Les derniere infos de janvier 2020

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Incendies, inondations, sécheresse… Voici les pires catastrophes naturelles de l'histoire Et si on ne fait rien, le pire reste à venir.

Selon le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, la Terre vit actuellement sa période la plus chaude. Les vagues de chaleur, les incendies, les inondations et les tempêtes ne feront qu'augmenter et que s'intensifier si l'on ne réduit pas les émissions globales de gaz à effet de serre.




ATTENTION À VOTRE CHIEN. LES CHENILLES PROCESSIONNAIRES SONT DE RETOUR !

La santé de votre chat ou de votre chien est en jeu !
On les appelle les chenilles processionnaires du pin (Thaumetopoea pityocampa), elles sont petites par la taille mais grandes par les méfaits qu’elles produisent. Donc prudence !

Les chenilles qui sont en réalité des larves de papillon, se déplacent au printemps en procession lorsqu’elles descendent des pins, les arbres dans lesquels les papillons ont pondu durant l’été les œufs dont les chenilles sont issues.
Les chenilles ainsi collées les unes aux autres en ligne parfaite recherchent en réalité un bout de sol pour s’enterrer durant plusieurs mois ou années jusqu’à leur métamorphose et leur éclosion en papillon !

Pourquoi les chenilles processionnaires sont-elles dangereuses pour votre chat ou votre chien ?
Le chien d’un naturel joueur dans la nature est en général davantage exposé que le chat qui reste plus méfiant vis-à-vis de ces larves.

En effet, le corps des chenilles à l’aspect soyeux est en réalité recouvert d’un grand nombre de poils très fins et extrêmement dangereux pour celui qui s’y frotte.

Ces poils urticants ne se contentent pas de produire des démangeaisons comme ceux des orties. En se détachant au contact de la peau (toutes zones corporelles confondues) ou des muqueuses (notamment les yeux ou l’intérieur de la gueule) de l’agresseur potentiel, ils libèrent un véritable « venin » !

Symptômes de l’intoxication par le « venin » des chenilles processionnaires
La libération massive de substances toxiques contenues dans les poils au moment de leur frottement sur la peau ou les muqueuses entraîne chez la victime toutes les manifestations d’une réaction de type allergique. Les symptômes observés sont alors typiques : rougeur, douleur, brûlure, œdème.

Par léchage réactionnel, le chien a tendance à répandre sur la zone périphérique à la « piqûre » d’autres poils urticants qui entrainent le même phénomène. Le chien peut alors se mettre à saliver fortement et à manifester une gêne flagrante.

En cas de réaction allergique massive, le pronostic vital de l’animal peut même être engagé.

On observe alors soit :

• Un choc anaphylactique : une réaction allergique exacerbée aux lourdes conséquences et pouvant engager le pronostic vital.

• L’inflammation de tout ou partie de la langue entrainant infection et nécrose de celle-ci. La nécrose qui rend le chien incapable de se nourrir, ne laisse alors malheureusement pas d’autre choix au vétérinaire que d’amputer partiellement la langue ou d’euthanasier l’animal.
Traitement de l’intoxication par le « venin » des chenilles processionnaires
En matière de traitement, cela ne fait aucun doute, il s’agit d’une urgence vitale nécessitant l’intervention rapide d’un vétérinaire !!! En cas de « piqûre », conduisez donc votre chien chez le vétérinaire le plus proche du lieu de la contamination.

Surtout, ne touchez jamais sur votre animal les zones irritées à mains nues, vous risqueriez d’être également « contaminé » par les poils résiduels ! Chez l’Homme, on note en effet le même type de symptômes. Les brûlures occasionnées par les poils des larves nécessitant de la même façon une consultation médicale urgente.

Prévention de l’intoxication par le « venin » des chenilles processionnaires
Mieux vaut prévenir que guérir, la vigilance est donc de mise ! Tous les pays du pourtour méditerranéen et le sud de la France sont plus particulièrement concernés par ces mini-migrations printanières de chenilles processionnaires, mais avec le réchauffement climatique, le nord de la France est à présent également concerné.

La meilleure prévention consiste à éviter en priorité toutes les zones où vous repéreriez des nids et des processions de chenilles. Il est recommandé de ne jamais vous en approcher ni de chercher à les détruire sans le concours d’un professionnel. Prévenez si besoin les services municipaux ou forestiers de la zone dans laquelle vous avez repéré ces larves et leurs nids et de la même manière, évitez de vous promener en forêt s’il y a beaucoup de vent !

Enfin dans votre jardin : si vous repérez une procession de chenilles, attendez la fin de son passage pour vous en approcher et arrosez bien la zone afin d’éliminer l’ensemble des poils éventuellement déposés. Attendez également avant de tondre.

Rallye Monte-Carlo : Selonnet veut entrer dans l'histoire

'an dernier, la spéciale était de nuit ; il y avait moins de monde que cette année. Surtout, il y a deux passages cette année". Benoît Cazeres, maire de Selonnet, ne cache pas son enthousiasme. "En termes d'image, c'est énorme. Cet été, j'ai eu du monde qui était venu pour la première fois l'hiver dernier. Toute cette semaine on a eu plus de monde et plus particulièrement hier soir". À l'instar de ce qu'elle avait fait lors du passage de la première spéciale, en 2019, la commune a tiré un feu d'artifice. Et dire que le rallye ne devait initialement pas passer ici... "En 2019, l'Automobile-Club a demandé une autorisation de passage sur la commune. Mais il coupait plus haut pour rejoindre directement les gorges de la Blanche. J'ai demandé s'il pouvait passer dans le village et ça a été accepté" détaille l'élu. Et ce double passage est une aubaine économique : "Nous avons 2 000 nuitées supplémentaires, un chiffre d'affaires en hébergement de 150 000 € et une estimation de la consommation de la journée entre 50 000 et 80 000 € à Selonnet. Et il y a aussi l'impact des jeux vidéo de rallye : les spéciales sont mises à jour. La Bréole-Selonnet sera connue".

La coupure de la route menant à Chabanon ? "J'ai de bons échos, la station n'aurait pas souffert de la route coupée, confie le maire à quelques minutes de la réouverture temporaire prévue entre 13h et 13h30. Les gens se sont disciplinés par rapport à ces horaires. Et nous avons eu la chance de pouvoir aménager un chemin permettant aux voitures d'accéder tout de même à la station". Au final, donc, une opération réussie avec une population mobilisée. Mais Benoît Cazère en veut encore plus..."On est en attente que cette spéciale devienne pérenne. Si la population se mobilise comme ça, c'est qu'on espère que ça s'inscrive dans le marbre. Vu que l'an passé ça s'est très bien passé... L'Automobile-Club est au courant de notre demande". Quant au préfet des Alpes de Haute-Provence Olivier Jacob, bien que non féru de sport automobile, il souscrit. "Je suis venu voir cet événement populaire. Quand on me donne l'opportunité de voir un tel événement, je la saisis". Ce ne sont pas les milliers de spectateurs, néophytes ou avertis de La Bréole-Selonnet, qui diront le contraire...

Luxembourg : le prix du diesel n’en finit plus de baisser   Comme Quoi notre  Gouvernement Nous Prend Vraiment Pour Des Con Ou Vache A Lait

Après une spectaculaire envolée en début d'année 2020, le prix du diesel continue de baisser au Luxembourg. Samedi 25 janvier 2020, il va encore perdre deux centimes.

La flambée des prix du carburant au Luxembourg semble loin désormais. Mardi 7 janvier 2020, l’essence et le diesel avaient pris 5 et 6 centimes d’un coup. Puis de semaine en semaine, les tarifs ont commencé à décroître progressivement.
Encore 2 centimes de moins
Samedi 25 janvier 2020, ce sera de nouveau le cas pour le diesel. Selon un communiqué du gouvernement luxembourgeois, le gasoil va de nouveau perdre un peu plus de 2 centimes. Une bonne nouvelle pour les nombreux frontaliers de Lorraine qui viennent faire le plein au Grand-Duché.

Ainsi, il va s’établir à 1,138 euro le litre, contre 1,161 euro auparavant. Il revient presque à son niveau du mois de décembre, qui était de 1,13 euro le litre. Les tarifs du sans plomb 95 (1,239 euro le litre) et du sans plomb 98 (1,338 euro) le litre resteront inchangés ce samedi.

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Les Etats-Unis veulent pouvoir à nouveau exporter du "poulet au chlore" dans l'Union européenne

Le poulet lavé au chlore, une pratique répandue aux Etats-Unis, est interdit dans l'UE depuis 1997.

Des barquettes de poulet le 9 octobre 2013 à San Anselmo, en Californie, aux Etats-Unis. 
Si vous voulez éviter les taxes sur vos voitures, il vous faudra accepter nos poulets (chlorés). C'est en substance le message délivré par le secrétaire américain à l'Agriculture, Sonny Perdue. Il a appelé, lundi 27 janvier, les Européens à réexaminer leur décision d'interdire les importations de poulet chloré et de bœuf aux hormones, au moment où Bruxelles et Washington cherchent à décrisper leurs relations commerciales.

Cette demande devrait faire bondir certains Etats membres, où les craintes que des aliments fabriqués selon les normes sanitaires américaines soient imposés à leurs consommateurs ont déclenché des manifestations de masse en 2015. Ce fut le cas notamment en Allemagne, en Autriche et en France.

La demande américaine fait suite à la menace du président américain, Donald Trump, d'imposer des taxes punitives sur les automobiles européennes si Bruxelles et Washington n'avancent pas dans leurs discussions commerciales, décidées en juillet 2018, qui bloquent sur la question de l'agriculture.

"C'est du vinaigre, essentiellement"
Donald Trump "aime beaucoup ses agriculteurs", a insisté lundi Sonny Perdue, lors d'une rencontre avec des journalistes, après un entretien avec le commissaire européen au Commerce Phil Hogan et celui à l'Agriculture Janusz Wojciechowski à Bruxelles. Et la relation commerciale transatlantique pourrait s'améliorer si l'UE, qui interdit l'importation de volailles traitées au dioxyde de chlore, était plus ouverte sur cette méthode de conditionnement, a-t-il estimé.

L'affirmation selon laquelle les poulets américains sont nettoyés au chlore est une "idée fausse", a par ailleurs estimé le secrétaire américain à l'Agriculture. "Vous savez ce que c'est ? C'est du vinaigre, essentiellement", a-t-il déclaré, fustigeant le "dénigrement" subi par la production avicole américaine.

Pollution de l’eau, du sol… Ce que révèlent les derniers résultats d’analyses après Lubrizol


Lundi 27 janvier 2020, quatre mois après l'incendie de Lubrizol et de Normandie Logistique, la préfecture a mis à jour de nouveaux résultats d'analyses. Précisions.

Lundi 27 janvier 2020, cela fait quatre mois, quasiment jour pour jour, qu’un impressionnant incendie a ravagé une partie de l’usine Seveso Lubrizol et de l’entreprise Normandie Logistique à Rouen (Seine-Maritime).

Ce lundi, lors du comité de transparence de Lubrizol qui s’est tenu à la préfecture de Seine-Maritime, les autorités ont présenté les nouveaux résultats d’analyses.

1. Quelle pollution dans les sols ?
Des analyses ont d’abord été effectuées dans 17 communes. « Le rapport fait apparaître une présence de plomb et de mercure qui semble liée à une pollution historique, présente Olivier Morzelle, le directeur de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement). Il n’y a pas de lien avec Lubrizol. »

Par ailleurs, dans le deuxième ensemble d’analyses effectués dans 23 autres communes de l’agglomération de Rouen, hormis des traces de plomb, on trouve également du benzopyrène, un hydrocarbure aromatique polycyclique (HAP), un traceur potentiel de l’incendie. On le retrouve sur 11 points à Bois-Guillaume, Bosc-Guérard-Saint-Adrien, à Déville-lès-Rouen, à Houppeville, à Bosc-Bordel, Mauquenchy, Roncherolles-en-Bray, Saint-Saëns et Serqueux.

« Mais pour que ce soit dangereux, il faudrait vraiment manger et ingérer la terre », assure Olivier Morzelle.

Le préfet, Pierre-André Durand rappelle que « nous attendons encore les analyses pour 78 autres communes de Seine-Maritime ».

2. Quelle pollution de l’eau ?
L’agence de l’eau Seine-Normandie a analysé 11 372 résultats d’analyses, soit plus de 400 molécules recherchées, lors de trois campagnes : une octobre, une en novembre, une en décembre. Pour l’heure, les résultats ne sont connus que pour le mois d’octobre.

L’eau a été analysée sur 32 sites différents : deux dans le fleuve de la Seine, 20 sur les côtes et les affluents de la Seine et 10 en eaux souterraines.

« Les niveaux sont conformes à l’exception de certains dépassements portant principalement sur les métaux, les HAP et les dioxines, mais qui restent sous les seuils sanitaires, décrypte Patricia Blanc, la directrice générale de l’agence de l’eau. Par ailleurs, comme nous n’avons pas d’historique, nous ne pouvons pas savoir si ces dépassements sont liés ou non à l’incendie de Lubrizol et Normandie Logistique. »

L’agence de l’eau rappelle cependant que ces nouvelles analyses démontrent un « milieu dégradé, et un milieu encore plus dégradé après cet incendie ». « Nous verrons comment le milieu absorbe tout cela », indique Patricia Blanc.

En ce qui concerne l’eau potable, l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie réitère ses déclarations : « Tous les résultats d’analyses effectués jusqu’alors sont soit conformes aux seuils, soit, s’il n’y a pas de seuil, au bruit de fond. »

3. Quelle pollution de l’air ?
Selon les 45 prélèvements réalisés en Seine-Maritime dans l’air, « il n’y a pas de points d’attention depuis l’extinction de l’incendie ».

Sur les 79 prélèvements de suies, trois points d’attention ont été clarifiés. « La présence d’HAP à Buchy était liée à la proximité d’un parking », assure le préfet. Pour les dioxines à Saint-Saïens, le doute a été levé après des prélèvements complémentaires. Et pour le zinc relevé à Mont-Saint-Aignant et Bois-Guillaume, le doute a également été levé après un contrôle complémentaire.

Enfin, pour l’amiante, le préfet assure que les trois campagnes réalisées sur des périmètres de 300, 800 mètres et 15 kilomètres ont confirmé l’absence de fibres d’amiante. L’union régionale de professionnels de santé tient à préciser que « de toute façon, les fibres d’amiante sont tellement volatiles qu’elles sont rapidement parties très loin d’ici, en Russie ou ailleurs sur la planète ».

Par ailleurs, la persistance des odeurs d’hydrocarbures est pointée du doigt par Charlotte Goujon, maire du Petit-Quevilly. Le préfet admet qu’elles subsistent et rappelle que les mises en demeure ont été levées pour Lubrizol et Normandie Logistique à l’exception de cette question des odeurs. « Ces odeurs qui reviennent au gré des travaux peuvent provoquer de l’anxiété », souligne-t-il.

« S’il y a eu des odeurs ressenties, c’est en raison de conditions météorologiques défavorables sur quelques jours », précise Isabelle Striga, la directrice générale de Lubrizol, qui assure suivre de très près ce dossier avec Atmo Normandie.

4. Quelle pollution dans la darse ?
La darse, soit le bassin aux Bois, et la station d’épuration Émeraude du Petit-Quevilly sont les deux lieux qui ont été les impactés par l’incendie de l’usine Seveso. « Ces deux sites, par leurs usages, concentrent de fortes quantités de pollution, souligne le préfet. Ce sont eux qui ont recueilli l’essentiel des hydrocarbures de l’incendie. »

Le préfet annonce la fin du pompage des polluants dans la darse, soit 536 tonnes de produits traités. « Il reste le nettoyage des parois à effectuer qui se fera en mars 2020 avec un robot nettoyeur spécialisé, continue Pierre-André Durand. Sans surprise, l’incendie a également eu un impact notable sur la qualité des sédiments de la darse, mais pas en dehors. La pollution s’est cantonnée à la darse. Je rappelle qu’on aurait pu avoir une marée noire jusqu’au Havre… »

Des mesures de dragage sont envisagées pour une remise en état du milieu de la darse.

5. Quelle pollution dans les stations d’épuration ?
La station d’épuration Émeraude de Petit-Quevilly a été le réceptacle de l’ensemble des eaux ruisselantes et du lessivage post-incendie, « c’est donc normal que ses boues concentrent des polluants non détectables dans les eaux », précise le préfet.

Selon des analyses de l’eau entrée dans la station du 26 septembre au 4 octobre et du 11 au 17 décembre, ainsi qu’une analyse des boues les 3 octobre et 25 novembre, deux dioxines (OCDD et HPCDD) ont été repérées plus fréquemment dans les jours suivants l’incendie.

Sept furanes ont été quantifiés dans les eaux usées pendant l’incendie, « et non pendant la campagne de décembre ». « La concentration des boues fait remarquablement ressortir les données du 3 octobre, en matière de concentration de furanes », indique le préfet.


Les boues polluées de la station d’épuration devront être incinérées selon un protocole spécifique. « Par ailleurs, par mesure de précaution, les boues des 18 autres stations d’épuration de l’agglomération de Rouen concernées par le panache de fumée sont consignées dans l’attente de résultats d’analyses, précise Olivier Morzelle. Ces analyses permettront de statuer si l’on peut procéder ou non à l’épandage de ces boues sur les terres agricoles. »

Si les analyses font état de boues polluées, la Dreal assure qu’elles seront traitées selon le même protocole que celles de la station d’épuration Émeraude.

Sur ce sujet, Isabelle Striga, la directrice générale de Lubrizol a tenu à faire peser les responsabilités sur un plus grand nombre : « Les particuliers ont également nettoyé leurs toits, leurs murs… Ce qui a fait ruisselé de nombreux polluants présents avant. »

Un rassemblement devant l’hôtel de Ville
Des particuliers qui ont par ailleurs organisé un rassemblement en marge du comité de transparence, à 12h30, devant l’hôtel de Ville. Une vingtaine de personnes étaient présentes sur place.

Un rassemblement symbolique, quatre mois après la catastrophe, pour que « ça ne recommence pas ». « On veut que l’État mette les moyens considérables, comme pour les accidents de la route. Il faut qu’on ait le même système vis-à-vis des risques industriels », demande Gérald Le Corre, représentant du collectif unitaire de Lubrizol.

Plomb, pesticides, déchets médicaux : à Guérande, les marais salants sont menacés de toutes parts

Sur notre plateforme #AlertePollution, un représentant associatif a signalé plusieurs atteintes à la biodiversité et à la qualité de l'eau autour des marais salants. Sur place, les différents acteurs tentent d'y faire face.

La presqu'île est idyllique, lovée entre trois couleurs : le vert du parc naturel régional de Brière, le bleu de l'océan et le blanc des marais salants. Ces derniers ont fait connaître Guérande dans le monde entier. Les sachets de gros sel, de sel fin ou de fleur de sel de ce coin de Loire-Atlantique sont réputés et couverts de labels et de certifications. Pourtant, en janvier 2018, un avis de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) est venu bousculer ce petit monde : plusieurs produits ont été rappelés après la découverte de "plomb à des teneurs supérieures à la réglementation". "Cela a été un point d'alerte, toute la filière s'est inquiétée", se rappelle Charlotte Le Feuvre, présidente de la coopérative Le Guérandais, qui représente 220 des 350 producteurs de sel de la presqu'île.

Qu'en est-il, deux ans plus tard ? C'est la question que se pose Rémy Gautron, président de la fédération Presqu'île environnement. "Les paludiers [qui récoltent le sel] font des analyses du sel, mais ils ne les communiquent pas", regrette-t-il, après avoir exprimé ses craintes sur notre plateforme participative #AlertePollution. Ses questions rejoignent celles du comité de pilotage de la zone Natura 2000, qui alerte depuis plusieurs années sur diverses menaces pour la biodiversité des marais salants et la qualité de l'eau des marais.

La chasse sur la sellette
Parmi les pressions évoquées dans les rapports Natura 2000 (document PDF) : la chasse, menace qualifiée de "haute importance". Elle est mise en cause dans la pollution détectée en 2018. Comme l'expliquait à l'époque Ouest France, "l'origine du problème viendrait de plusieurs années de ball-traps [un week-end annuel de tir sur des plateaux d'argile jetés en l'air], organisés à proximité de la saline 'contaminée'". Dans le sel de cette saline située à La Turballe, le paludier retrouve alors 11 mg de plomb par kilo, bien au-delà de la limite fixée à 2 mg/kg. "L'eau de mer est particulière, elle peut provoquer la création de complexes avec des métaux et en doper la solubilité. Si le plomb est solubilisé, il y a des risques qu'il contamine le sel. Pas le cristal en lui-même, mais l'eau de mer qui est ratissée avec", explique Jérôme Gaillardet, professeur d'université à l'Institut de physique du globe de Paris, spécialisé dans les interactions avec l'eau.
Depuis lors, le marais salant concerné est fermé. Il n'est pas le seul à être touché : d'après une étude de l'UFC-Que Choisir datant de 2011, sur 17 gros sels et fleurs de sel analysés, cinq sont notés "deux étoiles" dans le critère "contaminants". "La présence de plomb a été détectée dans tous les échantillons. Mais les concentrations demeurent inférieures à la limite réglementaire de 2 mg/kg. Toutefois, les échantillons présentant des teneurs en plomb supérieures à 1 mg/kg obtiennent seulement '2 étoiles'", explique le magazine. Parmi ces cinq produits, quatre viennent de Guérande. Pour que ces quantités ne grimpent pas, les acteurs du secteur ont pris diverses mesures.

"On est plus vigilants sur la qualité, notamment des salines remises en état chaque année. Toute saline nouvellement remise en état est analysée", insiste la paludière Charlotte Le Feuvre. De leur côté, les chasseurs ont décidé d'étendre la zone d'interdiction du plomb. Si la loi empêche, depuis le 1er juin 2006, l'emploi de la grenaille de plomb dans les zones humides, toute la surface couverte par la fédération de chasse de Loire-Atlantique est depuis peu aussi concernée. "On utilise des munitions de substitution à base d'acier", explique à franceinfo Denis Dabo, son directeur.

Le ball-trap a quant à lui été déplacé à l'intérieur des terres. Et pour s'assurer du bon respect de ces nouvelles règles, la fédération et l'Office français de la biodiversité procèdent à des contrôles plus fréquents, depuis deux ans : "Il y en a eu une vingtaine depuis et aucun contrôle n'a révélé qu'un chasseur avait tiré du plomb", assure Denis Dabo. Mais la contamination persiste dans le temps, souligne Jérôme Gaillardet.


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En Australie, la situation vire au cauchemar climatique

Incendies, grêle, poussière… En à peine deux mois, l'Australie a subi une succession d'événements climatiques extrêmes. 2019 a été l'année la plus chaude et la plus sèche jamais enregistrée en Australie, créant ainsi des conditions parfaites pour la sécheresse et les incendies. En janvier, deux violents orages se sont abattus sur la côte du sud-est. Cela a provoqué l'arrivée de la grêle et de la pluie.

La situation vire alors au cauchemar climatique : la terre est souvent trop sèche pour absorber les pluies torrentielles. Des vents violents nés des orages provoquent de gigantesques nuages de poussière. Les changements brusques de conditions météorologiques sont fréquents en Australie mais le changement climatique les aggrave.



Réchauffement climatique : «Les glaciers pyrénéens sont condamnés», alertent les chercheurs

Selon l’Association pyrénéenne de glaciologie Moraine, ils pourraient disparaître à l’horizon 2050.

Le 18 janvier 2020 à 14h46
Un constat alarmant. Les glaciers pyrénéens et leur écosystème singulier sont entrés dans une inéluctable agonie sous l'effet du réchauffement climatique, avec pour horizon une disparition redoutée d'ici une trentaine d'années, selon les glaciologues qui en documentent le recul.

« On ne peut pas donner de date précise mais les glaciers pyrénéens sont condamnés », affirme Pierre René, le glaciologue de l'Association pyrénéenne de glaciologie Moraine, qui estime l'épilogue en 2050. Une échéance que l'association évoquait déjà il y a trois ans, et que ses observations n'ont fait que confirmer.

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Depuis 18 ans, l'association Moraine assure le suivi annuel de neuf des 15 glaciers pyrénéens français, représentatifs de l'ensemble de la chaîne. Sondages, carottages, relevés GPS, forages et pose de balises : Moraine mesure la longueur, la surface et l'épaisseur des glaciers. Autant d'« indicateurs climatiques puisque les variations reflètent l'évolution des paramètres atmosphériques - températures et précipitations - », selon l'association.

+1,2°C dans les Pyrénées depuis 50 ans
Les chiffres sont sans appel : aujourd'hui, la surface cumulée des neuf glaciers ne représente plus que 79 hectares, contre 140 ha il y a seulement 17 ans. Au milieu du XIXè siècle, époque à laquelle a débuté la régression spectaculaire des glaciers pyrénéens, ils couvraient quelque 450 ha. Depuis 2002, chaque année, les neuf glaciers réunis perdent 3,6 ha de glace, alerte Moraine dans son rapport d'étude 2019. Et le cycle glaciaire 2018-2019 n'a pas échappé à la règle.

Le suivi réalisé par Moraine illustre le réchauffement climatique régional, et son inquiétante tendance : les températures maximales moyennes dans les Pyrénées pourraient ainsi augmenter de 1,4 à 3,3 degrés d'ici à 2050, indiquait dans un rapport datant de 2018 l'Observatoire pyrénéen du changement climatique (OPCC). Selon l'OPCC, la variation de la température moyenne enregistrée en 50 ans s'est élevée dans le massif pyrénéen à +1,2°C.

« Avec la disparition des glaciers, se désole Pierre René, on va assister à la disparition du symbole des paysages pyrénéens de haute montagne », avec toute une série de conséquences. A commencer par celles sur l'écosystème et la biodiversité de la zone. Les glaciers et leurs rivières alimentées par les eaux de fonte abritent des « organismes adaptés à des conditions particulières, hostiles, liées à l'influence glaciaire, le froid ou les eaux turbides, où la lumière passe mal », explique Sophie Cauvy-Fraunié, chercheuse à l'Institut national de la recherche agronomique et de l'environnement (INRAE), à Lyon.

« Des espèces vont être rayées de la carte »
« Ça peut être des micro-invertébrés, des bactéries, des champignons », détaille la chercheuse. Il y a encore, ajoute Pierre René, des algues microscopiques, premier maillon d'une chaîne alimentaire, et également des insectes tout aussi minuscules comme la puce des glaciers. « Si des espèces endémiques aux Pyrénées dépendent de l'influence glaciaire, on peut imaginer qu'elles vont être rayées de la carte des espèces », note Sophie Cauvy-Fraunié.

Incendies en Australie : les nuages de CO2 vont faire le tour du monde

Une des impressionnantes photos, qui couvre une surface de 500 km², illustre le sud-est de l'Australie en flammes. Malgré la pluie, il y a encore des dégagements de fumée. Les nuages qui s'échappent en direction de l'océan montent jusqu'à 15 km d'altitude alors qu'un avion de ligne vole à 10-12 km.

Les nuages en Amérique du Sud
Cette photos provient de la constellation Copernicus, un programme européen constitué de six satellites. Ils prennent de très belles photos, ils captent le CO2, analysent la teneur en dioxyde de carbone, mesurent la température de ces nuages et la température induite avec les infrarouges. Les ingénieurs de la NASA ont fait leur calcul et annoncé que les nuages provenant des incendies en Australie allaient faire le tour du monde. Poussés par les vents, ils arrivent déjà en Amérique du Sud.

En 2019, tous les incendies (Amazonie, Sibérie, Australie) ont rejeté dans l'atmosphère six milliards de tonnes de CO2, ce fameux gaz à effet de serre qui influe sur le réchauffement climatique. C'est plus que les États-Unis qui en rejettent cinq milliards de tonnes par an. 2019 aura été après 2016 l'année la plus chaude depuis 1850 et le début de l'ère industrielle. La décennie 2010-2019 est la plus chaude depuis 10 000 ans.

Philippines : le volcan Taal entre en activité, des milliers de personnes évacuées

Alors qu’une épaisse colonne de fumée s’échappe du Taal, aux Philippines, des dizaines de milliers d’habitants ont été évacués et des vols internationaux ont été annulés.

Le volcan Taal crachait, lundi 13 janvier, de la lave et une gigantesque colonne de cendres et de fumée zébrée d’éclairs, au sud de la capitale philippine où des centaines de vols internationaux ont été annulés de crainte d’une éruption « explosive ». Une fine pellicule recouvrait les maisons et les rues des environs du volcan, situé à 65 kilomètres de Manille et dont le réveil, dimanche, s’est accompagné d’une série de séismes.

Au moins 20 000 personnes se sont réfugiées dans des centres d’évacuation, selon un responsable local. Les experts estiment que ces chiffres devraient augmenter avec les centaines de milliers d’autres résidents évacués. Les scientifiques ont averti que l’éruption pourrait s’aggraver et des plans d’évacuation ont été mis en place pour quitter les villages couverts de cendres. L’éruption n’a, pour l’heure, fait ni blessé ni dégâts majeurs

Des liaisons aériennes ont été annulées et des milliers de personnes ont dû être évacuées aux Philippines, après le réveil du volcan Taal. Celui-ci crachait, lundi 13 janvier, de la lave et une gigantesque colonne de cendres et de fumée zébrée d’éclairs au sud de Manille, alors que les autorités redoutent une imminente éruption « explosive ».

Une fine pellicule blanche recouvrait les maisons et les rues des environs du volcan situé à 65 km de la capitale qui s’est réveillé dimanche, accompagné d’une série de séismes. Au moins 20 000 personnes se sont réfugiées dans des centres d’évacuation.

« On ne pouvait pas dormir, car la maison tremblait dès qu’on fermait les yeux », a témoigné à l’Agence France-Presse (AFP) l’une d’elles. « Aucun d’entre nous n’a dormi. On s’est juste préparés à partir. » Les écoles situées dans la région du volcan, les bureaux du gouvernement et la Bourse philippine sont demeurés fermés lundi par mesure de précaution.

Les habitants de la zone se sont rués dans les magasins pour se procurer des masques de protection après une mise en garde des autorités contre le risque de problèmes respiratoires du fait des poussières et des cendres.

Taal, qui se trouve au milieu d’un lac de cratère dans une zone très appréciée des touristes, est l’un des plus actifs de l’archipel, qui est une zone d’intense activité sismique du fait de sa position sur la ceinture de feu du Pacifique.

Des avions ont recommencé à décoller de l’aéroport international Ninoy-Aquino, le principal de Manille. Il avait été fermé dimanche en raison du risque que constituent pour les aéronefs les cendres projetées dans l’air. Environ 240 liaisons aériennes ont été annulées à destination et au départ de l’aéroport international, contrariant les déplacements de dizaines de milliers de passagers.

Dernière éruption en 1977

L’éruption a débuté dimanche par une explosion de vapeur d’eau sous pression et de roches et l’apparition d’une colonne de 15 kilomètres de haut. Lundi matin, des « fontaines » de lave étaient visibles sur le volcan, selon l’Institut de volcanologie et sismologie des Philippines (Phivolcs). Les autorités ont relevé l’alerte au deuxième niveau le plus élevé en raison d’un risque d’éruption « explosive » qui pourrait se produire dans les prochaines heures ou les prochains jours.

Le chef du Phivolcs, Renato Solidum, a expliqué à l’AFP que la lave était un signe d’activité au sein du volcan, mais il a dit qu’on ignorait si cette activité allait durer. Les sismologues des services gouvernementaux ont détecté le magma qui monte en direction du cratère tandis que des secousses étaient ressenties à proximité du volcan, dont le sommet était illuminé d’éclairs.

Le Phivolcs a expliqué que des débris allant jusqu’à plus de six centimètres de diamètre étaient retombés dans les zones entourant le cratère. L’Institut a recensé plus d’une cinquantaine de secousses sismiques à ce stade. La dernière éruption du Taal datait de 1977, a précisé M. Solidum.

La ceinture de feu du Pacifique désigne ces zones où les plaques tectoniques entrent en collision, provoquant séismes et activité volcanique réguliers. En janvier 2018, des dizaines de milliers de personnes avaient dû être évacuées en raison d’une éruption du mont Mayon, dans la région centrale de Bicol.

La plus puissante éruption au cours des dernières décennies a été celle en 1991 du mont Pinatubo, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manille, qui a fait plus de 800 morts. Le volcan avait craché un nuage de cendres qui avait parcouru des milliers de kilomètres en quelques jours et avait été rendu responsable des dégâts causés à une vingtaine d’avions.

Plan B : nos fleuves aussi sont pollués par du plastique

Les plastiques qui finissent en mer sont, pour la plupart, transportés par les fleuves. C’est ce qu’ont découvert les scientifiques de la Fondation Tara Océan, qui ont analysé les neuf plus grands fleuves européens.

Si vous prenez un seau, et que vous allez le remplir dans la Garonne, ou n’importe quel fleuve européen, vous pouvez être certain qu’il y aura du plastique à l’intérieur. Visible, ou non.

C’est ce qu’ont découvert des scientifiques de la Fondation Tara Océan. Ils ont analysé pendant plusieurs mois les neuf plus grands fleuves européens à bord d’un bateau. Et leur constat est sans appel : les fleuves sont remplis de microplastiques qui finiront ensuite en mer.

Pour l’instant, difficile de lutter contre ces invasions. Mais les scientifiques imaginent le plastique de demain, fabriqué à partir de bactéries. Un plastique biosourcé, qui se dégrade beaucoup plus facilement et en bien moins de temps.

Au plus près du terrain, en France et dans le monde, partez à la rencontre de celles et ceux qui relèvent les défis environnementaux d’aujourd’hui. Plan B, le nouveau rendez-vous vidéo du Monde, tous les dimanches à 21 h 30 sur Facebook.

ÉLISABETH BORNE PRESSE LA SNCF, GRANDE CONSOMMATRICE DE GLYPHOSATE, D’EN BANNIR SON UTILISATION

La SNCF s'était engagée à renoncer au glyphosate en 2021. Devra-t-elle en sortir dès cet été ? C'est en tout cas le vœu de la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, qui compte interdire l'usage des pesticides non agricoles pour l'été. L'enjeu est de taille pour l'entreprise ferroviaire, grande consommatrice de glyphosate, qui cherche toujours des alternatives satisfaisantes.

La SNCF, qui s’était engagée à ne plus utiliser de glyphosate en 2021, devra-t-elle presser le pas ? Dans une interview sur BFMTV, la ministre Transition écologique et solidaire a rappelé que l’entreprise devrait "sortir du glyphosate" dans le cadre de l'interdiction des pesticides non agricoles. Le gouvernement veut la mettre en œuvre avant l'été. Cette interdiction "a un coût" pour l'entreprise publique, "mais personne ne comprendrait que la SNCF ne s'engage pas dans la sortie du glyphosate", a-t-elle estimé. Elle ajoute : "ça a aussi un coût d'utiliser des produits qui soulèvent des questions".

Déjà banni pour les collectivités et les particuliers, l’usage des pesticides reste autorisé seulement sur les espaces verts privés non ouverts au public, comme les copropriétés et les terrains gérés par les entreprises, notamment la SNCF, grande utilisatrice de glyphosate pour désherber ses voies et leurs abords immédiats. L’entreprise ferroviaire, qui consomme 0,4 % du glyphosate utilisé en France, avait pris les devants en 2018 se calant sur l’objectif d’Emmanuel Macron d’interdire l’herbicide en 2021.

"On n'a pas une solution miracle mais on a plusieurs solutions"

Depuis cette date, la SNCF cherche des alternatives. Elle a lancé une dizaine d’expérimentations, allant de l’utilisation de substances naturelles qui tuent les herbes à la pose de films qui empêche la croissance de la végétation. "On n'a pas une solution miracle mais on a plusieurs solutions", avait déclaré en avril 2019 à l'Assemblée nationale Thomas Joindot, responsable de l'ingénierie de conception et de maintenance de l'infrastructure chez SNCF réseau. Mais "on a encore beaucoup d'incertitudes sur les coûts, sur l'efficacité, sur l'impact environnemental et sur les délais", avait-il ajouté.

Et la facture va être salée pour l’entreprise. Selon une étude de la Fondation Concorde, le budget désherbage de la SNCF passerait de 30 à 500 millions d’euros après l’interdiction du glyphosate. Et il faut faire vite, car il s’agit aussi d’assurer la sécurité de tous. La végétation pourrait retenir l’eau et déformer la plateforme et donc les rails, assure la SNCF. Les touffes d'herbe pourraient en outre gêner les rayons laser vérifiant l'écartement des voies ou perturber les tournées d'inspection des cheminots. Quant aux pistes longeant les voies, elles doivent impérativement être dégagées pour que les agents puissent se déplacer rapidement et évacuer les voyageurs en cas de problèmes.

AGROCARBURANTS : LE GOUVERNEMENT NE FERME PAS COMPLÈTEMENT LA PORTE À L'HUILE DE PALME

Plusieurs ONG déposent un recours pour excès de pouvoir au Conseil d’État. En cause, une note des Douanes qui maintient l’avantage fiscal pour un sous-produit de l’huile de palme, les PFAD (Palm Fatty Acid Distillate), alors que les députés ont acté la fin de cet avantage pour tous les produits à base d’huile de palme. Les ONG dénoncent un nouveau cadeau fait par le gouvernement à Total pour sa bioraffinerie de La Mède.

C’est une note des Douanes, publiée très discrètement à la veille des vacances de Noël, qui a réveillé la colère des opposants à la bioraffinerie de Total à La Mède. En novembre, l’exécutif avait tenté de repousser la fin de l’avantage fiscal pour les biocarburants à base d'huile de palme à 2026, au lieu de 2020, suscitant un tollé dans l’hémicycle et au sein de l’opinion publique. Il aura fallu un second vote pour acter la sortie de "tous les produits à base d’huile de palme" de la liste des biocarburants au 1er janvier 2020.

On croyait alors l’affaire terminée. Mais le 19 décembre, cette note des Douanes, diffusée par l’association Canopée, affirme que les PFAD (Palm Fatty Acid Distillate), des distillats d’acide gras de palme issus de la production d'huile de palme alimentaire, pourront bénéficier du régime fiscal incitatif à l’incorporation des agrocarburants. "Ils ne peuvent pas être considérés comme des produits à base d’huile de palme", assurent les autorités.

Une aubaine pour Total, qui prévoit d’en utiliser à La Mède, "dans une quantité très limitée", nous assure un porte-parole. Celle-ci serait tout de même de l’ordre de 100 000 tonnes par an (pour 300 000 tonnes d’huile de palme brute), en provenance majoritairement de Malaisie et d’Indonésie, selon des documents officiels.

Une hausse de la déforestation

"Le gouvernement considère que la question se pose différemment pour les PFAD : ces produits ne sont pas de l’huile de palme mais des résidus acides", explique le ministère de la Transition écologique. "Il n’y aura pas de décision en catimini", promet Elisabeth Borne et "une concertation large et transparente se tiendra début janvier avec les acteurs économiques les parlementaires et les associations environnementales", assure-t-elle.

"Le gouvernement tente de jouer sur les mots. Techniquement, les PFAD ne sont pas des déchets mais bien des co-produits d’huile de palme […] séparés de l’huile de palme brute par distillation lors de l’extraction", explique Canopée. "Le prix des PFAD est ainsi très proche de celui de l’huile de palme brute et ils sont déjà valorisés à 100 % sur le marché. Plusieurs études montrent qu'une demande additionnelle de ce produit entraîne mécaniquement une demande additionnelle en huile de palme brute, ce qui se traduirait inévitablement par une hausse de la déforestation."

La position du gouvernement sur les PFAD entre en contradiction avec sa stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée, adoptée en 2018. Elle excluait de les classer comme résidus. Une directive européenne ne classe pas non plus les PFAD comme résidus. Exception notable : la Finlande, qui abrite Neste, l'un des plus gros producteurs de biodiesel.

Vers une utilisation massive des PFAD ?

Fin novembre, Patrick Pouyanné, le PDG de Total exprimait son mécontentement. "Je souhaite maintenant qu’on trouve le cadre économique parce que sinon, c’est la survie économique de cette usine qui sera en jeu. On nous change les règles quand l’investissement est fait, ce qui d’un point de vue de gouvernance collective n’est pas très attractif pour les investisseurs." Le groupe, qui assure que les PFAD correspondent à la définition européenne du résidu dans les directives énergies renouvelables, dit attendre "la clarification des règles du jeu pour éventuellement modifier [son] plan d’approvisionnement".


Les ONG, quant à elles, dénoncent le lobbying intensif du groupe auprès du gouvernement. "Après lui avoir enlevé la grosse part du gâteau, il fallait bien lui laisser quelque chose", ironise un conseiller technique tout en déplorant l'improvisation due à des décisions venues "d'en haut". "Si la France prenait cette voie, elle enverrait un très mauvais signal au marché et aux décideurs européens car la question in fine est de savoir si nous voulons vraiment de ce carburant alternatif, aussi néfaste pour la planète que le diesel ?", résume Laura Buffet, directrice Energie au sein de l'ONG Transport & Environment.

[SCIENCE] EN EUROPE, PLUS DE 40 % DES ESPÈCES D'ARBRES SONT MENACÉES D'EXTINCTION

Ce sont des piliers des écosystèmes européens qui sont en train de s'effondrer. Pour la première fois l’Union internationale pour la conservation de la nature a publié une liste rouge des arbres européens, révélant que plus de 40 % de ces espèces étaient menacées d'extinction. Un fléau dû à l'introduction d'espèces invasives et à l'exploitation non durable des forêts.

Le Sorbus de Crimée, le marronnier Aesculus hippocastanum, le Sorbier de montagne… Ces espèces d’arbres nous sont peu connues et pourtant elles constituent le pilier de nos écosystèmes. Or, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), plus de 40 % des espèces d’arbres présents en Europe sont menacées d’extinction. C’est la première fois que l’UICN publie une liste rouge des espèces d’arbres en danger.

"Les arbres sont essentiels à la vie sur terre et les arbres européens, dans toute leur diversité, constituent une source de nourriture et un abri pour d’innombrables espèces animales tels que les oiseaux et les écureuils", note le chef de l’unité Liste Rouge de l’UICN, Craig Hilton-Taylor, dans un communiqué, "Ils jouent un rôle économique clé".

Les espèces invasives, premières coupables

Certains d'entre eux poussent en Europe mais également ailleurs dans le monde. Parmi les 454 espèces d'arbres européens, 42 % sont considérées comme menacées et présentent donc un "risque élevé d'extinction", indique le rapport de l'UICN. En ce qui concerne les espèces dites endémiques - qui ne poussent qu'en Europe -, 58 % sont menacées et 15 % sont en danger critique.

En cause, d'abord, les espèces invasives introduites par les humains qui font concurrence aux arbres déjà installés. L'exploitation non durable des forêts et le développement urbain sont également des menaces à l'origine du déclin des espèces d'arbres sur le sol européen. Les maladies, la déforestation, l'élevage et la modification des écosystèmes, liés notamment aux incendies, sont autant d'autres dangers qui menacent les arbres en Europe.

"L'impact des activités menées par l'homme entraîne un déclin de la population et un risque accru d'extinction d'espèces importantes en Europe", a déclaré Luc Bas, directeur du Bureau régional européen de l'UICN. "Ce rapport a montré à quel point la situation est catastrophique pour de nombreuses espèces sous-estimées et sous-évaluées qui constituent l'épine dorsale des écosystèmes européens et contribuent à la santé de la planète. Nous devons atténuer l'impact de l'homme sur nos écosystèmes et accorder la priorité à la protection de ces espèces."

Le seuil d'alerte de pollution aux particules fines dépassé mercredi dans le Grand Est

Des mesures «complémentaires» sont à prévoir jeudi 2 janvier jusqu'à minuit, «si l'épisode de pollution se prolongeait», a indiqué le préfet de Meurthe-et-Moselle.
Cinq départements du Grand Est connaissent un épisode de pollution aux particules fines et devraient dépasser mercredi 1er janvier le seuil d'alerte, a annoncé Atmo, l'association qui surveille la qualité de l'air dans la région.

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Dans ces cinq départements (Meurthe-et-Moselle, Moselle, Ardennes, Marne et Aube), la procédure d'information a été déclenchée mardi et «les niveaux en particules PM10 devraient rester élevés pour le 1er janvier 2020, la persistance de cet épisode (conduisant) au déclenchement d'une procédure d'alerte», selon un communiqué diffusé par l'association Atmo.
Ces particules sont principalement issues des combustibles de chauffage et des véhicules à moteur. Les épisodes de pollution se produisent particulièrement pendant la saison hivernale et les périodes d'inversion thermique, favorables à l'accumulation des particules dans les basses couches de l'atmosphère.

Plusieurs mesures d'urgence ont été prises mercredi en conséquence. Ainsi, en Meurthe-et-Moselle et en Moselle, les préfectures ont interdit le brûlage à l'air libre des déchets végétaux et les feux d'artifice. La vitesse maximale autorisée sur les autoroutes et les routes à chaussées séparées a également été abaissée de 20km/h, sauf pour les forces de l'ordre, les pompiers ou «les véhicules d'urgence médicale.»

En ce jour de réveillon, l'usage des feux d'artifices et autres moyens pyrotechniques pourrait aussi «contribuer à accroître ce phénomène de pollution», souligne Atmo. Par ailleurs, précise la préfecture de Meurthe-et-Moselle dans un communiqué, des mesures «complémentaires» sont à prévoir jeudi 2 janvier jusqu'à minuit «si l'épisode de pollution se prolongeait.»

Pollution : chauffage au bois interdit et vitesse automobile limitée en Ile-de-France

Près de 800 000 foyers franciliens devront se passer de leur feu de cheminée à partir de mercredi matin afin de réduire leurs émissions de particules fines.

Circulation réduite, chauffage au bois interdit, travaux de maison décalés… La préfecture de police de Paris a annoncé mardi le déclenchement d'un dispositif d'alerte applicable à partir de mercredi matin, en raison d'un épisode de pollution persistant aux particules fines.

Les prévisions du 31 décembre 2019 d'Airparif affichent « une concentration en particules fines PM10 comprise entre 55 et 75 μg/m³ le 1er janvier 2020, soit un dépassement du seuil d'information-recommandation fixé à 50 μg/m³ », selon un communiqué de la préfecture.
Pour réduire au maximum les émissions de particules fines, la préfecture impose plusieurs mesures à partir de mercredi, dès 5h30 du matin. En ce qui concerne le trafic routier, les vitesses de circulation seront réduites : les portions d'autoroute limitées à 130 km/h passeront à 110 km/h, celles à 110 km/h à 90 km/h, ainsi que les voies rapides.

Le chauffage au bois interdit
Les portions d'autoroutes et voies rapides à 90 km/h, les routes nationales et départementales à 80 km/h ou 90 km/h seront quant à elles limitées à 70 km/h. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes devront suivre un contournement par la rocade francilienne, précise aussi le communiqué de la préfecture.

Du côté des maisons individuelles, c'est sur le chauffage qu'il faudra faire attention. Le chauffage au bois « d'appoint ou d'agrément, qui contribue fortement à l'émission de particules fines » est interdit. La mesure concerne 800 000 ménages en Ile-de-France, selon la préfecture de police.

« La température dans les bâtiments doit être maîtrisée (hiver 18 °C) », et « tous les travaux d'entretien ou de nettoyage avec des outils à moteur thermique ou avec des produits à base de solvants organiques (white-spirit, peinture, vernis) » dans les espaces verts, jardins publics et lieux privés « doivent être reportés ».

Les dérogations permettant le brûlage de déchets verts sont quant à elles suspendues, ajoute également la préfecture. Ces mesures touchent le territoire de Paris et les départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, du Val-d'Oise, de la Seine-et-Marne, des Yvelines et de l'Essonne.

Allergies : des paquets de «Cracotte chocolat» pouvant contenir de la noisette rappelés par LU

Cette erreur « fait peser un risque pour les personnes allergiques à la noisette », indique le groupe alimentaire Mondelez International.
« Une erreur de conditionnement » est à l'origine de la confusion. Des « Cracotte chocolat noisette » se sont glissées dans certains paquets de « Cracotte chocolat » des biscuits de la marque LU, a annoncé lundi le groupe agroalimentaire Mondelez International, propriétaire de la marque nantaise, en procédant au rappel des produits concernés.

Cette erreur « fait peser un risque pour les personnes allergiques à la noisette », explique Mondelez International, précisant que le produit ne présente en revanche aucun risque pour ceux qui ne sont pas allergiques à la noisette.

Le rappel concerne les paquets LU Cracotte Chocolat 200 g qui portent une date de durabilité minimale (DDM) jusqu'au 30 juin 2020 inclus et le code lot suivant : « OVE1293742 », détaille encore Mondelez.

Incendies en Australie : 4 000 personnes prises au piège sur une plage

Dans le sud-est du pays, des habitants et des touristes ont dû se replier sur une plage car ils étaient cernés par les flammes. L’armée a été appelée en renfort.
Un ciel rouge et opaque, des personnes qui prennent la fuite par bateau… Les images semblent tout droit sorties d'un film catastrophe, pourtant ce décor est bien celui de Mallacoota, au sud-est de l'Australie. Près de 4 000 personnes, habitants et touristes, se sont retrouvées bloquées sur une plage de cette localité en essayant de fuir les incendies qui ravagent l'île-continent. L'armée et des pompiers ont été déployés afin de leur venir en aide. Depuis septembre, l'Australie fait face à des feux sans précédent. Les autorités australiennes craignent que plus de 30 000 personnes, parmi lesquelles des touristes, puissent se retrouver dans l'incapacité de fuir la progression des flammes, dans l'Etat de Victoria, au sud-est de l'Australie.




« Les habitants et les vacanciers se trouvant toujours dans cette région ce lundi risquent d'être pris au piège », estime Andrew Crisp, commissaire en charge de la gestion des urgences dans l'Etat de Victoria. Les autorités redoutent que trois incendies d'ampleur soient attisés par des vents forts, ce qui entraînerait la coupure de la circulation sur la dernière route principale encore ouverte dans cet Etat.

En Australie-Méridionale, les incendies se poursuivent aussi en raison des conditions météorologiques propices aux feux. Les températures dépassent par endroits les 40 °C et des orages accompagnés de vents violents s'abattent.

Dans l'Etat de Nouvelle-Galles du Sud, le plus touché, la météo devrait encore se dégrader. Une centaine de feux y sont toujours actifs, dont plus de 40 non maîtrisés.

Depuis septembre, les incendies ont fait 10 morts, détruit plus d'un millier de maisons et plus de trois millions d'hectares, soit une superficie plus grande que la Belgique. Parmi les victimes des flammes, les koalas. Près d'un tiers de ces petits mammifères serait mort dans les incendies.

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