nord). À Lille, près d'un millier de Gilets jaunes se sont rassemblés sur la Grand'Place, selon La Voix du Nord. Devant le Grand Palais de Lille, ce sont des motards qui ont afflué.

À 16 heures, la préfecture du Nord recensait encore environ 7000 manifestants dans le département. À 18 heures, la circulation n'est pas encore rétablie sur les routes des Hauts-de-France: l'A1 a été bloquée dans les deux sens provoquant des embouteillages importants dans la métropole lilloise et les routes alentours. Sur les réseaux sociaux, les internautes affichent leurs difficultés: par exemple, près de 4h30 pour aller de Lens à Beauvais, là où, habituellement, le trajet est d'à peine deux heures...

Dans cette France périphérique, celle des banlieues, des campagnes, des petites villes, la fronde des "Gilets jaunes" contre la hausse programmée du prix du carburant

la hausse programmée du prix du carburant se bricole, s'organise : tracts, groupes Facebook, Messenger. Cinquante mille personnes ont dit sur les réseaux sociaux qu'elles participeraient le 17 novembre à ce grand blocage annoncé des routes de l'Hexagone. Quelque 1 600 goulets d'étranglement sont évoqués. "Je demande qu'il n'y ait aucun blocage total, a tancé hier Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur (LREM). Partout où il y aura un blocage, et donc un risque pour les interventions de sécurité et aussi la libre circulation, nous interviendrons."

En apparence droit dans ses bottes, le gouvernement craint en réalité l'ampleur de ce drôle de mouvement, et sa capacité à agréger les mécontentements (salaires, CSG, retraites, etc.): il devrait d'ailleurs tenter d'éteindre le feu en annonçant ces jours-ci de nouvelles mesures, censées compenser la perte de pouvoir d'achat induite par la hausse programmée de la fiscalité du carburant. Cependant, cette semaine, celui-ci coûte nettement moins cher à la pompe : indexé sur le cours du brut et du change euro-dollar, le gazole a perdu 3,10 centimes selon le ministère de la transition écologique et solidaire, quand le SP95 a enregistré au litre une baisse de 5,88 centimes...
Marine Le Pen (RN), Laurent Wauquiez (LR), Nicolas Dupont-Aignan (DLF) ou Jean-Luc Mélenchon (LFI) ont dit comprendre et/ou soutenir le mouvement. "Ce sont les mêmes qui, pendant la dernière campagne présidentielle, étaient pour une fiscalité écologique", a taclé Matignon, dénonçant "des positions électoralistes". Bien en peine sur son aile gauche, lâché de longue date par ses électeurs les plus écologistes, Macron pense pouvoir marquer des points sur ce dossier connoté environnemental. Tête de liste des écologistes aux prochaines élections européennes, Yannick Jadot a cependant recadré sur RTL une "escroquerie en bande organisée", où l'État a longtemps fait le jeu des "constructeurs automobiles (qui) ont une responsabilité majeure dans la pollution", alors qu'on "fait porter le poids du coût de la transition automobile uniquement aux automobilistes. Ce n'est pas normal".

Malaise vis-à-vis de la présence de l'extrême droite, difficulté à suivre une grogne portée par la société civile, mémoire d'un autre front, celui des Bonnets rouges, à la rhétorique comme aux appuis politiques controversés : les centrales syndicales se tiennent, elles, prudemment en retrait. Aucune n'appelle à appuyer le mouvement du 17 novembre. "Nous sommes contre une fiscalité injuste et non contre le ras-le-bol fiscal, car les impôts sont nécessaires pour développer les services publics et la transition écologique", déclare ainsi dans Le Monde Fabrice Angei, un dirigeant CGT. "L'urgence climatique nécessite un changement de comportement dont nous ne pouvons plus faire l'économie", a pour sa part expliqué la CFDT. L'urgence du pouvoir d'achat en berne demeure cependant ce qui prime, pour un grand nombre de Français.

Les points de blocage dans la région
Vaucluse

Zone commerciale Avignon Nord : péage de l'autouroute A7, rond-point de Décathlon, rond-point de Babou et rond-point de la station service Auchan. Avignon Sud : péage de Bompas. Le Pontet : rond-point de Réalpanier. Les Angles : rond-point de Leclerc. Orange : rond-point Intermarché (Entrée A7/A9) et rond-point de l'avion. Piolenc : nationale 7. Bollène : péage. Carpentras : trois points de blocage dont le rond-point de l'amitié. Pernes-les-Fontaines : rond-point du château des 3 fontaines. Cavaillon : rond point de Cheval Blanc. Apt : 8 points de blocage dont le rond point d'Aptunion. Pertuis : opération escargot à partir du rond point de la pierre plantée. Blocage au pont de la Durance.

Bouches-du-Rhône

À Marseille, la gare Saint-Charles, le Vieux-Port, la rocade L2. Barrages filtrants et barrières levées aux péages du tunnel Prado Carénage (côtés A7 et A55), du Pont-de-l'Étoile, de La Barque, La Ciotat, Bandol. Des opérations devraient toucher la gare d'Aix, Total La Mède, Lavéra, le viaduc de Martigues, le rond-point de la Fossette, l'aéroport de Marignane (au départ du rond-point Lavandes de 8 h à 17 h). Des zones commerciales pourraient aussi être impactées, comme Plan-de-Campagne (parking Géant Casino), Aix-la-Pioline (parking Carrefour). Du côté d'Arles, des barrages filtrants prévus sur les axes et ronds-points principaux de la ville, ainsi qu'au niveau des deux zones commerciales et des péages d'Arles et Saint-Martin-de-Crau (liste non exhaustive).

Alpes

Des barrages filtrants sont prévus dans le nord du département, au Lauzet à Saint-Pons et sur la route d'accès aux stations du Sauze et de Pra Loup. Des perturbations sont également prévues à Saint-Jean Montclar. À Digne les manifestants s'installeront au niveau du plan d'eau, dans la zone saint-Christophe et plus bas sur la RN 85 à Mallemoisson. Les ronds-points d'Intermarché et Casino seront bloqués à Forcalquier, tout comme le rond-point de l'avenue Jean-Moulin à Chateau-Arnoux. Des perturbations sont également attendues aux sorties d'autoroute de Peyruis et Manosque ou les accès au centre seront perturbés au nord et au sud de la ville.

Le Vaucluse en pointe dans la mobilisation générale : "Ils ne sont pas arrivés à nous récupérer !"
En pointe dans la mobilisation régionale depuis les débuts du mouvement, le Vaucluse affichera ce samedi 17 novembre plus de 15 points de blocage (voir ci-contre). Christophe Chalençon, forgeron à Sault et porte-parole improvisé et très médiatique du mouvement y est pour beaucoup, même si sa personnalité ne fait déjà plus l'unanimité. À la suite d'une réunion qui s'est tenue en fin de semaine dernière à Bollène, Cyril Navarro-Diaz et Shirelle David, deux membres du collectif local, déplorent par exemple que ce dernier ait "accaparé la parole pendant un long moment pour tenir un discours très engagé faisant fuir une partie des personnes présentes dans la salle". Aujourd'hui, ils disent se désolidariser "d'un personnage" qu'ils estiment proche de l'extrême-droite "et qui profite de toutes les réunions pour tenir un discours sectaire. Il dit parler en notre nom à tous mais c'est faux". Du Front... à la fronde ? Ces accointances, Christophe Chalençon s'en défend avec force. Durant ces trois semaines, le Vauclusien avoue avoir subi pas mal de pressions. "L'ensemble des courants politiques a essayé de nous récupérer mais ils n'y sont pas arrivés. On les a vus venir à nos réunions. Certains ont pris le temps de discuter avec nous. L'extrême-droite à Carpentras, les socialistes à la Tour d'Aigues... l'extrême-gauche aussi. Ils n'arrivent pas à comprendre pourquoi notre discours fonctionne et pas le leur." Il s'enflamme, Christophe Chalençon. Dimanche, du côté d'Orange, devant près de 300 personnes, il a même évoqué "une nécessaire" dissolution... de l'Assemblée nationale ! "Beaucoup de gens nous demandent de fonder un parti politique mais les Français ne croient plus en cette politique. Aujourd'hui, nous avons bâti une puissance citoyenne."

Dérive populiste ? À l'heure où Thierry d'Aigremont, délégué départemental du Rassemblement National a d'ores et déjà appelé ses troupes, "cadres, élus et militants", à s'associer au mouvement citoyen des gilets jaunes "afin d'exprimer à Emmanuel Macron et au gouvernement que la situation devient insoutenable", Mina Idir, secrétaire départementale du PCF, indique, de son côté, comprendre la colère et "l'exaspération des citoyens" dans l'un des départements les plus pauvres de France, cumulant handicaps sociaux et économiques. Pour autant, elle affirme ne pas "être dupe des tentatives de récupération politique notamment de l'extrême-droite qui a toujours été au service des puissants et des riches sans jamais remettre en cause les dogmes ultralibéraux. Ce mouvement rassemble des victimes de cette politique, d'opinions diverses et eux aussi ne doivent pas être dupes de la récupération politicienne faite par la droite et l'extrême droite". Les Républicains, eux, ne s'épanchent pas trop, bien qu'ils soient eux aussi opposés aux taxes sur le carburant. Julien Aubert, député de la 5e circonscription estime, par exemple, que la cause est bonne mais que le procédé laisse à désirer : "Empêcher la liberté d'aller et venir, ce n'est pas une solution", estime le parlementaire qui affiche son soutien tout en affirmant qu'il ne sera pas dans la rue samedi. "Le débat doit rester démocratique, sinon la dérive populiste est inévitable avec les partis habituels qu'on connaît bien et qui soufflent sur les braises".

Une chose est certaine : samedi, il y a fort à parier que les gilets jaunes seront nombreux à manifester (18 000 inscrits sur les réseaux sociaux en Vaucluse), mais que police et gendarmerie seront elles aussi sur le pont. Le préfet Bertrand Gaume a d'ores et déjà prévenu : "Si la liberté de manifester est de mise, celle de circuler aussi".

Prix, pollution, ventes : où en est-on ?

Le diesel est-il plus polluant que les autres carburants ?

Ça dépend de quoi on parle. Il y a quelques mois, une étude menée dans six pays, et publiée dans la revue Scientific Reports, a démontré que les véhicules diesel étant aujourd'hui équipés de filtres à particules, ils libèrent "jusqu'à 10 fois moins de CO² que les voitures à essence" dans un environnement de 22°. Cependant, le diesel est en général plus émetteur que l'essence en matière de particules fines, d'oxydes d'azote et de benzopyrènes.

En clair ? Si le diesel est moins en cause dans le réchauffement climatique, il est bien plus délétère pour notre santé : les NOx provoquent chaque année directement la mort prématurée de 7 700 personnes en France. "On est coincé entre la peste et le choléra", déplorait dans Le Parisien Jean Thévenom, de l'association France Nature Environnement (FNE).

Est-il moins cher à la pompe ?

Historiquement moins cher, le prix du gasoil dépasse même désormais celui de l'essence dans une station-service sur cinq en France. Les prix des carburants, essence ou diesel, connaissent ainsi une tendance à la hausse quasi-continue depuis 2014. Avec cependant de grandes disparités géographiques : on payera ainsi moins cher en périphérie des grandes villes ou villes moyennes.

Où en sont les ventes ?

Le diesel pèse encore 45 % des immatriculations de voitures neuves en France. Car c'est l'une des hypocrisies du débat : lors de la dernière décennie, les automobilistes ont été encouragés par des mesures fiscales et des constructeurs à s'orienter vers le diesel. Rappelons-nous le bonus-malus écologique créé après le Grenelle de l'Environnement, en 2007, qui privilégiait largement le diesel. "Résultat : une Porsche Cayenne diesel avait un malus inférieur à une Citroën AX essence", comme le rappelait amèrement FNE dans les colonnes du Parisien. En 2008, 3 voitures neuves sur 4 étaient ainsi des diesel : un choix raisonnable pour les gros utilisateurs et les Français installés à la campagne. Beaucoup moins pour les habitués des petits trajets urbains...

Autrefois, les acheteurs privilégiaient les véhicules au gazole, réputés plus revendables, "mais le marché se retourne", estime L'Auto Journal. Très timidement, toutefois : s'ils représentaient 67 % des voitures vendues en occasion en 2016, cette part est descendue à 65% au premier semestre 2017. Et les prix à la revente enregistreraient déjà une décote.À l'inverse, les véhicules neufs coûteront, eux, de plus en plus cher, prédisent les experts : obligatoires, le filtre à particules, ou le traitement des dioxydes d'azote, grèvent désormais le prix du véhicule diesel.

Comment limiter la pollution ?

Si l'on a les moyens, on peut choisir un véhicule hybride ou électrique, certes. Mais selon les chercheurs, qui ont comparé le comportement au volant de 26 conducteurs sur divers types de véhicules (essence et diesel, normes Euro 4 à 6), nos comportements au volant ont aussi leur importance.

La variation des émissions de NOx, pour un même véhicule et trajet, peut être de 400 % et celle des émissions de CO2 de 20 % ! On peut charger l'application Geco'Air, qui calcule le taux d'émission de chaque trajet et propose des conseils pour améliorer le style de conduite. Car l'usure des pneus sur la route et des freins comptent aussi pour 41 % pour particules fines.

Contestation fiscale, gilets jaunes: le retour du poujadisme?

La politique fiscale de l'exécutif est âprement contestée par une partie de la population. Ce mécontentement se cristallise à présent dans le mouvement des "gilets jaunes", né de l'opposition à la hausse de la taxe sur le carburant et désireux de bloquer les routes le 17 novembre. La France connaît-elle un nouveau moment poujadiste? Deux spécialistes, l'un historien, l'autre politologue, analysent la situation.

Ces derniers jours, l'exécutif fait l'expérience d'une épreuve d'un nouveau genre. Il est en butte à un mouvement de colère fiscale incarné par une fraction de la société civile, placé sous le label de "gilets jaunes", et approuvé par l'essentiel de l'opinion publique. Les "gilets jaunes" entendent bloquer les routes du pays samedi prochain pour protester contre la hausse de la taxe sur le carburant. Et il semble que le mouvement excède désormais son motif initial, comme l'a noté ce mardi matin, notre éditorialiste économique, Nicolas Doze: "Le carburant est devenu un prétexte à un refus du matraquage fiscal au sens large".

Raz-le-bol fiscal généralisé, ne relevant pas d'une structure traditionnelle, venu des classes moyennes et modestes, de la France qui a besoin d'avaler les kilomètres pour rejoindre son lieu de travail ou accéder à tel et tel service, le schéma est-il une nouvelle expression d'un poujadisme soufflant dans les bronches des élites?

Exaspération et spontanéité
Le terme de "poujadisme" a déjà 65 ans. Il doit son nom au libraire-papetier de Saint-Céré, dans le Lot, qui avait initié le phénomène en 1953, alors agacé par l'administration fiscale: Pierre Poujade. L'historien Jean Garrigues, auteur notamment des Hommes providentiels: histoire d'une fascination française et coauteur du Dictionnaire d'histoire du XXe siècle, rappelle à BFMTV.com le profil du poujadisme à l'époque:

"A l’origine, le poujadisme est fondamentalement un réflexe réactionnaire des petits propriétaires, petits entrepreneurs, commerçants, artisans voire paysans d’une grande partie des régions les plus sinistrées des années 1950, à la remorque de la modernisation, laissées pour compte et qui se rebellent contre l’évolution de cette société qui les laisse au bord de la route."

Le politologue et président de PollingVox, Jérôme Sainte-Marie, retrace pour nous le portrait du fidèle de Pierre Poujade: "Son emblème était l’épicier menacé dans son existence économique par la grande distribution. C’était un mouvement défensif et économiquement d’arrière-garde." La fureur économique se double d'une double aspiration politique: l'antiparlementarisme et l'Algérie, que la France sent alors glisser entre ses doigts. A l'origine, "le poujadisme est très nationaliste et reproche aux élites d’abandonner l’Algérie", pose Jean Garrigues.

Le poujadisme est des plus spontanés. "Pierre Poujade n’était téléguidé et récupéré par personne au départ. C’est d’autant plus spontané qu’on est très loin des grands bataillons du syndicalisme, resté très ouvrier et axé sur la lutte des classes de l’époque. C’est ensuite que Pierre Poujade va s’appuyer sur un réseau d’élus locaux pour transformer son mouvement en mouvement politique", poursuit l'historien. Et il fait bien car si son courant s'essouffle en une poignée d'années, vaincu par le gaullisme, son Union et fraternité française dépasse les deux millions de voix et rafle 52 sièges aux législatives de 1956.

Comparaison n'est pas raison
"Gilets jaunes" et poujadistes pourraient-ils prendre place sur une même photo de famille à quelques générations d'écart? "Le point commun, c’est le cri de colère, la périphérie contre le pouvoir central, le peuple contre les élites", liste Jean Garrigues.

"La comparaison avec le poujadisme est assez légère", estime pour sa part Jérôme Sainte-Marie, qui note quand même quelques traits communs. "C’est un mouvement qui vient de la base, de la province et qui n’est gérable ni par les syndicats ni par les partis politiques, s’inscrivant même en dehors de la sphère politique traditionnelle. Ça a même un caractère de jacquerie", détaille-t-il. "Il y a aussi une ambiance de crise politique larvée dans la mesure où existe un hiatus important entre la représentation nationale et le vote. Les Français se plaignent d’un dysfonctionnement démocratique, ne se sentent pas bien représentés", prolonge le politologue, auteur du Nouvel ordre démocratique. Jean Garrigues pointe aussi la limite de la référence aux années 1950: "Au fond, le poujadisme c’était la revendication du moins d’Etat. Là, c’est un appel à l’intervention de l’Etat."

"Toutes les frustrations peuvent s'agglomérer"
Le parallèle s'arrête donc là. Contrairement au soulèvement très circonscrit socialement du poujadisme des origines, et sur le combat d'arrière-garde économique, représenté par le populisme en son temps, les "gilets jaunes" peuvent compter sur un réservoir autrement plus important. "Ça concerne les trois quarts des actifs avec le poste carburant en seconde position dans le budget familial, et ils n’ont pas de prise dessus. C’est beaucoup plus englobant comme cause. Ça ne renvoie pas directement au statut professionnel", égrène Jérôme Sainte-Marie qui résume: "C’est vraiment la France moyenne, le peuple central qui peut se mobiliser. C’est beaucoup plus 'interclassiste' que le poujadisme." Il est alors naturel que les revendications des "gilets jaunes" soient appelées à déborder loin des pompes: "Toutes les frustrations de la société française peuvent s’agglomérer dans ce mouvement".

L'expert de la vie publique souligne cependant que certains ensembles apparaissent peu ou pas concernés par la pomme de la discorde actuelle. "Seules quelques catégories y échappent: les retraités, les cadres supérieurs installés dans les centres-villes et pourvus de revenus importants mais aussi la population la plus précaire, au chômage ou, pour les grandes agglomérations, se déplaçant en transports en commun."

La recherche d'une expression directe
Puisqu'on ne peut ramener les tenants du blocage du 17 novembre prochain à une simple répétition du poujadisme, il faut expliquer sa logique propre. Deux éléments principaux ont concouru à la confection des "gilets jaunes":

"Il y a tout d’abord, la défaite en rase campagne du mouvement social dans la première année du quinquennat. Puis, l’opposition politique est hors d’état de profiter de l’impopularité de l’exécutif de par ses divisions profondes. Le pays est dans un état de nervosité perpétuelle. Il est donc logique que des formes de contestation plus ou moins spontanées, émanant de la base, voient le jour", analyse Jérôme Sainte-Marie.

Alors que diverses formations, parmi lesquelles le Rassemblement national et la France insoumise, se sont liées à la colère pour la politiser, il voit dans l'événement un camouflet pour la classe politique: "Il n’y a pas de débouché politique évident donc on cherche une forme d’expression spontanée, directe."

D'après le politologue, les mêmes causes (exaspération populaire, affaiblissement de l'exécutif, défaite des syndicats et réponse politique problématique) produisant les mêmes effets, les "gilets jaunes" pourraient rester un moment sur les épaules des mécontents ou engendrer des phénomènes jumeaux. "Même si ça ne devait être qu’un feu de paille cette fois-ci, d’autres mouvements de ce type se produiront durant ce quinquennat", affirme Jérôme Sainte-Marie.

La journée de samedi prend alors des airs de première manche.

Soutien aux gilets jaunes: la France insoumise ne veut pas "se pincer le nez" devant la colère populaire

C'est dit: Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise sont solidaires du mouvement des gilets jaunes et de la journée de protestation du 17 novembre contre la hausse de la taxation sur le carburant. Pour la formation de gauche, il s'agit à la fois de garder le contact avec une opinion animée par une colère vue comme légitime et de bâtir une autre forme d'opposition.

Malgré les réserves d'une partie, minoritaire, du mouvement, la France insoumise et ses chefs approuvent la colère d'une large proportion de leurs concitoyens contre la hausse de la taxation sur le carburant et soutiennent la journée de mobilisation du 17 novembre. Certains, comme François Ruffin, ont même annoncé qu'ils y participeraient "à titre personnel". La chose a pu passer pour contre-intuitive aux yeux de certains observateurs: comment la formation de l'écosocialisme peut-elle se rhabiller d'un gilet jaune?

Deux points de vue
Thomas Guénolé, politologue de formation, à présent candidat insoumis aux élections européennes et coresponsable de l'école de la France insoumise, balaie auprès de BFMTV.com ce lundi l'idée d'une contradiction: "On ne se révolte pas contre la hausse en soi mais contre l’injustice fiscale et l’hypocrisie cynique du gouvernement. On dit qu’il ne faut pas surtaxer les dépenses contraintes mais qu’il faut au contraire une politique de sortie du pétrole".

Selon ce cadre du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, l'aspect social de l'événement n'a jamais fait débat au sein de la France insoumise:

"Dès le départ, nous avons estimé qu’augmenter la taxation des dépenses contraintes pèserait lourd dans le budget des plus pauvres, qu’il s’agissait d’une mesure anti-sociale, et que la posture écologiste du gouvernement était un double mensonge: pour l’essentiel, les sommes récoltées n’iront pas financer une politique écologiste et puis, l’écrasante majorité des dépenses en carburant sont contraintes, donc par définition elles ne baisseront pas."

La gêne s'est en revanche fait sentir aux entournures quand le risque d'une instrumentalisation du mouvement par l'extrême droite a été soulignée en interne. "Il y a eu deux points de vue: certains on dit que puisqu’il y avait des gens d’extrême droite, il était hors de question d’y aller. D’autres, beaucoup plus nombreux, ont dit qu’il était hors de question de laisser l’extrême droite récupérer la chose." Ce dernier courant l'a emporté.

"Politiser autrement"
Pour la France insoumise, l'occasion est belle de diffuser son message tout en conduisant les automobilistes à changer de braquet. Lenny Benbara, proche du populisme de gauche, qui consiste à définir un nouveau clivage entre les élites et l'ensemble des classes moyennes et populaires, et directeur de la publication du site d'information Le Vent se lève, nous livre son analyse: "L’enjeu est de politiser autrement le mouvement, c’est-à-dire de ne pas en faire une simple jacquerie poujadiste anti-impôts mais d’en profiter pour parler d’écologie, aborder l’injustice fiscale."

Politiser le mouvement, largement plébiscité par la population selon un sondage BVA pour La Tribune, ou se mettre à sa remorque? "Il y a l’idée d’être capable de sentir la société, même s’il ne s’agit pas forcément de la suivre en tout", répond Lenny Benbara. "Il y aurait quelque chose d’absurde à ce qu’une force qui veut unir le peuple et défendre sa cause commence par se pincer le nez devant une colère populaire légitime", appuie Thomas Guénolé. "Nous sommes là pour donner un débouché politique positif à la colère populaire, promouvoir un anti-système constructif", résume ce dernier.

Pour Thomas Guénolé, ce processus est la meilleure manière de faire rempart à la montée de l'extrême droite. Lenny Benbara estime même que le 17 novembre la confrontation sociale et politique entre le gouvernement et les manifestants en recouvrira une autre. "C’est une bataille décisive", pose-t-il. "Après les perquisitions, les Insoumis se sont retrouvés mis en danger de perdre leur leadership dans l’opposition à Macron. Le 17 novembre est un terrain de luttes, pas au sens d’une convergence des oppositions mais de lutte entre elles. Il s’agit notamment d’empêcher le Rassemblement national de reprendre la main".

"La prochaine étincelle"
Au-delà d'un simple duel, ou d'une politisation du seul 17 novembre, il faut reconnaître qu'il est peu de cortèges où le parti la France insoumise n'est pas présent. Au risque de laisser l'impression que le mouvement fait feu de tout bois. Thomas Guénolé puise dans la lecture d'un livre publié en 1991 par Jean-Luc Mélenchon, A la conquête du chaos, pour expliquer qu'il ne faut pas y voir une suractivité médiatique, mais une théorie politique. "L’analyse de Jean-Luc Mélenchon c’est que certes, il arrive que le système s’écroule tout seul, comme le décrit le marxisme, mais qu’il est faux de croire qu’il est condamné à s’écrouler sous le poids de ses propres contradictions. Il arrive souvent à rebondir", pointe-t-il, ajoutant que la salut vient parfois d'un événement "improbable et indétectable" ébranlant la machine.

Après le retrait de l'accréditation de l'un de ses journalistes, CNN attaque la Maison Blanche en justice

"CNN a assigné l'administration Trump en justice devant un tribunal fédéral de Washington." La chaîne américaine attaque en justice la Maison Blanche, mardi 13 novembre, une semaine après le retrait de l'accréditation d'un de ses journalistes à la suite d'un échange houleux avec Donald Trump. "CNN a assigné l'administration Trump en justice devant un tribunal fédéral de Washington", a annoncé la chaîne en direct. "Elle demande la réinstauration de l'accréditation de son correspondant en chef à la Maison Blanche Jim Acosta", a-t-elle indiqué.

La Maison Blanche avait annoncé, jeudi, le retrait de l'accréditation de Jim Acosta, une sanction inédite, au lendemain d'un échange vif entre le journaliste et le président, lors d'une conférence de presse d'une heure et demie à la Maison Blanche. "Vous êtes très impoli et une personne horrible !", avait lancé Donald Trump à Jim Acosta, en réponse au refus du journaliste de rendre le micro, après avoir posé plusieurs questions.

"On ne peut pas accepter que la Maison Blanche jette les gens dehors"
"Il est très clair que la décision (de retirer l'accréditation de Jim Acosta) a été prise sur la base du contenu de sa couverture" et porte atteinte au Premier amendement sur la liberté d'expression, a déclaré en direct Ted Boutrous, l'avocat de CNN. Donald Trump "a plusieurs fois attaqué et défié CNN et M. Acosta (...) On ne peut pas accepter que la Maison Blanche jette les gens dehors juste parce qu'elle n'aime pas ce qu'ils couvrent", a ajouté Ted Boutrous.

CNN et le président américain ont une relation conflictuelle depuis des mois, Donald Trump ne cessant de dénoncer la chaîne en continu comme l'incarnation des "Fake News". L'association des journalistes de la Maison Blanche a, à nouveau, indiqué "soutenir fermement" CNN dans cette affaire.

L’antidouleur Tramadol causerait plus de décès que tout autre traitement

D’après un pathologiste d’origine de l’Irlande du Nord, le Tramadol, un antalgique pris par de nombreux patients chaque jour, se trouverait à l’origine de plus de décès que tout autre traitement pharmaceutique ou drogue, notamment la cocaïne et l’héroïne.

Notez tout de même que s’il est pris de manière correcte, cette antidouleur ne cause pas de mal, mais le danger est élevé quand les patients le mélangent avec d’autres traitements, de l’alcool ou encore des stupéfiants.

Une trentaine de décès a été enregistrée en Irlande :

Au courant de l’année dernière, environ 33 décès ont été recensés en Irlande du Nord. Ils ont tous un point commun : la prise de Tramadol. Une adolescente de 16 ans et une personne âgée de 70 ans se trouvaient parmi les victimes.

Les déclarations du pathologiste d’Etat en Irlande , Jack Crane :

Selon ce professionnel, le médicament est essentiellement fabriqué à base d’opiacés. Il est généralement utilisé afin de traiter la douleur, qu’elle soit sévère ou modérée. Cependant, il devrait uniquement être octroyé sur ordonnance. En 2014, il a été reclassé pour être considéré comme un médicament illégal de catégorie C sans ordonnance.

Cependant, malgré ces mesures, de plus en plus de patients se ruent vers le marché noir afin de se procurer du Tramadol. Crane explique que les gens ne réalisent pas du tout combien il est très imprudent de prendre ce médicament.

Il s’est également exprimé afin d’évoquer que plus personne ne meurt si des mesures sérieuses et urgentes sont prises. En plus de cela, il fait aussi appel à une répression du marché noir.

Le professeur Crane souhaite que le Tramadol soit reclassé en catégorie A. En outre, il prévoit de faire la rencontre du médecin en chef d’Irlande du Nord très prochainement afin de faire pression dans l’objectif d’un éventuel changement.

Lindt fait de l’ombre à Nutella avec sa nouvelle pâte à tartiner noisette (sans huile de palme) !

Que ce soit dans une boisson hivernale , arrosée sur une crêpe ou mangée à la cuillerée, il est fort probable que vous ayez pris Nutella au moins une fois dans votre vie.

La tartine de la noisette a gagné en notoriété pour être non seulement extrêmement délicieuse, mais aussi pour être l’un des condiments les plus populaires au monde. En fait, plus de 360 000 tonnes de Nutella ont été consommées au cours de la dernière année seulement . Cependant, ce règne de la terreur au chocolat pourrait prendre fin maintenant que nous connaissons la pâte à tartiner à la noisette de Lindt .


Crédits : Lindt
Qu’est-ce qu’il y a dedans?

En tant que l’une des plus grandes entreprises de chocolat au monde, Lindt ne devait pas tarder à fabriquer des pâtes à tartiner au chocolat. Après tout, ils avaient déjà accaparé le marché de la truffe . Selon la description du produit sur leur site internet , leur pâte à tartiner est faite avec du vrai chocolat Lindt et combinée avec des noisettes pour créer une « saveur pleine et intense » avec une « texture parfaitement lisse ». Contrairement à certains de ses concurrents, l’ingrédient principal de la pâte à tartiner à la noisette de Lindt est en fait la noisette, qui en contient 40%. En revanche, le Nutella, fabriqué par Ferrero Rocher , est principalement composé de sucre et de graisses, le produit ne contenant que 13% de noisettes.

Les perturbateurs endocriniens condamnent l’humanité à la stupidité

Nous parlons souvent des perturbateurs endocriniens comme d’une menace. Mais que savons-nous véritablement sur la manière dont ils agissent, sur leur présence, et sur les outils à notre disposition pour s’en protéger ? A vrai dire, pas grand-chose. Ou plutôt pas suffisamment. Nous continuons à les voir comme une menace lointaine, un sentiment largement entretenu par l’inertie de nos dirigeants qui nous mène à croire que nous pouvons encore minimiser l’importance de ce sujet.

Et pourtant, l’omniprésence des perturbateurs endocriniens dans notre environnement est un enjeu de santé publique globale : nous sommes tous concernés, tous affectés, et à plus forte raison, nous sommes en train d’engager l’avenir de toute l’humanité en restant inactifs, en prétendant être démunis. C’est pour apporter un éclairage scientifique à ces questions auxquelles nous sommes tous sensibles, quoiqu’insuffisamment informés, que Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade ont réalisé le documentaire « Demain, tous crétins ».

Si l’accent a souvent été mis sur l’impact des perturbateurs endocriniens en ce qui concerne le développement de cancer du sein, des testicules, ou encore la détérioration de la qualité du sperme (et donc de la fertilité), le documentaire développe un aspect sans doute moins traité jusqu’alors : l’impact des perturbateurs endocriniens sur l’intelligence humaine. De plus en plus, les données s’accumulent et montrent que l’humanité est en train de connaître une diminution généralisée du quotient intellectuel (QI) depuis plus de vingt ans, un développement des cas de troubles du spectre autistique, une baisse de la capacité d’attention, et un accroissement des troubles du comportement.

Les chiffres qui apparaissent dans le documentaire donnent froid dans le dos. Un chercheur a ainsi eu accès aux tests de QI qui étaient réalisés dans l’armée scandinave en Finlande. Il a alors constaté que depuis 20 ans, le QI avait baissé de 2 points par décennie. Autre constat alarmant :

« entre 1990 et 2001, le nombre d’enfants diagnostiqués autistes a augmenté de 600% en Californie. Aujourd’hui, 1 enfant sur 68 est diagnostiqué autiste aux Etats-Unis. »

Par ailleurs, nos instituteurs constatent tous les jours la perte d’attention croissante des enfants (qui ne saurait être expliqué exclusivement par l’effet des perturbateurs endocriniens d’ailleurs – on pense notamment au temps passé sur les écrans et au format « information instantanée » qui forme la pensée à traiter des informations rapidement mais sommairement).

En quoi alors les perturbateurs endocriniens jouent-ils un rôle dans cette diminution du niveau intellectuel ? Pour comprendre ce rôle, les réalisateurs du documentaire font un détour par les études menées par Peter Pharoah dans une région de Papouasie Nouvelle-Guinée. Dans un groupe de sociétés tribales, le chercheur a remarqué que près d’un septième de la population était atteint de crétinisme – une maladie notamment caractérisée par le gonflement de la thyroïde.

Or, en 1999, année où Peter se rend sur son terrain de recherche, la colonisation avait eu le temps de sonner le glas des pratiques traditionnelle de fabrication du sel, comme le souligne Barbara Demeneix dans son livre Cocktail toxique.

Celui-ci a alors l’idée de faire une injection à l’ensemble des 16 000 habitants de la région – la moitié recevant une simple injection d’eau et l’autre une injection d’iode. Quelques années plus tard, ces résultats montrent que les enfants nés des femmes qui avaient reçu l’injection d’iode n’était plus touchés par le crétinisme (sauf si l’injection avait été réalisée alors que les femmes étaient déjà enceintes) et à l’inverse, que les cas de crétinisme persistaient pour les enfants dont les mères n’avaient reçu qu’une simple injection d’eau.


Quel rapport avec les perturbateurs endocriniens me direz-vous ? Eh bien, il s’avère que certaines molécules chimiques ont à peu de choses près la même structure que celles des hormones thyroïdiennes. Parmi celles-ci on trouve le brome, le chlore, et le fluor (qui sont sur la même colonne du tableau périodique des éléments que l’iode), des molécules omniprésentes dans notre environnement et qui prennent leur place dans notre organisme, notamment en lieu et place de l’iode dans notre thyroïde. Et c’est l’invasion de ces molécules qui va conduire à la perturbation de notre fonctionnement hormonal et à l’altération de notre développement cérébral.

« Nous volons littéralement à la population son potentiel intellectuel »

A partir de là, c’est bien connu, on va retrouver en énormes quantités le chrome, le fluor et le brome notamment dans les PCB – qui, même interdits, se retrouvent encore dans les sédiments des sols et contaminent toute la chaîne alimentaire –, dans les pesticides et (moins connu) dans les retardateurs de flamme.

Il serait trop long ici de détailler toutes les études présentées par le documentaire qui confirment les liens de cause à effet entre la surexposition à ces intrants chimiques et la diminution des capacités intellectuelles, mais soulignons toutefois à bon droit que dans la plupart des cas, c’est l’activité de lobbying des industriels qui – faisant abstraction de toutes les expertises scientifiques alertant des dangers des perturbateurs endocriniens – continue d’entretenir ce modèle et dessine en toute connaissance de cause le chemin d’un effondrement…

Mais face à ce lobbying dangereux, les scientifiques indépendants de tout conflit d’intérêt, à l’image de Barbara Demeneix ou Arlene Bloom, mènent une lutte acharnée auprès des politiques pour faire avancer les législations. Car en effet, « l’information reste le nerf de la guerre » et les lobbys n’ont pas de scrupules à commander des études scientifiques allant dans leur sens pour contredire les études menées par le reste de la communauté scientifique… Pourtant il est urgent d’agir, et pour cela il est urgent que NOUS soyons informés pour comprendre l’imminence de cette menace qui pèse sur l’ensemble de notre civilisation.

Pour agir déjà à notre échelle et éviter d’être trop impacté et de trop impacter le cerveau de nos enfants, l’iode semble être un moyen efficace. Comme il est souligné dans le dossier de presse du documentaire :

« Toute femme enceinte devrait veiller à avoir un apport d’iode suffisant chaque jour. D’une part, parce que l’iode est indispensable à la fabrication d’hormones thyroïdiennes nécessaires au développement cérébral, d’autre part, parce que l’iode, en saturant la thyroïde, pourrait se révéler un rempart contre certaines attaques chimiques. »

Ecologie : l’Assemblée adopte le budget 2019

La lutte contre le changement climatique est l’une des priorités de cette enveloppe, avec des taxes sur les carburants et des aides à la transition écologique.

L’Assemblée nationale a adopté dans la nuit de lundi 5 à mardi 6 novembre le budget 2019 du ministère de l’écologie, en hausse de 3,1 %, à 34,2 milliards d’euros, après un débat sur la hausse de la fiscalité verte critiquée par l’opposition. Parmi les priorités du budget, en progression d’un milliard d’euros, figure la lutte contre le changement climatique dont l’un des leviers est la contribution climat énergie (CCE).
Dans ce cadre, les taxes sur le gazole augmenteront de 6,5 centimes par litre et celles sur l’essence de 2,9 centimes au 1er janvier 2019.

Mais cette fiscalité verte, assumée par le président Emmanuel Macron, suscite la grogne des automobilistes mécontents de la hausse du diesel en 2018 déjà partiellement due à la taxe écologique, certains appelant à bloquer les routes le 17 novembre prochain.

Lire aussi : Prix du carburant : un débat pollué par des intox

« Assumer les choix »
Autre pomme de discorde, la suppression de la taxation réduite sur le gazole non routier utilisé par les engins de chantier contre laquelle des opérations escargot ont été menées lundi en Champagne-Ardenne. « Il faut assumer des choix pas toujours faciles », a reconnu le ministre de l’écologie François de Rugy, défendant le « verdissement de la fiscalité » comme « un levier de changement des comportements ».

Il a rappelé le retard dans ce domaine de la France, « classée 17e en 2016 sur 28 pays européens pour la part de la fiscalité environnementale dans la fiscalité globale ».

L’opposition n’a pas ménagé ses critiques contre cette mesure dénoncée comme « punitive », « inégalitaire » et détournée de son objet. « Comment voulez-vous que les Français acceptent cette fiscalité verte alors qu’ils savent que seul un quart de ces prélèvements sera affecté à l’amélioration de l’environnement, le reste tombant dans le budget général de l’Etat », a lancé Martial Saddier (LR) dénonçant « un choc fiscal sans précédent ». « Agir, ne peut pas être uniquement taxé, surtout ceux qui n’ont pas le choix de leur transport », a abondé le socialiste Guillaume Garot. « La transition énergétique ne peut pas servir de prétexte à des mesures de rendement budgétaire », a-t-il ajouté.

Lire aussi : « Le prix du gasoil nous met à poil » : des opérations escargot menées par des entreprises de travaux publics

« Entendez les cris et grognements de nos territoires », a lancé Sophie Auconie (UDI-Agir) plaidant pour ceux qui, dans le monde rural, « ne peuvent se passer de leur automobile ».

Prime à la conversion des véhicules
Loïc Prud’homme (LFI) et Gabriel Serville (GDR) ont regretté que les recettes de la TICPE ne soient pas en totalité ou en majorité consacrées à la transition énergétique, François Michel Lambert (Libertés et territoires) appelant à rétablir « une égalité des Français devant la mobilité ».

Parmi les autres mesures-phares du budget 2019, 7,3 milliards d’euros (+ 1,3 %) seront investis pour financer le développement de l’éolien, du solaire ou du biogaz.

Les ménages bénéficieront de l’augmentation de 50 % des crédits de la prime à la conversion des véhicules (qui peut aller jusqu’à 2 500 euros) destinée à retirer de la circulation les véhicules anciens les plus polluants. Le bonus écologique est également conforté pour les véhicules électriques et élargi aux hybrides électriques rechargeables.

Les plus précaires profiteront de la hausse de 150 à 200 euros du chèque énergie pour les aider à payer leur facture énergie.

Enfin, les transports bénéficieront de 300 millions d’euros supplémentaires pour un budget de sept milliards avec un accent mis sur l’entretien des réseaux existants et le développement du plan vélo (350 millions d’euros sur sept ans).

"Momo challenge" mortel: un père porte plainte contre l'État

Le père d'un adolescent retrouvé mort à la suite d'un défi porte également plainte contre YouTube et Whatsapp.
Un père a porté plainte ce lundi près de Rennes pour "mise en danger de la vie d'autrui" contre YouTube, Whatsapp, un site de rencontres pour adolescents et contre l'État après le décès de son fils de 14 ans mi-octobre, a-t-il déclaré. Le procureur de la République de Rennes, Nicolas Jacquet, a confirmé ce dépôt de plainte auprès de la gendarmerie de La Guerche de Bretagne.
Retrouvé mort dans sa chambre chez ses parents, pendu avec sa ceinture de kimono, Kendal, bien inséré dans la vie et plein de projets, ne se serait pas suicidé selon sa famille mais aurait été pris au piège via "Momo Challenge". Accessible par la messagerie instantanée WhatsApp, ce jeu macabre menace ses participants en les incitant à commettre des actes dangereux pouvant aller jusqu'à la mort. "J'accuse YouTube, Whatsapp et rencontre-ados.com de ne pas protéger les jeunes", a affirmé René Gattino. "J'estime que l'État n'a pas pris suffisamment en compte les dangers que représentent ces sites pour les jeunes", a-t-il poursuivi.

"Quand ça vous tombe dessus, on ne comprend pas (...) On se croyait tranquille à la campagne. Mais internet, c'est partout et on ne le sécurise pas", a-t-il dénoncé. En dépit de son âge, il explique ainsi avoir pu s'inscrire lui-même sur rencontre-ados.com.

Alerter l'opinion publique
Par ces démarches, la famille veut avant tout alerter l'opinion pour éviter, dit-elle, d'autres drames de même nature. "L'enquête et notamment les investigations techniques se poursuivent activement pour tenter de déterminer les circonstances exactes du décès", a précisé lundi le procureur. Peu après le décès, le magistrat avait également précisé que les enquêteurs examinaient si l'éventuelle "qualification de provocation au suicide sur des mineurs de 15 ans" pouvait être retenue.

Avant la rentrée, le député La République en marche des Hauts-de-Seine Gabriel Attal, devenu secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, avait adressé une question au ministre de l'Intérieur Gérard Collomb pour l'alerter sur les dangers du "Momo Challenge".

Le député pointait la "pression psychologique sur les plus jeunes" qui "les met en danger en les obligeant à réaliser des défis de plus en plus dangereux". En 2017 la police nationale avait mis en garde contre les risques d'un jeu similaire le "Blue whale Challenge" qui poussait les jeunes à relever pendant 50 jours des défis chaque fois plus dangereux jusqu'à la dernière étape: le suicide.

Pourquoi il ne faut jamais faire bouillir deux fois l'eau du thé ?

On a tous fait bouillir l'eau de notre thé deux fois... une petite erreur qui pourrait toutefois présenter un grand danger !
Faire bouillir l'eau de notre thé dans une bouilloire ou dans une casserole... oublier notre thé... refaire bouillir de l'eau à nouveau... un comportement anodin qu'on fait tous mais qui n'est pas sans conséquences...

Une fois bouillie, l'eau change de composition

Lorsque l'eau est portée à ébullition, elle change de composition. Lorsqu'elle boue, des gaz s'en échappent sous forme de vapeur, mais cette vapeur contient des composés volatils qui vont venir se déposer à la surface de l'eau une fois refroidie. Lorsque l'on fait bouillir l'eau de nouveau, les composants volatils vont rester dans le liquide, bouillir de nouveau et devenir toxiques... La composition de l'eau va encore se trouver modifiée, mais pas en bien !

Des composés toxiques dans l'eau bouillies deux fois

L'eau portée deux fois à ébullition va générer des nitrates : lorsqu'ils sont soumis à une forte température, ils deviennent cancérigènes. On retrouve aussi de l'arsenic... pas besoin d'en dire plus !

Alors la prochaine fois, on vide notre bouilloire et on la remplie avec de l'eau fraîche pour éviter de s'empoisonner !

Pourquoi la fourrure choque plus que la viande ? (Réponse aux commentaires sur Aya Nakamura)

Un manteau de fourrure dans un street style, et des dizaines de commentaires outrés, choqués, déçus. Pourquoi madmoiZelle laisse-t-elle montrer de la fourrure, en 2018 ?

De la fourrure, à la Une sur madmoiZelle : quelle est cette incohérence ?!

Comment peut-on être LE premier média mainstream à avoir parlé de véganisme, à déconstruire les idées reçues autour du végétalisme dès 2012…

Et accepter à sa Une, en 2018, une vidéo montrant une chanteuse arborant un manteau d’hiver avec de la fourrure ?

Éthique et fourrure côté, pile
Pourquoi la fourrure choque ? Qui, en 2018, défend encore l’idée qu’il est OK de dépecer des animaux pour en faire des articles de mode ?

Merci Brigitte Bardot, qui a utilisé son aura médiatique au sommet de sa gloire pour faire la lumière sur le massacre des bébés phoques, les blanchons, chassés et tués pour récupérer leur sublime fourrure blanche.
C’était les années 70, Bardot partait au Canada pour attirer l’attention du monde entier sur le commerce des peaux de phoques.

Et grâce à sa mobilisation, la France interdit la même année l’importation de ces peaux.

Cinquante ans plus tard, la Fashion Week de Londres bannit la fourrure de ses podiums pour son édition 2018. Splendide.
Éthique et fourrure, côté face
Bardot sur la banquise dans les années 70, c’était avant Internet, avant les réseaux sociaux, avant que chacun et chacune n’ait droit à une tribune du haut de ses retweets et de ses partages.

Je me demande comment nous commenterions aujourd’hui une mobilisation semblable à celle que mena Brigitte Bardot…

Au départ, elle s’insurge contre la pratique de la chasse aux phoques par les populations inuits, qui ont toujours chassé cet animal pour leur propre survie.

Certes, les Inuits chassent le phoque, mais ce n’est pas pour s’en faire des manchons fashion. Ils récupèrent tout sur l’animal, la peau, les os, la graisse, les huiles, et bien sûr la fourrure.

Depuis les années 60, les défenseurs des droits des animaux sont dans un bras de fer permanent avec les représentants Inuits, qui défendent leur mode de vie et leurs traditions.

Et d’un point de vue purement écologique, le débat est ouvert : les Inuits n’ont pas intérêt à ce que les phoques disparaissent, donc ils sont les premiers attentifs à la préservation de l’espèce. Leur prélèvement doit être raisonnable.

Si on leur interdit la chasse de ces animaux, on leur demande donc de changer leurs modes de vie.

Compte tenu du climat local, si on leur demande d’arrêter de chasser le phoque pour se nourrir et se vêtir, ça veut dire importer.

L’importation d’autres produits de consommation, dont de nombreux d’origine animale également, avec un bilan carbone sans doute beaucoup plus élevé qu’un phoque égorgé à quelques pas de chez toi.

Pas de cynisme ici, juste des questions posées en toute objectivité : l’éthique n’est pas une évidence.

Éthique et fourrure, en perspective
Revenons à la fourrure : tant mieux si l’Histoire nous a permis d’avancer plus vite sur ce sujet que sur d’autres, c’est toujours une victoire.

Je comprends qu’on dépèce une bête pour survivre à l’hiver, je ne comprends pas qu’on le fasse pour avoir l’air plus stylée sous les terrasses chauffées — une autre aberration écologique contemporaine !

Mais pourquoi seule la fourrure choque à ce point, alors qu’on peut en récolter certaines sans tuer l’animal ?

Ce qui n’est pas le cas du cuir, par exemple, beaucoup plus répandu que la fourrure, et qui pour le coup, ne peut pas être récupéré sans tuer le propriétaire de la peau.

Car le cuir, c’est la peau d’un animal, dois-je le rappeler ?



Montpellier : manifestation sur l’A709 contre la hausse des carburants

L’appel national à une manifestation d’envergure le samedi 17 novembre à Paris pour condamner la hausse du prix des carburants aura des répercussions à Montpellier. Un collectif s’est fraîchement créé, en effet pour organiser une opération escargot dans les deux sens, sur le tronçon gratuit de l’A709, entre les jonctions Montpellier-Saint-Jean-de-Védas et Saint-Aunès-Vendargues.

« Nous roulerons au pas pour manifester notre mécontentement et en bonus, nous en profiterons pour admirer le paysage », écrivent les organisateurs de cette manifestation sur leur page Facebook, invitant les contestataires à « user du klaxon et des warnings ». Les professionnels, frappés de plein fouet par de nouvelles augmentations des tarifs aux pompes au début de l’année prochaine devraient participer à ce rassemblement dans l’Hérault.

Départ de Saint-Jean-de-Védas et de Grammont
Le samedi 17 novembre, ce collectif « Manifestation nationale contre la hausse du carburant 34 », donne rendez-vous à 14h aux automobilistes sur le parking de l’hypermarché Carrefour à Saint-Jean-de-Védas, « pour une petite balade pépère en aller/retour. Ciblez votre voiture avec le gilet jaune de sécurité posé sur le tableau de bord, un drapeau de pirate ou simplement la photocopie de la photo illustrant cet évènement ».

Hier, bravant la pluie, les membres de ce collectif et de la Fédération des motards en colère -FFLC 34- de l’Hérault ont lancé les préparatifs de ce rassemblement de la mi-novembre, lors d’une réunion, la première donc, dans un coin du parking du site de Grammont, à la périphérie Est de Montpellier. Selon nos informations, ce sont les motards appelés à se joindre au mouvement qui partiront des parkings du Zénith Sud, le 17 novembre, dès 13h.

La mobilisation s’annonce importante, tant sur l’ensemble du territoire, que dans notre région, puisque selon ce collectif montpelliérain, déjà plus de 3 000 personnes ont prévu d’être présentes. Un mouvement qui inquiète le gouvernement.

Les professionnels en colère
Les automobilistes et les professionnels du transport sont en colère et pour cause : dès le 1er janvier prochain, une augmentation des taxes sur le diesel de 6,5 centimes et sur l’essence de 2,9 centimes par litre est prévue, selon les précisions apportées par l’exécutif dans le cadre du projet de loi de finances de 2019.

Cette hausse des prix des carburants suscite la grogne des usagers qui ont multiplié les pétitions et les appels à manifester sur les réseaux sociaux. Sur Facebook, l’événement « Blocage national contre la hausse du carburant » intéresse déjà 200’000 personnes.

L’explosion des prix à la pompe ces derniers mois, de 23% pour le diesel et de 14% pour l’essence, reste en travers de la gorge des automobilistes et des professionnels qui ont décidé de descendre dans la rue et sur les routes.

Macron met en garde contre un retour aux années 1930

AFP, publié le mercredi 31 octobre 2018 à 23h25

Emmanuel Macron se dit "frappé", dans un entretien au quotidien Ouest-France publié mercredi, par la ressemblance entre la situation actuelle en Europe et celle des années 1930, et appelle à "être lucide" et à "résister".

"Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l'entre-deux-guerres", indique le chef de l'Etat français dans des propos tenus en marge d'une visite d'une exposition consacrée à Georges Clemenceau, chef du gouvernement français au début du XXème siècle.

"Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l'Europe de l'après Première Guerre mondiale à la crise de 1929", estime le président Macron dans un entretien publié sur le site du journal.

"Il faut l'avoir en tête, être lucide, savoir comment on y résiste", en "portant la vigueur démocratique et républicaine", insiste-t-il.

Le chef de l'Etat français s'apprête à célébrer le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, en visitant les lieux de bataille dans le nord et l'est de la France durant une semaine à partir de dimanche, avant une grande cérémonie commémorant l'arsmistice du 11 novembre 1918 à l'Arc de Triomphe à Paris, en présence d'une centaine de dirigeants du monde entier.

Aujourd'hui, "l'Europe est face à un risque : celui de se démembrer par la lèpre nationaliste et d'être bousculée par des puissances extérieures. Et donc de perdre sa souveraineté. C'est-à-dire d'avoir sa sécurité qui dépende des choix américains et de ses changements, d'avoir une Chine de plus en plus présente sur les infrastructures essentielles, une Russie qui parfois est tentée par la manipulation, des grands intérêts financiers et des marchés qui dépassent parfois la place que les États peuvent prendre", ajoute M. Macron.

Hausse du carburant : Facebook accusé de censurer les appels au blocage le 17 novembre

range avec AFP, publié le mercredi 31 octobre 2018 à 08h57

Facebook a démenti toute intervention sur les pages supprimées.

Facebook censure-t-il les messages appelant au blocage du pays, le 17 novembre, pour protester contre la hausse des prix des carburants ? C'est ce que pensent certains organisateurs, tandis que le réseau social nie toute intervention, rapporte franceinfo mardi 30 octobre.

C'est après la disparition des pages de quatre événements organisés le 17 novembre à Toulouse, Rodez, et La Rochelle, que les rumeurs de censure ont commencé à se répandre parmi les internautes. Pourtant, d'autres événements, comme celui de Paris, qui comptait mercredi matin plus de 200.000 personnes "intéressées", sont toujours accessibles.

"Facebook a envoyé un message au créateur de l'événement, indiquant que celui-ci avait été signalé par plusieurs utilisateurs, et qu'il était en cours de vérification, a assuré l'administrateur d'une des pages supprimées à franceinfo.

Il a été supprimé dans la foulée, même pas une heure après."

Le succès des pétitions contre la hausse des carburantspar BFMTV

"Je ne crie pas au complot, mais je pense que c'est possible que Facebook ait supprimé l'événement", par peur du "mécontentement populaire", explique encore ce boulanger de 26 ans. Il reconnaît cependant qu'il n'a pas de "preuve" et qu'il est "possible" que la suppression soit l'oeuvre d'un autre administrateur.

Et cela semble être le cas. Contacté par franceinfo, Facebook assure que le réseau social n'est pas intervenu sur les quatre pages qui font débat. Trois d'entre elles ont été supprimées par l'un de leurs administrateurs, la dernière a disparu avec la suppression du compte de son créateur. Facebook rappelle par ailleurs que seuls les contenus qui vont à l'encontre des "standards de la communauté" sont susceptibles d'être supprimés. Cela concerne les contenus comportant de la violence, des discours incitant à la haine, de l'exploitation sexuelle des enfants, du harcèlement...

Hausse des prix du gaz, début de la trêve hivernale... Ce qui change au 1er novembre

Orange avec AFP, publié le mercredi 31 octobre 2018 à 07h00

VIE PRATIQUE. Comme à chaque début de mois, plusieurs lois, réglementations et dispositions entrent en vigueur ce 1er novembre.

Voici les principales nouveautés à retenir.

• Hausse des tarifs du gaz

Les tarifs réglementés du gaz appliqués par Engie à des millions de foyers vont augmenter de 5,8% hors taxe au 1er novembre, à la suite de la hausse des cours. L'augmentation est de 1,9% pour les foyers qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 3,6% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude, et de 6% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

En France, 4,6 millions de foyers sont encore aux tarifs réglementés de vente (TRV) appliqués par Engie. Mais ces tarifs vont progressivement disparaître pour se conformer au droit européen.

Depuis le 1er janvier 2015, les TRV de gaz hors taxe ont en moyenne augmenté de 5,3%, selon la Commission de régulation de l'énergie.



• Début de la trêve hivernale

Du 1er novembre au 31 mars, les locataires ne peuvent pas être expulsés de leur logement pour des impayés, sauf exceptions.

Née après un appel de l'Abbé Pierre en 1954, la trêve hivernale a été inscrite dans la loi en 1956. Depuis 2017, elle protège aussi les habitants des bidonvilles. Ce cadre reconnaît trois exceptions : l'expulsion reste possible si le locataire bénéficie d'un relogement adapté pour lui et sa famille, ou si l'immeuble est reconnu comme dangereux via un arrêté de péril. Un juge peut également ordonner l'expulsion de squatteurs entrés illégalement dans un logement.

Cette trêve concerne aussi l'électricité et le gaz : pendant cinq mois, les fournisseurs d'énergie ne peuvent pas interrompre leurs services.

• Augmentation de l'allocation aux adultes handicapés

Actuellement d'un montant maximal de 819 euros, l'allocation aux adultes handicapés (AAH) est portée à 860 euros par mois à partir du 1er novembre. En 2020, elle sera à nouveau revalorisée à 900 euros par mois.

• Hausse des retraites complémentaires

Les régimes de retraites complémentaires de l'Agirc-Arcco, qui concernent les salariés et les cadres du secteur privé, vont augmenter de 0,6%. La valeur du point Agirc, pour les non-cadres, passera de 0,4352 à 0,4378 euros. Celle du point Arcco, pour les cadres, de 1,2513 à 1,2588 euro.

• Les bagages cabines payants chez Ryanair

La compagnie aérienne low cost irlandaise a décidé de faire payer à ses passagers le droit d'emporter une petite valise, que ce soit en soute ou en cabine.

Jusqu'à présent, les passagers pouvaient emporter avec eux gratuitement une petite valise ainsi qu'un petit sac supplémentaire. À partir du 1er novembre, les clients devront payer un embarquement "prioritaire", facturé 6 euros par voyage et par personne, pour avoir le droit d'emporter une petite valise en cabine. Dorénavant, les passagers ne pourront donc emmener gratuitement qu'un petit sac, comme un sac à main ou un petit sac à dos pouvant être placé sous le siège.

Ryanair argumente ce changement par une volonté de gain de temps au moment de l'étiquetage des bagages et une réduction des retards.

les constructeurs sont "d'accord pour travailler sur un doublement" de la prime à la conversion dès 2019

Confronté à la grogne des Français face à la hausse des prix des carburants, le gouvernement cherche des solutions. Le ministre de la Transition écologique a indiqué dans les colonnes du Parisien avoir rencontré les constructeurs automobiles afin d'"accélérer le renouvellement du parc automobile pour avoir des véhicules qui consomment moins".

S'il refuse de plier concernant les taxes sur les carburants, le gouvernement veut doubler dès 2019 la prime à la conversion versée pour l'achat d'une voiture propre et appelle les constructeurs à mettre la main à la poche. Les constructeurs automobiles "sont d'accord pour travailler sur un doublement à partir de l'an prochain de l'effort que l'État fait déjà", a déclaré François de Rugy dans une interview au quotidien Le Parisien mercredi 31 octobre.

"Ainsi, quand l'État donnera 2.500 euros d'aide pour l'achat de véhicules électriques ou hybrides rechargeables, les constructeurs pourraient s'engager à donner autant", a ainsi détaillé le ministre de la Transition écologique et solidaire, précisant que Renault pourrait également proposer cette aide pour l'achat de voitures électriques d'occasion.

250.000 versés en 2018

La prime à la conversion, qui peut aller actuellement jusqu'à 2.500 euros, est présentée par le gouvernement comme un moyen de compenser la hausse de la fiscalité sur les carburants, en particulier le diesel, en aidant les automobilistes à troquer leurs vieux véhicules polluants contre des voitures plus propres. François de Rugy a fait son calcul : "pour un automobiliste qui possède une voiture consommant 6 litres aux 100 km et qui fait 15 000 km par an, soit la moyenne de ce que roulent les Français, la hausse des taxes représente 270 euros par an. C'est-à-dire 22,50 euros par mois. Si ce conducteur peut changer de voiture et en acheter une qui consomme 5 litres aux 100 km, il fera une économie qui annulera les effets de cette hausse".
La prime à la conversion a connu un vif succès et a dépassé cette année l'objectif affiché de 100.000 primes attribuées, puisqu'environ 250.000 primes devraient être versées en 2018, "dont 70 % à des ménages non imposables qui ont touché 2.000 euros". "Or, une voiture moins polluante, c'est une voiture qui consomme moins, et donc qui coûte moins !", scande le ministre.

Après avoir reçu les constructeurs à Bercy, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire avait déjà indiqué fin octobre qu'ils étaient prêts à faire un effort et à ajouter une prime à celle versée par le gouvernement. Mais elle n'avait à l'époque pas été chiffrée.



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