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Vendredi 30 Juin 2017 L’humanité a trois ans pour limiter le réchauffement climatique

L'humanité doit absolument utiliser les trois ans à venir pour entamer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sous peine de ne pouvoir maintenir le réchauffement sous la limite de 2°C fixée par l'accord de Paris, préviennent des experts et scientifiques. Après avoir crû pendant des décennies, les émissions mondiales de CO2, liées pour l'essentiel à la combustion d'énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), se sont stabilisées depuis deux ...

L'humanité doit absolument utiliser les trois ans à venir pour entamer la réduction des émissions de gaz à effet de serre, sous peine de ne pouvoir maintenir le réchauffement sous la limite de 2°C fixée par l'accord de Paris, préviennent des experts et scientifiques. Après avoir crû pendant des décennies, les émissions mondiales de CO2, liées pour l'essentiel à la combustion d'énergie fossile (pétrole, gaz, charbon), se sont stabilisées depuis deux ans, à environ 41 milliards de tonnes par an.

Mais à ce rythme encore, le monde aura consommé en 20 ans, voire moins, son «budget carbone» -- la quantité de CO2 qu'il peut émettre avant de franchir la barre des 2°C. «Il y a encore du chemin à faire avant de parvenir à décarboner l'économie», souligne dans le journal Nature un groupe de six experts. «Or pour le climat, tout est question de temps».

Dans leur article, ces trois climatologues, deux experts du développement durable ainsi que l'ancienne responsable climat de l'ONU Christiana Figueres, appellent les dirigeants du G20 à insister sur l'échéance de 2020, lors de leur sommet de Hambourg en juillet. Selon eux, un certain nombre d'étapes devront être franchies d'ici 2020.

Les étapes à suivre

Les énergies renouvelables devront fournir au moins 30% de l'électricité mondiale. Et aucune nouvelle centrale à charbon ne devra être approuvée à partir de 2020. Dans les transports, les véhicules électriques devront composer 15% du parc (aujourd'hui 1% des ventes de véhicules neufs). Les gouvernements devront également imposer aux poids lourds une consommation en carburant réduite de 20%, et à l'aviation une réduction de 20% du CO2 consommé au km (des émissions aujourd'hui en plein boom).

Les gaz à effet de serre issus de la déforestation et de l'agriculture (qui représentent à l'heure actuelle 12% du total), devront passer à 0 dans la décennie, ajoutent les experts, qui appellent aussi à réduire les émissions de l'industrie lourde, du bâtiment et des infrastructures. Enfin, banques et gouvernements devront décupler le volume d'obligations vertes (71 milliards d'euros actuellement) pour financer les mesures visant à réduire les GES.

La communauté internationale a adopté fin 2015 à Paris un accord l'engageant à limiter le réchauffement en deçà de 2°C par rapport aux températures d'avant la Révolution industrielle. Faute de quoi, les scientifiques annoncent des impacts croissants, qu'il s'agisse de canicules, montée des mers ou encore tempêtes.

Vendredi 30 juin 2017 Suicide d'une employée de Carrefour : la famille porte plainte

Une hôtesse d'accueil de l'hypermarché Carrefour à Thiers s'est donnée la mort début avril, dénonçant dans une lettre des "pressions" de sa hiérarchie.
La famille d'une salariée d'un hypermarché Carrefour à Thiers, dans le Puy-de-Dôme, qui s'est suicidée en avril, va déposer plainte pour homicide involontaire contre l'enseigne de grande distribution, a-t-il été indiqué jeudi en conférence de presse. Viviane Monier, hôtesse d'accueil de 46 ans qui travaillait dans ce supermarché depuis 27 ans, avait mis fin à ses jours le 3 avril. Cette mère d'un enfant avait laissé sur elle un courrier dans laquelle elle mettait en avant "des pressions" de sa hiérarchie.

"Faute inexcusable" de l'employeur. Dans sa lettre, "elle pointe très concrètement ses conditions de travail pour expliquer son geste et cite nommément son responsable hiérarchique. On va dénoncer les faits auprès du procureur de la République et verser un certain nombre d'éléments au dossier. À charge ensuite au procureur de diligenter une enquête pénale, faire la lumière sur les circonstances du décès et dans un second temps d'identifier les responsables éventuels et de les poursuivre devant la justice", a précisé l'avocate de la famille, Me Clémence Marcelot. Outre la plainte au pénal, une autre procédure sera lancée devant le tribunal des affaires de sécurité sociale en vue de faire reconnaître "la faute inexcusable" de l'employeur.

"Les alertes ont été nombreuses sur la situation de ce magasin. La CGT avait alerté le CHSCT de la situation de plusieurs salariés du Carrefour de Thiers en situation d'extrême souffrance, dont Viviane", a ajouté le délégué syndical CGT du Puy-de-Dôme, Dominique Holle, pointant "la baisse des effectifs" et la "surcharge de travail" dans le magasin. Le groupe Carrefour avait contesté en justice une demande d'expertise du CHSCT, selon les conseils de la famille.

Des précédents suicides. "Au-delà des procédures, il faut véritablement qu'on mette sur la place publique les conditions de travail dans ces grandes enseignes. Chez Carrefour, ce n'est pas la première fois qu'il y a ce genre d'accidents. On pointe plusieurs dizaines de suicides", a assuré le syndicaliste. "C'est avec beaucoup de tristesse qu'en avril dernier la direction du magasin de Thiers et ses équipes avaient appris le décès d'une collaboratrice et qu'ils avaient présenté leurs condoléances à la famille et à ses proches", a déclaré une porte-parole du groupe Carrefour. Le groupe avait alors mis en place une assistance psychologique.

Vendredi 30 Juin 2017 La Corée du Nord menace de tuer Park, l'ex-présidente du Sud

Dans un incroyable communiqué, le régime de Pyongyang accuse l'ex-leader destituée de la Corée du Sud d'avoir fomenté une tentative d'assassinat contre Kim Jong-un.
«Nous déclarons au pays et à l'étranger que nous imposerons la peine de mort à la traîtresse Park Geun-Hye». C'est par ces mots que le gouvernement de Pyongyang menace l'ancienne présidente de la Corée du Sud Park.

La Corée du Nord, dans un communiqué de son gouvernement, a dit vouloir tuer l'ancienne présidente pour son rôle présumé dans un complot qui visait selon Pyongyang à assassiner le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un.

Mme Park a «promu» ce plan attribué aux services de renseignements sud-coréens et qui visait à éliminer les dirigeants nord-coréens, accusent mercredi le gouvernement et le ministère public nord-coréens dans un communiqué commun publié par l'agence officielle KCNA.

Les autorités nord-coréennes ajoutent que l'ancien patron du Service du renseignement national de Corée du Sud (NIS) Lee Byung-Ho connaîtra le même sort, de même que tous «leurs groupes».
Programme nucléaire

Ils «ne pourront jamais faire appel, même quand viendra l'heure de leur mort, qui interviendra à n'importe quel moment, n'importe où, et par n'importe quelle méthode».

La Corée du Nord prononce ces accusations à un moment de fortes tensions sur la péninsule en raison des programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

En février, le demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un, Kim Jong-Nam a été assassiné à Kuala Lumpur au VX, un agent neurotoxique puissant. La Corée du Sud et la Malaisie ont imputé ce crime au régime de Pyongyang, qui dénonce de son côté une campagne de diffamation.

Pyongyang a accusé en mai la CIA et les renseignements sud-coréens d'un complot pour assassiner M. Kim à l'aide de substances biochimiques.
Park détenue à Séoul

Le ministère nord-coréen de la Sécurité de l'Etat affirmait avoir déjoué «un complot vicieux» fomenté par un groupe «terroriste hideux» pour assassiner le chef nord-coréen lors de cérémonies à Pyongyang.

Mme Park est actuellement détenue et jugée à Séoul pour son rôle dans un retentissant scandale de corruption qui a entraîné sa destitution.

Dans le communiqué diffusé mercredi, les autorités nord-coréennes demandent à Séoul de lui livrer «sans délai» l'ex-présidente et les autres personnes visées en tant qu'«organisateurs de crimes terroristes internationaux hideux».

Ces accusations sont intervenues au moment où le successeur de Mme Park, Moon Jae-In, était en route pour Washington, où il rencontrera pour la première fois son homologue américain Donald Trump.

«Comme nous l'avons clarifié plusieurs fois, les allégations du Nord sont sans fondement», a répliqué le NIS dans un communiqué. «Il est intolérable que le Nord menace ouvertement la vie de nos ressortissants».

Vendredi 30 Juin 2017 Des chercheurs utilisent la lumière du soleil pour désaliniser l'eau de mer

L’eau de mer doit être traitée avant d’être consommée. La distillation est l’une des méthodes utilisées dans ce but. Le principe est le suivant : il faut faire bouillir l’eau, la transformer en vapeur et condenser ensuite cette vapeur. Très énergivore. Des chercheurs procèdent ainsi en utilisant la lumière du Soleil.

Des scientifiques du Centre pour le Traitement de l’Eau à base de Nanotechnologie (NEWT) de l’Université Rice ont mis au point une « membrane solaire de distillation à base de nanophotonique« . La technologie NESMD utilise notamment des flux d’eau chaude et froide séparée par une fine membrane.

Le procédé est différent d’une distillation dans le sens où il aspire la vapeur d’eau à travers la membrane depuis le côté chaud, en gardant le sel en dehors de l’eau. Cela nécessite bien moins d’énergie que la distillation classique puisque l’eau n'a pas besoin de bouillir.

L’équipe a même tenté d’améliorer le système en utilisant des membranes disponibles dans les commerces, avec des nanoparticules pour convertir la lumière en chaleur. De quoi éliminer le besoin d’eau chaude. Il ne suffit alors plus que de la lumière du soleil : « Le dessalement solaire direct pourrait changer la donne pour environ un milliard de personnes qui n’ont pas accès à l’eau potable.«

Vendredi 30 Juin 2017 Une canicule précoce s'installe sur la France, records de chaleur battus !

Les températures grimpent et persistent sur une grande partie de la France, dépassant les 35°C localement ; tandis que les températures nocturnes ne baissent pas suffisamment : tous les facteurs sont en place pour que la vague de chaleur devienne une canicule.

C'est à un puissant anticyclone installé du Maghreb jusqu'en France que l'on doit les fortes chaleurs actuelles, en faisant remonter de l'air très chaud du Sahara.
"Cette situation, dite de blocage, est due notamment à la persistance d'une goutte froide d'altitude vers les Açores, qui favorise le maintien d'un dôme d'air chaud sur l'Europe de l'Ouest, et plus largement de l'Afrique du Nord à la France", précise Météo-France.

L'Espagne et le Portugal, où un terrible feu de forêt s'est déclenché, sont particulièrement touchés. Et c'est au tour de la France de connaître des températures exceptionnelles, qui durent, y compris la nuit, avec un épisode caniculaire remarquable par sa précocité (les canicules surviennent davantage en août).

Lundi 19 juin 2017, 51 départements sont concernés par la canicule qui vient de débuter : principalement en Nouvelle Aquitaine et sur Paris.
les températures maximales de l'après-midi atteignaient entre 34 et 37°C, de la Nouvelle Aquitaine vers le Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire et l'intérieur de la Bretagne. Les plus fortes valeurs s'observaient des Landes aux Charentes avec 38 à 39°C.
Il a ainsi été relevé 38 °C à Biarritz, 36,5 °C à Nantes et Bordeaux. Dans la nuit du lundi 19 au mardi 20, des records de chaleur nocturne pour un mois de juin ont été battus : 23,0 °C à Saint-Jean-de Luz, 22,8 °C à Poitiers, 22,2 °C à Niort;, précise Météo-France.

Mardi 20 juin, une majeure partie de la France connaissait un épisode caniculaire avec 66 départements sous vigilance orange canicule.

Mercredi 21 juin, 67 départements étaient sous vigilance orange canicule, pour la journée de juin la plus chaude en France depuis 1945. Ainsi selon Météo France, la température moyenne a atteint 26,4°C, à l'échelle de la France métropolitaine, "c'est un nouveau record, c'est la journée de juin la plus chaude depuis l'après-guerre", a déclaré le prévisionniste François Gourand à l'AFP. Ce record pourrait être bien être battu jeudi 22 juin...

Les températures maximales suivantes ont été enregistrées par Météo-France :

38°C à Auch, Limoges, Belin-Béliet (Gironde) ;
37°C à Paris, Toulouse et Bordeaux ;
36°C à Nevers, Lyon ;
35°C à Clermont-Ferrand, Grenoble, Biarritz ;
34°C à Nancy, Lille ;
33°C à Rennes.

Jeudi 22 juin, 71 départements étaient placés sous vigilance orange canicule, 51 en fin d'après-midi.

Vendredi 23 juin 2017, "282 passages aux urgences et 166 consultations SOS Médecins pour Pathologies Liées à la Chaleur (PLC) ont été enregistrées", précise Santé Publique France.
L'agglomération parisienne suffoque sous la pollution

Conséquence maintenant systématique et quasi immédiate de l'épisode anticyclonique : l'agglomération parisienne est de nouveau concernée par un pic de pollution atmosphérique a l'ozone.
L'ozone est un polluant indirect (ou secondaire) formé à partir de réactions chimiques entre les oxydes d'azote (NOx) et les composés organiques volatils (COV), sous l'effet du soleil.

Selon Airparif, les niveaux de pollution attendus jeudi 22 juin devraient dépasser le seuil d’alerte avec des concentrations horaires maximales prévues en fin d’après-midi entre 220 et 250µg/m3.

Pour atténuer ce nouvel épisode de pollution, le Préfet de police a pris un arrêté interdisant aux véhicules non classés Crit'air (avant 1997), Crit'air 5 (véhicules diesel avant 2001) et Crit'air 4 (véhicules diesel avant 2006, deux-roues motorisées avant juin 2000) de circuler pour la journée de jeudi 22 juin 2017 à l’intérieur du périmètre délimité par l’A86 (hors autoroute). "Cette interdiction concernant 28% des véhicules immatriculés en petite couronne et 12% des véhicules circulant dans la zone intra A 86 permet de réduire de 32% la part d’oxydes d’azote émise provenant du trafic dans la zone intra A 86." précise le Ministère de la transition écologique.

En outre, la capitale française est passée au « niveau 3 » (sur 4) du plan canicule. Celui-ci conduit la Ville de Paris à activer des mesures de prévention et d’information. Ces mesures concernent en particulier les personnes âgées, plus vulnérables et souvent plus isolées, ainsi que les personnes handicapées.

Le coeur de l'agglomération parisienne souffre d'une chaleur écrasante de jour comme de nuit qui s'explique par le phénomène de l'îlot de chaleur urbain.
De nombreuses rues inondées par le street pooling

Apparu en 2015, le "street pooling" (piscine de rue) s'est de nouveau invité dans l'agglomération parisienne. Depuis le début de la canicule, la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris a comptabilisé l'ouverture "sauvage" d'un millier de bouches à incendie à Paris et dans les trois départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis).
Les jeunes qui les ouvrent n'hésitent pas à remplir des piscines gonflables installées pour l'occasion, et ce, en plein milieu de la circulation routière... Un jeu dangereux et un gâchis d'eau important : environ 600 000 m3 depuis le 26 mai, selon Veolia, chargé de la distribution dans 150 communes de la région, ce qui représente donc 240 piscines olympiques.

Ce gâchis est d'autant plus inacceptable que la sécheresse s'accentue notamment sur les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, dans le Grand-Est et la Corse.

Météo-France précise, via son bulletin de vigilance national, que l'épisode caniculaire "devrait persister jusqu'à jeudi 22 juin avant un possible rafraîchissement par l'ouest du pays entre vendredi et samedi." En attendant, pensez à bien vous rafraîchir et à rester prudent et modéré dans vos activités extérieures.

Rappelons que de fin juin à début août 2015, la France a été affectée par d'importantes vagues de chaleur comparables à la canicule de 2003. De nombreux records de température ont été battus et plus de 3 300 personnes en sont mortes.

A cause du réchauffement climatique en cours, les épisodes de vagues de chaleur en France sont de plus en plus nombreux. Cet épisode en témoigne : "ces deux caractéristiques remarquables, précocité et pic de chaleur, s'inscrivent en cohérence avec les effets attendus du changement climatique. Progressivement au cours du siècle, des vagues de chaleur précoces (comme tardives) deviendront en effet plus communes qu'aujourd'hui et l'intensité des épisodes deviendra d'une manière générale plus marquée", indique Météo-France dans son bilan de la canicule.
Chaleur intense aux Etats-Unis

Dans le sud-ouest des Etats-Unis, la chaleur a été extrême ces derniers jours. Ainsi, le 20 juin 2017, le thermomètre a dépassé 50°C et a atteint 52,8°C à Furnace Creek dans la vallée de la mort. A Las Vegas (Nevada) et Needles (Californie), les records absolus de chaleur ont été approchés de très près voire égalés

Vendredi 30 Juin 2017 Quand le supervolcan de Yellowstone se réveillera

Le supervolcan du Yellowstone National Park, capable d'engendrer un cataclysme, tremble et se déforme, causant une modification de la topologie du terrain de manière spectaculaire, selon un rapport du National Geographic. S'agit-il de signes précurseurs d'une éruption catastrophique ou d'un simple "ronflement" cyclique ?

Le point chaud de Yellowstone a produit plusieurs groupes de cratères volcaniques imbriqués, appelés caldeiras, au cours des 16 derniers millions d'années. Et, au cours des deux derniers millions d'années, trois éruptions majeures se sont produites.
La première, dénommée Heise, a eu lieu il y a 2,1 millions d'années : l'éruption a émis tellement de magma que la chambre magmatique s'est effondrée créant une dépression, la caldeira avec des dimensions impressionnantes : 80 km de long, 65 km de large et des centaines de mètres de profondeur.
La deuxième éruption, Picabo, s'est produite il y a 1,3 millions d'années et la troisième il y a 640 000 ans. C'est cette dernière qui a formée la caldeira actuelle de Yellowstone qui s'étend sur 40 à 60 km[1].

Depuis, environ 30 petites éruptions, y compris une datée d'il y a seulement 70 000 ans, ont rempli la caldeira de lave et de cendres, et ont construit le paysage relativement plat que nous connaissons aujourd'hui.
Yellowstone : le plus grand réservoir de magma au monde

Le volcan du Yellowstone se caractérise par une imposante chambre magmatique souterraine dont les évaluations ne cessent d'en augmenter la taille. D'après les premières estimations, elle faisait faire plus de 70 kilomètres de large pour une hauteur de plus de 10 kilomètres.

Toutefois, selon une étude rendue publique fin octobre 2013, les dimensions de la gigantesque chambre magmatique pourraient avoir été sous-estimées. En effet, Robert Smith de l'université de l'Utah a indiqué que la chambre magmatique résidant sous le parc de Yellowstone mesurerait 90 km de long pour 20 km de large. Par ailleurs, elle se situerait entre 2 km et 15 km de profondeur sous la caldeira, selon les endroits.

Une nouvelle étude publiée en avril 2015 par des chercheurs de l'Université de l'Utah révèle la présence d'une autre réservoir colossal sous cette première chambre. Constitué d'eau chaude et de roche partiellement en fusion, ce réservoir 4,4 fois plus volumineux que la chambre magmatique serait situé entre 19 et 45 km sous la surface. Sa capacité est telle qu'elle pourrait combler 11,2 fois le Grand Canyon, contre 2,5 fois pour la première chambre magmatique, estime le chercheur Jamie Farrell, co-auteur de l'étude publiée dans la revue Science. Cela en fait, jusqu'à preuve du contraire, la plus grande chambre magmatique connue sur Terre.

"Pour la première fois, nous avons imagé le système de plomberie volcanique continue sous Yellowstone", explique le premier auteur Hsin-Hua Huang, également chercheur en géologie et géophysique. "Cela inclut la chambre magmatique supérieure que nous avons vu précédemment, plus un réservoir de magma dans la croûte inférieure qui n'avait jamais été représenté avant et qui relie la chambre supérieure au point chaud de Yellowstone."

Cependant, contrairement à une idée reçue, la chambre magmatique et le réservoir de magma ne sont pas remplis de lave en fusion. Il s'agit davantage de roche chaude, principalement solide et spongieuse, avec des poches de roche en fusion qui représenteraient respectivement 9% et 2% du volume des chambres supérieures et inférieures.

University of Utah seismologists discover magma reservoir under Yellowstone (with scale in kilometers) from The University of Utah on Vimeo.

Cette nouvelle représentation du système volcanique de Yellowstone n'augmente pas le risque proche d'une éruption : "Le danger réel reste le même, mais maintenant nous avons une bien meilleure compréhension du système magmatique complet," explique le co-auteur Robert Bob Smith, un expert de longue date dans le volcanisme de Yellowstone de l'Université d'Utah, professeur émérite en géologie et en géophysique.
Les pressions du magma déforment le sol

Alors que l'épaisseur de la croûte terrestre est d'environ 30 km, à Yellowstone elle n'est que de 7 à 10 kilomètres. Ce qui fait que la pression exercée par la chambre magmatique se traduit par des déformations en surface. Ainsi, à partir de 2004, les scientifiques ont vu le sol au-dessus de la caldeira s'élever de 7 centimètres par an. Bien que ce taux ait ralenti entre 2007 et 2010 à un centimètre par an ou moins, depuis le début de ce gonflement, le sol s'est soulevé de plus de 25 centimètres à plusieurs endroits.

« Il s'agit d'une élévation extraordinaire, car il couvre une grande surface et les taux sont très élevés », a déclaré Bob Smith. Les scientifiques pensent qu'un réservoir de magma gonfle, 7 à 10 kilomètres sous la surface de la terre, ce qui entraîne ce soulèvement. Heureusement, l'élévation ne semble pas annoncer une catastrophe imminente, a déclaré Bob Smith : « Au début nous pensions à une éruption ».

« Mais une fois que nous avons vu que le magma était à une profondeur de dix kilomètres, nous n'avons pas été si préoccupés. S'il se situait à une profondeur de deux ou trois kilomètres, là, nous aurions été beaucoup plus vigilants ». Les études offrent de précieux indices sur ce qui se passe dans la tuyauterie souterraine du volcan, ce qui pourrait éventuellement aider les scientifiques à prédire quand aura lieu la prochaine éruption volcanique à Yellowstone.
Les respirations insondables de Yellowstone

Smith et ses collègues de US Geological Survey (USGS) et de l'observatoire du volcan de Yellowstone ont cartographié les soubresauts de la caldeira à l'aide d'outils tels que les systèmes de positionnement GPS et d'interférométrie radar (InSAR), qui mesurent la déformation du sol. La déformation du sol suggère que le magma est en mouvement vers la surface, signe précurseur d'une éruption. Les flancs du mont St-Helene, par exemple, ont gonflé de façon spectaculaire dans les mois précédents l'explosion de 1980. Ce fut également le cas avant l'éruption plus modeste de l'Eyjafjallajökull en avril 2010 : son flanc avait enflé de plus de 15 centimètres environ, étant donné que le magma avait coulé dans les chambres étroites sous la montagne.

Mais il existe aussi de nombreux contre-exemples, y compris dans le cas du supervolcan de Yellowstone, où le sol enfle sans que cela soit suivi par une éruption. Selon la théorie actuelle, le réservoir magmatique de Yellowstone est alimenté par un panache de roches chaudes provenant du manteau terrestre. Lorsque la quantité de magma qui afflue dans la chambre augmente, le réservoir se gonfle comme un poumon et la surface s'élève. Lors du soulèvement des dernières années, les modèles indiquent que le réservoir s'est rempli d'environ 1 million de mètres cube de magma par an. Lorsque cet afflux ralentit, en théorie, le magma se déplace horizontalement pour se solidifier en refroidissant, ce qui fait redescendre le niveau de la surface terrestre.

"Sur la base de preuves géologiques, Yellowstone a probablement vu un cycle continu d'élévation puis de régression au cours des 15 000 dernières années, et ce cycle continuera probablement", a déclaré Bob Smith. Les enquêtes montrent, par exemple, que la caldeira a augmenté d'environ 18 centimètres entre 1976 et 1984 avant de redescendre d'environ 14 centimètres au cours de la décennie suivante. Il ajoute "ces caldeiras ont tendance à monter et descendre, mais de temps en temps, elles créent des explosions hydrothermales, des tremblements de terre, ou des éruptions volcaniques".

Les chercheurs estiment que 10 à 30% du magma présent sous Yellowstone est à l'état liquide, c'est donc encore insuffisant pour déclencher une éruption majeure (il en faudrait au moins 50%). Mais des poches de magma en fusion dans la chambre pourraient quand même causer des éruptions plusieurs fois plus fortes que celle de 1980 au Mont St Helens (Etat de Washington), prévient Jacob Lowenstern, qui dirige l'Observatoire de Yellowstone pour le compte de l'USGS de Menlo Park, en Californie.
De la difficulté de prévoir une éruption de Yellowstone

Prévoir l'imminence d'une éruption volcanique reste extrêmement difficile, en partie parce que de nombreuses données font encore défaut dans le cas de Yellowstone. De plus, les enregistrements en continu de l'activité de Yellowstone ne sont disponibles que depuis les années 1970, ce qui est insignifiant à l'échelle des temps géologiques et ne permet donc pas de tirer de conclusions sur les observations effectuées.

De toute évidence, il y a encore du magma sous Yellowstone souligne Dan Dzurisin, un expert de Yellowstone. Ceci se manifeste par l'activité hydrothermale continue juste sous la surface : geysers (il y en a plus de 500), sources d'eau chaude (plus de 10 000), boues chaudes, fumerolles qui constituent une attraction pour de nombreux touristes. Ce large système hydrothermal pourrait aussi jouer un rôle dans les déformations du sol, mais il est difficile de savoir dans quelle mesure.

Quelque 3000 tremblements de terre secouent chaque année Yellowstone[2]. Par exemple, entre le 26 décembre 2008 et le 8 janvier 2009, environ 900 séismes se sont produits dans une zone localisée autour du lac Yellowstone. Cette concentration de secousses pourrait avoir relâché la pression du magma dans le réservoir en permettant aux fluides de s'échapper ralentissant du coup l'élévation du sol, comme l'indique Smith de l'Université de l'Utah.

Ces séismes devraient fournir de précieux indices sur les relations entre la chambre magmatique et les déformations du sol.

Au final, l'histoire géologique de Yellowstone et les causes des déformations enregistrées sont devenues de plus en plus complexes avec l'évolution des techniques disponibles pour les étudier.
Vers un prochain réveil du supervolcan Yellowstone ?
Regain d'activité en 2014

Fin 2013, la gigantesque caldeira montrait des signes de réveil : activité sismique, accentuation des déformations du sol... Ainsi, Yellowstone a connu le 30 mars 2014 un séisme de magnitude 4,7 à seulement 6 km au nord-est du Norris Geyser Basin. Il s'agit du plus puissant tremblement de terre depuis le début des années 1980 dans le parc.

Pourtant, l'agence géologique américaine (USGS) se veut rassurante : ces tremblements de terre ne sont pas anormaux et ont déjà été constatés par le passé.
2017 : vague intense de séismes

Les vulcanologues de l'Université de l'Utah qui suivent le supervolcan ont enregistré un regain d'activité du 12 au 19 juin 2017 avec une série de 464 séismes (la plupart de magnitude 0 à 2) dont un de magnitude 4,5 le 15 juin. "L'épicentre du choc a été localisé dans le Parc National de Yellowstone, à 12 km au nord-nord-est de la ville de West Yellowstone, Montana" ont indiqué, dans un communiqué, les scientifiques.
Cette vague de séisme est la plus importante depuis 5 ans, mais reste inférieure aux séries enregistrées en 2002, 2004, 2008 et 2010.
Doit-on s'inquiéter des animaux qui fuient Yellowstone ?

Des vidéos montrent des bisons qui semblent fuir le parc national de Yellowstone :

Contrairement aux rumeurs catastrophistes, cela ne signifie pas que ces animaux tentent d'échapper à un danger imminent mais qu'ils sont tout simplement à la recherche de nourriture, il s'agit donc d'une migration saisonnière classique comme l'explique Al Nash, chef des relations publiques pour le parc national de Yellowstone.

Pour l'instant, nous assistons donc simplement au ronflement du supervolcan... Et c'est plutôt rassurant.
Une éruption peu probable à court terme

Selon Ilya Bindeman, professeur en sciences géologiques à l'Université de l'Oregon (USA), une éruption majeure à Yellowstone devrait effectivement se produire... Mais plutôt dans 1 à 2 millions d'années. En effet, "nos recherches sur les modèles d'un tel volcanisme dans deux anciennes caldeiras complètes dans le sillage de Yellowstone suggèrent que le supervolcan est dans une phase d'endormissement plutôt que sur un cycle de montée en puissance" dit-il.

Si il ne s'agit pas d'une certitude, mais seulement d'une extrapolation à partir des témoins des éruptions passées, la prochaine éruption majeure de Yellowstone devrait donc se produire dans 1 à 2 millions d'années, dans l'Etat du Montana.

Selon Robert B. Smith, le risque que le supervolcan Yellowstone entre en éruption est, chaque année, de 1 sur 700 000[3], ce qui reste faible : "Malgré les annonces alarmistes de conséquences catastrophiques d'une éruption du supervolcan, nous affirmons qu'elle est impossible, l'épicentre du volcan s'étant déplacé sous l'épaisse lithosphère nord-américaine. Cela veut dire que pour se réveiller, le volcan aura besoin de beaucoup plus de chaleur et d'énergie que quand il se trouvait sous la couche mince et poreuse du plateau de la Snake River".
Les conséquences cataclysmiques d'une éruption de Yellowstone

Une éruption à Yellowstone serait une catastrophe majeure, inconnue de la civilisation moderne.

Selon Bindeman, une telle éruption détruirait tout sur un rayon de plusieurs centaines de kilomètres. Mais ce n'est pas tout : les Etats-Unis et le Canada seraient recouverts de plusieurs centimètres de cendres qui détruiraient toute végétation jusqu'à 1600 km du cratère. Deux tiers des États-Unis et un tiers du Canada deviendraient inhabitables. Les émanations toxiques du volcan rendraient l'air irrespirable... Un tel événement causerait des dégâts gigantesques, équivalant à environ 1 000 fois celle du mont Saint Helens (Washington - USA) en 1980. En effet, l'explosion du mont St. Helens avait engendré l'émission d'un kilomètre cube de matière dans l'air, l' éruption du mont Pinatubo aux Philippines en 1991, dix kilomètres cubes. Or, la dernière éruption de Yellowstone il y a 640 000 ans, a rejeté 1 000 kilomètres cubes de matériaux !

Enfin, du dioxyde de soufre serait libéré en grande quantité, ce qui entraînerait un refroidissement du climat planétaire pendant au moins une décennie et une altération de la couche d'ozone.

Vendredi 30 Juin 2017 La mousson africaine menacée par le Groenland

C’est une question à 135 millions. Pas en euros, dollars ou roubles, mais 135 millions de personnes. La population qui réside aujourd’hui dans la partie occidentale et centrale du Sahel, du Sénégal au Soudan. Une population dont l’alimentation provient pour l’essentiel des productions agricoles et de l’élevage dans cette bande de terres qui forme la « bordure » – Sahel en arabe – du Sahara. Or, cette production alimentaire dépend presque exclusivement de l’apport en eau de pluie lors de la mousson, durant l’été. Le reste de l’année, le ciel est beau, bleu et sec. Question : la mousson africaine sera t-elle affectée par le changement climatique provoqué par nos émissions massives de gaz à effet de serre ? Un article paru dans les PNAS, la revue de l’Académie nationale américaine des sciences, (1) y apporte une réponse nouvelle et très inquiétante.
La controverse scientifique

Jusqu’à présent, cette question laisse perplexe les climatologues. Leur seul moyen disponible pour s’attaquer au sujet consiste à simuler sur ordinateur le climat futur, en le soumettant à différents niveaux de concentration en gaz à effet de serre. Lorsque les réponses données par les modèles et les ordinateurs sont convergentes, elles sont jugées « robustes ». Mais lorsqu’elle diffèrent, voire divergent carrément, le doute demeure. C’est le cas pour la mousson africaine. Certains modèles prévoient une meilleure mousson, montant plus au nord et provoquant des pluies plus abondantes qu’aujourd’hui. Mais d’autres affichent l’inverse, des pluies qui remontent moins au nord, et sont moins abondantes. Impossible, alors, de conseiller aux populations et gouvernements de ces pays une stratégie de long terme fondée sur une anticipation du futur climatique. Cas d’école où l’incertitude ajoute au risque climatique en interdisant une stratégie d’adaptation.

Trancher la controverse entre ces modélisations sera difficile. L’affaire est très complexe puisqu’il s’agit pour l’essentiel de comprendre l’évolution de la circulation atmosphérique durant l’été dans la région. Une circulation qui dépend de nombreux facteurs, dont certains lointains, situés au nord de la planète. Or, de nombreux climatologues sont persuadés que l’une des faiblesses de tous ces modèles réside dans leur sous-estimation des transformations que vont subir les zones polaires. Et en particulier l’ampleur et la rapidité de la fonte des calottes, du Groenland surtout. Les observations des 15 dernières années, rendues plus précises par les satellites d’altimétrie et de gravimétrie, ont en effet montré que la perte de glace du Groenland est bien plus rapide que celle prévue par les simulations numériques. Rien de mystérieux : les modèles ne prennent souvent pas en compte des phénomènes liés à la dynamique des calottes comme la lubrification de leur interface avec la roche qui accélère la marche à la mer des « fleuves » de glaces qui s’y jettent. (ci dessous la perte de glaces vue par le satellite gravimétrique GRACE).

Or, un apport massif d’eau douce et froide dans l’Atlantique Nord titille inévitablement le climatologue averti des fluctuations passées dans la région. En période glaciaire, il y a 15.000 à 100.000 ans par exemple, des décharges massives d’icebergs depuis la calotte recouvrant le Canada (dite Laurentide), ont provoqué des coups de froids violents sur l’Atlantique Nord… accompagnés d’affaiblissements de la mousson africaine, asséchant le Sahel et provoquant l’extension vers le sud du désert saharien. Un phénomène analogue, mais moins intense puisque seule subsiste la calotte du Groenland, peut-il survenir en phase de réchauffement et quelles en seraient les conséquences pour les populations sahéliennes ?
Perte de glaces

Pour mieux estimer ce risque une équipe de climatologues (dont Dimitri Defrance et Gilles Ramstein du LSCE de Saclay) s’est associée à des chercheurs en sciences politiques et humaines, spécialistes du risque climatique, afin d’explorer les conséquences d’un scénario intégrant une perte de glace importante du Groenland. En pratique, il s’agit d’imposer « à la main » aux simulations numériques du climat, fondées sur un scénario d’émissions de gaz à effet de serre en ligne avec le rythme actuel, une perte de glaces allant de l’équivalent de 0,5 mètre à 3 mètres du niveau marin global, explique Dimitri Defrance le premier auteur de l’article. Un coup de pouce concentré sur la période 2020 à 2070. Puis d’observer le comportement de la mousson africaine dans les simulations numériques.

Le résultat est net. En raison de connexions entre le refroidissement de la surface des eaux de l’Atlantique nord, le ralentissement de la circulation profonde de l’océan et les changements qui en résultent dans la circulation atmosphérique, la mousson africaine s’étiole. Si la perte de glace reste en dessous de 0,5 mètre du niveau marin global, on n’observe pas de changement significatif. En revanche, au delà, et dès que la perte correspond à 1 mètre de niveau marin supplémentaire, les simulations prévoient de 20% à 60% de précipitations en moins entre 2030 et 2060 par rapport à la moyenne climatique actuelle. Il y aurait donc un effet de seuil, un peu au delà de 0,5 mètre de contribution au niveau marin de la perte de glace du Groenland.

Ce « coup de pouce » est-il légitime ? Représente t-il mieux que les modélisations plus conservatrice le risque climatique futur ? Il est impossible de le savoir dès aujourd’hui, mais des signes pointent dans cette direction. Selon un article tout juste paru dans Nature climate change, l’accélération de la montée du niveau marin depuis le début des années 1990 – elle passe de 2,2 mm/an à 3,3 mm/an sur cette période – est essentiellement due à la perte de glace du Groenland dont la contribution passe de 5% à 25% du total entre 1993 et 2014. Aussi, étudier la « sensibilité » de modèles numériques – soupçonnés de réagir trop mollement à l’intensification de l’effet de serre – à un tel phénomène devient indispensable, explique Dimitri Defrance.
Un million de km² perdus

Les conséquences en seraient dramatiques pour les populations, ont estimé les chercheurs en sciences humaines (dont François Gemenne et Jean-Paul Vanderlinden) associés aux climatologues dans cette étude originale. L’aire cultivable du Sahel pourrait diminuer de plus d’un million de km² sous l’effet de la diminution de la mousson alors que mil et sorgho, les céréales majeures, feraient face à un besoin en eau accru par les températures en hausse. Mais l’estimation du risque doit anticiper l’évolution démographique de la région, l’une des dernières à afficher des nombres d’enfants par femme allant de 5 à 7 selon les pays. Même si les projections démographiques à un siècle demeurent délicates, l’actuelle pyramide des âges du Sahel ne peut que déboucher sur une augmentation considérable des populations dont l’alimentation dépend de la mousson. Elles pourraient atteindre 360 millions en 2100, le tiers de la population totale du Sahel si l’on suit l’hypothèse haute de l’évolution démographique.

Des populations dont le destin serait alors, malgré de possibles atténuations de la menace par des transformations des pratiques agraires, de migrer. D’abord vers les villes de la région – mais celles du bord de mer seront menacées par la montée du niveau marin. Et donc plus loin, au delà des frontières, en Afrique ou ailleurs. Une migration qui pourrait se compter en dizaines de millions de personnes… similaire au flux de 50 millions d’émigrants entre Europe et Amérique entre 1850 et 1900.

Cette étude ne prétend pas trancher la controverse scientifique initiale souligne Gilles Ramstein. Le doute demeure sur l’avenir de la mousson africaine, l’état de la science climatique ne permet pas de l’anticiper de manière sûre. Elle permet néanmoins de mieux mesurer l’ampleur des menaces que le changement climatique fait peser sur les sociétés en explorant l’un des possibles climatiques. Un possible que les dernières évolutions ont rendu plausible.

(1) Consequences of rapid ice sheet melting on the Sahelian population vulnerability.
Dimitri Defrance, Gilles Ramstein, Sylvie Charbit, Mathieu Vrac, Adjoua Moïse Famien, Benjamin Sultan, Didier Swingedouw, Christophe Dumas, François Gemenne, Jorge Alvarez-Solas, and Jean-Paul Vanderlinden.
Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, Institut Pierre Simon Laplace, Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives – CNRS – Université de Saint-Quentin-en-Yvelines, Université Paris-Saclay; Université Pierre et Marie Curie – CNRS – Institut de Recherche pour le Développement – Muséum National d’Histoire Naturelle, Laboratoire d’Océanographie et du Climat: Expérimentations et Approches Numériques, Institut Pierre Simon Laplace; Laboratoire de Physique de l’Atmosphère, Université Félix Houphouet Boigny, Côte-d’Ivoire; Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux, CNRS, Université de Bordeaux; Cultures Environnements Arctique Représentations Climat, Observatoire de Saint-Quentin-En-Yvelines, Université Paris-Saclay; The Hugo Observatory, Fonds de la Recherche Scientifique, University of Liège; PalMA Group, Universidad Complutense de
Madrid.

Mercredi 28 juin 2017 La planète et notre civilisation MOURRONT ' la Planète X pour ' frapper la Terre en octobre '

Selon la chaîne conspirationniste YouTube AMTV et bill gates lui meme (qui insite à la vaccination obligatoire) «La planète et notre civilisation vont mourir«
les effet de la Planète X vont frapper la Terre en OCTOBRE »

Sauf que les effet frappent déjà la terre (bouleversement climatique, fréquence des Trou coronal sur le soleil, volcans en activités et boules de feux en augmentation si vous avez suivi les précédents article et que peut être pourront nous la découvrir en octobre pour des effets maximum en 2022.

PLANET X s'approche de notre système solaire et éliminera la vie telle que nous la connaissons, selon les théoriciens de la conspiration. (ils s'en donnent a coeur joie au point de tout décrédibiliser ou d'obliger les gens à solliciter le Nouvel Ordre Mondiale qui se met en place... depuis le temps pouvons nous parler de NOM ? puisqu'il existe déjà la seule chose nouvelle sera la disparition des états au profit d'un gouvernement mondiale unique. Mais ceux ci est une autre histoire bien que concomitante a Px ou tout se corrèle, se joint et se chevauche.

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Par Sean Martin
Publié: 13:00, sam. 24 juin 2017 | MISE À JOUR: 16:16, sam. 24 juin 2017
US Government prepare for meteor impact Nibiru planet x real?

L'objet mystérieux, autrement connu sous le nom de Nibiru, devrait être entré dans le système solaire en octobre 2017 et causera des ravages sur notre quartier galactique.(2017 sera, serait que le début la periode étant de 3 ans nous la verrions donc en 2019 pour un effet max au plus prêt de la terre et du soleil en 2022 ?)

Les "chercheurs paranormaux" pensent que PX est une si grande incidence sur notre système solaire qui se déroule déjà, car il supposerait que l'attraction gravitationnelle du soleil est supposée.

Les théoriciens de la conspiration croient qu'il est difficile à repérer en raison de l'angle dans lequel la masse énorme s'approche de la Terre - vers le pôle Sud.

Au fur et à mesure que la planète approche, on s'attend à ce qu'elle interfère avec la Terre, en la tirant légèrement sur son axe, ce qui entraînerait de graves tremblements de terre et des orages.

APOCALYPSES AVERTISSEMENT: La fin du monde et le retour de Jésus se produira '
Le tremblement de terre sensiblement moyen à Yellowstone a soulevé des peurs de fin de journée. (23/06/2017)

Planète x GETTY
Planet X 'pour "frapper" la Terre en octobre
La théorie de la conspiration a réellement pris de la traction lorsque le sénateur brésilien Telmario Mota a déclaré à ses collègues parlementaires qu'il savait parfaitement que Planet X est sur son chemin.

Il a déclaré: "J'ai reçu des informations provenant de sources fiables à la NASA, dont j'ai confiance. La NASA est consciente de l'approche de Planet X ou, comme on l'appelle aussi «Nibiru».

solar system GETTY
La planète X est censée être au bord du système solaire
"Le monde tel que nous le savons cessera bientôt d'exister. L'histoire de la civilisation humaine finira bientôt.

"Planet-X a déjà un impact sur le champ gravitationnel de la Terre, le monde est déjà confronté à des catastrophes naturelles d'une force sans précédent, très bientôt les deux tiers de l'humanité mourront de la faim et de la maladie, et de puissants désastres secoueront la planète et notre La civilisation va mourir. "

planet x GETTY
La planète X, autrement connue sous le nom de Nibiru
La chaîne de théorie de la conspiration YouTube AMTV est d'accord et dit que l'élite se prépare pour cet événement depuis des décennies.

Christopher Greene d'AMTV dit: "Elon Musk creuse sous terre et se lance dans l'espace, de même que le fondateur de l'Amazon Jeff Bezos à travers Blue Origin.

"Stephen Hawking avertit de la fin du monde, il dit que si nous ne sortons pas de la planète au cours des 100 prochaines années, nous serons tous morts.

"Bill Gates avertit et à travers sa rhétorique et ses messages, disant essentiellement au peuple américain et aux citoyens du monde entier que près d'un tiers ou deux tiers de la population pourraient être anéantis s'ils ne prennent pas de vaccins".

Traduction auto plus quelques commentaire perso de :

http://www.express.co.uk/news/weird/820635/Planet-X-to-hit-Earth-nibiru-apocalypse-end-of-the-world

Mercredi 28 Juin 2017 Courriel d'Outlook ou Hotmail, 48h pour confirmer vos infos?!

Ce courriel d'hameçonnage ciblant les abonnés d'Outlook et Hotmail circule depuis un bon moment, mais il semble qu'il revienne en force dans les boites courriels des utilisateurs.

On le dit souvent, il ne faut jamais divulguer son mot de passe, même si on reçoit un courriel semblant provenir du soutien technique d'un service de messagerie en ligne.

Les arnaqueurs réussissent habituellement à obtenir les informations en menaçant de fermer votre compte si vous ne faites pas ce qui est demandé, mais tout ça est faux!

Leur seul but est d'avoir vos codes d'accès pour pirater vos comptes!

C'est exactement le sujet de ce courriel qui vous laisse 48h pour agir.
Un courriel d'hameçonnage visant les abonnés Outlook et Hotmail

Le message en question menace de fermer le compte des abonnés qui ne suivront pas les directives dans un délai de 48h.

Voici le contenu du courriel:

Cher(es) Membres,

Procédez à la mise à niveau de votre boîte afin d'accéder à la nouvelle version Outlook.
Suite à un problème technique la mémoire-serveur de notre réseau ne nous permet pas de répertorier votre adresse de messagerie.

Pour ne pas avoir de soucis et éviter toute suppression de votre adresse, veuillez dans un délai de 48h Remplir correctement le formulaire ci-dessous.

INFORMATION OBLIGATOIRE DE VOTRE CONNEXION :

Nom et Prénom (*):
Compte Mail (*):
Mot de passe (*):
Confirmation du mot de passe (*):
Adresse alternative (*):
Confirmation du mot de passe alternative (*):
Date de naissance (*):
Questions de sécurité (*) :
Réponses secrètes (*) :
Profession (*):
Pays (*):
Numéro De Téléphone (*):

Tous refus entraîneront la fermeture systématique de votre compte !

Veuillez considérer ce message comme étant un avertissement.

L'équipe Hotmail chargées des comptes!

Une autre version de courriel d'hameçonnage des abonnés Outlook.com:

Chers Utilisateurs,

Du nouveau sur nos programmes.

Dans le cadre de votre utilisation de la messagerie , Hotmail et Msn innove avec des technologies, des outils et des logiciels s'appliquant à une meilleure navigation toujours plus efficace. Outlook a découvert des séries de tentatives illégales sur votre compte. À cet égard, notre objectif est de supprimer tous les comptes inactifs et suspect car avec la demande croissante d'utilisateurs, nous avons le devoir de mieux vous servir. Outlook vous informe de la désactivation de votre compte conformément aux règlements si vous ne confirmez pas votre adresse.Nous vous invitons donc à remplir le formulaire ci-dessous en mentionnant toutes les informations et nous le retourner dans un délai de 48H.

Notez que ces informations seront utilisées dans la plus stricte des Règles de confidentialité de l'arrêté n°47 sur la loi du respect de la vie privée du 15 avril 1995 de New York, notez également qu'aucune violation de ces droits ne sera effectuée sous peine de poursuite judiciaire.

En cas de non-respect du règlement votre compte sera considéré comme inactif,alors vous verrez la clôture systématique et sans préavis de votre compte.

Identité Utilisateur :

Nom & Prénom........................................................ ... ........
Date de Naissance ..........................................................................
Adresse de messagerie ............................... ................. ......
Mot de Passe .......................................................................
Adresse de messagerie secondaire......................................
Mot de passe de messagerie secondaire .............................
Pays & Ville de Résidence. ...............................................
Profession :......................................................................... .
N°de téléphone :....................................................................
Mobile :..................................................................................
Sexe: ...................................................................................
NB: Tout en nous excusant pour ces désagréments que cette requête pourrait susciter.
L'équipe Outlook
Cordialement,

Service Outlook

Attention!!!

Tout détenteur d'une adresse mail Outlook valide qui refusera de mettre à jour son compte après les heures qui suivront la réception de cet avertissement perdra son compte pour toujours.
Oulook!

Customer Care
Numéro de case: 8941624
Property: Account Security
2013

Le contenu de ce message est complètement faux! Jamais Outlook ou Hotmail ne vous demandera d'envoyer ces informations personnelles en répondant à un courriel.

Si vous recevez ce courriel, ignorez-le ou placez-le dans votre dossier des indésirables.

Si vous y avez répondu, il serait bon de modifier votre mot de passe pour que celui que vous avez fourni devienne inutilisable.

De cette manière, vous serez assurés que vous seuls pouvez accéder à votre compte!

Mercredi 28 Juin 2017 Biarritz: disparition inquiétante d'une jeune touriste



Depuis samedi dernier, Margot Floquet, 22 ans, originaire d’Aix-en-Provence, n’a plus donné de nouvelle à sa famille, actuellement en location saisonnière à Biarritz dans le Pays-Basque. Selon le quotidien Sud-Ouest, la jeune femme devait rappeler ses parents ce jour-là mais n’a donné aucune nouvelle.

Sa disparition est jugée inquiétante. En effet, la jeune femme souffre d’une maladie orpheline nécessitant un lourd traitement médical. Sans celui-ci, des conséquences au niveau cardiaque et psychologique pourraient altérer rapidement sa santé.

Selon les informations de Sud-Ouest, Margot Floquet a emporté sa carte vitale, sa carte bancaire mais pas de pièce d’identité. Lors de sa disparition, elle portait un short vert avec motifs africains ou un pantalon en coton noir et un haut blanc genre sweat.

L’enquête est menée par la commissariat de police de Biarritz. Si vous avez des informations, vous pouvez contacter les numéros suivants : 05 59 01 22 28 (groupe d’atteinte aux personnes) ou 05 59 01 22 22 (standard du service).

Mercredi 28 Juin 2017 La NASA annonce la découverte de 219 planètes, dont 10 semblables à la Terre

Ces mondes font partie du recensement planétaire du télescope Kepler, qui a détecté un total de plus de 4 000 planètes en l'espace de quatre ans.
Une planète semblable à la Terre orbite autour de son étoile sur cette illustration de la NASA.
PHOTOGRAPHIE DE NASA, JPL-CALTECH

La NASA vient d'ajouter 219 planètes potentielles à son catalogue listant les mondes au-delà de notre système solaire. Dix d'entre elles pourraient être des planètes rocheuses tempérées présentant des similitudes avec la Terre.

Dans ce nouvel échantillon on observe une planète qui pourrait être la plus similaire à la Terre jamais observée : KOI 7711.01, seulement 30 % plus large que notre frêle oasis. Elle orbite autour d'une étoile semblable à notre soleil, à 1 700 années lumière.

Cette planète qui fait plus ou moins la taille de la Terre gravite autour de son étoile et se réchauffe ainsi suffisamment pour produire de l'eau liquide et potentiellement en recouvrir sa surface.

« Elle est à peu près aussi chauffée que notre planète l'est pas le soleil » explique Susan Thompson de l'institut SETI, qui fait partie de l'équipe d'astronomes qui ont annoncé la découverte de ces planètes lundi 19 juin. Mais « il reste beaucoup d'inconnues sur cette planète. Il est difficile d'affirmer qu'il s'agit véritablement d'une planète jumelle de la Terre. Nous devons d'abord en savoir plus sur son atmosphère, et vérifier la présence d'eau sur cette planète. »

Observée pour la première fois par le télescope Kepler de la NASA, KOI 7711.01 n'est qu'une pépite dans le long catalogue de l'équipe de recherche, qui compile les découvertes permises par les observations de Kepler ces quatre dernières années.

« La plupart des planètes trouvées par Kepler sont plus petites que Neptune. Le télescope nous a permis de réaliser l'existence de ces petites planètes, » explique Thompson.

Le catalogue comprend également - et c'est peut-être là le plus important - suffisamment d'informations pour que les scientifiques commencent à déterminer une démographie exoplanétaire ou à recenser diverses formes de vies peuplant les autres mondes plutôt que de se concentrer sur des curiosités isolées.

« Nous passons de la volonté de découvrir des nouveaux systèmes individuels à celle de comprendre la démographie des mondes présentant des similarités avec notre planète bleue, » continue Thompson.
LE RECENSEMENT GALACTIQUE

Kepler a été conçu et envoyé dans l'espace en 2009 précisément pour orbiter autour du soleil et détecter des exoplanètes. Le télescope a ensuite passé quatre ans à observer plus de 200 000 étoiles et des bouts de ciel près des constellations du Cygne et de la Lyre. Sa mission : déterminer la similitude entre la Terre et les exoplanètes observées dans la Voie Lactée.

Pour ce faire, le télescope a comptabilisé les absences de luminosité causées par le passage des planètes entre leurs étoiles et la Terre. Selon la durée et la fréquence de l'interruption de luminosité, les scientifiques ont pu déterminer la taille des planètes vagabondes et à quelle distance elles orbitaient autour de leurs étoiles.

Une autre « Terre », selon les critères du télescope, est un monde rocheux situé dans la zone habitable - une région qui n'est ni trop chaude ni trop froide pour que l'eau liquide puisse se former à sa surface. Au fil des années, Kepler a trouvé plusieurs planètes candidates, apportant un peu plus chaque jour des éléments de réponse aux astronomes.

Des 4 034 mondes possibles, près de 50 sont rocheux et se blottissent contre leur étoile dans la zone habitable. Plus de 30 ont d'ores et déjà été confirmés comme étant de réels sujets d'étude.

« Ce nombre aurait pu être ridiculement petit... Je suis donc extatique que l'on ait trouvé 50 mondes habitables potentiels tournant autour d'étoiles proches, » estime Courtney Dressing.

Ce nombre peut sembler modeste mais considérez ceci : Kepler a observé une toute petite partie du cosmos, un champ d'étoiles couvrant à peine 1/400e de la totalité du ciel. Le télescope ne pouvait détecter que les planètes passant entre leurs étoiles et la Terre. D'après Dressing, il n'y a qu'une chance sur 200 pour que cela se produise dans un système planétaire comme le nôtre.

Pendant les prochains mois, les scientifiques vérifieront les chiffres trouvés par Kepler et partiront de cette population de 50 mondes rocheux pour, en extrapolant, arriver à un recensement galactique de planètes similaires à la Terre. Même si nous n'avons pas encore de réponse finale, le résultat probable est que l'on peut trouver des milliards de « Terre » dans notre galaxie.

« Y a-t-il d'autres planètes sur lesquelles nous pourrions vivre, hormis cette planète que nous considérons comme notre foyer ? » demande Thompson.

Il est remarquable que les scientifiques puissent poser cette question à l'échelle de milliards de planètes. Après tout, nous avons appris qu'il y avait des mondes en dehors du système solaire il y a seulement 25 ans. Maintenant, plus nous observons, plus nous cherchons, plus il apparaît évident que notre galaxie est remplie de planètes qui pourraient nous être très familières, ce qui rend encore plus probable la thèse selon laquelle que nous ne sommes pas seuls dans le cosmos.

Mercredi 28 Juin 2017 Du microplastique dans nos rivières, un phénomène méconnu, mais inquiétant

La pollution des océans par les microplastiques est un phénomène inquiétant. Mais 80 % de ces fragments viendraient des rivières. Des initiatives de science participative sont prises pour étudier cette pollution en amont, dans les eaux continentales. Les résultats permettront de confronter les États à leur responsabilité.

Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), correspondance

Deux canoës s’apprêtent à glisser le long de la Nive, au Pays basque, en cet après-midi ensoleillé et venteux du mois d’avril. Sur la plage de galets en face de la zone d’embarquement, deux hommes ont tendu leur ligne et attendent qu’un poisson plus gourmand ou curieux que les autres se laisse tenter par leur appât. Dans les bateaux, c’est un matériel de pêche d’un tout autre genre que les quatre bénévoles de l’association la Pagaie sauvage ont embarqué : une bouteille de plastique coupée en deux sur laquelle est fixé un collant pour bébé, le « babylegs ». La partie de pêche qui s’annonce n’a pas pour objectif de rapporter du poisson, mais de collecter des données sur le taux de pollution aux microplastiques.

Entre 7.000 et 35.000 tonnes de microplastiques, constitués de particules de plastique inférieures à 5 millimètres, flotteraient à la surface des océans. Pourtant, cette fourchette reste une sous-évaluation de la teneur totale des milieux marins en microplastiques, car les mesures excluent ceux ingérés par la faune ou absorbés par la flore, ceux présents en suspension dans les colonnes d’eau ou ceux qui se déposeraient sur les fonds marins. Au total, 92 % du plastique présent dans les océans pourrait être du microplastique.

Depuis plusieurs années, de nombreux scientifiques se penchent sur ces particules invisibles à l’œil nu qui, présentes dans les milieux marins, se retrouvent désormais dans l’intégralité de la chaîne alimentaire, jusque dans nos assiettes, et qui posent des questions de pollution environnementale et de santé publique. La nocivité en soi des microplastiques sur la santé animale ou humaine reste une question en suspens ; cependant, il a été prouvé que les particules de plastique sont un fixateur de premier ordre pour les substances chimiques et notamment les perturbateurs endocriniens.
« Les études dans les océans sont un premier pas, mais insuffisant »

Si les sources de contamination ne sont pas encore parfaitement connues, il existe néanmoins de fortes suspicions. La plus connue est sans doute celle des cosmétiques : nombre de nos produits hygiéniques contiennent des microbilles de plastiques non traitées par les stations d’épuration du fait de leur trop petite taille. Les exfoliants, certains dentifrices et gels douche sont concernés. Directement rejetées dans les eaux usées, les microbilles atterrissent en milieu naturel. Néanmoins, la législation en France évolue puisque, dès le premier janvier 2018, les microbilles de plastique seront bannies des produits cosmétiques.


La deuxième source de la pollution aux microplastiques serait nos machines à laver. Éric Thybaud, responsable du pôle danger et impact sur le vivant à l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris), explique : « Nous n’avons pas d’éléments précis, mais les microfibres pourraient venir des lave-linges : elles se dégageraient au moment du lavage des vêtements synthétiques. »

Enfin, le dernier type de microplastiques est issu de la fragmentation de plastiques plus importants qui viennent de sources de pollution mieux identifiées : décharges sauvages, décharges emportées par des crues, rejets par les industries, etc. Éric Thybaud rappelle qu’il ne s’agit là que de présomptions : « Pour valider ces hypothèses, il faudrait reprendre ces plastiques et en déterminer la nature chimique. »

Selon une estimation, environ 80 % des microplastiques retrouvés dans les océans transiteraient par les eaux continentales et seuls 20 % seraient rejetés directement dans les mers. Les rares études menées en eau douce montrent que la teneur en microplastiques y est inquiétante. Ainsi, dans le lac Léman, en Suisse, les chercheurs en ont retrouvé dans tous les types d’échantillons prélevés. En France, seul l’Ineris a mené une recherche sur l’estomac des goujons en 2013 : 10 % des individus de l’échantillon étaient contaminés. Pour Éric Thybaud, « cette étude nous a permis d’observer que le phénomène n’est pas marginal et qu’il est à peu près équivalent à ce que l’on observe en milieu marin ».


S’intéresser à cette pollution des eaux continentales n’a rien d’anodin pour Lise Durantou, l’une des fondatrices de l’association la Pagaie sauvage, laboratoire citoyen sur les microplastiques : « Les études dans les océans sont un premier pas, certes, mais insuffisant. Le milieu océanique n’appartient à personne, ce qui permet de diluer les responsabilités de chaque État. Si l’on veut mieux connaître les sources de contamination et prendre des mesures efficaces pour lutter contre, il faut analyser les eaux continentales. » Le constat est partagé par Éric Thybaud : « Mener d’autres études en eau continentale permettrait de déterminer l’origine des microplastiques et, s’il est avéré qu’ils ont un impact sur les organismes et les écosystèmes, essayer de mettre en place des mesures pour éviter cette contamination. » Mais, si l’Ineris s’intéresse au sujet, l’institut n’a pour l’instant pas les moyens financiers ni humains de poursuivre dans cette voie.
Alerter les citoyens sur le danger de cette contamination méconnue

Face à la rareté de recherches scientifiques, des acteurs de la société civile se sont emparés de la question. La brigade Riverine Input, mise en place par l’ONG Surfrider depuis 2014, se charge de relever tous les mois les niveaux de pollution dans huit zones de l’Adour. Macrodéchets, analyses de la qualité de l’eau et, bientôt, observation du microplastique : le spectre de la brigade est large. Si les échantillons collectés depuis mars 2014 par l’ONG n’ont pas encore révélé leur taux de microplastiques, c’est parce que l’observation nécessite du matériel, a minima une loupe binoculaire. Mais une équipe de chercheurs anglais vient de changer la donne en publiant, en mars 2017 dans la revue Nature, la description d’une nouvelle technique plus simple et moins coûteuse pour séparer le microplastique des autres matières en le rendant fluorescent. Antoine Bruge, responsable du programme Riverine Input, voit dans cette étude la solution pour enfin analyser les échantillons qu’il garde précieusement dans un carton au pied de son bureau dans le grand hangar moderne qui abrite le siège de Surfrider.



À bord des canoës de la Pagaie sauvage, l’équipe jette son dévolu sur une gorge bordée par une plage de sable. Les pétales d’acacia qui volent dans la brise et l’eau cristalline de la Nive qui chante entre les rochers laissent présager un milieu préservé. Les quatre membres de l’association présents ce jour-là se relaient pour tenir le « babylegs » trente minutes à l’eau. La technique qu’ils utilisent a été mise au point par une scientifique canadienne, Max Liboiron. Très simple à reproduire, elle a pour objectif d’impliquer les citoyens dans une démarche de science participative : chacun peut élaborer un filet « babylegs » chez lui, procéder à un relevé et envoyer les résultats à l’équipe de l’association qui se charge de les analyser et de les reporter sur la carte interactive de leur site. Lise Durantou espère ainsi faire des émules et inciter des particuliers à participer à une meilleure connaissance de cette pollution invisible. Il s’agit aussi d’alerter les citoyens sur le danger de cette contamination méconnue.

La jeune structure a déjà trouvé un partenaire pour compléter sa carte : elle s’est associée au projet Solidex, une initiative menée par trois jeunes qui descendront la Loire en canoë pendant deux mois à partir de juin 2017 pour faire de la prévention environnementale. Tous les 100 kilomètres, les participants à Solidex réaliseront un relevé et l’enverront à l’équipe de la Pagaie sauvage pour analyse. Entre les mailles du filet, au milieu des feuilles mortes et des pétales d’acacia, la Nive va révéler un de ses secrets les mieux gardés : l’eau, en apparence cristalline, contient-elle d’infimes particules de plastique ? Lors d’un précédent relevé, l’équipe avait déjà découvert des microplastiques. Mais cela n’étonne plus Alexandre Schaal, cofondateur de la Pagaie sauvage, depuis qu’un relevé s’était avéré positif, à à peine cinq kilomètres de la source de la Dordogne.

Mercredi 28 Juin 2017 Planète 10 : notre Système solaire cacherait une dixième planète !

En étudiant les plans orbitaux de plusieurs objets de la ceinture de Kuiper situés à plus de 50 fois la distance entre la Terre et le Soleil, des chercheurs ont constaté des anomalies quant à leur inclinaison moyenne. Pour eux, la seule explication valable est qu'une planète d'une masse comprise entre celle de Mars et celle de la Terre soit à l'origine de cette déformation. Alors, la planète 10 existe-t-elle ?


CE QU'IL FAUT RETENIR

Dans la ceinture de Kuiper, l’inclinaison du plan orbital d’objets éloignés diffère par rapport aux prédictions.
Deux chercheurs proposent qu’une planète de la masse de Mars soit à l’origine de ce phénomène, et il ne s'agirait pas de l’hypothétique planète 9.
Pourtant, si la planète 10 existe, pourquoi ne l’avons-nous toujours pas débusquée ?

Des chercheurs ont réalisé des calculs en se basant sur des observations d'objets de la frange la plus lointaine de la ceinture de Kuiper (cet anneau de petits corps, restes de la formation de notre Système solaire, s'étend au-delà de Neptune). Résultat : selon eux, une planète de la masse de Mars perturberait l'orbite de ces objets. Il ne s'agit pas là de l'hypothétique planète 9, dont l'existence a été proposée en 2016 par Mike Brown et Konstantin Batygin, mais d'une autre encore : la planète 10. Enfin... une possible planète 10.
Pour l'instant, personne ne l'a vue. Pour les auteurs de ces recherches à paraître dans The Astronomical Journal (il s'agit de Kathryn Volk et Renu Malhotra, de l'université de l'Arizona), cette planète se cacherait quelque part à environ 60 UA du Soleil. Son influence gravitationnelle serait suffisante pour expliquer l'inclinaison moyenne du plan orbital des objets de la ceinture de Kuiper les plus éloignés parmi les 600 étudiés.
Selon les prédictions, dans l'ensemble, au-delà de 50 fois la distance Terre-Soleil (soit 50 UA), les plans orbitaux des KBO (les objets de la ceinture de Kuiper sont appelés KBO, pour Kuiper Belt Objects, en anglais) devraient être, en moyenne, proches du plan dit invariable des planètes du Système solaire. Or, les chercheurs ont constaté une différence de 8°. Certes, « il existe une gamme d'incertitudes pour la déformation mesurée, mais il n'y a pas plus de 1 à 2 % de chance que cela soit simplement un hasard statistique de l'échantillon restreint d'observations de KBO », ont commenté les chercheurs.

Sur cette illustration, où la taille des planètes est volontairement exagérée, l’hypothétique planète 10 (au premier plan) a le plan de son orbite incliné par rapport aux huit autres planètes situées plus près du Soleil (au centre). En arrière-plan, on distingue le plan de notre galaxie, la Voie lactée. © Heather Roper, Lunar and Planetary Laboratory, University of Arizona
Beaucoup d’interrogations autour de cette hypothétique dixième planète


Que la fameuse et très recherchée planète 9 (aussi appelée planète X) soit mêlée à la modification des plans orbitaux de ces KBO est une possibilité éliminée par les deux astronomes. Elle n'a pas le profil : sa masse est estimée à 10 fois celle de la Terre et « [elle] est trop loin pour influencer ces KBO [elle est située entre 500 et 700 UA, NDLR]. [Le candidat] doit être certainement beaucoup plus proche que 100 UA ». En revanche, ils n'excluent pas qu'il s'agisse en fait de plusieurs objets planétaires.

Autrement, une alternative pourrait être que ces perturbations aient été provoquées dans le passé par le passage d’une étoile dans le voisinage de notre Système solaire. Mais les auteurs n'y croient pas. Il aurait fallu alors que l'intrus soit passé au minimum à 100 UA du Soleil et, en outre, son influence aurait disparu en une dizaine de millions d'années.
Mais alors, si la planète 10 existe, pourquoi ne l'avons-nous toujours pas débusquée ? « Très probablement parce que nous n'avons pas encore cherché dans tout le ciel des objets distants du Système solaire », répondent les chercheurs. Pour eux, la meilleure cachette est le plan de notre galaxie, la Voie lactée (en arrière-plan). Les étoiles y pullulent et il serait facile pour un objet, qui plus est sombre et froid, de se cacher...
Pour l'instant, certains de leurs collègues sont dans l'incertitude. « J'ai des doutes sur le fait qu'une planète si proche et si brillante ait pu rester inaperçue », a indiqué Alessandro Morbidelli (observatoire de la Côte d'Azur) interrogé par New Scientist. Konstantin Batygin (California Institute of Technology), quant à lui, a déclaré : « C'est une idée intéressante qui mérite attention ». Affaire à suivre donc...



http://www.futura-sciences.com/sciences/personnalites/sciences-xavier-demeersman-1353/

Mercredi 28 Juin 2017 Alerte à la prolifération excessive de moustiques

A l’approche de l’été, une prolifération inhabituelle de moustiques a déjà été observée dans trois départements français. Et la quasi-totalité du pays présente des conditions favorables à leur multiplication. Décryptage.

L’été s’installe sur la France, et avec lui son lot de désagréments saisonniers. Parmi eux, les inévitables piqûres de moustiques. Et cette année encore, vous ne serez pas épargnés, bien au contraire ! Le site Vigilance Moustiques classe en effet trois départements en "prolifération inhabituelle" : La Loire-Atlantique, la Mayenne mais aussi l’Essonne .


90% de la France présente des conditions favorables aux moustiques

Au-delà de ces zones, le site considère que 90% du territoire français présente actuellement des conditions favorables à la multiplication des moustiques. D’autant que " la chaleur de ces dernières semaines a favorisé l’éclosion des œufs", déplore BFM TV dans un reportage daté du 26 juin 2017. A noter : ces insectes apprécient particulièrement les zones humides pour se dévelloper, tels que les marais, les étangs ou encore les bords de rivières. Mais s'ils ont le don de gâcher nos douces soirées d'été, ils occupent néanmoins une place essentielle dans la chaîne alimentaire : "si on n'avait pas de moustiques, on n'aurait pas d'oiseaux", souligne Isabelle Henault, conseillère municipale chargée de l'environnement interrogée par BFM TV .


Les astuces pour ne pas se faire piquer

Alors comment éviter de se faire piquer ? Le site Vigilance Moustiques rappelle tout d’abord l’importance d’ éliminer toute eau stagnante dans laquelle les moustiques pourraient pondre : coupelle sous les pots de fleur, récipients laissés à l’air libre, gouttières bouchées… En somme, "tout objet (même petit) susceptible de retenir de l’eau de pluie", peut-on lire sur le site internet. Pensez aussi à porter des vêtements couvrants et à user de basilic , de citronnelle ou d’ huile essentielle de géranium rosat pour repousser ces indésirables insectes.


En savoir plus sur http://www.medisite.fr/

Mercredi 28 Juin 2017 Il place une barre de savon sous ses draps pour une raison que plus de gens devraient connaître!

Si vous souffrez de crampes musculaires ou du syndrome des jambes sans repos, cette astuce est de la plus haute importance pour vous! C'est tellement efficace, vous n'en reviendrez pas!

Je n’ai pas besoin de vous dire à quel point ça fait mal, c’est incommodant et que ça empêche de dormir!

Alors, cette astuce qui fonctionne à merveille pour diminuer les épisodes de crampes et de jambes sans repos consiste à… glisser un pain de savon sous le drap-housse, près des jambes quand vous dormez!

L’explication la plus logique serait que le savon est riche en magnésium, un élément qui prévient et soulage les crampes dans les jambes et le syndrome des jambes sans repos. Mais dans le fond personne ne sait pourquoi exactement ça fonctionne, mais ça fonctionne!

Une petite recherche sur Google vous le démontrera : tout le monde l’a essayé et tout le monde dit que ça a eu un effet presque miraculeux sur leurs crampes nocturnes et sur leurs épisodes de jambes sans repos.

Arrêtons de chercher pourquoi et faisons-le! On n’a rien à perdre et tout à gagner!

Mercredi 28 Juin 2017 Aspirine au long cours: des risques à plus de 75 ans

Une étude britannique constate que le risque d’hémorragie, parfois grave, était sous-estimé pour certaines catégories d’âge.

Plusieurs millions de Français ayant subi un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral prennent de l’aspirine à faible dose dans l’espoir d’éviter une rechute. Ils s’exposent ainsi à un risque d’hémorragie interne connu des médecins. Mais une étude publiée dans The Lancet indique que la fréquence et la gravité de cette complication ont été sous-estimées chez les personnes âgées de plus de 75 ans. Dans cette population, le risque de saignements majeurs est plus élevé que ne le laissaient penser des essais menés principalement sur des patients plus jeunes. «La sévérité des saignements et la mortalité augmentent avec l’âge», alertent les chercheurs de l’université d’Oxford, après avoir suivi plus de 3000 personnes recevant 75 mg d’aspirine par jour pendant dix ans.

«Ce résultat ne remet pas en cause l’intérêt de l’aspirine en prévention secondaire chez des patients qui sont à très haut risque de récidive», s’empresse de préciser le Pr Gérard Helft, cardiologue à la Pitié-Salpêtrière. La prise quotidienne d’aspirine réduit en effet de 20 à 25 % la probabilité de survenue d’un nouvel événement, après une crise cardiaque ou AVC. Ses vertus antiagrégantes plaquettaires limitent le risque de formation des caillots dans les vaisseaux sanguins. Un bénéfice particulièrement marqué chez les patients âgés, qui sont statistiquement les plus susceptibles de faire une rechute.
«Effet secondaire»

Comme le rappellent les chercheurs, il existe un traitement destiné à diminuer le risque d’hémorragie digestive liée à l’aspirine, avec une efficacité de l’ordre de 70 à 90 %. «La prescription des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) devrait être encouragée après 75 ans», suggèrent-ils. En France, ce médicament n’est pas prescrit de façon systématique en raison d’un doute sur d’éventuels effets indésirables à long terme. «Nous essayons de ne pas allonger les ordonnances, alors que les patients âgés reçoivent souvent une quinzaine de médicaments par jour», explique le Dr Jean-Jacques Monsuez, cardiologue à l’hôpital René-Muret-Bigottini (Sevran), qui plaide désormais pour une réflexion sur l’évolution des recommandations.

En dix ans de suivi, 314 patients parmi les 3166 inclus ont été hospitalisés pour une hémorragie - digestive dans la majorité des cas, intracrânienne plus rarement. Le risque augmente avec l’âge. Le taux annuel d’hospitalisation pour saignements est de 1,5 % avant 65 ans. Il monte à 3,5 % chez les 75-84 ans et à 5 % après 85 ans. La gravité des saignements suit la même courbe, s’élevant au fil du temps.

Si l’aspirine ne peut être exclue du traitement de la maladie coronaire après un accident, la question est plus controversée en prévention primaire. Chez des personnes sans antécédents, «le bénéfice, moins important, se trouve en effet contrebalancé par le risque d’effet secondaire», indique le Dr Monsuez. La Haute Autorité de santé recommande de mesurer le risque cardio-vasculaire des Français de 40 à 65 ans à l’aide d’un questionnaire disponible sur son site. Un risque élevé (supérieur à 5 % à dix ans) justifie la prescription d’un antiplaquettaire au long cours. Il est aussi conseillé de combattre la sédentarité, le stress et de veiller à une alimentation équilibrée.

Mercredi 28 Juin 2017 PRINGLES : UN INGRÉDIENT CANCÉRIGÈNE DANS CES CHIPS ?

C’est un fait scientifiquement avéré : notre alimentation peut influencer le risque de développer un cancer. Depuis quelques années, certains nutritionnistes alertent la communauté internationale sur les dangers des Pringles et des ingrédients que ces chips contiennent.

L’alimentation, facteur de risque ou de prévention du cancer ?

Le régime alimentaire est l’un des paramètres sur lequel l’homme peut agir pour réduire le risque de développer une pathologie cancéreuse. En effet, de nombreux aliments affichent des propriétés nutritionnelles protectrices contre la prolifération de cellules cancéreuses. A l’inverse, certains autres peuvent avoir un impact négatif lorsqu’ils sont consommés excessivement. C’est le cas, notamment, des produits riches en sel, en gras ou de l'alcool. Mais au-delà de la sélection entre bons et mauvais aliments, c’est davantage en agissant sur l’hygiène de vie que l'on peut contribuer à la prévention du cancer.


Est-ce dangereux de manger des Pringles ?

Aujourd’hui, de nombreux produits industrialisés affichent des teneurs en sodium bien trop élevées. En plus du sel utilisé comme assaisonnement, la consommation de ces aliments contribue à dépasser quotidiennement les valeurs recommandées par les autorités sanitaires. En cela, les chips font partie des produits qui ne doivent pas être consommés régulièrement, afin de limiter les risques de cancer gastrique. Mais dans le cas spécifique des Pringles, le risque semblerait aller au-delà de la seule teneur en sel puisque des études ont démontré la présence d’acrylamide au sein de ces biscuits apéritifs. Or, cette substance chimique, produite lors de cuissons à très haute température, serait potentiellement toxique.

En savoir plus sur http://www.medisite.fr/

Mercredi 28 Juin 2017 Les aliens arrivent: Anonymous pense que la Nasa va annoncer la découverte d’extraterrestres

Se basant sur les récentes avancées de l’agence spatiale américaine et sur différentes déclarations, le collectif de hackers assure qu’une annonce sans précédent sera bientôt faite sur la découverte d’une vie extraterrestre dotée d’intelligence.

«La Nasa dit que les extraterrestres arrivent !», écrit le collectif de hackers Anonymous sur son site internet le 20 juin, dans un billet affirmant que l’agence américaine s’apprête à annoncer la découverte d’une vie extraterrestre douée d’intelligence.

Dans une vidéo accompagnant le texte, le groupe d'activistes, réputé pour ses attaques informatiques et ses piratages à vocation politique, explique se baser sur de récentes découvertes de l’agence spatiale américaine, mais également sur des propos de l’astrophysicien Thomas Zurbuchen, responsable adjoint de la Direction des missions scientifiques de la Nasa.

Wow, 219 potential new planets! @NASAKepler data shows us that most stars are home to at least one planet...Are we alone? https://t.co/IW5PKEU39F— Thomas Zurbuchen (@Dr_ThomasZ) 19 juin 2017

Anonymous souligne les propos de ce dernier, lors d’une audience au Congrès américain le 26 avril, où il aurait déclaré que la découverte d’hydrogène sur Encelade (un satellite de la planète Saturne) et de gerbes d’eau sur Europe (une lune de Jupiter), indiquaient que l’on était proche de découvrir les preuves d’une vie extraterrestre.

«Au vu de toutes les différentes activités et missions qui sont [dédiées] à la recherche de preuves d’une vie extraterrestre, nous sommes sur le point de faire l’une des plus profondes et inédites découvertes dans l’histoire», avait déclaré Thomas Zurbuchen, lors de l’audience portant sur la science et l’espace.
Auteur: Anonymous Global

Dans la vidéo, Anonymous cite les propos d’astronautes et de passionnés de l’espace, allant également dans le sens de la découverte d’une vie extraterrestre. Le collectif affirme en outre que le fait que certaines personnes aient rapporté avoir vu des Ovni ou des aliens serait la preuve que «quelque chose se passe au-delà de l’atmosphère».

Lire aussi : Tout l'univers observable en un simple coup d’œil

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.Les Aliens Arrivent: 

Mercredi 28 Juin 2017 Le survivalisme se répand parmi les millionnaires de la technologie

Ceux qui se préparent "à la fin du monde" s’appellent les survivalistes. Mais le survivalisme n’est plus seulement l’apanage de quelques illuminés qui vivent en treillis au fond des bois, il est devenu courant parmi les dirigeants de la Silicon Valley et les grands investisseurs du numérique. C’est ce que raconte avec force précision un grand papier du New Yorker, qui donne envie à la fois de rire et de pleurer.

Steve Huffman, 33 ans, cofondateur de Reddit (une sorte de vaste forum estimé à 600 millions de dollars), s’est fait opérer des yeux parce qu’en cas de désastre, il veut augmenter ses chances de survie sans lunettes ou lentilles de contact. Chez lui, il a des motos, des armes, des munitions, de la nourriture stockée. “De quoi voir venir un bon moment” explique-t-il. Un ancien haut-cadre de Facebook, lui, s’est acheté quelques hectares boisés sur une île du Pacifique Nord où il a installé générateurs, panneaux solaires, et un tas de munitions. Pas trop loin de zones habitées, parce qu’il a une théorie : on ne pourra pas survivre seul, il faudra former une milice locale. Un dirigeant d’une entreprise numérique préfère ne pas avoir recours aux armes à feu, il prend des cours de tir à l’arc. Un autre, à la tête d’un fond d’investissement, a un hélicoptère avec un réservoir plein, toujours prêt à décoller, et a fait construire un bunker, équipé d’un système de filtrage de l’air. Et il affirme que beaucoup de ses amis font de même. Certains se contentent s’achètent des maisons dans diverses parties du monde, au cas où. Le lieu de repli très prisé : la Nouvelle-Zélande.

Un phénomène marginal ? Pas tant que ça, manifestement. L’un de ces néo-survivalistes estime que la moitié au moins des millionnaires de la Silicon Valley se prépare, chacun à sa manière. Mais c’est difficile à évaluer. La plupart préfère ne pas en parler, pour la simple raison que, le jour du dernier jour, ils ne veulent pas ne pas voir débarquer tous leurs voisins.

La question, évidemment, est : pourquoi ce phénomène touche-t-il plus particulièrement ces très riches de la Silicon Valley ? J’ai plein de réponses à vous proposer, pour une fois.

L’un de ces survivalistes high tech livre une hypothèse : “les gens les plus au courant des leviers qui activent la société comprennent qu’on vit en ce moment sur une très fine couche de glace.” Par exemple, eux plus que les autres savent à quel point nous sommes dépendants des technologies (l’acheminement des denrées par exemple) et combien les technologies sont faillibles (sensibles aux attaques). C’est moyen rassurant. Mais il y a une hypothèse conjointe : certains craignent un effet backlash des torts que la Silicon Valley a causé à la société américaine dans son ensemble. En gros, ces gens se sont enrichis en automatisant le travail, en reléguant des pans de l’industrie dans l’Histoire, ils craignent une rébellion contre eux (où l’on s’aperçoit que dans leur esprit, la catastrophe n’est pas forcément naturelle, elle peut être aussi humaine….). C’est plus rassurant.

Parmi les autres hypothèses, il y a les imaginaires. D’une part, l’idée survivaliste est à l’œuvre depuis longtemps dans l’imaginaire américain. Il l’est encore plus dans la Silicon Valley, où le libertarisme à l’œuvre est aussi une célébration de l’auto-suffisance (on est content d’aider les autres quand on peut, mais on compte d’abord sur soi). Et puis il y a les films (“Deep Impact”, “le Jour d’après”…), les séries (“The Walking dead”…). Tout ça activé par le fait que ces gens de la Silicon Valley passent leur temps à imaginer l’avenir – c’est ça le mantra et la réussite de la Silicon Valley, imaginer le monde de demain – et donc dans cette projection, il y a les utopies, mais aussi les dystopies. D’ailleurs, chacun semble osciller entre les unes et les autres. Alors pourquoi faire le choix de se préparer à l’avenir le plus noir ?

Et si tout ne tenait pas à l’argent ? D’abord parce que ces gens ont tellement d’argent que, même si la catastrophe est une hypothèse statistiquement faible, ça ne leur coûte rien de s’y préparer (avoir des maisons partout et un hélicoptère toujours prêt par exemple). En un sens, il font donc un calcul rationnel. Mais il y a quelque chose de plus profond. Ces gens ont tellement d’argent que, eu égard au fonctionnement de la société américaine, ils ont tout, ils sont parés à tout. Il faut donc s’inventer une angoisse supérieure, un but ultime.

Au vu de tout ça, la seule question me semble-t-il : en cas de fin du monde, ne faut-il pas mieux crever que devoir survivre avec tous ces tarés ?

Auteur Xavier de La Porte pour France-Culture

Mardi 20 Juin 2017 Canicule : 51 départements en vigilance orange

Un total de 16 départements du Sud-Ouest et de la région parisienne ont été placés ce 18 juin en vigilance orange canicule par Météo-France. En conséquence, le ministère de la Santé a activé une plateforme téléphonique d'information gratuite

Cinquante-et-un départements sont désormais placés en vigilance canicule par Météo-France, a annoncé dans l'après-midi du 19 juin l'organisme de prévision météorologique.

Trente-cinq départements supplémentaires, du centre et du centre-est du pays, ont été ajoutés aux seize du Sud-Ouest et d'Ile-de-France déjà concernés par cette alerte depuis le 18 juin*.

Ces 35 nouveaux départements sont l'Ain, l'Allier, l'Ariège, le Cher, la Corrèze, la Côte-d'Or, la Creuse, l'Eure-et-Loir, la Haute-Garonne, le Gers, l'Ille-et-Vilaine, l'Indre, l'Indre-et-Loire, l'Isère, le Jura, le Loir-et-Cher, la Loire, la Loire-Atlantique, le Loiret, le Lot, la Mayenne, la Nièvre, l'Orne, le Puy-de-Dôme, les Hautes-Pyrénées, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Sarthe, la Seine-et-Marne, les Yvelines, le Tarn, le Tarn-et-Garonne, l'Yonne, l'Essonne et le Val-d'Oise.

L'épisode de fortes chaleurs perdure et se décale vers le nord-est en s'intensifiant, note Météo France.
Des maximales estimées entre 34 et 37°C

Ce lundi 19 juin, les températures maximales de l'après-midi atteignaient entre 34 et 37°C, de la Nouvelle Aquitaine vers le Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire et l'intérieur de la Bretagne. Les plus fortes valeurs s'observaient des Landes aux Charentes avec 38/39°C. La nuit devrait rester "bien chaude", avec des températures minimales mardi matin généralement comprises entre 18 et 22 °C.

Mardi après-midi, les fortes chaleurs gagnent l'Est et se maintiennent sur l'Ouest. Les maximales seront souvent supérieures à 34/35 degrés avec des pointes à 37/38 degrés de la Nouvelle Aquitaine vers le Centre-Val-de-Loire. Le temps devient en outre lourd et parfois orageux.

La canicule doit persister jusqu'à jeudi, avant un rafraîchissement amorcé par l'ouest.


Un numéro gratuit : 0800.06.66.66

La plateforme canicule mise en place par le ministère de la Santé, "accessible au 0800.06.66.66, permet d'obtenir des conseils pour se protéger et protéger son entourage, en particulier les plus fragiles", indique la direction générale de la Santé dans un communiqué. L'appel est gratuit depuis un poste fixe en France de 09H00 à 19H00, précise-t-elle, soulignant que les autorités sanitaires "surveillent la situation heure par heure".

Le ministère prodigue "des conseils simples" pour "protéger sa santé, en particulier pour les personnes les plus à risques": "buvez régulièrement de l'eau", "rafraîchissez-vous et mouillez-vous le corps", "mangez en quantité suffisante et ne buvez pas d'alcool", "évitez de sortir aux heures les plus chaudes", "maintenez votre logement frais", "pensez à donner régulièrement de vos nouvelles à vos proches"...

Il insiste aussi "sur la nécessité d'éviter les efforts physiques pendant les vagues de chaleur, en particulier aux heures les plus chaudes de la journée"

*Douze départements de la côte Atlantique (Vendée, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Vienne, Charente, Charente-Maritime, Haute-Vienne, Gironde, Landes, Dordogne, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) sont en vigilance orange, ainsi que Paris et les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Val-de-Marne et Seine-Saint-Denis).

Un épisode caniculaire se caractérise par des journées et des nuits chaudes pendant plus de deux jours d'affilée.

Mardi 20 juin 2017 La plus vieille eau du monde contiendrait une forme de vie quasi extraterrestre

Arrêtez de chercher : les aliens se cachent sous terre. Une équipe de scientifiques a trouvé une forme de vie non identifiée dans les profondeurs de la planète.

Depuis toutes ces années, nos yeux étaient rivés vers le ciel, à attendre qu’E.T et ses copains daignent descendre de leurs cachettes galactiques. Baissez la tête : les aliens se cachent depuis des millénaires sous la Terre, sans que personne ne le sache.

Ils sont plus petits que prévu, mais quand même. En analysant la plus vieille eau du monde trouvée dans une grotte dans le nord de l’Ontario (Canada) en 2013, des scientifiques ont découvert une forme de vie microbienne non identifiée.
deep-mine-waters.jpg
Des scientifiques prélèvent la "plus vieille eau du monde" au fond d'une mine au Canada.
B. SHERWOOD LOLLAR VIA LIVE SCIENCE

Leurs résultats viennent d’être publiés dans le journal scientifique Nature.
Un écosystème en parallèle de notre planète

C’est à 2,4 kilomètres de profondeur que de l’eau séparée de la surface de la Terre il y a 2,64 milliards d’années – la moitié de l’âge de la Terre – menait sa petite vie dans le sous-sol canadien avant qu’on ne mette la main dessus en 2013.

Selon les chercheurs, cette eau découverte au fond d’une mine canadienne a été isolée de la surface terrestre depuis si longtemps qu’elle aurait développé son propre écosystème et une forme de vie microbienne quasi extraterrestre, en parallèle de notre planète.

Alors que les humains et les animaux produisent leur énergie grâce à une réaction chimique entre la nourriture et l’oxygène qu’ils ingèrent, la forme de vie bactérienne découverte dans les abîmes terrestres utiliserait d’autres moyens pour parvenir à survivre.
bacteria_cells.jpg
Gros plan de cellules bactériennes.
MEDIA FOR MEDICAL, GETTY IMAGES

"La plupart des formes de vies vivent grâce à la lumière du soleil, mais ces microbes enfouis en profondeur semblent survivre grâce au peu d’énergie qu’ils tirent de l’eau coincée dans ces roches anciennes", a expliqué Long Li, professeure à l’Université d’Alberta associée à l’étude, dans un communiqué de presse.

Privées d’oxygène et de soleil, c’est grâce à de l’hydrogène et à du sulfate créé sur place avec la radioactivité des roches que les cellules en question se maintiendraient en vie.

Et si la découverte promet d’accroître notre compéhension de la vie sur Terre, elle ouvre aussi le champ des possibles pour la vie sur Mars.
Des martiens à la cave ?

Trouver de la vie extraterrestre sur Terre, c’est aussi une bonne nouvelle pour notre quête des aliens ailleurs. Sur Mars, des milliers de roches vieilles de millions d’années semblables dans leur composition minérale à celles de l’Ontario peuplent la surface et potentiellement le sous-sol de la planète rouge.
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Des roches sur Mars.
NASA
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Des roches sur Mars.
NASA

Grâce à la découverte des scientifiques canadiens, on sait désormais qu'elles sont susceptibles, elles aussi, d'abriter des formes de vie microbienne.

"Je ne dis pas que ces microbes existent forcément mais que les conditions nécessaires pour constituer une vie microbienne sur Mars existent", précise Long Li dans un communiqué de presse.

Avis donc aux futurs explorateurs de Mars : si vous voulez trouver des amis, commencez par creuser sous terre, enfin sous Mars.

Mardi 20 Juin 2017 La côte ouest du Groenland touchée par un tsunami

C’est une petite vidéo amateur, aux images tremblées, étonnamment émouvante. Peut-être parce qu’on entend haleter la jeune femme qui filme, Olina Angie K. Nielsen, et les huskies aboyer sans fin, alors que la mer répand caisses en plastique, seaux et canots sur l’herbe rase. Soit une grande partie des objets du quotidien des 101 habitants de Nuugaatsiaq, village de la côte ouest du Groenland, touchée par un tsunami aux alentours de 22h30 samedi soir.

Ce 18 juin, les habitants de ce territoire autonome du Danemark ont enfilé bottes fourrées et anoraks. Devant les petites maisons colorées, désertées après que d’immenses vagues ont balayé la grève, on voit des canapés, des tables et des chaises. Onze maisons ont été emportées par la mer. Plusieurs villages ont été touchés, et selon les autorités, neuf personnes sont blessées, dont deux gravement, et quatre sont portées disparues. Le site d’information local, Kalaallit Nunaata Radioaa (KNR), parle de deux morts certaines. Un bilan qui aurait pu être plus lourd si l’on n’était pas en juin, saison où le soleil ne se couche jamais sur Nuugaatsiaq, situé au-delà du cercle polaire.

Selon KNR, le centre de surveillance géologique danois a émis l’hypothèse selon lequel un tremblement de terre de magnitude 4, relevé par ses services samedi soir à 30 km au nord de Nuugaatsiaq, a provoqué un glissement de terrain dans la mer, et déclenché les vagues. Le séisme n’a pourtant pas été signalé par l’USGS, le site américain qui tient en temps réel le décompte de tous les séismes dans le monde. L’agence danoise craint des répliques et a demandé aux habitants de rester vigilants.
Fonte accélérée des glaciers

Le Groenland – grand comme trois fois la France – et ses 55 000 habitants sont aux premières loges des conséquences du réchauffement climatique. La fonte accélérée des glaciers modifie l’environnement, les traditions et les opportunités économiques. Le réchauffement des eaux attire de nouvelles espèces, comme la baleine pilote, et fait revenir la morue, donnant un coup d’accélérateur aux revenus de la pêche. Le dégel des terres rend relativement plus accessibles ses ressources en pétrole, gaz et terres rares, attisant les convoitises des industriels miniers.

A 400 km au nord de Nuugatsiaq, dort une autre menace pour l’environnement, le «Camp Century», une base militaire américaine construite en 1959 en pleine guerre froide, sous la terre glacée du Groenland. Abandonné par Washington en 1967, le site abrite 200 000 litres de gasoil, 240 000 litres d’eaux usées, des biphényles polychlorés (les pollueurs persistants PCB), et un volume inconnu d’éléments radioactifs laissés là par des scientifiques persuadés que «jamais il ne s’arrêterait de neiger», comme l’a dénoncé l’an dernier le scientifique canadien William Colgan. Une bombe à retardement pour l’environnement, qui pourrait empoisonner la nature d’ici la fin du siècle. A moins qu’un séisme, lui aussi imprévisible, n’accélère le processus.

Mardi 20 Juin 2017 Médecine régénérative : un implant vivant pour réparer les os développé par des chercheurs français

« Actuellement, pour régénérer l’os, les chirurgiens utilisent des membranes de collagène imbibées de facteurs de croissance qui favorisent le développement cellulaire », indique le communiqué de l'Inserm. « Mais ces membranes sont d’origine animale, avec un risque d’inflammation. Et les facteurs de croissance sont libérés passivement, sans contrôle réel de leur concentration. La nouvelle génération d’implants doit s’affranchir de matériaux d’origine animale et permettre de contrôler la diffusion des facteurs de croissance de façon intelligente »,
Pour cela, son équipe est partie de polymères nanofibreux qui imitent le réseau de collagène. A ces polymères, elle a associé des nanoréservoirs contenant les facteurs de croissance. « Ces nanoréservoirs sont en fait des petites gouttelettes déposées sur les nanofibres. Dès qu’ils rentrent en contact avec une cellule, ils libèrent une dose nanométrique de molécule », détaille-t-elle.

Si la lésion de l’os est petite, l’implant peut être déposé tel quel : les cellules résiduelles de l’os le coloniseront sur place.

« Mais si la lésion est importante, des cellules vivantes doivent être associées à l’implant, d’où le terme d’implant vivant. Pour cela, plusieurs types de cellules peuvent être utilisées : cellules de l’os ou cellules souches. L’équipe de Nadia Benkirane-Jessel utilise des cellules souches mésenchymateuses prélevées dans la moelle osseuse. Jusque-là, ces cellules étaient déposées telles quelles, en deux dimensions sur les nanofibres. Mais pour accélérer la régénération les chercheurs ont eu l’idée de préorganiser ces cellules en trois dimensions. “Pour cela, nous avons créé des sphéroïdes, c’est à dire des petites sphères contenant chacune quelques cellules organisées en 3D que l’on dépose sur une autre dimension 3D. Cette double 3D constitue l’implant nanofibreux”, explique Nadia Benkirane-Jessel.

Vient ensuite le moment de l’implantation. “La couche de nanofibres et ses nanoréservoirs se présente comme un pansement thérapeutique (une feuille de papier) que nous apposons au niveau de la lésion osseuse. Comme un pansement. Puis, dans la foulée, au cours du même acte chirurgical, nous déposons un hydrogel contenant les sphéroïdes sur cette couche”, décrit-elle. In vivo chez la souris, cet implant a permis à un fragment d’os du crâne de se régénérer intégralement en 31 jours. Ce succès a conduit l’équipe à déposer une demande de financement pour un essai préclinique chez le chien, meilleur modèle animal de régénération osseuse avant l’homme (pour cette indication).

Reste à travailler en parallèle sur la vascularisation de ces implants, pour être en mesure de combler un os et pas seulement de régénérer sa surface. “En cas de comblement d’une lésion de grande taille, la vascularisation ne se fait que sur les bords de l’implant et nous assistons à une nécrose centrale. Cela oblige à l’heure actuelle à effectuer une greffe d’os autologue (prélevé au patient lui -même). C’est pourquoi nous continuons d’améliorer notre implant en ajoutant des facteurs d’angiogenèse dans les nanoréservoirs, ou des cellules souches et/ou des cellules endothéliales qui tapissent les vaisseaux sanguins”, conclut la chercheuse. »

Arthrose : des implants de nouvelle génération qui régénèrent le cartilage et l'os abîmés

Psychomédia avec source : Inserm.

Mardi 20 Juin 2017 Il a plu en Antarctique, et ce n’est pas bon signe

Une étude alarmante vient d'être publiée par des climatologues américains qui travaillent sur le réchauffement climatique en Antarctique. Elle souligne les inquiétantes fontes de glace à l'ouest du continent austral, marquées par des chutes de pluie

Le retrait des États-Unis de l’accord de Paris a remis le réchauffement climatique sur le devant de la scène médiatique ces dernières semaines, provoquant notamment un appel du président Macron aux talents étrangers désireux de lutter contre ce phénomène. Les scientifiques, eux, s’inquiètent des faits alarmants qu’ils observent depuis plusieurs années.

Le dernier exemple en date se trouve dans la dernière édition du journal Nature Communication : des climatologues du Scripps Institution of Oceanography et de l’université de l’Ohio ont constaté un dérèglement climatique causant des chutes de pluies au niveau de l’ouest de l’Antarctique. Un phénomène dû à de nombreux facteurs, notamment le réchauffement des températures marines et atmosphériques de la zone.

Selon les scientifiques ayant étudié la question, ce changement de climat tient à la fonte anormale de la surface d’une portion du continent glacé, représentant une superficie de près de 770,000 km2, soit un peu plus que l’état du Texas aux États-Unis.


UN PHÉNOMÈNE APPELÉ À SE REPRODUIRE

Situé vers la barrière de Ross — la plus grande barrière de glace de l’Antarctique —, cette zone aurait fondu à cause du phénomène El Niño, surnom donné aux perturbations de la circulation atmosphérique entre pôles et équateur, empêchant la remontée d’eau froide.

Ce type d’évènement amène un air chaud et humide, qui fait fondre la surface des immenses glaciers. Avec la condensation, il y a donc eu des chutes de pluies inhabituelles, favorisant d’autant plus la fonte de la neige en surface.

L’Antarctique reste encore l’endroit le plus froid sur notre planète. Seulement, ce genre de phénomène pourrait avoir des conséquences graves sur les températures et la montée des eaux dans le futur.

Une fracture de cette barrière est possible, avec pour conséquence directe de libérer d’un coup une quantité de glace dans les eaux, qui ferait considérablement monter le niveau de la mer. À elle seule, l’Antarctique pourrait même le faire lever de plus de trois mètres.


Ces évènements sont à rajouter au fait que l’augmentation de la température globale des océans fait fondre une bonne partie de l’ouest de l’Antarctique. Si l’on rajoute à ça les changements atmosphériques, les pluies et le phénomène El Niño — qui devraient se répéter de plus en plus fréquemment au cours des prochaines années — l’Antarctique n’est pas près d’arrêter de se diluer dans les océans.

La meilleure explication de ce qui se passe actuellement — et aussi de ce qui pourrait bientôt se produire — est apportée par David Bromwich, co-auteur du papier et responsable de l’équipe de l’Ohio : « Nous avons un duel de tir à la corde entre l’influence d’El Niños et les vents d’ouest, et il semblerait qu’El Niños soit en train de gagner. […] C’est un modèle qui est en pleine émergence. Et parce que nous attendons un Niño plus fort et plus fréquent à l’avenir, on peut s’attendre à de nouvelles et importantes fontes des glaces de l’Antarctique ouest. »

Mardi 20 Juin 2017 Madagascar: la destruction alarmante de sa biodiversité inquiète les chercheurs

A Madagascar, la protection de la biodiversité et le développement durable sont au cœur de la recherche scientifique. La cinquième édition du forum dédié à la recherche en la matière s'est clôturée, vendredi 16 juin, à l'Académie malgache, à Antananarivo.

Pendant trois jours, 250 chercheurs malgaches venus de toute l'île mais aussi des scientifiques étrangers ont échangé autour d’une question cruciale. Comment sauvegarder la biodiversité tout en favorisant le développement du pays ?

Connue pour ses nombreuses espèces endémiques végétales et animales, Madagascar fait face à une destruction de sa biodiversité alarmante. Culture sur brûlis, coupe abusive des arbres, charbonnage... 50 000 hectares de forêts par an disparaissent ainsi sur la Grande Ile. Or, il y a 60 ans, les forêts primaires couvraient près de 30% de la Grande Ile. Aujourd'hui, seuls 12% ont survécu aux activités humaines. Une réalité alarmante qui inquiète les chercheurs.

Le trafic de bois précieux est un désastre écologique qui contribue à la déforestion de Madagascar
Getty Images/Martin Harvey Le trafic de bois précieux est un désastre écologique qui contribue à la déforestion de Madagascar.
« Même si Madagascar est riche en biodiversité, cette biodiversité commence vraiment à se dégrader, à se perdre. C’est là, un des rôles fondamentaux des chercheurs : montrer où est le danger pour que les décisions soient prises. Mais, nous savons aussi que beaucoup de personnes dépendent de ces forêts et donc, le rôle de la recherche c’est d’essayer de trouver comment concilier les différents types de gestion », souligne Claudine Ramiarison, directrice générale de la Recherche scientifique au ministère malgache de l'Enseignement supérieur.

Mieux faire connaître la biodiversité pour inciter la population à la protéger. Irina Ratsizafy, doctorante au Centre national de Recherches sur l'environnement, plaide pour une plus grande ouverture du monde scientifique.

« En fait, on ne peut pas juste dire à la population, arrêtez de couper, arrêtez de brûler, arrêtez de… Ils ne comprennent pas. Ils ne savent pas. Ce sont ceux qui savent, c’est-à-dire les scientifiques... - qui savent que c’est important et que c’est nécessaire - de travailler dessus et d'informer ensuite la population », souligne-t-elle.

Un rôle des chercheurs toutefois limité par le faible budget alloué à la Recherche scientifique. La Grande Ile ne consacre que 0,04% de son produit intérieur brut à ce secteur.

Mardi 20 Juin 2017 Zu San Li, le point des centaines de maladies : Voici ce qui se passe quand vous le massez !

Dans la médecine traditionnelle chinoise, le corps est considéré comme un système de vitalité, le massage peut donc influencer le flux de vitalité et le bon fonctionnement des organes. Le point Zu San Li est connu comme « le point de la longévité » en Chine , et « le point des centaines de maladies » au Japon.
Où se trouve ce point magique?

Le point de la longévité se trouve sous la rotule. Pour le trouver, vous devez couvrir votre genou avec la paume de la main. Le point se trouve entre les extrémités du petit doigt et de l’annulaire, c’est comme une petite égratignure entre les os. Vous pouvez également le trouver en vous asseyant sur le sol, et en appuyant vos pieds sur le sol en les ramenant vers vous, sans lever les talons. Sous le genou il y a une zone plus élevée. Détecter le point le plus haut, mettre le doigt dessus, et levez vous. Le point sur lequel votre doigt est pressé est le point Zu San Li.

Quel est le rôle de ce point pourquoi les Japonais l’appellent –ils le point d’une centaine de maladies?

Le point Zu San Li permet:

Le bon fonctionnement des organes de la partie inférieure du corps.
Le bon fonctionnement de la moelle épinière dans les parties qui sont en charge du tractus gastro-intestinal, du traitement des voies, des organes génitaux, des reins et des organes surrénaux.
Il libère de l’adrénaline, de l’hydrocortisone et d’autres hormones essentielles pour le sang.
La stabilisation de la pression artérielle
La stabilisation du taux de glucose et de l’insuline
Régler le système immunitaire
Eliminer les inflammations de l’organisme
Améliorer la digestion
Traiter les impacts d’un accident cérébral
Guérir les maladies de l’appareil digestif

Le frottement de ce point vous aidera à avoir confiance en vous, vous débarrasser de l’anxiété et de la pression et de retrouver une harmonie intérieure.

En frottant ce point, vous pouvez guérir de nombreux maux, y compris le hoquet, la constipation, la gastrite, l’incontinence.

Comment procéder?

Il est idéal pour frotter le point Zu San Li tous les matins, avant de déjeuner, 9 fois dans un mouvement circulaire dans le sens des aiguilles d’une montre sur chaque jambe. Vous devriez le faire pendant 10 minutes.

Avant de commencer à frotter, vous devez prendre une position assise relâchée. Calmez votre respiration et de concentrez-vous sur vos émotions. Vous pouvez frotter le point avec vos doigts ou avec un grain (sarrasin, avoine, riz, etc …).

En outre, vous pouvez placer une demi-gousse d’ail et la laisser pendant 1 à 2 heures (jusqu’à ce que la peau devienne rouge). Le frottement du point Zu San Li de nuit est idéal pour réduire le poids de 400 à 500 grammes par semaine. Ne pas frotter juste avant d’aller dormir car cela peut troubler le sommeil.
Vous pouvez frotter le point Zu San Li constamment, mais cela aura un meilleur impact pendant la nouvelle lune.

Huit jours après le début de la nouvelle lune, frottez ce point dans la matinée sur chaque jambe dans le sens de l’aiguille d’une montre. C’est le meilleur moment pour frotter le point, gardant à l’esprit l’objectif final de fortifier le système immunitaire, améliorer le travail de tous les organes et de faciliter le processus de vieillissement.
Avant le déjeuner, frottez le point sur chaque jambe dans le sens des aiguilles d’une montre, de manière à améliorer la mémoire, le travail du système cardio-vasculaire et le système digestif.
Après le déjeuner, frottez le point en même temps sur les deux jambes, pour prévenir l’anxiété, la nervosité et l’irritabilité, les migraines et les troubles du sommeil.
La nuit, frottez dans le sens contraire aux aiguilles d’une montre, gardant à l’esprit l’objectif final d’améliorer la digestion et de perdre du poids.

samedi 10 juin 2017 UFC-Que choisir appelle au retrait immédiat de 23 produits cosmétiques dangereux

Alain Bazot, président de l'association, exhorte l'État à intervenir et le consommateur à "faire le ménage dans sa trousse de toilette".

UFC-Que choisir publie ce jeudi 8 juin une liste-choc de près de 1.000 produits cosmétiques indésirables dont 23 à retirer immédiatement des rayons. Ces produits sont "hors la loi" car ils contiennent des substances chimiques que la réglementation leur a tout simplement interdites d'utilisation", s'étrangle Alain Bazot, président de l'association de consommateurs. "En toute logique, il faudrait faire un rappel de ces produits pour que les consommateurs qui les ont achetés en toute bonne foi se fassent rembourser", poursuit-il.

Soins pour les yeux, gels coiffants, fonds de teint... Un large éventail de produits du quotidien contiennent des perturbateurs endocriniens, qui "impactent l'organisme et la santé" du consommateur. D'autant que certains produits cohabitent dans un même foyer. C'est ce que l'on appelle communément "l'effet cocktail".

La Commission européenne s'est saisie de l'affaire et freine des quatre fers pour interdire ces produits aux effets néfastes. Après la publication de cette liste, UFC-Que choisir espère que les pouvoirs publics français vont suivre la marche. Mais le consommateur doit également se mobiliser et "faire le ménage dans sa trousse de toilette".

http://www.rtl.fr

Samedi 10 Juin 2017 Contraint de déménager sa ferme car ses vaches dérangent ses nouveaux voisins

Éleveur depuis 6 générations, il est contraint de déménager sa ferme car ses vaches « dérangent » ses nouveaux voisins venus prendre leur retraite à la campagne

Cela fait six générations que ses ancêtres cultivent cette terre.. et pourtant, Nicolas Bardy, jeune agriculteur résidant dans le petit village de Lacapelle-Viescamp, dans le Cantal, va peut-être devoir arrêter son activité ou être contraint de déménager. En cause : des voisins venus s'installer à côté de ses vaches pour prendre leur retraite, mais qui ne supportent pas le bruit et l'odeur des animaux.

Originaire de Saint-Étienne, le couple de retraités, qui a préféré conserver l'anonymat, était venu s'installer il y a un peu plus d'une dizaine d'années. Au début, la cohabitation se fait paisiblement, jusqu'à ce que Nicolas Bardy reprenne la ferme de ses parents. La petite exploitation ne compte alors qu'une quinzaine de vaches laitières, mais en s'associant avec ses parents, l'agriculteur cantalou espère rajouter quelques têtes de bétail et passer aux vaches allaitantes. Des veaux viennent s'ajouter à son cheptel... mais c'est là que le bât commence à blesser.

Le couple de voisins commence à se plaindre de l'odeur occasionnée, selon eux, par les nouveaux animaux. Cela commence par de simples remarques, et les voisins tentent d'abord de résoudre la situation à l'amiable. Jusqu'à ce qu'en 2009, les retraités déposent finalement une première plainte de manière formelle, pour des ballots de paille placés de l'autre côté du chemin communal, à quelques dizaines de mètres de la maison. Le médiateur départemental est mobilisé, et les balles de fourrage sont déplacées une première fois... puis une deuxième, et enfin une troisième fois.

« On essayait de trouver une solution, nous n’étions pas obligés, explique Nicolas Bardy dans les colonnes du quotidien régional La Montagne , tout en rappelant au journal auvergnat qu’il n’existe pas de réglementation en la matière. Mais là, une fois, deux fois, trois fois, à chaque fois le médiateur… On s’est dit : “Ce n’est plus nous, le problème”. » Les voisins, eux, trouvent l'odeur « insupportable ». La situation s'envenime alors, et ce qui n'était au départ qu'une simple querelle de voisinage sans grande envergure finit par atterrir devant les tribunaux.

Coincé par une faille juridique, c'est la mort de sa ferme

En 2014, la justice donne d'abord raison à l'agriculteur, mais les voisins, mécontents, ne l'entendent pas de cette oreille, et refusent de lâcher l'affaire. Ils décident de faire appel, et après avoir envoyé une lettre au procureur, leur insistance finit par payer... puisque l'affaire est relancée devant la cour d’appel de Riom et le jugement tranche finalement en leur faveur !

De fait, les avocats des plaignants avaient trouvé, cette fois-ci, un argument juridique imparable. En fouinant un petit peu dans les dossiers, ils se sont rendu compte de la présence d'une erreur de la part de l'agriculteur : l'un des deux bâtiments de la ferme, construit en 1996, n'était pas censé accueillir de vaches au regard des normes légales. De son côté, Nicolas Bardy plaide la bonne foi : il n'y installe que quelques-unes de ses bêtes au cœur de l'hiver afin de les garder au chaud. Il assure aussi que, même s'il reconnaît cette erreur, il n'avait pas connaissance de ce détail administratif, exhumé par ses voisins pour appuyer leur procédure. « On ne peut pas passer notre vie à chercher à savoir si on est irréprochable », se défend-il.
Toujours est-il que, la faille ayant été trouvée, il doit enlever toutes les vaches de ce hangar. Plus de ballots de paille à moins de 50 mètres de l'habitation, et pas de fumier non plus. L’agriculteur, désormais le dos au mur, a jusqu’à janvier pour déménager sa ferme 50 mètres plus loin et se mettre en conformité, sous peine de devoir payer 1000 euros d'astreinte pour chaque infraction relevée...

Mais même en voulant bien faire, selon lui, c'est techniquement impossible. En effet, c'est bien uniquement l'hiver que les vaches, mises à l'étable, dérangent les voisins : le reste de l'année, elles sont dans les prés et ne gênent personne. La seule solution serait de faire vêler les vaches dehors... Sauf qu'en hiver, dans le Cantal, il fait souvent froid et il y a de la neige. Une éventualité que le jeune agriculteur refuse catégoriquement, par respect pour la santé et le bien-être de ses animaux. « Ce n’est pas ma vision de l’élevage », explique-t-il.

Coincé, à court de solutions et sans aucune échappatoire même avec toute la meilleure volonté du monde, c'est la mort de sa ferme, soupire-t-il, à moins de changer totalement de modèle et de se reconvertir dans un autre domaine. Avec une exploitation familiale d'une petite vingtaine d'animaux seulement, la famille explique « ne pas avoir les revenus nécessaires pour supporter ça. »

Du côté du couple de retraités, on assure n'avoir aucune intention de nuire aux agriculteurs : interrogé par La Montagne sur l'éventualité que la ferme fasse faillite à cause de sa plainte, le voisin en question assure « en être conscient », et ajoute que « ce n’est pas le but recherché », avant d'expliquer avoir fait le choix de s'installer ici parce que le pays lui plaisait. Il se défend toutefois d'avoir le nez délicat du citadin néorural, qui veut vivre à la campagne sans accepter les petits « désagréments » occasionnés par les activités agricoles, chose que bien des sympathisants de Nicolas Bardy lui repprochent. Pour se justifier, il explique qu'il était même prêt à aider son voisin à faire les foins. « On a eu de la patience, mais il y a des jours où on ne pouvait pas rester dans la cour. »

À l'heure actuelle, impossible de voir si les vaches dérangent ou non, car elles sont dans les prés. Ce n'est qu'aux alentours du mois de janvier qu'elles rentrent à l'étable : « Quand notre petite-fille venait, on était obligé de la faire jouer à l’intérieur », expliquent les retraités pour illustrer la gêne occasionnée par les animaux.



Déjà presque 15 000 signatures sur une pétition pour soutenir l'agriculteur

Les voisins de Nicolas Bardy se sont rapidement mobilisés en apprenant la nouvelle : Aujourd'hui, à Lacapelle-Viescamp, presque tous les jardins et les maisons affichent des pancartes en soutien au paysan. Des tracts ont également été distribués dans diverses communes environnantes, et un barbecue géant a été organisé en guise de solidarité.

Un comité de soutien a même été créé, à l'initiative de certains habitants. L'une des membres de ce comité, Stéphanie Fourcat dénonce l'absurdité de la situation au micro de TF1 : « Beaucoup de petites exploitations, comme celle-ci, sont à la base des petits villages : ce sont les maisons qui sont arrivées ensuite autour ! » Voisine immédiate de la famille Bardy, c'est elle qui a créé une pétition en ligne sur le site Change.org, pétition qui a déjà recueilli presque 15 000 signatures, et qui commence à faire du bruit sur les réseaux sociaux. Jean-Paul Andrieu, un autre agriculteur de la région, renchérit en défense de son confrère éleveur : « Les gens qui viennent à la campagne, on est d'accord pour les accueillir, ce n’est pas un souci... mais en retour il faut qu'ils acceptent les avantages et les inconvénients de ce mode de vie. »

En réaction aux critiques des autres habitants du village, le couple de retraité assure que si ces voisins soutiennent l'agriculteur, c'est bien parce qu'ils ne sont pas directement concernés par la proximité de sa ferme. « Aucun autre voisin ne subit de nuisances. Revenez en hiver quand les vaches seront là, et vous verrez ! »

Nicolas Bardy a décidé de se pourvoir en cassation. Mais dans l'attente de cette nouvelle audience, qui aura lieu en 2020 ou en 2021, il risque gros s'il veut conserver son activité.

Samedi 10 Juin 2017    200 ANIMAUX EMPOISONNES A SAINT PIERRE LA MER, PRES DE NARBONNE

Saint-Pierre la mer : du cannabis, du liquide de refroidissement et des plombs retrouvés dans le corps des chats empoisonnés

Sunny, l’un des derniers chatons empoisonnés.
Les résultats de l’autopsie ont révélé la présence de plombs dans le corps des chats, du cannabis et du liquide de refroidissement dans leur estomac. Quelque 200 chats ont ainsi trouvé la mort à Saint-Pierre la mer ces dernières semaines.

Un cocktail létal qui ne leur laisse aucune chance. "Les chats sont nourris la nuit", déplore pour sa part Michèle Grenier-Bolley, enquêtrice pour la SPA qui elle aussi dépose plainte. "J’ai été saisie en 2011 et 2012 à St-Pierre pour des problèmes similaires, lorsque je représentais la Fondation Brigitte Bardot. Et là ça recommence avec une ampleur jamais atteinte. C’est honteux !"

Céline est consternée, ses six chats ont été empoisonnés, et cette résidente de St-Pierre a déposé plainte. "C’est catastrophique, je vais en enterrer un aujourd’hui !"

Arrive alors son voisin en pleurs, un chaton agonisant entre les mains. L’homme est visiblement dans tous ses états. Profondément attaché aux animaux, il est très touché par cette affaire de maltraitance et a de lui-même amené des corps de chats chez le vétérinaire.

Samedi 10 Juin 2017 Un risque grandissant d'une collision avec un astéroïde, selon des chercheurs tchèques

Les astéroïdes en question proviennent d'une branche des Taurides, étoiles filantes d'un essaim météorique apparaissant régulièrement dans le ciel.

Des astronomes de l'Académie tchèque des sciences ont évoqué mardi le risque plus élevé pour la Terre d'être touchée par un astéroïde, recommandant vivement des recherches pour éviter "un désastre local ou même continental".

"Objets potentiellement dangereux". Les astéroïdes en question proviennent d'une branche récemment découverte des Taurides, étoiles filantes d'un essaim météorique apparaissant régulièrement dans le ciel. L'étude recommande vivement de poursuivre des recherches approfondies pour "mieux décrire cette source réelle d'objets potentiellement dangereux, suffisamment importants pour causer un désastre local ou même continental". La nouvelle branche comprend des objets se déplaçant ensemble autour du Soleil. La Terre les rencontre une fois toutes les quelques années, pendant une période d'environ trois semaines.

Au moins deux astéroïdes de 200 à 300 mètres de diamètre. "Pendant cette période, la probabilité d'une collision avec un objet de taille (d'environ des douzaines de mètres dans le diamètre) est manifestement plus élevée", a souligné l'Académie tchèque dans un communiqué de presse. Les scientifiques ont tiré leurs conclusions après l'analyse de 144 bolides - grands météores lumineux - au sein des Taurides et la détection de cette nouvelle branche comprenant au moins deux astéroïdes de 200 à 300 mètres de diamètre.

Des astéroïdes non détectés. "Le plus probablement, la branche comprend aussi nombre d'astéroïdes non détectés, d'une dizaine de mètres de diamètre ou plus grands", indique l'Académie dans un communiqué de presse. "D'où le risque d'une collision avec un astéroïde qui augmente manifestement quand la Terre rencontre cet essaim de matière interplanétaire, toutes les quelques années", selon ce texte. Les astéroïdes sont très fragiles, mais quand ils sont aussi grands ils peuvent pénétrer profondément dans l'atmosphère et créer une menace réelle de collision avec la Terre, expliquent les scientifiques.

Samedi 10 Juin 2017 Les 8 arbres les plus anciens, les plus grands et les plus majestueux au monde

Ces arbres sont sur terre depuis des milliers d’années. Ils ont beaucoup d’histoires à raconter et si vous les voyez, vous serez étonnés.

Les arbres sont des cadeaux sacrés de la nature. Espérons que l’humanité apprendra à mieux l’apprécier et à protéger nos arbres des abattages inutiles. Voici huit photos montrant les géants de la forêt.

1. Le Roi des Arbres: le Sequoia est le plus grand au monde! Il est situé dans le parc national des Sequoias en Californie.

Samedi 10 Juin 2017 Une tour d’un kilomètre de haut, c’est pour 2019

En construction en Arabie Saoudite depuis 2013, la Tour Jeddah devrait devenir en 2019 la plus haute tour du monde jamais construite. Voici dix infos vertigineuses sur cet incroyable bâtiment de 1000 mètres de haut.

1. C’est haut, très haut

1000 mètres. Un fichu kilomètre donc ! Cette tour imaginée par les architectes du cabinet Adrian Smith + Gordon Gill Architecture de Chicago deviendra le premier édifice au monde à franchir cette barre symbolique.

2. Un observatoire à vous filer le vertige

L’observatoire le plus haut de la tour culminera à 638 mètres. De quoi se taper de sacrées sueurs froides en regardant en bas. À titre de comparaison, la tour Eiffel taquine « à peine » les 324 mètres. Construit sous forme de balcon, l’observatoire sera long d’une trentaine de mètres.
3. Un spécialiste du genre à la manœuvre

Adrian Smith, l’un des architectes, est un habitué des records. La Tour Jeddah ravira le titre de plus haut édifice à la tour Burj Khalifa de Dubaï qui culmine pour sa part à 828 mètres… et qui est l’œuvre du même homme ! Dix ans après l’inauguration de la première, Adrian Smith dépassera donc sa propre marque, en 2019.

4. Des logiciels pas adaptés

Cela peut surprendre, mais la tour est si grande, avec tellement de détails qu’il est impossible sur ordinateur d’obtenir un rendu permettant de la voir d’un seul tenant, à moins de recourir à des vues d’oiseaux. On ose à peine imaginer les dessins d’architecture et de perspective…

5. Et le vent ?

Avec une telle hauteur, les éléments sont forcément un problème. Les architectes ont dû prendre en compte la force du vent et de la gravité, pour s’assurer qu’elle soit stable. Sa silhouette a ainsi la particularité de rétrécir au fur et à mesure qu’elle monte, avec un design en trois faces incurvées qui lui confère un aérodynamisme pour affronter sereinement les éléments
6. La base

Avec un tel édifice, on ne rigole pas avec les fondations. Les piliers qui la soutiennent sont d’énormes pylônes qui font chacun trois mètres de diamètre. Certains montent jusqu’à 110 mètres de haut. On n’imagine même pas la tête des bétonneuses…

7. Les déboires du constructeur

En parlant de béton justement, le chantier est conduit par le Saudi BinLadin Group, incontournable entreprise de BTP et puissante famille saoudienne dont était d’ailleurs issu un célèbre terroriste… Si la tour a accumulé un certain retard (elle devait être initialement livrée en 2018), c’est en partie parce que la famille a souffert de la chute du prix du baril de pétrole.
8. Vous prenez l’ascenseur ?

La Tour Jeddah comptera la bagatelle de 59 ascenseurs (dont 5 à double étage) ainsi que 12 escalators. Et là encore, une telle hauteur oblige à quelques arrangements. Ainsi, ces ascenseurs ne pourront pas aller aussi vite que certains fleurons de haute-vitesse, sous peine sinon d’entraîner des nausées chez les utilisateurs liées au changement d’altitude.

9. Un peu d’économie d’énergie

Une construction moderne d’une telle ampleur ne vient évidemment pas sans son lot de considérations écologiques. Ainsi, grâce au système de murs extérieurs qui incluront des vitrages spéciaux, les effets de surchauffe seront diminués, ce qui permettra de faire des économies d’énergie, notamment en terme de climatisation.
10. Quelques chiffres pour finir

La structure de la tour sera composée de pas moins de 80 000 tonnes de métal. Elle fera un total de 167 étages. Il y aura 439 appartements. Et enfin, si vous rêvez d’y dormir un jour, vous pourrez toujours réserver une des 200 chambres d’hôtel.

https://detours.canalplus.fr

Samedi 10 Juin 2017 Crop-circle de Crézancy : énigme céréalière dans le Berry

Vue aérienne annotée du crop-circle de Veaugues dans le Cher


article de Thibaut Alexandre

Le 2 juin 2017, les habitants de la région de Sancerre, dans le Cher, ont eu la surprise de constater dans un champ la présence de grands cercles apparus au cours de la nuit précédente. Ces manifestations n'ont pas manqué d'enflammer les imaginations, donnant lieu aux hypothèses les plus folles. L'équipe de Ciel des Hommes a mené l'enquête sur place.

Les médias locaux se sont fait l'écho de l'apparition d'un crop-circle dans un champ à Crézancy-en-Sancerre (18) le 2 juin 2017. En fait de Crézancy, le crop-circle se trouve sur le territoire de la commune voisine de Veaugues, près du hameau du Briou. C'est d'ailleurs de ce hameau que le crop-circle est le mieux visible, puisque le champ où il se trouve est en contrebas d'une pente où passe la D955 reliant Bourges à Joigny.
Le beau temps et le grand week-end de la Pentecôte ont contribué à la venue de très nombreux visiteurs dans ce pictogramme, au grand dam de l'agriculteur propriétaire du champ, craignant pour sa récolte.

Apparus en Angleterre à la fin des années 1970, les crops-circles, ou cercles céréaliers, sont depuis la source de nombreuses interrogations quant à leurs origines : canulars ? Phénomènes météorologiques ? Essais de l'armée ? Traces d'atterrissages d'éventuels extraterrestres ? Autre chose ? Force est de constater que les années passant, les formes élégantes de ces figures se sont complexifiées, devenant de véritables oeuvres d'art éphémères. D'abord confinés aux pays anglo-saxons, les crop-circles ont commencé à faire leur apparition en France au début des années 1990. Ils sont rares et toujours localisés dans des régions particulières : Centre, Lorraine et parfois région parisienne.

Intrigué par le phénomène, un groupe d'ufologues du Nord-Est de la France, le CNEGU a organisé entre 1989 et 1992 plusieurs voyages annuels d'étude de ces fameuses figures en Angleterre. Leur conclusion, connue sous le nom de rapport VECA (pour Voyages d'Etudes des Cercles Anglais) est sans appel : une majorité, si ce n'est l'ensemble des crop-circles, est très probablement l'oeuvre... de la main (et du pied !) de l'homme ! Les amateurs de sensationnel peuvent passer leur chemin, car derrière une apparente complexité se cache une astucieuse utilisation de quelques règles mathématiques simples, en particulier celles des propriétés du cercle. Des cordes, une planche de bois et seulement une poignée de personnes font le reste ! Depuis leur publication il y a près de 25 ans, les 8 principes VECA n'ont jamais été mis en défaut !

L'étude du crop-circle de Veaugues/Crézancy n'échappe pas à la règle. On peut d'ailleurs remarquer que bien qu'insolite, le crop-circle présente des figures très simples, basées tout simplement sur des cercles. Le centre du crop-circle est ainsi occupé par un cercle central, où les céréales sont couchées dans le sens horaire, de 56 m de diamètre. Il est entouré d'un très grand anneau de 106 m de diamètre dans son plus grand diamètre. Sur un axe sont situés deux grands anneaux de 50 m de diamètre (centrés sur le très grand anneau), lesquels sont prolongés de petits cercles d'une vingtaine de mètres chacun, ce qui confère au crop-circle une dimension de 200 m dans son plus grand axe. Ce qui est bien loin des 500 m annoncés par certains médias nationaux, ce qui est tout bonnement impossible car le champ ne mesure que 320 m dans sa plus grande largeur !

Sur un autre axe, décalé de 70°, sont situés deux autres petits cercles d'une vingtaine de mètres de diamètre. Le cercle Nord-Est est accompagné d'une lunule de 27 m de diamètre, simplement construite à partir du centre du cercle (bord externe) et du très grand anneau (bord interne). Les figures présentent de nombreux ratés : cercles non réguliers les faisant plutôt ressembler à des ovales, défaut de couchage des céréales sur les bords des anneaux, épaisseur irrégulière des anneaux, rattrapage grossier de couchage des céréales au niveau d'une trameline dans le cercle central, etc...


Mieux : le sens de couchage et le recouvrement des figures entre elles permet de retracer une chronologie de l'élaboration du crop-circle. Une chose est sûre : les céréales n'ont pas été couchées instantanément dans la figure !


- P1, principe de visibilité : le crop-circle est très bien visible depuis la D955, un grand axe de circulation qui domine la figure, puisque le champ où elle se trouve est en contrebas.

- P2, principe d'économie ou du moindre effort : l'accès au champ est très facile, puisqu'un chemin de terre bien carrossable le longe. L'accès est d'ailleurs assez discret, ce qui est un plus pour tracer une figure en toute illégalité dans un champ, de nuit. Les circle-makers ont employé des moyens simples, puisque le pictogramme est directement centré sur une trameline, trace laissée par les roues de tracteur permettant un accès très discret au coeur de la figure. Les nombreux ratés présents dans la figure montre que la réalisation a été faite à la va-vite.

- P3, principe de limitation : au niveau géographique, nous pouvons signaler que les erreurs repérées dans le crop-circle de Veaugues sont les mêmes que celles présentes dans un crop-circle tracé près de Bourges en 2009. Les deux crops sont donc sans doute l'oeuvre d'un même groupe de circle-makers. Comme déjà dit, les figures sont très simples, et leur taille n'a rien d'irréalisable.

- P4, principe d'optimisme ou de naïveté : les concepteurs de ce crop-circle ont sans doute pensé que la logique d'ensemble ne serait pas comprise. Pas de chance pour eux, les recouvrements permettent de retracer une chronologie. De plus, et c'est là une preuve maîtresse : des sentiers cachés, trace de passage des circle-makers à travers les cultures, ont été découverts dans les cercles externes.

- P5, principe de faillibilité : des erreurs de conception ont été constatées sur place. On peut même penser que le pictogramme est inachevé, car il manque une lunule pour faire symétrie. Les circle-makers ont-ils été dérangé en fin de réalisation ?

- P6, principe de rétroaction : les derniers crop-circles observés en France étaient plutôt petits en dimension. Le crop-circle de Veaugues est assez vaste. Sa localisation dans le centre de la France, au début du mois de juin, marque-t-il le lancement d'une saison de réalisation de figures en France, la maturation des cultures étant plus précoce que dans le Nord-Est de la France ?

- P7, principe d'imitation : les figures présentes dans le crop-circle (cercles, anneaux, lunule) n'ont absolument rien d'original et ont été observé dans la totalité des crop-circles.

- P8, principe d'indiscernabilité : nous avons pu croiser lors de notre enquête sur le terrain de nombreuses personnes penchant largement pour une origine surnaturelle du crop ("ça n'a pas pu être fait par des humains !", "on n'a jamais vu ça !", "les cercles sont trop parfaits !", etc). Pourtant, nos observations penchent largement pour une réalisation humaine de ce crop-circle. Qui a raison ?

Nous ne sommes pas ici pour convaincre quiconque, car c'est à chacun de se faire sa propre opinion. Sachez simplement que l'enquête de terrain a permis de rencontrer un agriculteur et un vigneron résidant à proximité, et ayant constaté la présence d'une camionnette blanche sur le chemin d'accès au champ lors de la nuit du 1er au 2 juin 2017, de laquelle seraient descendues trois personnes d'allure jeune... Cette nuit-là, il faisait beau, et les éventuels réalisateurs du crop-circle ont pu bénéficier d'un éclairage discret mais non négligeable, puisque la Lune se couchait peu avant 3h du matin. De plus, à l'approche du solstice de juin, le crépuscule dure longtemps.

Une dernière chose en passant : nous n'avons constaté aucune perturbation de nos appareils et instruments lors de notre visite (enregistreur audio, téléphones, appareil photo, boussole). Le crop-circle a d'ailleurs été survolé sans problème par de nombreux drones, et les deux centrales nucléaires situées à proximité n'ont constaté aucune radioactivité anormale dans la région.

Si le sujet des crop-circles vous intéresse, sachez que le groupe Ufo Scepticisme a publié dans la collection des dossiers de Sceptic-Ovni le rapport VECA, qui peut ainsi être emporté sur le terrain pour valider ou non ses redoutables principes.

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