Les derniere infos de Decembre 2018

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Le réchauffement climatique va encore s'accélérer"

Durant les 20 dernières années, la quantité de dioxyde de carbone absorbée par la nature a énormément augmenté, selon une étude internationale menée sous la direction de biologistes de l'université d'Anvers (UAntwerpen). Les températures élevées liées au réchauffement climatique et les phénomènes extrêmes sont cependant déjà en train de renverser cette donnée, en modifiant et endommageant les écosystèmes qui sont des puits de carbones essentiels.

Les forêts, par exemple, ont un rôle primordial d'absorption, par la photosynthèse, d'une part importante des émissions humaines de dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique.

Ce "stockage" a fort augmenté durant les deux décennies passées. "L'augmentation est surtout due à la concentration plus importante de CO2 dans l'atmosphère, qui stimule la croissance des plantes", indique la biologiste Sara Vicca. "On pourrait presque dire que c'est une bonne nouvelle, mais le réchauffement climatique et les températures élevées semblent déjà actuellement réduire cet effet positif".

Si la capacité des écosystèmes de capter le carbone baisse, comme cela est le cas selon les chercheurs, le réchauffement climatique devrait donc parallèlement s'accélérer, puisque la nature (végétation et océans) est aujourd'hui incontournable pour absorber le CO2. Océans et végétation captent, via la photosynthèse, environ la moitié des émissions de CO2 dues à l'activité humaine.

Si l'absorption de CO2 a augmenté sur les 20 dernières, c'est surtout dû aux forêts tropicales, selon les scientifiques dirigés par l'UA. "C'est indispensable que ces forêts soient protégées à grande échelle, quelque chose qui jusqu'à aujourd'hui ne fait l'objet que de bien trop peu d'effort", indique le chercheur Marcos Fernandez Martinez.

"Vous n'êtes pas assez matures": une adolescente secoue la COP24

Greta Thunberg devient la nouvelle image de la défense de l'environnement. La jeune Suédoise de 15 ans, qui manque des journées d'école pour manifester contre le réchauffement climatique, a prononcé un discours marquant lors de la COP24.

Les représentants de plus de 200 pays se sont rassemblés la semaine dernière pour la COP24 à Katowice, en Pologne. Durant ce sommet, les dirigeants du monde entier ont reçu de multiples demandes d'actions, notamment sur la réduction des gaz à effet de serre. L'un de ces appels a particulièrement marqué la Conférence. Il vient de Greta Thunberg, une jeune Suédoise de 15 ans qui n'a pas froid aux yeux.

"Vous n'êtes pas assez matures pour dire les choses comme elles sont. Même ce fardeau-là vous nous le laissez à nous, les enfants. Notre civilisation est en train d'être sacrifiée pour garantir à un tout petit nombre de personnes de continuer à faire d'énormes profits. Ce sont les souffrances d'un très grand nombre qui paient pour le luxe de quelques-uns", s'est exprimée l'adolescente devant les délégués.

"Vous êtes arrivés à court d'excuses"
Greta Thunberg manifeste régulièrement devant le parlement suédois. Avec ce slogan: "Grève de l'école pour le climat". Ses actions se déroulent effectivement pendant des journées d'école, qu'elle rate volontairement.

"En 2078, je fêterai mes 75 ans. Si j'ai des enfants, ils partageront peut-être ce jour avec moi. Peut-être me poseront-ils des questions sur vous. Peut-être me demanderont-ils pourquoi vous n'avez rien fait quand il restait encore du temps pour agir", a-t-elle lâché avant de poursuivre. "Vous dites aimer vos enfants plus que tout au monde et vous leur volez pourtant leur avenir, juste sous leurs yeux."

L'adolescente a conclu en prévenant que les choses vont changer: "Vous êtes arrivés à court d'excuses et nous sommes à court de temps. Si nous sommes là, c'est pour vous dire que le changement arrive, que vous le vouliez ou non." La vidéo de ce puissant discours est devenue virale sur les réseaux sociaux.

Gilets jaunes : "L'État criminalise les mouvements sociaux"

Un avocat et une juriste, Emmanuel Daoud et de Lucie Lecarpentier, dénoncent les interpellations préventives réalisées en marge de la mobilisation des Gilets jaunes.

Voici la tribune d'Emmanuel Daoud et de Lucie Lecarpentier : Durant la seule journée du samedi 8 décembre, 2.000 interpellations ont eu lieu en France et 1.700 personnes ont été placées en garde à vue, sur la base de contrôles d'identité et de fouilles de véhicules. La garde des Sceaux, Nicole Belloubet, avait demandé aux procureurs de prendre des ­réquisitions aux fins de procéder aux contrôles des manifestants dans de larges secteurs géographiques. Sur le fondement de ces réquisitions, les forces de l'ordre ont ainsi pu contrôler l'identité de tout citoyen dans les zones visées, sans même devoir justifier de l'existence d'un élément matériel lié à la commission d'une infraction.

Samedi 8 décembre, aux environs de 11 heures, 500 personnes avaient déjà été interpellées à Paris alors qu'aucun incident n'avait été signalé. Plus frappant encore, sur 907 placements en garde à vue à Paris, 520 ont été suivis d'un classement sans suite. Des centaines de citoyens ont donc été arrêtés au seul motif qu'ils souhaitaient manifester. Il résulte de ce qui précède qu'une opération d'interpellations préventives a bien eu lieu, quoi qu'en dise Nicole Belloubet.

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C'est le droit de manifester que les autorités ont nié

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Les avocats et les juristes ne peuvent que condamner ces modalités opérationnelles de maintien de l'ordre qui sont le marqueur d'une érosion des principes les plus fondamentaux de notre ­démocratie. Pourquoi?

Elles viennent remettre en question la liberté d'aller et venir, un droit fondamental reconnu par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Ces interpellations préventives portent aussi atteinte à la liberté individuelle. Surtout, c'est le droit de manifester que les autorités ont nié samedi 8 décembre. Ce droit d'expression collective des idées et des opinions est lui aussi garanti, et protégé par le Conseil constitutionnel. Il ne peut être limité que si cela est nécessaire et proportionné à la sauvegarde de l'ordre public. Or, en l'espèce, la disproportion a été flagrante.

Au-delà de l'utilisation de réquisitions permettant le contrôle de tout un chacun, arbitrairement, c'est sur le fondement du délit de participation à un groupement en vue de la préparation de violences ou de destructions ou de dégradations de biens – prévu à l'article 222-14-2 du Code pénal – qu'ont été effectués les placements en garde à vue du 8 décembre 2018. Or il s'agit d'une infraction aux contours vagues qui a cristallisé depuis sa création les critiques les plus vives.

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Inspirer la peur du gendarme et des juges à des citoyennes et des citoyens pour la plupart pacifiques

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Si l'effet escompté était de dissuader la participation à de futures manifestations, cela semble réussi. Samedi 15 décembre, ils étaient deux fois moins nombreux que la semaine précédente pour l'acte V des Gilets jaunes, soit 66.000 manifestants, contre 126.000 samedi 8 décembre. Certains ont invoqué la peur d'être interpellés et aussi la crainte d'être blessés, y compris du fait de l'usage important de grenades, gaz lacrymogène et Flash-Ball par les forces de l'ordre.

Le gouvernement a utilisé l'arsenal législatif et répressif en vigueur pour criminaliser les mouvements sociaux et inspirer la peur du gendarme et des juges à des citoyennes et des citoyens pour la plupart pacifiques, et ce pour affaiblir la mobilisation. Il convient d'ajouter que les journalistes et photoreporters ont eu les plus grandes difficultés à couvrir les événements. En conséquence, non seulement le droit de manifester a été restreint, mais également la liberté de la presse et le droit à l'information.

En définitive, ce comportement autoritaire auquel succombe l'État français est paradoxalement un aveu de faiblesse. Comme l'a souvent jugé la Cour européenne des droits de l'homme, conférer aux autorités des pouvoirs sans bornes sur les personnes ne rend pas l'État plus fort. Des réformes d'ampleur ont été annoncées par le gouvernement qui pourraient mettre dans la rue des centaines de milliers de personnes. Doit-on donc s'attendre à voir le gouvernement procéder à des centaines ou à des milliers d'interpellations préventives de salariés, ou encore de retraités, dont chacun s'accorde à dire qu'ils sont de dangereux délinquants?

La gestion des manifestations des Gilets jaunes par le gouvernement, et en particulier par le ministre de l'Intérieur et la ministre de la Justice, démontre une fois de plus (et cela depuis l'instauration de l'état d'urgence et de la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme) que la France, si elle est le pays où a été adoptée la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, n'est plus la patrie des droits de l'homme.

Le Smic mensuel passera à 1 521,22 euros au 1er janvier

La hausse du smic de 1,5 % prendra effet au 1er janvier 2019.

Le salaire minimal interprofessionnel de croissance (smic) passera à 10,03 euros de l’heure brut à compter du 1er janvier 2019, en hausse de 1,5 %, selon le décret n° 2018-1173 du 19 décembre 2018, publié au Journal officiel jeudi 20 décembre. Le brut mensuel est donc relevé à 1 521,22 euros mensuels sur la base de la durée légale du travail de 35 heures hebdomadaires. Le smic horaire brut s’élevait en 2018 à 9,88 euros, et à 8,82 euros il y a dix ans, en 2009.

Ces montants s’appliquent en métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon. En revanche, à Mayotte, le montant du smic brut horaire également augmenté de 1,5 % sera à 7,57 euros à partir du 1er janvier 2019, soit 1 148,12 euros mensuels. Enfin, le minimum garanti s’établit à 3,62 euros, précise le décret.

CSG, prime, heures sup’ défiscalisées : ce que vous gagnerez avec les cadeaux d’Emmanuel Macron

Le projet de loi portant mesures d’urgence économiques et sociales a été présenté en conseil des ministres ce mercredi. Il doit être voté à l’Assemblée nationale jeudi et au Sénat vendredi. L’étude d’impact de la loi chiffre les gains de pouvoir d’achat que pourraient générer ces mesures.

Prime défiscalisée : 90 % de salariés peuvent être concernés

La prime de fin d’année proposée par les entreprises pourra être défiscalisée jusqu’à un montant de 1.000 euros. D’après l’étude d’impact de la loi, environ 90% des salariés, soit 17,5 millions, sont potentiellement concernés par cette prime de pouvoir d’achat. Cette mesure est uniquement destinée aux salariés du privé. Les fonctionnaires en sont exclus. Plusieurs syndicats ont demandé au gouvernement que cette mesure les concerne également. Cette prime doit avoir été versée avant le 31 mars 2019.

Si le montant de la prime est libre, seuls 1.000 euros peuvent bénéficier des mesures d’exonération. Il est toutefois précisé que ce montant ne peut pas être proratisé, au sein d’une même entreprise, en fonction de l’ancienneté ou du niveau de qualification, mais uniquement en fonction de la rémunération, de la durée de présence dans l’entreprise au cours de l’année 2018 ou de la quotité de travail.

Heures supplémentaires défiscalisées : un gain important pour les salariés gagnant 2.282 euros brut par an

A compter du 1er janvier 2019, les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations sociales et seront défiscalisées, dans la limite de 5.000 euros de revenu supplémentaire par an. Le gain de pouvoir d’achat sera bien sûr proportionnel au nombre d’heures supplémentaires effectuées mais aussi au revenu perçu puisque l’exonération d’impôt bénéficie aux ménages qui sont assujettis à cet impôt. L’impact de la mesure dépend donc du taux marginal d’imposition du foyer auquel appartient le salarié ainsi que de de la composition et du revenu de son foyer fiscal. L’étude d’impact de la loi précise ainsi que “la mesure engendrera des gains de pouvoir d’achat importants pour les salariés dont la rémunération est proche du salaire médian autour de 1,5 Smic (2.282 euros brut en 2019).

Par exemple pour un un salarié réalisant un nombre moyen national d’heures supplémentaires (109 heures par an) et rémunéré 1.500 euros net (soit 1.864 euros brut), cette mesure doit permettre un gain de pouvoir d’achat annuel de 455 euros (190 euros pour le volet social et 265 euros pour le volet social)

Pour un salarié gagnant 2.738 euros brut et effectuant en moyenne 109 heures supplémentaires par an, le gain s’élève à 554 euros (279 euros sur le volet social et 275 euros sur le volet fiscal).

A noter aussi que le taux de recours étant moins important dans la fonction publique, le gain de la mesure pourrait être moindre pour les fonctionnaires. Ainsi, le gain annuel uniquement sur le volet social pour une professeur certifié de classe normale (7e échelon) gagnant 2.706 euros brut serait de 112,8 euros. Pour un agent contractuel gagnant 1.557 euros brut, il serait de 137 euros.

Le texte rappelle que cette exonération d’impôt sur le revenu entraînera de fait l’exclusion des sommes perçues dans le cadre de la réalisation d’heures supplémentaires de l’assiette de la retenus à la source effectuée à partir du 1er janvier 2019. Il est toutefois possible que les employeurs ne soient pas en mesure d’appliquer cette exonération d’impôt dès le 1er janvier compte tenu du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu car cela “implique de mettre à jour les logiciels de paie pour exclure de l’assiette du prélèvement à la source ces rémunérations”. Une régularisation pourrait être effectuée dans les mois suivants. Les employeurs “pourront utiliser la procédure de régularisation prévue pour corriger le trop prélevé de retenue à la source pour récupérer les sommes versées auprès de l’administration fiscale”.

Baisse de la CSG pour certains retraités : un gain moyen de 448 euros par foyer

Un retraité célibataire n’ayant pas d’autres sources de revenu que sa pension passera à compter du 1er janvier 2019 d’un taux de CSG de 8,3% à 6,6% s’il perçoit un montant de pension net compris entre environ 1.300 et 2.000 euros. 28% des foyers fiscaux sont concernés par cette mesure soit 5 millions de retraités. D’après l’étude d’impact, le gain moyen, hors effet impôt sur le revenu s’établit à 448 euros par foyer. Les retraités concernés devraient bénéficier de cette mesure au plus tard au 1er juillet 2019. Devant la commission des affaires sociales la ministre de la Santé Agnès Buzyn s’est montrée optimiste en affirmant avoir demandé aux caisses de retraite d’accélérer leur procédure. “J’espère qu’elles pourront être prêtes dès le mois de mai et nous le gouvernement déposera peut être un amendement au texte de loi signifiant que cette mesure devra entrer en vigueur au plus tard fin mai 2019.

Des Gilets jaunes appellent à bloquer les frontières pour l’acte 6

Ils invitent également « les Gilets jaunes européens » à les rejoindre aux frontières.

Les Gilets jaunes des villes sont appelés à rejoindre, les Gilets jaunes des champs... aux frontières. Pour samedi prochain et l’acte 6, les manifestants veulent en prendre le contrôle.

« La mobilisation aux frontières n’est pas nouvelle. Beaucoup de gens dans les régions sont venus à Paris, cette fois, on leur propose de rejoindre les Gilets jaunes des frontières », explique au Parisien l’appel lancé sur Facebook par La France en colère, un peu moins de 4500 se sont dites intéressées par cet acte 6.

Priscilla Ludosky prévoit de se rendre samedi au péage du Boulou (Pyrénées-Orientales), point frontalier où des milliers de camions espagnols passent chaque jour.

Retrouver les Gilets jaunes européens
Dans le même temps, la porte-parole appelle les Gilets jaunes européens à se rapprocher des frontières pour rejoindre les manifestants français. « Le mouvement est né en Italie, on verra s’ils viendront, les Belges nous retrouveront », prévoit-elle. En revanche, pas de Gilets jaunes suisses pour le moment, indique-t-elle.

Dès vendredi, Priscilla Ludosky rencontrera des militants catalans, « qui sont mobilisés depuis longtemps mais se retrouvent dans nos revendications sur le pouvoir d’achat et la souveraineté, qui est un gros problème dans leur région ».

AUSSI SUR MSN: Francis Lalanne lance un "rassemblement gilets jaunes" pour les européennes

70% des Français approuvent toujours les "gilets jaunes"

Malgré les annonces d'Emmanuel Macron, la proportion des Français qui soutiennent les "gilets jaunes" recule peu : 3 points de moins en une semaine, selon Elabe. 54% pensent que la mobilisation doit se poursuivre.

Après plus d'un mois de mobilisation, et malgré les 10,3 milliards annoncés par Emmanuel Macron pour soutenir le pouvoir d'achat, le mouvement des "gilets jaunes" reste massivement approuvé par les Français, à 70%, selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV. C'est seulement trois points de moins en une semaine.

Plus précisément, ils sont 41% à exprimer du "soutien", et 29% "de la "sympathie". A l'inverse, 11% des Français sont "opposés" et 11% "hostiles". 8% se disent indifférents.

La marge d'erreur du sondage est comprise entre 2,5 et 3 points.

Elabe relève que l'approbation est plus marquée au sein des classes populaires (78%), des classes moyennes (71%) et des retraités (67%), mais qu'elle n'est pas majoritaire chez les cadres (47%). Sur le terrain politique, le mouvement est approuvé par une majorité au sein de chaque électorat sauf l'électorat d'Emmanuel Macron (42%, -13).

82% en faveur du référendum d'initiative citoyenne (RIC)
Quand bien même les manifestations étaient en net recul samedi dernier, les Français ne souhaitent pas la fin de la mobilisation. 54% pensent qu'elle doit se poursuivre : c'est quasiment stable (+2 points) en une semaine, même si Elabe enregistre un fort recul comparé à la même question posée il y a 15 jours (-17 points). "Ça suffit", a lancé le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. Les Français ne semblent pas de cet avis.

Pour ce qui concerne les annonces en faveur du pouvoir d'achat, 12% des Français trouvent qu’elles répondent complètement aux attentes, et 46% qu'elles y répondent en partie. 42% pensent qu'elles ne répondent pas du tout aux préoccupations des "gilets jaunes".

Le pouvoir d'achat devrait être dopé par les concessions aux "gilets jaunes" en 2019

Au moment où le gouvernement ouvre un "grand débat national", 72% des sondés donnent la priorité au pouvoir d'achat, 42% à la prise en compte des citoyens dans les décisions politiques, 32% à la lutte contre l'évasion fiscale, 30% à la remise à plat de la fiscalité, en enfin 16% aux services publics dans les territoires.

Une large majorité de 82% des personnes interrogées sont favorables au recours au référendum d'initiative citoyenne (RIC) pour adopter des lois, et 73% pour pouvoir révoquer un élu.

Enquête Elabe réalisée sur internet les mardi 18 et mercredi 19 décembre, auprès d'un échantillon représentatif de 1010 personnes (méthode des quotas). Marge d'erreur : pour un résultat observé de 25 %, il y a 95% de chances pour que le résultat réel soit compris entre 22,3 % et 27,7 %.

Tension et cocktails Molotov lors de l'évacuation d'un rond-point à Béziers

Mercredi soir, lors de cette évacuation de rond-point, des policiers ont été confrontés à des cocktails Molotov et à des jets de boulards.

Des policiers intervenant mercredi soir pour faire évacuer un rond-point occupé à Béziers ont subi des jets de cocktails Molotov et de projectiles, a-t-on appris jeudi de source policière.

Boulards et stocks de pierres

Vers 22h, des policiers ont évacué des personnes bloquant le rond-point de la Méridienne, qui distribue la circulation entre l'A9 et la A75 et à proximité duquel se trouve un entrepôt Intermarché. De gros blocs de pierre avaient été placés sur le rond-point et à proximité. Les forces de l'ordre ont été accueillies par des jets de cocktails Molotov et de boulards (de grosses billes en métal ou en verre), selon les sources policières.

Aucun blessé n'est à déplorer et aucune interpellation n'a été effectuée sur le moment pour ne pas faire monter la tension, selon ces sources. Des stocks de projectiles et des bouteilles à moitié remplies d'essence ont été retrouvés à proximité dans des buissons.

"Des personnes déterminées à faire mal"

"Nous n'étions pas tous équipés pour nous protéger contre ce genre de projections. Ce sera fait désormais puisqu'un cap a été franchi. Je pense que nous sommes face à des personnes déterminées à faire mal", a estimé un membre des forces de l'ordre. Midi Libre rapporte que des zadistes et les plus durs des "gilets jaunes" étaient présents sur ce rond-point.

Lot-et-Garonne : mort d'un "gilet jaune" renversé par un camion sur un barrage

Un sexagénaire a été renversé par un poids lourd au niveau du péage d'Agen.

C'est la huitième victime depuis le début du mouvement : un "gilet jaune" de Villeneuve-sur-Lot est mort sur un barrage ce jeudi 20 décembre au matin, renversé par un poids lourd au niveau du péage d'Agen, rapporte "Sud Ouest".

Le barrage filtrant rassemblait une trentaine de "gilets jaunes". Le chauffeur d'un camion a tenté de forcer le passage, renversant un homme d'une soixantaine d'années.


Anne Gresser
@a_gresser
Un gilet jaune de Villeneuve écrasé par un camion. Les Gilets jaunes de la cabane AS24 choqués et en colère. Les pompiers sont en route

11
10:28 - 20 déc. 2018
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"Je viens d’apprendre à l’instant qu’un des leaders des gilets jaunes de Villeneuve vient de décéder après s’être fait renverser par un camion ce matin à Agen. Toutes mes pensées émues pour sa famille, ses amis et les GJ de Villeneuve", a réagi sur Twitter Olivier Damaisin, député LREM de la 3e circonscription du Lot-et-Garonne.

IKEA : un magasin italien accueille des chiens abandonnés pour les protéger du froid

Un magasin IKEA en Sicile a ouvert ses portes aux chiens errants de la ville pour qu'ils puissent trouver un peu de chaleur. Zoom sur cette belle histoire.

Le froid s'est installé en France comme dans toute l'Europe. Malheureusement, comme chaque année, le nombre d'animaux abandonnés ne cesse d'augmenter. Selon les chiffres de la SPA, 11 animaux de compagnie sont abandonnés toutes les heures, soit environ 100 000 abandons par an. Un chiffre alarmant. Un magasin IKEA en Sicile a eu la bonne idée d'accueillir des chiens errants pour les protéger du froid.

Une bonne action à l'approche des fêtes de fin d'année
Certains clients du magasin IKEA de la ville de Catane en Sicile sont tombés, nez à nez, avec ces charmants chiens. Ces derniers ont rapidement pris possession des lieux en s'installant dans les différents espaces aménagés par IKEA : sur le tapis dans le salon, dans la cafétéria et même sur un canapé de jardin... Les employés de l'enseigne se sont même occupés de les nourrir et de leurs apporter des soins. Un très beau geste à quelques semaines des fêtes de fin d'année !

Ce n'est pas la première fois qu'IKEA montre son engagement envers les animaux. L'enseigne suédoise avait crée l'initiative "Home for Hope" en 2014. Des animaux de compagnie en carton étaient placés dans certains magasins, afin que les clients puissent s'imaginer leur quotidien avec un chien puis en adoptent un.

Réchauffement climatique : des ONG vont attaquer la France en justice pour inaction

Plusieurs ONG ont signifié à Emmanuel Macron et au gouvernement qu'elles allaient attaquer la France en justice pour inaction contre le réchauffement climatique.

Greenpeace, Oxfam, la Fondation pour la nature et l'Homme (FNH) et l'association Notre affaire à tous vont attaquer la France en justice pour inaction dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ces associations ont adressé lundi un document en ce sens au président Emmanuel Macron et au gouvernement. "L'action défaillante de l'Etat en matière de lutte contre le changement climatique traduit une carence fautive de l'Etat à respecter son obligation de protection de l'environnement, de la santé et de la sécurité humaine", arguent-elles dans cette "demande préalable".

Selon la procédure, l'Etat a deux mois pour répondre. Les ONG prévoient dans un second temps, en mars probablement, d'introduire un recours juridique devant le tribunal administratif de Paris. "On demande réparation de nos préjudices et que l'Etat agisse tout de suite, à tous niveaux", a expliqué à l'AFP Laura Monnier, chargée de campagne pour Greenpeace, qui évoque une première juridique à l'échelle française. L'idée est de "le contraindre à agir", a ajouté Cécile Duflot (Oxfam) : "l'urgence et l'inaction l'exigent. Ce n'est pas anecdotique que des ONG, qui ont toujours participé aux négociations, au Grenelle... disent : maintenant ça suffit!"

Une COP24 décevante pour les ONG
L'annonce des associations tombe au lendemain de la fin de la COP24 qui a déçu par l'incapacité des Etats à renforcer leur action. "On pressentait l'issue de la COP24", déplore Cécile Duflot. "Même sur leurs engagements initiaux, les Etats n'arrivent pas à dégager des modes d'action, et notamment pas la France". Les plaignants soulignent que la France, dont les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2015, ne respecte notamment pas ses objectifs de court terme.

Ils se fondent sur la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme, qui garantissent la protection des citoyens. Ils dénoncent aussi "une violation de plusieurs engagements de la France en matière de lutte contre le changement climatique au titre du droit international". Une réponse à la hauteur, d'après eux, "serait une conversion rapide à la transition écologique, un soutien aux énergies renouvelables, un vaste plan d'économies d'énergie dans le bâtiment... toutes ces solutions qu'on connaît", explique Cécile Duflot. "On ne peut plus se suffire de paroles".

(avec AFP)

Le baril de pétrole sous les 50 dollars à la Bourse de New York

Le baril de pétrole a terminé lundi sous le seuil symbolique des 50 dollars pour la première fois depuis octobre 2017.
Dans un contexte de crise des Gilets jaunes, en France, cette nouvelle pourrait faire sourire le gouvernement si elle dure et se répercute à la pompe. Le prix du baril de pétrole côté à New York, plombé par les inquiétudes sur la croissance mondiale et donc la demande en énergie, a terminé lundi sous le seuil symbolique des 50 dollars pour la première fois depuis octobre 2017. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de WTI pour livraison en janvier, la référence aux Etats-Unis, a perdu 1,32 dollar ou 2,6 % pour terminer à 49,88 dollars.

Il était déjà descendu en cours de séance sous la barre des 50 dollars fin novembre mais s’était alors redressé pour terminer juste au-dessus. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février a de son côté perdu 67 cents ou 1,1 % pour clôturer à 59,61 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Les prix du baril, qui évoluaient en légère hausse en début de journée, ont « commencé à se replier après l’ouverture dans le rouge de Wall Street », a observé Matt Smith, de ClipperData. « Dans un marché déjà fragile, tout signe allant dans le sens d’un ralentissement de la croissance dans les mois à venir pèse sur les perspectives de demande en brut », a-t-il rappelé.

Impact de la guerre commerciale Chine-Etats-Unis
Les investisseurs redoutent notamment les effets de la guerre commerciale entre la Chine et les Etats-Unis et ont été particulièrement frappés vendredi par le ralentissement des ventes au détail et de la production industrielle en novembre en Chine.

Dans le même temps, « les acteurs du marché se demandent si les baisses de production annoncées par l’Opep sont vraiment suffisantes pour enrayer la chute des cours », a remarqué Gene McGillian, de Tradition Energy, en rappelant que les barils de Brent et de WTI ont déjà perdu plus de 30 % de leur valeur en deux mois. Confrontée à cette chute des prix, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole s’est mise d’accord début décembre avec ses partenaires, dont la Russie, pour réduire sa production d’environ 1,2 million de barils par jour à partir de janvier.

Mais en plus des interrogations sur la capacité de l’Opep à faire respecter cet engagement, le cartel fait face à la montée des extractions d’or noir aux Etats-Unis à un niveau record. « La hausse de la production américaine de pétrole de schiste et la potentielle baisse de la demande (mondiale) de carburant ont pesé significativement sur la confiance du marché, malgré les efforts de l’Opep et de ses partenaires pour rééquilibrer » les prix de l’or noir, a résumé Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

Gilets jaunes : les blocages routiers ce dimanche 16 décembre

Quelles sont les actions prévues par le mouvement du gilet jaune pour ce 16 décembre ? Après un Acte 5 qui a rassemblé seulement 66 000 gilets jaunes sur l'ensemble du territoire, y aura-t-il des blocages ce dimanche ? Dans les Hauts-de-France, en Normandie, en Occitanie ou encore en Nouvelle-Aquitaine, de nouvelles actions ont été recensées. Découvrez les blocages, barrages filtrants et autres opérations escargot de ce dimanche 16 décembre grâce à notre couverture de la mobilisation en direct, ainsi qu'avec la carte interactive des blocages.

15:00 - Quels blocages routiers sur la côte d'Azur ?
Sur les autoroutes de la Côte d’Azur, des opérations de filtrage sont en cours aux péages de La Ciotat et de Bandol sur l’A50 ainsi qu’à Pont de l’Etoile sur l’A52, et sont susceptibles de provoquer des bouchons sur ces axes, indique Vinci Autoroutes dans un communiqué.

14:22 - L'autoroute A9 toujours perturbée pas les gilets jaunes, ce 16 décembre
Durant la nuit, l’autoroute A9 a subi de fortes dégradations avec des incendies volontaires allumés par les manifestants sur les échangeurs de Narbonne Sud (n°38), Perpignan Sud (n°42) et Agde (n°34), sites qui vont rester fermés afin d’évaluer les dégâts, a déclaré Vinci Autoroutes dans un communiqué.

13:18 - Quelles perturbations des gilets jaunes sur l'A7 ce 16 décembre ?
Coupée depuis samedi après-midi, l'autoroute A7 n'a pas été rouverte ce dimanche 16 décembre. Hier, pour l'Acte 5, des gilets jaunes avaient envahi les voies de circulation au niveau de Bollène, allumant des feux sur la voie, ce qui a endommagé la chaussée. Ce dimanche, alors que les agents de Vinci Autoroutes œuvrent à rendre la voie praticable, l'A7 est toujours coupée. À certains endroits, il faut même refaire une partie de l'enrobé, précise France Bleu.

13:04 - Marche pacifique à Pont-Audemer
Les gilets jaunes se sont donné rendez-vous ce 16 décembre, à 9h30, au rond-point de Déacathlon, pour une marche. Ils se sont mis en marche vers le centre-ville, et ont honoré une minute de silence en hommage aux victimes de Strasbourg.

11:35 - Quelles actions des gilets jaunes à Toulouse ce dimanche 16 décembre ?
Au lendemain d'un Acte 5, les gilets jaunes toulousains se sont de nouveau donné rendez-vous à la base de loisirs de Sesquières à 15h, ce dimanche 16 décembre. Ils prévoient de rassembler leurs revendications, et de collecter des cadeaux de Noel pour les enfants. Une réunion est également prévue afin de déterminer les prochaines actions du groupe.

10:29 - Quelles actions des gilets jaunes en Haute-Loire ce 16 décembre ?
À Brioude, une réunion publique est organisée par un collectif de gilets jaunes, ce dimanche 16 décembre, à 14 heures, dans la salle de l'Instruction, rapporte La Montagne. Ce même groupe avait organisé une kermesse citoyenne au Puy-en-Velay, avec grillades, frites, crêpes, buvette et surtout, revendications.

09:45 - Quelles actions des gilets jaunes dans le Puy-de-Dôme ce 16 décembre ?
Un rassemblement est prévu ce dimanche 16 décembre, place du 1er-Mai à Clermont-Ferrand, rapporte La Montagne. Le défilé devrait ensuite prendre la direction de la préfecture. Dans l'arrondissement de Riom, plusieurs rassemblements de Gilets jaunes sont attendus, ce week-end : aux péages de Riom et Manzat pour des opérations "barrière ouverte" à la sortie de l'autoroute, mais aussi au rond-point de la zone commerciale Espace Mozac, de Saint-Beauzire et aux ronds-points de Saint-Eloy-les-Mines.

08:17 - L'A6 est-elle toujours bloquée par les gilets jaunes ce 16 décembre ?
L'autoroute A6, fermée par les autorités samedi matin dans les deux sens entre la Saône-et-Loire et le Rhône, par mesure de précaution face à la mobilisation attendue de gilets jaunes, a été rouverte à la circulation, selon Bison Futé. "Considérant l'état des conditions de circulation liées aux mouvement sociaux dans le Rhône", le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait décidé cette fermeture pour une durée indéterminée afin "d'assurer la sécurité de la circulation routière", avait-il justifié dans un arrêté. L'A6 a rouvert samedi soir entre les communes de Anse et Mâcon.

07:41 - Quelles actions des gilets jaunes dans le Puy-de-Dôme ce 16 décembre ?
D'après France 3 Régions, à Clermont-Ferrand,la manifestation des gilets jaunes aura lieu ce dimanche 16 décembre. Une opération "péage gratuit" est prévue à Riom et à Manzat. Les gilets jaunes seront présents à Mozac, Saint-Beauzire et Saint-Eloy-les Mines. Une mobilisation est prévue à Issoire et à Thiers.

07:27 - Quels blocages dans l'Eure ce dimanche 16 décembre ?
À Pont-Audemer, les gilets jaunes ont prévu de se rassembler à partir de 9H30 au niveau du parking du magasin Décathlon, rapporte Paris Normandie. Hier, plusieurs barrages filtrants ont été signalés à Beuzeville, La Madeleine-de-Nonancourt ou encore à Saint-Germain-Village, il y a donc un risque pour que des manifestants soient sur les voies.

 

le 15/12/18 - 16:30 - Tensions à Saint-Etienne, un manifestant blessé au visage
Selon un confrère du Figaro, présent sur place, des tensions ont éclaté entre des manifestants et les forces de l'ordre. Selon lui, des individus ne portant pas de gilets jaunes auraient voulu "en découdre" avec les CRS. Les policiers et gendarmes ont ensuite stoppé le cortège, l'empêchant de remonter un boulevard. Ils ont utilisé des gaz lacrymogènes et flashball pour repousser les manifestants. L'un d'entre eux a été touché au visage.

15/12/18 - 15:00 - 33 500 manifestants dans toute la France
Selon le bilan du ministère de l'Intérieur, fourni peu avant 15h00, plus de 33 500 gilets jaunes seraient présents un peu partout en France, contre 77 000 comptabilisés à la même heure samedi dernier.

15/12/18 - 11:55 - Un décès en marge d'un barrage de gilets jaunes dans l'Aisne
Une femme est décédée ce vendredi soir vers 21h suite à une collision entre deux véhicules sur la Route Nationale 2 à Belleu, près de Soissons, dans le sud de l'Aisne, selon L'Union. Il s'agit de la compagne d'un conducteur avait contourné le barrage des gilets jaunes au rond-point de l'Archer. Elle était assise sur le siège passager. Il a alors pris le contournement de Soissons en contresens en empruntant les voies en provenance de Laon. Ce véhicule est entré en collision avec un autre.

15/12/18 - 11:28 - Un décès sur un barrage de gilets jaunes
Un conducteur est décédé ce vendredi soir sur un barrage de gilets jaunes, à la frontière franco-belge, rapporte la Voix du Nord. Sa voiture aurait percuté un poids-lourd à l'arrêt entre Jeumont et Erquelinnes. C'est la septième victime depuis le début du mouvement des gilets jaunes.

15/12/18 - 09:40 - Quels blocages des gilets jaunes dans le Vaucluse ?
Alors qu'une opération escargot bat son plein sur l'autoroute A7, un feu de palettes en bois a été allumé par des gilets jaunes, bloquant ainsi la circulation sur l'A7. Elle reste donc fermée entre les sorties Orange et Orange Sud.

«Gilets jaunes»: Le gouvernement espère reprendre la main après l'Acte V de la mobilisation

Alors qu'à Paris et dans plusieurs villes françaises la mobilisation a faibli, le gouvernement compte sur la grande concertation nationale pour renouer le dialogue...

Passer des chiffres aux mots. Après l’acte V de la mobilisation des « gilets jaunes », l’exécutif espère entrevoir la sortie de crise. Les manifestations de samedi ont été beaucoup plus calmes à Paris et dans de nombreuses villes françaises. Le nombre de manifestants divisé par deux (66.000), celui des interpellations en forte baisseannonceraient « la fin d’un cycle de mobilisation », comme le souligne Jérôme Sainte-Marie, sondeur à Pollingvox.

Et si tous les blocages ne se lèveront pas dès lundi, si certaines villes comme Bordeauxou Toulouse sont encore le théâtre d’une forte mobilisation, le gouvernement paraît soulagé. « Le temps du dialogue est venu », souligne le président de l’Assemblée Richard Ferrand, un très proche d’Emmanuel Macron. « Les ronds-points doivent être libérés et la sécurité de tous redevenir la règle », a ajouté le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

Recul du gouvernement
De là à conclure à une défaite des « gilets jaunes », il y a un pas. Les concessions arrachées au président Macron sont nombreuses : annulation de la hausse de la taxe carbone, gel des tarifs de l’électricité et du gaz, hausse de 100 euros des revenus au niveau du Smic, heures supp défiscalisées, exemption de hausse de CSG pour les retraités gagnant moins de 2.000 euros…

« Les Gilets jaunes ont réussi à faire reculer un pouvoir qui pourtant paraissait très fort », estime Jérôme Sainte-Marie, pour qui le mouvement s’essouffle seulement parce qu’il « n’a plus d’objet, car pas d’objectif précis ».

Rapprochement
Encore affaibli dans les sondages (avec 23 % seulement d’opinions favorables dans le dernier sondage Ifop pour le JDD), Emmanuel Macron « sera désormais obligé d’avoir une attitude plus attentive avec les corps intermédiaires, les syndicats ou les maires, et même directement au contact avec les Français », prédit Jean-Daniel Levy, de Harris Interactiv.

Le grand débat que l’exécutif lance sur deux mois et demi est pensé pour permettre le rapprochement espéré. Cette « grande concertation nationale », dont les détails doivent être connus dans la semaine, doit s’appuyer fortement sur les maires et aborder quatre grands thèmes (transition écologique, fiscalité, organisation de l’Etat, démocratie et citoyenneté auxquels on a inclus l’immigration).

Ce dimanche, l’Association des Maires ruraux de France a lancé un appel demandant à la France silencieuse de se « débarrasser du "complexe du plouc" » et de les « soutenir » pour « imposer » leur parole commune face à la « cécité » de beaucoup de dirigeants.

Le président de l’association, Vanik Berberian, affirme que la demande est forte. L’ouverture de cahiers de doléances dans de nombreuses communes a rencontré « un très grand succès ». « Les questions autour du pouvoir d’achat reviennent régulièrement, mais pas seulement », a-t-il déclaré sur franceinfo.

Pouvoir d’achat et RIC
Sur les ronds-points, les revendications se sont rapidement élargies à la question du pouvoir d’achat et au fonctionnement des institutions. Pendant l’acte V, les manifestants étaient nombreux à réclamer l’organisation d’un « RIC », un référendum d’initiative citoyenne. Pour Jérôme Sainte-Marie, un retour à la situation d’avant le 17 novembre est exclu et l’exécutif a vraiment intérêt à tenir ses promesses : « Si jamais les mesures concernant le pouvoir d’achat ne sont pas appliquées, il y a un risque de reprise de mobilisation très important. Car les gens ont pris conscience de leur pouvoir », dit-il.

« Il n’y aura pas de carabistouille », « l’engagement du président sera tenu », assure Richard Ferrand. Qui en appelle à « la responsabilité des parlementaires » pour valider jeudi à l’Assemblée et vendredi au Sénat les mesures afin qu’elles soient applicables dès le 1er janvier.

Piège de la démocratie directe version Web.2.0 gilets jaunes ?

Malgré les annonces faites par le Président de la république, les gilets jaunes cesseront-ils tous leur « valse » des ronds points ? Sauf à y être contraints par la force, on peut en douter, car le type même d'organisation en démocratie directe « version Web 2.0 » qu'ils ont inauguré, en rejet des systèmes représentatifs, est un obstacle majeur pour la faire cesser.



« le cauchemar d'une démocratie électronique est désormais techniquement à portée de main » Giovanni SARTORI (1924 – 2017)

Avec le phénomène social « gilets jaunes », grâce au Web nous assistons désormais à un engouement particulier en faveur d'une démocratie directe sans structure organisationnelle, ni responsables qui dépasserait tous les clivages politiques traditionnels. Mais n'est-ce pas une illusion si l'on considère que dans le règne animal, dont nous faisons partie, il y a inévitablement une organisation sociale avec des rapports dominants dominés, et des conflits parfois violents pour être le dominant. Sauf que l'homme, seul animal culturel au sommet de la pyramide des espèces, a une double responsabilité : veiller à un équilibre le plus harmonieux possible avec et entre les autres espèces, ainsi qu'au sein de la sienne. Mais hélas l'Homme a rompu depuis longtemps ces équilibres et nous devons tous en subir les effets de plus en plus désastreux...La nouvelle économie et les nouveaux rapports Humaine basés sur « l'intelligence artificielle » peuvent -ils permettre de rétablir ces équilibres ou les aggraver ?

La « cyber-jacquerie « des gilets jaunes, sous couvert de revendications sociales, traduit plus un rejet des élites et des systèmes représentatifs que les fondements de la société.

La « cyber-jacquerie » des gilets jaunes, dont les comparaisons foireuses avec la révolution de 1789, la commune de Paris et Mr. THIERS, en encore Mai 68 semblent occulter que ces mouvement ou révoltes sociales de l'époque, qui ne rejetaient pas les structures représentatives, remettaient en cause les fondements de la société et proposaient un nouveau modèle. « nous avons tant cru à la révolution socialiste » écrivait COHN-BENDIT il y a quelques années à propos de Mai 68.

Le mouvement social initié par les gilets jaunes qui n'a d'ailleurs strictement rien d'homogène d'un point de vue revendicatif, bien qu'il critique le libéralisme, au-delà du classique pouvoir d'achat et de la contestation fiscale, il ne remet pas en cause les fondements actuels de la société sociale – libérale. Il exprime simplement une réelle crise de confiance à l'encontre des élites et porte surtout une critique du fonctionnement de nos systèmes représentatifs, notamment, de tous les représentants traditionnels (syndicats, associations, partis politiques...) qui ne seraient plus susceptibles de « parler et agir au nom du peuple »…Nul doute qu'avec le Web par les réseaux sociaux ils considèrent que ces systèmes représentatifs ne sont plus nécessaire, seul compte pour eux la démocratie directe via ce « support Web des réseaux sociaux ».

Cette forme de contestation n'est pas propre à la France, la Belgique commence également à inaugurer la formule Française des gilets jaunes. On peut d'ailleurs noter une convergence des revendications « fourre tout » formulées par les gilets jaunes avec celles qui ont émergé en Italie par le mouvement « 5 étoiles (M5S) ». On connaît la suite et leur arrivée au pouvoir en coalition avec l'organisation nationaliste et xénophobe la « Légua » (ex ligue du nord). De ce point de vue, en France, MELENCHON et LE PEN ne sont pas si éloignés que cela...

De la contestation de la démocratie représentative à la démocratie directe par le Web

Pour justifier leur mouvement qui ressemble plus à un rendez-vous d'ami(e)s au café du coin « chez Dudule » dont le phénomène est amplifié par les médias, outre des revendications sociales diverses, variées et contradictoires, voire des plus loufoques lorsque les uns demandent la suppression des d'impôts et des taxe, quand d'autres demandent un salaire unique et égal pour tous, sans compter le rituel « Macron démission », les gilets jaunes qui rejettent pour l'instant toute structure d'organisation avec des responsables élu(e)s, mais aussi celles des représentations existantes, notamment syndicales, ne sont, par ailleurs, pas à une contradiction près. D'un coté, tout en refusant les représentants sociaux traditionnels, ils acceptent le principe des relais institutionnels existants, Députés, maires avec des cahiers de doléances pour porter leurs revendications et être entendus au plus haut niveau de l’État, c'est à dire par le président de la république, dont ils estiment qu'il est le seul capable de leur donner satisfaction, alors qu'ils demandent sa démission…

Cette remise en cause très brouillonne de la démocratie représentative par les gilets jaunes et le fait qu'en se considérant comme la seule expression légitime du peuples, grâce à leur interconnexion revendicative via le Web, ils veulent aussi démontrer que seule la démocratie directe est la réponse

La méthode choisie par le candidat Emmanuel MACRON pour les élections Présidentielles et portée par les « Marcheurs » n'a-t-elle pas ouvert la porte aux gilets jaunes ?

Pour la candidature d'Emmanuel MACRON aux présidentielles de 2017, les marcheurs qui allaient recueillir les doléances des citoyens par le porte à porte, ou via les réseaux sociaux, de façon démocratique directe pour élaborer le programme du candidat, hors des clivages politiques traditionnels, ne précédaient- ils pas sur le fond par des méthodes similaires de consultation directe « du peuple » les actuels gilets jaunes ? En procédant de façon directe et transversale au-delà du seul cercle du parti ou mouvement politique du candidat, dont l'élaboration du projet politique se fait par un petit groupe « d'experts » interne à ces partis, cette méthode de « porte à porte », conjuguée aux réseaux sociaux, médiatiques en plus de la consultation d'experts spécialistes pour diverses problématiques et soutiens financiers a ainsi permis l'élection du candidat des marcheurs LREM.

Il est évident que l'accumulation des affaires auxquelles un grand nombre d'élu(e)s locaux, parlementaires et Ministres de tous bords politiques furent confrontés, ainsi que le non respect chronique des contrats électoraux ont entraîné une cassure entre la population , les élites et les systèmes de représentation jugés peu crédible (le tous pourris).

Lors des Présidentielles, Emmanuel MACRON profitant de cet état de fait a également joué sur l'idée d'une disparition de la division fondatrice droite-gauche, « on prend les bonnes idées des uns et celles des autres » et on les applique. Problème, les « bonnes idées » pour les uns ne sont pas forcément bonnes pour les autres. Exemple avec la suppression de l'ISF ou la mise à contribution des retraités pour faciliter le travail en réduisant sa taxation, dès lors, après son élection avec les premières mesures prises, va s'installer l'idée d'un conflit inévitable entre le haut avec les élites, dont Emmanuel MACRON apparaît comme « un Président des riches » et le bas « ceux qui ne sont rien » c'est à dire le peuple. Même si ce n'est pas ce qui retient le plus l'attention dans l'immédiat la critique « anti politique » et « anti système représentatif » illustré par les gilets jaunes peut se révéler proprement fatale pour nos institutions si, à très court terme, une réponse adaptée n'est pas trouvée à la crise de la démocratie représentative qui se répand un peu partout en Occident.

Entre la méthode pour la campagne Présidentielle et celle pour l'exercice du pouvoir deux formules diamétralement opposées

En contradiction totale avec la méthode horizontale de la campagne électorale ayant permis son élection, une fois élu Le nouveau Président impose une façon de gouverner très verticale centralisée autour de sa personne ( une gouvernance dite « Jupitérienne « ). Les décisions qui vont être prises, concernant par exemple : la fiscalité, ou la transition écologique méritait un temps de large concertation, alors qu'ils furent décidées au sommet de façon unilatérale avec une pédagogie et des méthodes de communication pour le moins surprenante. Si de la suppression de la taxe d'habitation fut bien accueillie, l'absence de concertation préalable avec les Maires, la suppression de l'ISF au moment de l'annonce de la hausse de la CSG des retraités, suivi ultérieurement de la taxe carbone et d'autres augmentations, sur lesquelles il est aujourd'hui revenu, se révéla catastrophique en matière de communication. C'est incontestablement la cause essentielle de la « cyber - jacquerie » d'aujourd'hui qui s'est propagée via le Web et qui inaugure une nouvelle forme d'organisation de démocratie directe.

Démocratie directe via le Web, possible, mais est-elle souhaitable ?

« admirable pour choisir ceux à qui il doit confier quelque partie de son autorité, mais il n'est pas propre à gérer par lui-même » MONTESQUIEU.

Il faut prendre acte que la démocratie directe que pouvait pratiquer les anciens, via des agoras ne pouvait être compatible avec les grands États modernes. Mais l'irruption du Web 2.0 (réseaux sociaux) qui a contribué à l'émergence du mouvement La République en Marche (LREM), la victoire de son candidat aux Présidentielles et les législatives de 2017 en France, ou en Italie à celle du mouvement 5 étoiles (M5S) et servi également à l'émergence des « gilets jaunes », laisse penser que ce sont les fondements mêmes de nos systèmes de représentation qui se trouveraient remis en cause et qu'un retour à la démocratie directe serait aujourd'hui possible. Un texte bref d'explication sur le Web, puis un simple « clic » pour valider et le tour est joué.

Mais est-ce aussi simple ? Comment serait sélectionné telle ou telle proposition dans une masse hétérogène aussi variées, contradictoires, ou loufoques que certaines revendications actuelles des gilets jaunes et qui serait chargé de les traduire en droit, sachant que le Droit Européen prime sur le Droit Français et qui veillerait à son application ? On pourra toujours justifier que ces difficultés seraient résolues grâce au remplacement du parlement humain classique par des « parlements cyber- robots », où l'électeur Internet participerait directement sans problème au processus législatif. Mais attention, outre la problématique écologique en production et approvisionnement des terres rares, les risques de piratage ou de manipulation du système pourrait avoir des effets désastreux, aujourd'hui insoupçonnables … Imaginons la réaction de celles et ceux qui n'auraient pas pu faire passer une revendication, un projet ou une loi à cause du vote des voisins. Avec « l'effet de foule » du Web, et sa tragique « loi de Lynch », dont certains « gilets jaunes » font l'amère expérience, étant menacés de mort quand ils prétendent « parler au nom du peuple ».

Possible certes, mais à l'évidence pas souhaitable

Avec le nouveau statut des robots, de simples esclaves mécaniques, outils au service de l’Homme, grâce aux nouvelles intelligences artificielles et à l’interconnexion entre eux, les robots peuvent désormais, pour des taches intellectuelles ou nécessitant une dextérité des gestes, se substituer à l’homme avec une plus grande efficacité.

Aujourd’hui on est en mesure de confier des taches sélectives de décision, notamment, pour la justice, la médecine, l’enseignement, mais aussi faire déplacer des véhicules sans chauffeur ou des drones-taxis sans pilote, y compris faire fonctionner des usines sans aucune intervention humaine grâce aux interconnexions de l’intelligence numérique entre les machines, avec toutes les conséquences d’éthique que cela suppose pour certaines applications. Par exemple, s’agissant de la justice pour désengorger les tribunaux, lorsque cela ne relève pas de décisions concernant des jugements dans des situations complexes, où elles doivent être prises en « son âme et conscience », les robots peuvent très bien suppléer les magistrats pour prononcer des sanctions en fonction de critères très précis. Ce type d'exemple peut s'appliquer à divers autres secteurs de la société, notamment au niveau de l'expression démocratique directe...

Dans ces conditions il est aisé de penser que grâce à ce nouveau statut des robots par méga données ou « Big Data », la démocratie directe est possible et nous n'aurions plus besoin de structures représentatives. Il suffirait d'un « clic » sur l'ordinateur ou le smarphone pour que, dans le cadre d'une « cyber-agora » permanente par transmission de vos propositions à un « cyber-robot parlement » vous imposeriez ou rectifieriez à volonté les lois par une sorte de référendum permanent. Certes, si c'est possible en théorie, dans la pratique c'est un peu plus compliqué, car, outre des difficultés techniques, par qui et comment serait « choisi » les personnes chargées du fonctionnement de ce « cyber-robot parlement ou Président », ainsi que leur contrôle ? Le fait de les choisir et de les désigner n'est-ce pas aussi de la démocratie représentative avec le risque permanent de contestation en légitimité et les affrontement violent qui peuvent en découler...

Le rejet de toute forme de structure représentation conduirait inévitablement à un pouvoir autoritaire. Dans une démocratie représentative il se dégage une majorité et une opposition qui peut avoir plus ou moins de droits, mais qui permet et garantit un minimum de liberté pour les citoyens. Dans une démocratie directe c'est le groupe dominant qui impose de façon perverse sa loi, toute opposition ou démarche différente est de fait museler, y compris par la violence. L'exemple récent chez les gilets jaunes menacés de mort par leurs collègues en est révélateur. Il est toutefois urgent de réformer la démocratie représentative Française pour l'améliorer, c'est possible et cela vaut mieux qu'une démocratie directe de type « Web 2.0 » style gilets jaunes.

Pour conclure

Nous ne sommes qu'à l'aube d'une nouvelle révolution numérique des « intelligences artificielles » qui va impacter considérablement les rapports Humains sur le plan culturel, économique, démocratique, militaire par des guerres de type nouveaux via des « cyber-armes terrestres et aériennes », écologique avec la raréfaction des énergies fossiles, notamment des terres rares, dont la surpopulation sera contrainte après les guerres du pétrole, aux guerres des terres rares. Le destin de l'Homo Sapiens risque fort de connaître un fin douloureuse… « Cyber-démocratie directe » ou pas...

Le gouvernement dans le piège de la hausse des péages d’autoroutes

L'Etat a temporisé sur la hausse des péages pourtant prévues par les contrats avec les concessionnaires. "Aucune décision n’est prise sur l’évolution des péages à partir du 1er février 2019", explique un conseiller de la ministre des Transports.

Ne pas agiter le chiffon rouge des péages devant les gilets jaunes : c’est le mot d’ordre du gouvernement. La semaine passée, la ministre des Transports Elisabeth Borne a fait traîner le choix du concessionnaire qui transformera dans l’Allier 90 kilomètres de la RN79 en autoroute payante. Privatiser ce tronçon de la "Route Centre Europe Atlantique" est l’option de l’Etat pour sécuriser celle que l'on surnomme "la route de la mort". Depuis novembre, on attendait le nom du vainqueur. Mais mardi la ministre a désigné discrètement, selon nos informations, deux finalistes : Eiffage-APRR, groupe où elle a travaillé il y a dix ans, et Meriadiam-Spie Batignolles. Il reste à les départager. "Rien à voir avec les gilets jaunes, la procédure suit son court, on souhaite avoir la meilleure offre", tempère-t-on au gouvernement.

Un autre dossier sensible a été mis sur pause. "Aucune décision n’est prise sur l’évolution des péages à partir du 1er février 2019. Ce n’est pas vraiment le sujet du moment", jure un conseiller d’Elisabeth Borne. "L’urgence pour l’Etat et pour les concessionnaires est le retour à l’ordre public sur le terrain", approuve Pierre Coppey le président de Vinci Autoroutes, qui égraine une liste de barrière de péages où des "dégradations invraisemblables" ont eu lieu : Narbonne (samedi encore), Vissac, La Ciotat, Séte, Agde, Perpignan Sud et Nord etc. Il chiffre la facture en "dizaine de millions d’euros". Pour éviter de mettre de l’huile sur le feu, le gouvernement a différé la mauvaise nouvelle en annulant la rituelle réunion du Comité des usagers. Selon nos informations, le 11 décembre, il aurait dû leur annoncer +1,9% de hausse des péages en 2019 contre +1,5% en 2018. "Sur l’A63 ou l’A19, le chiffre doit atteindre plus de 2,6% pour compenser un trafic faible", s’émeut Pierre Bordry, le président du Comité des usagers.

La facture des Gilets jaunes bientôt présentée à l'Etat
Pourquoi une telle hausse? L’Etat se trouve piégé par les avenants aux contrats de concession négociés ces derniers mois avec Vinci, APRR et Sanef. Ils lui reviennent comme un boomerang au pire moment. A la hausse classique, résultat de l’application d’une formule mathématique inscrite aux contrats, s’appliquent deux augmentations complémentaires exceptionnelles. La première d’environ 0,25% est un leg de Ségolène Royal. Elle compense l’erreur de l’ancienne ministre de l’Environnement qui avait mis l’Etat en tort en gelant les péages en 2015. La seconde, d’un peu moins de 0,2%, est un héritage conjoint de François Hollande et d’Emmanuel Macron, destinée à faire payer par l’usager une bonne part des 700 millions d’euros du plan d’investissement autoroutier concrétisé cette année.

Dans ce contexte explosif, un geste tarifaire est-il envisageable? Pas vraiment. Contractuellement, les sociétés d’autoroute peuvent s’abstenir de réclamer l’application des hausses. "Mais elles n’ont aucun intérêt économique à le faire et si l’Etat décide le statu quo il devra accorder des compensations", pointe Christophe Boutin, le délégué général de l’Asfa, le lobby des autoroutes avide d’allongement de concession et qui met la pression sur l’Etat. Quand le calme sera revenu, le secteur lui présentera la facture des dommages des gilets jaunes : destruction des installations, perte de recettes. Une réunion est d’ailleurs prévue mardi entre Elisabeth Borne et les concessionnaires.

LES GOUVERNEMENTS EUROPÉENS S’ACCORDENT POUR CONFIER LA CENSURE DU WEB À GOOGLE ET FACEBOOK

Nous n’aurons jamais vu un règlement européen être accepté aussi rapidement par les gouvernements européens (en moins de 3 mois !), et ce malgré les inquiétudes exprimées par divers États1. Macron les a manifestement convaincu que, les élections européennes approchant, ils pourraient maintenir leur pouvoir en agitant l’inaltérable prétexte terroriste. En résulte une censure et une surveillance généralisée de l’Internet.

Le Conseil de l’Union européenne vient donc d’acter, à l’instant et sans le moindre débat sérieux, un projet de loi qui obligera tous les acteurs du Web à se soumettre aux outils de surveillance et de censure automatisés fournis par Facebook et Google2, tout en permettant à la police d’exiger le retrait en une heure des contenus qu’elle jugera « terroriste », sans l’autorisation d’un juge.

Deux mesures aussi délirantes qu’inédites, qui conduiront à soumettre tout l’écosystème numérique européen à une poignée de géants que l’Union prétend cyniquement vouloir combattre (lire notre analyse), tout en risquant de remettre en cause la confidentialité de nos correspondances3… Et tout ça alors que ni la Commission européenne ni les gouvernements n’ont jamais réussi à démontrer en quoi cette loi serait utile pour lutter contre le terrorisme4.

Le débat sur ce texte se poursuivra maintenant devant le Parlement européen. Celui-ci votera mercredi prochain, le 12 décembre, un premier « rapport sur la lutte anti-terroriste » qui, sans avoir l’effet d’une loi, promeut peu ou prou les mêmes mesures absurdes que celles prévues dans le « règlement de censure anti-terroriste », que le Parlement examinera dans les semaines suivantes.

Ce premier vote de mercredi sera l’occasion pour chaque député européen de révéler sa position face au projet totalitaire d’Emmanuel Macron, et ils devront en rendre compte alors que s’amorce la campagne électorale pour les élections européennes de 2019.

 1 Se sont notamment opposés à la version actuelle du texte la Finlande, la Slovaquie, la République Tchèque, la Pologne, le Danemark

2. ↑ Dès juin 2017, la Commission européenne se félicite publiquement « avoir travaillé depuis deux ans avec les plateformes clefs du Web au sein du Forum européen de l’Internet », qui regroupe Google, Facebook, Twitter et Microsoft depuis 2015, « pour s’assurer du retrait volontaire de contenus terroristes en ligne », notamment grâce à « l’initiative menée par l’industrie de créer une « base de données d’empreintes numériques » [« database of hashes »] qui garantit qu’un contenu terroriste retiré sur une plateforme ne soit pas remis en ligne sur une autre plateforme ».
Pour la Commission, déjà, « l’objectif est que les plateformes en fassent davantage, notamment en mettant à niveau la détection automatique de contenus terroristes, en partageant les technologies et les outils concernés avec de plus petites entreprises et en utilisant pleinement la « base de données d’empreintes numériques » » (toutes ces citations sont des traductions libres de l’anglais).

3. ↑ Notons ici une légère évolution depuis notre dernière analyse concernant les risques pour la confidentialité de nos communications. Dans la version du règlement actée aujourd’hui par le Conseil de l’UE, le considérant 10 a été modifié et semble tenter d’exclure du champ d’application de ce texte les services de communications interpersonnelles : « Interpersonal communication services that enable direct interpersonal and interactive exchange of information between a finite number of persons, whereby the persons initiating or participating in the communication determine its recipient(s), are not in scope ».
Cette précision est toutefois particulièrement hasardeuse et n’a rien de rassurante. D’abord, la précision n’est nullement reprise à l’article 2 du règlement qui définit les différentes notions du texte. Surtout, cette précision n’est pas cohérente : les « service de communications interpersonnelles » sont déjà définis par le code européen des communications électroniques (article 2 et considérant 17), comme pouvant alors couvrir certains services de Cloud (où un nombre limité d’utilisateurs peuvent échanger des documents, typiquement). Pourtant, la version du règlement actée aujourd’hui indique explicitement s’appliquer aux services de Cloud, tout en prétendant ne pas s’appliquer aux communications interpersonnelles. La confusion est totale.

4. ↑ En 2017, l’UNESCO publiait un rapport analysant 550 études publiées sur la question de la radicalisation en ligne. Le rapport conclut que « l’état actuel des preuves sur le lien entre Internet, les médias sociaux et la radicalisation violente est très limité et toujours pas conclusif » et qu’il n’y a « pas de preuves suffisantes pour conclure qu’il existe un lien de causalité entre la propagande extrémiste ou le recrutement sur les réseaux sociaux et la radicalisation violente des jeunes ». Le rapport souligne que « les tentatives pour empêcher la radicalisation des jeunes sur les aspects Internet n’ont pas prouvé leur efficacité mais, d’autre part, peuvent clairement nuire aux libertés en ligne, particulièrement la liberté d’expression » (notre traduction de l’anglais).

Espagne : le gouvernement annonce la hausse de 22% du salaire minimum

Une bonne nouvelle pour les petits salaires. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé, mercredi 12 décembre, qu'il augmenterait par décret le salaire minimum de 22%. Le salaire minimum mensuel va ainsi passer de 858 euros à 1 050 euros brut.



"Le Conseil du 21 décembre approuvera la hausse du salaire minimum". Elle entrera en vigueur "à partir de 2019" et constituera "la hausse la plus importante depuis 1977", a déclaré Pedro Sanchez devant les parlementaires. le socialiste a pris les rennes du gouvernement espagnol en juin dernier.

La hausse du salaire minimum est une mesure phare de son projet de budget pour 2019. Selon le projet de budget publié début octobre, cette mesure coûtera 340 millions d'euros à l'Etat. Elle a été durement critiquée par l'opposition de droite.

Acte 5 des Gilets jaunes : à quoi faut-il s'attendre demain à Paris et en région?

De nombreuses manifestations de Gilets jaunes sont prévues samedi. Les autorités ont reconduit le dispositif de sécurité en l'adaptant. A Paris, tout ne sera pas fermé comme samedi dernier.

Les Gilets jaunes sont divisés quant à la tenue d'un acte 5, samedi, de leur mobilisation. Si de nombreux appels à manifester ont été diffusés, une partie des Gilets jaunes se disent prêts au dialogue. L'une des figures du mouvement, Jacline Mouraud, a même estimé jeudi matin qu'il fallait "transformer le mouvement" et "stopper" les rassemblements. Mais de nombreux porte-parole n'ont pas la même analyse. "Les Gilets jaunes sont plus mobilisés que jamais", assurait ainsi jeudi Maxime Nicolle, alias "Fly rider", quand Eric Drouet appelait lui "à ne pas lâcher".

L'attentat de Strasbourg n'a pas entamé leur détermination, certains Gilets jaunes appelant même à porter un brassard noir dans les défilés et à faire une minute de silence en hommage aux victimes de l'attaque de mardi soir.

Dans la capitale, les grands magasins seront ouverts
L'acte 5 connaîtra-t-il des violences aussi importantes que l'acte 4? La semaine dernière, les débordements et pillages avaient été nombreux, notamment à Paris, Bordeaux et Toulouse. "Il faut se préparer à la situation qui pourrait être la pire", a estimé vendredi sur RTL le préfet de police de Paris Michel Delpuech, lequel a annoncé un dispositif policier "reconduit" mais mieux "adapté" contre les casseurs.

Le responsable a toutefois promis que la capitale ne serait pas "une ville morte" comme samedi dernier. La plupart des musées, comme le Louvre, seront ouverts. L'Opéra Garnier et les grands magasins du boulevard Haussmann devraient également rester accessibles, même si des mesures de précaution ont été prises au cas où les manifestations dérapent.

Une manifestation parisienne mieux encadrée?
Conscients du risque de violences, les coordinateurs des Gilets jaunes en Ile-de-France cherchent d'ailleurs à "organiser" la journée de manifestations, comme l'explique Libération dans son édition de vendredi. Une marche pacifiste doit ainsi démarrer samedi à 13 heures sur la place de la Bourse et suivra un "parcours sécurisé" encore flou, puisqu'aucune déclaration de manifestation concernant cette marche n'a été déposée à la préfecture de police de Paris.

De plus, une "équipe de Gilets jaunes citoyens", forte d'une centaine de membres, veut mettre en place "un cordon à l'avant du cortège", qui partira de la place de la Bourse, pour "faire respecter le parcours sécurisé". Selon l'un des organisateurs cités par le journal, au moins 1.500 personnes sont attendues pour cette marche.

Un autre rassemblement, pour lequel une déclaration a été déposée à la préfecture, doit également avoir lieu place de la République. Mais ce sont bien sûr sur les Champs-Elysées que la plupart des Gilets jaunes sont attendus, comme l'ont annoncé les administrateurs de plusieurs groupes Facebook. Ainsi l'appel à manifester à l'Arc de Triomphe baptisé sur le réseau social "Acte 5 : Macron démission" rassemble plus de 106.000 personnes.

Les craintes des autorités à Toulouse et Bordeaux
En province, divers appels à manifester circulent. A Toulouse, où la manifestation avait dégénéré la semaine dernière, une opération escargot puis un défilé en centre-ville sont de nouveau programmé pour samedi. Les autorités craignent de nouvelles violences et ont dépêché en renfort deux blindés de la gendarmerie.

A Bordeaux aussi, l'inquiétude est grande après les pillages de la semaine dernière. De nombreux commerces et lieux publics du centre-ville seront fermés et barricadés. La préfecture de Gironde a annoncé un renforcement du dispositif de sécurité, au vu des appels à manifester, identiques à ceux de la semaine dernière : un rassemblement "pacifiste" qui a été autorisé place de la Victoire et une autre manifestation, elle interdite, autour de la place de la Bourse.

Nantes, Montpellier, Lille… De nombreuses autres villes sont concernées. Et, dans certaines d'entre elles, les Gilets jaunes ont décidé d'innover. Une marche va ainsi partir d'Arles en direction d'Avignon, Orange, Lyon et Paris. Les organisateurs de cette marche souhaitent emmener un maximum de personnes avec eux pour atteindre la capitale le 12 janvier prochain et présenter une pétition à l'Assemblée nationale.

Difficile toutefois d'évaluer l'ampleur de la mobilisation. Une chose est sûre : il n'y aura pas d'acte 5 à Strasbourg. Les manifestations y sont interdites jusqu'à lundi, a annoncé vendredi matin Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur était en déplacement sur place après la mort de Chérif Chekatt, l'auteur présumé de l'attentat abattu jeudi soir par la police. Dès mercredi, les coordinateurs locaux des Gilets jaunes avaient annulé les rassemblements prévus samedi.

Castaner aimerait que les forces de l'ordre fassent "leur vrai métier" plutôt que de s'occuper des gilets jaunes

Après avoir salué le travail des policiers et gendarmes qui ont permis d'abattre Chérif Chekatt ce jeudi soir à Strasbourg, le ministre de l'Intérieur a également fait un parallèle avec la fronde des gilets jaunes et la nouvelle journée de mobilisation annoncée ce samedi.

Plus de 48 heures après l'attaque de Strasbourg qui a fait trois morts et plusieurs blessés, dont certains luttent encore pour leur survie, Chérif Chekatt a été tué ce jeudi soir dans le quartier du Neudorf. Si c'est un soulagement pour les Strasbourgeois, Christophe Castaner fait part ce vendredi matin de sa "peine" et de son "recueillement" pour les victimes.

Mais également de sa "fierté" pour "nos hommes et nos femmes de la polie nationale et de la gendarmerie qui ont tout donné pour retrouver l'assaillant et le mettre hors d'état de nuire". S'exprimant sur Europe 1 ce vendredi matin, le ministre de l'Intérieur a également eu "une pensée pour les militaires de l'opération Sentinelle", impliqués dès les premières minutes du drame mardi soir.

Ce nouvel attentat s'est déroulé dans un contexte très particulier pour les forces de l'ordre, fortement mises à contribution depuis le début de la crise des gilets jaunes et lors des violences qui se produisent en marge de leurs mobilisations. Alors qu'une nouvelle manifestation pourrait se dérouler ce samedi, les effectifs sont-ils suffisants pour faire face à une nouvelle journée noire?

"Oui" répond Christophe Castaner, "parce que les nos forces de l'ordre ont la capacité à ne jamais baisser les bras, et ce que j'ai vu ces dernières semaines, c'est ça."

Appel à la responsabilité
Mais le ministre l'Intérieur ne cache pas son agacement à l'idée de revivre un nouveau week-end comparable aux derniers, avec des affrontements partout en France: "Je préférerais que les forces de l'ordre soient en train de faire leur vrai métier, c'est à dire poursuivre des criminels ou diminuer le risque terroriste, plutôt que de sécuriser des ronds-points ou quelques milliers de personnes mobilisent énormément de forces."

"Il y a un acte V, parait-il, des gilets jaunes demain à Paris" poursuit-il, "moi je préférerais un acte de responsabilité, pour nos forces de l'ordre, pour nos commerçants, pour notre économie."

Christophe Castaner a également estimé que sans les gilets jaunes, les auteurs de violences ne seraient rien. "Ils ont fait vivre un coucou, celui de la violence des ultras de droite ou de gauche, celui des voleurs, des casseurs qui profitent de la manifestation pour se livrer au cassage tel qu'on l'a vu." Et de conclure: "Je crois, aujourd'hui, que les gilets jaunes le savent."

L'agence du médicament se prononce pour la légalisation du cannabis thérapeutique

L'agence nationale du médicament a donné son feu vert pour la légalisation du cannabis thérapeutique. Une bonne nouvelle pour le conseiller régional creusois, Eric Correia, qui a lancé l'idée de faire de la Creuse le département pilote pour la production et la transformation de ce type de cannabis.

Le cannabis thérapeutique bientôt largement autorisé en France ? C'est le sens du 1er avis rendu par le comité scientifique mis en place par l'agence nationale de sécurité du médicament. Ce comité estime qu’il est "pertinent d’autoriser l’usage du cannabis à visée thérapeutique pour les patients dans certaines situations cliniques et en cas de soulagement insuffisant ou d’une mauvaise tolérance des thérapeutiques, médicamenteuses ou non, accessibles".

Cette décision a été saluée par les partisans de ce type de cannabis, c'est le cas du conseiller régional creusois Eric Correia. Il milite depuis un an maintenant, pour faire du département de la Creuse un département pilote pour cultiver et transformer la plante à une échelle industrielle. Il affirme que tant du côté des agriculteurs que du côté des industriels transformateurs, chacun est prêt pour se lancer dans cette production.

"Il faut que ça aille le plus vite possible sinon ça peut échapper à la Creuse, la filière complète est là, nos agriculteurs sont prêts à planter, j’ai un laboratoire à Guéret qui est prêt à transformer [...] des investisseurs américains, italiens, israëliens, qui sont prêts à venir et mettre plusieurs millions d’euros pour créer des entreprises qui vont demain transformer." Eric Corréia qui estime que les retombées en terme d'emploi pourraient aller de "200 à 400 emplois assez vite."




Nouvelle mise en garde des autorités sur la pâte à malaxer "slime"

Les autorités de santé ont rappelé les risques liés à une pâte à malaxer très prisée des enfants et des adolescents, le "slime".

Les autorités de santé ont rappelé à l'approche des fêtes de Noël les risques liés à une pâte à malaxer très prisée des enfants et des adolescents, le "slime", qui peut provoquer des irritations et allergies cutanées sévères. Dans un communiqué commun, la Direction générale de la santé, la Direction de la concurrence (DGCCRF) et l'Agence de sécurité sanitaire (Anses) "appellent à rester vigilants" au vu des contrôles effectués: sur 44 produits prélevés en 2018, 14 contenaient une teneur en bore supérieure à la limite autorisée et ont été retirés du marché.

L'acide borique - composé de bore, d'hydrogène et d'oxygène - est une substance classée reprotoxique (toxique pour la fertilité et le développement de l'embryon).

Dans un rapport publié jeudi, l'Agence de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses) souligne que le nombre de cas signalés aux Centres antipoison a déjà doublé sur les cinq premiers mois de 2018 par rapport à l'année précédente: atteintes de la peau et des ongles, brûlures, rougeurs, eczéma, démangeaisons à la suite de manipulations de la pâte.

Attention aussi aux préparations "maison"
Les autorités sanitaires attirent en particulier l'attention sur les préparations "maison" de cette pâte, à partir de produits détournés de leur usage comme des lessives, colles, produits détergents, solutions de lavage pour les yeux ou de lentilles de contact, qui peuvent contenir de l'acide borique.

La pâte est en effet soit commercialisée sous forme prête à l'emploi ou de coffrets d'ingrédients à mélanger, soit fabriquée à la maison à l'aide de tutoriels sur internet.

Les autorités rappellent que la manipulation répétée et prolongée de slime "n'est pas dénuée de risques pour la santé". Une première alerte avait été lancée par l'Anses et la DGCCRF en mai.

En septembre, l'UFC Que-Choisir avait déconseillé aux parents d'acheter du slime, après un test de 13 produits tout prêts ou en kit faisant apparaître des contaminants de type mercure ou arsenic ou bore, qui donne son élasticité à la pâte. Cette pâte avait connu son heure de gloire en 1984 avec le film "Ghostbusters" (SOS Fantômes), d'où est tiré son nom, dérivé d'un des fantômes du film, "Slimer". Elle est revenue sur le devant de la scène aux États-Unis dès novembre 2016 grâce à des vidéos postées sur Youtube par des pré-adolescents fiers de leur création.



Brest : Quatre chiens victimes d’un mystérieux empoisonneur

Ils s’appelaient Beck, Lexy, Fluffy et Putchy. En quelques mois, ces quatre chiens sont tous morts, vraisemblablement empoisonnés. Leurs propriétaires, un jeune couple installé à Brest (Finistère), soupçonne un individu d’avoir tué leurs animaux, rapporte Ouest-France.

Le premier cas remonte à avril. Leur premier chien est retrouvé mort dans sa cabane au petit matin. Dans la cour de la maison, la famille trouve de curieuses boulettes bleues: un traitement anti-limaces. Quelques semaines plus tard, un deuxième chien est pris de convulsions. Le vétérinaire qui l’a sauvé trouve la même préparation bleue, mais cette fois-ci mélangée à des croquettes. Les propriétaires soupçonnent un individu de préparer une mixture pour appater les chiens et ainsi annuler l’effet du répulsif pour animaux contenu dans l’anti-limaces.

Un appel à témoins est lancé
Sauvé une première fois, le chien est mort en septembre, après avoir ingéré le mystérieux produit. Cette semaine, deux autres chiens ont succombé dans la même propriété, poursuit Ouest-France. Leurs maîtres lancent un appel à témoins pour tenter de comprendre.

Crise des gilets jaunes : ce qu'a dit Macron, une autre manif en vue

GILETS JAUNES - Lors d'un discours télévisé, Emmanuel Macron s'est livré à plusieurs annonces pour tenter de calmer la fronde des gilets jaunes. Mais malgré cela, l'acte V de leur mobilisation semble bien parti pour avoir lieu.




MESURES IMMÉDIATES -

Emmanuel Macron a pris la parole devant les Français ce lundi soir, lors d'un discours télévisé de 13 minutes diffusé en direct depuis l'Elysée. Le président se savait attendu alors qu'il prenait la parole pour la première fois publiquement et exclusivement pour parler de cette crise. Un "état d'urgence économique et social" a été décrété, menant à une série de mesures. 

Concernant le monde du travail,

 les salariés au Smic toucheront 100 euros de plus par mois, les heures supplémentaires vont être défiscalisées et les employeurs "qui le peuvent" ont été appelés à verser une prime de fin d'année. Dans ce discours d'Emmanuel Macron, a également été annoncé, dans le cadre d'une mesure à compté du 1er janvier 2019 : l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 euros par mois.


REFORMES A VENIR 

- Outre ces mesures, Emmanuel Macron a annoncé, lors de son discours, entendre effectuer un tour de France des maires, région par région, afin de bâtir avec les élus "le socle de notre nouveau contrat pour la nation". Quatre chantiers à long terme ont été évoqué par le président : celui de la représentation, avec "une loi électorale plus juste" et "la prise en compte du vote blanc", celui de la fiscalité, sans doute avec une réforme globale à venir, celui de la décentralisation et des services publics dans les territoires, et enfin celui de la lutte contre le réchauffement climatique au quotidien.


UN ACTE 5 DES GILETS JAUNES ?

 Le discours d'Emmanuel Macron n'a, pour l'instant, pas vraiment eu l'effet escompté. Du côté des gilets jaunes, à qui s'adressait cette prise de parole, on pense déjà à l'acte V d'une mobilisation ce samedi. Des manifestations dans la lignée des samedis précédent, même si on entend ça et là, par la voix de Jacline Mouraud notamment, l'une des porte-parole de ce mouvement, l'appel à une trêve. Des blocages de gilets jaunes ont en tout cas repris sur les routes en ce début de semaine.

« C'est une honte pour la France, pour les droits de l'homme, pour la République »  « On vit à découvert » « Macron, il doit démissionner » « On vous demande d'être avec nous, pour le peuple, pour la France ! »

 








Macron annule la hausse des taxes sur le carburant mais s'oppose à tout retour de l'ISF

Alors qu'un moratoire de six mois a été annoncé mardi par Édouard Philippe, Emmanuel Macron a finalement décidé mercredi d'annuler pour toute l'année 2019 l’augmentation des taxes sur le carburant, a confirmé l'Élysée à France 24.

Au lendemain des annonces d'Édouard Philippe sur la taxe carbone, l'Élysée a fait voler en éclat son moratoire de six mois sur la hausse des taxes sur le carburant, mercredi 5 décembre, lui préférant une annulation pure et simple de la taxe carbone pour toute l'année 2019.

L'information, d'abord révélée par Franceinfo, a été confirmée à France 24 par l'Élysée, où l'on espère être entendu par les Gilets jaunes cette fois-ci.

"Le président [Emmanuel Macron] je l'ai eu au téléphone il y a quelques minutes. Il m'a dit : 'les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop ça reviendra après'", a par ailleurs précisé mercredi soir le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, sur le plateau de BFMTV.

>> À lire : Gilets jaunes : pourquoi les annonces d’Édouard Philippe ne calmeront pas la crise

Cette annonce met fin à la confusion qui régnait depuis la conclusion d'Édouard Philippe, mercredi en début de soirée, lors des débats à l'Assemblée nationale. "La hausse de cette taxe est désormais abandonnée dans le PLF 2019. Elle ne sera pas dans le PLF 2019 et toute solution devra être issue du débat", avait ainsi déclaré le Premier ministre, qui n'avait pourtant pas exclu dans l'après-midi que la hausse soit inscrite dans un budget rectificatif "au printemps", à l'issue des débats conduits en région.
La clarification de l'Élysée témoigne un peu plus de la très forte inquiétude de l'exécutif face à une mobilisation jugée toujours plus "incontrôlable" et "insaisissable", selon les mots d'Édouard Philippe.

L'exécutif tente de trouver la solution pour calmer les Gilets jaunes avant leur quatrième journée de mobilisation prévue samedi 8 décembre à Paris et dans toute la France.

Le président Emmanuel Macron a notamment demandé, lors du Conseil des ministres, "aux forces politiques et syndicales, au patronat de lancer un appel clair et explicite au calme", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

"Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois"

En revanche, le président de la République s'est opposé, lors du même Conseil des ministres, à tout retour de l'ISF, réclamé par de nombreux Gilets jaunes. "Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois", a déclaré le chef de l'État, a rapporté l'Élysée à l'AFP, confirmant une information des Échos.

Là encore, ce recadrage est intervenu après une journée de communication chaotique sur la question, où des déclarations de certains ministres avaient semé le doute sur les intentions de l'exécutif.

"Nous allons évaluer la transformation de l'ISF en IFI", avait notamment affirmé dans un communiqué Marlène Schiappa, secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes. "Si l'évaluation montre que des capitaux ne sont pas suffisamment injectés dans l'économie française, je proposerai de rétablir l'ISF", avait-elle insisté, disant "défendre une position personnelle".

"Si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiot, on va le changer", avait assuré pour sa part sur RTL le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, rappelant que la mesure fiscale phare du premier budget Macron devait être évaluée par le Parlement, vraisemblablement à partir de "l'automne 2019".

Enfin, lors du débat à l'Assemblée nationale, mercredi après-midi, le Premier ministre a lui-même dit ne rien exclure, tout en s'en remettant à l'analyse du comité d'évaluation. "Nous ne craignons pas ce débat. Il est nécessaire, il aura lieu", a promis Édouard Philippe.

Avec AFP

"Gilets jaunes" : le smic ne sera pas revalorisé, maintient la ministre du Travail, avant les annonces d'Emmanuel Macron

Sur LCI dimanche, Muriel Pénicaud a assuré que le chef de l'Etat allait annoncer des "mesures concrètes" et "immédiates" pour calmer le mouvement des "gilets jaunes".

Avant même qu"il ne prenne la parole, on sait déjà ce qu'Emmanuel Macron n'annoncera pas dans son allocution prévue, lundi soir, pour calmer le mouvement des "gilets jaunes". Le smic ne sera pas revalorisé, en tout cas pas au-delà de la hausse de 1,8% attendue en janvier. Mise au pointe de la ministre du Travail, dimanche 9 décembre, sur le plateau de LCI.

Pourquoi ? Parce que "ça détruit des emplois donc ça n'est pas la bonne méthode, a expliqué Muriel Pénicaud. Si on augmente tous les salaires de façon automatique, il y a plein d'artisans et de commerçants qui vont mettre la clef sous la porte, ou alors ils vont augmenter les prix et personne ne pourra se payer le service".

En revanche, dit-elle, "il y a de nombreuses branches ou entreprises où on peut soit augmenter l'intéressement ou la participation, (...) soit augmenter les salaires. Et donc j'ai appelé les entreprises et les branches, toutes celles qui le peuvent, à négocier sur les salaires et à aller plus vite sur ce sujet", a encore souligné la ministre.

COP24 : un sommet sur le climat qui va coûter cher... en CO2

Les participants utiliseront le temps du sommet une grande partie du quota annuel requis par l’Accord de Paris.
Au deuxième jour de la COP24, lundi, Antonio Guterres a donné le ton : le monde « ne va pas du tout dans la bonne direction » pour limiter les effets du changement climatique. Mais le sommet qui se tient actuellement à Katowice, en Pologne, et d’où s’exprimait le secrétaire général de l’ONU donne-t-il le bon exemple ?

Les Nations unies, qui se flattent d’organiser une « conférence verte », prévoient qu’auront été émis, au terme de près de deux semaines de discussions, 55 000 tonnes d’équivalent CO2. C’est moins bien que la COP21, en 2015, dont le bilan carbone s’était établi à 43 000 tonnes pour 67 000 visiteurs, contre 30 000 espérés cette fois-ci. La nouvelle estimation correspond à plus de 84 000 billets allers-retours en avion entre Paris et New York. Ou encore à l’empreinte carbone annuelle d’environ 4580 Français, 1000 de plus qu’il y a trois ans.



« La question de l’empreinte carbone par participant est importante puisqu’elle représente environ 1,8 tonne équivalent CO2, quand on sait qu’il faudrait que l’empreinte carbone d’une personne soit aux alentours de 2 tonnes équivalent CO2 par an », explique Jonathan Guyot, responsable développement du Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarités (Geres). Autrement dit, les délégués utiliseront le temps de la COP une grande partie du quota annuel requis par l’Accord de Paris...

« Mais ces émissions restent relatives si on les met en perspective avec l’enjeu de réduire les émissions globales de 45 % d’ici 2030 par rapport à 2010 », poursuit le représentant associatif, qui participe à l’événement. « C’est sur cet engagement que nous jugerons du succès ou de l’échec de cette COP. »

L’avion, principal contributeur
Pour absorber l’équivalent des propres émissions de la COP24 sur les vingt prochaines années, le gouvernement polonais projette de planter six millions d’arbres. Parmi les initiatives également avancées par l’ONU, la gratuité des transports publics pour tous les participants, l’autopartage pour les organisateurs, ainsi que le recyclage ou la réutilisation des éléments de décoration (toiles de fond, tapis...).

D’autres mesures sont beaucoup plus attendues, comme le tri des déchets dans toutes les salles, la dématérialisation des documents, ou bien la fourniture de bouteilles réutilisables aux délégués des Etats parties afin d’éviter l’utilisation de bouteilles en plastique ou de gobelets. Des engagements qui font pâle figure après la diffusion récente d’un rapport alarmant des experts du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) qui évoque un réchauffement moyen sur la planète de 3°C d’ici 2100.

« L’empreinte carbone de l’événement est principalement due aux émissions des transports en avion », note Jonathan Guyot. Dans le cas de la Conférence de Paris, elles représentaient 78,6 % du bilan carbone total. Afin de les réduire, la COP24 a encouragé la participation virtuelle à l’événement.

La viande dans le viseur
Contrairement à la COP23, qui s’est déroulée en novembre 2017 à Bonn, en Allemagne, la 24ème Conférence des parties ne communique pas sur sa politique en matière de nourriture, alors que la consommation de viande est connue pour être l’une des principales responsables des émissions de gaz à effet de serre.

Après avoir étudié les menus de la COP24, une ONG américaine, le Center for Biological Diversity (CBD), observe que le sommet propose deux fois plus de plats à base de viande que de plats végétariens. « Si tous les participants à la conférence choisissent des plats à base de viande pendant les 12 jours de l’événement, cela contribue pour près de 4500 tonnes d’équivalent CO2, ce qui équivaut à brûler environ 500 000 gallons d’essence (1,9 million de litres, ndlr) ou aux émissions de gaz à effet de serre de 3000 personnes voyageant de New York à Katowice », a calculé l’association.

«Si les dirigeants du monde réunis en Pologne espèrent s’attaquer à la crise climatique, ils doivent s’attaquer à la surconsommation de viande et de produits laitiers, à commencer par ce qui est dans leur assiette », insiste Stephanie Feldstein, directrice au CBD, dans un communiqué. L’association demande à l’ONU d’aider les futurs pays hôtes à aller vers des menus plus respectueux du climat.

Reste à charge zéro, minimum vieillesse, cotisations exonérées... Ce que prévoit le budget de la Sécu

Le budget de la Sécurité sociale vient d'être voté à l'Assemblée nationale. Pour la première fois depuis 18 ans, il sera excédentaire.
Plus
Reste à charge zéro, concrétisation des plans santé et pauvreté mais aussi quasi-gel des pensions de retraite et des allocations: voici les principales mesures du projet de budget de la Sécurité sociale pour 2019 adopté lundi par le Parlement.

Equilibre

Depuis 18 ans, la Sécurité sociale n'avait pas présenté de budget positif. Au terme des débats parlementaires, le solde qui était attendu en excédent à 700 millions d'euros pour les quatre branches du régime général et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV) n'est toutefois désormais prévu en hausse que de 100 millions.

Une conséquence notamment d'une augmentation de la part de la CSG affectée à l'Unedic afin de tenir compte de ses pertes de recettes découlant de la suppression des cotisations salariales d'assurance chômage en 2019 (194 millions d'euros), et aussi de gestes comme l'extension des congés paternité pour les pères de bébés prématurés (25 millions).

Retraités

Le projet de budget limite à 0,3% la revalorisation des retraites et des prestations sociales en 2019 et 2020, bien en deçà de l'inflation, une mesure destinée à économiser 1,8 milliard d'euros.

Le gouvernement a toutefois fait un geste en direction des retraités modestes, 350.000 foyers exonérés de la hausse du taux de CSG de 1,7 point pour un coût de 350 millions d'euros.

"Prestations prioritaires"

Certaines prestations, dont le minimum vieillesse...

La société FBR a récemment présenté son robot-maçon Hadrian X capable d'assembler une maison seul en quelques jours.


Un Progres Soit !! Mais Adieu La Main D'oeuvre De Maconnerie

La robotique devrait prochainement s'installer un peu plus au coeur des chantiers de construction. C'est du moins ce que suggère la société FBR qui vient de présenter Hadrian X, son nouveau robot maçon.

Développé depuis 2015, le robot prend la forme d'une grue montée sur un camion pour plus de mobilité. Avec son bras articulé, il est capable d'assembler une maison de 180 m² en seulement trois jours. Au total, le robot peut positionner avec précision jusqu'à 1000 briques par heure tout en se respectant les normes de construction.

Le recours à ce type de machine pourrait non seulement accélérer les délais de construction, mais également soulager les travailleurs qui n'auraient plus à porter des briques à longueur de journée, leur rôle se limitant à l'application de mortier ainsi qu' à la supervision.

Gilets jaunes : le gouvernement prêt à lâcher du lest

Plus question de rester inflexible. Edouard Philippe, qui a consulté toute la journée, devrait prochainement annoncer des mesures pour apaiser la crise qui a pris un tour extrêmement violent samedi. Pour l’exécutif, le temps presse…
On consulte à Matignon, mais on décide… à l’Elysée. Lundi, toute la journée durant, le Premier ministre a reçu tous les chefs de parti politiques et de groupes parlementaires, de Laurent Wauquiez (LR) en passant par Marine Le Pen (RN), Olivier Faure (PS), Benoît Hamon (Génération-s) et même Florian Philippot (Les Patriotes). Soit dix-huit entretiens menés au pas de charge, afin d’écouter leurs propositions pour sortir de la crise des Gilets jaunes.

Plus de trois semaines après le début du mouvement, de blocages quotidiens et un samedi de violences inouïes dans les rues de Paris, le gouvernement a radicalement changé de stratégie. Exit l’inflexibilité affichée dans les premiers jours du conflit. L’heure est désormais à trouver des solutions, et rapidement. « A Matignon, c’était juste du théâtre politique. Ils ont occupé la journée », peste pourtant un des chefs de parti reçus par le Premier ministre. « Ces consultations ne servent pas à grand chose. Le lieu de pouvoir n’est pas à Matignon, mais à l’Elysée », renchérit le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau.

«On aurait dû lâcher sur la taxe carbone il y a déjà quinze jours»
C’est en effet dans la soirée que les choses sérieuses ont véritablement commencé. Emmanuel Macron a réuni au Château le Premier ministre, mais aussi Bruno Le Maire (Economie), Gérald Darmanin (Comptes publics), Agnès Buzyn (Santé), Christophe Castaner (Intérieur), ou encore François de Rugy (Transition écologique) et Jean-Michel Blanquer (Education nationale). Bref, tous les ministères concernés par les annonces que le gouvernement s’apprête à faire pour tenter de dénouer la crise. Pressé par l’opposition, mais aussi par sa propre majorité, le président de la République est donc passé à la vitesse supérieure.

L’augmentation de la taxe carbone semble ainsi sur la sellette : l’idée d’un moratoire - poussée par de nombreux députés En Marche - sur la hausse prévue du prix de l’essence et du diesel fait son chemin. « Cela pourrait effectivement être le cas », glisse un conseiller ministériel. « On aurait dû lâcher là-dessus il y a déjà quinze jours. A un moment, la question c’est de savoir si on veut faire passer coûte que coûte cette mesure, ou si on veut se laisser une chance de réformer pendant le reste du quinquennat », s’agace un poids lourd du gouvernement.

Mais face à l’ampleur de la colère, le gouvernement sait qu’il ne peut en rester là. « On est conscient que ce n’est pas uniquement avec la taxe carbone ou la fiscalité écologique qu’on parviendra à apporter les réponses qui conviennent », résume un conseiller. Retour de l’ISF, hausse du smic sont autant de sujets qui ont d’ailleurs déjà été mis sur la table par des élus de la majorité.

«Rien ne dit que cela permettra d’atténuer la haine»
Les annonces seront très prochainement dévoilées par Edouard Philippe, qui pourrait ne pas attendre les débats programmés à l’Assemblée nationale mercredi et au Sénat jeudi pour les rendre publiques. Seront-elles à la hauteur des attentes des frondeurs ? Le Premier ministre, qui continuait à consulter tard lundi, aura toutes les peines à sonder ces derniers : même si la rencontre programmée ce mardi matin à Matignon avec leurs représentants n’est pas annulée, il risque de s’y retrouver bien seul. Les « Gilets jaunes libres » ont en effet jeté l’éponge. « On constate les difficultés du mouvement à s’organiser, mais la porte reste ouverte », fait savoir l’entourage d’Edouard Philippe.

Fatalistes, certains au gouvernement ne voient toujours pas de fin à la crise : « Notre problème, c’est que les gens sont dans l’irrationnel désormais. On peut annoncer des choses concrètes, mais rien ne dit que cela permettra d’atténuer la haine », soupire un conseiller ministériel. Pas gagné…

Spectaculaire recul du prix du pétrole!!!

Après un pic au début de l'automne, le prix de l'or noir affiche un très net recul. Une réunion de l'Opep doit avoir lieu jeudi et vendredi à Vienne.

C'est une baisse qui pourrait contribuer à calmer la colère des «gilets jaunes». Après avoir atteint un pic au début de l'automne, le baril est aujourd'hui en très net recul. Vendredi à Londres, le brent a clôturé à 58,71 dollars, en baisse de 22 % sur le mois de novembre, soit le recul le plus important en un mois depuis dix ans. Idem pour le WTI à New York, qui se situe juste au-dessus de la barre des 50 dollars.

Les observateurs sont désormais tendus vers la réunion de l'Organisation des pays producteurs (Opep), jeudi et vendredi à Vienne, pour savoir dans quelle mesure le cartel va tenter de freiner la chute des cours. La baisse des livraisons est un scénario récurrent mais qui n'a pas encore reçu l'aval de la Russie. Contrairement à l'Arabie saoudite, Moscou, par la voix du ministre de l'Énergie, Alexandre Novak, considère que la fourchette de prix reste encore satisfaisante à la fois pour les pays producteurs et les pays consommateurs.

160.000 barils de moins
Par rapport au mois d'octobre, le mois de la plus forte production de l'Opep depuis deux ans, l'Organisation a légèrement freiné en novembre: 33,11 millions de barils par jour (mbpj) ont été extraits, soit 160.000 barils de moins. Mais cette réduction n'a eu aucun impact sur l'évolution des cours, tant les investisseurs restent préoccupés par l'offre mondiale jugée surabondante. Selon plusieurs spécialistes, il faudrait que l'Opep et ses partenaires annoncent un recul d'au moins un million de barils par jour pour faire rebondir les prix.

Une fois de plus, l'Arabie saoudite jouera un rôle prépondérant dans ce dossier: en octobre, le leader de l'Opep a établi un record à 11 millions de bpj. Jusqu'au rendez-vous de Vienne, ce début de semaine devrait être riche en rumeurs.


https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/spectaculaire-recul-du-prix-du-p%c3%a9trole/ar-BBQnxk9?li=BBoJIji&ocid=mailsignout

«Gilets jaunes»: Pour Ruffin, Macron «doit partir avant de rendre notre pays fou de rage»

POLITIQUE - «L'orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine», a déclaré le député LFI de la Somme...

Le député LFI de la Somme François Ruffin a appelé dimanche à la démission du président de la République, « avant de rendre notre pays fou de rage », dans une déclaration lue devant la presse non loin du palais de l’Elysée à Paris.

« Je viens rapporter ici à Paris devant l’Elysée l’état d’esprit de mes concitoyens : de la colère on est passé à la rage », a-t-il expliqué devant la presse et quelques passants rassemblés non loin de l’Elysée, au lendemain des violences en marge des manifestations des « gilets jaunes ». « L’orgueil du président de la République, sa surdité, son obstination, son absence de concession sont une machine à haine », a-t-il poursuivi.

« Macron démission, c’est le mot d’ordre entonné partout (…) cette exigence de notre peuple, c’est mon mandat, c’est ma mission, je viens la relayer ici devant l’Elysée », explique-t-il.

« Son arrogance déchire la France »
« Que disent les Français que j’ai rencontrés ? que M. Macron doit maintenant partir. Qu’il doit partir en auto, en moto, à cheval, en trottinette, en hélicoptère, mais qu’il doit partir avant de rendre notre pays fou, fou de rage, qu’il doit partir pour ramener la paix sociale, la concorde nationale ».

Le député dit avoir entendu pendant deux jours sur le terrain des menaces de mort à l’encontre d’Emmanuel Macron : « "Il va terminer comme Kennedy", "si je le croise, tant pis je monterai en prison", "vous voyez la croix sur le terre-plein, il va finir pareil" : ces mots sont ceux d’intérimaires, de retraités paisibles, d’habitants ordinaires ».



« La violence ne mène à rien » mais « c’est lui, le président de la République qui depuis 18 mois déchire la République, c’est lui qui avec son arrogance déchire la France, c’est lui qui met notre pays à feu et à sang », estime encore François Ruffin. Le député a été salué par quelques applaudissements à la fin de sa déclaration.

Gilets jaunes : leur prix explose sur Amazon

Le mouvement des Gilets jaunes réclame une hausse du pouvoir d'achat. Pour l'heure, il a semble-t-il une influence... sur les tarifs pratiqués par Amazon sur le fameux gilet.
Faut-il y voir une preuve de la sympathie des Français pour le mouvement ? Depuis le début des "gilets jaunes", le prix de ces vêtements de sécurité a largement augmenté ces dernières semaines sur la plateforme de vente en ligne Amazon, rapporte BFMTV.

Fin novembre, déjà, Capital relevait que le gilet jaune figurait en première position de la liste des produits vendus dans la catégorie Auto-Moto d'Amazon.

22 % de hausse en moyenne
La plateforme utilise le système de "tarification dynamique" : les prix des produits augmentent ou diminuent en fonction de la demande. BFMTV a ainsi relevé qu'entre le 1er et le 30 novembre, les tarifs des cinq types de gilets jaunes les plus populaires avaient augmenté en moyenne de 22 %.

Le gilet jaune marque blanche a ainsi vu son prix passer de 3,99 € à 5,90 €, tandis que le gilet Unbekannt, de 0,50 €, a grimpé à 0,73 €.

Des ruptures de stock
La plateforme en ligne ne serait pas la seule à profiter du mouvement social : des enseignes physiques comme Norauto et Décathlon confirment avoir également constaté une hausse des ventes de gilets jaunes, note Le Figaro.

Certains magasins se seraient même trouvés en rupture de stock, notamment dans les Pyrénées-Atlantiques ou dans les Landes, indique L'Express.

alpes de Haute Provence 04
Le point sur les actions des Gilets jaunes ce dimanche

Gap :

Au rond-point du Sénateur, ce dimanche, à 14 h, ils étaient une trentaine de Gilets jaunes. De nouvelles cabanes témoignent de la détermination des manifestants à continuer le mouvement. Une organisation qui semble donc s’affiner. Les dons affluent toujours et les veilles de nuit sont assurées par cinq personnes qui se relaient pour ne pas dormir et empêcher toute atteinte à la nourriture stockée dans les tentes. Les personnes présentes semblent unanimes pour condamner les violences enregistrées la veille dans la capitale, et cela vaut aussi pour les tags sur l’Arc-de-triomphe.
Au rond-point de Tokoro, à 15 h, une vingtaine de personnes animaient ce qui est devenu le "point info" des Gilets jaunes. Un lieu où les gens peuvent venir à la fois s’informer et discuter. Une pétition, intitulée "Le peuple n’a ni tort ni raison, il décide ! Par le peuple et pour le peuple ! C’est cela la démocratie", est à signer sur place. Là aussi, ils sont quelques-uns à rester la nuit à veiller sur les vivres que particuliers et commerçants leur apporte.

Laragne-Montéglin

Les Gilets jaunes, même s’ils sont moins nombreux qu’hier sur le rond-point de Montéglin, sont toujours présents ce dimanche après-midi, vers 15 h. Jeunes, retraités, femmes seules et chargées de famille, agriculteurs, classes moyennes, tous affirment être là, tous les jours et par tous les temps, pour dire leur ras-le-bol fiscal. Interrogé sur son sentiment sur les violences qui commencent à prendre le pas sur le caractère pacifiste des revendications des Gilets jaunes, l’un des manifestants montre une pancarte sur laquelle on peut lire « Qui sème la misère récolte la colère ». « Si je regrette les dérives des casseurs qui peuvent faire discréditer notre mouvement, cela continuera tant que le président et le gouvernement feront la sourde oreille ou feront semblant de nous entendre, explique-t-il. Nous resterons là tant que nos demandes n’auront pas été prises en compte. » En effet, les manifestants excédés ne se satisfont pas des annonces du président de la République comme la concertation nationale sur la transition écologique. « Pas de moratoire sur la hausse des taxes ni de mesures compensatoires pour les foyers les plus fragiles », regrettent les gilets jaunes.

Briançon

Comme samedi, une vingtaine de Gilets jaunes a établi, ce dimanche, un campement au niveau du rond-point de Chamandrin sur la RN 94, à l’entrée sud de Briançon. Mais la circulation est fluide. Les manifestants ne bloquent pas les automobilistes.

La Saulce

Une petite centaine de personnes sont rassemblées à La Saulce, au rond-point de la sortie de l'A51, ce dimanche en début d'après-midi. Pas de barrages ce dimanche, mais la circulation a été ralentie pendant quelques minutes quand les manifestants ont défilé autour du rond-point, à pied.

DES MANIFESTANTS AUX SORTIES MANOSQUE ET FORCALQUIER DE L'A51

A 14 h, ESCOTA, le gestionnaire de l'autoroute A51, a annoncé la présence de manifestants aux sorties Manosque et Forcalquier de l'A51. "Ces sorties sont accessibles aux automobilistes mais nous recommandons de faire preuve de prudence aux abords de ces points, pour éviter tout incident", explique le service presse de Vinci autoroute.

Digne-les-Bains

Une quinzaine de Gilets jaunes sont présents ce dimanche matin sur le rond-point de l’hôpital et une poignée devant la station service de l’hypermarché marché Carrefour, à Digne-les-Bains, sans bloquer la circulation. Les manifestants prévoyaient de maintenir cette présence symbolique jusqu’à 13 heures.

                                                      Hautes-Alpes

Les actions des Gilets jaunes en France ont eu un impact sur l'approvisionnement en carburant des points de débit. Nous avons recensé dans une carte interactive non-exhaustive les stations-service des Hautes-Alpes qui disposent - ou non - de carburant. La pénurie se fait notamment ressentir à Gap et Briançon.




CHINE                Une dispute éclate dans le bus: au moins treize morts

Une passagère se serait approchée du chauffeur après avoir oublié de descendre à un arrêt. Ils se sont alors disputés.
Une dispute à bord d’un bus public qui circulait sur un pont en Chine a provoqué la chute du véhicule dans un fleuve, et la mort d’au moins 13 personnes, a indiqué ce vendredi la police.

Un coup à la tête
Sur les images de vidéosurveillance du bus diffusées par les autorités pour expliquer ce drame survenu dimanche, on voit une femme frapper le chauffeur à la tête, puis celui-ci répliquer en assénant un coup à son agresseuse.

L’homme tourne alors subitement le volant vers la gauche, et le bus percute une voiture avant de défoncer la barrière de sécurité du pont qui enjambe le Yangtsé, dans la municipalité de Chongqing (sud-ouest).

Quinze personnes se trouvaient à bord du véhicule. Un total de 13 corps ont été repêchés jusqu’à présent.

Le dispositif pour retrouver les corps
Selon la police, Mme Liu, une passagère de 48 ans, se serait approchée du chauffeur après avoir oublié de descendre à un arrêt. Devant le refus de celui-ci de s’arrêter, ils auraient commencé à échanger des « propos agressifs ».



Après l’accident, les secours ont dépêché sur place plus de 70 bateaux, des plongeurs et des robots sous-marins afin de retrouver l’épave du bus et d’extraire les corps de l’eau.

« Quinze vies ont été perdues en l’espace d’un instant. Les leçons de tout cela sont très douloureuses », a indiqué la police dans un communiqué.

Rassemblements, opérations péages gratuits, ralentissements de circulation... Le point sur la mobilisation des gilets jaunes ce samedi en Provence

Voici ce qui est prévu dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes

our le troisième week-end consécutif, les gilets jaunes vont se mobiliser aux quatre coins de la France, ce qui donnera lieu à des manifestations, des actions et des difficultés pour circuler dans certains secteurs. En Provence, voici ce qui est prévu dans les départements des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes.

Dans les Bouches-du-Rhône
- Une "marche jaune" aura lieu à Marseille, avec un départ prévu à 9h30 du côté de l'Hôtel de Ville. Les gilets jaunes se rendront ensuite rue d'Aubagne pour une minute de silence avant de prendre le chemin de la préfecture.

- Du côté de Fuveau, dans le pays d'Aix, la mobilisation des gilets jaunes devrait se concentrer essentiellement sur le péage de la Barque, devenu depuis deux semaines l'un des principaux pôles de mobilisation de la région. Une petite communauté très bien organisée agissant de façon pacifiste tient cette gigantesque barrière jour et nuit, laissant passer gratuitement voitures et camions, sans incident majeur. Ce samedi, plusieurs centaines de gilets jaunes (ils étaient entre 500 et 800 samedi dernier) devraient converger vers le péage pour relancer leur action et en faire l'un de leurs bastions.

- À Plan de Campagne, les commerçants veulent assurer leur propre défense ! Les deux derniers week-end, la plus grande zone commerciale de France, a été particulièrement touchée par les actions des gilets jaunes : -80% de chiffres d'affaires le 17 novembre et une fréquentation divisée par cinq (30 000 véhicules au lieu de 150 000 attendus) pour le samedi suivant, jour des soldes du "Black friday" malgré la présence de la police qui a empêché un blocage total. En dehors des mastodontes, Plan de Campagne abrite 350 commerçants qui se disent très fragilisés et craignent pour la pérennité de leur activité. Aux abois, nombre d'entre eux auraient prévu de se rendre à l'aube sur les points d'accès pour empêcher par eux-mêmes les manifestants d'entraver une nouvelle fois le fonctionnement de la zone.

- Du côté de Lançon-Provence, une opération péage gratuit aura lieu en fin de matinée dans le sens Avignon-Marseille.

- À Martigues, une marche aura lieu à 14h, avec d'éventuels barrages filtrants aux rond-points du Chat Noir, ainsi qu'au carrefour Morales à Port-de-Bouc, à La Bayanne à Istres et au Clésud de Miramas.

- Une marche est prévue à partir de 10h à Arles, ce qui devrait mener les manifestants du rond-point de Pont-de-Crau à celui du Vittier, au dessus de la voie rapide. Comme la semaine dernière, mais à une nuance près : cette fois-ci, les gilets jaunes sont appelés à rester au Vittier, pour bloquer les camions sur la voie rapide. De grosses perturbations sont donc à prévoir ce samedi pour les automobilistes qui rouleront entre Nîmes et Salon-de-Provence, dans les deux sens de circulation.

- À Auriol et à Pont-de-l'Étoile, l'opération "autoroutes gratuites" sera reconduite.

En Vaucluse
- À Avignon : "gigantesque rassemblement citoyen" à 15h devant la préfecture.

- Une "marche jaune" aura lieu à Bollène, place de la Mairie à 13h30. Même chose à Apt, où une "marche jaune" est prévue.

Dans les Alpes-de-Haute-Provence
- Au rond-point de Sisteron-Nord, où ils ne sont qu'une dizaine, les gilets jaunes appellent aussi à continuer le mouvement. Ils ne bloqueront plus la circulation mais souhaitent tout de même faire ralentir les gens. "Le discours de Macron nous a reboosté. Samedi, on continue au rond-point et ça va aller crescendo".

- Au rond-point d'entrée et de sortie d'autoroute à Manosque. La CGT À l'appel de la CGT, un rassemblement de soutien sera également organisé à 13h devant le lycée des Iscles.

- Au rond-point de l'autoroute à Peyruis.

- Au rond-point de Casino à Forcalquier.

- Au rond-point de Mallemoisson et à l'entrée de Digne-les-Bains. Tooujours à Digne, un rassemblement se tiendra devant la préfecture à 10h30. Des ateliers libres, une tribune ouverte et un barbecue citoyen géant seront mis en place.

Dans les Hautes-Alpes
Au rond-point, à la sortie de l'autoroute A51 à Tallard, les gilets jaunes ont été évacués cette semaine par la gendarmerie sur ordre du procureur. "Des camions auraient été bloqués trop longtemps" , a dit l'un d'eux qui appelle à "une mobilisation massive des citoyens ce week-end". Ainsi, ce samedi, ils seront mobilisés en bord de route et souhaitent renforcer le dispositif mais sans bloquer complètement la circulation. Tant qu'ils seront là, l'autoroute sera toujours gratuite.

DIRECT. Gilets jaunes : lycées bloqués, routes barrées, péages ouverts... le point sur la situation

Dans le Vaucluse et les Bouches du Rhône, les lycéens se joignent aux mouvements des gilets jaunes. Sur les routes, l'A 8, qui relie Aix à Nice, est perturbée, notamment au niveau du péage de la Barque...le week end s'annonce chargé.

Dans le Vaucluse, le péage de Bollène sur l'autoroute A7 restera fermé pendant six jours.
La circulation est interdite jusqu'au mercredi 5 décembre inclus sur l'échangeur de l'A7 à Bollène. Le préfet prend un arrêté suite aux dégradations commises dans la nuit de jeudi à vendredi.
Devant ces blocages qui perturbent l'approvisionnement des supermarchés, la banque alimentaire de Vaucluse a pris une décision exceptionnelle : elle reporte sa grande collecte annuelle des denrées alimentaire, qui devait avoir lieu ce week-end.
Si la sortie Avignon Sud est débloquée, quelques rassemblements sont toujours d'actualité, comme l'entrée Orange-Sud (filtré); ou à Cavaillon avec des barrages filtrants aux rond-points Blachère et Melon.


Sur l'A8, passage gratuit au péage du Canet de Meyreuil.



En parallèle, les lycéens ont décidé de rejoindre le mouvement.

Plusieurs lycées sont bloqués ce vendredi matin par les élèves... notamment le lycée hôtelier de Bonneveine, dans le 8e, à Marseille et le Lycee Marseilleveyre. Les lycées Langevin et Lurçat à Martigues.
Ils protestent contre le Service national universel et la réforme du lycée.


A Manosque, dans les Alpes-de-Haute-Provence, les lycéens qui bloquaient le rond point ont été délogés par les CRS


A la Ciotat, 9 personnes en garde à vue

Neuf personnes, dont des mineurs, sont en garde à vue après des incidents cette nuit au péage de la Ciotat, en marge d'un rassemblement des "gilets jaunes". Incendie volontaire, dégradations et violences. 80 policiers sont intervenus. Les faits ne seraient pas liés au mouvement des gilets jaunes. Sept majeurs âgés de 20 à 30 ans et deux mineurs ont été interpellés pour avoir participé à un rassemblement d'environ "180 casseurs", casqués et encagoulés.


Dans les Bouches du Rhône, un rond-point est bloqué à Fos, un barrage filtrant est toujours installé à Istres.





"Gilets jaunes" : les blocages et rassemblements prévus dans la région ce samedi

Difficile de savoir où auront exactement lieu les blocages des gilets jaunes ce samedi 1er décembre. Pour l'Occitanie, "Midi Libre" recense des villes et des lieux concernés par le mouvement des "gilets jaunes". Une liste non exhautive qui sera complétée tout au long de notre direct ce samedi dès 7 h.
Les appels au blocage des routes de France, ce samedi 1er décembre, ne cessent de se multiplier et de s'organiser depuis le 17 novembre dernier via les réseaux sociaux.

Si tous les organisateurs ne souhaitent pas communiquer sur les lieux exacts des blocages, préférant indiquer des points de rassemblement avant une répartition sur différents sites, il est possible de d'ores et déjà plusieurs points en Occitanie. A vous de découvrir si votre secteur est concerné. Il s'agit, évidemment, d'une liste non exhaustive.

Hérault
Lunel - Evacués lundi du rond-point Ambrussum au Nord de Lunel par les forces de gendarmerie, les "gilets jaunes" ont organisé une opération péage gratuit toute la semaine, sans perturber la circulation. Ils ont choisi de réinstaller leur barrage filtrant ce samedi au niveau de ce rond-point, situé à la sortie de l'autoroute A9.

Montarnaud - Des "gilets jaunes" se retrouveront à Montarnaud, de 7 h 30 à 18 h, au rond-point de Super U. "Une action pacifique et citoyenne", annonce les organisateurs, qui sera encadrée par la gendarmerie.

"Le Super U de Montarnaud s'associe à notre action, en fixant le carburant à prix coûtant, ce samedi 1er décembre de 7 h 30 à 19 h. De plus, Super U fournira aux "gilets jaunes", divers en-cas, poursuit l'une des manifestantes.

Béziers et Biterrois - Les allées Paul-Riquet, le rond-point de la Méridienne, l'A9 sortie Bessan, le rond-point de la Méridienne ou encore la zone commerciale de Bédarieux.

Montpellier - Samedi dernier, pour manifester leur colère et rejoindre le mouvement des gilets jaunes, quelque 400 motards, membres de la fédération française des motards en colère de l'Hérault, s'étaient réunis sur le parking du Zénith, avant de gagner en convoi la place de la Comédie, puis la préfecture. Rebelote, ce 1er décembre. Mais, "pour changer des traditionnels cortèges de jour", l'antenne locale de la FFMC dit vouloir organiser "une manif" de nuit".

Concrètement, les "motards jaunes" ainsi qu'ils s'appellent désormais, se donnent rendez-vous à 21 h sur le parvis de la mairie. Une rencontre est prévue avec Philippe Saurel, le maire de Montpellier et le président de la Métropole.

Pour cela et devant les difficultés d'accès au centre-ville, la FFMC 34 modifie son itinéraire de manifestation.


Gard
Alès - Il est fort probable de retrouver les traditionnels barrages sur la rocade (106, route de Bagnols, route d'Uzès...), à Hyper U et à la Luquette. Des actions sont aussi possiblesdu côté des supermarchés. Il y a des incertitudes sur le nombre de "gilets jaunes" mobilisés, car beaucoup devraient monter à Paris.

Une promenade moto est prévue à 14 h depuis le rond-point de la 106 pour rejoindre le barrage de Dions. Une manifestation organisée par la CGT, avec les "gilets jaunes" aura lieu à 15 h au Cratère.

Bagnols - Ce samedi, les gilets jaunes de Bagnols ont simplement annoncé un rendez-vous à 10 h devant la Société générale de Bagnols. Visiblement, le point de départ d’une marche. Mais difficile d’en savoir plus sur le parcours prévu.

Pont-Saint-Esprit - Les gilets jaunes marcheront, ce samedi, à partir de 10 h également, du rond-point de l’entrée sud de la ville jusqu’au giratoire de la Fontaine de l’Europe, côté nord de la commune. Hier les modalités de cette manifestation ont été discutée.

"La marche a fait l’objet d’une déclaration en préfecture et en mairie", assure l’une des figures des "gilets jaunes" spiripontains, Christine Diericks. Des renforts venus d’Ardèche et du Vaucluse devraient participer à ce défilé prévu à l’heure du marché de Pont-Saint-Esprit.

Nîmes - Un rassemblement est prévu aux Costières à 14 h.

Aveyron
Millau - Blocages de l'A75 à Saint-Germain (sens Nord-Sud) et à La Cavalerie (sens Sud-Nord) (rendez-vous fixé à 8 h 30). Les animateurs des contestataires en ont fait la déclaration aux autorités. Des opérations coup de poing sont également prévus dans la journée, notamment au rond-point du Mc Do.

Saint-Affrique - Les "gilets jaunes" veulent être également présents ce samedi, à midi, devant l’hôpital, en soutien au rassemblement initié par Le Manifeste.

Rodez- Une marche jaune (parcours déposé en préfecture), s’élancera à 10 heures de Bourran, pour rallier ensuite la place d’Armes ou la place Eugène-Raynaldy (mairie).

Aveyron - Pont-de-Salars, maintien de l'équipe des "gilets jaunes" sur le giratoire de la RD911, mais aussi Sévérac, qui donne rendez-vous à ses sympathisants ce samedi à 8 heures sur le rond-point de l’Imprévu, ou encore Decazeville, au giratoire de la Vitarelle.

En marge des manifestations des "gilets jaunes", mais rejoignant le mouvement sur le fond, la CGT et Sud Solidaires appellent à des manifestations à 10 h en divers points du département. L’augmentation du pouvoir d’achat, la justice fiscale, le droit à la retraite à 60 ans, une protection sociale de qualité... Sont quelques-unes des revendications portées par les deux syndicats.

Les rendez-vous ont lieu à la préfecture de Rodez, devant Pôle Emploi ; à Decazeville, devant la sous-préfecture à Villefranche-de-Rouergue et également devant la sous-préfecture à Millau.

Lozère
Mende - Un collectif appelle à un "rassemblement populaire pacifique" à partir de 10h devant la préfecture. Il sera suivi d'un repas solidaire. Les "gilets jaunes" sont toujours en place au rond-point de Fontanilles.

Langogne - Le collectif appelle à ne pas utiliser sa carte bancaire pour faire diminuer les commissions rétroversées. "Pour ne plus, ou moins, impacter les gens sur la route, nous les encourageons à taper dans la poche des banques", explique le collectif.

Les "gilets jaunes" de Rieutort-de-Randon ont également prévu une action.

Nord Lozère - Ils devraient également faire parler d'eux, même si nous ne savons pas encore quelle forme prendra la mobilisation ce samedi. Vendredi matin, à Saint-Chély-d'Apcher, ils rencontraient le maire Pierre Lafont et le député Pierre Morel-à-l'Huissier, qui assuraient les comprendre.

Le maire confiait, à l'issue de l'entrevue : "Ils ressentent une grande souffrance et la manifestent. Cette fracture sociale les obsède. Je leur demande aussi de faire attention aux commerces, qui ont besoin de travailler et qui fournissent de l'emploi." Et de remarquer : "Depuis le début du mouvement, en tout cas, nous n'avons pas eu de problèmes à gérer".

Pyrénées-Orientales
Un centre opérationnel départemental est activé en préfecture de Perpignan en prévision de la mobilisation "Gilets Jaunes 66" dans le département des Pyrénées-Orientales.

Gilets jaunes. Eric Drouet appelle au blocage des raffineries et des stations-service

Figure des gilets jaunes, Eric Drouet souhaite que le mouvement bloque les raffineries et les stations-service mardi prochain pour faire pression sur le gouvernement.

Un cran supplémentaire. Eric Drouet, chauffeur-routier de Melun et figure des gilets jaunes, appelle dans une vidéo diffusée sur Facebook à un « blocage total des raffineries et des stations-service » mardi prochain.

« Réveiller le gouvernement »
« On va passer au stade supérieur comme ça on va essayer de se faire entendre un peu plus et de réveiller ce gouvernement qui ne fait qu’observer nos faits et gestes » explique-t-il.

Il en profite pour critiquer ceux qui « préféreront se pavaner à l’Elysée ou Matignon ».

Eric Drouet dit attendre des mesures concrètes du gouvernement.

Sa vidéo intervient alors que ce vendredi une délégation de gilets jaunes doit être reçue par le Premier ministre Edouard Philippe. Lui a refusé de se rendre à Matignon.

Demain, samedi 1er décembre, une nouvelle manifestation est prévue à Paris à laquelle Eric Drouet appelle les gilets jaunes à participer.

Gilets jaunes : les blocages prévus les 1er et 2 décembre en Isère, Savoie, Haute-Savoie

La mobilisation des gilets jaunes se poursuit le week-end du 1er et 2 décembre en Isère, Savoie et Haute-Savoie. Plusieurs manifestations sont prévus dans les trois départements alpins.

Par Margaux Tertre


Troisième week-end de mobilisation consécutif pour les gilets jaunes ces 1er et 2 décembre. Dans les trois départements des manifestations s'organisent alors que certains décident, comme le week-end dernier, de se rendre sur les Champs Elysées à Paris.

Cependant, il reste encore difficile d'évaluer l'ampleur ou même l'emplacement de tous ces événements. Les informations ci-dessous ont été glanées sur les pages Facebook d'organisation de différentes actions de gilets jaunes. Elles peuvent être partielles et soumises à caution.


► Isère :

- Echirolles : Le rendez-vous des gilets jaunes est pris à 8 h sur le parking du Leclerc de Comboire à Echirolles. Pour ensuite se rendre en cortège jusqu'au rond-point du minotaure à Voreppe, à proximité du péage.

- Voreppe : Les gilets jaunes prévoient ensuite d'être en place sur la barrière de péage de Voreppe à partir de 9 heures. 142 participants sont inscrits sur l'événement. L'objectif est de réaliser une nouvelle action de péage gratuit. Les gilets jaunes envisagent de voiler les caméras pour éviter les poursuites judiciaires que l'AREA, société concessionnaire de l'autoroute prévoit d'engager.

- Crolles : Une autre opération "péage ouvert" est envisagée sur la barrière de péage sans qu'une heure ne soit précisée.

- Grenoble : Certains gilets jaunes appellent sur les groupes Facebook à se joindre à la manifestation organisée par la CGT à partir de14 heures à Europole, place Robert Schumann, derrière la gare.

- Roussillon : Là aussi la CGT organise une manifestation à partir de 10 heures, place de la République.


► Savoie :

- Chambéry : Les gilets jaunes savoyards préparent une "opération sensibilisation" au mouvement des gilets jaunes à partir de 10 h sur le marché de Noël de Chambéry.
La CGT appelle par ailleurs les gilets jaunes à se joindre à eux pour une manifestation devant la préfecture à 10h30. Les chauffeurs de l'agglomération de Chambéry seront en grève à l'appel de la CGT. 76% ont déjà prévu de débrayer.

- La Motte Servollex : des gilets jaunes devraient se rassembler au niveau du péage de Chambéry-Nord à la Motte Servolex à partir de 8h30 pour une opération "péage ouvert". Une opération "secrète, un peu plus mouvementé mais sans violence" est elle prévue à 7h30, toujours au péage de Chambéry-Nord.

- Albertville : Une action est prévue à partir de 8h au Mac Donald d'Albertville.

- Chignin : Opération péage gratuit organisé dès 8 heures au péage de Chignin.

- Moûtiers : La CGT sera sur le rond-point de l’Europe samedi dans la journée.

- Lépin-le-lac : dimanche 2 décembre, la CGT sera à la gare de Lépin-le-lac pour exiger des arrêts réguliers des TER desservant Lyon et Chambéry.


► Haute-Savoie :

- Pringy : les gilets jaunes appellent à une nouvelle action samedi et dimanche à partir de 10h à leur point de rassemblement, sur le rond-point de Pringy au niveau de la sortie 17 Annecy Nord.

- Alby-sur-Chéran : Une chaîne humaine serait organisée de 11 heures à 15 heures au péage d'Alby-sur-Chéran.

- Annecy : une manifestation est organisée devant la préfecture de Haute-Savoie de 13h45 à 14h30 puis un cortège devrait défiler dans Annecy. La manifestation ne serait cependant pas à l'initiative des gilets jaunes qui la rejettent.

« Gilets jaunes » : le point sur la journée du 1er décembre, « acte III » de la mobilisation

Une nouvelle journée de mobilisation est prévue partout en France, la troisième depuis le début du mouvement. A Paris, les Champs-Elysées seront fermés à la circulation.

De Marseille à Lille, de Pau à Rouen, à quoi devrait ressembler « l’acte III » du mouvement des « gilets jaunes », prévu samedi 1er décembre ? Malgré le discours d’Emmanuel Macron le 27 novembre, malgré la rencontre de représentants du mouvement avec le ministre de la transition écologique, François de Rugy, le 27 novembre, puis avec le premier ministre, Edouard Philippe, le 30 novembre, une nouvelle journée de mobilisation est prévue partout en France.

Les protestations portent au départ sur la hausse des prix des carburants. Ainsi, la pétition lancée par Priscillia Ludosky, l’une des porte-parole du mouvement, a été signée par plus d’un million de personnes. Elles sont toutefois de plus en plus disparates et expriment tout à la fois un ras-le-bol fiscal, un sentiment d’injustice sociale et une méfiance à l’égard des responsables politiques.

Samedi 24 novembre, plus de 106 000 personnes, dont 8 000 à Paris, se sont mobilisées à travers le pays pour l’« acte II ». Cette semaine encore, des « gilets jaunes » appellent les partisans du mouvement à revenir samedi sur les Champs-Elysées, théâtre, la semaine dernière, d’affrontements violents avec les forces de l’ordre.

Lire : « Gilets jaunes » : peur des violences, espoirs de convergences
A Paris, les Champs-Elysées sous haute sécurité
Comme les semaines précédentes, la Préfecture de police de Paris n’a reçu aucune déclaration de manifestation sur les Champs-Elysées, ont fait savoir le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’Etat, Laurent Nuñez, dans un communiqué.

M. Castaner a toutefois annoncé que les Champs-Elysées seront fermés à la circulation samedi, ouverts uniquement aux piétons et aux « gilets jaunes ». La sécurisation de l’avenue entrera en vigueur dès 6 heures avec des contrôles d’identité et des fouilles de sacs, selon un arrêté pris vendredi par le préfet de police de Paris.

Cet arrêté précise que la zone sécurisée va du rond-point des Champs-Elysées à la place Charles-de-Gaulle et englobe les 50 derniers mètres des artères menant à l’avenue des Champs-Elysées. Les terrasses doivent êtres fermées et vidées du mobilier « pouvant servir de projectile ou d’arme par destination ». Le préfet a reçu vendredi les commerçants du secteur. Les entreprises de travaux publics doivent également retirer les engins, les palissades et les matériaux.

« Nous fouillerons les sacs pour éviter qu’il y ait des armes par destination et que nos forces de l’ordre soient les victimes, surtout que nous savons à l’heure où je vous parle que l’ultradroite et l’ultragauche, comme ça a été le cas la semaine dernière, (…) se mobilisent pour venir une nouvelle fois casser », a déclaré le ministre sur France 3. « Nous serons intraitables », a prévenu Christophe Castaner, précisant que le dispositif permettrait de protéger les Champs-Elysées. « Dès qu’il y aura des dégâts, des provocations, nous sanctionnerons, nous interpellerons et nous livrerons à la justice », a-t-il dit.

Pour mettre en place ces barrages filtrants et assurer la sécurité de l’avenue, 4 000 policiers devraient être mobilisés – soit un millier de plus que la semaine dernière –, selon Loïc Travers, du syndicat Alliance. Un dispositif très important comparé aux manifestations classiques.

Des actions prévues en région
Ailleurs en France, des appels à des rassemblements locaux ont également été lancés.

En Gironde, des appels à manifester à Bordeaux circulant sur les réseaux sociaux, le préfet de Nouvelle-Aquitaine, Didier Lallement, a pris un arrêté interdisant les manifestations dans le centre.

A Brest, un rassemblement est prévu samedi à 13 h 30 place de Strasbourg, il sera suivi d’une manifestation vers le centre-ville.

A Toulouse, rendez-vous est donné à 12 h 30 à la prairie des Filtres.

A Montpellier, des « motards jaunes » appellent à manifester samedi dans la soirée. Une « manif’de nuit », qui débutera à 19 heures sur le parking du Zénith, avant de rejoindre la Comédie en passant par l’hôtel de ville, annonce la Fédération française des motards en colère-Hérault qui appelle automobilistes, cyclistes et piétons en gilets jaunes à rejoindre leur manifestation, qu’ils veulent pacifique.

A Lille, une nouvelle manifestation est organisée dans le centre, qui débutera à 14 h 30 sur la place de la République. Contrairement aux deux manifestations précédentes des 17 et 24 novembre, l’initiative est lancée par un militant lillois de La France Insoumise (LFI), Alexandre Chantry, à l’origine d’un appel sur Facebook intitulé « Acte 3 : révolution lilloise », rapporte La Voix du Nord, qui s’interroge sur la possible reprise du mouvement des « gilets jaunes », jusque-là apolitique et loin du monde syndical, par LFI. Plusieurs « gilets jaunes » crient également à la récupération politique sur les réseaux sociaux.

A Marseille, Jean-Luc Mélenchon participera à une marche réunissant des « syndicats, des révoltés du logement, des “gilets jaunes” et des lycéens ». Le chef de file de la France insoumise a par ailleurs accusé l’exécutif de choisir le « pourrissement » à l’égard du mouvement.

« Gilets jaunes » et « gilets rouges » ?
Les « gilets jaunes » et les militants de la CGT manifesteront-ils ensemble ? Le syndicat appelle, depuis le 20 novembre, « tous les citoyens, les salariés actifs et retraités », à manifester, samedi 1er décembre, sur la base de revendications liées au pouvoir d’achat et à la justice sociale (hausse du SMIC, fiscalité « juste », prise en charge des transports par les employeurs…).

Ce sera le cas à Orléans, où l’Union départementale CGT du Loiret et des « gilets jaunes » se sont rencontrés à la bourse du travail le 28 novembre. Ils manifesteront ensemble à Orléans sur le thème des inégalités et de l’injustice, mais aussi pour défendre leur pouvoir d’achat, comme le rapporte France Bleu.

A Dunkerque, l’Union locale CGT a appelé les « gilets jaunes » à se joindre à leur rassemblement, selon le journal local Le Phare dunkerquois. Des représentants de plusieurs organisations (CGT, FSU et Solidaires) ont publié sur Mediapart une tribune, le 27 novembre, appelant à rejoindre le mouvement.

S’agissant des actions prévues à Paris, des « gilets jaunes » de Brest ont annoncé leur intention d’éviter les Champs-Elysées, mais de se rendre place de la République d’où partira dans l’après-midi la manifestation de la CGT. Croyant en la convergence des luttes, ils ont imprimé des tracts jaunes pour un « appel citoyen » à se rassembler « tous ensemble contre Macron et son monde ».

Stations-service bloquées
A Pau, une manifestation a été annoncée par les « gilets jaunes », qui ont prévu de bloquer les stations de carburants de l’agglomération. Après plus de dix jours de blocages d’axes routiers qui ont parfois exaspéré la population, certains « gilets jaunes » ont appelé à changer de stratégie. « Il va falloir s’orienter vers ce qui fait mal au porte-monnaie de l’Etat », expliquait cette semaine Eric Drouet sur Facebook, l’un des porte-parole du mouvement, évoquant l’hypothèse de « se cibler pendant quelques jours vraiment sur l’essence » (raffineries, stations-service, camions-citernes). M. Drouet a notamment appelé à un blocage total des raffineries et des stations-service à compter de mardi.

Gilets jaunes. Revivez cette 14e journée de mobilisation en France

Deux Gilets jaunes se sont présentés ce vendredi pour le rendez-vous prévu entre Édouard Philippe et des représentants du mouvement. Mais l’un des deux est très vite ressorti, regrettant que la réunion ne soit pas filmée et diffusée en direct. Dans le même temps, certains lycéens bloquent leur établissement et appellent à soutenir la mobilisation. À Bruxelles, des incidents ont marqué une manifestation d’environ trois cents Gilets jaunes.

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VENDREDI 30 NOVEMBRE
22h13
Ce direct est désormais terminé. Merci à tous de nous avoir suivi. À demain !

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21h24
En Dordogne, une équipe de France 3 prise à partie par des Gilets jaunes. Une équipe de télévision de France 3 Nouvelle Aquitaine a été prise à partie ce vendredi matin, sur le site d'un rassemblement à Sarlat (Dordogne). Les journalistes, deux femmes d'une vingtaine et trentaine d'années, se rendaient sur un sujet sans lien avec les Gilets jaunes lorsqu'elles sont tombées à un rond-point sur un de leurs rassemblements. Elles ont donc entrepris de "faire leur travail", jusqu'à ce qu'un petit groupe distinct de Gilets jaunes s'en prennent à elles, demandant pourquoi elles filmaient, exigeant de récupérer les images, cassant un micro lors de l'incident. Les journalistes ont essuyé des insultes, et des menaces physiques explicites de leur "faire la peau" si elles revenaient à Sarlat, selon la même source. Une plainte a été déposée.
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21h20
La cote de confiance du Premier ministre Édouard Philippe enregistre une forte baisse (-6) en novembre, en plein mouvement des Gilets jaunes, tandis qu'Emmanuel Macron perd encore 1 point, selon un sondage Harris Interactive diffusé ce vendredi. Avec 32% d'opinions positives, le chef de l'État atteint son plus bas niveau depuis le début du quinquennat dans ce baromètre mensuel pour le site Délits d'Opinion.
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20h22
Le gendarme appelait à « fracasser » des Gilets jaunes. Un gendarme adjoint mayennais avait appelé à « fracasser » les Gilets jaunes, par message privé sur Facebook. Son post a été rendu public sur les réseaux sociaux. Il a été désavoué par sa hiérarchie. Une enquête est ouverte.
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20h19
COMMENTAIRE. Gilets jaunes : la tension monte entre l’Élysée et Matignon

Le mouvement des Gilets jaunes bouscule la majorité présidentielle, qui donne l’impression de ne pas savoir quelle voie emprunter pour apaiser les colères. À l’heure où l’exécutif et les députés de La République en marche devraient serrer les rangs pour faire front, des tensions nouvelles apparaissent entre Matignon, l’Élysée et les parlementaires LREM et MoDem. Lire la suite...



20h09
La cote de confiance d'Édouard Philippe en chute. La cote de confiance du Premier ministre Édouard Philippe enregistre une forte baisse (-6) en novembre, en plein mouvement des "gilets jaunes", tandis qu'Emmanuel Macron perd encore 1 point, selon un sondage Harris Interactive diffusé vendredi. Avec 32% d'opinions positives, le chef de l'État atteint son plus bas niveau depuis le début du quinquennat dans ce baromètre mensuel pour le site Délits d'Opinion. Et Édouard Philippe fait une chute de 6 points, avec seulement 31% d'opinion favorable.
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19h45
Des journalistes de France 3 prises à partie en Dordogne. Une équipe de télévision de France 3 Nouvelle Aquitaine a été prise à partie vendredi matin, sur le site d'un rassemblement de Gilets jaunes, à Sarlat (Dordogne). Lors de l'échange soudainement devenu tendu, les journalistes ont essuyé des insultes, et des menaces physiques explicites de leur "faire la peau" si elles revenaient à Sarlat. Une plainte a été déposée au commissariat de Sarlat.
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19h36
Matignon n'est "pas un self-service". Et quand "on est convié, on s'y rend", a estimé la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, après le fiasco de la rencontre entre le Premier ministre et des "gilets jaunes" vendredi.
"Je trouve que c'est dommage, parce que l'occasion pour un citoyen de dialoguer en direct et en aparté avec le Premier ministre, ce n'est pas quelque chose qui revient souvent", a déclaré Marlène Schiappa sur BFMTV.
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Un zeste de glyphosate dans votre bière !

Le magazine 60 millions de consommateurs a révélé les résultats d’une enquête concernant 45 bières parmi les plus consommées en France. Résultat : la plupart d’entre elles contiennent des pesticides, notamment du glyphosate...



Devant un match de foot, dans son jardin ou en terrasse, la bière est la championne des rafraîchissements en cette saison de fortes chaleurs. Si en moyenne, chaque Français ingurgite 30 litres de bière par an, cette boisson doit être consommée avec modération du fait de sa teneur en alcool mais pas seulement. La veille de l’ouverture du Mondial de la bière à Paris, le 28 juin dernier, les experts de 60 millions de consommateurs ont saisi l’occasion pour publier une étude inédite dénonçant la présence de résidus de pesticides dans ces breuvages. Le constat coupe la soif : la plupart des bières analysées contiennent du glyphosate.



Des pesticides dans les ¾ des bières préférées des Français...
S’il est connu que le processus de brasserie garantit l’élimination des résidus de pesticides présents dans l’orge (plante utilisée pour fabriquer la bière), l’étude a ébranlé toutes les certitudes. Portée sur 45 références de bières les plus vendues en grandes surfaces (39 bières blondes et 6 blanches), l’analyse a pointé du doigt 34 bières qui contenaient des pesticides. Le verdict est sans appel : 4 molécules de pesticides différentes ont été détectées : le boscalide, deux types de fongicides et le tristement célèbre glyphosate. Si le bio fait beaucoup mieux que le conventionnel, des traces de pesticides ont été retrouvées dans deux références certifiées (Jade et Dremmwel).




60 millions
@60millions


Du #glyphosate, même dans la bière ! @60millions en a retrouvé dans 25 bières sur les 45 testées. À de faibles doses, certes, mais ces résultats prouvent une nouvelle fois que ce pesticide est omniprésent dans l'environnement. #pesticides #bière https://www.60millions-mag.com/2018/06/28/une-biere-sans-pesticides-s-il-vous-plait-11864 …


25
17:05 - 28 juin 2018
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Une bière sans pesticides, s’il vous plaît ! | 60 Millions de Consommateurs
Avec les températures estivales et le Mondial de foot, la bière coule à flot. Mais est-elle indemne de glyphosate ou autres pesticides ? Pas vraiment…

60millions-mag.com

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… en faibles quantités
Cependant, pas d’inquiétude selon 60 millions de consommateurs. La quantité de pesticides n’est pourtant pas affolante : sur les 250 résidus de pesticides testés, seuls 4 ont été détectés dans l’échantillon, et en quantités minimes, oscillant entre 0,41 et 9,23 µg/L. L’association se veut en effet rassurante puisqu’elle affirme qu’il faudrait boire “près de 2000 litres par jour” de la bière qui contient le plus fort taux de glyphosate “pour dépasser la dose journalière admissible”. Ces valeurs dépassent cependant la teneur maximale de pesticides autorisée pour l’eau, selon 60 millions.

"On est loin d'une exposition dangereuse. Le problème tient plus aux multiples expositions de glyphosate que nous subissons quotidiennement via notre alimentation", conclut le magazine.

Quelles bières concernées ?
Au total, 34 références de bières présentent des résidus de pesticides. Parmi elles, 6 marques présentent le plus de produits chimiques décriés : la Guinness Nitro IPA, la Leffe Royale cascade IPA, Reflets de France (Carrefour), la Hoegaarden Wit blanche, la Mort Subite Witte lambic et, enfin, la Itinéraire des saveurs (Intermarché) qui contient les 4 pesticides différents.
En moyenne, la quantité de glyphosate oscille autour de 1,93 µg/L. Parmi les bières les plus contaminées par ce pesticide : l'Affligem et la Castelain. En revanche, d’autres bières vendues en grande surface telles que la Carlsberg, l'Heineken ou la Kronenbourg, sont sorties indemnes de la chasse aux pesticides.
Pour éviter d’être en présence de pesticides ou autres produits chimiques, mieux vaut donc privilégier les bières bio, qui font quasiment un sans faute. Blondes, blanches, brunes, ambrées ou aux fruits, les bières bio ont conquis de nombreux brasseurs. De nouvelles bières « sans gluten » au quinoa, à la châtaigne et même au chanvre ont récemment fait leur apparition en France.

Le glyphosate : un herbicide qui se propage
Retrouvé dans 25 bières, le glyphosate n’a pas fini d’envahir nos assiettes.Selon 60 millions de consommateurs, cette étude représente une preuve supplémentaire que cet herbicide commercialisé par Monsanto se propage et se manifeste dans notre alimentation quotidienne. Désherbant le plus vendu au monde, la substance décriée auquel nous sommes régulièrement exposés est classée depuis 2015 comme “cancérogène probable” par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer). Si en mai dernier, l'amendement sur l'interdiction du glyphosate d’ici 2021 a été rejeté par l'Assemblée nationale, le gouvernement promet de le bannir dans les trois ans.


Une enquête ouverte suite à la présence de glyphosate dans du miel
Après la polémique autour de la présence de glyphosate dans du miel, le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire pour "administration de substances nuisibles" après une plainte d'un syndicat d'apiculteurs contre Bayer. Début juin, le syndicat apicole de l'Aisne avait porté plainte contre Bayer après que du glyphosate ait été détecté dans le miel d'un de leurs membres. L'enquête, qui en est à son début, ne vise pas spécifiquement le groupe Bayer. Le parquet est par ailleurs en lien avec le Pôle de Santé publique du tribunal de grande instance de Marseille sur ce dossier. L'alerte avait été donnée par Monsieur Obry, qui vend ses excédents au groupe Famille Michaud Apiculteurs, le plus gros acteur du miel en France. L’entreprise qui analyse tous les miels qui lui sont livrés, avait alors refusé trois de ses fûts de miel toutes fleurs, soit 900 kilos après y avoir détecté des traces de l'herbicide. Interrogé début juin par l'AFP, le groupe avait indiqué que des "substances exogènes dont le glyphosate" étaient régulièrement détectées dans le miel. Affaire à suivre.

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