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Attestation couvre-feu : la nouvelle attestation de déplacement 


[ATTESTATION COUVRE-FEU] 

L'attestation dérogatoire pour se déplacer entre 20 heures et 6 heures du matin est nécessaire à compter du 15 décembre 2020, soir du nouvel an y compris.

L'attestation de déplacement dérogatoire pendant le couvre-feu sera disponible ici. Il sera possible de l'imprimer, de la télécharger sur son téléphone pour avoir une attestation de couvre-feu sur mobile ou de la rédiger à la main sur papier libre. L'attestation couvre-feu est nominative et à usage unique. La précédente attestation couvre-feu valait "pour une heure" quand les déplacements n'avaient "pas de lien avec le travail", avait précisé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin.

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Le modèle d'attestation couvre-feu ci-dessous correspond au document qui était valable avant le reconfinement d'octobre pour les territoires concernés. Le nouveau couvre-feu, applicable à compter du 15 décembre, concernera quant à lui l'ensemble du territoire (hors départements d'Outre-mer)




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Quels sont les déplacements autorisés pendant le couvre-feu ?

Des dérogations seront possibles pour se déplacer entre 20 heures et 6 heures du matin dans certains cas, qui seront précisément listés dans l'attestation de déplacement dérogatoire à présenter. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin en a déjà listé quelques-uns :

Les déplacements entre le domicile et le lieu de travail : "Si vous travaillez de nuit ou que vos horaires ne vous permettent pas d'être chez vous à 20 heures, si le commerce dans lequel vous travaillez ferme à 20 heures vous pourrez rentrer chez vous", a précisé le ministre de l'Intérieur le 10 décembre dernier
Il sera également possible de se rendre à l'hôpital ou d'acheter des médicaments dans une pharmacie de garde
Les motifs familiaux impérieux, comme l'assistance à personne vulnérable ou la garde d'enfant
L'exercice d'une activité associative
Les promenades pour les besoins de son animal de compagnie près de chez soi seront également autorisés. Il ne sera en revanche pas possible de faire son footing entre 20 heures et 6 heures, cette activité étant autorisée en journée
Les voyages en train ou en avion.
"Vous devrez vous organiser pour être à votre domicile à 20 heures, même si le commerce dans lequel vous vous trouvez ferme ses portes à 20 heures", a mis en garde Gérald Darmanin.

De manière générale, les personnes qui se prévalent de l'un des motifs cités ci-dessus doivent, en plus de l'attestation, se munir s'il y a lieu d'un document qui leur permette de justifier que le déplacement considéré fait partie de ces exceptions. Le billet (papier ou électronique) peut servir de justificatif pour voyager à bord d'un train ou d'un avion qui arrive ou qui part après 20 heures.

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Grande Pétition : Non à la 5G en France

Signez cette pétition

240 scientifiques ont montré que la 5G était DANGEREUSE pour la nature et les humains[1]…
Les Suisses viennent de stopper le déploiement des antennes 5G…
Monsieur le Président, pourquoi restez-vous sourd aux appels à la prudence ?

voir la  pétition   

                                                /petitions/stop-5g-en-france/

Coronavirus en France : plus de 11 000 nouveaux cas, "une pression sanitaire élevée"

Mis à jour le 30/12/20  02:54

Selon le dernier bilan de l'épidémie tombé ce mardi 29 décembre, 11 395 personnes ont été contaminées par le Covid-19 ces dernières 24 heures, tandis que les hospitalisations sont en hausse de 413 nouveaux patients. Le ministre de la Santé Olivier Véran a rappelé que la pression sanitaire était "élevée", particulièrement dans quatre régions...

, le dernier bilan du coronavirus fait état de 11 395 nouvelles contaminations en 24 heures et de 413 nouvelles hospitalisations. Les réanimations se maintiennent sous la barre des 2500, avec 28 patients en moins. Les décès s'élèvent à 969 personnes, ce qui inclut à la fois les morts déplorés dans les hôpitaux (384) et dans les Ehpad (585). Comme lors des derniers bilans pendant les fêtes, ces données sont à mettre en perspective avec le contexte de remontées des chiffres en Ehpad, dont le dernier bilan remonte à une semaine, et du long week-end de Noël. Voici les chiffres de ce mardi 29 décembre 2020 :

2 574 041 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 11 395 de plus
64 078 décès au total (Ehpad compris), soit 969 de plus
44 298 décès à l'hôpital, soit 384 de plus
24 776 hospitalisations en cours, soit 98 de plus
2 675 personnes actuellement en réanimation, soit 28 de moins
1 625 nouveaux admis à l'hôpital (+413) et 251 en réanimation (+22)
191 806 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 084 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut')

Coronavirus en France : les hospitalisations en hausse, un Conseil de défense s'est réuni ce mardi

Mis à jour le 29/12/20 19:56

D'après le dernier bilan de Santé publique France communiqué ce lundi, 363 décès du Covid-19 en 24 heures sont à déplorer. Les chiffres des nouvelles hospitalisations et contaminations sont en hausse. Face à la situation épidémique, un Conseil de défense s'est tenu ce mardi 29 décembre dans la matinée en visioconférence, autour d'Emmanuel Macron et plusieurs membres du gouvernement.

Les infos du mardi 29 décembre
Un Conseil de défense sur la situation sanitaire s'est réuni ce mardi 29 décembre dans la matinée, en visioconférence, pour évoquer la situation épidémique. Si la situation sanitaire dans les Alpes-Maritimes a notamment été évoquée, aucune mesure n'a pour le moment été annoncée, précise franceinfo. Les régions de Bourgogne-Franche-Comté et du Grand Est sont également surveillées de près car un rebond de l'épidémie y est observé depuis quelques jours. Plusieurs élus locaux plaident pour des reconfinements à l'échelle régionale ou départementale.
Le ministre de la Santé Olivier Véran sera l'invité du 20 heures ce mardi, une interview durant laquelle il évoquera la situation épidémique en France. D'après le dernier bilan, 2 960 personnes ont été contaminées par le Covid-19 ces dernières 24 heures. Le nombre de décès s'élève à 363 morts, ce qui porte à 63 109 le nombre de personnes qui ont perdu la vie des suites du virus. Côté réanimation, les hôpitaux de France comptabilisent 2 703 patients, soit 44 de plus depuis le précédent bilan.
Dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France a relevé une poursuite de la circulation du virus à un niveau "élevé", en raison d'une augmentation des cas confirmés (+23%). Plusieurs régions sont très touchées par le Covid-19, à commencer par la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est. Pour rappel, la campagne de vaccination contre le Covid-19 a débuté dimanche en France et se poursuit dans 23 établissements, cette semaine.
Les autorités sanitaires ont constaté une explosion du nombre de dépistages via les tests PCR ou antigéniques. Du 14 au 20 décembre, le nombre de tests est passé à 2,3 millions, contre 1,4 million la semaine précédente. Pour rappel, le ministre de la Santé, Olivier Véran, insistait il y a quelques jours sur le fait qu'un test négatif n'est pas un "totem d'immunité" et qu'il faut malgré tout appliquer les gestes barrières pendant les fêtes de fin d'année.
Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
Le dernier bilan du coronavirus publié par Santé publique France fait état de 2 960 nouvelles contaminations en 24 heures. Un chiffre en baisse par rapport au bilan précédent (8 822 nouveaux cas) mais à lire une nouvelle fois avec prudence, car certainement biaisé par les fêtes de Noël, les campagnes de tests à grande échelle et la fermeture de nombreux laboratoires le 25 décembre et ce dimanche. 363 personnes sont décédées des suites du Covid-19 en 24 heures. Voici les chiffres de ce lundi 28 décembre 2020 :

2 562 646 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 2 960 de plus
63 109 décès au total (Ehpad compris), soit 363 de plus
43 914 décès à l'hôpital, soit 363 de plus
24 678 hospitalisations en cours, soit 25 de plus
2 703 personnes actuellement en réanimation, soit 44 de plus
1 212 nouveaux admis à l'hôpital (+623) et 229 en réanimation (+122)
190 722 personnes sorties de l'hôpital, soit 781 de plus
Taux de positivité des tests : 2,8%, soit -0,1 point de moins
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?
Comme chaque fin de semaine, Santé publique France a publié jeudi 25 décembre, dans la soirée, son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie pour la semaine 51 (du 14 au 20 décembre 2020). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, SPF s'inquiète d'un niveau "élevé" de circulation du virus, une situation "préoccupante" alors que les fêtes de fin d'année laissent craindre "une reprise de l'épidémie dans les semaines à venir". Voici ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique :

La circulation du Covid-19 est en hausse entre les semaines 50 et 51. Le taux national d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) est augmentation, à 146 cas pour 100 000 habitants, alors qu'il était de 119 la semaine précédente. Le taux de positivité national est de 4,3% en S50, un chiffre en baisse par rapport à la semaine passée. Par ailleurs, le nombre de nouveaux cas confirmés a fortement augmenté en S51 : 98 280 nouveaux cas ont été enregistrés contre 80 104 en S50, soit +23%.
Le taux d'hospitalisations est stable entre les semaines 49 et 50. 8 672 nouveaux patients atteints du Covid-19 ont intégré un service hospitalier en S51, contre 8 608 en S50, soit +1%. En parallèle, le nombre de nouvelles admissions en réanimation s'est également stabilisé : 1 156 en S51 contre 1 146 en S50, soit +1%.
Au niveau du nombre de décès, Santé publique France note une mortalité "très élevée" en France, avec 2 226 décès imputables au Covid-19 entre les semaines 50 et 51 (Ehpad compris), contre 2 878 la semaine précédente.
Les régions les plus touchées par le Covid-19, tant en circulation du virus qu'en mortalité restent la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est.

Coronavirus en France : encore plus de 20 000 cas, la circulation du virus toujours très active

Mis à jour le 27/12/20  05:32

Pour la seconde fois consécutive, la France dépasse les 20 000 contaminations en 24 heures, soit quatre fois plus que l'objectif des 5 000 que s'est donné Emmanuel Macron. Un chiffre alarmant, alors que le réveillon du Nouvel An arrive à grands pas. L'éventualité d'une troisième vague est plus que jamais d'actualité.

Les derniers chiffres publiés par Santé publique France ce vendredi font état de 20 262 nouvelles contaminations en 24 heures. La France franchit à nouveau le palier des 20 000 contaminations, alors que le gouvernement s'était fixé le seuil des 5 000 nouvelles infections par jour. La vaccination doit débuter ce dimanche.
Dans son dernier point épidémiologique, Santé publique France relève une poursuite de la circulation du virus à un niveau "élevé", en raison d'une augmentation des cas confirmés (+23%). Plusieurs régions sont très touchées par le Covid-19, à commencer par la Bourgogne-Franche-Comté, l'Auvergne-Rhône-Alpes et le Grand Est.
À Tours, un Français installé à Londres a été testé positif à la variante du Covid-19 identifiée au Royaume-Uni. Asymptomatique, il se porte bien et a été placé à l'isolement. Cette mutation du virus, plus contagieuse, n'est pas pour autant plus dangereuse et devrait correspondre au vaccin, dont les premières doses ont été acheminées aux Hôpitaux de Paris ce samedi, pour une vaccination lancée le dimanche 27 décembre.
Les autorités sanitaires ont constaté une explosion du nombre de dépistages via les tests PCR ou antigéniques. Du 14 au 20 décembre, le nombre de tests est passé à 2,3 millions, contre 1,4 million la semaine précédente. Pour rappel, le ministre de la Santé, Olivier Véran, insistait il y a quelques jours sur le fait qu'un test négatif n'est pas un "totem d'immunité" et qu'il faut malgré tout appliquer les gestes barrières pendant les fêtes de fin d'année.
Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?
Comme chaque fin de semaine, Santé publique France a publié ce jeudi 25 décembre, dans la soirée, son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie pour la semaine 51 (du 14 au 20 décembre 2020). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, SPF s'inquiète d'un niveau "élevé" de circulation du virus, une situation "préoccupante" alors que les fêtes de fin d'année laissent craindre "une reprise de l'épidémie dans les semaines à venir". Voici ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique :

Coronavirus en France : 11 795 nouveaux cas, le Covid se renforce

Mis à jour le 23/12/20 02:54

COVID FRANCE. Comme chaque mardi et vendredi, les chiffres des Ehpad s'ajoutent ce 22 décembre au bilan quotidien du coronavirus. En plus des 381 nouveaux morts depuis 24 heures en hôpital, 421 décès enregistrés entre vendredi et ce mardi dans les Ehpad viennent s'ajouter.

Santé publique France fait état de 11 795 nouveaux cas ce mardi 22 décembre. Comme chaque mardi et vendredi, les chiffres des Ehpad sont ajoutés. Ainsi, les autorités sanitaires rapportent 381 morts de plus en 24 heures à l'hôpital, et 421 décès supplémentaires en Ehpad depuis vendredi dernier. Les chiffres du jour :

2 490 946 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 11 795 de plus
140 766 cas en Ehpad (chiffre mis à jour ce soir)
61 702 décès au total (Ehpad compris), soit 802 de plus
42 507 décès à l'hôpital, soit 381 de plus
19 195 décès en Ehpad, soit 421 de plus depuis vendredi
24 964 hospitalisations en cours, soit 269 de moins
2 728 personnes actuellement en réanimation, soit 18 de moins
1 776 nouveaux admis à l'hôpital (+492) et 256 en réanimation (+77)
186 058 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 594 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les infos du mardi 22 décembre
Le dernier bilan de Santé publique France, dévoilé ce lundi soir, confirme les propos tenus un peu plus tôt par Olivier Véran, le ministre de la Santé ayant évoqué "une ligne droite depuis environ quinze jours, à savoir que le virus ne diminue plus, mais nous ne sommes pas non plus dans une augmentation massive". En effet, 5 797 nouveaux cas ont été enregistrés sur les dernières 24 heures, un chiffre à comparer avec le lundi précédent - les tests sont toujours bien moins nombreux les dimanches - lors duquel on avait compté 3 063 cas supplémentaires. SpF révèle également que 179 patients ont été nouvellement admis à l'hôpital ces dernières 24 heures. Le dernier bilan complet.
A la veille des fêtes de Noël, le pharmacien Martial Fraysse, interrogé sur LCI ce mardi, a rappelé l'importance d'aller se faire tester dès l'apparition du moindre symptôme. "Ces patients qui croient n'avoir presque rien, il faut absolument qu'ils se mobilisent pour aller se faire tester parce que quand on a 25 ans et qu'on a un mal de gorge, on a peut-être le coronavirus", a-t-il souligné.
Concernant la mutation du Covid-19 identifiée au Royaume-Uni, des experts américains ont débuté des premières études et selon ces dernières, il n'y a aucune preuve d'une contagiosité plus élevée. "Il n'y a pas de preuve tangible que ce virus soit effectivement plus contagieux", mais "il y a des preuves claires qu'il est plus répandu dans la population", a fait savoir Moncef Slaoui, le conseiller principal du programme gouvernemental de vaccination, à l'occasion d'une conférence de presse. Pour rappel, Olivier Véran faisait savoir ce lundi qu'il était "tout à fait possible que le virus (la nouvelle souche, ndlr) circule en France".



Souche britannique, troisième vague, mauvaise tendance française... La situation sanitaire ne va malheureusement pas vraiment en s'améliorant ces jours-ci et alors que les fêtes de fin d'année se profilent.

Mis à jour le 22/12/20 03:48

Le Covid-19 continue de se propager en France malgré ce que peuvent laisser croire les chiffres du jour. Il faut dire que le bilan du lundi est rarement objectif du fait qu'il survient juste après le week-end, souvent moins prolifique en tests. 

2 479 151 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 5 797 de plus
60 900 décès au total (Ehpad compris), soit 351 de plus
42 126 décès à l'hôpital, soit 351 de plus
25 233 hospitalisations en cours, soit 240 de plus
2 746 personnes actuellement en réanimation, soit 8 de moins
1 284 nouveaux admis à l'hôpital (+685) et 179 en réanimation (+88)
184 464 personnes sorties de l'hôpital, soit 658 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.


La tendance n'est pas bonne : si le confinement a manifestement porté ses fruits sur la circulation du coronavirus, la propagation n'a pas été stoppée, les chiffres démontrent que le Covid-19 est de plus en plus actif, même si l'on reste sur un effet plateau haut (voir bilan complet plus haut). Une explosion des cas est crainte par des professionnels de santé, qui évoquent l'hypothèse probable d'une troisième vague en janvier ou février. Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a quant à lui indiqué que "la situation sanitaire est moins dégradée que chez nos voisins européens mais cela ne veut pas dire qu’elle est satisfaisante [...] L’épidémie ne recule plus".
L'Agence européenne du médicament (EMA) a donné son feu vert au vaccin conjointement fabriqué par Pfizer et BioNTech ce 21 décembre, dans l'après-midi. Lundi soir, sur les coups de 18h30, c'est l'Union européenne qui a à son tour autorisé le vaccin. Dans la foulée, le Premier ministre Jean Castex a annoncé sur Twitter que les vaccinations débuteront bien les 27, 28 et 29 décembre partout en Europe.
L'hôpital commence à anticiper une 3e vague. "Si les indicateurs remontent, dans les quinze jours qui viennent, nous serons dans la difficulté vu les congés des personnels par exemple", a indiqué à franceinfo le professeur Christian Rabaud, du Centre hospitalier universitaire de Nancy. Si le taux de reproduction du virus reste comme actuellement au-dessus de 1, "inéluctablement la pression sur le système hospitalier va augmenter", a-t-il ajouté.
La nouvelle souche du coronavirus identifiée au Royaume-Uni inquiète les autorités françaises. "Il est tout à fait possible que le virus circule en France", a reconnu le ministre de la Santé ce lundi matin sur Europe 1, ajoutant toutefois que "sur les derniers jours, 500 souches virales ont été identifiées et analysées en génétique" et que "ce variant n'a pas été retrouvé" en France pour le moment. Toute entrée en France en provenance du sol britannique a été suspendue pour 48 heures. Les Pays-Bas, la Belgique et plusieurs autres pays ont fait de même à la suite de la découverte de cette mutation du coronavirus "jusqu’à 70%" plus contagieuse, d’après Boris Johnson. Le ministre de la Santé britannique a quant à lui décrit cette variante comme "hors de contrôle", justifiant ainsi les mesures de confinement prise à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre dès samedi soir. Pour l'OMS, il n'y a pour le moment "aucune preuve d'un changement de la gravité de la maladie".



Le gouvernement a indiqué ce lundi que les restaurants n'ouvriront le 20 janvier que si les contaminations par jour passent sous les 5 000 à cette date, ce qui est hautement improbable.



Coronavirus en France : faut-il s'inquiéter de la mutation observée au Royaume-Uni ?

Mis à jour le 21/12/20 03:25

Le dernier bilan du coronavirus en France fait état de 12 800 nouveaux cas confirmés en 24 heures et 131 décès, alors qu'une nouvelle souche du virus, sévissant à Londres et dans le sud de l'Angleterre, inquiète toute l'Europe...


Le Covid-19 se propage de plus en plus en France. Le dernier bilan des autorités sanitaires, publié dimanche 20 décembre, fait état de 12 800 nouveaux cas confirmés en 24 heures et 131 décès. Plus de 8 000 personnes ont été hospitalisées sur les sept derniers jours. Le bilan du dimanche permet rarement une analyse fiable, les remontées des hôpitaux étant généralement partielles. Le bilan détaillé :

2 473 354 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 12 799 de plus
60 549 décès au total (Ehpad compris), soit 131 de plus
41 775 décès à l'hôpital, soit 131 de plus
24 993 hospitalisations en cours, soit 142 de plus
2754 personnes actuellement en réanimation, soit 27 de plus
183 806 personnes sorties de l'hôpital, soit 235 de plus
Taux de positivité des tests : 5,2%, soit -0,4 point de moins
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Faut-il craindre la nouvelle souche du coronavirus en France ?
Ce bilan a été publié alors que la France a décidé de suspendre pour 48 heures tous les déplacements en provenance du sol britannique, après l'apparition d'une nouvelle variante du coronavirus qui inquiète l'Europe. Cette suspension a été annoncée à l'issue d'un Conseil de défense sanitaire extraordinaire par visioconférence, présidé par Emmanuel Macron, lui-même à l'isolement dans la résidence de La Lanterne après avoir été testé positif au Covid-19. Les Pays-Bas, la Belgique et plusieurs autres pays ont fait de même à la suite de la découverte de cette mutation du coronavirus "jusqu’à 70%" plus contagieuse, d’après le Premier ministre Boris Johnson. Le ministre de la Santé britannique a quant à lui décrit cette variante comme "hors de contrôle", justifiant ainsi les mesures de confinement prise à Londres et dans le sud-est de l’Angleterre dès samedi soir. Le risque pour la France est à cette heure totalement inconnu. L'agence européenne de contrôle des maladies (ECDC), qui inclut une trentaine de pays dont les membres de l'UE et le Royaume-Uni, n'a "pas exclu" que la variante circule en dehors du territoire britannique.

La nouvelle souche du Covid "pourrait affecter l'efficacité de certaines méthodes de diagnostic", a indiqué l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), mais il n'y a en revanche pour le moment "aucune preuve d'un changement de la gravité de la maladie". Ce variant génétique "ne semble pas entraîner, à ce stade des connaissances, une gravité accrue ou une résistance au vaccin", a abondé Matignon, selon qui "le fait que cette souche soit plus contagieuse n'a pas été démontré à ce stade". La variante du coronavirus "n'a pas d'impact sur les vaccins" qui restent "tout aussi efficaces", a par ailleurs déclaré à la télévision le ministre de la Santé allemand Jens Spahn, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l'UE..

Virus mutant apparu au Royaume-Uni : un premier cas détecté en Italie


Le ministère de la Santé italien a indiqué ce dimanche qu'un patient contaminé par la variante du nouveau coronavirus qui touche le Royaume-Uni a été identifié auprès d'un hôpital de Rome.

L'annonce intervient quelques heures après celle portant sur la suspension des vols en provenance du Royaume-Uni, frappé par une nouvelle souche du coronavirus soupçonnée d'être plus contagieuse. L'Italie a détecté dimanche un premier cas de contamination par cette variante du Covid, a annoncé dans un communiqué diffusé dans la soirée le ministère de la Santé transalpin. L'hôpital militaire Celio de Rome a mis en évidence "le génome du virus SARS-CoV-2 provenant d'un sujet qui a été testé positif à la variante (du virus du Covid-19, ndlr) rencontrée ces dernières semaines en Grande-Bretagne", peut-on lire. Le patient identifié auprès de l'établissement de santé était rentré depuis peu du Royaume-Uni par avion, et lui et ses proches sont en isolement, selon la même source.

Baptisée "VUI 202012/01" (pour "Variant Under Investigation", variante en cours d'investigation), la nouvelle souche comprend plusieurs mutations et entraînerait selon les premières évaluations une contagiosité jusqu'à 70% plus accrue du nouveau coronavirus. Plus tôt ce dimanche, l'agence européenne de contrôle des maladies (ECDC), qui inclut une trentaine de pays dont les membres de l'UE et le Royaume-Uni, n'avait "pas exclu" que cette dernière circule en dehors du territoire britannique. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait de son côté appelé ses membres en Europe à "renforcer leurs contrôles" du fait de la nouvelle variante du coronavirus circulant au Royaume-Uni, a indiqué dimanche sa branche européenne à l'AFP.

Test, antigénique ou moléculaire à effectuer
"Le Royaume-Uni a lancé une alerte concernant une nouvelle forme de Covid qui serait le résultat d'une mutation du virus. En tant que gouvernement, nous avons le devoir de protéger les Italiens et, pour cette raison (...), nous allons signer, avec le ministre de la Santé, un décret pour suspendre les vols avec la Grande-Bretagne", avait écrit dans la matinée Luigi Di Maio, ministre des Affaires étrangères, sur son compte Facebook.

"J'ai signé une nouvelle ordonnance qui bloque les vols au départ de la Grande-Bretagne et interdit l'entrée en Italie aux personnes y ayant séjourné au cours des 14 derniers jours", a déclaré dans l'après-midi dans un communiqué le ministre de la Santé Roberto Speranza. "Toute personne se trouvant déjà en Italie en provenance de ce territoire est tenue d'effectuer un test, antigénique ou moléculaire", a ajouté le ministre. "La variante de Covid récemment découverte à Londres est préoccupante et devra être approfondie par nos scientifiques. En attendant, nous choisissons la voie de la plus grande prudence", a conclu M. Speranza.

CARTE DE FRANCE COVID LE 20 DÉCEMBRE : LE TAUX D'OCCUPATION LITS DE RÉANIMATION PAR RÉGION

On continue de suivre de près les données concernant la situation du coronavirus en France. De plus en plus de départements redeviennent des zones de vigilance du fait de la circulation active du virus. Ce dimanche 20 décembre 2020, 54,3 % des lits de réanimation sont occupés en France. 100 départements sont en situation de vulnérabilité élevée, toute la France est en état d'urgence sanitaire.
Concernant l'évolution de la situation au dimanche 20 décembre 2020, il y a 12.799 nouveaux cas confirmés. Il y a donc au total au moins 2.473.354 personnes atteintes par le Coronavirus depuis le début de l'épidémie en France. Il y a, au 20 décembre 2020, 8.672 nouvelles personnes hospitalisées ces 7 derniers jours en France, dont 1.156 nouveaux patients qui ont été admis en réanimation. 131 personnes sont décédées en France depuis le dernier bilan soit 60.549 décès au total dont 41.775 (+131) à l’hôpital et 18.765 en Ehpad.

Au 17 décembre 2020, le taux d'incidence, c'est-à-dire le nombre de patients ayant un test RT-PCR positif pour 100.000 habitants par semaine était encore en baisse et s'élevait à 135. Le R, représentant le nombre moyen de personnes contaminées par chaque personne atteinte de la COVID-19, en baisse également est lui de 0,9 le 12 décembre. Le taux d'occupation des lits de réanimation en France est de 54,3 % en la date du 20 décembre 2020. 5,18 % des tests réalisés en France sont positifs sur les 7 derniers jours.

Taux d'occupation des lits de réanimation par région ce 20 décembre 2020 :

En France Métropolitaine :

Bretagne : 30,2 %
Corse : 33,3 %
Nouvelle-Aquitaine : 37,1%
Normandie : 37,9 %
Occitanie : 42,2 %
Pays de la Loire : 42,5 %
Ile-de-France : 53,2 %
Hauts de France : 56,2 %
Centre-Val de Loire : 56,7 %
Grand Est : 60 %
Provence-Alpes-Côte d'Azur : 62,8 %
Auvergne-Rhône-Alpes : 81,2 %
Bourgogne–Franche-Comté : 83,8 %
Dans les départements Outre-Mer :

Réunion : 13,5%
Guadeloupe : 18,5 %
Martinique : 23,1 %
Guyane : 23,1 %
Mayotte : 33,3%

Tous les départements sont en situation de vigilance :

Niveau normal : 0 département

Niveau modéré : 1 département (Saint-Pierre-et-Miquelon).

Niveau élevé : 100 départements (Ain, Aisne, Allier, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Ardennes, Ariège, Aube, Aude, Aveyron, Bouches-du-Rhône, Calvados, Cantal, Charente, Charente-Maritime, Côtes-d'Armor, Cher, Corrèze, Corse-du-Sud, Haute-Corse, Côte-d’Or, Creuse, Dordogne, Doubs, Drôme, Eure, Eure-et-Loir, Finistère, Gard, Haute-Garonne, Gers, Gironde, Hérault, Ille-et-Vilaine, Indre, Indre-et-Loire, Isère, Jura, Landes, Loir-et-Cher, Loire, Haute-Loire, Loire-Atlantique, Loiret, Lot, Lot-et-Garonne, Lozère, Maine-et-Loire, Manche, Marne, Haute-Marne, Mayenne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Morbihan, Moselle, Nièvre, Nord, Oise, Orne, Pas-de-Calais, Puy-de-Dôme, Pyrénées Atlantique, Hautes-Pyrénées, Pyrénées-Orientales, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Rhône, Haute-Saône, Saône-et-Loire, Sarthe, Savoie, Haute-Savoie, Paris, Seine-Maritime, Seine-et-Marne, Yvelines, Deux-Sèvres, Somme, Tarn, Tarn-et-Garonne, Var, Vaucluse, Vendée, Vienne, Haute-Vienne, Vosges, Yonne, Territoire de Belfort, Essonne, Hauts-de-Seine, Seine–Saint-Denis, Val-de-Marne, Val-d’Oise, Guadeloupe [dont Saint-Martin et St Barthélémy], Martinique, Guyane, Mayotte, Réunion)

La liste des départements en situation de vigilance le 20 décembre 2020 :

04 — Alpes-de-Haute-Provence — Digne-les-Bains — Vigilance Élevée
05 — Hautes-Alpes — Gap — Vigilance Élevée
06 — Alpes-Maritimes — Nice — Vigilance Élevée
07 — Ardèche — Privas — Vigilance Élevée
08 — Ardennes — Charleville-Mézières — Vigilance Élevée
09 — Ariège — Foix — Vigilance Élevée
10 — Aube — Troyes — Vigilance Élevée
11 — Aude — Carcassonne — Vigilance Élevée
12 — Aveyron — Rodez — Vigilance Élevée
13 — Bouches-du-Rhône — Marseille — Vigilance Élevée
14 — Calvados — Caen — Vigilance Élevée
15 — Cantal — Aurillac — Vigilance Élevée
16 — Charente — Angoulême — Vigilance Élevée
17 — Charente-Maritime — La Rochelle — Vigilance Élevée
18 — Cher — Bourges — Vigilance Élevée
19 — Corrèze — Tulle — Vigilance Élevée
2A — Corse-du-Sud — Ajaccio — Vigilance Élevée
2B — Haute-Corse — Bastia — Vigilance Élevée
21 — Côte-d'Or — Dijon — Vigilance Élevée
22 — Côtes-d'Armor — Saint-Brieuc — Vigilance Élevée
23 — Creuse — Guéret — Vigilance Élevée
24 — Dordogne — Périgueux — Vigilance Élevée
25 — Doubs — Besançon — Vigilance Élevée
26 — Drôme — Valence — Vigilance Élevée
27 — Eure — Évreux — Vigilance Élevée
28 — Eure-et-Loir — Chartres — Vigilance Élevée
29 — Finistère — Quimper — Vigilance Élevée
30 — Gard — Nîmes — Vigilance Élevée
31 — Haute-Garonne — Toulouse — Vigilance Élevée
32 — Gers — Auch — Vigilance Élevée
33 — Gironde — Bordeaux — Vigilance Élevée
34 — Hérault — Montpellier — Vigilance Élevée
35 — Ille-et-Vilaine — Rennes — Vigilance Élevée
36 — Indre — Châteauroux — Vigilance Élevée
37 — Indre-et-Loire — Tours — Vigilance Élevée
38 — Isère — Grenoble — Vigilance Élevée
39 — Jura — Lons-le-Saunier — Vigilance Élevée
40 — Landes — Mont-de-Marsan — Vigilance Élevée
41 — Loir-et-Cher — Blois — Vigilance Élevée
42 — Loire — Saint-Étienne — Vigilance Élevée
43 — Haute-Loire — Le Puy-en-Velay — Vigilance Élevée
44 — Loire-Atlantique — Nantes — Vigilance Élevée
45 — Loiret — Orléans — Vigilance Élevée
46 — Lot — Cahors — Vigilance Élevée
47 — Lot-et-Garonne — Agen — Vigilance Élevée
48 — Lozère — Mende — Vigilance Élevée
49 — Maine-et-Loire — Angers — Vigilance Élevée
50 — Manche — Saint-Lô — Vigilance Élevée
51 — Marne — Châlons-en-Champagne — Vigilance Élevée
52 — Haute-Marne — Chaumont — Vigilance Élevée
53 — Mayenne — Laval — Vigilance Élevée
54 — Meurthe-et-Moselle — Nancy — Vigilance Élevée
55 — Meuse — Bar-le-Duc — Vigilance Élevée
56 — Morbihan — Vannes — Vigilance Modérée
57 — Moselle — Metz — Vigilance Élevée
58 — Nièvre — Nevers — Vigilance Élevée
59 — Nord — Lille — Vigilance Élevée
60 — Oise — Beauvais — Vigilance Élevée
61 — Orne — Alençon — Vigilance Élevée
62 — Pas-de-Calais — Arras — Vigilance Élevée
63 — Puy-de-Dôme — Clermont-Ferrand — Vigilance Élevée
64 — Pyrénées-Atlantiques — Pau — Vigilance Élevée
65 — Hautes-Pyrénées — Tarbes — Vigilance Élevée
66 — Pyrénées-Orientales — Perpignan — Vigilance Élevée
67 — Bas-Rhin — Strasbourg — Vigilance Élevée
68 — Haut-Rhin — Colmar — Vigilance Élevée
69 — Rhône — Lyon — Vigilance Élevée
70 — Haute-Saône — Vesoul — Vigilance Élevée
71 — Saône-et-Loire — Mâcon — Vigilance Élevée
72 — Sarthe — Le Mans — Vigilance Élevée
73 — Savoie — Chambéry — Vigilance Élevée
74 — Haute-Savoie — Annecy — Vigilance Élevée
75 — Paris — Paris — Vigilance Élevée
76 — Seine-Maritime — Rouen — Vigilance Élevée
77 — Seine-et-Marne — Melun — Vigilance Élevée
78 — Yvelines — Versailles — Vigilance Élevée
79 — Deux-Sèvres — Niort — Vigilance Élevée
80 — Somme — Amiens — Vigilance Élevée
81 — Tarn — Albi — Vigilance Élevée
82 — Tarn-et-Garonne — Montauban — Vigilance Élevée
83 — Var — Toulon — Vigilance Élevée
84 — Vaucluse — Avignon — Vigilance Élevée
85 — Vendée — La Roche-sur-Yon — Vigilance Élevée
86 — Vienne — Poitiers — Vigilance Élevée
87 — Haute-Vienne — Limoges — Vigilance Élevée
88 — Vosges — Épinal — Vigilance Élevée
89 — Yonne — Auxerre — Vigilance Élevée
90 — Territoire de Belfort — Belfort — Vigilance Élevée
91 — Essonne — Évry — Vigilance Élevée
92 — Hauts-de-Seine — Nanterre — Vigilance Élevée
93 — Seine–Saint-Denis — Bobigny — Vigilance Élevée
94 — Val-de-Marne — Créteil — Vigilance Élevée
95 — Val-d'Oise — Cergy-Pontoise — Vigilance Élevée
971 — Guadeloupe — Basse-Terre — Vigilance Élevée
972 — Martinique — Fort-de-France — Vigilance Élevée
973 — Guyane — Cayenne — Vigilance Élevée
974 — La réunion — Saint-Denis — Vigilance Élevée
975 — Saint-Pierre-et-Miquelon — Saint-Pierre — Vigilance Modérée
976 — Mayotte — Dzaoudzi — Vigilance Modérée
977 — Saint-Barthélemy — Gustavia — Vigilance Élevée
978 — Saint-Martin — Marigot — Vigilance Élevée

Coronavirus en France : 17 565 contaminations en 24h, l'épidémie continue sa progression

Mis à jour le 20/12/20 02:25

Samedi, Santé publique France a enregistré plus de 17 565 nouveaux cas de Covid-19, après 15 600 infections confirmées vendredi. 190 décès supplémentaires ont été comptabilisés en 24 heures.

Le Covid-19 se propage de plus en plus en France. Le dernier bilan des autorités sanitaires, publié samedi 19 décembre, fait état de 17 565 nouveaux cas confirmés en 24 heures. Plus de 8 000 personnes ont été hospitalisées sur les sept derniers jours. Le bilan détaillé :

2 460 555 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 17 565 de plus
60 418 décès au total (Ehpad compris), soit 189 de plus
41 644 décès à l'hôpital, soit 189 de plus
24 851 hospitalisations en cours, soit 126 de moins
2727 personnes actuellement en réanimation, soit 46 de moins
183 571 personnes sorties de l'hôpital, soit 915 de plus
Taux de positivité des tests : 5,6%, soit -0,3 point de moins
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis

Coronavirus en France : les contaminations augmentent déjà, le risque s'accroît pour les fêtes

Mis à jour le 19/12/20 18:00

Depuis le début de l’épidémie, la France déplore plus de 60 000 décès. Le cap symbolique a été franchi, vendredi 18 décembre, selon le dernier bilan publié par Santé publique France. Les contaminations sont clairement à la hausse, avec plus de 15 600 cas de coronavirus confirmés en 24 heures. Quelques jours après le déconfinement et à l’approche des fêtes de fin d’année, la propagation du Covid-19 s’accélère et fait craindre un rebond important après les réunions familiales. Emmanuel Macron l’a confirmé dans une vidéo publiée sur Twitter, vendredi, un jour après avoir été testé positif. "Le virus repart encore plus fort. Nous devons prendre soin les uns des autres en ce moment de fêtes", a déclaré le président de la République, en isolement au pavillon de la Lanterne, à Versailles. D’après un communiqué de l’Élysée partagé samedi et détaillé par Le Parisien, l’état de santé du chef de l’État est "stable".

Coronavirus en France : la barre des 60 000 décès franchie, circulation du Covid en hausse

Mis à jour le 19/12/20 03:42

Après un plateau, la circulation du coronavirus repart à la hausse, selon Santé publique France. Les derniers chiffres font état de 610 morts de plus dans le bilan de ce vendredi soir, Ehpad compris. La barre des 60 000 décès a été franchie.

Le dernier bilan, communiqué par Santé publique France ce vendredi 18 décembre 2020, confirme le regain d’épidémie de coronavirus sur le territoire. Le cap des 60 000 morts liées au coronavirus a été franchi. Une hausse du nombre de décès notamment liée à la mise à jour des décès en Ehpad. Concernant le nombre de contaminations quotidiennes, le plateau voire le redémarrage de l'épidémie est confirmé, avec encore plus de 15 600 cas supplémentaires ce soir. Voici le détail des chiffres transmis :

2 442 990 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 15 674 de plus
137 358 cas en Ehpad (chiffre mis à jour ce soir)
60 229 décès au total (Ehpad compris), soit 610 de plus
41 455 décès à l'hôpital, soit 255 de plus
18 774 décès en Ehpad, soit 355 de plus depuis mardi
24 977 hospitalisations en cours, soit 205 de moins
2773 personnes actuellement en réanimation, soit 35 de moins
1281 nouveaux admis à l'hôpital (-81) et 176 en réanimation (+25)
182 656 personnes sorties de l'hôpital, soit 1150 de plus
Taux de positivité des tests : 5,9%, soit -0,2 point de moins
NB : nous avons modifié les données hospitalières en cours de soirée, les premières données publiées ci-dessus étant des données non consolidées. Les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les infos du vendredi 18 décembre
"Le virus repart encore plus fort. Nous devons prendre soin les uns des autres en ce moment de fêtes", déclare Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur son compte Twitter vendredi après-midi. Testé positif au coronavirus, jeudi, le chef de l’État affirme qu’il va bien et qu’il présente toujours les mêmes symptômes "de la fatigue, des maux de tête, toux sèche".
Le Covid-19 a provoqué trois fois plus de décès que la grippe saisonnière, estime une étude de l’Inserm. En comparant les données de 130 000 patients, les scientifiques affirment que 16,9% des 89 530 patients du coronavirus hospitalisés entre mars et avril 2020 sont décédés. Parmi les 45 819 personnes prises en charge pour une grippe entre décembre 2018 et février 2019, 5,8% sont mortes.
La directrice générale de l’Agence de sécurité du médicament a annoncé ce vendredi qu’un "bulletin hebdomadaire sur les déclarations d'effets indésirables" sera publié quand la campagne de vaccination aura commencé en France. Dans un entretien au Parisien, Christelle Ratignier-Carbonneil affirme que sa priorité est "la transparence".
Santé publique France a publié son point épidémiologique hebdomadaire, qui mesure avec des chiffres précis l'état de circulation du Covid-19 en France.

Contrôle mortel pendant le confinement : trois policiers mis en examen

Mis à jour le 18/12/20 23:40

Trois policiers municipaux de Béziers (Hérault) ont été mis en examen vendredi et placés sous contrôle judiciaire, après la mort le 8 avril, d’un trentenaire interpellé pour un contrôle du confinement. Les policiers avaient été placés en garde à vue jeudi.

L’homme décédé était schizophrène, selon son avocat, et pouvait être "très agité quand il ne prenait pas son traitement".

Condamné à huit reprises depuis 2005 pour des violences et des vols, cet homme au parcours caractérisé par une grande instabilité avait selon les trois policiers municipaux "refusé leur contrôle" et "résisté" à l’interpellation.

Inconscient à l'arrivée au commissariat
Selon leurs déclarations, il aurait été transporté vers le commissariat de la police nationale à Béziers à l’arrière d’un véhicule sur le ventre, menotté, avec un des policiers municipaux assis sur ses fesses "dans le but de le maintenir".

A leur arrivée dans la cour du commissariat, "l’individu interpellé était inconscient"» et n’a pas pu être ranimé.

Placés sous contrôle judiciaire
Le policier qui était à l’arrière du véhicule, âgé de 33 ans, a été "mis en examen du chef de violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions", détaille le procureur de la République, Raphaël Balland.

Son contrôle judiciaire lui interdit notamment d’exercer la profession de policier municipal.
Les deux autres, le conducteur et le passager avant, ont eux été mis en examen du chef de non-assistance à personne en péril.

Devant les enquêteurs comme devant le juge d’instruction, ils ont maintenu l’essentiel de leurs déclarations initiales, expliquant que la victime "était toujours très virulente" lors de son transport au commissariat et ne se serait calmée "qu’à leur arrivée sur place, se mettant à émettre un ronflement leur faisant penser qu’il s’était endormi", selon le parquet.

Selon deux témoins, il était au contraire "inconscient sur la banquette arrière avant même que le véhicule ne redémarre".

Asphyxie
Selon l’autopsie ordonnée par le parquet de Béziers, l’homme avait subi "un appui maintenu avec une force certaine en région cervicale, probablement avec un genou ou un coude, qui paraît avoir certainement participé au décès en provoquant un syndrome asphyxique".

Une analyse toxicologique avait toutefois aussi révélé "un contexte d’intoxication aiguë suite à une prise massive de cocaïne", toujours selon le parquet de Béziers.

Coronavirus en France : 18 254 nouveaux cas, tendance à la hausse

Mis à jour le 18/12/20 03:47

Le directeur de la Santé a fait le point sur la situation épidémique en France. Il a regretté que la tendance de l'épidémie était désormais à la hausse.

Le dernier bilan a été donné par Jérôme Salomon, le directeur de la Santé, ce jeudi 17 décembre en début de soirée. "L'évolution de l'épidémie est préoccupante, a-t-il dit, avec une tendance à la hausse encore ce jeudi. Cette augmentation du nombre de cas invite à la plus grande vigilance afin d’éviter une flambée épidémique. La prévention reste la pierre angulaire de notre stratégie. [...] Si l’on restreint au maximum les contacts à risque dès maintenant, un test systématique n’est pas nécessaire. Un test négatif ne permet pas d’exclure une phase d’incubation et une infection à venir [donc] il faut tout de même respecter tous les gestes barrières", a-t-il ajouté. "Le R est légèrement supérieur à 1", a-t-il précisé. Voici les chiffres transmis :

2 427 316 cas confirmés (Ehpad compris), soit 18 254 nouveaux cas de plus
59 619 décès au total (Ehpad compris), soit 258 de plus
25 182 hospitalisations en cours, soit 133 de plus
2 808 personnes actuellement en réanimation, soit -42 de moins
1 362 nouveaux admis à l'hôpital (-297) et 150 en réanimation (-68)
181 506 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 195 de plus
Taux de positivité des tests : 6,2%, stable
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les autres infos du jeudi 17 décembre
Le président de la République Emmanuel Macron a été testé positif au Covid-19. L'annonce a été faite ce jeudi matin par l'Élysée. Le chef de l'État "s'isolera pendant sept jours" mais "continuera de travailler et d'assurer ses activités à distance". Le Premier ministre Jean Castex et le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand étant cas contacts, ils se sont mis à l'isolement.
Les repas et les moments de convivialité en famille ou entre amis jouent un rôle central dans la propagation du virus. C'est ce que révèle l'étude "ComCor", publiée ce jeudi par l'Institut Pasteur en lien avec l'Assurance maladie et Santé publique France.
L'Agence européenne des médicaments a décidé d'avancer d'une semaine l'examen du vaccin du laboratoire américain Moderna. Une réunion exceptionnelle est annoncée le 6 janvier prochain. Une première réunion est prévue le 21 décembre afin de décider de la mise en circulation du vaccin Pfizer/BioNTech.
Dans une interview pour Le Parisien, le président du Conseil scientifique a fait un état des lieux de la situation épidémique du coronavirus en France. Selon lui, les Français doivent faire un "dernier effort" car le vaccin ne changera pas immédiatement la donne. Jean-François Delfraissy mise même sur un rebond dès le début de l'année. "Ce rebond pourrait-il survenir à la mi-janvier ou plus tard ? La réponse est oui, le modèle n'a pas changé, le virus va continuer de circuler au fil de l'hiver", explique-t-il. "L'arrivée des vaccins n'aura pas d'impact sur le premier trimestre 2021 et très peu sur le deuxième. Ce début d'année ne sera pas différent de 2020", évoque-t-il avec pessimisme. Questionné sur les armes dont la France disposera pour faire face au virus en janvier, le Professeur parle "d'innovations attendues". "Des tests plus performants devraient arriver en février. Un nouveau médicament à base d'anticorps monoclonaux pourrait aussi être validé à la même période."

Environnement : Barbara Pompili veut interdire les pesticides sur les cultures qui attirent les abeilles


Depuis qu'elle a annoncé la réautorisation des néonicotinoïdes pour les betteraviers, en août, la ministre de la Transition écologique travaille sur un nouvel arrêté interdisant les pesticides sur les arbres fruitiers, les colzas, les tournesols, et sur toute culture dite attractive.

Un peu moins de deux mois après l’adoption d’une loi qui réintroduit les néonicotinoïdes pour la culture de la betterave, la ministre de la Transition écologique présentera vendredi 18 décembre, dans l'après-midi, un nouveau plan pour protéger les abeilles. Barbara Pompili compte adopter un arrêté interdisant l’utilisation de tous les pesticides sur les cultures qui attirent ces insectes. La mesure crée déjà des tensions, le principal syndicat agricole, la FNSEA, faisant part de son exaspération.

Ce renforcement de la réglementation est une vieille demande des défenseurs des abeilles. "On voit effectivement cette extension de principe comme un progrès, mais avec quelques possibilités de dérogation ou d'adaptation qui nous inquiètent un peu. Cela pourrait diminuer la portée positive de ces dispositions", déclare à franceinfo le directeur de l'association écologiste Générations Futures, François Veillerette.

Des interdictions d'herbicides et fongicides
Depuis août dernier, dans le sillage de la réautorisation des néonicotinoïdes, la ministre de la Transition écologique travaille sur une actualisation d'un arrêté de 2003 à partir des préconisations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Concrètement, en plus des insecticides qui sont déjà interdits, les agriculteurs n’auront plus le droit d’utiliser des herbicides ou des fongicides sur les arbres fruitiers, les colzas, les tournesols, et sur toute culture dite attractive.

Dans la liste des dérogations critiquées par Générations Futures, les agriculteurs pourront utiliser des produits qui portent la mention "abeilles" de nuit, trois heures après le coucher du soleil. "Ce n'est pas possible !", s'insurge Olivier Damaisin, éputé LREM du Lot-et-Garonne. "Comment peut-on dire à quelqu'un qui a déjà fait une grosse journée d'attendre trois heures après le coucher du soleil pour pouvoir aller traiter ?" L'élu a écrit en début de semaine au Premier ministre Jean Castex.

L'arrêté sera soumis à consultation publique mercredi 23 décembre. Le gouvernement prévoit de le publier avant avril prochain.

Vaccins : On ne peut pas éradiquer le virus, préviennent les experts


Top départ. Le premier vaccin sera autorisé « d’ici une semaine » et les vaccinations dans l’Union européenne « pourront commencer immédiatement », a annoncé mercredi matin la Commission européenne. Au même moment, les sénateurs de la commission des Affaires sociales auditionnaient plusieurs membres de la HAS ainsi qu’Alain Fischer, président du conseil d’orientation sur la stratégie vaccinale.

Une fois de plus, Dominique Le Guludec a expliqué aux parlementaires le protocole de vaccination en cinq phases suggéré par la HAS. « La vulnérabilité et l’exposition des personnes âgées en Ehpad nous ont aidés à déterminer notre choix de les vacciner en premier ». « En fonction des doses de vaccins que nous aurons utilisées, nous pourrons aller plus vite sur les phases suivantes », a-t-elle expliqué, ajoutant que 2 millions de doses du vaccin de Pfizer « pourraient être disponibles début janvier ». Elle a aussi rappelé la nécessité d’une information « claire, transparente, accessible pour tous », arguant que deux groupes se dégagent parmi les usagers que la HAS a pu consulter : une minorité réfractaire au vaccin, et une majorité favorable à la vaccination. Concernant ces premiers vaccins, la HAS sera en mesure de donner son avis « avant la fin décembre », a espéré quant à elle Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS.

Pas de traitement efficace hormis les
« corticoïdes »
Mis à part les vaccins, les sénateurs ont interrogé les membres de la HAS sur les traitements qui fonctionnent face au covid-19. « À ce jour il y a deux traitements qui sont proposés : les corticoïdes, et le Remdesivir qui a reçu un aspect circonspect de la commission de transparence », a détaillé Dominique Le Guludec. Selon elle, il n’y a pas de traitement efficace à proposer « en dehors des corticoïdes ». « La chloroquine ne donne rien », a complété Marie-Paule Kieny, virologue et vaccinologiste, directrice de recherche à l’Inserm.

Alors face au manque de données, comment évaluer l’efficacité des premiers vaccins ? « On sait que les premiers vaccins ne protègent pas seulement contre la maladie grave, mais aussi contre les formes cliniques et bénignes. Par contre, on ne sait pas si les gens vaccinés transmettent le virus. Certains vaccins pourraient diminuer de façon importante la transmission, on a des données qui vont dans ce sens » a abondé Marie-Paule Kieny. En bref, le vaccin n’est pas une solution miracle et doit compléter les gestes barrières : « On ne peut pas éradiquer le virus. On va rester plusieurs mois dans cette situation. Cela va dépendre du virus lui-même. Après quelques années sous forme pandémique, il va peut-être devenir endémique ».

« On ne peut pas dire que les vaccins ne bloquent pas la transmission, ce qu’on peut dire, c’est qu’on ne sait pas. Je serai surpris qu’il n’y ait quand même pas un certain effet de protection », a ensuite rétorqué Alain Fischer à Alain Milon (Les Républicains). Selon le « monsieur vaccin » du gouvernement, la transmission ou non est d’autant plus importante qu’elle déterminera la suite de la stratégie vaccinale. « Si on apprend qu’un ou plusieurs vaccins réduisent la transmission, il y aurait intérêt à accélérer la vaccination de la population jeune. Mais tant qu’on n’a pas cette info, il est plus légitime de vacciner les plus fragiles. »

Réactions secondaires
Du peu que peuvent en tirer les spécialistes, les premières études montrent que les vaccins ne sont pas sans effets secondaires. « On sait que ces vaccins sont assez réactogènes », n’a pas caché Marie-Paule Kieny. « C’est-à-dire qu’il y a des effets secondaires nombreux mais faibles et pas dangereux », a-t-elle poursuivi. Il est ainsi possible « qu’une majorité des personnes se sentent fatiguées ». « Un certain nombre de producteurs de vaccins conseillent de donner du paracétamol », a-t-elle indiqué. « Cependant pour les effets secondaires six mois après la vaccination, on ne sait rien », a-t-elle conclu.
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Coronavirus en France : 17 615 nouveaux cas, une 3e vague dès janvier ?

Mis à jour le 17/12/20 03:49

Alors que le gouvernement a dévoilé à l'Assemblée nationale son plan de vaccination ce mercredi soir, Santé publique France a de son côté fait état de 289 nouveaux décès en 24 heures et de 17 615 nouvelles contaminations. Les derniers chiffres en direct.

Le dernier bilan de Santé publique France, publié mercredi 16 décembre en début de soirée, fait état de 17 615 cas supplémentaires recensés en 24 heures et de 289 décès en plus.

2 409 062 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 17 615 de plus
59 361 décès au total (Ehpad compris), soit 289 de plus
40 942 décès à l'hôpital, soit 289 de plus
18 419 décès en Ehpad, soit 483 de plus depuis vendredi
25 315 hospitalisations en cours, soit 75 de plus
2850 personnes actuellement en réanimation, soit 31 de moins
1 659 nouveaux admis à l'hôpital (+99) et 219 en réanimation (+8)
180 311 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 224 de plus
Taux de positivité des tests : 6,2%, stable
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les infos du mercredi 16 décembre
1,16 million de doses du vaccin seront livrées en France "d'ici la fin de l'année", a annoncé Jean Castex ce mercredi 16 décembre à l'occasion de la présentation de la stratégie vaccinale du gouvernement. 677 000 doses supplémentaires devraient arriver autour du 5-6 janvier, puis 1,6 million supplémentaires en février. La France en a commandé au total près de 200 millions.
Les chiffres du Covid-19 continuent d'inquiéter : selon le dernier bilan de Santé publique France, encore 289 décès, et 17 615 nouveaux cas étaient comptabilisés en 24 heures, ce mercredi. Du côté des réanimations, le nombre de patients est de 2 850, ce qui reste en dessous de l'objectif des 3 000 fixé par Emmanuel Macron.
Dans une interview pour Le Parisien, le président du Conseil scientifique a fait un état des lieux de la situation épidémique du coronavirus en France. Selon lui, les Français doivent faire un "dernier effort" car le vaccin ne changera pas immédiatement la donne. Jean-François Delfraissy mise même sur un rebond dès le début de l'année. "Ce rebond pourrait-il survenir à la mi-janvier ou plus tard ? La réponse est oui, le modèle n'a pas changé, le virus va continuer de circuler au fil de l'hiver" explique-t-il. "L'arrivée des vaccins n'aura pas d'impact sur le premier trimestre 2021 et très peu sur le deuxième. Ce début d'année ne sera pas différent de 2020" évoque-t-il avec pessimisme. Questionné sur les armes que la France disposera pour faire face au virus en janvier, le Professeur parle "d'innovations attendues". "Des tests plus performants devraient arriver en février. Un nouveau médicament à base d'anticorps monoclonaux pourrait aussi être validé à la même période".
Jean Castex a regretté ce mercredi devant l'Assemblée nationale que le virus "ne perde pas en intensité". Il a assuré que les premières vaccinations "pourraient être réalisées dès la dernière semaine du mois de décembre". Sur BFM TV, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait indiqué que la France espérait lancer sa campagne de vaccination avant la fin de l'année, avec un objectif d'un million de Français vaccinés puis 15 millions d'ici l'été.
L'OMS en Europe a publié ses recommandations ce mercredi, préconisant de "porter un masque et pratiquer la distanciation sociale" lors des fêtes de fin d'année et des rassemblements familiaux pour éviter "de nouvelles résurgences dans les premières semaines et les premiers mois de 2021".
Le confinement s'est achevé lundi soir, pour laisser place, dès ce mardi et jusqu'au 20 janvier au moins, au couvre-feu.

11 532 nouveaux cas, la tendance n'est pas bonne

Mis à jour le 16/12/20 03:31

Le dernier bilan de Santé publique France atteste d'un nombre de contaminations toujours élevé : plus de 11 500 cas de Covid-19 ont été confirmés dans les dernières 24 heures. Avec 2 881 patients, le nombre de personnes en réanimation est toujours en dessous des 3 000, ce qui est un indicateur encourageant.

Le dernier bilan de Santé publique France, publié mardi 15 décembre en début de soirée, fait état de 11 532 cas supplémentaires recensés en 24 heures et de 790 décès en plus. Le mardi, le bilan est plus élevé que la veille en raison de deux facteurs : le rééquilibrage des données (incomplètes) du week-end et l'intégration des décès recensés dans les Ehpad, qui ne sont communiqués que les mardis et les vendredis.

2 391 447 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 11 532 de plus
59 072 décès au total (Ehpad compris), soit 790 de plus
40 653 décès à l'hôpital, soit 307 de plus
18 419 décès en Ehpad, soit 483 de plus depuis vendredi
25 240 hospitalisations en cours, soit 241 de moins
2 881 personnes actuellement en réanimation, soit 25 de moins
1 560 nouveaux admis à l'hôpital (+244) et 211 en réanimation (+2)
179 087 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 440 de plus
Taux de positivité des tests : 6,2%, stable
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut')

La planète toujours vers un réchauffement de 3°C, malgré la pandémie


La baisse des émissions de gaz à effet de serre due à la pandémie de Covid-19 aura un effet "insignifiant" et le monde file toujours vers 3 degrés de réchauffement, loin des objectifs de l'accord de Paris qui aura cinq ans samedi, avertit mercredi l'ONU.

A trois jours d'un "sommet ambition climat" qui vise à donner un nouvel élan aux engagements internationaux pour maintenir le réchauffement climatique sous 2°C, et si possible 1,5°C, par rapport à l'ère pré-industrielle, le Programme des Nations unies pour l'Environnement (PNUE) sonne à nouveau l'alarme.

Et prévient dans son rapport annuel comparant les émissions réelles de gaz à effet de serre et celles compatibles avec les objectifs de Paris que la relance post-Covid devra être sérieusement verdie si le monde veut éviter le pire.

Pour garder un espoir de limiter le réchauffement de la planète à 1,5°C il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre de 7,6% par an, chaque année de 2020 jusqu'à 2030, selon l'ONU.

Ces émissions augmentaient en moyenne de 1,5% par an sur la dernière décennie, pour atteindre un record en 2019 (59,1 gigatonnes, ou milliards de tonnes, soit +2,6% de plus qu'en 2018).

Mais la pandémie du Covid-19, en mettant à l'arrêt pendant de longs mois une bonne partie de l’économie mondiale et des activités humaines, a entraîné une chute brutale. Les émissions devraient ainsi baisser d'environ 7% en 2020 pour le CO2, principal gaz à effet de serre (un peu moins pour les autres).

Le Covid-19, un effet "négligeable" à long terme
Mais ce retournement est conjoncturel et n'aura qu'un effet "négligeable" à long terme, avec environ 0,01 degré de réchauffement évité d'ici 2050 préviennent les experts onusiens.

Et d'ici la fin du siècle la trajectoire de réchauffement est estimée à 3,2°C de plus, même si tous les engagements actuels de Paris étaient tenus, ce qui est souvent loin d'être le cas.

Or, avec +1°C enregistré depuis l'ère pré-industrielle, les effets du réchauffement sont déjà sensibles. Les cinq années depuis la signature de l'accord de Paris ont été les plus chaudes jamais enregistrées et "les feux, tempêtes et sécheresses poursuivent leurs ravages alors que les glaces fondent à un rythme sans précédent," souligne la patronne du PNUE, Inger Andersen.

Derrière ce sombre tableau, l'ONU veut voir une bonne nouvelle: la pandémie peut servir de leçon et le monde mettre en oeuvre une véritable "relance verte": soutien direct et massif aux infrastructures et technologies décarbonées, réductions des subventions aux énergies fossiles, fin des centrales à charbon, développement des "solutions basées sur la nature", reforestation d'envergure par exemple.

Ce qui permettrait de "réduire jusqu'à 25% les émissions attendues pour 2030 sur la base des politiques pré-Covid-19" et donnerait 66% de chances de contenir le réchauffement sous les 2°C, et encore moins 1,5°C.

Des stratégies sans attendre pour atteindre la neutralité carbone
Mais pour l'heure, malgré les centaines de milliards consacrés par les Etats au sauvetage de leurs économies, "la fenêtre pour utiliser les mesures de relance afin d'accélérer une transition bas-carbone a globalement été manquée", préviennent les auteurs. "Sans un retournement de situation, les objectifs de l'accord de Paris s'éloigneront un peu plus".

Le PNUE encourage donc les Etats qui ont annoncé des calendriers vers la "neutralité carbone" à mettre en oeuvre sans attendre des stratégies pour les atteindre. Car la diplomatie climatique a elle aussi été perturbée par la pandémie et la COP26 qui devait recueillir les nouveaux engagements rehaussés a du être repoussée d'un an à novembre 2021. Même si les Etats doivent quand même soumettre leurs nouveaux engagements d'ici la fin de l'année.

L'ONU prévient aussi que "l'équité" dans les efforts sera "centrale" pour la réussite, puisque les émissions des 1% de la population mondiale la plus riche représentent le double de celles de la moitié la plus pauvre.

"La pandémie est l'avertissement que nous devons d'urgence quitter notre chemin de développement destructeur, moteur des trois crises planétaires: changement climatique, perte de biodiversité et pollution. Mais elle constitue aussi clairement une opportunité (...) pour protéger notre climat et la nature pour les décennies à venir", conclut la cheffe du PNUE.

La fonte rapide des glaces de mer a provoqué un réchauffement climatique brutal

Arctique : 35 ans de fonte de la banquise vue par la Nasa Alors que l'année 2019 s'annonce lugubre pour le cercle arctique, une nouvelle animation de la Nasa montre l'évolution de la banquise durant les 35 dernières années, entre janvier 1984 et juillet 2019. Le déclin visible de l'étendue et de l'épaisseur de la glace lié au réchauffement climatique donne des frissons.

Sous l'effet du réchauffement climatique, la glace de mer arctique fond. Mais des chercheurs nous apprennent aujourd'hui qu'inversement, la fonte de la glace de mer peut provoquer un réchauffement climatique brutal. Une rétroaction plutôt inquiétante dans le contexte de changement climatique anthropique que nous vivons actuellement.

Il y a plusieurs décennies, des carottes glaciaires du Groenland ont montré des fluctuations rapides du climat au cours de la dernière période glaciaire -- il y a entre 10.000 et 110.000 ans -- qu'a connue la Terre. Les températures de la calotte ont alors pu atteindre les 16,5 °C ! Mais les chercheurs peinent à expliquer les causes de ces événements dits de Dansgaard Oeschger (ou événements D-O).



Aujourd'hui, de nouveaux travaux menés par l’université de Copenhague (Danemark) montrent que ces changements climatiques brutaux pourraient avoir été liés à un déclin rapide et étendu de la couverture de glace de mer dans les mers du nord de notre hémisphère. Un résultat qui revêt une importance particulière alors que la glace de mer recule de nouveau de manière marquée.

« Nous avons étudié les changements dans la couverture de glace de mer au cours de la dernière période glaciaire dans des carottes marines et de glace », explique Helle Astrid Kjaer, climatologue à l'Institut Niels Bohr (Danemark), dans un communiqué. Les chercheurs ont notamment observé la relation entre des molécules organiques spécifiques produites par les algues vivant dans la glace de mer et d'autres produites par des algues vivant dans les eaux libres de glace.

Dans les années 1980, Willie Dansgaard (université de Copenhague) et Hans Oeschger (université de Berne) sont les premiers à déceler des cycles de variations de température surprenantes dans des forages effectués au Groenland. Leur nom sera donné au cycle court – réchauffement brutal de 10 °C au moins en quelques dizaines d’années seulement dans l’hémisphère nord. Des chercheurs de l’université de Copenhague (Danemark) pensent aujourd’hui avoir trouvé une explication à ces cycles dans la fonte des glaces de mer. © ENS Lyon

Une boucle de rétroaction inquiétante
« Grâce à la haute résolution de nos données, nous pouvons voir que les mers nordiques, au cours des changements climatiques rapides de la période glaciaire -- les événements D-O --, passent d'une couverture de glace toute l'année à une couverture de glace saisonnière. Ce sont des connaissances que nous pouvons appliquer pour mieux comprendre comment le déclin de la glace de mer que nous observons aujourd'hui peut avoir un impact sur le climat dans l’Arctique », poursuit Helle Astrid Kjær.

Ces travaux montrent en effet que la glace de mer a pu, par le passé, décliner de manière importante, en moins de 250 ans. Simultanément, les eaux des océans se sont mélangées. Un excès de chaleur a été libéré dans l'atmosphère, entraînant un soudain réchauffement du climat.
Selon les chercheurs de l'université de Copenhague, la glace de mer constitue donc « un élément de basculement » dans un système océan-glace-climat très étroitement couplé. Une information cruciale à l'heure où, en réponse au réchauffement climatique anthropique, la superficie de l'océan Arctique couverte par la glace de mer diminue rapidement. Un phénomène qui donc, à en croire ces derniers travaux, pourrait entraîner... un changement climatique soudain !


-provoque-rechauffement-climatique-brutal

Rapport Planète Vivante 2020 : Les activités humaines principales responsables du déclin de 68% des populations de vertébrés en moins d’un demi-siècle

Les populations de vertébrés - poissons, oiseaux, mammifères, amphibiens et reptiles - ont chuté de 68% entre 1970 et 2016. C’est sur ce nouveau constat alarmant que s’ouvre l’édition 2020 du rapport Planète Vivante, analyse scientifique réalisée tous les deux ans par le WWF concernant la santé de notre planète et l'impact de l'activité humaine.

Dans son rapport, le WWF s’appuie sur l’Indice Planète Vivante qui est calculé par la Société zoologique de Londres à partir de données scientifiques collectées sur 21 000 populations de plus de 4 000 espèces de vertébrés. Les conclusions sont édifiantes et dépassent même les prévisions : entre 1970 et 2016, le déclin moyen des populations de vertébrés est de 68%. Ce chiffre était de 60% en 2018 et de 58% en 2016.

Les activités humaines, principales causes de destruction de la biodiversité

Première cause directe de perte de biodiversité, la destruction des habitats s’explique surtout par la conversion d’habitats vierges et le changement d’utilisation des terres pour l’agriculture industrielle. Et cette dégradation concerne aussi les océans. Le dérèglement climatique, qui fait déjà partie des cinq menaces majeures, pourrait devenir la première cause de disparition des espèces, entraînant la disparition d’au moins 20% des espèces terrestres à horizon 2100.

Si les activités humaines ont un impact sur l’ensemble des écosystèmes, les chiffres sont encore plus inquiétants pour les milieux d’eau douce - zones humides, lacs ou rivières - et les espèces – amphibiens, reptiles, poissons - qui en dépendent. Avec le chiffre de 84%, le déclin moyen y est le plus marqué. De la même manière, certaines régions du monde sont plus impactées par l’activité de l’Homme. C’est le cas des sous-régions tropicales des Amériques dont le déclin de 94 % de l’indice Planète vivante est le plus important jamais observé.
Rapport Planète Vivante 2020

Coronavirus en France : 3 063 nouveaux cas, des chiffres inquiétants sur le futur rebond

Mis À Jour Le 15/12/20 02:40

 la France compte 2 379 915 cas confirmés de coronavirus, soit plus de 3 000 enregistrés en 24 heures. 371 morts ont été comptabilisés de dimanche à lundi.

Le dernier bilan de Santé publique France,fait état de 3 063 cas supplémentaires recensés en 24 heures et de 371 décès en plus. Les hospitalisations et les réanimations augmentent. Le point détaillé :

2 379 915 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 3 063 de plus , 

tres etonnant ce chiffre comme par hasard le 15 decembre ons est a 3063 or que nous somme a plus de 10 000 tous les jour depuis fort longtemps ????


58 282 décès au total (Ehpad compris), soit 371 de plus
40 346 décès à l'hôpital, soit 371 de plus
25 481 hospitalisations en cours, soit 242 de plus
906 personnes actuellement en réanimation, soit 35 de plus
1316 nouveaux admis à l'hôpital (+648) et 209 en réanimation (+120)
177 647 personnes sorties de l'hôpital, soit 652 de plus
Taux de positivité des tests : 6,2 en baisse de 0,1 point
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les infos du lundi 14 décembre
A la veille du basculement entre le confinement et le couvre-feu, les chiffres de la circulation du Covid-19 en France sont toujours inquiétants. Selon le dernier bilan de Santé publique France, encore 11 500 cas de coronavirus ont été identifiés en 24 heures et on note également une augmentation des personnes hospitalisées (+259 entre samedi et dimanche). Selon le site Covid Tracker, le taux de reproduction du virus (l'indice "R") remonte de manière spectaculaire. Pour rappel, il correspond au nombre de personnes que contamine, en moyenne, chaque malade. Quasiment à 0,5 fin novembre, le R est désormais à 0,94 et s'approche dangereusement de 1, seuil d'une circulation active du Covid-19.
Ce lundi, deux villes donnent le coup d'envoi d'une vaste campagne de dépistage du coronavirus. Au Havre et à Charleville-Mézières, choisies car le Covid-19 y est particulièrement présent, on ambitionne de tester une partie importante de la population à la veille des fêtes. Des dispositifs ambitieux y sont déployés, à l'image des pharmacies et des laboratoires bien sûr, mais aussi de centres éphémères installés dans des gymnases par exemple, où sont pratiqués en majorité des tests antigéniques gratuits, dont les résultats sont communiqués en 30 minutes.
Le vaccin allemand Curevac lance ce lundi la phase 3 de ses essais cliniques, dernière étape avant une possible mise sur le marché. Ces essais pratiqués sur l'Homme et à grande échelle doivent être menés en Europe et en Amérique du Sud sur "plus de 35 000 participants", a révélé la société de biotechnologie.

13 947 contaminations ces dernières 24 heures en plus, le virus circule toujours autant

Mis à jour le 14/12/20  03:40


Selon le dernier bilan de Santé publique France diffusé ce dimanche 13 décembre, plus de 11 500 cas positifs de Covid ont été relevés en France en 24 heures. Par ailleurs, 150 morts supplémentaires sont à déplorer à l'hôpital. On note une nette augmentation du nombre de personnes hospitalisées (+259), imputable en partie aux remontées très partielles des chiffres des hôpitaux le week-end, en particulier du nombre de sorties notamment.

2 376 852 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 11 533 de plus
57 911 décès au total (Ehpad compris), soit 150 de plus
39 975 décès à l'hôpital, soit 150 de plus
25 239 hospitalisations en cours, soit 259 de plus
2871 personnes actuellement en réanimation, soit 10 de plus
668 nouveaux admis à l'hôpital (-429) et 89 en réanimation (-38)
176 995 personnes sorties de l'hôpital, soit 252 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.


Près de 14 000 personnes ont été contaminées par le Covid-19 ces dernières 24 heures, indique Santé publique France dans son dernier bilan ce samedi. Ce niveau est toujours trop élevé et semble atteindre un haut plateau depuis plusieurs jours.

Les infos du dimanche 13 décembre
Les derniers chiffres épidémiques confirment depuis plusieurs jours une stagnation de la décroissance : près de 14 000 nouveaux cas ont encore été recensés lors du dernier bilan de Santé publique France ce samedi, et 194 morts dans les hôpitaux. Un chiffre à retenir (plus encourageant) : le nombre de personnes en réanimation est passé sous la barre des 3 000.
Le recul de l'épidémie marque le pas, selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France de jeudi. Le "plateau", évoqué depuis plusieurs jours par les épidémiologistes, est détaillé à partir de données précises. Découvrez ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique.
Les résultats des essais cliniques étaient décevants : le vaccin développé par Sanofi et GSK ne sera finalement pas disponible avant fin 2021. En cause : une efficacité insuffisante sur les personnes de plus de 50 ans, alors que ce sont justement ces individus qui sont les plus à risques. La France avait commandé 45 millions de doses.
Pour se rendre en Corse à partir du 19 décembre, il faudra effectuer un test PCR ou antigénique dans les 72 heures avant d'embarquer dans un vol ou un bateau. Sur place, il sera nécessaire de se munir d'une attestation sur l'honneur qui certifie que l'on n'est pas porteur du Covid-19. Cette mesure, annoncée par le préfet et l'ARS ce samedi, sera en vigueur jusqu'au 8 janvier. Des contrôles seront effectués à bord des ports et des aéroports.

Coronavirus en France : encore 627 morts, le Covid toujours très actif

Mis à jour le 12/12/20   04:26

Le dernier bilan de Santé publique France, publié ce vendredi soir, fait état de plus de 13 000 nouvelles contaminations et 627 décès. Ce bilan confirme le plateau observé depuis plusieurs semaines, même s'il convient de rappeler que le nombre de morts inclut le vendredi les données des Ehpad.

Selon le dernier bilan de Santé publique France diffusé vendredi 11 décembre, 13 406 personnes ont été contaminées par le Covid-19 ces dernières 24 heures. On observe donc bel et bien un effet plateau depuis plusieurs jours dans le nombre de cas diagnostiqués. Par ailleurs, 627 morts supplémentaires sont à déplorer, dont 304 à l'hôpital. Si ce nombre est bien supérieur au bilan de la veille, c'est parce que les données des Ehpad sont communiquées le vendredi ce qui, mécaniquement, fait remonter la courbe des décès. Sur les 24 975 personnes hospitalisées actuellement, 2 884 sont en réanimation, soit 75 de moins qu'hier.

2 351 372 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 13 406 de plus
129 501 cas en Ehpad (chiffre mis à jour ce soir)
57 567 décès au total (Ehpad compris), soit 627 de plus
39 631 décès à l'hôpital, soit 304 de plus
17 936 décès en Ehpad, soit 323 de plus depuis mardi
24 975 hospitalisations en cours, soit 256 de moins
2 884 personnes actuellement en réanimation, soit 75 de moins
1 334 nouveaux admis à l'hôpital (-106) et 180 en réanimation (-11)
175 891 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 233 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Précision : le calcul du taux de positivité a été modifié par Santé publique France à partir du 8 décembre. Si une même personne a réalisé plusieurs tests dans les 60 jours et que ceux-ci sont négatifs, chacun d'eux sera désormais comptabilisé, contrairement à auparavant. Le taux de positivité chute donc mécaniquement.

Les infos du vendredi 11 décembre
Santé publique France a publié son dernier point épidémiologique. Le coup d'arrêt dans la baisse de circulation du Covid-19 y est détaillé au travers de chiffres précis. Découvrez ce qu'il faut retenir de ce point épidémiologique.
Coup dur pour le vaccin des laboratoires français Sanofi et britannique GSK qui ont annoncé que leur vaccin contre le Covid-19 ne serait prêt que fin 2021, après des résultats moins bons qu'espéré des premiers essais cliniques. La conduite du programme "est retardée afin d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées", indiquent les groupes dans un communiqué.
Selon les derniers chiffres de la pandémie en France, encore plus de 13 000 cas ont été recensés en 24 heures, avec 627 décès de plus. Pour rappel, le bilan du vendredi prend en compte les morts recensés dans les Ehpad, ce qui contribue à augmenter le bilan par rapport à la veille. Le nombre de personnes hospitalisées diminue (-256), ainsi que les patients en réanimation (-75).
L'AFP rapporte que le laboratoire AstraZeneca a annoncé des essais cliniques communs combinant leurs deux vaccins contre le nouveau coronavirus.

Coronavirus en France : 13 750 nouveaux cas, la décrue stoppée ?

Mis à jour le 11/12/20 03:41

Le nombre de contaminations au Covid-19 atteint depuis plusieurs jours un "haut plateau" de près de 14 000 nouveaux cas confirmés par jour, ce qui reste plus du double de l'objectif des 5 000 contaminations journalières. Le risque d'une troisième vague, déjà anticipé par plusieurs spécialistes, est de plus en plus prégnant et pourrait même déjà s'observer dans certaines régions.

Selon le dernier bilan de Santé publique France diffusé jeudi 10 décembre, 13 750 personnes ont été contaminées par le Covid-19 ces dernières 24 heures. On observe donc bel et bien un effet plateau depuis plusieurs jours dans le nombre de cas diagnostiqués. Par ailleurs, 292 morts supplémentaires sont à déplorer dans la journée. Pour autant, il n'y a pas que de mauvais chiffres : parmi les données plus encourageantes, le nombre de personnes en réanimation passe sous la barre des 3 000 patients.

2 337 966 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 13 750 de plus
56 940 décès au total (Ehpad compris), soit 292 de plus
39 327 décès à l'hôpital, soit 292 de plus
25 231 hospitalisations en cours, soit 327 de moins
2 959 personnes actuellement en réanimation, soit 82 de moins
1 440 nouveaux admis à l'hôpital (+68) et 191 en réanimation (+21)
174 658 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 411 de plus
Taux de positivité des tests : 6,4%, stable
2 865 clusters en cours d'investigation
100 départements en vulnérabilité élevée
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Précision : le calcul du taux de positivité a été modifié par Santé publique France à partir du 8 décembre. Si une même personne a réalisé plusieurs tests dans les 60 jours et que ceux-ci sont négatifs, chacun d'eux sera désormais comptabilisé, contrairement à auparavant. Le taux de positivité chute donc mécaniquement.

Les infos du jeudi 10 décembre
Le confinement prendra officiellement fin le 15 décembre pour laisser sa place à un couvre-feu entre 20 heures et 6 heures, a annoncé Jean Castex lors d'une conférence de presse ce jeudi à 18 heures. Accompagné du ministre de la Santé et du ministre de l'Intérieur, le chef du gouvernement a dressé la liste des nouvelles mesures lors des fêtes. Parmi les principales à retenir : les déplacements entre régions seront autorisés, l'attestation de déplacement ne sera plus demandée en journée, le Réveillon de Noël sera exempté de couvre-feu et les établissements culturels et sportifs seront fermés pendant encore trois semaines après le 15 décembre.
Invité de BFM TV ce matin, Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon, parle désormais d'un "haut-plateau" de l'épidémie du coronavirus en France, ce qui selon lui est "peut être plus difficile qu'une troisième vague".
Dans plusieurs départements, les indicateurs comme le taux d'incidence repartent à la hausse. Vosges, Sarthe, Nièvre, le Gers, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées, Moselle etc... Tous sont en alerte. En Île de France, le directeur de l'ARS Aurélien Rousseau alerte également sur le regain de l'épidémie en annonçant plus de 2600 cas dans la région en 24h, "le double de la veille".

La FDA énumère les effets secondaires potentiels des #vaccins #COVID...



Catégories : #Santé

Surveillance de la sécurité des vaccins COVID-19 par la FDA:

ÉBAUCHE Liste de travail de la survenue possible d'effets indésirables

***Sous réserve de modifications***

Source: FDA (Vaccines and Related Biological Products Advisory Committee October 22, 2020 Meeting

Coronavirus en France : 296 morts en 24h, l'objectif de Macron s'éloigne

Mis à jour le 10/12/20 03:47

le bilan de Santé publique France a confirmé une nouvelle fois l'effet "plateau" épidémique, avec plus de 14 000 nouvelles contaminations liées au Covid-19 en 24 heures. 296 décès ont été enregistrés dans la journée.

Selon le dernier bilan de Santé publique France diffusé mercredi 9 décembre, l'effet "plateau" est bel et bien présent puisque plus de 14 000 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures. Par ailleurs, 296 décès supplémentaires sont à déplorer dans la journée.

2 324 216 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 14 595 de plus
56 648 décès au total (Ehpad compris), soit 296 de plus
39 035 décès à l'hôpital, soit 296 de plus
25 558 hospitalisations en cours, soit 356 de moins
3 041 personnes actuellement en réanimation, soit 47 de moins
1 372 nouveaux admis à l'hôpital (-215) et 170 en réanimation (-44)
173 247 personnes sorties de l'hôpital, soit 1379 de plus
Taux de positivité des tests : 6,4%
2865 clusters en cours d'investigation
100 départements en vulnérabilité élevée
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Précision : le calcul du taux de positivité a été modifié par Santé publique France à partir du 8 décembre. Si une même personne a réalisé plusieurs tests dans les 60 jours et que ceux-ci sont négatifs, chacun d'eux sera désormais comptabilisé, contrairement à auparavant. Le taux de positivité chute donc mécaniquement ce mercredi.

Les infos du mercredi 9 décembre
Invité de la matinale de Cnews mercredi matin, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a expliqué que le coronavirus était toujours en train de "résister" en France et que le risque de "3e vague était bien présent". "Ce risque existe et je pense que les Français l'ont parfaitement intégré" a-t-il expliqué. Sur la question du déconfinement, Gabriel Attal s'est montré encore très vague en indiquant que le conseil de défense devrait trancher l'assouplissement ou le durcissement de ce dernier.
Depuis quelques jours, plusieurs départements montrent une certaine fragilité dans les indicateurs du Covid en France. Dans les Vosges, comme l'a souligné le Parisien, le taux de positivité a augmenté de 47% en une semaine. La Nièvre, le Gers, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées ou encore la Côte-d'Or et le Jura montrent également un taux d'incidence très élevé par rapport à la moyenne nationale. Au total, ce sont 35 départements qui affichent cette hausse. Pour les hospitalisations, 20 départements recensent une augmentation des cas avec une grosse alerte dans la Sarthe qui enregistre un bond de 25% en une semaine.
Le président de la région Grand Est Jean Rottner a confirmé cet effet "plateau" dans les régions frontalières "particulièrement les Ardennes et le nord de la Lorraine, la Moselle". Inquiétude également comme indiqué juste en haut dans la Sarthe. Selon Olivier Bossard, directeur général du Centre Hospitalier du Mans interrogé par Le Parisien, "le nombre n'a pas cessé de croître dans le département (...) nous avons vu une décrue depuis le début du mois de novembre, mais la situation reste tendue, notamment en réanimation. Ce qui nous empêche de reprogrammer des opérations déjà décalées."

Coronavirus en France : "Une situation de plus en plus mauvaise", déjà le rebond ?

Mis à jour le 08/12/20 20:56

Depuis quelques jours, les chiffres montrent une stagnation et des indicateurs repartent à la hausse dans certaines régions comme dans les Vosges. Selon Catherine Hill, épidémiologiste, la situation va être "de plus en plus mauvaise."

Depuis quelques jours, plusieurs départements montrent une certaine fragilité dans les indicateurs du Covid en France. Dans les Vosges, comme le souligne le Parisien, le taux de positivité a augmenté de 47% en une semaine. La Nièvre, le Gers, les Landes, le Lot-et-Garonne et les Hautes-Pyrénées ou encore la Côte-d'Or et le Jura montrent également un taux d'incidence très élevé par rapport à la moyenne nationale. Pour les hospitalisations, 20 départements recensent une augmentation des cas avec une grosse alerte dans la Sarthe qui enregistre un bond de 25% en une semaine.
Pour Catherine Hill, épidémiologiste interrogée sur BFM TV, la situation va être de "plus en plus mauvaise". "Tout ce qui relâche le système augmente la circulation du virus. La situation va devenir plus mauvaise avec les fêtes de Noël et le jour de l'an, ça c'est absolument certain. Tout ça c'est très très mauvais. J'adore les fêtes de familles mais franchement en ce moment c'est pas une bonne idée".
Le président de la région Grand Est Jean Rottner confirme cet effet "plateau" dans les régions frontalières "particulièrement les Ardennes et le nord de la Lorraine, la Moselle". Inquiétude également comme indiqué juste en haut dans la Sarthe. Selon Olivier Bossard, directeur général du Centre Hospitalier du Mans interrogé par Le Parisien, "le nombre n'a pas cessé de croître dans le département. Concernant notre établissement nous avons vu une décrue depuis le début du mois de novembre, mais la situation reste tendue, notamment en réanimation. Ce qui nous empêche de reprogrammer des opérations déjà décalées."
Les contaminations liées au coronavirus ne baissent plus, c'est le bilan fait par Jérôme Salomon, directeur général de la santé, lors de son dernier point presse ce lundi 7 décembre. Malgré "les efforts des Français" comme le souligne le professeur, "nous sommes encore loin de l'objectif des 5000 cas (...) et nous sommes toujours face à un risque élevé de rebond épidémique". Interrogé sur la capacité à atteindre les 5000 cas par jour au 15 décembre, Jérôme Salomon a confirmé la tendance en affirmant qu'il serait difficilement atteignable tout en expliquant que les "conditions hivernales" étaient la cause et non l'attitude de relâchement des Français.

Coronavirus en France : "Le niveau de contamination quotidienne ne baisse plus" alerte Salomon

Lors d'un point presse sur la situation épidémique du coronavirus en France, Jérôme Salomon a confirmé que les contaminations ne baissaient plus depuis quelques jours et que les 5000 cas seront difficilement atteignables.

"Nous sommes encore loin de l'objectif des 5 000 cas par jour". Dans sa conférence de presse ce lundi 7 décembre, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a indiqué que l'objectif fixé par Emmanuel Macron est encore très loin d'être atteint, mettant en avant la "contamination élevée chez les personnes âgées de plus de 75 ans. "Malgré tous nos efforts, collectifs et individuels, nous sommes toujours face à un risque élevé de rebond épidémique" alerte-t-il, lançant également un message d'alerte sur les fêtes de fin d'année : "Pour les fêtes, nous verrons au moment voulu, mais les Français ont bien compris qu'on faisait appel à leur bon sens".
Dans un premier bilan communiqué par Jérôme Salomon, 3411 nouveaux cas ont été recensés en 24h, un chiffre à prendre toujours avec précaution le lundi. Bonne nouvelle, les patients en réanimation sont une nouvelle fois en baisse avec 22 personnes de moins alors que 72 personnes supplémentaires sont hospitalisées.
Pour certains spécialistes, la troisième vague est une menace à prendre très au sérieux. L'infectiologue Odile Launay, invitée ce lundi de BFMTV et RMC, a estimé qu'il y avait "de fortes chances d'avoir une 3e vague". Et ne comptez pas sur l'arrivée prochaine du vaccin contre le Covid-19 : il "ne risque pas de l'empêcher", cette troisième vague. Dans cette perspective, les fêtes de Noël s'annoncent décisives. "Cela dépend de la façon dont les Français vont respecter les consignes qui leur sont données", a estimé Odile Launay.
L'objectif de sortie du confinement, fixée au 15 décembre, est clairement remis en cause. Malgré une baisse continue depuis la mi-novembre, le nombre de contaminations quotidiennes est encore loin des 5 000 cas en moyenne hebdomadaire, condition fixée par le gouvernement pour le déconfinement. Cet objectif "n’est pas atteignable car la courbe arrête de descendre, elle se stabilise", a estimé ce lundi sur LCI Eric Caumes, infectiologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière (Paris).

COVID 19 : LA CAMPAGNE DE VACCINATION EN 3 PHASES EN FRANCE DÉBUTE LE 4 JANVIER 2021 EN EHPAD

ÉTAPE 1 : Janvier 2021 - Février 2021

En janvier 2021 la France connaîtra la première phase de sa campagne de vaccination. Conformément aux recommandations de la Haute Autorité de Santé, celle-ci ciblera d'abord une partie de la population à risque : les personnes âgées en établissement notamment dans les Ehpad ainsi que le personnel susceptible de développer une forme grave de la maladie.



ÉTAPE 2 : Février 2021 - Mars 2021

Passée la première phase et au fur et à mesure des livraisons, le périmètre de vaccination se voit progressivement élargi aux autres populations vulnérables. Ce sera d'abord les plus de 75 ans, puis les 65 à 74 ans. Ensuite viendra le tour des personnes présentant une pathologique chronique pouvant favoriser une forme grave de la maladie ainsi que les professionnels de santé ou du médico-social âgé de plus de 50 ans.

Cette étape devrait concerner 14 millions de français.

ÉTAPE 3 : Printemps 2021

Au printemps 2021, on entrera enfin dans la troisième phase et dernière phase de cette campagne de vaccination. Cette fois, l'accès au vaccin est d'abord élargi aux personnes âgées entre 50 et 64 ans ainsi que le personnel de sécurité, de l'éducation, des populations vulnérables et précaires ainsi que celles vivant dans des hébergements confinés et lieux clos. Ensuite, il sera disponible pour l'ensemble de la population. Si le vaccin ne sera pas obligatoire, la prise en charge sera néanmoins gratuite pour ceux qui souhaitent se faire vacciner.

les personnes de 50 à 64 ans en priorité, les personnels de sécurité, d’éducation, les personnes vulnérables et précaires, les personnes dans des hébergements confinés et lieux clos.

Coronavirus en France : craintes d'une 3e vague, prise de parole de Salomon

Mis à jour le 07/12/20 19:30


Le dernier bilan de Santé publique France rapporte plus de 11 000 cas de Covid-19 en France identifiés en 24 heures. Ce chiffre traduit certes une baisse qui se poursuit dans la quantité de nouveaux cas quotidiens - ils étaient 86 852 le 7 novembre -, mais il permet également d'affirmer que cette baisse, continue depuis plusieurs semaines, paraît atteindre un plateau. Malgré un confinement toujours en vigueur, les interactions sociales se font de plus en plus nombreuses et cela pourrait prochainement faire inverser la courbe.
Pour certains spécialistes, la troisième vague est une menace à prendre très au sérieux. L'infectiologue Odile Launay, invitée ce lundi de BFMTV et RMC, a estimé qu'il y avait "de fortes chances d'avoir une 3e vague". Et ne comptez pas sur l'arrivée prochaine du vaccin contre le Covid-19 : il "ne risque pas de l'empêcher", cette troisième vague. Dans cette perspective, les fêtes de Noël s'annoncent décisives. "Cela dépend de la façon dont les Français vont respecter les consignes qui leur sont données", a estimé Odile Launay.
L'objectif de sortie du confinement, fixée au 15 décembre, est clairement remis en cause. Malgré une baisse continue depuis la mi-novembre, le nombre de contaminations quotidiennes est encore loin des 5 000 cas en moyenne hebdomadaire, condition fixée par le gouvernement pour le déconfinement. Cet objectif "n’est pas atteignable car la courbe arrête de descendre, elle se stabilise", a estimé ce lundi sur LCI Eric Caumes, infectiologue à l'hôpital de La Pitié-Salpêtrière (Paris).
Un léger rebond épidémique est même observé dans certains départements français, comme dans les Landes, dans le Finistère, l'Ille-et-Vilaine, les Vosges ou le Jura.
Jérôme Salomon tient une conférence de presse aujourd'hui à 18h, inhabituelle pour un lundi, pour faire le point sur la dynamique épidémiologique, qui n'est pas bonne.
Bonne nouvelle : l'ARS d'Auvergne-Rhône-Alpes a autorisé les hôpitaux de la Loire, l'un des départements ayant été l'un des plus touchés de la deuxième vague, à reprendre progressivement les opérations déprogrammées, car considérées comme non urgentes, pendant le deuxième confinement.

Vaccin Covid-19 : effets secondaires, efficacité, que sait-on ?


La vaccination Covid-19 a démarré en Russie (vaccin Spoutnik V). Elle est lancée demain, mardi 8 décembre, au Royaume-Uni avec le candidat-vaccin de Pfizer. La France a donné les dates de sa stratégie de vaccination. Où en sont les laboratoires Moderna, Sanofi, Astrazeneca et le vaccin chinois ? Quels effets secondaires possibles ? Direct.

[Mise à jour le lundi 7 décembre à 11h15] L'arrivée d'un ou de plusieurs vaccins contre l'infection Covid-19 s'accélère alors que les essais cliniques ne sont pas tous terminés. Le Royaume-Uni est le premier dans le monde à avoir autorisé le déploiement du vaccin développé par Pfizer et BioNTech et la campagne de vaccination des Anglais débutera mardi 8 décembre. Le NHS (Système de santé publique du Royaume-Uni) commencera à vacciner les patients contre le coronavirus dans des dizaines de centres hospitaliers, explique-t-il sur son site. Les personnes âgées de 80 ans et plus ainsi que les travailleurs des foyers de soins seront les premiers à recevoir le vaccin, ainsi que les travailleurs du NHS qui sont plus à risque. La vaccination se fera en deux doses avec un rappel à 21 jours. Dans le reste du monde, la Russie et le Chine ont déjà commencé à vacciner leurs populations. En France "une dizaine de vaccins devraient arriver entre fin décembre et cet été" a annoncé le Premier ministre Jean Castex lors de la conférence de presse du jeudi 3 décembre. "Nous serons prêts pour les premières vaccinations à partir de début janvier" a-t-il ajouté. Les premières personnes à être vaccinées seront les résidents des Ehpad. Quels sont les types de vaccins envisagés contre l'infection Covid-19 ? Quelles différences selon les laboratoires ? Où seront-ils produits ? Par qui ? Quelle commande a fait l'Europe ? Ce que l'on sait à date.

Dernières Infos :
Le vaccin "surtout de la publicité" pour Didier Raoult. Interviewé sur CNews, le Pr Didier Raoult a critiqué la stratégie vaccinale Covid-19. Au sujet du vaccin à ARN (méthode utilisée par Pfizer et Moderna), il considère qu'il s'agit de "publicité" : "Je n'ai pas vu d'articles scientifiques." Concernant la priorité donnée aux personnes les plus âgées pour la vaccination, il a rappelé que pour les vaccins que l'on connait déjà comme celui de la grippe" l'immunité va en se dégradant, avec l'âge". Plus on est âgé, moins le vaccin fonctionne.
Le vaccin chinois de Sinovac va pouvoir être produit. Le laboratoire chinois Sinovac Biotech annonce lundi avoir décroché un financement de 500 millions de dollars (424 millions d'euros) pour produire son vaccin contre le nouveau coronavirus.
Début de vaccination en Russie. Le vaccin russe Spoutnik V contre le Covid-19 a commencé à être distribué à Moscou, samedi, à travers 70 cliniques dans le cadre de la première étape d'une campagne de vaccination. Le vaccin russe sera d'abord mis à la disposition des médecins et autres travailleurs médicaux, des enseignants et des travailleurs sociaux afin de cibler les populations les plus exposées à la maladie.
Vaccination en France contre la Covid-19
Le plan de vaccination des Français contre l'infection Covid-19 se précise. Lors de la conférence de presse du 3 décembre, Jean Castex accompagné d'Olivier Véran a présenté la stratégie vaccinale du gouvernement annoncée dans les grandes lignes par le Président de la République Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée du 24 novembre. Cette stratégie sera présentée au Parlement, a annoncé le Premier ministre, au cours du mois de décembre.

Sécuriser le nombre de doses : la France, via la Commission européenne a pré-acheté des vaccins auprès de différents laboratoires. "La France disposera d'un potentiel de 200 millions de doses ce qui permettrait de vacciner 100 millions de personnes puisque le vaccin nécessite à ce jour 2 injections" a indiqué Jean Castex le 3 décembre.
Vacciner les plus fragiles."Vacciner en priorité les personnes pour lesquelles le virus est la plus dangereux" a indiqué Jean Castex. Conformément aux recommandations faites par la Haute Autorité de Santé le 1er décembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a précisé qu' "en janvier 2021, la vaccination sera proposée dans les établissements pour personnes âgées aux résidents et aux personnels vulnérables au virus".
"Nous ne démarrerons rien sans l'avis préalable de la Haute Autorité de Santé sur chacun des vaccins"

Organiser l'approvisionnement des vaccins. "Construire une logistique adaptée au défi majeur qui s'ouvre. Acheminer des millions de vaccins est une opération d'une très grande complexité", a rappelé le Premier ministre avant d'assurer que "nous serons prêts pour les premières vaccinations à partir de début janvier".
Garantir la sécurité sanitaire : Emmanuel Macron a annoncé la création d'un comité scientifique chargé du suivi de la vaccination en France ainsi que d'un "collectif de citoyens pour associer plus largement la population". "Je tiens à ce que celle-ci se fasse dans un cadre totalement transparent. La vaccination doit se faire de manière claire, transparente, en partageant à chaque étape toutes les informations : ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas" a-t-il précisé. Propos renforcés par Jean Castex le 3 décembre : "Nous ne démarrerons rien sans l'avis préalable de la Haute Autorité de Santé sur chacun des vaccins et les personnes vaccinées seront suivies dans le cadre d'un dispositif renforcé de pharmacovigilance et de traçabilité mise en place par l'ANSM et l'Assurance maladie."
Vaccination gratuite. Le Premier ministre a indiqué le 3 décembre que la vaccination contre la Covid-19 serait gratuite pour tous.
Un vaccin obligatoire ?
Non. Emmanuel Macron l'a dit lors de son allocution du 24 novembre : "Je ne rendrai pas la vaccination obligatoire." "La vaccination doit se faire de manière claire, transparente, en partageant à chaque étape toutes les informations : ce que nous savons, comme ce que nous ne savons pas" a-t-il précisé alors que beaucoup de Français se montrent réticents à cette vaccination. La Haute Autorité de Santé a confirmé le 30 novembre qu'elle ne préconisait pas "à ce stade, de rendre obligatoire la vaccination contre la Covid-19, que ce soit pour la population générale ou pour les professionnels de santé".

Qui sera vacciné en premier ?
Emmanuel Macron a annoncé le 24 novembre que les personnes vaccinées en premier, en France, seraient "les personnes les plus fragiles et donc les plus âgées". Le 3 décembre, Jean Castex a présenté un plan en trois phases, correspondant aux recommandations principales de la Haute Autorité de Santé publiées le 30 novembre.

Campagne vaccinale de la France en 3 étapes présentée par Jean Castex le 3 décembre.


ETAPE 1 ETAPE 2 ETAPE 3
Janvier-Février 2021 Février-Mars 2021 Printemps 2021
1 millions de personnes vaccinées correspondant à la phase 1 de la HAS (résidents en Ehpad ou autres hébergements collectifs pour personnes âgées et professionnels exerçant dans les établissements accueillant des personnes âgées (en premier lieu en EHPAD, USLD) présentant eux-mêmes un risque accru de forme grave/de décès (plus de 65 ans et/ou présence de comorbidité(s)). 14 millions de personnes vaccinées correspondant à la phase 2 de la HAS (personnes âgées de 75 ans et +, présentant une ou plusieurs comorbidité(s), puis les 65-74 ans en priorisant celles présentant une ou plusieurs comorbidité(s), puis les professionnels des secteurs de la santé et du médico-social âgés de 50 ans et plus et/ou présentant une ou plusieurs comorbidité(s) (quel que soit le mode d'exercice). Elargissement aux autres tranches de la population.
La Haute Autorité de Santé recommande de vacciner dans l'ordre :

Une phase 1 pour les résidents en Ehpad ou autres hébergements collectifs pour personnes âgées (USLD...) et les professionnels exerçant dans les établissements accueillant des personnes âgées (en premier lieu en EHPAD, USLD) présentant eux-mêmes un risque accru de forme grave/de décès (plus de 65 ans et/ou présence de comorbidité(s)).
Une phase 2 quand plus de doses seront disponibles pour les 75 ans et + en commençant par les plus âgées/présentant une ou plusieurs comorbidité(s), puis les 65-74 ans en priorisant celles présentant une ou plusieurs comorbidité(s), puis les professionnels des secteurs de la santé et du médico-social âgés de 50 ans et plus et/ou présentant une ou plusieurs comorbidité(s) (quel que soit le mode d'exercice).
Une phase 3 pour les personnes à risque du fait de leur âge (50-65 ans) ou de leur(s) comorbidité(s) non vaccinées antérieurement, et les professionnels des secteurs de la santé et du médico-social non vaccinés antérieurement.
Une phase 4 pour les personnes vulnérables et précaires (sans domicile fixe…), vivant en collectivité (prisons, établissements psychiatriques, foyers…) non vaccinés antérieurement du fait de leur âge ou comorbidité, et les professionnels prenant en charge les personnes vulnérables dont les travailleurs sociaux, non vaccinés antérieurement du fait de leur âge ou comorbidité(s).
Une phase 5 pour les populations susceptibles d'être infectées (18-50 ans) et non ciblées antérieurement.
La HAS précise qu'en raison "de la faible inclusion (voire de l'exclusion) des femmes enceintes et des moins de 18 ans dans les essais cliniques en cours, la vaccination de ces populations n'est pas priorisée, à ce stade". Elle précise aussi que cette stratégie de vaccination pourra évoluer à mesure que de nouvelles informations seront disponibles (sécurité des vaccins selon les groupes d'âge, effet des vaccins sur l'acquisition de l'infection et la transmission...).

A quelle date ?
"Des vaccins seront disponibles dès fin décembre – début janvier, une seconde génération arrivera au printemps" a annoncé le président de la République Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, mardi 24 novembre. "Une dizaine de vaccins devraient arriver entre fin décembre et cet été" a confirmé le Premier ministre Jean Castex lors de la conférence de presse du jeudi 3 décembre. Le premier vaccin commercialisé sera celui de Pfizer au Royaume-Uni dès la semaine prochaine (7-13 décembre). Le vaccin de Moderna devrait arriver au début de l'année 2021 puis suivrait celui de Sanofi au mois de juin sous réserve de ses résultats en phase 3, qui doivent être menés jusqu'en mai prochain, selon les déclarations d'Olivier Bogillot, président de Sanofi France, le 15 novembre sur CNEWS. Ces arrivées seront confirmées en fonction des derniers résultats des essais cliniques en cours. Comme nous l'expliquait la biologiste Hela Ketatni en novembre "Les chiffres publiés sont des données préliminaires et les résultats doivent être validés à long terme, souligne-t-elle. Il faut minimum trois mois en phase 3 pour voir la durée d'efficacité. (...) Il faut vérifier l'innocuité du vaccin sur une durée plus longue, élargir le groupe des volontaires avec plus de personnes âgées et des personnes qui ont été contaminées par le Sars-CoV-2."

Etapes de déploiement du vaccin :

Le vaccin est autorisé par l'Agence européenne des médicaments conformément aux normes habituelles en matière d'innocuité et d'efficacité.
Une fois que la sûreté et l'efficacité des vaccins sont prouvées, et que l'Agence européenne des médicaments leur a accordé une autorisation de mise sur le marché, ils doivent être rapidement distribués et déployés dans toute l'Europe. "Tous les États membres auront accès aux vaccins contre la COVID-19 en même temps, sur la base de la taille de la population" précisait la Commission européenne en octobre 2020.
Avec quels vaccins ?
La France bénéficiera des vaccins commandés par l'Union européenne et la Commission. "Le nombre de doses étant réparti en fonction de la population de chaque état membre" a rappelé le Président de la République le 24 novembre. Plusieurs contrats ont été signés ces dernières semaines par la Commission européenne. Sa présidente, Ursula von der Leyen, a annoncé un contrat avec la société américaine Moderna mardi 24 novembre pour fournir jusqu'à 160 millions de doses de vaccin contre le Covid-19. Dans un communiqué du 12 novembre, la Commission européenne avait annoncé avoir approuvé un contrat avec les sociétés pharmaceutiques BioNTech et Pfizer, qui prévoit l'achat initial de 200 millions de doses pour le compte de l'ensemble des États membres de l'UE, ainsi que la possibilité de demander jusqu'à 100 millions de doses supplémentaires, "une fois qu'un vaccin se sera révélé sûr et efficace contre la Covid-19" précise-t-elle. Des contrats ont aussi été signés avec l'américain Johnson & Johnson, AstraZeneca, Sanofi-GSK et Janssen Pharmaceutica NV, et des discussions sont en cours avec CureVac.

→ La France devrait lancer en décembre trois essais cliniques via sa plateforme Covireivac pilotée par l'Inserm. Ces accords sont conclus avec des industriels, dont Astra Zeneca et Janssen. " Si les annonces de plusieurs laboratoires pharmaceutiques ces dernières semaines suscitent les espoirs quant à la possibilité de développer et de commercialiser rapidement un vaccin efficace contre la Covid-19, il est indispensable de développer plusieurs vaccins et de compléter la collecte de données, y compris sur ceux ayant des résultats préliminaires prometteurs" expliquent les responsables de la plateforme dans le communiqué du 2 décembre.

Où se fera la vaccination ?
Lors de son allocution du 3 décembre, Jean Castex a indiqué que le médecin généraliste devra "être au coeur du dispositif" de vaccination "et en particulier le médecin traitant". "C'est par l'application d'un maximum d'acteurs de terrains dans les territoires que passera la réussite de la vaccination, a estimé le Premier ministre. Chacun va pouvoir se faire vacciner par un professionnel de santé à côté de chez lui qu'il connait et en qui il a confiance."

"Les réactions allergiques graves de type anaphylactique peuvent être provoquées par les antigènes vaccinaux, elles surviennent dans un délai très court"

Quels effets secondaires possibles ?
Un vaccin comme tout médicament peut être responsable d'effets secondaires bénins ou graves. C'est dans ce but que sont réalisés des essais cliniques pour vérifier l'efficacité du vaccin mais aussi observer ses potentiels effets secondaires. Avant l'autorisation de mise sur le marché d'un vaccin, l'ANSM, ou l'agence européenne des médicaments, évaluent le risque associé à vaccin (effets indésirables) en regard de son bénéfice (protection contre l'infection ou la maladie). Le ratio bénéfices/risques doit être positif pour qu'un vaccin obtienne une Autorisation de Mise sur le Marché."Comme avec tous les vaccins, il peut survenir des effets indésirables avec les vaccins que nous allons tester" confirment les responsables de la plateforme française Covireivac, pilotée par l'Inserm et qui recrute des volontaires pour tester des candidats-vaccins. "Rougeur, gonflement, durcissement ou douleur au site d'injection, les effets indésirables sont bénins dans la grande majorité des cas et disparaissent spontanément en quelques jours. Ces réactions apparaissent généralement dans les heures qui suivent l'administration et guérissent rapidement" poursuivent-ils sur le site. "Des réactions dites générales peuvent également arriver" comme de la fièvre, un malaise, des douleurs musculaires ou des maux de tête.

Des effets graves ? "Les effets indésirables graves sont beaucoup plus rares. Un effet indésirable est dit grave lorsqu'il entraîne une invalidité importante et durable, lorsqu'il provoque une hospitalisation, lorsqu'il est susceptible de mettre la vie du patient en danger" informe également Covireivac. "Les réactions allergiques graves de type anaphylactique peuvent être provoquées par les antigènes vaccinaux mais aussi d'autres composants du vaccin. Elles sont exceptionnelles (estimées à 1,3 réaction par million de doses quel que soit l'âge) mais leur gravité potentielle nécessite que tout médecin pratiquant une vaccination doit s'entourer des précautions habituelles : surveillance après vaccination et adrénaline injectable à disposition. Ces réactions surviennent dans un délai très court (moins d'une heure) après l'injection." Le suivi des effets secondaires d'un vaccin se poursuit pendant au moins deux ans après sa commercialisation par l'Agence nationale de sécurité du médicament.


Quels types de vaccins envisagés ?
"Pour mettre au point un vaccin contre une maladie virale, il faut bien connaître le virus qui en est à l'origine puisque le vaccin sera fabriqué à partir de certaines parties du virus qui feront réagir notre système immunitaire" rappelle le LEEM (association professionnelle qui regroupe les entreprises du médicament en France) dans un document dédié au Covid-19 en juillet 2020. Plusieurs technologies sont étudiées dans la quête du vaccin Covid-19 :

des vaccins basés sur une version atténuée ou inactivée du virus original,
des vaccins basés sur des vecteurs modifiés avec des parties du SARS-CoV-2 ou une information génétique du virus, sous forme d'ADN ou d'ARN, qui est directement utilisée comme vaccin.
Types de vaccins Covid-19 explorés (source : Leem.org)
Piste explorée Principe d'action
Vaccin à partir de virus atténués ou inactivés Vaccin contenant des agents infectieux tués mais capables de susciter une réponse du système immunitaire. Ce type de vaccin demande de grandes quantités de virus.
Vaccin à partir de protéines virales Le coronavirus possède à sa surface des pointes "spicules" qui lui permettent d'entrer en contact avec les cellules à infecter. Ces pointes sont des protéines virales qui ont pu être isolées en laboratoire. Elles peuvent être fabriquées et injectées pour faire réagir le système immunitaire à ces molécules étrangères.
Vaccin à partir d'ADN ou d'ARNm viral Une séquence génétique du virus (ADN ou ARNm) est injectée et entre à l'intérieur de la cellule humaine. Celle-ci va l'utiliser pour produire la protéine virale associée qui va faire réagir le système immunitaire.
Vaccin à partir de vecteurs viraux Un virus atténué spécialisé (= vecteur) est utilisé pour véhiculer les éléments nécessaires à la future protection (la ou les protéine(s) d'intérêt et/ou sa ou leurs séquence(s) génétique(s)) jusqu'à nos cellules et ainsi les exposer à notre système immunitaire.
C'est quoi un vaccin à ARN messager (ARNm) ?
A la base, la vaccination consiste à injecter dans l'organisme de faibles doses d'un agent pathogène pour stimuler le système immunitaire et l'amener à produire des anticorps pour faire barrage à la maladie causée par le pathogène en question. "Là, on n'inocule pas le virus atténue ou inactivé, c'est une technique nouvelle qui n'a jamais été approuvée pour un usage humain" nous explique Hela Ketatni, biologiste. "On va inoculer un petit bout d'ARN messager (Acide RiboNucléique) qui est une séquence génétique du virus, dans la cellule humaine. Ce bout d'ARN va s'insérer au niveau de l'ARN de la cellule, elle va alors commencer à fabriquer de façon transitoire la protéine virale associée (pour le Sars-CoV-2 il s'agit d'une protéine appelée Spike qui est à la surface du virus et permet l'adhésion aux cellules). Le système immunitaire va la détecter et réagir en produisant des anticorps." Cette technique est plus rapide à mettre en place puisque les chercheurs n'ont pas besoin de cultiver des pathogènes pour les inoculer par la suite. Elle présente aussi moins de toxicité comme il n'y a pas d'agent pathogène inoculer. A noter qu'elle est possible ici car le virus Sars-CoV-2 est un virus à ARN, tout les virus ne le sont pas.

Quel inconvénient ? "Il faudra que le vaccin soit conservé à très basses températures, moins 80 degrés, explique la biologiste, parce que c'est un vaccin fait à base d'ARN et l'ARN est très très fragile. Il faut absolument respecter la chaine du froid."

Quels sont les vaccins en cours de test ?
Face à un virus très contagieux et mortel pour les plus fragiles, plusieurs grandes entreprises du médicament et de grandes biotechs ou centres de recherche se sont positionnés dans la course au vaccin. De nombreuses alliances se sont formées. Tous les essais de phase 3 menées concernent des vaccins qui s'administrent par voie intramusculaire.

Deux types de vaccins sont à l'étude :

Vaccin "stérilisant" permettant d'interrompre la transmission du virus.
Vaccin protecteur contre la maladie mais n'empêchant pas la transmission de l'infection : la vaccination pourrait être alors ciblée sur des populations spécifiques.
Entreprises travaillant à mettre au point un vaccin contre la Covid-19
ENTREPRISE PARTENARIAT TYPE DE VACCIN
PFIZER BioNTECH ARNm
MODERNA NIH - BARDA ARNm
ASTRAZENECA Oxford University - BARDA Vecteur viral
GSK Clover Biopharmaceuticals Protéine recombinante
INOVIO ADN
CanSINO Vecteur viral
SANOFI GSK (adjuvant) - BARDA Protéine recombinante
SANOFI Translate Bio - BARDA ARNm
MSD Institut Pasteur/Université de Pittsburgh - IAVI/BARDA Vecteur viral réplicatif
J&J BARDA - BIDMC – LUMC - Emergent BioSolutions - Catalent Biologics - Vibalogics ADN
CureVAC ARNm
Quels vaccins en test en France ?
En France, une Task Force (force opérationnelle) a été mise en place à l'Institut Pasteur pour le développement de vaccins dès le début de l'épidémie. Au 1er octobre, deux essais cliniques sont en cours en France :

→ un essai clinique de phase 1 pour un vaccin développé par l'Institut Pasteur en collaboration avec la CEPI, Themis et MSD a débuté à l'hôpital Cochin AP-HP à Paris chez des sujets en bonne santé.

→ un essai sur la contribution du vaccin BCG au renforcement de l'immunité générale et à la protection contre la Covid-19 chez les personnels de santé, mené à l'Institut Pasteur de Lille. Plusieurs essais cliniques ont montré que le vaccin BCG, contre la tuberculose, renforçait les défenses immunitaires contre le coronavirus. "Lorsqu'il y a une couverture vaccinale BCG importante dans un pays donné, nous nous apercevons que la gravité de la maladie Covid-19 est moindre", avait déclaré Laurent Lagrost, directeur de recherche à l'Inserm, sur LCI en avril. Ce que confirmait une étude américaine publiée le 9 juillet dans la revue PNAS. D'après ses auteurs, "plusieurs associations significatives entre la vaccination par le BCG et la réduction des décès par COVID-19 ont été observées". Les personnes vaccinées contre le BCG ne seraient pas immunisées contre le SARS-CoV-2 mais moins à risque de développer une forme grave en stimulant la mémoire de l'immunité innée (première immunité à entrer en jeu face à une infection) et en induisant ainsi une 'immunité innée entraînée' expliquait l'Inserm dont les résultats avaient été été publiés dans la revue Cell Stem Cell.

Par ailleurs, une plateforme, pilotée par l'Inserm, a été lancée le 1er octobre pour inviter 25 000 Français à s'inscrire pour participer aux deux essais cliniques de grande ampleur indiqués plus haut. Cet appel aux volontaires a été un vrai succès puisque les 25 000 volontaires sont recrutés. Le but est de réaliser d'une part des essais de phase 2, visant à étudier finement la capacité des vaccins à produire une réponse immunitaire (immunogénicité) sur des personnes âgées, dont le système immunitaire est généralement affaibli alors même qu'elles sont les plus à risque de développer des formes graves de la maladie. Et d'autre part, des essais de phase 3 pour étudier l'efficacité et la sécurité à grande échelle, des candidats vaccins prometteurs, en fonction de l'intensité de la circulation du virus en France dans les prochains mois.

• Le vaccin Sanofi-GSK
Un vaccin est développé par Sanofi et GSK, pour une production en Europe et notamment en France. "La combinaison d'un antigène protéique (apporté par Sanofi) et d'un adjuvant (dont GSK a la maîtrise) est une procédure fiable, utilisée dans plusieurs vaccins déjà commercialisés" annonçaient-ils le 14 avril. Il consiste en l'ajout d'un adjuvant à certains vaccins pour renforcer la réponse immunitaire, et créer ainsi une immunité plus forte et plus durable contre les infections que le vaccin sans adjuvant. Sanofi a annoncé le 3 septembre que ce candidat-vaccin était en phase I/II de test : "Les deux entreprises comptent obtenir de premiers résultats au début du mois de décembre 2020, en vue d'un passage en phase III en décembre de la même année. Si les données sont suffisantes pour une demande de licence, une demande d'homologation devrait être présentée dans le courant du premier semestre de 2021." "Pour la première et deuxième phase, 400 personnes ont été sélectionnées avec des profils différents. Si cette première étape s'avère concluante, la phase 3 réunira 35 000 personnes pour être testées, à partir de décembre. Et si cette phase est efficace, le vaccin pourra être fabriqué", a expliqué Henri Lanfry, directeur du site de Sanofi-Pasteur à Val-de-Reuil à nos confrères de La Dépêche le 2 novembre. Le laboratoire Sanofi travaille par ailleurs sur un vaccin à ARNm, en partenariat avec Translate Bio. Ils ont annoncé le 15 octobre entamer un essai clinique de phase I/II dans le courant du quatrième semestre de 2020.

→ Dimanche 15 novembre, le président de Sanofi France Olivier Bogillot a annoncé sur CNEWS que leur candidat vaccin élaboré avec l'Institut Pasteur pourrait être disponible en juin en France. Les premiers résultats obtenus en phase 2 " sur plusieurs centaines de malades " devraient être rendus publics début décembre et ils ne sont pas " négatifs " pour le moment, a-t-il précisé. Olivier Bogillot a expliqué que la production des doses serait lancée en décembre, en même temps que la réalisation des tests de la phase 3 qui doit se dérouler jusqu'en mai.

• Le vaccin de Pfizer et BioNTech
Pfizer devrait être le premier laboratoire à sortir un vaccin contre la Covid-19. Le Royaume-Uni a annoncé des premières vaccinations avec ce vaccin dès la semaine du 7 décembre. Le 20 novembre, Pfizer-BioNTech a soumis à l'agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration (FDA) sa demande d'autorisation en urgence de son candidat-vaccin. Le 9 novembre, après 10 mois de travaux, le laboratoire américain Pfizer associé au laboratoire allemand BioNTech annonçaient avoir mis au point un vaccin efficace à 90% contre le coronavirus, selon les premiers résultats de ce candidat en phase 3 relatés dans un communiqué. Les tests ont commencé le 27 juillet dernier et ont été menés sur 43 538 volontaires sans antécédents de Covid-19, dont 38 955 ont reçu une seconde dose du vaccin-candidat le 8 novembre.

Quel est le mode d'action de ce vaccin ? Le vaccin mis au point par Pfizer et BioNTech est un vaccin dit "à ARN messager (ARNm) du Sars-CoV-2" comme ils l'ont rappelé dans leurs communiqués. C'est une technologie nouvelle, qui n'a pas fait ses preuves contre d'autres virus jusqu'ici. Concrètement, les chercheurs utilisent une séquence génétique du coronavirus (ARNm) et l'injectent à l'intérieur de la cellule humaine. Cette cellule va l'utiliser pour produire la protéine virale associée qui va faire réagir le système immunitaire. Dans le cas du virus Sars-CoV-2, cette protéine est appelée "Spike". Selon les premières analyses, la protection de ce vaccin est obtenue 28 jours après le début de la vaccination, qui consiste en un schéma à 2 doses. "Aucun problème de sécurité sérieux n'a été observé" précise Pfizer dans son communiqué tout en indiquant que "des données de sécurité et d'efficacité supplémentaires continuent d'être collectées". L'essai clinique se poursuit jusqu'à l'analyse finale de 164 cas confirmés de Covid-19 parmi les volontaires répartis dans le monde. L'étude évaluera également le potentiel du candidat vaccin à fournir une protection contre le Covid-19 chez les personnes ayant déjà été exposées au Sars-CoV-2, ainsi que la prévention vaccinale chez les formes graves de la maladie. Les deux laboratoires ont déclaré qu'elles prévoyaient de fournir jusqu'à 50 millions de doses de vaccins dans le monde en 2020 et jusqu'à 1,3 milliard de doses en 2021. L'Union européenne avait précommandé 200 millions de doses, avec une option de 100 millions de doses supplémentaires de ce vaccin. Charge à la Commission européenne de répartir ensuite les doses de vaccin entre les 27 Etats membres. Les doses de vaccin pour l'Europe seront produites dans les sites de fabrication allemands de BioNTech et sur le site de production de Pfizer en Belgique. En France, il faudra attendre le feu vert de la Haute Autorité de Santé pour que ce vaccin puisse être commercialiser.

• Le vaccin Moderna aux Etats-Unis
Le vaccin du laboratoire américain Moderna est, comme celui de Pfizer, un vaccin ARN messager. Il ne consiste donc pas à inoculer le virus mais une part du code génétique du virus. La dernière phase de son essai clinique (phase 3) a débuté le 27 juillet. Après avoir déclenché des anticorps contre le coronavirus chez les 45 participants suivis dans la première phase de l'essai, il s'est montré efficace à 94,5% dans les premiers résultats de la phase 3 menés sur 30 000 personnes dont 42% à haut risque de forme grave de Covid-19. Dans un communiqué publié le 16 novembre, Moderna explique que ces observations ont été faites deux semaines après l'administration de la deuxième dose. "Cette analyse intermédiaire positive de notre étude de phase 3 nous a donné la première validation clinique que notre vaccin peut prévenir la maladie COVID-19, y compris les maladies graves", a déclaré Stéphane Bancel, PDG de Moderna. D'ici fin 2020, la société s'attend à avoir environ 20 millions de doses de son vaccin "ARNm-1273" prêtes à être expédiées aux États-Unis et estime être sur la bonne voie pour fabriquer entre 500 millions et 1 milliard de doses dans le monde en 2021.

• Le vaccin d'Astrazeneca
Lundi 23 novembre, le laboratoire britannique AstraZeneca associé à l'université d'Oxford annonce dans un communiqué que son vaccin est efficace à 70% en moyenne. Dans le détail, l'efficacité monte à 90% pour un premier échantillon de personnes qui ont reçu une demi-dose puis une dose un mois plus tard. Elle descend à 62% pour un autre groupe qui a reçu deux doses en tout avec un mois d'écart. Il s'agit de résultats intermédiaires des essais cliniques de grande échelle réalisés au Royaume-Uni et au Brésil, indique AstraZeneca. Le laboratoire estime que son vaccin est "hautement efficace" pour prévenir la maladie puisqu'aucun participant aux essais n'a développé de formes sévères ou n'a dû être hospitalisé. Les résultats préliminaires portent sur des essais sur plus de 20.000 personnes, dont 131 ont contracté la maladie. Au total, des essais cliniques à grande échelle dits de phase III portent sur 60.000 personnes dans le monde, et sont conduits aux Etats-Unis, au Japon, en Russie, en Afrique du Sud, au Kenya et en Amérique latine. Le laboratoire britannique précise qu'il va soumettre très rapidement ses résultats aux autorités afin d'obtenir un premier feu vert. La France, l'Allemagne, l'Italie et les Pays-Bas ont lancé en juin l'Alliance européenne pour le vaccin contre le Covid-19. Son rôle : agir collectivement pour suivre les recherches les plus prometteuses, négocier des pré-accords avec les entreprises pharmaceutiques dans le but d'assurer la production d'un vaccin en Europe, à un prix juste. Cette alliance a signé un accord le 13 juin avec le laboratoire anglais AstraZeneca pour la fourniture de 400 000 millions de doses de son vaccin baptisé AZD1222. Le 8 septembre, le laboratoire avait annoncé interrompre ses essais de phase 3 en raison de la réaction négative d'un des patients au Royaume-Uni. Ils avaient pu reprendre le 12 septembre au Royaume-Uni, Brésil et en Afrique du Sud, mais pas aux Etats-Unis.

Spoutnik V : le vaccin russe
Le vaccin russe Spoutnik V (en référence au premier satellite artificiel de l'Histoire conçu par l'Union soviétique) contre le Covid-19 a commencé à être distribué à Moscou, samedi 5 décembre, dans 70 cliniques dans le cadre de la première étape d'une campagne de vaccination. Le vaccin russe sera d'abord mis à la disposition des médecins et autres travailleurs médicaux, des enseignants et des travailleurs sociaux afin de cibler les populations les plus exposées à la maladie. L'âge des personnes vaccinées est plafonné à 60 ans. Les personnes souffrant de certains problèmes de santé sous-jacents, les femmes enceintes et celles qui ont eu une maladie respiratoire au cours des deux dernières semaines ne peuvent pas être vaccinées. Le vaccin Spoutnik V est administré en deux injections, la deuxième dose étant prévue 21 jours après la première. La validation de ce vaccin a été faite alors que les essais en phase 3 ne sont pas terminés. Le 11 novembre, la Russie a annoncé que son vaccin testé en phase 3 sur 40 000 volontaires avait obtenu une efficacité de 92%. Le 27 octobre, la Russie a soumis à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) une demande de préqualification de son vaccin Spoutnik V, a annoncé le fonds souverain russe. Ce vaccin est mis au point par le centre de recherches Nikolaï Gamaleïa situé à Moscou avec le ministère russe de la Défense.

Vaccin chinois : les résultats en phase 1 et 2 concluants
En Chine, le vaccin "CoronaVac" du laboratoire chinois Sinovac Biotech est le plus avancé. C'est un vaccin réalisé à partir de virus inactivés de la Covid-19 (méthode traditionnelle utilisée pour la fabrication des vaccins comme celui de la grippe) Selon les conclusions des essais menés en phase 1 et 2 de tests, publiées dans la revue britannique The Lancet le 17 novembre, celui-ci "est sûr et déclenche bien une réponse immunitaire chez les patients en bonne santé" à ce stade. Entre le 16 avril et le 25 avril 2020, 144 participants ont été inscrits à l'essai de phase 1, et entre le 3 mai et le 5 mai 2020, 600 participants ont été inscrits à l'essai de phase 2. 743 participants ont reçu au moins une dose de produit expérimental "Compte tenu de la sécurité, de l'immunogénicité et de la capacité de production, la dose de 3 microgrammes de CoronaVac est la dose suggérée pour l'évaluation de l'efficacité dans les futurs essais de phase 3" ont indiqué les auteurs. Le 7 décembre, le laboratoire Sinovac a annoncé avoir décroché un financement de 500 millions de dollars (424 millions d'euros) pour produire son vaccin. Parallèlement, la Chine a commencé à vacciner sa population avec un vaccin développé par Sinopharm.

Fabrication d'un vaccin : les grandes étapes
Il faut généralement une dizaine d'années pour développer un vaccin. Avec l'épidémie de coronavirus, les équipes de chercheurs doivent travailler dans des temps records. Il ne suffit pas seulement de trouver la bonne formule, le vaccin doit ensuite être testé sur les animaux, puis sur les humains et ce, à chaque étape de son processus de fabrication. Au total, il faut compter entre 6 et 36 mois pour la production, le conditionnement et la livraison auprès des différents pays concernés qui vont à leur tour effectuer des contrôles de qualité. "Obtenir un vaccin efficace, non toxique et donc utilisable prend des mois voire plusieurs années" nous confirmait Mathieu Lafaurie, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis.

Phases de développement d'un vaccin
Essais pré-cliniques Sur des animaux
Essai clinique phase 1 Sur quelques dizaines de volontaires (même si le vaccin est destiné au nourrisson, la 1ère administration d'un nouvel antigène a toujours lieu chez l'adulte) Observation des effets secondaires indésirables, déterminer la tolérance du vaccin, mesurer les anticorps des volontaires...
Essai clinique phase 2 Sur plusieurs centaines de volontaires, dans plusieurs centres cliniques différents, sur plusieurs mois. Etoffer les connaissances : observer l'évolution des anticorps dans le sang des volontaires, étudier la réponse immunitaire, les effets secondaires, définition de la dose à administrer, doses de rappel, du calendrier.
Essai clinique phase 3 Sur plusieurs milliers de volontaires. Observer si le vaccin protège contre l'infection au bout de plusieurs semaines/mois après la vaccination, déceler d'éventuels effets secondaires rares, déterminer l'efficacité du vaccin selon le profil des volontaires (âge...), sa balance bénéfice/risque..
Essai clinique phase 4 Après la commercialisation du vaccin. Observer si des effets secondaires indésirables rares, graves surviennent chez des millions de personnes vaccinées. Repréciser et réadapter l'utilisation du vaccin selon les populations.
Quelle serait l'efficacité du vaccin Covid-19 ?
"L'efficacité d'un vaccin ne peut se démontrer que sur le long terme, nous expliquait au début de la pandémie un porte-parole du service du Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection. Il faut que des personnes vaccinées et non vaccinées contre le virus aient été exposées dans une zone à risque pour que l'on puisse démontrer que la population vaccinée a été moins touchée que la population non vaccinée. Or, cela demande nécessairement un temps long". Mais même si l'"on sait que la mise au point d'un vaccin, via les approches classiques, nécessite environ 18 mois, rétorque Nicolas Manel, directeur de recherche à l'Inserm au sein de l'unité "Immunité et cancer" de l'Institut Curie, la (relative) bonne nouvelle concernant ce virus, c'est qu'il est très stable génétiquement (à l'inverse du VIH par exemple) et les vaccins actuellement en cours de développement devraient être efficaces plusieurs mois, voire plusieurs années" assurait l'expert dans un communiqué du 8 avril.

Comment se font les contrôles qualité du vaccin ?
"Le contrôle qualité occupe 70 % du temps de production d'un vaccin" explique le LEEM. Les industriels réalisent des contrôles relatifs à la qualité, l'efficacité et la sécurité du produit (présence de la substance active dans les quantités attendues, pureté, vérification de l'élimination des produits intervenant dans la fabrication, etc…) à chaque étape de production. "Les conditions de mise sur le marché des vaccins sont renforcées par rapport à celles des autres médicaments" précise aussi le LEEM. La réglementation européenne impose un contrôle qualité de 100% des lots de vaccins avant leur mise sur le marché européen par le laboratoire officiel qui en est chargé. Le futur vaccin Covid-19 devra donc être soumis à l'ensemble de ces contrôles. Ces contrôles portent par exemple sur l'activité du vaccin en laboratoire ou chez l'animal, sur la stabilité de ses composants, sur l'absence de contamination par des micro-organismes étrangers.

Où serait produit le futur vaccin Covid-19 ?
L'Europe est leader de la production de vaccins avec 27 sites de production répartis dans 11 pays de l'Union européenne. L'Europe produit chaque année 1,7 milliard de doses de vaccins, soit 76 % de la production mondiale. "Le choix des usines de production du vaccin COVID-19 va dépendre du type de vaccin à produire et du procédé technologique employé" détaille le LEEM. Plusieurs sites de production peuvent produire pour plusieurs continents de même que les différentes phases de production d'un vaccin peuvent être répartis sur plusieurs sites (un site produit l'antigène, un site conditionne...). Les vaccins distribués en France pourront donc être produits sur plusieurs continents.

Merci à Hela Ketatni, biologiste médical à Paris, au Dr Mathieu Lafaurie, infectiologue à l'hôpital Saint-Louis à Paris et au porte-parole du service du Pr Didier Raoult, Directeur de l'IHU Méditerranée Infection.

Sources :

Le candidat-vaccin à ARNm contre la COVID-19 de Sanofi et Translate Bio a induit la production de concentrations élevées d'anticorps dans le cadre d'études précliniques. Communiqué de presse Sanofi. 15 octobre 2020.

Covid-19 et vaccins : 12 questions-réponses, LEEM, 22 juillet 2020

Recherche clinique (vaccinologie), Faculté de médecine - Université Paris Descartes

Essai vaccinal : les différente étapes, CRIPS Ile-de-France, avril 2016.

"Vaccin contre le Sars-CoV-2 - 9 juillet 2020 Une stratégie de vaccination", Conseil scientifique Covid-19

Inserm, Les cellules souches sanguines ont une mémoire immunitaire et ouvrent des pistes dans la recherche sur le Covid-19, 12 mai 2020.

Institut Curie, Nicolas Manel, Covid-19 et immunologie.

Institut Pasteur, les projets de recherche sur le coronavirus.

Coronavirus en France : 627 morts de plus, un plateau sur le nombre de cas

Mis à jour le 05/12/20 03:19

Le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus fait état vendredi de 11 221 cas de plus enregistrés en 24 heures. Un chiffre qui tend à montrer un ralentissement de la baisse des nouveaux cas depuis quelques jours.

Selon le dernier bilan de l’épidémie de Covid-19, communiqué par Santé publique France vendredi 4 décembre, le nombre de décès diminue avec 282 morts de plus en 24 heures, contre 324 la veille. De même, les hospitalisations et les réanimations sont en baisse, avec respectivement 392 patients hospitalisés de moins, et 132 malades de moins en réanimation. Les derniers chiffres :

2 268 552 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 11 221 de plus
54 767 décès au total (Ehpad compris), soit 627 de plus
37 608 décès à l'hôpital, soit 282 de plus
17 159 décès en Ehpad, soit 345 de plus depuis mardi
26 311 hospitalisations en cours, soit 392 de moins
3293 personnes actuellement en réanimation, soit 132 de moins
168 352 personnes sorties de l'hôpital, soit 1412 de plus
Taux de positivité des tests : 10,7%, stable
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les infos du vendredi 4 décembre
Santé publique France a publié son point épidémiologique hebdomadaire, qui révèle une poursuite de la baisse de circulation du Covid-19, mais une mortalité encore élevée. Retrouvez le point épidémiologique complet.
Jean Castex a annoncé jeudi soir au cours de sa conférence de presse qu'il recommandait une jauge de six adultes à table à Noël, "sans compter les enfants". On en sait également davantage sur la stratégie de vaccination à venir en France.
Les contaminations dans les milieux scolaires sont en baisse, a annoncé l'Education nationale vendredi. Dans le détail, 123 classes et 10 établissements ont fermé en raison de cas de Covid-19, soit 8 écoles et 2 collèges. Aucun des 4 200 lycées n'ont été touchés par des contaminations. La semaine dernière, 135 classes et 23 établissements avaient dû fermer.
Quelle est l'évolution du coronavirus en France ?
Jeudi 3 décembre dans la soirée, Santé publique France a publié comme chaque fin de semaine son dernier point épidémiologique hebdomadaire sur l'épidémie pour la semaine 48 (du 23 au 29 novembre 2020). Ces points, plus détaillés que les bilans quotidiens délivrés chaque soir, éclairent chaque semaine un peu plus sur la situation sanitaire dans le pays. En résumé, SPF indique que la baisse de circulation du Covid-19 se poursuit sur le territoire français. Voici les points clés à retenir :

Nouvelle baisse des indicateurs de circulation du Covid-19, mais moins marquée qu'en semaine 47. S'il convient de se satisfaire que les indicateurs baissent à nouveau en semaine 48, la baisse est malgré tout moins importante qu'entre S46 et S47. Le taux de positivité des tests est désormais de 10,7% (13% en S47, -2,3 points). Le taux d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) est de 96 S48, alors qu'il était de 152 en S47,(baisse de -36,5%). Ce taux d'incidence reste élevé chez les 75 ans et plus : il est de 189.
Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 diminue encore en semaine 48. 64 609 nouveaux cas confirmés par RT-PCR ont été rapportés, ce qui constitue une forte diminution par rapport à la semaine 47 où 101 735 nouveaux cas avaient été rapportés, soit -36,5%. Par ailleurs, Santé publique France note qu'au cours de la semaine 48, la diminution du nombre de nouveaux cas-contacts se poursuit.
En semaine 48 , la diminution des déclarations de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 observée les semaines précédentes se poursuit et ce dans toutes les régions de la France métropolitaine. 9 382 nouvelles hospitalisations ont été déclarées contre 13 585 en S47, soit -31%. La diminution des déclarations de nouvelles admissions en réanimation observée les semaines précédentes se poursuit également en S48, avec 1 391 nouvelles admissions en réanimation contre 2 069 en S47, soit -33%. Cela concerne l'ensemble des régions, hormis la Corse où les nouvelles admissions en réa ont augmenté (+25%).
Le taux de mortalité lié au Covid-19 resté élevé, même si la diminution des déclarations de décès survenus au cours d’une hospitalisation observée la semaine précédente se poursuit. En semaine 48, 2 490 nouveaux décès ont été déclarés, contre 2 685 en semaine 47, soit -7%. A noter que le nombre de retours à domicile de patients Covid a diminué en semaine 48, passant à 10 016 en semaine 48 à 12 136 en S47, soit -17%.
Les régions les plus touchées par le Covid-19 restent l'Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne-Franche-Comté et Provence-Alpes-Côte d’Azur, tant au niveau de la circulation du virus que de la pression à l'hôpital.

Coronavirus en France : 324 morts en 24h, nouvelles recommandations pour Noël

 Mis à jour le 04/12/20 01:57

Santé publique France a annoncé 324 morts du Covid-19 et plus de 12 000 nouveaux cas, ce jeudi 3 décembre. Des chiffres plutôt stables par rapport à la veille, même si une diminution est observée depuis plusieurs jours. Un peu plus tôt, Jean Castex a recommandé aux Français une jauge de six adultes à table à Noël.

Le dernier bilan de Santé publique France a été communiqué jeudi. 12 696 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures. Par ailleurs, 324 nouveaux décès supplémentaires sont à déplorer depuis mercredi, en hôpital. Voici le détail des chiffres :

2 257 331 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 12 696 de plus
54 140 décès au total (Ehpad compris), soit 324 de plus
37 326 décès à l'hôpital, soit 324 de plus 26 703 hospitalisations en cours, soit 310 de moins
3 425 personnes actuellement en réanimation, soit 63 de moins
1 448 nouveaux admis à l'hôpital (+196) et 184 en réanimation (+24)
166 940 personnes sorties de l'hôpital, soit 1 377 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

Les infos du jeudi 3 décembre
Jean Castex a annoncé jeudi soir au cours de sa conférence de presse qu'il recommandait une jauge de six adultes à table à Noël, "sans compter les enfants".
Chaque jour, de moins en moins de patients meurent à l'hôpital et de moins en moins de malades du Covid-19 occupent les services de réanimation. Si ces données sont évidemment rassurantes, le nombre de nouveaux cas de coronavirus est reparti à la hausse. Le dernier bilan de Santé publique France fait état de 12 696 nouvelles contaminations sur les dernières 24 heures, contre 14 064 lors du précédent bilan.
Dans ce contexte d'assouplissement, puis de fin de confinement et de fêtes de fin d'année qui approchent, la crainte de voir apparaître un rebond épidémique se fait de plus en plus pressante. Selon l'épidémiologiste Catherine Hill, interrogée sur BFMTV mardi soir, l'épidémie du coronavirus "va repartir dans 15 jours car les gens recommencent à se balader". Selon cette dernière, le taux de positivité baisse également "artificiellement" car les gens vont se faire tester sans symptômes pour "aller voir sa grand mère".

Coronavirus en France : 406 morts en 24h, les hôpitaux encore remplis

 le 1/12/20 03:28

D'après le dernier bilan de Santé publique France révélé lundi 30 novembre, 4 005 cas de plus ont été enregistrés en 24 heures, tandis que 406 morts supplémentaires sont à déplorer. Si l'épidémie de Covid-19 continue à ralentir, les personnels hospitaliers restent sous pression.

Les derniers chiffres de Santé publique France sont tombés lundi 30 novembre, et confirment un ralentissement de l'épidémie de coronavirus. 4 005 cas de plus ont été enregistrés dans la journée. Un chiffre assez faible, qui est sans doute lié au week-end, puisque les délais des résultats des tests sont plus longs. En revanche, le nombre de morts est élevé, avec 406 décès supplémentaires en 24 heures. Ce chiffre est, à l'inverse, sans doute lié à un rattrapage du week-end, ce lundi.

2 222 488 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 4 005 de plus
52 731 décès au total (Ehpad compris), soit 406 de plus
36 329 décès à l'hôpital, soit 406 de plus
28 258 hospitalisations en cours, soit 55 de moins
3 751 personnes actuellement en réanimation, soit 5 de moins
1251 nouveaux admis à l'hôpital (+601) et 196 en réanimation (+94)
162 281 personnes sorties de l'hôpital, soit 854 de plus
Taux de positivité des tests : 10,9%, soit -0,2 point de moins
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie. Concernant les évolutions, il faut distinguer le solde 'net', autrement dit l'évolution tenant compte des entrées, mais aussi des sorties et des décès, des nouveaux admis ('brut') présentés juste en dessous.

COVID-19: le coronavirus a bien muté en une forme plus contagieuse

Le 30/11/20 15:59

Au tout début de la pandémie, le corovavirus semble bel et bien avoir subi une mutation qui l'a rendu plus contagieux et lui a donc permis de se répandre plus vite. Cette mutation ne serait toutefois pas responsable des complications médicales et n'aurait pas entraîné un taux de décès plus élevé.

contagieuse
covid-19 coronavirus pandémie mutation Publié par Adrien le 30/11/2020 à 09:00
Source: ASP
Au tout début de la pandémie, le corovavirus semble bel et bien avoir subi une mutation qui l'a rendu plus contagieux et lui a donc permis de se répandre plus vite. Cette mutation ne serait toutefois pas responsable des complications médicales et n'aurait pas entraîné un taux de décès plus élevé.



C'est maintenant depuis mai dernier que les chercheur débattent de l'impact précis de cette mutation, qui avait alors été appelée 614G. Elle avait été identifiée dans une prépublication de chercheurs du Laboratoire de Los Alamos: elle avait surtout pour caractéristique d'être devenue dominante dans les "versions" du virus qui s'étaient répandues en février en Europe puis en Amérique du Nord.

Les preuves d'une association entre cette mutation et la capacité du virus à infecter un plus grand nombre de gens étaient toutefois minces, et l'un des contre-arguments était celui du coup de chance: la "version 614G" du virus avait pu être la première à voyager en Italie, et à partir de là, bénéficier d'un avantage "fondateur" sur celles qui allaient suivre.

Mais d'autres recherches, sur des gens qui ont attrapé le virus et sur des hamsters à qui on l'a injecté, ont depuis renforcé l'idée initiale. Ceux qui en sont porteurs auraient une plus grande charge virale dans leur nez et dans leur gorge, ce qui les rend plus infectieux. Avec pour résultat que la pandémie aurait peut-être été moins inquiétante, si ce n'avait été de cette petite mutation au niveau des gènes des "épines" du virus -qui lui permettent de s'accrocher à nos cellules. Au Vietnam et en Thaïlande, il a été suggéré que cette mutation pourrait expliquer qu'alors que la première vague avait été bien contrôlée, l'ampleur de la deuxième a pris les autorités par surprise et causé plus de malades et de décès.

Dès le mois de mai, il avait été établi que la "version 614G" était celle qui avait frappé très fort en Europe en février, notamment dans le nord de l'Italie, et que depuis l'Europe, elle s'était ensuite répandue en Amérique du nord.

Par contre, être plus infectieux ne veut pas dire avoir plus de symptômes: aucune des études jusqu'ici n'a trouvé de corrélation entre les cas les plus graves et le fait d'avoir été contaminé par cette variante plutôt qu'une autre.

Coronavirus en France : "L'hôpital est plein", le Covid frappe encore

 Mis à jour le 30/11/20 10:59

Si le confinement est allégé et si la tendance est bonne, l'épidémie de coronavirus en France demeure préoccupante. Les professionnels de santé appellent à ne pas baisser la garde face au Covid-19.

Les chiffres sur la circulation du coronavirus témoignent d'une amélioration de la situation épidémiologique (voir le dernier bilan et tous les chiffres), mais le virus est toujours là, contaminent toujours. La pression à l'hôpital est encore forte. "On observe moins de patients atteints du Covid qui arrivent aux urgences et en tendance moins de patients qui entrent à l'hôpital. [...] La vraie difficulté pour l'hôpital aujourd'hui, c'est qu'il est plein. Il va falloir un certain nombre de jours voire de semaines pour une décrue, pour que l'hôpital reprenne de l'oxygène de manière à avoir une activité normale" a indiqué ce matin le Pr Philippe Juvin sur LCI ce lundi.
La Haute autorité de santé a livré ses recommandations ce lundi 30 novembre sur la campagne de vaccination en France. Elle préconise de vacciner en premier les résidents et les salariés des Ehpad, puis l'ensemble des personnes âgées, en commençant par « les personnes ayant plus de 75 ans ainsi que les "professionnels du secteur de la santé, du médico-social et du transport sanitaire, en priorisant les professionnels âgés de plus de 50 ans". En savoir plus sur notre article consacré aux vaccins.
L'inquiétude est encore tangible pour les fêtes de Noël et du jour de l’an, synonymes de rassemblements en famille et entre amis. Médecins et experts sont particulièrement préoccupés par le réveillon du 31 décembre où des "assemblées larges" sont redoutées.



Des coronavirus proches du SARS-CoV-2 isolés au Cambodge et au Japon

Des scientifiques au Cambodge et au Japon ont isolé des nouvelles souches de coronavirus d'échantillons de chauves-souris. Sont-ils liés de près ou de loin à la souche pandémique SARS-CoV-2 ?
L'enquête généalogique sur les parents du SARS-CoV-2 et son réservoir naturel connaît un nouveau souffle. Un peu par surprise, plusieurs échantillons, issus de chauves-souris à nez en feuille (du genre Rhinolophus), conservés dans deux congélateurs de laboratoire, un au Cambodge et l'autre au Japon, ont révélé l'existence de nouvelles souches de coronavirus. Leur lien génétique avec le SARS-CoV-2 est au cœur des attentions.

Dans un congélateur cambodgien
Tout d'abord, regardons rapidement l'arbre généalogique du SARS-CoV-2 tel que nous le connaissons actuellement. Le SARS-CoV-2 est un coronavirus de la famille des Betacoronavirus, il appartient plus précisément au sous-genre Sarbecovirus. On y retrouve les SARS-CoV-1 et 2 et d'autres coronavirus issus des chauves-souris.

Dans les Sarbecovirus, on trouve également le coronavirus RaTG13. Ce dernier est le plus proche parent connu du SARS-CoV-2 actuellement, avec environ 96 % de similitude. RaTG13 est issu d'une espèce de chauve-souris vivant en Chine, Rhinolophus affinis.

Il est difficile de placer la trouvaille des scientifiques cambodgiens dans cet arbre généalogique. Les scientifiques ont communiqué leur découverte de ce nouveau coronavirus à Nature, mais pour le moment sa séquence génétique n'est que partielle et n'a pas été publiée. Ce qui est sûr, c'est qu'il provient aussi d'une chauve-souris, Rhinolophus shameli, capturée au nord du Cambodge en 2010.

S'il s'avère que ce coronavirus est proche du SARS-CoV-2, plus proche même que RaTG13, il pourrait détenir de précieuses informations sur comment le SARS-CoV-2 a fait son chemin entre les chauves-souris et l'être humain. Sinon, il est une preuve supplémentaire que les chauves-souris sont un réservoir important de coronavirus en Chine et dans d'autres pays asiatiques.

Un autre parent du coronavirus SARS-CoV-2 au Japon
Concernant le coronavirus japonais, appelé Rc-o319, on dispose d'un peu plus d'informations. Sa description a été publiée par les scientifiques du National Institute of Infectious Diseases de Tokyo, au début de mois de novembre. Rc-o319 est issu de Rhinolophus cornutus, une petite chauve-souris endémique de l'archipel japonais, dont quatre spécimens ont été capturés en 2013 pour en collecter les fèces.

Les scientifiques ont observé 81,47 % d'identité avec le SARS-CoV-2, ce qui n'est pas suffisant pour en déduire des informations sur l'origine de la pandémie actuelle ou le considérer comme un ancêtre potentiel. Aaron Irving, un chercheur en maladie infectieuse à l'université du Zhejiang à Hangzhou, a indiqué à Nature, qu'il faudrait qu'un coronavirus soit à 99 % similaire au SARS-CoV-2 pour être considéré comme un ancêtre direct.

L'enquête se poursuit donc, mais il est certain que les coronavirus prospèrent dans les chauves-souris du genre Rhinolophus depuis des années et bien avant que le SARS-CoV-2 ne révèle son existence. Le coronavirus responsable de la pandémie de Covid-19 n'est pas apparu du jour au lendemain, et encore moins dans les tiroirs d'un congélateur de laboratoire, il est le fruit d'une longue histoire évolutive qui nous échappe encore.

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