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Coronavirus en France : 5 453 nouveaux cas de Covid, 6 nouveaux décès en 24 heures
Mis à jour le 29/08/20 19:50

L'épidémie de coronavirus continue de se propager en France. Ce samedi 29 août 2020, le dernier bilan de Santé Publique France fait état de 5 453 nouveaux cas de coronavirus, et 6 décès en 24 heures. Une légère baisse par rapport à la veille.

Les chiffres redescendent légèrement en France ce samedi. Alors que 7 379 cas supplémentaires ont été enregistrés vendredi 29 août, ce chiffre est passé à 5 453 nouvelles contaminations ce samedi, indique Santé publique France dans son dernier bilan. Le taux de positivité a, lui, grimpé à 4%. Voici les derniers chiffres :

272 530 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 5 453 de plus
30 602 décès au total, Ehpad compris
20 095 décès à l'hôpital, soit 6 de plus
10 507 décès en Ehpad
4 530 hospitalisations en cours, soit 5 de moins
400 personnes actuellement en réanimation, soit 13 de plus
Taux de positivité des tests : 4%, soit 0,1 point de plus
313 clusters en cours d’investigation hors Ehpad, soit 7 de moins
53 départements en vulnérabilité, soit 1 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Que dit le dernier point épidémiologique sur le coronavirus en France ?
Le coronavirus continue de progresser fortement en France et cette progression concerne désormais toutes les régions. Comme chaque fin de semaine, Santé publique France a publié vendredi 28 août un point épidémiologique hebdomadaire sur le Covid-19, plus détaillé que les chiffres livrés au quotidien. Ce point, qui porte sur la semaine 34 (du 17 au 23 août 2020), livre une série d'éléments qui permettent de mieux saisir encore la progression du virus :

Le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 augmente. Il est passé de 17 165 en semaine 33 à 26 890 en semaine 34 (soit +57% et 58% pour la seule métropole). Santé publique France note aussi une nette augmentation du nombre de personnes avec des symptômes (+74%) représentant plus de la moitié des cas ainsi qu'une augmentation des nombres de signalements dans les Ehpad. L'établissement public estime que "le temps de doublement du nombre de cas est de 14 jours". "Depuis début juillet (semaine 29), la progression de l’épidémie est exponentielle", conclut Santé publique France.
De nombreux indicateurs sont donc en "forte augmentation". Le taux national d’incidence (nombre de nouveaux cas rapportés à la population) était de 40,1 cas/100 000 habitants et a fortement augmenté par rapport au taux consolidé de la semaine précédente (25,6 cas /100 000 hab. en S33). Le taux de positivité pour SARS-CoV-2 a été estimé à 3,7% contre 3,1% la semaine précédente. En France métropolitaine, le nombre de reproduction est "significativement supérieur à 1", avec un nombre de 1,38, contre 1,34 la semaine précédente. Cela veut dire qu'en moyenne, un malade contamine près de 1,4 personne actuellement.

Coronavirus en France : 7 379 nouveaux cas, bilan le plus lourd depuis mars

 Mis à jour le 29/08/20 2:08

La circulation du coronavirus continue de se propager en France à une vitesse inquiétante. Vendredi 28 août, 7 379 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures, soit le bilan le plus élevé depuis mars.

Nouvelle hausse inquiétante du nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus. Alors que 6 111 cas supplémentaires ont été enregistrés hier, ce vendredi 28 août, ce chiffre est passé à 7 379 nouvelles contaminations en 24 heures, indique Santé publique France dans son dernier bilan. Le taux de positivité a, lui, grimpé à 3,9%. Voici les derniers chiffres :

267 077 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 7 379 de plus
30 596 décès au total, Ehpad compris
20 089 décès à l'hôpital, soit 19 de plus
10 507 décès en Ehpad
4 535 hospitalisations en cours, stable
387 personnes actuellement en réanimation, soit 6 de plus
Taux de positivité des tests : 3,9%, soit 0,1 point de plus
320 clusters en cours d’investigation hors Ehpad, soit 31 de plus
52 départements en vulnérabilité, soit 2 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Marseille, Toulouse, Paris et bientôt Strasbourg... Le coronavirus pousse de plus en plus de villes à instaurer le masque obligatoire. 21 départements sont désormais en zone rouge en France. Le dernier point hebdomadaire sur le Covid-19 confirme par ailleurs que l'épidémie est en nette progression dans tout le territoire...

Mis à jour le 28/08/20 19:30

Que dit le dernier point épidémiologique sur le coronavirus en France ?
Le coronavirus continue de progresser fortement en France et cette progression concerne désormais toutes les régions. Comme chaque fin de semaine, Santé publique France a publié ce vendredi 28 août un point épidémiologique hebdomadaire sur le Covid-19, plus détaillé que les chiffres livrés au quotidiens. Ce point, qui porte sur la semaine 34 (du 17 au 23 août 2020), livre une série d'éléments qui permettent de mieux saisir encore la progression du virus :



Le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 augmente. Il est passé de 17 165 en semaine 33 à 26 890 en semaine 34 (soit +57% et 58% pour la seule métropole). Santé publique France note aussi une nette augmentation du nombre de personnes avec des symptômes (+74%) représentant plus de la moitié des cas ainsi qu'une augmentation des nombres de signalements dans les Ehpad. L'établissement public estime que "le temps de doublement du nombre de cas est de 14 jours". "Depuis début juillet (semaine 29), la progression de l’épidémie est exponentielle", conclut Santé publique France.
De nombreux indicateurs sont donc en "forte augmentation". Le taux national d’incidence (nombre de nouveaux cas rapportés à la population) était de 40,1 cas/100 000 habitants et a fortement augmenté par rapport au taux consolidé de la semaine précédente (25,6 cas /100 000 hab. en S33). Le taux de positivité pour SARS-CoV-2 a été estimé à 3,7% contre 3,1% la semaine précédente. En France métropolitaine, le nombre de reproduction est "significativement supérieur à 1", avec un nombre de 1,38, contre 1,34 la semaine précédente. Cela veut dire qu'en moyenne, un malade contamine près de 1,4 personne actuellement.
Cette hausse ne s'explique que partiellement par l'augmentation du nombre de tests. La progression exponentielle de la transmission du virus du SARS-CoV-2 (+58% en S34), dépasse l'augmentation des taux de dépistage (+32%). "Le nombre de personnes testées est en augmentation sensible en S34 (+31%) par rapport à la semaine précédente mais cette augmentation reste inférieure au rythme de progression des cas confirmés", commentent les auteurs du rapport.
Le virus progresse plus rapidement chez sujets jeunes adultes indique SPF. Le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge, mais l’augmentation était la plus importante chez les 15-44 ans (+67%) et les 45-64 ans (+51%) alors qu'il était de +13% chez les 75 ans et plus. Chez les 20-24 ans l'augmentation était même de +86%. Elle atteignait +65% chez les 25-29 ans.
L’augmentation concerne l’ensemble des régions de France métropolitaine et ce "pour la première fois depuis cet été", indique SPF. 14 départements ont une incidence au-dessus du seuil de 50/100 000 habitants et 10 sont classés en niveau vulnérabilité élevé. Le nombre de clusters continue lui aussi de progresser : 192 clusters signalés en S34, 352 (32,1%) sont en cours d’investigation dont 66 (18,9%) en "criticité élevée". Les départements les plus touchés sont ceux qui ont été mentionnés toute la semaine : Bouches-du-Rhône, Alpes Maritimes, Paris...
Cette progression commence à peser sur les actes médicaux et dans les hôpitaux. Le nombre d’actes SOS Médecins pour suspicion de Covid-19 est passé de 2054 en semaine 33 à 2464 en semaine 34. Le nombre de passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 de 2196 à 2498. Le nombre de nouvelles hospitalisations de patients augmente également et passe à 1084 sur une semaine (contre 1008). "Le nombre hebdomadaire de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 est en augmentation depuis 5 semaines", résume encore SPF. En réanimation, la hausse est visible également, avec 174 patients admis contre 128 la semaine précédente.
Le nombre de décès liés au Covid continue pour sa part à baisser avec 65 morts contre 97 la semaine précédente (incluant les décès en hospitalisation et en Ehpad). La mortalité toutes causes confondues est en hausse sur la semaine 33 (du 10 au 16 août), notamment chez les personnes âgées de 65 ans ou plus indique SPF qui mentionne néanmoins la canicule comme possible explication.

Collapsologues et survivalistes : comment ils se préparent à l'effondrement du monde


Ils sont de plus en plus nombreux à penser que le monde tel qu’il existe va s’effondrer et qu’il faut dès maintenant s’y préparer. La crise du coronavirus les a renforcés dans leur conviction. Enquête de la cellule investigation de Radio France sur les mouvances du survivalisme.

Avant le confinement, Yves Cochet faisait le tour des plateaux des télés et des radios. L’ancien ministre de l’Environnement et mathématicien, auteur de Devant l’effondrement, pense qu’il faut se préparer au pire. "La Terre va finir par se défendre et se venger", prédit-il. De l'anglais to collapse ("s’effondrer"), la collapsologie, ou théorie de l'effondrement, est notamment conceptualisée en France par l'agronome Pablo Servigne, co-auteur de Comment tout peut s’effondrer. Elle s’est d’autant plus répandue ces derniers temps que la crise du Covid-19 montre qu’un effondrement est plausible, selon les collapsologues. "L’économie ne s’est pas totalement arrêtée, reconnaît Pablo Servigne. Mais on a vu que l’effondrement de certaines économies a permis un recul, certes significatif des émissions de gaz à effet de serre, mais pas du tout suffisant."

"L'imaginaire de la fin du monde est en train de contaminer nos esprits"
Le pire serait donc devant nous. Mais sur la forme qu’il prendra, deux théories se côtoient sans s’opposer. L'effondrement, pensent les collapsologues, pourrait avoir une dimension économique et sociale (le productivisme générerait une crise sociale qui menacerait d’exploser), ou une dimension environnementale (la planète est en danger, et cela peut entraîner la disparition des espèces et d’éventuelles catastrophes naturelles). Une théorie aujourd'hui validée par de nombreux militants écologistes. "Les scientifiques des Nations unies prédisent que d'ici à 2048, on sera face à un effondrement mondial de la pêche commerciale, explique Lamya Essemlali, présidente de l'association Sea Shepherd France. La mort de l'océan, c'est la fin de notre civilisation. Si on ne sauve pas l'océan, on mourra avec lui." Si les collapsologues restent une minorité, ce sentiment que l’avenir est de plus en plus sombre semble, lui, largement partagé. "L'imaginaire de la fin du monde est en train de contaminer nos esprits, estime le sociologue Bertrand Vidal, auteur de Survivalisme (Arkhé, 2018). On est en train de passer de l'idéologie du progrès à celle du regret, avec son cortège de nostalgie et de 'c'était mieux avant’."

Des survivalistes dans le sillage des collapsologues
Cette "idéologie du regret" ne débouche pas que sur des pensées nostalgiques. Certains réfléchissent déjà très concrètement à ce qui pourrait se passer en cas d’émeutes ou de catastrophes naturelles, et ils se préparent en conséquence. Dans le sillage de la collapsologie, existent des "survivalistes" que l’on peut répartir en deux "écoles". D'une part, les "individualistes", qui se préparent à se sauver avec leurs familles contre les autres, pensent que les plus forts doivent sacrifier les plus faibles, et sont prêts à utiliser les armes si nécessaire. On y retrouve notamment le Suisse Piero San Giorgio. Figure de l’extrême droite identitaire, ségrégationniste, il estime que le danger pourrait venir d’une potentielle vague migratoire. D'autre part, on trouve les survivalistes "solidaires", qui pensent au contraire que seule l'entraide entre les individus et de nouvelles formes de solidarité permettront de s’en sortir.

Comme Yves Cochet, ces derniers plaident pour l’apparition de nouvelles formes de démocraties locales. L'ancien ministre de l’Environnement a d’ailleurs mis ses idées en pratique dans un écovillage en Bretagne, convaincu que, pour répondre à l’effondrement à venir, la solution n’est pas dans le repli individuel. "Se réfugier dans un bunker, ça ne marchera pas, anticipe l'ancien ministre. Il faut créer des ‘biotopes de guérison sociale’, des écolieux, des écovillages… Il faudra vivre localement. S'entraider, ou s'entretuer."

"J'ai une boîte de pilules d'iode dans la poche"
Les survivalistes, encore assez peu nombreux, sont de plus en plus présents sur Facebook et Youtube. Sur ces plateformes, ils s'échangent des astuces pour survivre en abri précaire, faire du feu avec des pierres ou une batterie de téléphone, et chasser avec des flèches. On y trouve aussi des conseils pour obtenir les meilleures poules pondeuses à élever chez soi. Certains groupes Facebook, comme Transition 2030, regroupent plus de 20 000 personnes. Parmi les plus actifs, on peut citer Megan. Cette adepte des stages de survivalisme (voir plus bas) passe la plupart de son temps en forêt. "Je me suis créé des zones de confort dans les bois pour le plaisir, mais comme on l'apprend aux stagiaires, il suffit d'une bâche et d'un bon duvet pour tenir très longtemps, pas besoin d'avoir un abri en dur." Même les températures extrêmes ne lui font pas peur : "J'ai la chance d'avoir du bon matériel", ajoute Megan.

D’autres se préparent à se confiner et investissent dans des abris. C'est le cas d’Enzo Petrone. À la tête de la société Amesis, il propose la construction de bunkers pour 50 000 euros. "Moi-même, j'ai deux bunkers, un en Suisse et un en France", raconte-t-il. Il se prépare déjà au pire. "J'ai une boîte de pilules d'iode dans la poche, un masque dans la voiture, un détecteur de rayonnement… On n'attend pas le dernier moment, ça peut aller très vite. En cinq minutes il peut y avoir une catastrophe. Un vrai survivaliste se tient toujours prêt."

"Ils doivent vivre comme des migrants"
La montée en puissance des survivalistes coïncide avec l’apparition d’une nouvelle économie. Il se traduit notamment par le développement de stages de survie. Frédéric Cuvelier, un ancien des forces spéciales, organise, via son site Survivor attitude, ce type de stages. Lors de ces sessions, il anticipe les cas de figures les plus extrêmes. "S'il y a une crise majeure, l'État ne pourra plus subvenir à nos besoins, pense-t-il. Il n'y a pas assez de militaires et de forces de l'ordre en France pour nous protéger. Nous serons livrés à nous-mêmes." Avec l'option "survie urbaine" par exemple, ces stages débutent par un jeûne de 48 heures, puis les participants sont "lâchés" en ville. "On leur donne un duvet, leur carte d'identité, un peu d'argent pour être en règle avec la loi, et un téléphone pour nous appeler s'il y a quoi que ce soit, s'enthousiasme Frédéric Cuvelier. Niveau sécurité il n'y a pas trop de risques, mais ça leur permet de prendre confiance. Ils doivent vivre comme un clochard, comme un naufragé de la vie, comme un migrant."

Mais il y en a qui vont beaucoup plus loin. Denis Tribaudeau propose des voyages de survie, mélange de Koh-Lanta et de Rendez-vous en terre inconnue. "Je les emmène un peu partout sur la planète, vivre une expérience humaine, une aventure là où ils ne seraient jamais allés. Le but, c'est que tout le monde trouve sa place dans le collectif", explique celui qui est aussi spécialiste de la chasse à l'arc. Ces stages coûtent entre 700 euros au Portugal (sans l'avion) et près de 17 000 euros tout compris, pour 21 jours dans l'Himalaya.

Des ventes de matériels de survie qui augmentent
Le développement du survivalisme passe aussi par l'achat d’équipements dits de survie. "On voit de plus en plus de bâches, qui servent pour les abris. Mais il s'agit essentiellement de matériel pour bivouaquer, pour du camping sauvage", confirme Frédéric Cuvelier. Dans ce marché, de nouveaux objets apparaissent, comme des panneaux solaires de poche, que l'on peut accrocher à son sac à dos, pour recharger sa batterie de téléphone ou sa lampe, même par temps couvert. "Avant, ce sont des objets que nous vendions essentiellement aux militaires, éventuellement aux forces de l'ordre, affirme Frank Douville, directeur de la société de vente en ligne Welkit. Maintenant, on en vend à des civils. Les ventes ont été multipliées par deux ou par trois depuis 2015."

Comme dans tout business, des sociétés sponsorisent les survivalistes les plus connus. Ainsi Denis Tribaudeau, profite de ce matériel gratuitement. "On me propose des téléphones satellite, je teste des chaussures, on m'offre des montres, qu'on me demande presque de casser, s'amuse-t-il. Dernièrement, ce sont des tour-opérateurs qui s'intéressent à mes voyages de survie."

Un produit phare : le bunker
Beaucoup de survivalistes vivent dans la crainte d’un accident nucléaire. Des sociétés proposent aux maires de communes proches de centrales des abris souterrains résistants aux rayonnements. Mais une clientèle fortunée fait aussi son apparition sur ce marché. "Nous avons un abri collectif à Paris pour des gens qui ne souhaitent louer que des places à l'année, indique Enzo Petrone, de la société Amésis. En cas de problème, ils peuvent y venir, il y a de la nourriture, ils ont chacun leur petit coin personnel avec un lit." Le prix pour une place dans cet abri collectif ? "C'est 10 000 euros, pour une durée de cinq ans", indique Enzo Petrone.

Le survivalisme est aussi une bonne affaire pour le milieu de l’édition. De nombreux livres apprennent à vivre en autarcie, à fabriquer une serre, un caveau à légumes ou un verger, à élever des poules et des lapins, etc. La maison d’édition Ulmer publie 50 ouvrages de ce type chaque année. "On explique par exemple comment construire une cave naturelle, indique Antoine Isambert, son directeur. Il ne s'agit pas de construire un bunker et de s'isoler du monde, ce sont les techniques pour moins consommer d'énergie et avoir un comportement plus vertueux écologiquement. Comme au XVIIIe siècle." D’anciennes "recettes" remises à la sauce survivaliste.

Ce jeudi 27 août, alors que 21 départements ont été placés en zone rouge, la France a enregistré un nouveau record de nouveaux cas quotidiens de coronavirus, avec 6 111 contaminations supplémentaires en 24h.

Mis à jour le 27/08/20 23:50

Le nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus continue d’évoluer à la hausse. Ce jeudi 27 août, selon les données de Santé publique France, le dernier bilan de l’épidémie fait état de 6 111 cas supplémentaires en 24 heures, soit 682 de plus que la veille. Il s’agit du chiffre le plus élevé depuis que les tests sont réalisés à grande échelle. À noter : suite à un incident technique, le nombre de décès en 24h n'est pas disponible au 27/08. Voici les derniers chiffres :

259 698 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 6 111 de plus
30 576 décès au total, Ehpad compris (données du 26/08)
20 070 décès à l'hôpital, soit 32 de plus (données du 26/08)
4 535 hospitalisations en cours, soit 65 de moins
381 personnes actuellement en réanimation, soit 29 de moins
Taux de positivité des tests : 3,8%
309 clusters en cours d’investigation hors Ehpad, soit 21 de plus
50 départements en vulnérabilité, soit 2 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Quels sont les 21 départements dans le rouge ?
Alors que le Covid-19 rebondit désormais nettement en France, le Premier ministre Jean Castex a tenu une conférence de presse ce jeudi matin pour un point sur l'épidémie, depuis Matignon. Le chef du gouvernement a notamment annoncé que 19 départements supplémentaires étaient désormais classés en "zone de circulation active du virus", en plus de Paris et des Bouches-du-Rhône, ce qui porte le nombre de départements dans le rouge à 21. 


Voici la liste de ces départements :

Paris
Seine-Saint-Denis
Hauts-de-Seine
Essonne
Yvelines
Seine-et-Marne
Val-de-Marne
Val-d'Oise
Bouches-du-Rhône
Rhône
Gironde
Haute-Garonne
Hérault
Gard
Var
Alpes-Maritimes
Sarthe
Guadeloupe
Martinique
Guyane


Dans son dernier bilan, Santé publique France avait par ailleurs classé 48 départements en "vulnérabilité modérée ou élevée" (modérée : Ain, Ariège, Aude, Alpes-Maritimes, Alpes de Haute Provence, Aube, Bas-Rhin, Côte d’Or, Drôme, Essonne, Gard, Gers, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hautes Pyrénées, Ille-et-Vilaine, Isère, Eure-et-Loir, Indre et Loire, Mayenne, Mayotte, Meurthe et Moselle, Nord, Oise, Pyrénées Atlantique, Pyrénées Orientales, Réunion, Maine-et-Loire, Martinique, Guadeloupe et Saint Martin, Seine et Marne, Tarn, Tarn-et-Garonne, Val d’Oise, Var, Vaucluse, Yvelines et élevée : Bouches-du-Rhône, Gironde, Guyane, Hauts-de-Seine, Hérault, Loiret, Paris, Rhône, Sarthe, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). Une carte des taux d'incidence les plus élevés est aussi présentée en bas de notre article. Sur ce seul indicateur, 14 départements dépassent le seuil d'alerte de 50 cas pour 100 000 habitants.

Dans les 21 départements classés rouges, aucune restriction spécifique n'est généralisée, mais les préfets peuvent au cas par cas prendre des mesures supplémentaires. C'est le cas dans les Bouches-du-Rhône, où les bars et restaurant doivent désormais fermer à 23 heures à Marseille. Dans ces départements, les préfets ne peuvent plus accorder de dérogation pour des rassemblements avec plus de 5000 personnes.

Covid-19 dans les Bouches-du-Rhône
Avec un certain nombre de départements du sud de la France, en particulier du pourtour méditerranéen, les Bouches-du-Rhône rencontrent une forte augmentation des cas de coronavirus depuis quelques jours. Le département affiche le taux d'incidence le plus élevé de France. A la date du 23 août 2020, il était mesuré à 140,2 cas pour 100 000 habitants dans le département, le chiffre le plus élevé de France, sachant que la moyenne nationale est de 39/100 000 habitants. A l'inverse d'autres territoires, l'augmentation du nombre de cas commence à se traduire par une légère hausse des hospitalisations et du nombre de patients en réanimation pour Covid-19 dans ce département. Selon le dernier bilan dans les Bouches-du-Rhône, le nombre de personnes hospitalisées pour Covid est de 404 patients, avec 71 nouveaux admis dans les dernières 24 heures. 43 malades sont en réanimation, avec 9 nouvelles entrées dans la journée. Sur France Inter mercredi comme en conférence de presse ce jeudi, Jean Castex à souligné un taux de prévalence élevé chez les personnes âgées, ce qui pourrait expliquer l'impact plus important dans les hôpitaux.

Pour palier cette bouffée épidémique, la préfecture a décidé d'imposer le masque à Marseille, dans tout l'espace public, à compter du mercredi 26 août. Les bars et restaurants des Bouches du Rhône devront également fermer leurs portes à 23h. Ce jeudi, la maire de Marseille Michèle Rubirola, son ancienne adversaire des municipales, la présidente du département Martine Vassal, et le le directeur de l’IHU Méditerranée Infection Didier Raoult ont donné une conférence de presse conjointe annonçant notamment la distribution de "500 000 masques réutilisables" par les mairies de secteur.

Covid-19 à Paris
La situation du Covid-19 est également "inquiétante" en Ile-de-France et particulièrement à Paris. Le dernier taux d'incidence mesuré atteint cette fois 103,2 cas pour 100 000 habitants dans le département. Selon le dernier bilan, le nombre de personnes hospitalisées est aujourd'hui de 300 patients dans la capitale, avec 16 nouveaux admis. 41 malades sont en réanimation, avec 2 nouvelles entrées. 1800 personnes sont mortes du coronavirus à Paris, soit un décès de plus en 24 heures. Pour contrer le Covid, le port du masque est obligatoire à partir de ce vendredi 8h dans l'ensemble de la capitale. Les départements franciliens sont aussi très surveillés avec des taux d'incidence de 84,2 cas pour 100 000 habitants dans le Val de Marne, de 70,9/100 000 en Seine-Saint-Denis, de 69,7/100 000 dans les Hauts-de-Seine, de 51,2/100 000 dans le Val-d'Oise, de 41,9/100 000 dans l'Essonne, de 38,3/100 000 en Seine-et-Marne et de 35,7/100 000 dans les Yvelines.

Covid-19 dans les Alpes-Maritimes
Dans les Alpes-Maritimes, le nombre de personnes hospitalisées augmente également avec 138 patients actuellement hospitalisés, dont 23 nouveaux admis en 24 heures selon le dernier bilan en date. 15 malades sont en réanimation, avec 5 nouvelles entrées. 387 personnes sont mortes du coronavirus, soit 2 de plus en une journée. Le taux d'incidence mesuré à la date du 23 août 2020 était quant à lui de 101,7 cas pour 100 000 habitants dans le département. Au total, du 18 au 25 août, 53 nouveaux malades ont été hospitalisés en raison d'une infection au Covid-19.

Covid-19 dans l'Hérault
Dans l'Hérault, le coronavirus connait aussi une forte augmentation du nombre de cas. Le dernier taux d'incidence était de 88,3 cas pour 100 000 habitants dans le département, encore très largement au dessus des 50/100 000 fixé comme seuil d'alerte. Selon le dernier bilan du 25 août 2020, le nombre de personnes hospitalisées est de 38 patients, avec 3 nouveaux admis dans les dernières 24 heures. 8 malades sont en réanimation, un chiffre stable. Le Cap d'Agde a notamment attiré l'attention de la préfecture cette semaine après la découverte d'une centaine de cas positifs de SARS-CoV-2 depuis le week-end dernier dans le village naturiste.

Covid-19 en Gironde
En Nouvelle-Aquitaine, même scénario avec une vigilance accrue au Cap-Ferret après la découverte de plusieurs cas de coronavirus parmi les saisonniers (une trentaine) obligeant la préfecture et le maire de la ville à fermer six établissements. En Gironde notamment, on affiche un taux d'incidence de 65,4 cas pour 100 000 habitants. Selon le dernier bilan dressé dans le département, le nombre de personnes hospitalisées est de 86 patients, avec 2 nouveaux admis dans les dernières 24 heures. 18 malades sont en réanimation, avec une nouvelle entrée dans la journée.

Covid-19 dans la Sarthe
Alors que la situation s'est nettement améliorée cet été du côté de la Mayenne voisine, c'est désormais la Sarthe qui inquiète le plus dans l'Ouest de la France. Le taux d'incidence est récemment passé à 65 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants dans le département, un niveau élevé qui ne se traduit pas pour l'instant par une hausse des hospitalisations. Selon l'Agence régionale de Santé, près d'un millier de nouveaux cas de coronavirus ont été diagnostiqués en une seule semaine dans l'ensemble de la région des Pays de la Loire. Le taux d’incidence du Covid-19 est en augmentation, passant de 19,5 cas pour 100 000 habitants à 27,8.

Coronavirus en France : dernier bilan, près de 5 500 nouveaux cas
Mis à jour le 26/08/20 23:59

. Alors qu'un rebond de l'épidémie de coronavirus est observé partout en France, et plus particulièrement dans le Sud, le nombre de cas quotidiens est en forte hausse ce mercredi, avec plus de 5 500 nouvelles contaminations en 24 heures.

Selon les dernières données de Santé publique France, communiquées mercredi 26 août, 5 429 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés en 24 heures, contre 3 304 cas la veille.
IMPORTANT : Santé publique France indique que "suite à une panne informatique les données de mortalité et le nombre de patients hospitalisés ne sont pas disponibles au 26/08". Les chiffres avec une étoile (*) sont donc les mêmes qu'hier :

25 3587 cas confirmés par PCR (Ehpad compris), soit 5429 de plus
30 544 décès au total (Ehpad compris)*
20 038 décès à l'hôpital*
4600 hospitalisations en cours*
410 personnes actuellement en réanimation*
Taux de positivité des tests : 3,7%
340 clusters en cours d'investigation, soit 12 de moins
48 départements en vulnérabilité, soit 4 de plus
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Coronavirus en France : le Covid se propage dans le Sud*
Mis à jour le 26/08/20 16:45

Si Paris et l'Île-de-France sont en zone rouge depuis plusieurs semaines, de nombreux signaux d'alerte sont à déplorer dans le sud de la France face à la recrudescence des cas de Covid-19 et l'augmentation de nombreux indicateurs.

Le Covid-19 circule-t-il plus dans le sud de la France ?
Bouches du Rhône, Hérault, Alpes-Maritimes et même Rhône, Nouvelle Aquitaine... Le Covid-19 est en recrudescence dans le sud de la France avec un rebond épidémique beaucoup plus important que dans le reste du pays. Si l'Île-de-France fait exception à la règle avec un taux d'incidence très élevé en particulier à Paris, les signaux d'alerte se multiplient dans la seconde moitié du pays. Dans les Bouches du Rhône, la situation du coronavirus semble devenir critique. Le département voit le taux d'incidence partir en flèche. Selon le dernier point de l'ARS, ce dernier est de 177/100 000 habitants dans la seule ville de Marseille sachant que la moyenne nationale est d'environ 33/100 000 habitants. D'après les derniers chiffres, la tension dans les services de réanimation augmente également avec 10 nouvelles personnes admises depuis lundi. Pour palier cette bouffée épidémique, la ville de Marseille a décidé d'imposer le masque obligatoire dans tout l'espace public à compter de ce mercredi 26 août. Les bars et restaurants des Bouches du Rhône devront également fermer leurs portes à 23h.

Jean Castex : "Nous allons suivre la situation à Marseille"
Jean Castex, le Premier ministre, a indiqué sur l'antenne de France Inter ce matin que la situation du Covid-19 à Marseille serait scrutée de jour en jour. "Nous avons des indicateurs qui ont classé en rouge ce territoire. A Marseille il y a un taux de prévalence élevé chez les personnes âgées, ce qu’on n’avait pas constaté en Mayenne. On a pris des dispositions plus importantes, plus contraignantes, à Marseille. On va suivre la situation épidémiologique au jour le jour, ce qu’il faut se dire c’est que c’est du cas par cas".

Dans l'Hérault, le coronavirus frappe aussi le littoral avec une fois encore le port du masque obligatoire. Le Cap d'Agde a notamment attiré l'attention de la préfecture après la découverte d'une centaine de cas positifs de SARS-CoV-2 depuis ce week-end dans le simple village naturiste. Au total, 2457 cas ont été confirmés en Occitanie en une semaine provoquant le placement du département de l'Hérault en vulnérabilité élevée. Dans les Alpes-Maritimes, 4 nouveaux décès ont été recensés ces derniers jours et surtout 7 nouvelles personnes ont été admises en réanimation depuis le début de la semaine dernière. Au total, du 18 au 25 août, 53 nouveaux malades ont été hospitalisés en raison d'une infection au Covid-19. En Nouvelle-Aquitaine, même scénario avec une vigilance accrue au Cap-Ferret après la découverte de plusieurs cas de coronavirus parmi les saisonniers (une trentaine) obligeant la préfecture et le maire de la ville à fermer six établissements. Enfin du côté du Rhône et de Lyon, le taux d'incidence du Covid-19 a franchi son seuil d'alerte. Santé publique France indique un taux de 61/100 000 habitants enregistré durant la semaine dernière alors que le seuil est à 50 cas pour 100 000 habitants.

Coronavirus à Paris
Si la circulation du Covid-19 dans le sud de la France inquiète les autorités sanitaires avec de nouvelles mesures prises notamment du côté de Marseille, la situation est également "inquiétante" en Ile-de-France et particulièrement à Paris. Pour contrer le coronavirus et même si Jean Castex a indiqué ce matin sur l'antenne de RTL que si le rebond épidémique est confirmé, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter, Gabriel Attal, porte parole du gouvernement a indiqué que des décisions pourraient être prises dans les prochaines heures, jours, si la situation venait à se dégrader dans la capitale. "Cela peut être évidemment le cas de Paris dans les prochains jours, rien n'est exclu. La circulation du virus est importante dans la capitale et dans un certain nombre de départements de la petite couronne. Les préfets et les élus sont en lien constant pour préparer d'éventuelles nouvelles mesures."

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
Le dernier bilan de l’épidémie de coronavirus en France, publié par Santé publique France mardi 25 août, fait état d’une nouvelle hausse du nombre de cas. Dans les dernières 24 heures, 3 304 cas supplémentaires ont été enregistrés, contre 1 955 lundi. Santé publique France a également actualisé ses données concernant le nombre de décès en Ehpad, avec une correction de 5 décès en moins. Voici les derniers chiffres :

248 158 cas confirmés par PCR, soit 3 304 de plus en 24h
30 549 décès au total
20 038 décès à l'hôpital, soit 22 de plus en 24h
10 506 décès en Ehpad, soit 5 décès en moins (données du 24 août)
4 600 hospitalisations en cours, soit 90 de moins en 24h
410 personnes en réanimation, soit 11 de plus en 24h
Taux de positivité des tests : 3,7%
352 clusters en cours d'investigation, soit 33 de plus en 24h
44 départements en situation de vulnérabilité modérée ou élevée
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?
Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 24,2 cas / 100 000 habitants, selon le dernier bilan national du 20 août. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

, le dernier bilan de l'épidémie fait état de plus de 3 000 nouvelles contaminations en France en 24 heures.
Mis à jour le 26/08/20 03:15


Le dernier bilan de l’épidémie de coronavirus en France, publié par Santé publique France mardi 25 août, fait état d’une nouvelle hausse du nombre de cas. Dans les dernières 24 heures, 3 304 cas supplémentaires ont été enregistrés, contre 1 955 lundi. Santé publique France a également actualisé ses données concernant le nombre de décès en Ehpad. Voici les derniers chiffres :

248 158 cas confirmés par PCR, soit 3 304 de plus en 24h
30 549 décès au total
20 038 décès à l'hôpital, soit 22 de plus en 24h
10 506 décès en Ehpad, soit 5 décès en moins (données du 24 août)
4 600 hospitalisations en cours, soit 90 de moins en 24h
410 personnes en réanimation, soit 11 de plus en 24h
Taux de positivité des tests : 3,7%
352 clusters en cours d'investigation, soit 33 de plus en 24h
44 départements en situation de vulnérabilité modérée ou élevée
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Les Bouches du Rhône en état d'alerte
"Situation alarmante", ce sont les mots utilisés par le préfet pour qualifier la situation sanitaire du coronavirus dans le département des Bouches-du-Rhône et particulièrement dans la ville de Marseille. Selon le dernier point épidémiologique, les Bouches du Rhône ont le taux d'incidence pour Covid-19 le plus élevé en France. Dans un communiqué publié mardi 25 août, la préfecture de région précise que le taux d'incidence du département est passé à 131 sur 100 000, contre environ 33 pour 100 000 en moyenne nationale. À Marseille, ce taux est de 177 pour 100 000 habitants. C'est pourquoi le préfet a décidé de renforcer les mesures sanitaires pour lutter contre la propagation du coronavirus. À compter de mercredi 26 août, 23 heures, le port du masque sera obligatoire dans tout Marseille. Les bars et restaurants des Bouches-du-Rhône devront également fermer leurs portes à 23 heures.

Le Cap d'Agde, un cluster géant ?
Le préfet de l'Hérault est monté au créneau ces derniers jours après l'explosion du nombre de cas de Covid-19 dans le département et particulièrement dans le village naturiste du Cap d'Agde. L'Agence régionale de santé a annoncé dès dimanche avoir enregistré "près de 30 % de cas positifs" de coronavirussur une seule journée la semaine dernière. Dans un communiqué publié ce lundi, la préfecture en accord avec le maire et l'ARS a demandé à tous les résidents du village naturiste de se faire dépister et à ceux qui souhaitent s'y rendre de différer leur déplacement. Ce dernier a également ordonné la fermeture pour 15 jours de 17 établissements bars, restaurants, bars musicaux du village naturiste.

Paris en zone rouge
Le coronavirus est aussi très virulent à Paris qui enregistre un solde positif dans les services de réanimation et au niveau des hospitalisations. Il y a quelques jours, l'ARS indiquait que le nombre de cas avait été multiplié par 6 dans la capitale alors que le département enregistre un taux d'incidence particulièrement élevé davec un ratio de 74/100 000 habitants selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France. Dans une interview pour France Inter ce mardi 25 août, Martin Hirsh, directeur de l'AP-HP alerte également sur la très forte augmentation du nombre de cas dans la région et particulièrement à Paris. Ce dernier a indiqué "que le virus n'était pas beaucoup plus "doux" qu'il y a quelques semaines et que le nombre de patients hospitalisés double tous les 26 jours". Une situation d'alerte qui provoque la vigilance accrue des autorités sanitaires.

Inquiétude dans les départements d'Outre-mer
Depuis quelques jours, le nombre de cas de coronavirus augmente également de façon significative loin de la métropole. À La Réunion, entre le 11 août et lundi, 534 cas de Covid-19 ont été recensés sur un total de 1244 cas depuis le début de l'épidémie. Une dizaine de foyers d'infection ont également été identifiés. Ce lundi, l'Ile a également enregistré son premier décès à l'hôpital hors transfert de patients. En Guadeloupe, le seuil d'alerte (50 cas pour 100 000 habitants) a été atteint. Selon Gérard Cotellon, le directeur du CHU, le département fait face à une "bouffée épidémique" avec notamment 325 cas recensé en une semaine. "On est passé de quatre personnes en réanimation, à cinq, et aujourd'hui, ils sont neuf. Nous avons également sept patients qui viennent d'arriver au service des maladies infectieuses."

Carte. Où sont situés les nouveaux cas de coronavirus en France ?
Santé Publique France est attentif à un indicateur qui permet de suivre l'évolution du Covid-19 en France : le taux d'incidence. Plus solide que le taux de positivité des tests qui donne un aperçu à un instant T, ce taux représente le nombre de nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués par test PCR "survenus sur les 7 derniers jours dont les données sont consolidées", rapporté au nombre d’habitants. Le seuil d'alerte a été fixé à 50 pour 100 000 habitants. L’incidence hebdomadaire atteint les 24,2 cas / 100 000 habitants, selon le dernier bilan national du 20 août. La carte ci-dessous rend compte de la situation dans tous les départements français.

Coronavirus en France : dernier bilan, un premier cas de réinfection découvert
Mis à jour le 25/08/20 04:42

Alors que le préfet des Bouches-du-Rhône a évoqué ce lundi une situation "alarmante" dans le département, le dernier bilan de l'épidémie fait état de 1 955 nouveaux cas enregistrés en 24 heures. À Hong Kong, des chercheurs ont annoncé un premier cas de réinfection, suscitant l'inquiétude de la communauté scientifique.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
Dans son dernier bilan, publié lundi 24 août, Santé Publique France enregistre 1 955 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures, contre 4 897 dimanche. En une semaine, le nombre de nouveaux cas s'élève ainsi à 23 591. Voici les derniers chiffres :

244 854 cas confirmés par PCR, soit 1 955 de plus en 24h
30 528 décès au total, soit 15 de plus en 24h (dans les hôpitaux)
20 017 décès à l'hôpital, soit 15 de plus en 24h
10 511 décès en Ehpad
4 690 hospitalisations en cours, soit 19 de moins en 24h
399 personnes en réanimation, soit 16 de plus en 24h
Taux de positivité des tests : 3,6%
337 clusters en cours d'investigation, soit 18 de plus en 24h
42 départements en situation de vulnérabilité modérée ou élevée
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Un premier cas de réinfection inquiétant
Lundi 24 août, des chercheurs hong-kongais ont annoncé avoir découvert un premier cas de réinfection. Le patient, un homme âgé de 33 ans, avait été contaminé une première fois par le coronavirus en mars, mais ne présentait que des symptômes bénins. Selon les chercheurs, l’homme a cette fois été infecté par une autre souche du Covid-19, et il ne présente aucun symptôme. “Ce cas montre qu'une réinfection peut survenir quelques mois seulement après avoir été guéri d'une première infection”, a souligné le département de microbiologie de l'université de Hongkong (HKU) dans un communiqué. Une possible nouvelle contamination au coronavirus pourrait ainsi affecter le développement des vaccins en cours, rendant plus difficile de fait l’élimination du virus.



De nouvelles mesures dans les Bouches du Rhône ?
Avec plus de 10 000 cas en trois jours en fin de semaine, le coronavirus circule de plus en plus sur le territoire français. Si certains départements maîtrisent de mieux en mieux le rebond épidémique, la situation devient extrêmement vulnérable du côté des Bouches du Rhône. Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France, le taux d'incidence le plus élevé se trouve désormais dans ce département avec un ratio de 85/100 000h, il est passé ce lundi à 110/100 000h. À Marseille le ratio est encore plus élevé puisqu'il est de 145/100 000 habitants. Dans son entretien au JDD, Olivier Véran a d'ailleurs pointé du doigt la région. "On a 188 nouveaux cas pour 100.000 personnes de 20 à 40 ans, on constate depuis trois semaines que les tests positifs augmentent chez les seniors. Le passage entre les publics se fait déjà. Et on constate à nouveau une augmentation des entrées en hospitalisation et réanimation". Si le reconfinement est exclu, le ministre des Solidarités et de la Santé a promis que de nouvelles mesures seraient prises dans le département pour éradiquer cette hausse significative. Selon la Provence, "le gouvernement et la préfecture envisagent de nouvelles restrictions: "interdiction des regroupements de plus dix personnes, fermeture des bars après 20 heures et limitation des déplacements font partie des mesures étudiées". Dans un point presse ce lundi, le préfet a confirmé la "situation alarmante" dans la région.

Les Bouches-du-Rhône (Marseille) placées en zone rouge: de nouvelles mesures envisagées, notamment pour les transports
Mis à jour le 25/08/20 04:42

La situation sanitaire se dégrade fortement en France face à l'épidémie de coronavirus. Sept départements y sont désormais classés en niveau de vulnérabilité élevée: l'Hérault, Paris, la Sarthe, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne, la Guyane, et les 

Bouches-du-Rhône.


Ce département autour de Marseille très fréquenté par les Belges a d'ailleurs été placé en zone rouge par le SPF Affaires étrangères, ce qui signifie qu'il est désormais interdit de s'y rendre, et que ceux qui en rentrent doivent désormais effectuer observer une quarantaine et effectuer un test de dépistage à leur retour au pays.

Quant à ceux qui ne sont pas encore rentrés, leur retour pourrait s'avérer encore plus compliqué que prévu, puisque de nouvelles mesures sont annoncées, notamment en ce qui concerne les transports.

Un taux très élevé et un virus qui circule
Selon le dernier point épidémiologique de Santé publique France, le taux d'incidence le plus élevé se trouve désormais dans ce département avec 123,6 cas pour 100.000 habitants sur une semaine, alors que quasiment tous les indicateurs sont en augmentation dans la région (à titre de comparaison, le taux maximum en Belgique est actuellement celui de la région bruxelloise avec 72,3 cas par 100.000 habitants).

Dans un entretien au JDD, le ministre Olivier Véran a d'ailleurs pointé du doigt la région. "On a 188 nouveaux cas pour 100.000 personnes de 20 à 40 ans, et on constate depuis trois semaines que les tests positifs augmentent chez les seniors. Le passage entre les publics se fait déjà. Et on constate à nouveau une augmentation des entrées en hospitalisation et réanimation".

Si le reconfinement est exclu, le ministre des Solidarités et de la Santé a promis que de nouvelles mesures seraient prises dans le département pour éradiquer cette hausse significative. Selon le quotidien la Provence, "le gouvernement et la préfecture envisagent de nouvelles restrictions: "interdiction des regroupements de plus dix personnes, fermeture des bars après 20 heures et limitation des déplacements font partie des mesures étudiées".

Coronavirus : l'Afrique du Sud mettra cinq ans pour se relever du Covid-19 selon l'ONU
Mis à jour le 24/08/20 23:42

L'économie sud-africaine mettra cinq ans pour se relever de la récession annoncée en 2020 pour cause de pandémie de coronavirus, a averti lundi l'ONU, qui prédit aussi une forte hausse de la pauvreté et des inégalités.

Le produit intérieur brut du pays le plus industrialisé du continent africain devrait reculer plus de 7% cette année, selon les prévisions de sa Banque centrale.

Pour tenter d'enrayer la propagation du Covid-19, le président Cyril Ramaphosa a ordonné fin mars un strict confinement du pays qui a mis l'activité du pays au ralenti. La plupart des restrictions ont depuis été levées mais elles ont sévèrement impacté entreprises et population.

L'Afrique du Sud est le pays d'Afrique subsaharienne le plus touché par le Covid-19, avec plus de 600.000 infections et 13.000 morts recensés à ce jour.

Dans une étude publiée lundi, le Programme des Nations unies pour le développement (UNDP) anticipe une "lente reprise (de l'économie) jusqu'en 2024".

Le pays est englué depuis plus de dix ans dans une crise caractérisée par une croissance molle, la détérioration des finances publiques et le chômage de masse (30%).

Selon l'UNDP, la crise sanitaire devrait faire bondir de 66% l'extrême pauvreté dans le pays et faire retomber un tiers (34%) des ménages des classes moyennes dans la catégorie des foyers "vulnérables".

Le président Ramaphosa, qui a déjà lancé un plan de soutien inédit aux entreprises et aux plus démunis de 24 milliards d'euros, en a promis lundi un autre pour promouvoir une "nouvelle économie qui crée des emplois et favorise une croissance inclusive".

Coronavirus au Mexique: des millions d'élèves font leur rentrée avec des cours diffusés à la télévision
Mis à jour le 24/08/20 23:42

Quelque 30 millions d'élèves mexicains ont fait leur rentrée des classes lundi via des cours diffusés à la télévision en raison de la pandémie de coronavirus.

Sont concernés les éléves du primaire et du secondaire, âgés de 4 à 18 ans, de l'enseignement public. Les écoles privées doivent aussi assurer un enseignement à distance.

Selon le gouvernement, le dispositif sera maintenu jusqu'à ce que les conditions sanitaires permettent un retour dans les classes. Les cours en présentiel sont suspendus depuis le 17 mars.

"Malgré la pandémie, la douleur et les souffrances qu'elle a provoquées, et que malheureusement elle continue de provoquer, nous sommes (...) debout", a déclaré le président Andrés Manuel López Obrador, en annonçant officiellement la rentrée des classes.

Le Mexique, pays de 128 millions d'habitants, a enregistré 60.480 morts du Covid-19, ce qui en fait le troisième pays le plus endeuillé au monde après les Etats-Unis et le Brésil. Un total de 560.164 cas ont été confirmés.

Le programme "Apprends à la maison" a fait le choix de la télévision reçue sur 94% du territoire, contre 70 à 80% pour internet, a précisé le gouvernement qui s'est associé à quatre chaînes privées et assure la distribution gratuite de livres.

Les contenus seront également disponibles en 22 langues indigènes et dans les zones les plus reculées, ils seront diffusés à la radio.

Les programmes comprendront également des cours sur la santé, le Mexique détenant le triste record du pays le plus touché par l'obésité infantile.

Quelques 160 lignes téléphoniques sont également mises en service pour du soutien scolaire.

Emiliano Urdiain, 11 ans, a commencé la classe lundi avec ce nouveau format télévisé. Son père Alfredo espère que le programme sera de meilleure qualité que les cours dispensés à distance après le 17 mars.

"Ils étaient mauvais, on aurait dit que les vidéos avaient été prises sur Youtube, et je m'inquiète de la qualité de "Apprends à la maison" qui passe maintenant à la télévision", explique ce directeur d'un cabinet d'architecture qui se désole de ne pas avoir les moyens de payer à son fils un professeur particulier.

Coronavirus : nombre record de contaminations en une semaine aux Pays-Bas
Mis à jour le 24/08/20 23:42

Les Pays-Bas ont enregistré 574 nouvelles contaminations au coronavirus au cours des dernières 24 heures, soit l'augmentation la plus importante depuis le 15 août. Quelques 3.600 nouveaux cas ont été constaté au cours des 7 derniers jours.

Les autorités néerlandaises avaient recensé 457 nouvelles infections dimanche et 508 samedi. Le nombre total de nouveaux cas diminuent cependant lentement mais sûrement: plus de 600 cas avaient en effet été comptabilisés le 15 août.

Coronavirus : l'Espagne passe la barre des 400.000 cas et impose de nouvelles restrictions
Mis à jour le 24/08/20 23:42

L'Espagne a introduit de nouvelles restrictions dans plusieurs régions à la suite d'une augmentation de cas de coronavirus, ont annoncé les autorités lundi.

La Catalogne interdit les réunions de plus de 10 personnes, a annoncé le président régional Quim Torra. "La situation n'est plus stable, au contraire, les chiffres augmentent constamment", a-t-il déclaré.

La Catalogne va également réduire la taille des classes à l'école et rendre 500.000 tests Covid-19 disponibles dans le secteur de l'éducation. Les élèves retournent à l'école début septembre et de nombreux employés reviennent de vacances, ce qui alimente les craintes que le nombre de cas pourrait augmenter encore davantage.

Dans la région de Murcie (sud-est), les rassemblements de plus de six personnes ne faisant pas partie du même ménage ont été interdits.

À Madrid, qui a été la plus durement touchée, les autorités ont recommandé d'éviter les contacts sociaux non essentiels.

La barre des 400.000 cas franchie
L'Espagne a dépassé lundi la barre des 400.000 cas diagnostiqués de coronavirus, ont annoncé les autorités, qui ont ajouté que la situation à Madrid exigera d'agir "rapidement", avec l'adoption de nouvelles mesures dans les prochains jours.

Selon le bulletin quotidien du ministère de la Santé, l'Espagne, l'un des pays les plus touchés par la pandémie, compte 405.436 cas confirmés, soit une augmentation de plus de 19.300 par rapport à vendredi.

Nombre de ces nouveaux cas datent en fait des jours précédents, mais les régions, compétentes en matière de santé, ne les ont signalés au gouvernement central que ce week-end, a déclaré Fernando Simón, directeur du centre des urgences sanitaire au ministère de la Santé.

Il a insisté sur l'augmentation des cas à Madrid, la région où le plus grand nombre de cas ont été diagnostiqués au cours de la semaine écoulée, plus de 13.400.

La situation pourrait conduire à l'adoption de "mesures drastiques", par exemple des confinements ponctuels ou des limitations à la mobilité de la population, a-t-il dit.

Par ailleurs, en Catalogne, les autorités régionales ont renforcé les mesures contre le virus et interdit les réunions de plus de dix personnes dans les espaces publics et privés, une mesure déjà en vigueur à Madrid.

Dans la région de Murcia (Sud-Est), les autorités locales ont limité ce seuil à six personnes.

La pandémie a fait 28.872 morts dans le pays, selon le ministère de la Santé, soit 34 de plus que vendredi.

L'épidémie de Covid-19 repart à la hausse en France : une situation comparable à la Belgique ?
Mis à jour le 24/08/20 23:42

4897 : c’est le nombre de cas de coronavirus enregistré en France ces dernières 24 heures. "Nous sommes dans une situation à risques", a mis en garde le ministre de la Santé Olivier Véran dans un entretien au Journal du Dimanche. "Le risque", a-t-il insisté, "c’est que, après avoir enlevé doucement le couvercle de la casserole, l’eau se remette à bouillir".

Si on rapporte ce chiffre à la population française, cela représente davantage de cas recensés qu’en Belgique. Alors que, toutes proportions gardées, il y a moins de tests quotidiens en France qu’en Belgique.

Simon Dellicour, chercheur au centre d’épidémiologie spatiale de l’ULB, était l’invité de Soir Première ce lundi pour faire le point sur cette question. Pour ce spécialiste, le rebond observé chez nos voisins français représente "plus ou moins le même niveau d’inquiétude qu’en Belgique".



"En Belgique comme en France, ça a commencé à augmenter vers la mi-juillet, analyse-t-il. […] Par contre il y a des différences entre la Belgique et la France. Chez nous l’augmentation du nombre de cas a commencé à se stabiliser vers la mi-août. Alors que globalement, en France, ce n’est pas encore le cas, à part dans certains endroits. Par exemple dans le nord. La deuxième différence c’est que, chez nous, cette augmentation de la circulation du virus s’est déjà reflétée sur le nombre d’hospitalisations, ce qui n’est pas encore le cas en France."

Il y a réellement une recrudescence de la circulation du virus.

Cette augmentation du nombre de cas s’explique, en partie seulement, par l’augmentation du nombre de tests. "Bien sûr qu’une augmentation du nombre de cas positifs peut en partie être en partie attribuée à une augmentation du nombre de tests effectués, souligne Simon Dellicour. Cet aspect empêche la comparaison avec début mars. Par contre, on peut comparer le taux de positivité du test. L’évolution de ce taux montre que, en Belgique comme en France, il y a réellement une recrudescence de la circulation du virus. Ce n’est pas comparable à ce qu’on a observé en mars, mais il y en a quand même une."

Dans ce contexte, mieux vaut rester prudent : "Si ça réaugmente, ça veut dire qu’on s’expose à nouveau à une augmentation des hospitalisations et des décès." Pas facile pourtant faire respecter les mesures quand la situation semble calme sur ces deux fronts. Pourtant, comme le disait Marius Gilbert ce lundi sur Twitter, "considérer que l’on en fait trop contre l’épidémie de Covid-19 au motif d’un niveau faible d’hospitalisations ou de décès tout en acceptant une transmission en hausse, c’est confondre vitesse et accélération."

Et l'épidémiologiste de l'ULB d'ajouter : "Il y a eu au cours des dernières semaines une reprise indiscutable de l’épidémie en termes de cas, d’hospitalisations et de décès. C’est l’augmentation de la vitesse qui justifiait une intervention rapide et ferme, pas le niveau absolu de cette reprise."

Trouver le "point d’équilibre"
Reste donc à "trouver le point d’équilibre" pour permettre un retour à une vie la plus normale possible, tout en empêchant la circulation du virus en l’absence de vaccin pour le contrer. "Il y a différents moyens d’atteindre et de rester à un point d’équilibre (à une vitesse de transmission constante). Dans la gestion de cette épidémie, c’est là qu’est la marge de manœuvre et que peuvent intervenir des choix politiques, économiques et sociaux", estime ainsi Marius Gilbert.

Autre point important : le fait que la capacité de dépistage a augmenté, c’est un atout considérable pour lutter contre le Covid-19. "C’est un outil que nous n’avions pas en mars, détaille Simon Dellicour. A ce moment-là, notre indicateur le plus fiable, c’était l’évolution du nombre d’hospitalisations. Grâce au dépistage – qui peut bien sûr encore être amélioré – on a déplacé dans le temps le curseur de système d’alerte. On a gagné en réactivité."

En clair, une meilleure politique de dépistage et de suivi de contact nous a permis de gagner trois semaines sur le virus.

Comment expliquer le rebond de l’épidémie ?
Quant à savoir ce qui a permis l’augmentation du nombre de cas en cette période estivale, Simon Dellicour met en avant deux facteurs : les rassemblements de populations dans les lieux touristiques et les voyageurs qui ont ramené le Covid-19 de leur lieu de vacances.

"En Belgique on estime que c’est dû à une augmentation du taux de contact chez les 15-40 ans au cours du mois de juillet, mais aussi à une augmentation des infections au sein de clusters communautaires. Ensuite, dans un 2e temps ça a probablement aussi donné lieu à une augmentation des infections au sein des clusters familiaux", conclut le chercheur de l’ULB.

Coronavirus en France : plus de 3 600 nouveaux cas en 24 heures, de plus en plus de tests positifs

Mis à jour le 23/08/20 01:52 

Samedi 22 août , Santé publique France fait état de 3 602 nouvelles contaminations en 24 heures, dans son dernier bilan. Le taux de positivité des tests continue d'augmenter et passe de 3,4 à 3,5%.


Dans son dernier bilan, publié le 22 août, Santé Publique France affiche des indicateurs en hausse, montrant une progression de l’épidémie de coronavirus en France. Le point détaillé sur la situation :

238 002 cas confirmés par PCR, soit 3 602 de plus en 24h
30 512 décès au total, soit 9 de plus en 24h (dans les hôpitaux)
20 001 décès à l'hôpital, soit 9 de plus en 24h
10 505 décès en Ehpad (dernier bilan communiqué, daté du mardi 11 août)
4 711 hospitalisations en cours, soit 34 de moins en 24h
380 personnes en réanimation, soit 1 de moins en 24h
Taux de positivité des tests : 3,5%
283 clusters en cours d'investigation, soit 38 de plus en 24h
38 départements en situation de vulnérabilité
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Coronavirus en France : "la circulation du virus s'accélère", le dernier bilan
Mis à jour le 22/08/20  15:35

Alors que la rentrée scolaire approche et que les retours de vacances se multiplient, la propagation du coronavirus continue avec force. Selon les derniers chiffres du ministère de la Santé, plus de 4 500 nouveaux cas ont été enregistrés en 24 heures.

L’OMS espère en finir avec le coronavirus "en moins de deux ans"
"Nous espérons en terminer avec cette pandémie en moins de deux ans", a déclaré le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’une conférence de presse. Samedi 21 août, le coronavirus a fait 800 000 morts dans le monde depuis la fin du mois de décembre, selon le bilan de l’AFP établi à partir de sources officielles. "En utilisant au maximum les outils disponibles et en espérant que nous pourrons avoir des outils supplémentaires comme les vaccins, je pense que nous pouvons y mettre un terme dans un délai plus court que la grippe de 1918", a-t-il ajouté. Entre 1918 et 1920, la "grippe espagnole" avait fait 50 millions de morts.

Le gouvernement repousse la présentation du plan de relance pour préparer la rentrée
La rentrée aura bien lieu le 1er septembre, l’information a été confirmée par le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, malgré les inquiétudes sur le manque de préparation des enseignants pour faire face à la crise sanitaire. Samedi 22 août, le gouvernement a choisi de décaler la présentation du plan de relance économique qui était prévue mardi 25 août à "la première semaine de septembre". "Alors qu'entrera en vigueur dans 10 jours l'obligation du port du masque en entreprise et pour les élèves des collèges et lycées, le gouvernement est pleinement mobilisé pour préparer cette échéance sanitaire", peut-on lire dans le communiqué du porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
Dans son dernier bilan, publié le 21 août, Santé Publique France affiche des indicateurs en hausse, montrant une progression de l’épidémie de coronavirus en France. Le point détaillé sur la situation :

234 400 cas confirmés par PCR, soit 4 586 de plus en 24h
30 503 décès au total, soit 23 de plus en 24h (dans les hôpitaux)
19 992 décès à l'hôpital, soit 23 de plus en 24h
10 505 décès en Ehpad (dernier bilan communiqué, daté du mardi 11 août)
4 745 hospitalisations en cours, soit 3 de moins en 24h
379 personnes en réanimation, soit 1 de moins en 24h
Taux de positivité des tests : 3,4%
283 clusters en cours d'investigation, soit 41 de plus en 24h
38 départements en situation de vulnérabilité
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Coronavirus en France : un record de nouveaux cas, la rentrée maintenue

 Mis à jour le 21/08/20 19:23

. La Direction générale de la santé a alerté sur la "forte progression de la circulation du virus" à quelques jours d'une rentrée scolaire à la date maintenue par l'Education nationale. Le nombre de nouveaux cas a atteint jeudi son plus haut pic depuis le mois de mai.


L'essentiel
4771 cas de plus en 24 heures ont été enregistrés en France selon le dernier bilan, un chiffre jamais atteint depuis le mois de mai dans le pays, soit depuis le début du déconfinement.
S'il pourrait y'avoir des "exceptions locales" en fonction de la situation sanitaire, le ministre de l'Education Nationale n'excluant pas des fermetures de classe ou d'école en cas de découverte de foyers épidémiques, la date de la rentrée scolaire a été maintenue au 1er septembre.
C'est également à cette date qu'entrera en vigueur l'obligation du port du masque dans les entreprises.
En déplacement en Lozère pour visiter l’hôpital de Florac, ce vendredi 21 août, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a tenu à rappeler des messages essentiels concernant la protection des plus vulnérables, mais aussi l’application des gestes barrières, au-delà du port du masque, pour lutter contre l’épidémie de coronavirus. Le ministre a notamment rappelé qu’il y a aujourd’hui quatre fois plus de contaminations chez les 20-40 ans que chez les 60-80 ans, et encouragé les Français à redoubler de vigilance à l’approche du retour des vacances, pour que le virus "ne passe pas des plus jeunes aux plus âgés".
Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
Santé publique France tire la sonnette d'alarme sur l'état de la situation en France, dans son dernier communiqué publié le jeudi 20 août. Le point détaillé sur la situation :

229 814 cas confirmés par PCR, soit 4 771 de plus en 24h
30 480 décès au total, soit 12 de plus en 24h (dans les hôpitaux)
19 969 décès à l'hôpital, soit 12 de plus en 24h
10 505 décès en Ehpad (dernier bilan communiqué, daté du mardi 11 août)
4 748 hospitalisations en cours, soit 58 de moins en 24h
380 personnes en réanimation, soit 6 de plus en 24h
Taux de positivité des tests : 3,3%
266 clusters en cours d'investigation, soit 33 de plus en 24h
31 départements en situation de vulnérabilité
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie

Bison Futé : samedi 22 août rouge, le trafic avec les routes et bouchons à éviter


la journée de vendredi en orange sur le sens des retours et en rouge ce samedi 22 août, gros point noir de ce week-end. Retrouvez toutes les prévisions du trafic pour cet avant dernier week-end des vacances selon Bison Futé.

Avant cette dernière semaine des vacances scolaires, vous serez probablement nombreux à vouloir profiter des derniers instants pour partir au large. Mais à l'inverse vous serez également beaucoup sur les routes pour rentrer dès ce week-end afin d'éviter le trafic très dense de la semaine prochaine. D'après les prévisions de Bison Futé, la circulation sera chargée, mais pas saturée puisque la couleur rouge a été choisie pour la journée de samedi dans le sens des retours alors qu'elle sera orange, sauf dans le sud-est dans le sens des départs.

Globalement il faudra éviter de partir en plein milieu de la journée, Bison Futé conseille d'éviter les grands axes routiers entre 10h et 18h. Au vu de la journée de dimanche classée orange, il sera peut être plus judicieux de prendre la route ce dimanche même s'il faudra tout de même éviter les autoroutes du sud entre 11h et 18h.

Retrouvez ci-dessous l'ensemble des prévisions de Bison Futé pour ce week-end, ainsi que le détail des autoroutes, routes et horaires à éviter pour les journées du vendredi 21 août, samedi 22 août et dimanche 23 août. Bonne route et prudence !

Samedi 22 août 2020 rouge, quelles sont les couleurs pour ce week-end ?
La rentrée approche et vous serez nombreux à être de retour sur les routes pour cet avant-dernier week-end des vacances. Bison Futé prévoit un samedi rouge dans le sens des retours et orange pour les départs sauf dans le sud ou la zone est également classée rouge. Voici les prévisions. Retrouvez plus bas le détail pour chaque jour.

Vendredi 21 août : vert dans le sens des départs au niveau national, orange dans le sens des retours.
Samedi 22 août : orange dans le sens des départs sauf dans le sud-est qui est en rouge, rouge dans le sens des retours.
Dimanche 23 août : vert dans le sens des départs, orange dans celui des retours.
Quelles sont les autoroutes et horaires à éviter ce vendredi 21 août selon Bison Futé ?
Vendredi 21 août sera une journée plutôt calme sur les autoroutes selon Bison Futé avec une journée classée verte pour les départs et orange sur l'ensemble du pays pour les retours. Parmi les perturbations attendues, les autoroutes pour quitter l’Île de France seront particulièrement empruntées et Bison Futé conseille de quitter ou traverser la région parisienne avant 10 heures ou après 21h. Même son de cloche dans le sud de la France aux alentours d'Orange.

Autoroutes à éviter dans le sens des retours :

évitez l'autoroute A10 à hauteur de Bordeaux, de 14h à 20h.
évitez l'autoroute A7 entre Marseille et Orange, de 12h à 19h.
évitez l'autoroute A9 entre Narbonne et Orange, de 15h à 20h.
le retour en France par le tunnel du Mont-Blanc (N205) sera chargé, de 11h à 13h et de 21h à 23h (attente supérieure à 30min) et très chargé de 13h à 21h (attente supérieure à 1h).
Samedi 22 août classé orange et rouge : heures et autoroutes à éviter selon Bison Futé ?
C'est ce samedi 22 août que la circulation sera compliquée selon les prévisions détaillées de Bison Futé. Le pays est classé en orange dans le sens des départs et rouge pour le sud alors que pour les retours la journée est classée rouge sur l'ensemble du territoire. Bison Futé conseille d'utiliser l'autoroute pour quitter l'Ile-de-France avant 8h du matin ou juste après 13h.

Dans le sens des départs, voici sinon les autoroutes et horaires jugés les plus critiques par Bison Futé :

évitez l'autoroute A11 entre Paris et Le Mans, de 11h à 13h.
évitez l'autoroute A10 entre Orléans et Tours, de 11h à 14h.
évitez l'autoroute A7 entre Lyon et Marseille, de 9h à 19h.
évitez l'autoroute A9 entre Orange et Narbonne, de 10h à 18h.
l'accès à l'Italie par le tunnel du Mont-Blanc (N205) sera chargé, de 9h à 14h (attente supérieure à 30min)
Dans le sens des retours, en rouge selon les dernières prévisions. Mieux vaudra rentrer ou traverser l'Ile de France avant 10 heures. Voici sinon les grands axes et créneaux horaires à éviter ce samedi 22 août dans le sens des retours :

évitez l'autoroute A11 entre Le Mans et Paris, de 15h à 17h.
évitez l'autoroute A10 entre Poitiers et Bordeaux de 10h à 20h.
évitez l'autoroute A7 entre Orange et Lyon, de 11h à 18h.
évitez l'autoroute A9 entre Montpellier et Orange, de 12h à 18h.
évitez l'autoroute A61 entre Narbonne et Toulouse, de 10h à 15h.
le retour en France par le tunnel du Mont-Blanc (N205) sera chargé, de 11h à 16h et de 21h à 22h (attente supérieure à 30min) et très chargé de 16h à 21h (attente supérieure à 1h).
Quelles prévisions pour le dimanche 23 août ?
Si vous êtes encore en vacances et que vous souhaitez partir prendre l'air, il est temps de partir ce dimanche, journée classée verte sur l'ensemble du territoire. Mais si vous voulez revenir de vacances et éviter les tumultes du samedi, c'est également possible puisque selon Bison Futé la journée est classée orange sur tout le territoire. Selon les prévisions, il vaut mieux accédez au péage de l'A10 avant 10h et au péage de l'A6 avant 12h si vous êtes en Ile-de-France. Voici le reste des prévisions :

évitez l'autoroute A10 à la hauteur du péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, de 13h à minuit.
évitez l'autoroute A10 à hauteur de Bordeaux, de 12h à 18h.
évitez l'autoroute A7 entre Marseille et Orange, de 11h à 18h.
évitez l'autoroute A9 entre Narbonne et Orange, de 11h à 20h.
le retour en France par le tunnel du Mont-Blanc (N205) sera chargé, de 11h à 14h et de 19h à 22h (attente supérieure à 30min) et très chargé de 14h à 19h (attente supérieure à 1h).

les associations d'aide alimentaire sont débordées


Depuis le début de la crise du coronavirus, la pauvreté est en hausse et les associations sont confrontées à une très forte demande d’aide, notamment alimentaire. C’est par exemple le cas à Besançon (

Les conséquences dramatiques de la crise sanitaire du Covid-19 s’observent tant sur l’économie que sur la vie des plus défavorisés. Ainsi, les associations d’aide alimentaire sont elles aussi submergées de demandes. Chômeurs, étudiants, retraités, intermittents du spectacle, chaque jeudi, ils sont au rendez-vous à la Croix-Rouge de Besançon (Doubs). "J’ai 98 trimestres de travail et on me donne 800 euros de retraite", témoigne un homme qui attend.

La Croix-Rouge en première ligne
"On vient de tous milieux professionnels. Moi, j’ai un diplôme. Ça peut arriver à quiconque", estime une femme. Philippe Boccara, vice-président de l’unité locale de la Croix-Rouge se montre encourageant : "La banque alimentaire a été sollicitée par le CCAS, elle a été un super partenaire parce qu’elle a répondu présente chaque jour où on a eu besoin." Face à la hausse des demandes, de jeunes bénévoles sont aussi venus prêter main forte à l’association durant tout l’été.

Coronavirus en France : face à l'envolée des chiffres, un reconfinement localisé ?
Le 21/08/2020 02:50

 *** Départements en vigilance modérée ou élevée 

(modérée : Alpes-Maritimes, Aube, Essonne, Gard, Gironde, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hautes Pyrénées, Hauts-de Seine, Ille-et-Vilaine, Loiret, Mayenne, Mayotte, Meurthe et Moselle, Nord, Oise, Réunion, Rhône, Seine et Marne, Tarn, Val d’Oise, Var, Vaucluse, Yvelines 

et élevée : Bouches-du-Rhône, Guyane, Hérault, Paris, Sarthe, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne)

Si Emmanuel Macron n'envisage pas un reconfinement généralisé et que Jean-Michel Blanquer a assuré que la rentrée scolaire aura bien lieu le 1er septembre, la Direction générale de la santé a alerté jeudi sur la "forte progression de la circulation du virus". Les chiffres sont inquiétants. Un nouveaux record estival de contamination a notamment été battu.

Santé publique France tire la sonnette d'alarme sur l'état de la situation en France, dans son dernier communiqué 

. Le point détaillé sur la situation :

229 814 cas confirmés par PCR, soit 4 771 de plus en 24h


30 480 décès au total, soit 12 de plus en 24h (dans les hôpitaux)


19 969 décès à l'hôpital, soit 12 de plus en 24h


10 505 décès en Ehpad (dernier bilan communiqué, daté du mardi 11 août)


4 748 hospitalisations en cours, soit 58 de moins en 24h


380 personnes en réanimation, soit 6 de plus en 24h


Taux de positivité des tests : 3,3%


266 clusters en cours d'investigation, soit 33 de plus en 24h


31 départements en situation de vulnérabilité


NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Pas de reconfinement général en perspective, pour Emmanuel Macron
Comme il l'avait mentionné dans son interview publiée dans le numéro de Paris Match de ce jeudi 20 août, le président Emmanuel Macron a reconfirmé ce jeudi soir, lors d'une allocution aux côtés d'Angela Merkel, depuis le fort de Brégançon, qu'il ne compte pas reconfiner la France. "On va devoir vivre avec le virus en veillant à ce qu'il ne se propage pas", a déclaré Emmanuel Macron, qui a par ailleurs reconnu qu'"on ne sait pas tout sur ce virus". Pour le chef de l'État, l'important est que le coronavirus ne se "propage pas plus vite et en touchant les plus fragiles". Objectif désormais : "Savoir comment on gère les foyers infectieux quand ils sont découverts."

Si Angela Merkel et Emmanuel Macron avaient accordé leurs violons sur le non-reconfinement généralisé, l'OMS et l'Unicef semblent de leur côté être également arrivées à la même conclusion. Dans un communiqué commun, paru en début de soirée jeudi, les deux institutions ont estimé que l'Europe pourra gérer le coronavirus sans avoir besoin de verrouiller à nouveau la société dans son ensemble. "Les fermetures d'écoles sans précédent et prolongées dans le but de protéger les élèves contre la Covid-19 leur causent d'autres préjudices", ont par ailleurs tenu à faire remarquer l'OMS et l'Unicef pour qui un retour des élèves sur les bancs de l'école en Europe est essentiel. Un avis que semble également partager le ministre de l'Éducation nationale français. Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi soir sur le plateau du 20 Heures de France 2 que la rentrée scolaire aura bien lieu le mardi 1er septembre 2020, hors petites exceptions.

Le 20/08/2020 20:50 Réf : 2020-INF-43 

Objet : RECOMMANDATION D’UN TEST RT PCR SARS COV2 CHEZ LES PROFESSIONNELS DE SANTE


RECOMMANDATION D’UN TEST RT PCR SARS COV2 CHEZ LES PROFESSIONNELS DE SANTE

Mesdames, Messieurs,

La situation épidémiologique liée à la COVID-19 sur le territoire national est d’évolution rapide avec une augmentation de nombreux indicateurs. Le nombre de personnes atteintes de COVID-19 de retour d’un séjour à l’étranger est également significatif. Or, près d’un quart des infections par le SARS-CoV-2 reste asymptomatique et environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du cas index.

Durant la période estivale, vous avez donc peut-être été en contact avec le virus et développé la maladie sans le savoir.

Dans ce contexte, un dépistage de SARS-CoV-2 par RT-PCR, est recommandé pour tout professionnel de santé :
- avec des symptômes évocateurs de COVID-19*
- identifié comme personne contact d’un cas de COVID-19
- ayant participé à un rassemblement de nombreuses personnes (repas de famille, mariages, festivals, concerts, funérailles, etc.)
- au retour d’une zone à risque : séjour à l’étranger ou à Mayotte ou en Guyane ou dans un autre lieu, y compris en métropole, dans lequel la circulation du virus est élevée (foyer épidémique (cluster) ou incidence anormalement élevée)
- revenant de congés quelle que soit la zone de villégiature, s’il prend en charge des patients fragilisés : immunodéprimés, insuffisants respiratoires, sujets âgés.

Modalités de réalisation du test RT PCR SARS COV 2
Le dépistage peut être réalisé dans un laboratoire de biologie médicale habilité, ou dans le laboratoire d’un établissement de santé habilité. La liste de ces laboratoires est disponible sur https://sante.fr/recherche/trouver/DepistageCovid

*HCSP 20/04/2020 : Avis relatif aux signes cliniques d’orientation diagnostique du COVID 19

Cordialement,

La direction de l'offre de soins
La direction générale de la santé


Source : Direction générale de la Santé
14, avenue Duquesne
75007 PARIS
Août 2020

Point de situation COVID-19 | Communiqué de presse du 19 août 2020

Données mondiales :

Nombre de cas : plus de 22,1 millions de cas, 782 228 décès
Données nationales :



_point_de_situation_covid-19_2020-08-19.pdf



Nombre de clusters : 1 062, en incluant ceux en EHPAD depuis le 9 mai ; 21 nouveaux depuis hier, mais 663 clôturés
Nouveaux cas confirmés de COVID-19 (SI-DEP) ces dernières 24 h : 3 776 (16 747 sur la semaine)
Nombre de tests réalisés en semaine glissante : 628 600 (plus de 6 millions réalisés depuis le début de l’épidémie)
Taux de positivité (%) des tests pour SARS-COV-2 (SI-DEP) : 3,1 % entre le 10 et le 16 août (en hausse)
Nombre d’actes SOS Médecins pour suspicion de COVID-19 : 313, soit 4 % de l’activité totale
Passages aux urgences pour suspicion de COVID-19 (réseau OSCOUR®) : 263, soit 0,7 % de l’activité totale
Personnes hospitalisées pour une infection COVID-19 : 4 806 (162 admissions en 24 h, en hausse)
Personnes hospitalisées en réanimation : 374 malades (31 admissions en réanimation en 24 h, en hausse)
Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Grand Est regroupent 70 % des malades en réanimation.
En Outre-Mer : 152 hospitalisations, dont 30 en réanimation
Décès liés au COVID-19 : 30 468 personnes sont décédées en France, dont 19 957 au sein des établissements hospitaliers et 10 511* en établissements sociaux et médico-sociaux. *Données actualisées du 17 août 2020.
Nombre de personnes hospitalisées depuis le début de l’épidémie : 109 616 / 84 467 rentrées à domicile
MESSAGES CLÉS
En France métropolitaine, l’ensemble des indicateurs continuent leur progression et la transmission du virus s’accentue. Elle concerne toutes les tranches d’âge et plus particulièrement les jeunes adultes. Près d’un tiers des départements dépassent, au cours des sept derniers jours, le seuil de vigilance de 10 nouveaux tests RT-PCR positifs pour 100 000 habitants, et particulièrement en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d’Azur où plusieurs départements ont des taux d’incidence en forte progression, au-dessus du seuil d’alerte de 50 pour 100 000. Lorsque le seuil d’alerte de 10 cas pour 100 000 est franchi, la situation du territoire concerné fait l’objet d’une évaluation fine.

Le classement en « zone de circulation active » du virus tient compte du taux d’incidence mais aussi d’autres indicateurs comme le nombre de tests réalisés et leur taux de positivité. L’absence d’identification de chaînes de transmission est aussi un critère défavorable dans l’analyse. C’est pourquoi, chacun d’entre nous, individuellement et collectivement doit participer à l’identification de ces chaines de transmission : se faire dépister si on présente des symptômes et identifier auprès des autorités sanitaires l’ensemble des contacts à risque qui devront alors bénéficier d’une quatorzaine et d’un test RT-PCR à leur tour.

Nous pouvons décider tous ensemble, collectivement, de freiner la circulation du virus :

Lavage des mains, distance physique, port du masque ;
Se faire tester en cas de doute, au moindre symptôme, si les autorités sanitaires nous ont identifié comme contact ou de retour d’une zone à risque ;
Respecter l’isolement si malade, contact ou dans l’attente des résultats.
INFORMATIONS UTILES : Pour en savoir plus sur l’épidémie de COVID-19…
En France : Santé publique France et ministère des Solidarités et de la Santé
A l’international : OMS et ECDC
Un numéro vert 0 800 130 000 (appel gratuit avec service de soutien psychologique gratuit) 7 j/7
Toutes les informations utiles sur : gouvernement.fr/info-coronavirus
Contact presse : presse-dgs@sante.gouv.fr – 01 40 56 84 00




Coronavirus en France : la circulation du virus s'accélère, près de 3800 cas supplémentaires

 Mis à jour le 19/08/20 23:59




*Nombre De Décès Mis À Jour Quotidiennement Pour Les Décès Survenant À L’hôpital Et Chaque Mardi Pour Les Décès Survenant Au Sein Des Etablissements Sociaux Et Médico-Sociaux. ** Nombre De Personnes Testées Positives En RT-PCR SARS-CoV-2 Divisé Par Le Nombre De Personnes Testées, Sur Les 7 Derniers Jours Consolidés. *** Départements En Vigilance Modérée Ou Élevée 


(Modérée : Alpes-Maritimes, Essonne, Gard, Gironde, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hérault, Ille-Et-Vilaine, Loiret, Mayenne, Mayotte, Meurthe Et Moselle, Nord, Oise, La Réunion, Rhône, Sarthe, Seine-Et-Marne, Alpes-Maritimes, Var, Vaucluse, Val D’Oise, Seine-Saint-Denis, Hauts-De Seine, Val-De-Marne, Yvelines 


Et Élevée : Bouches-Du-Rhône, Paris, Guyane).

 Pour En Savoir Plus Sur La Méthode De Classement En Niveau De Vulnérabilité : À Partir De L’ensemble Des Indicateurs Produits Et Des Signalements Reçus, Incluant Les Investigations De Clusters, Santé Publique France Réalise Une Analyse Contextualisée Quotidienne Des Risques, Département Par Département. L’indicateur Du Niveau De Vulnérabilité Qui En Découle Traduit À La Fois La Circulation Virale Et L’impact Sur La Santé De La Population Du Département. Il Est Évalué Par Les Cellules Régionales De Santé Publique France Et Discuté Chaque Jour Avec Les Agences Régionales De Santé.




Dans son dernier bilan, Santé Publique France affirme que les indicateurs de l'épidémie sont toujours en hausse et que la transmission du coronavirus "s'accentue", notamment chez les jeunes adultes. 3 776 nouveaux cas confirmés ont été détectés en 24 heures.

Santé Publique France fait état d’une situation "préoccupante" en France métropolitaine, dans son dernier bilan, communiqué le mercredi 19 août. "La transmission du virus SARS-COV-2 s’accentue", selon les autorités. Le point détaillé sur la situation :

225 043 cas confirmés par PCR, soit 3 776 de plus en 24h
30 468 décès au total, soit 17 de plus en 24h (dans les hôpitaux)
19 957 décès à l'hôpital, soit 17 de plus en 24h
10 505 décès en Ehpad (dernier bilan communiqué, daté du mardi 11 août)
4 806 hospitalisations en cours, soit 119 de moins en 24h
374 personnes en réanimation, soit 6 de moins en 24h
Taux de positivité des tests : 3,1%
276 clusters en cours d'investigation, soit 3 de plus en 24h
29 départements en situation de vulnérabilité
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Quelles mesures face à l'accélération de la transmission du coronavirus ?
"On ne peut pas mettre le pays à l’arrêt", a déclaré Emmanuel Macron à Paris Match. Interrogé sur la possibilité d’un nouveau confinement total de la population pour éviter la transmission du coronavirus, le chef de l’État a mis de côté cette option en raison des "dommages collatéraux (…) considérables" qu’elle impliquerait. Le président évoque plutôt des "stratégies très localisées" comme un "reconfinement ciblé". Si le reconfinement n’est pas envisagé pour l’instant, les mesures sanitaires ont été renforcées face à la multiplication des transmissions du Covid-19. Plus d’un tiers des villes françaises, selon Le Monde, ont mis en place une obligation du port du masque partout ou dans certaines zones. Les annonces se multiplient. Mercredi 19 août, c’est le préfet de Haute-Garonne qui a choisi d’imposer la protection dans toute la ville de Toulouse, à partir du 21 août. À Lyon, le masque sera obligatoire dans plusieurs rues du centre-ville. Par ailleurs, le ministère du Travail a annoncé qu’à partir du 1er septembre, le port du masque sera "systématisé dans les espaces clos et partagés au sein des entreprises". Mercredi matin, le ministre délégué chargé des PME a indiqué sur BFMTV que l’Inspection du travail procéderait à des contrôles pour vérifier que la mesure est bien respectée.

Si les chiffres diffusés lundi soir montraient une baisse du nombre de nouveaux cas (493), 19 nouveaux décès ont été recensés en France. L'évolution de la pandémie inquiète et de nouvelles mesures en amont de la rentrée dans les entreprises ont été annoncées ce mardi.

 Mis à jour le 18/08/20    20:00h

A quelques jours d'une rentrée scrutée par nombre d'observateurs qui craignent l'émergence de clusters dans les entreprises ou dans les écoles, le dernier bilan de l'épidémie de coronavirus transmis lundi soir n'est guère rassurant. Si le nombre de nouveaux cas a baissé (493 tout de même entre dimanche et lundi), une donnée qui sera du coup suivie de près cette semaine, 9 nouveaux décès sont à déplorer en France et le taux de positivité aux tests PCR, c'est à dire le pourcentage de personnes testées positives au Covid-19, ne cesse d'augmenter. Il est désormais de 2,9%. Les chiffres deviennent d'ailleurs particulièrement inquiétants du côté de l'Ile-de-France et Paris. Selon l'ARS Île-de-France, le nombre de cas a été multiplié par six en deux semaines. Le 23 juillet, le taux d'incidence était de 9,7/100.000 habitants. Deux semaines plus tard, le 14 août, selon le dernier bilan de l'ARS, le taux d'incidence est passé à 34,7 pour 100.000 habitants, largement supérieur au taux national qui est de 17,3 pour 100.000 habitants.



Les autorités ont multiplié les messages ces derniers jours, à l'image du Premier ministre Jean Castex, sommant les Français de "se ressaisir" pour éviter une seconde vague qui semble se préciser. Cette semaine pourrait marquer l'instauration de nouvelles règles. Alors que le port du masque est de plus en plus imposé dans l'espace public (notamment à l'extérieur dans les grandes villes), la ministre du Travail Elisabeth Borne après un dialogue en visioconférence avec les partenaires sociaux ce mardi a indiqué que "tous les espaces "ou l'on est susceptible de se croiser" (comme les espaces de circulation, les salles de réunion ou les open spaces) seront concernés, à l'exception donc des bureaux individuels. Selon France Info, cette obligation entrera en vigueur le 1er septembre prochain.

Combien de cas et de morts du coronavirus en France ? Dernier bilan
Le bilan quotidien de l'épidémie de coronavirus communiqué le lundi 17 août par le ministère de la Santé rapporte plusieurs indicateurs en hausse, notamment le nombre de nouveaux cas diagnostiqués et le nombre de patients transférés en réanimation. Voici les chiffres :

219 029 cas confirmés par PCR, soit 493 de plus en 24h
30 429 décès au total, soit 19 de plus en 24h (dans les hôpitaux)
19 924 décès à l'hôpital, soit 19 de plus en 24h
10 505 décès en Ehpad (dernier bilan communiqué, daté du mardi 11 août)
4 925 hospitalisations en cours, soit 65 de plus en 24h
384 personnes en réanimation, soit 8 de plus en 24h
Taux de positivité des tests : 2,9%
268 clusters en cours d'investigation, soit 17 de plus en 24h
24 départements en situation de vulnérabilité
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

L'épidémie de coronavirus poursuit sa propagation et suscite l'inquiétude, notamment dans les entreprises où le port du masque obligatoire sera préconisé, a annoncé la ministre du Travail Élisabeth Borne.

 Mis à jour le 16/08/20 23:59






Face au regain de l’épidémie de coronavirus, la ministre du Travail Élisabeth Borne a déclaré, dimanche 16 août, qu'elle proposera mardi aux partenaires sociaux que le port du masque dans les salles de réunion et les espaces de circulation soit obligatoire dans les entreprises. Dans un entretien au Journal du Dimanche, elle a ajouté que ces décisions devront être prises "dans les jours qui viennent, pour que les nouvelles règles puissent s'appliquer d'ici à la fin août". En revanche, le port du masque "n'est sans doute pas nécessaire" dans les bureaux individuels, a-t-elle détaillé.

Pour l’heure, les entreprises sont tenues de suivre le protocole national de déconfinement mis à jour le 3 août dernier. Celui-ci a assoupli certaines règles en vigueur pendant le confinement. Le port du masque n'est obligatoire que si une distanciation physique d'un mètre entre salariés ne peut pas être respectée. "Chaque collaborateur doit pouvoir disposer d’un espace lui permettant de respecter la règle de distanciation physique d’au moins un mètre par rapport à toute autre personne (ex. autre salarié, client, usager, prestataire, etc.). L’employeur cherchera, outre les réorganisations du travail permettant de séquencer les process, à revoir l’organisation de l’espace de travail et au besoin des tranches horaires des travailleurs pour éviter ou limiter au maximum les regroupements et les croisements", détaille-t-on dans le communiqué relatif à l’étape 3 du déconfinement, publié le 3 août 2020 sur le site du ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion.

Par ailleurs, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a recommandé, samedi 16 août, le port "systématique" d'un masque, "de préférence en tissu réutilisable", dans "tous les lieux clos publics et privés collectifs" pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus. Il a tenu à rappeler que "les autres mesures barrières de distanciation physique, d'hygiène des mains, de nettoyage désinfection des surfaces et d'aération des locaux", doivent également être respectées. Le HCSP conseille par ailleurs de se couvrir "en cas de rassemblement avec une forte densité de personnes en extérieur afin de limiter l'émission de particules respiratoires".

La progression du coronavirus en France continue. Cette semaine, plus de 12 900 nouveaux cas ont été recensés, confirmant la reprise épidémique constatée ces derniers jours sur le territoire. Face à ce rebond, le gouvernement a pris plusieurs mesures, plaidant notamment pour une généralisation du port du masque, même en extérieur, dans plusieurs grandes villes de France.

Les autorités sanitaires craignent un retour à un système de santé "sous tension" et Jean Castex, le Premier ministre, somme les Français de "se ressaisir" pour éviter une seconde vague qui semble se préciser. Entre vendredi et samedi 15 août, dans son dernier bilan, Santé publique France souligne que le nombre de nouvelles admissions en service de réanimation est en hausse, tout comme le nombre de nouveaux clusters identifiés. Le coronavirus a fait 4 nouvelles victimes dans les hôpitaux.

Covid-19: encore plus de 3.000 nouveaux cas en 24h



DIMANCHE 16/08/2020 à 23H00


La France a encore enregistré plus de 3.000 nouveaux cas de Covid-19 en 24h, comme la veille, seuil inédit depuis mai selon les chiffres de Santé Publique France mis en ligne dimanche soir.


Le décompte - 3.015 nouveaux cas sur la dernière journée écoulée - est cependant un peu moins élevé que celui rapporté samedi par Santé Publique France (3.310).

Le nombre de patients en réanimation reste stable par rapport à la veille (376) et Santé Publique France ne recense qu'un seul décès supplémentaire en 24h, à l'hôpital.

Le total des décès depuis le début de l'épidémie s'élève à 30.410 selon le bilan présenté dimanche par Santé Publique France. C'est la Direction générale de la Santé qui communique en général le relevé quotidien.

Le nombre de nouveaux cas de Covid-19, qui repart à la hausse cet été, inquiète fortement les autorités qui craignent une deuxième vague.

De plus en plus de villes imposent désormais le port du masque dans certaines zones en extérieur. Et la question du masque dans les lieux clos collectifs devient récurrente.

Le gouvernement veut ainsi modifier, "d'ici à la fin août", les règles sanitaires pour endiguer le coronavirus en entreprise, notamment via le "port obligatoire du masque" dans certaines situations, indique la ministre du Travail, Elisabeth Borne, dans un entretien au Journal du dimanche.

Par ailleurs, les Français se montrent bien plus inquiets du risque sanitaire lié au coronavirus (53%) que du risque économique engendré par la propagation de la maladie (29%), selon un sondage Ifop pour le JDD.

Coronavirus en France : le nombre de cas et l'inquiétude augmentent

Mis À Jour Le 13/08/20 23:59


2 524 nouveaux cas de Covid-19 ont été confirmés en France ces dernières 24 heures.

 Face à ces chiffres qui continuent d'augmenter, les voix s'élèvent pour durcir les mesures prises par le gouvernement.


La progression du coronavirus en France continue. Ces dernières vingt-quatre heures, 2 524 nouveaux cas ont été confirmés, confirmant la reprise épidémique constatée ces derniers jours sur le territoire. Face à ce rebond, le gouvernement a pris plusieurs mesures, plaidant notamment pour une généralisation du port du masque, même en extérieur, dans plusieurs grandes villes de France.

Les autorités sanitaires craignent un retour à un système de santé "sous tension" et Jean Castex, le Premier ministre, somme les Français de "se ressaisir" pour éviter une seconde vague qui semble se préciser. Toutefois, ces dernières vingt-quatre heure, dans son dernier bilan, Santé publique France souligne que le nombre de nouvelles admissions en service de réanimation est en légère baisse, tout comme le nombre de nouveaux clusters identifiés. Le coronavirus a fait 17 nouvelles victimes.

Mardi, à l'issue d'un conseil de défense, Jean Castex annonce un durcissement des mesures et du contrôle de l'application des mesures pour lutter contre la recrudescence de cas de coronavirus.

France : la situation se dégrade, le gouvernement hausse le ton

Mis à jour le 12/08/20 23:59

"Les indicateurs se dégradent, confirmant une circulation plus active du virus sur l'ensemble du territoire, en particulier chez les jeunes adultes", alerte la Direction générale de la Santé. Le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

Le coronavirus gagne du terrain. Dans son dernier bilan, la Direction générale de la Santé (DGS) alerte sur la reprise de la pandémie : "Les indicateurs se dégradent, confirmant une circulation plus active du virus sur l’ensemble du territoire, en particulier chez les jeunes adultes", souligne le communiqué, qui appelle les Français à "renforcer la vigilance". Depuis plusieurs jours, le nombre de cas de Covid-19 diagnostiqué en France est en augmentation.

Mardi, à l'issue d'un conseil de défense, Jean Castex annonce un durcissement des mesures et du contrôle de l'application des mesures pour lutter contre la recrudescence de cas de coronavirus. Voici ce qu'il faut retenir des annonces du Premier ministre :

Port du masque : Jean Castex annonce qu'il va "demander aux préfets de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible l'obligation du port du masque dans les espaces publics".
Rassemblements : le Premier ministre annonce que la reprise des rassemblements de plus de 5 000 personnes, interdits à l'origine jusqu'au 1er septembre, sera repoussée au 30 octobre, avec toutefois une "possibilité pour les préfets d'y déroger sous respect de vérification du strict respect des protocoles sanitaires".
Contrôles renforcés : le locataire de Matignon promet que "les actions de contrôle pour nous assurer de l'effectivité des dispositions" prises pour lutter contre la pandémie seront "intensifiées". Chaque préfet devra respecter un "plan de contrôle ciblé" qui "conduira à verbaliser les manquements quand ils seront constatés."
Tests : la dernière annonce de Jean Castex concerne une amélioration de l'accès au tests, "notamment pour les personnes présentant des symptômes de la maladie." "Nous allons également améliorer nos capacités de tests pour tous les territoires ou toutes les populations à risque spécifique au-delà des seuls clusters", ajoute-t-il.

Rave party sauvage en Lozère : les derniers teufeurs du Causse Méjean poussés vers la sortie par les forces de l'ordre

Ce mercredi matin, il ne restait plus que 500 personnes à la rave party sauvage organisée depuis samedi sur la commune de Hures-la-Parade, sur le Causse Méjean. Et vers midi, les CRS et gendarmes présents ont investi le site pour faire place nette et évacuer les derniers teufeurs dans le calme.

Les 30 camions de CRS et les gendarmes qui étaient sur le Causse Méjean pour assurer la sécurité de ce teknival sauvage sont entrés en action en fin de matinée, ce mercredi. Il ne restait plus que 500 à 600 personnes mais au plus fort de la fête, environ 7.000 à 10.000 ravers étaient présents.

Vers 13h, poussés vers la sortie, calmement mais fermement, les fans de musique électro ont repris la route.

La préfète avait peu de temps auparavant donné "l'ordre de l'évacuation du site illégalement occupé". La nature, l'ampleur et la durée de ce rassemblement géant sur une zone environnementale à l'écosystème fragile et protégé, de surcroit par temps de pandémie, ont suscité l'indignation de certains habitants de Lozère.

Les organisateurs qui pensaient initialement restés jusqu'au 15 août ont finalement pliés bagages sous la pression.

Mis à jour le 11/08/20 18:26  Coronavirus en France : le point par région, les mesures se durcissent

CORONAVIRUS. La pandémie de Covid-19 gagne du terrain en France avec 4 854 cas détectés en trois jours, et 332 clusters en activité. Jean Castex annonce un renforcement des mesures.

La pandémie de coronavirus continue sa progression en France. Près de 10 800 nouveaux cas ont été dépistés cette dernière semaine et 4 854 cas détectés en trois jours. On dénombre 332 clusters en activité, selon les derniers chiffres communiqués par Santé publique France. Le nombre de cas graves en réanimation repart à la hausse. La circulation du coronavirus s'intensifie, notamment chez les jeunes, potentiellement moins à risque, mais qui peuvent contribuer à sa propagation.

Face à ce relâchement estival, les autorités ont rendu obligatoire le port du masque dans de nombreuses villes, en extérieur, dans des endroits particulièrement fréquentés. C'est désormais aussi le cas dans de nombreux lieux de Paris. Mardi, à l'issue d'un conseil de défense, Jean Castex annonce un durcissement des mesures et du contrôle de l'application des mesures. Les événements de plus de 5 000 personnes resteront interdits jusqu'au 30 octobre.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres
La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la quatrième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et 8 203 nouveaux cas ont été confirmés en France en semaine 31 (du 27 juillet au 2 août 2020). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +33%, et les jeunes (20-30 ans) sont de plus en plus touchés. Quinze départements ont été classés en situation de vulnérabilité. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir dans le nouveau bilan hebdomadaire du 7 août :

Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 30 et 31 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (8 203 soit +33%), le taux de positivité des tests (1,6% contre 1,4%) et l'incidence des cas (le taux d'incidence national est de 12/100 000 habitants et est en augmentation ; 21 départements ont un taux d'incidence supérieur à 10/100 000 en S31). En S31, le taux de dépistage est en augmentation de 14%, avec 783/100 000 habitants (soit 581 779 tests effectués). Par ailleurs, Santé publique France explique que les personnes asymptomatiques représentaient 73% des personnes testées en S31 et étaient en augmentation par rapport à S30 (65%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.

 Mis à jour le 08/08/20   23:30 Coronavirus en France : le point par région, l'épidémie ne régresse pas

Durant cette dernière semaine, le taux de positivité a augmenté de plus de 30%. RTL indique que si l'indicateur R0 est au vert, les taux d'incidence et de positivité ont augmenté dans certains départements. Emmanuel Macron a annoncé sur BFMTV la tenue d’un nouveau Conseil de défense sur le Covid-19 "la semaine prochaine". "Je recommande la plus grande vigilance", "être masqué systématiquement dans un lieu clos" et "quand on ne peut pas tenir les distances de sécurité, de mettre un masque", a notamment indiqué le chef de l'État. "Je crois qu'il faut prendre l'habitude de porter ce masque", a-t-il ajouté dans cette interview.

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres
La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la quatrième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et 8 203 nouveaux cas ont été confirmés en France en semaine 31 (du 27 juillet au 2 août 2020). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +33%, et les jeunes (20-30 ans) sont de plus en plus touchés. Quinze départements ont été classés en situation de vulnérabilité. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir dans le nouveau bilan hebdomadaire du 7 août :

Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 30 et 31 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (8 203 soit +33%), le taux de positivité des tests (1,6% contre 1,4%) et l'incidence des cas (le taux d'incidence national est de 12/100 000 habitants et est en augmentation ; 21 départements ont un taux d'incidence supérieur à 10/100 000 en S31). En S31, le taux de dépistage est en augmentation de 14%, avec 783/100 000 habitants (soit 581 779 tests effectués). Par ailleurs, Santé publique France explique que les personnes asymptomatiques représentaient 73% des personnes testées en S31 et étaient en augmentation par rapport à S30 (65%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
Le coronavirus est particulièrement actif dans 21 départements de l'Hexagone, avec des taux d'incidence supérieurs à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (48/100 000 h), Paris (31/100 000 h), la Seine-Saint-Denis (28/100 000 h), le Val-de-Marne (28/100 000 h), la Haute-Savoie (27/100 000 h), les Bouches-du-Rhône (24/100 000 h), le Nord (23/100 000 h), les Hauts-de-Seine (23/100 000 h), l'Essonne (21/100 000 h), le Val-d’Oise (20/100 000 h), la Sarthe (18/100 000 h), la Seine-et-Marne (18/100 000 h), l'Ille-et-Vilaine (18/100 000 h), les Yvelines(17/100 000 h), les Alpes-Maritimes(17/100 000 h), la Meurthe-et-Moselle (17/100 000 h), la Haute-Garonne (16/100 000 h), la Loire (12/100 000 h), le Loiret (12/100 000 h), le Gard (11/100 000 h) et l'Ain (11/100 000 h).
Le nombre de reproduction est aussi en hausse. Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est de 1,32 selon Santé publique France. Une estimation en baisse par rapport à la semaine passée. Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans plusieurs régions : en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bretagne, en Centre-Val de Loire, dans le Grand-Est, les Hauts-de-France, l'Occitanie et la Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais aussi en outre-mer : en Guadeloupe et en Martinique.
Le nombre de clusters est à la hausse, notamment en milieu familial élargi et lors de rassemblements. 91 nouveaux foyers de contamination ont été recensés en S31. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Parmi les 609 clusters identifiés, le milieu familial élargi (plusieurs foyers) et les événements publics/privés rassemblant de manière temporaire des personnes restent les types de collectivités les plus représentés (21%), avec les établissements de santé (ES) (17%) et les entreprises hors ES (22%).
Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) restent stables entre les semaines 30 et 31 dans toutes les régions à l’exception de la Guyane où ils diminuent : 0,36/100 000 h en S31 contre 1,79/100 000 h en semaine 30.

Coronavirus en France : le point par région, des chiffres en hausse, l'alerte du Conseil scientifique


Mis à jour le 05/08/20 18:00


CORONAVIRUS. Le nombre de patients en réanimation enregistre une troisième hausse en moins d'une semaine. Une tendance qui pousse le Conseil scientifique à alerter sur un "équilibre fragile".
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Ce mardi 4 août a été marqué par une nouvelle hausse du nombre de patients en réanimation. Selon les données de Santé publique France, 388 malades sont hospitalisés en service de "réa", soit quatre de plus en 24h. L’Ile-de-France, la Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Hauts-de-France et la Guyane regroupent 70% de ces patients. En 24h, 1 039 cas ont été enregistrés, avec un taux de positivité de 1,6%. Depuis le 9 mai, 733 clusters ont été identifiés, dont 13 nouveaux. 441 foyers de contamination sont désormais clôturés.

Ces chiffres illustrent l’avertissement lancé par le Conseil Scientifique dans son avis du 27 juillet 2020. "Le virus circule de façon plus active, avec une perte accentuée des mesures de distanciation et des mesures barrières : l’équilibre est fragile et nous pouvons basculer à tout moment dans un scénario moins contrôlé", a prévenu l’organisation. Didier Pittet, infectiologue, épidémiologiste et président de la mission d’évaluation de l'exécutif sur la gestion du Covid -19, a analysé sur Europe1 : "On sait que le virus est endémique et donc cette épidémie peut reprendre localement, dans tous les pays. Environ 10% en moyenne de la population a été en contact avec le virus, le 'terrain de jeu' du virus demeure 90% de la population." De facto, le spécialiste l’a assuré : "Il y aura forcément, au minimum ce que j’appellerais des vaguelettes puisque ce virus a la capacité finalement de faire des mini-clusters, à tout moment."

Quelle est l'évolution du coronavirus en France ? Les chiffres
La Direction générale de la Santé l'a confirmé dans son dernier communiqué, la circulation du coronavirus demeure "soutenue" en France. Pour la troisième semaine consécutive, le nombre de cas quotidiens est en hausse, et le seuil des 1 300 personnes contaminées a été franchi en semaine 30 (du 21 au 28 juillet). Sur cette même semaine, le taux d'incidence a grimpé à +54%, et les jeunes (20-30 ans) semblent de plus en plus touchés. Sept départements ont été classés en vulnérabilité modérée et trois départements en vulnérabilité élevée. Face à ces indicateurs inquiétants d'une reprise de l'épidémie de Covid-19, le corps médical exhorte les Français à réagir au plus vite en cette période estivale, propice aux rassemblements. Voici les chiffres clés à retenir avant l'actualisation des données le 7 août :

Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 29 et 30 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (5 592 soit +54%), le taux de positivité des tests (1,3% contre 1,0%) et l'incidence des cas (9,5 cas/100 000 habitants en France et 8,6 cas/100 000 habitants en métropole). En S30, l’augmentation des nouveaux cas positifs reste très supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés (+54% pour les cas positifs et +27% pour les patients testés par rapport à S29). Par ailleurs, Santé publique France explique que parmi les personnes symptomatiques, l’augmentation du nombre de cas en S30 par rapport à S29 (+62%) est trois fois plus importante que l’augmentation du nombre de personnes testées (+19%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.

les Free Parties inquiètent les autorités

Appelées Free Parties, plusieurs soirées clandestines sont organisées en extérieur. En pleine période de crise sanitaire, les autorités tentent malgré tout d’y faire respecter au maximum les gestes barrières.

Ils sont des dizaines à s’être donnés rendez-vous au même endroit. Après des semaines de confinement, de nombreux jeunes ressentent le besoin de se réunir pour faire la fête. Organisées en extérieur ou dans des lieux désaffectés, les Free Parties sont l’occasion pour eux de décompresser en profitant de la musique. Des pratiques qui ont alerté les autorités sanitaires françaises, alors que les discothèques n’ont toujours pas eu l’autorisation de rouvrir.

Encadrer plutôt qu’interdire
Face à la difficulté d’interdire ces rassemblements, les autorités ont pris la décision de jouer la carte de la prévention. En collaboration avec les organisateurs, plusieurs mesures sont mises en place pour tenter d’éviter au maximum la propagation du coronavirus. Du gel hydroalcoolique est proposé sur place, tout comme des bons pour des dépistages gratuits. Il est rappelé aux fêtards de respecter au maximum les distanciations sociales.

Combien nous coûte l'Elysée ? Dix chiffres pour tout comprendre


Le salaire des collaborateurs, le nombre de véhicules dont dispose Macron, les milliers de courriers envoyés à la Première dame... La Cour des comptes a publié son rapport annuel sur les dépenses de la présidence de la République

mmanuel Macron est-il un président économe ? L'argent octroyé à l'Elysée est-il bien géré ? De combien de voitures de fonction dispose-t-il ?

La Cour des comptes répond à toutes ces questions dans son rapport annuel sur les dépenses de la présidence, publié ce mercredi.

105,33 millions de dépenses

En 2019, l'Elysée a dépensé 105,33 millions d’euros. Soit une baisse de 3,26% par rapport à 2018. Grâce à cette gestion, les comptes sont excédentaires à hauteur d'un million d'euros (106,3 millions de budget).

108 déplacements

Cette maîtrise de la dépense est essentiellement due à la baisse du nombre de déplacements présidentiels : 108 contre 149 l'année précédente. Par ailleurs, le président Macron s'est moins rendu à l'étranger : 32 déplacements en 2019 contre 46 en 2018. La crise des gilets jaunes, qui a monopolisé l'attention du président sur l'Hexagone n'y est pas pour rien. En 2020 aussi, coronavirus oblige, le chef de l'Etat aura peu été à l'étranger...

825 agents

La Cour des comptes note aussi que la maîtrise des dépenses est liée une évolution "contenue" de la masse salariale (+0,9%). Au 31 décembre 2019, le nombre d’agents de la présidence s’établissait à 779, dont 454 civils et 325 militaires, contre 816 à la même date l’année précédente. L'Elysée s'est fixé un objectif de 825 agents en "Équivalent temps plein". A noter que 633 agents ont, au cours de l'année 2019, été détachés de leur administration afin de travailler pour la présidence.

107 communicants

Gouverner (ou plutôt présider), c'est communiquer. La direction de la communication regroupe 107 agents. Les dépenses de fonctionnement et d’investissement correspondantes sont restées stables en 2019, avec un montant de 1,7 million d'euros", explique la Cour.

169 voitures

L'Elysée dispose d'un parc de 169 voitures pour ses déplacements. C'est moins qu'en 2018 (175). Mais, parmi ces 169 véhicules, tous ne lui appartiennent pas : "La présidence utilise en effet, outre ses propres véhicules (83 contre 82 véhicules en 2018), 34 véhicules prêtés par des constructeurs automobiles (33 en 2018), ainsi que 52 véhicules mis a la disposition du GSPR par le ministère de l'Intérieur", détaille la Cour.

13 000 euros de salaire

François Hollande avait baissé son salaire, et son décret de 2012 est toujours en vigueur - soit 15 204 € brut par mois pour Macron. Le socialiste avait aussi mis en place un plafond mensuel de 13 000 € net pour ses collaborateurs les mieux payés. Là encore, ce plafond est toujours en vigueur, à deux exceptions près. Celles-ci sont "modérées" et la Cour ne fait pas d'observation çà leur sujet.

77 635 € de produits dérivés

Tee-shirts, montres, boules de pétanque tricolores (et pas à l'effigie d'Emmanuel Macron)... L'Elysée a désormais une boutique en ligne, et cela lui a rapporté 77 635 euros en 2019 (contre 27 800 euros l’année précédente).

16 plaintes... pour des œuvres perdues

80 000 œuvres d’art et biens mobiliers ont été confiés à l'Elysée - soit par le Mobilier national, la manufacture de Sévres, le centre national des arts plastiques ou le service des musées de France. Là-dessus, 16 plaintes ont été déposées, comme c'est la procédure, après qu'il a été constaté la disparition de certains objets.

282 476 € pour Brigitte Macron

Les dépenses liées aux activités de l'épouse du président, Brigitte Macron, sont de 282 476 euros. Cet argent correspond au coût du personnel mis à sa disposition. Le montant n'a pas évolué par rapport à 2018 ou 2017.

21 000 courriers pour Brigitte Macron

L’épouse du chef de l’Etat a reçu plus de 21 000 courriers en 2019, contre 19 500 l’année précédente. Ce n'est pas sans conséquence budgétaire car cela mobilise ses collaborateurs... et appelle évidemment des réponses.

Strasbourg : la maire écologiste met fin à un arrêté anti-mendicité


C’est la pauvreté qu’il faut combattre et non les pauvres », a commenté Jeanne Barseghian, la nouvelle maire de la métropole.

C'est la fin d'un arrêté qui « portait atteinte à la dignité des personnes », selon la mairie de Strasbourg. Dans un communiqué, la municipalité a annoncé que la maire écologiste de la ville, Jeanne Barseghian avait abrogé ce jeudi un arrêté anti-mendicité agressive pris par son prédécesseur socialiste.

« Dans une ville où un quart de la population vit sous le seuil de pauvreté, c'est la pauvreté qu'il faut combattre et non les pauvres », a déclaré Jeanne Barseghian, estimant que cet arrêté « portait atteinte à la dignité des personnes et réduisait le droit et la jouissance des usages de la ville ».

Rendre le mobilier urbain « accueillants »
Face à cette pauvreté, la nouvelle maire, qui a devancé au second tour des municipales Alain Fontanel, candidat LREM soutenu par le maire socialiste sortant Roland Ries, annonce qu'elle souhaite renforcer « les moyens de l'équipe mobile de rue » et associer prévention, accompagnement social, médical et psychologique, traitement des addictions, recherche d'un logement et insertion sociale.

« Une attention particulière sera portée au mobilier et aux aménagements urbains afin de les rendre accueillants pour toutes et tous », souligne également le communiqué.

Une « faute politique » dénoncée à l'époque
Ciblant trois secteurs du centre historique, cet arrêté anti-mendicité avait été pris à titre d'expérimentation en avril 2019 et s'appliquait jusqu'à la fin de l'été puis à nouveau pendant le marché de Noël, de fin novembre à fin décembre, les deux périodes où l'affluence est la plus importante dans le centre-ville de Strasbourg.

Il interdisait, de 10 heures à 20 heures, l'occupation prolongée des voies publiques, qu'elle soit accompagnée ou non de sollicitation des passants, lorsqu'elle était de nature à entraver la libre circulation ou à porter atteinte à la tranquillité publique. Ce texte avait profondément divisé la précédente majorité. Jeanne Barseghian, alors conseillère municipale, avait dénoncé dans une tribune cosignée avec d'autres élus et des militants associatifs « une faute politique ».

Le billet vert. La lavande française menacée par une bactérie


La récolte en plaine vient de se terminer. La lavande en France se développe fortement. Mais elle est victime d’une maladie incurable. Et une nouvelle piste de recherche est en cours.

Cette maladie s’appelle le phytoplasme du Stolbur. Elle touche la lavande et le lavandin. Elle s’est répandue dans toutes les zones de production. Elle empêche la circulation de la sève. Elle provoque un dépérissement de la plante, qu’elle peut tuer en deux ou trois ans. Cette maladie a un complice direct. C’est un insecte, la cicadelle, le vecteur de la bactérie. Et un complice présumé : Le changement climatique. Soupçonné de favoriser la propagation et les symptômes, avec les périodes rallongées de sécheresse ou de grandes chaleurs. Cette maladie n’est pas nouvelle, il y a eu un important pic il y a une trentaine d’années. La production s’en est remise, mais cela reste un sujet de préoccupation.

Pas de traitements
Les antibiotiques sont interdits en France sur les végétaux. Les producteurs se sont donc lancés dans une course-poursuite avec une bactérie évolutive qui a déjà changé 17 fois de souche. L’une des parades c’est de faire des plans in vitro. Ces boutures sont certifiées indemnes et ensuite replantées. L’autre solution, c’est de laisser pousser de l’herbe entre les rangs. Cela gâche un peu l’image d’Epinal, mais cela permet à la lavande de mieux résister.

Les producteurs s’attaquent aussi au moustique pour tenter de couper la transmission. Avec des pièges et la pulvérisation d’argile. La dernière piste, c’est la recherche en cours : un champignon utilisé pour renforcer les racines des plants de lavande. C’est l’espoir du moment. Les premiers plants ont été récoltés. Ils seront étudiés cet hiver.

Un marché important pour la France

La France est le premier producteur de lavandin, le deuxième de lavande. 9 000 personnes travaillent dans le secteur. La Drôme, le Vaucluse et les Alpes-de-Haute-Provence sont les plus gros producteurs. Les surfaces explosent. Elles ont augmenté d’un tiers ses quatre derniers années. Le lavandin, qui est une plante stérile, est le plus cultivé. La lavande se trouve essentiellement dans les zones de montagne. Le principal concurrent commercial est la Bulgarie.

Pour Windows Defender, CCleaner est une app indésirable

Selon l'antivirus Windows Defender, la version gratuite de l'application de nettoyage CCleaner serait une application indésirable, qui pourrait affecter négativement les performances systèmes des ordinateurs. CCleaner est actuellement en discussion avec Microsoft pour résoudre le problème.

Cette fois-ci, l'application CCleaner n'est pas la cible d'un piratage, comme elle en a vécu par le passé. Microsoft considère néanmoins qu'elle est problématique.

CCleaner, une application indésirable selon Windows Defender
CCleaner est une application populaire disponible pour Windows, macOS et Android. Elle permet essentiellement d'optimiser son système, en réalisant des opérations de contrôle sur les cookies enregistrés, les fichiers en cache ou les fichiers téléchargés. Elle intègre également un outil de nettoyage, pour éliminer les fichiers indésirables.

Toutefois, son installation apporte d'autres applications : une barre d'outils Google et la version gratuite de l'antivirus Avast. Or Microsoft n'aime pas cette pratique d'offres groupées de logiciels, surtout quand ils proviennent d'autres fournisseurs, considérant qu'ils ont un impact négatif sur Windows et l'expérience utilisateur.

Un problème en cours de résolution avec Microsoft
La version gratuite de CCleaner est donc entrée dans la catégorie PUA de Windows Defender, les applications potentiellement indésirables. Ainsi, l'application n'est pas considérée comme une menace, avec un bas niveau d'alerte associé, mais son utilisation doit être approuvée manuellement par les utilisateurs au moment de son lancement.

Un utilisateur sur Twitter a remonté le blocage de l'application à CCleaner, qui a rapidement répondu être actuellement en discussion avec Microsoft pour résoudre le problème au plus vite.

« Nous sommes en contact avec Microsoft pour résoudre ce problème le plus rapidement possible ».

le 31/07/20 23:55 Alors que l'Union européenne a commandé 300 millions de doses de vaccins auprès du laboratoire Sanofi, le dernier bilan du coronavirus de ce vendredi

Si le nombre de nouveaux cas diagnostiqués est en augmentation, ceux des hospitalisations et des patients en réanimation sont en baisse. Voici les derniers chiffres :

187 919 cas confirmés par PCR, soit 1 346 de plus
30 265 décès au total
19 750 décès à l'hôpital, soit 11 de plus
10 515 décès en Ehpad (bilan du 28 juillet)
5 298 hospitalisations en cours, soit 77 de moins
371 personnes en réanimation, soit 10 de plus
Taux de positivité des tests : 1,5%
157 clusters en cours d'investigation, soit 20 de plus
10 départements en situation de vulnérabilité : Nord, Val-d'Oise, Ille-et-Vilaine, Mayenne, Vosges, Haute-Savoie, Haute-Garonne, Gironde, Guyane, Mayotte
NB : les données relatives aux personnes hospitalisées et en réanimation présentées ci-dessus correspondent au nombre de patients en cours de soins et non au cumul depuis le début de l'épidémie.

Coronavirus : les jeunes enfants pourraient être extrêmement contagieux, selon une étude
Mis à jour le 31/07/20 19:44


Par Europe 1 avec AFP


Selon une étude américaine publiée jeudi, les très jeunes enfants pourraient être d'importants propagateurs du virus dans la population. Des résultats qui ne vont pas dans le sens des autorités sanitaires qui jugent que les jeunes enfants ne transmettent pas beaucoup le virus.
Le taux de matériel génétique du coronavirus détecté dans le nez d'enfants de moins de cinq ans est 10 à 100 fois plus élevé que celui trouvé chez des enfants plus âgés et des adultes, selon une étude américaine publiée jeudi. Les très jeunes enfants pourraient donc être d'importants propagateurs du virus dans la population, selon cette étude parue dans la revue médicale JAMA Pediatrics, une hypothèse allant à l'encontre du discours actuel

L'équipe a observé la présence de SARS-CoV-2 en quantité "10 à 100 fois supérieure" aux autres dans les voies respiratoires des jeunes enfants. Les auteurs de l'étude ont précisé qu'une étude en laboratoire avait prouvé que plus il y avait de matériel génétique du virus, plus ce dernier pouvait devenir contagieux. "Par conséquent, les jeunes enfants peuvent potentiellement être d'importants facteurs de contagion du SARS-CoV-2 dans la population", selon les scientifiques. "Les comportements habituels des jeunes enfants et les endroits clos dans les écoles et les garderies posent la question d'une propagation du SARS-CoV-2 dans cette population à mesure que les mesures sanitaires s'assouplissent", ont-ils conclu.

Des résultats à contre-courant du discours des autorités
Ces résultats ne vont pas dans le sens des autorités sanitaires qui jugent que les jeunes enfants ne transmettent pas beaucoup le virus, d'autant qu'il a été établi qu'ils ont moins de risques de contracter une forme sévère de la maladie.

Toutefois peu de recherches ont été effectuées sur ce sujet jusqu'à présent. Selon une étude en Corée du Sud, les enfants entre 10 et 19 ans transmettent le virus autant que les adultes au sein d'un foyer, mais les enfants de moins de neuf ans le transmettent moins.



Coronavirus en France : explosion du nombre de cas, les jeunes de plus en plus touchés
Mis À Jour Le 31/07/20 19:50

Le dernier point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France confirme le rebond du coronavirus en France avec une augmentation "marquée" de l'incidence (+54%) en une semaine, les jeunes (20-30 ans) étant de plus en plus touchés. Les dernières infos.

Le dernier point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France confirme la tendance de ces dernières semaines, le coronavirus circule de plus en plus et le taux d’incidence explose (+54%), notamment chez les jeunes (20-30 ans) sur la semaine passée (semaine 30). 7 départements sont également en vulnérabilité modérée et 3 départements en vulnérabilité élevée. Voici les points clés à retenir avant l'actualisation des données le 7 août :

Le coronavirus se propage de plus en plus en France. Plusieurs indicateurs augmentent entre les semaines 29 et 30 : le nombre de nouveaux cas confirmés de Covid-19 (5592 soit +54%), le taux de positivité des tests (1,3% contre 1,0%) et l'incidence des cas (9,5 cas/100 000 habitants en France et 8,6 cas/100 000 habitants en métropole. En S30, l’augmentation des nouveaux cas positifs reste très supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés (+54% pour les cas positifs et +27% pour les patients testés par rapport à S29). Par ailleurs, Santé publique France explique que parmi les personnes symptomatiques, l’augmentation du nombre de cas en S30 par rapport à S29 (+62%) est trois fois plus importante que l’augmentation du nombre de personnes testées (+19%). Enfin, le nombre de cas a augmenté dans l’ensemble des classes d’âge mais l’augmentation est plus importante chez les 15-44 ans indique Santé publique France.
Le coronavirus est particulièrement actif dans sept départements, avec un taux d'incidence supérieur à 10 cas sur 100 000 habitants : la Mayenne (143/100 000 h), Val-d’Oise (20,5), Nord (17,5), Paris (16,5), Seine-Saint-Denis (16,2), Hauts-de-Seine (15,8), Haute-Savoie (15,3), Val-de-Marne (14,9) , Ille-et-Vilaine (14,3), Essonne (14,3), Vosges (12,2) , Yvelines (11,8), Haute-Garonne (11,4), Meurthe-et-Moselle (11,2), Bouches-du-Rhône (10,8), Gard (10,5), Rhône (10,4), Alpes-Maritimes (10,2) et Sarthe (10,1).
Le nombre de reproduction est aussi en hausse. Le "R effectif" (nombre moyen de personnes infectées par un cas) est compris entre 1,35 et 1,42, Santé publique France mettant en avant deux estimations. Elles sont en tout cas en progression par rapport à la semaine 29 (R=1,26) et "significativement supérieures à 1, ce qui indique que l’épidémie est en progression". Les R effectifs régionaux sont "significatifs" dans 5 régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Grand Est et Ile-de-France..
Les clusters sont à la hausse. Selon le point de Santé publique France, le nombre de clusters dépasse la situation à la levée du confinement en France. Au total, 531 clusters ont été détectés, un tiers sont en cours d'investigation (28%) dont un tiers avec une "criticité élevée". Le milieu familial élargi et les événements publics et privés sont le type de collectivité le plus représenté avec une nette hausse au mois de juillet, indique SpF (+14,5%).
Les taux hebdomadaires de décès (pour 100 000 habitants) continuent de diminuer ou restent stables entre les semaines 29 et 30 dans la plupart des régions, à l’exception de la Guyane et des Pays-de-la-Loire où ils diminuent : 1,79/100 000 h en S30 vs 3,58/100 000 h en S29 en Guyane et 0,11/100 000 h en S30 vs 0,21/100 000 h en S29 en Pays-de-la-Loire



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