Vendredi 25 Novembre 2016 Association Pour la Sauvegarde du Patrimoine Naturel-Provence-Alpes-Côte d'Azur


Revue de presse
Revue de presse du 19 novembre 2016
novembre 19, 2016 sandycassanbarnel1 commentaire



Climat

La revue de Presse climat d’Alternatiba « Spécial COP 22 »
1/ Les enjeux de la COP22, en résumé :
– A Marrakech, la COP22 à l’épreuve des faits – Le Monde – 4 novembre ; où l’on revient sur le process de la COP21 à la 22, et sur les enjeux majeurs de cette COP : préciser les ­conditions de mise en œuvre de l’accord ; accélérer les efforts des Etats ; avancer sur les questions de financement et d’adaptation. (voir l’abécédaire pour une liste plus exhaustive).
Dans les épisodes précédents, une mise à jour rapide sur ce qu’est une COP et sur la ratification rapide et l’entrée en vigueur de l’accord de Paris juste avant la COP22.
Sur un constat plus critique, il est à noter que malgré l’accord les projets émetteurs de CO2 continuent de se multiplier dans le monde et que les contributions volontaires des Etats nous entraînent même si respectées à un réchauffement de +3,6°C…
– Climat : la COP 22 de Marrakech se termine cette semaine, il serait temps d’accélérer ! – AlterEco+ – 14 novembre ; où après une première semaine de négociations lentes, Célia Gautier revient sur plusieurs enjeux majeurs : décisions reportées sur les règles d’application de l’accord ou la revue des engagements des États, blocages et tensions sur l’agriculture, les financements, l’adaptation, …
2/ … Et sa conclusion bien sur controversée :
– COP 22: clap de fin sur le sommet climat de Marrakech, dans l’ombre de Trump – Libération – 19 novembre ; où l’on revient sur quelques principaux éléments de la COP22 après sa clôture : blocages sur les financements et l’agriculture, processus de révision accéléré mais pas approprié par les États, confirmation de l’accord de Paris après l’élection de Trump et méthode Coué pour croire en son irréversibilité.
– Les ONG globalement déçues par la COP22 – La Croix – 18 novembre ; où l’on se penche sur la réaction des ONG françaises qui de façon générale critiquent le manque d’ambition et d’engagement nouveau des Etats, et leur tendance à « se décharger de leurs responsabilités sur les acteurs non étatiques ». > Dans le détail, le Réseau Action Climat critique la légèreté des États, surtout les plus développés, qui n’ont rien apporté de nouveau à Marrakech ; Attac France dénonce des promesses qui s’éloignent de plus en plus et une démission des États vers le secteur privé avec la croyance qu’il va tout régler ; et le CCFD, le Secours Catholique et Action contre la faim déplorent spécifiquement les blocages sur l’agriculture et la démission sur le sujet des États au profit d’initiatives privées.

> La fin de la COP, c’est aussi l’occasion de déclarations de Marrakech, celle de la société civile mobilisée en marge de la COP qui pose plusieurs exigences pour rester sous la barre des +1,5°C, et celle des États qui réaffirment leurs engagements de la COP21 sans en apporter toutefois de nouveaux.
> Pour la suite, la COP23 sera présidée par les Iles Fidji et la COP24 sans doute en Pologne.
3/ Du côté des États, annonces variées et recherche de leadership :
– COP22 : climat en danger cherche leadership désespérément – Novethic – 15 novembre ; où la question du leadership mondial sur le climat se repose suite à l’élection de Trump, aucun État ni zone n’ayant l’air de s’y être préparé ni de vouloir ou pouvoir particulièrement relancer la dynamique.
– À la COP22, l’échéance 2050 joue les cache-misères – Euractiv – 17 novembre ; où l’on s’intéresse aux stratégies bas carbone à horizon 2050 déposées par plusieurs États, villes et entreprises pendant la COP, qui ont du mal à convaincre car ne relevant pas les ambitions à court terme.
Deux études parues pendant la COP montrent l’une que les États ont « fait peu de progrès » dans leur action climatique depuis l’adoption de l’accord de Paris, l’autre leur action un par un via un indice de performance climatique qui met la France et le Maroc à l’honneur, et l’Arabie Saoudite, le Canada et l’Australie à la fin du classement.
Dans le détail pour plusieurs États :
– Au Maroc, qui se veut nouveau champion du climat et à l’honneur du classement des États, les subventions aux produits pétroliers ont été supprimées et les énergies renouvelables progressent vite, mais le pays reste très consommateur de butane. Le spectre de l’exploitation des gaz de schiste plane également, ainsi que la critique de projets solaires pharaoniques comme à Ouarzazate qui interroge tant il concentre les capitaux et la production.
– L’Europe pourrait être un acteur reprenant une part du leadership, mais un rapport de l’Iddri tout juste paru pointe le fait qu’elle « n’est actuellement pas « sur les rails » pour atteindre ses objectifs d’ici 2030 et 2050« , et que la question de la répartition de l’effort n’est toujours pas réglée. Pire, de nouvelles révélations montrent qu’elle prépare un paquet législatif « qui pourrait subventionner de nouvelles centrales à charbon, et affaiblir les renouvelables en Europe »…
– La France a été désignée championne de l’action climatique et le discours de François Hollande a été salué… mais les ONG soulignent qu’elle n’a pris aucun nouvel engagement et réclament une action concrète sur au moins 12 points précis avant la fin du quinquennat
– Une quarantaine d’États du sud, les plus menacés par les conséquences du dérèglement climatique et réunis dans le « Climate vulnerable forum » se sont en fin de COP engagés « à mettre fin aux énergies fossiles et à atteindre 100% d’énergie renouvelable « le plus rapidement possible », soit au plus tard entre 2030 et 2050″.
– L’Arabie saoudite et l’Australie ont toutes deux tout récemment ratifié l’accord de Paris, même si la concrétisation en actes se fait attendre, comme le rappelle le classement de performance climatique par Etat.
– L’Allemagne a présenté son plan pour réduire ses émissions de CO2 « de 80 % à 95 % » d’ici à 2050, mais qui a été atténué notamment sur les volets transports et charbon, et n’est pas sans contradictions ni critiques.
– Le Royaume-Uni a lancé un plan de sortie du charbon et d’investissement dans les renouvelables pendant la COP.
– Au Canada et au Mexique, mal notés, les deux pays ont pourtant rendu leurs feuilles de route pour une stratégie bas carbone d’ici 2050.
– La COP22 était aussi censée être celle de l’Afrique : l’occasion de revenir sur plusieurs enjeux du continent, entre financements, tensions fossiles/renouvelables, électrification.
4/ Tandis que le spectre de Donald Trump plane sur les négociations…
– Climat : la lutte se poursuit, avec ou sans Washington – Libération – 15 novembre ; où l’élection de Trump porte un coup de massue aux négociateurs à la COP22, laisse de nombreuses incertitudes sur les suites de l’accord de Paris, mais a au moins poussé les autres États à réaffirmer leur attachement à l’accord.
– Climat : Trump pourrait profiter d’une faille juridique pour sortir de l’accord de Paris – Le Monde – 12 novembre ; où l’on balaie les différentes conséquences possibles de l’élection de Trump sur l’action climatique des États-Unis – sortie de l’accord de Paris en 4 ans, de la convention-cadre de l’ONU en un an seulement, ou simplement ne pas respecter ses engagements… sans être sanctionné.
Pour aller plus loin :
– Des militants climatiques (1) (2) et universitaires réagissent et dénoncent la tentative de minimiser l’impact de l’élection de Trump : sortie ou pas sortie de l’accord de Paris, là n’est pas le sujet, mais plutôt celui de son application qui elle est gravement compromise par l’élection de Trump. Ils en appellent à laisser de côté la prophétie auto-réalisatrice de l’accord, mener une nouvelle bataille culturelle et affective pour faire intégrer les enjeux climatiques et redoubler d’efforts dans les mobilisations citoyennes hors Cop pour le climat.
– Bastamag balaie le profil de la future administration Trump où l’on retrouve climato-sceptiques et représentants des marchés financiers… qui en ont financé la campagne.
– Maigre rayon de soleil, une juge a reconnu recevable aux Etats-Unis « la plainte de 21 enfants âgés de 9 à 20 ans, qui affirment que l’État fédéral a failli à sa mission de protéger « la vie, la liberté et la propriété », des dangers du dérèglement climatique ».
– Les représentants américains à la COP ont voulu rassurer et minimiser l’impact de l’élection de Trump et rappeler leurs engagements en présentant leur plan de développement bas-carbone à l’horizon 2050, mais en admettant que son application était incertaine… Ban-Ki-Moon et des chefs d’État ont également appelé Trump à ne pas dénoncer l’accord, ainsi qu’un groupe d’entreprises.
– D’aucuns comme le candidat Sarkozy ont encore proposé d’instaurer une taxe carbone sur les produits américains importés si Trump dénonce l’accord de Paris… ce à quoi se refusent l’Allemagne et la Commission européenne.
5/ Focus sur deux questions centrales : financements et agriculture :
– Celle des financements, avec notamment la feuille de route des 100 milliards de dollars par an à mobiliser par les pays développés : l’occasion de faire le point sur où l’on en est, mais aussi sur leur attribution très critiquée car n’allant que peu aux personnes qui sont les plus durement touchées par le changement climatique et en sont les moins responsables. C’est pourquoi Oxfam pointe spécifiquement l’enjeu des famines et appelle les Etats à accroître la mobilisation du financement de l’adaptation.
Pour aller plus loin, RFI revient sur des cas concrets et la difficulté pour de nombreux projets africains d’accéder à ces fonds, tandis que la Banque Mondiale pointe le coût sous-estimé des catastrophes naturelles dans une étude qui plaide également pour plus et de meilleurs financements de l’adaptation au sud.
– Celle de l’agriculture : A la COP 22, l’accord sur l’agriculture en friche – Libération – 17 novembre ; où l’on se penche sur le report d’un texte sur l’agriculture qui devait être adopté à Marrakech, à cause du traditionnel conflit entre pays du sud et du nord sur la place à donner à l’atténuation et à l’adaptation… et sur les initiatives qui avancent malgré tout.
Plus en détails, retours sur les questions de pêche et de résilience, sur le plaidoyer d’organisations paysannes qui rejettent la préemption des terres agricoles pour le stockage de carbone compensatoire d’autres émissions, sur le lobbying du CGIAR (réseau mondial des centres de recherche dédiés à l’agriculture), ou encore sur la proposition d’une étude britannique de taxer les aliments selon leur empreinte carbone.
6/ Du côté de la société civile, mobilisations variées pour la justice climatique
– A Marrakech, une marche pour le climat très politique – Le Monde – 14 novembre ; où l’on revient sur la traditionnelle marche mondiale pour le climat en parallèle des COP, cette année marquée par des dissensus sur l’opposition à avoir avec le régime marocain taxé de greenwashing.
De nombreuses ONG et organisations de la société civile se sont mobilisées en marge de la COP pour y porter des plaidoyers sur des sujets touchant le climat :
– Le mouvement de désinvestissement a rassemblé plus de 400 organisations réclamant dans une lettre ouverte de renoncer à tout nouveau projet fossile. Particulièrement, la lutte des peuples autochtones d’Amérique du Nord contre les projets fossiles comme Standing Rock a été relayée. Plus spécifiquement, les banques (et particulièrement les banques françaises) et leurs investissements dans ces projets sont aussi visées par une campagne.
– La question de la gestion de l’eau et de la lutte contre le stress hydrique généré par le dérèglement du climat revient dans les débats, notamment sur l’adaptation. Une coalition s’est formée, qui lance un appel pour une intégration de ces questions, la préservation ou la restauration du cycle de l’eau, et une gestion qui s’enracine dans les besoins et les aspirations des populations locales. L’exemple marocain de la protection des oasis par les populations vient illustrer cela ; tandis que la plateforme Océan et climat poursuit aussi sa mobilisation pour « inscrire dans les contributions de chaque pays un plan d’action « océan » relatif aux littoraux, aux populations, aux écosystèmes, … ». En fin de Cop, quelques financements ont été débloqués pour la résilience des zones côtières en Afrique.
– Côté religions, plus de deux cents responsables religieux ont publié une déclaration commune pendant la COP appelant les fidèles, les emprunteurs et les États à sortir des énergies fossiles. Le pape François a aussi spécifiquement appelé à ce que l’accord de Paris sur le climat soit mis en œuvre de façon « correcte et efficace ».
7/ Et à la COP, initiatives et coalitions économiques et financières diverses… et critiquées :
> De façon générale, « ces initiatives sont recoupées sur la plateforme Non-State Actors Zone Climate Action (NAZCA), qui répertorie plus de 12 500 initiatives, dont plus de 2 500 de la part de villes et un peu plus de 2 100 de la part d’entreprises ». Pour plus de détails sur la « finance verte », Novethic a réalisé une synthèse.
> Mais cette place prééminente des entreprises est aussi très critiquée sur les « fausses solutions » déployées et le greenwashing de certains, comme le pointent l’Observatoire des multinationales et Attac Maroc, Reporterre sur l’agro-industrie ou encore certaines publicités plutôt osées…
Dans le détail :
– Plusieurs initiatives africaines ont émergé, avec le Climate Finance Day du 4 novembre pour développer la finance climat et les « investissements verts » en Afrique, concrétisé pendant la COP22 par le lancement d’un réseau d’investisseurs et la transformation d’I4CE en think tank Nord-Sud sur le climat.
– Sur la sensibilisation générale des entreprises, l’initiative « Earth on board » cherche à convaincre les CA des grandes entreprises pour les pousser à agir, ; tandis que Caring for Climate (C4C) regroupe 453 entreprises qui « s’engagent à définir des objectifs précis pour réduire leur empreinte carbone ».
– Sur les renouvelables, l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI) lancée à la COP21 continue d’avancer, ainsi que SE4All (Sustainable energy for all) qui vise à développer les partenariats public-privé pour « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à un coût abordable », ou encore RE100, initiative mondiale qui « vise à impliquer, soutenir et promouvoir les entreprises qui se sont engagées à utiliser à 100% les énergies renouvelables ».
– Un nouveau partenariat, co-présidé par le Maroc et l’Allemagne, a aussi été lancé le 15 novembre, qui vise à « s’assurer que les pays reçoivent le soutien technique et financier dont ils ont besoin pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux », sous forme d’une « plateforme de collaboration essentielle pour aider les pays à intégrer leurs NDC dans tous les secteurs et à tous les niveaux de prise de décision ».
– Sur le prix du carbone et ses marchés, la Carbon Pricing Leadership Coalition (CPLC) s’est spécialisée dans la question du prix et de sa mise en oeuvre, et réunit 25 pays et quelque 130 entreprises. L‘occasion de revenir sur des effets pervers de ces marchés, qui par exemple ne bénéficient pas ou peu à l’Afrique.
– Sur le plan du développement technologique, la « Mission innovation » des Etats et la Breakthrough Energy Coalition des acteurs privés investissent ou vont commencer à investir des milliards de dollars dans la recherche et le développement en énergies « propres ».
– L’initiative CREWS qui regroupe l’Organisation météorologique mondiale (OMM), l’ONU et la Banque Mondiale vise à mobiliser 100 millions de dollars pour aider iles et pays les plus pauvres à mieux anticiper et repérer les catastrophes naturelles.
Et le point presse d’Alternatiba sur les impacts du changement climatique
Les émissions mondiales de CO2 se stabilisent, mais le climat continue de s’emballer – Le Monde – 14 novembre ; où le Global Carbon Project(GCP), un consortium scientifique, montre chiffres à l’appui que les émissions mondiales de CO2 ont stagné en 2015… mais admet que les chiffres sont minimisés par manque de données fiables, et que « la stabilisation des émissions mondiales est loin de suffire aux objectifs climatiques définis par l’accord de Paris ».
Pour mieux visualiser le changement climatique, une étude vient montrer qu' »un vol Paris-New York fait s’évaporer trois mètres carré de glace arctique« , tandis que Sylvestre Huet revient en cartographies, simulations et graphique sur l’ampleur de la fonte des glaces polaires… et qu’une étude montre que le dérèglement climatique est responsable de la mort de 61000 rennes en Sibérie ces derniers mois.
Autres illustrations, Bastamag liste « dix lieux où les conséquences du changement climatique sont déjà dramatiques« , et l’Allenvi vient de publier « La Méditerranée face au changement climatique« , état des lieux de la recherche scientifique sur l’évolution du climat et ses conséquences en Méditerranée. Et pour aller encore plus loin, faut-il partir dans l’espace ? Oui pour l’association Eurospace qui défend le spatial comme outil d’observation du climat et demande un vrai leadership européen en la matière.
Les dangers insoupçonnés, pour le climat, des puits d’hydrocarbures abandonnés

Gaz de schiste

Vendredi 25 Novembre 2016 Gaz de schiste : le pétrolier pourra forer au nord du Béarn

Le tribunal administratif de Pau somme le ministère de l’Environnement d’accorder un permis de recherche d’hydrocarbures à un foreur australien.

La société australienne Gas2grid avait esté devant le tribunal administratif de Pau contre un arrêté du ministère de l’Environnement. Ce dernier, en date du 21 septembre 2015, refusait à la compagnie pétrolière la prolongation d’un permis de recherche d’hydrocarbures pour les cinq ans à venir. Et ce, au nom de risques de troubles à l’ordre public, des manifestations ayant eu lieu contre ces forages.

Ce permis, dit de Saint-Griède, concerne un territoire de 52 km2 à cheval sur le Gers, les Hautes-Pyrénées et le nord des Pyrénées-Atlantiques. Les élus et la population avaient en effet à l’époque exprimé leur refus de voir des recherches de gisements de gaz de schiste sur leur territoire. D’où l’arrêté pris conjointement par le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie en 2015.

Mais le tribunal administratif de Pau a jugé que l’arrêté n’était pas justifié et l’annule dans sa décision rendue jeudi matin. Il donne trente jours au ministère de l’Environnement pour prolonger le permis de Saint-Griède, sinon le contribuable, pardon le ministère, devra payer une astreinte de 3 000 euros par jour de retard.

Vendredi 25 Novembre 2016 Recherche d'hydrocarbures: Royal déterminée à interdire un permis dans le Sud-Ouest

Paris - La ministre de l'Environnement et de l'Energie, Ségolène Royal, a indiqué mardi avoir pris un nouvel arrêté pour interdire le renouvellement d'un permis de recherche d'hydrocarbures dans le Sud-Ouest, à l'encontre d'une décision de justice sommant l'exécutif de prolonger ce permis.

Selon des informations de presse, la société australienne Gas2Grid a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Pau, où elle contestait un arrêté du ministère de l'Environnement lui refusant à l'automne 2015 la prolongation pour cinq ans de ce permis de recherche dit de Saint-Griède (sur les départements du Gers, des Pyrénées-Atlantiques, des Hautes-Pyrénées et des Landes).

Mais Ségolène Royal a dit mardi camper sur sa position: On ne peut pas dire +il faut construire des stratégies bas carbone, avoir une programmation pluriannuelle de l'énergie+ et continuer à donner des permis miniers, a-t-elle déclaré devant la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale.

Dans l'état actuel du code minier, il y a un droit à prolongation du permis. Ce droit se télescope avec la loi de transition énergétique, a-t-elle expliqué. J'ai remotivé différemment un nouvel arrêté de refus de prolongation de ce permis en faisant précisément valoir la stratégie bas carbone, la programmation pluriannuelle de l'énergie et donc la baisse des énergies fossiles de 30% d'ici 2030.

Peut-être qu'il va y avoir une évolution jurisprudentielle, je le souhaite. En tout cas, (...) si le tribunal administratif annule à nouveau cet arrêté, je ferai appel devant le Conseil d'Etat, a-t-elle ajouté, encourageant les entreprises énergétiques à investir dans les énergies renouvelables plutôt que dans de coûteux forages d'hydrocarbures.


(©AFP / 22 novembre 2016 21h04)

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Exploitation polluante de Gaz et Huile de Schiste bientôt chez nous? Non Merci!     STOP GAZ DE SCHISTE ! (Ni ici Ni Ailleurs)

Non au gaz de schiste ! Collectif de Gréoux les Bains (04)

                         Gaz De Schiste infos

                             jeudi 16 avril Tout le monde est concerné.

Déjà certaines multinationales (philip Morris, entre autres) n'attendent que la ratification du traité pour intenter un procès aux états dont la France.
Mobilisez vous. Les gouvernements ne nous entendent pas, alors crions plus fort.
Venez tous à vélo ou à pied à 14h00 au parking des Italiens à Avignon le 18 avril jusqu'à l'hôtel de ville.


La stimulation à l’heptafluoropropane, une invention presque « made in France »

Source : http://www.industrie-techno.com, Par Philippe Passebon. Publié le 14/04/2015 à 15h40
Les premiers tests de stimulation au propane pur ont été effectués par EcorpStim à Frio County dans le Texas en décembre 2012.

Après avoir développé la stimulation au propane pur, la société de services ecorpStim a developpé la stimulation à l’heptafluoropropane spécialement pour la France, en 2013. L’hexagone s’en est finalement tenu à sa circulaire de 2012, qui interdisait tout forage sur le sol français dès lors qu’il s’agissait d’hydrocarbures non conventionnels, interdisant ainsi jusqu’aux expérimentations des techniques alternatives à la fracturation hydraulique. La société devrait donc maintenant proposer la technologie pour tous les acteurs industriels intéressés.

Selon Florence Maisel, directrice général d’Interel France et directrice des relations extérieures d’ecorpStim pour la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique), le patron d’EcorpStim John Trash a un credo : être le mieux-disant dans son domaine sur le plan environnemental. Elle nous détaille les tenants et aboutissants de deux technologies vieilles de quelques années, mais déjà très controversées.

Industrie & Technologies : Pourquoi EcorpStim a-t-il développé ces technologies alternatives ?
Florence Maisel : Malgré l’utilisation du propane par GasFrac depuis 2008, sur près de 2 500 puits, 99 % des puits sont produits par fracturation hydraulique aux Etats-Unis. Conscient qu’il ne serait plus possible à l’avenir d’utiliser ces techniques, John Trash, le petit-fils du fondateur d’eCORP, s’est tourné en 2010-2011 vers l’Europe. Il n’est en effet pas normal d’utiliser autant d’eau et de produits chimiques. Il est de plus complexe de retraiter ensuite l’eau, puis de la réinjecter dans des réservoirs profonds. La situation de la France en particulier l’a inspiré pour développer ces technologies. Par ailleurs, d’autres pays aux réserves importantes, comme les pays du Maghreb, n’ont pas d’eau et ne peuvent pas pratiquer la fracturation hydraulique. Dans les pays arctiques, le propane présente aussi l’avantage de geler à une température plus basse que l’eau. eCORP a donc développé en interne la technologie au propane pur, une version améliorée du gel de propane utilisé par GasFrac. Celui-ci contient encore des produits chimiques plutôt désagréables, tandis que le propane pur n’a plus besoin d’aucun additif chimique. ecorpStim a été créé début 2012 et la technologie a été testée pour la première fois en décembre 2012 au Texas, à la demande d’Arnaud Montebourg, dans le cadre du « projet Montebourg » qui visait précisément à tester cette technologie.

I&T : La technologie au propane pur est elle aussi efficace que la fracturation hydraulique ?
F.M. : La stimulation au propane permet de garder les gisements attractifs malgré la baisse du prix du baril. Le propane est plus cher que l’eau mais il multiplie la productivité des puits entre deux et quatre fois. L’eau est sûrement le pire fluide de stimulation que l’on connaisse. Il bloque les hydrocarbures au fond de la roche (à cause du gonflement de la roche argileuse, qui réagit comme une éponge, NDLR), ce qui n’est pas le cas du propane. Aujourd’hui avec la fracturation hydraulique, seuls 20 % des fractures créées dans un puits produisent réellement.

I&T : Le propane pur ne présente-t-il pas des risques particuliers d’inflammabilité ?
F.M. : Le propane pur est utilisé dans des réservoirs conventionnels depuis près de 30 ans, pour des opérations d’EOR (Enhanced Oil Recovery, les techniques de récupération avancée du pétrole, NDLR). Aussi sait-on bien gérer les risques industriels liés au propane, par ailleurs utilisé dans de nombreuses autres installations industrielles. eCORP n’a jamais eu d’accident lié à l’utilisation du propane.

I&T : Pourquoi alors avoir également développé la stimulation à l’heptafluoropropane ?
F.M. : Au printemps 2013, ecorpStim a eu l’idée de développer une nouvelle solution de stimulation au fluoropropane, aux performances équivalentes au propane, spécialement pour la France. L’heptafluoropropane, non inflammable, peut être utilisé sans risques dans des zones à forte densité de population, une configuration qui ne se présente pas aux Etats-Unis, mais est une réalité en Europe. Le projet Montebourg a donc été un moteur important du développement de la stimulation à l’heptafluoropropane. Lorsqu’il était encore ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg voulait en faire une technologie « made in France ». Il s’agissait de regarder s’il existait réellement une technologie aussi performante que la fracturation hydraulique qui permette de ré-ouvrir le débat. Celle-ci aurait pu permettre d’explorer les ressources dans un cadre qui respecte les spécificités nationales, par une entreprise nationalisée dont la rente aurait pu financer le redressement productif.

I&T : La ministre de l’Ecologie Ségolène Royal a pointé du doigt les dangers pour le climat liés à l’utilisation de l’heptafluoropropane
F.M. : L’heptafluoropropane n’est pas inflammable, mais a un potentiel de réchauffement très important. Son relargage dans l’atmosphère serait alors problématique. Mais par ailleurs, le produit est tellement coûteux que si on ne le recapturait pas totalement à la sortie du puits, son utilisation ne serait pas rentable. Aujourd’hui, 95 à 98 % de l’heptafluoropropane sont récupérés en tête du puit. ecorpStim est en train de perfectionner des dispositifs techniques innovants qui nous permettent de garantir que l’intégralité est récupérée.

I&T : Ces technologies sont-elles déjà utilisées aujourd’hui pour produire des hydrocarbures ?
F.M. : Tant qu’ecorpStim a été lié à la France, ses technologies n’ont pas été proposées ailleurs. Aujourd’hui, il est libéré de ce contrat et va proposer ses technologies partout dans le monde. Aujourd’hui, les technologies sont donc en phase pré-industrielle. Un pilote ouvrira probablement après l’été, et nous pensons être à un an d’une utilisation industrielle.

I&T : Continuez-vous à améliorer ces techniques ?
F.M. : EcorpStim a mis en place un consortium de recherche qui réunit des équipes de haut niveau aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France (dont font partie en France l’Université Joseph Fourrier, sur l’analyse des risques et des rejets toxiques ; et Airbus Defense & Space, pour le monitoring de l’air par satellite, NDLR). Ses membres y travaillent sur des proppants (agents de soutènement) adaptés qui permettent de maintenir les fractures ouvertes, ou encore sur l’abaissement des coûts et la recapture du fluoropropane.

Angela MERKEL approuve un projet de loi sur la fracturation

EL PAIS : 1/4/2015. Merci à Bernard pour sa traduction.
Le cabinet de la chancelière Angela Merkel a approuvé un projet de loi qui exclura en principe la fracturation, une technique pour extraire du sol le gaz de shiste, bien qu’elle laisse la porte ouverte à son application dans quelques cas. Cette loi n’est pas encore arrivée au Parlement Fédéral et cependant elle cause déjà une fissure grave au sein de la cohésion du gouvernement de grande coalition. Plus de 100 parleeantaires de la Démocratie Chrétienne sont disposés à votre contre parce qu’ils considèrent que, malgré les restrictions, il n’y a pas de protection adéquate des couches aquifères.

Plusieurs dizaines de députés pensant que le projet de loi, dans sa forme actuelle, ne peut être souscrite », a expliqué le député de la CDU, Andreas Mattfeld, face au mécontentement qui existe au sein du groupe parlementaire démocrate-chrétien : « Nous ne pouvons pas imaginer qu’on puisse réaliser sur tout le territoire des perforations expérimentales »

La révolte des députés, qui selon Mattfeld, dépassent la centaine, constitue un danger pour la cohésion du gouvernement et met en difficulté la ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, (SPD), qui se verrait obliger de réécrire le projet de loi pour éviter une crise politique, et ceci bien que la mesure conçue par son ministère envisage des mesures sévères pour protéger les réserves d’eau de consommation humaine et la nature dans des certaines régions et interdise en principe les prospections au dessus de 3000 mètres.
Les nouvelles normes permettent de limiter la fracturation de sorte qu’elle ne soit plus un danger pour les personnes et l’environnement », a dit la ministre, en défendant l’initiative. « Protéger la santé et l’eau potable est nécessaire. Pour cette raison, nous voulons empêcher la fracturation autant que possible. L’hydrofracturation restera interdite dans les cas où la responsabilités face aux risques ne peut être assumée et où il n’existe pas d’évaluation concluante », a t elle ajouté.
La nouvelle loi, qui doit être approuvée par le Parlement fédéral et entrer en vigueur le 1er février 2016, a reçu l’appui intéressé du ministre de l’Economie et de l’Energie, Sigmar Gabriel ; qui a souligné que l’accord du Conseil des ministres offrait la sécurité juridique tant envers les personnes qu’envers les industries affectées. « On pourra seulement la technologie de l’hydrofracturation à des fins scientifiques dans des cas exceptionnels très limités et uniquement si les risques sont contrôlables et si sa pratique a été approuvée dans un processus transparent et public », a dit le ministre et vice-chancelier.
Zones hydriques et réserves naturelles sanctuarisées
L’initiative législative interdit formellement l’utilisation de la fracturation dans des zones de protection hydrique, dans des régions où existent des couches curatives et dans des zones de réserve naturelle. Mais la nécessité urgente qu’a l’Allemagne de réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe, a convaincu le ministre de l’Environnement d’introduire la possibilité de permettre la perforation dans des conditions strictes.

Si les perforations passent les contrôles, la fracturation commerciale pourra être utilisée à partir de 2019.
Si les perforations expérimentales sont un succès et si un comité spéciale l’approuve, la nouvelle loli pourrait permettre la fracturation commerciale à partir de 2019 pour les couches les plus profondes et sous le niveau de perméabilité.
La loi stipule que si les explorations donnent des résultats positifs, l’approbation d’une future exploitation commerciale des gisements restera dans les mains d’une commission d’experts, une mesure qui est mise en cause dans les rangs du groupe parlementaire sociodémocrate, qui demande que la décision finale reste aux mains du Bundestag et non d’un groupe d’experts, qui pourrait céder aux pressions des compagnies énergétiques.

                            Le Gaz de schiste en Europe : où en est-on ?


L’Union Européenne est divisée sur la question du gaz de schiste, car si elle n’est pas contre, elle place son exploitation sous conditions. Le respect des règles sur l’environnement est ainsi le principe majeur mis en avant. Depuis le début du mois d’Avril, 5 états font parler d’eux quant à leur souhait de démarrer ou de poursuivre l’exploitation.

La Pologne, le Royaume-Uni, le Danemark, les Pays-Bas et la Roumanie ont ainsi fait récemment part à la Commission Européenne de leur volonté de débuter ou de poursuivre les travaux et opérations de forages d’exploration. La seule réponse donnée pour le moment par l’organe européen est de s’atteler à suivre les règles européennes sur le respect et la protection de l’environnement. La porte n’est donc pas fermée, l’exploitation du gaz de schiste en Europe restant ainsi conditionnée.

La Pologne est par ailleurs le grand leader de l’exploration du gaz de schiste en Europe puisque la pays a récemment fait savoir qu’il entendait bien poursuivre et même intensifier les puits de forages d’exploration à hauteur d’une cinquantaine de nouveaux puits par an.

Au Royaume-Uni, la technique de la fracturation hydraulique fait débat. Ses détracteurs lui reprochant son impact négatif sur l’environnement. Des politiques de tout bord sont ainsi montés au créneau et ont demandé un moratoire sur la question. Mais David Cameron fait blocage et refuse toute remise en question de la technologie.

Au Danemark, Total a obtenu la permission de réaliser d’intenses recherches de gisements dans les sous-sols marins du pays. L’opération a débuté en 2010 et se terminera pour ce qui est de la première phase en 2016. Cette phase de recherche est consécutive à une étude menée par l’Agence Internationale de l’Energie dans laquelle ressort le fait que le pays figurerait parmi les tous premiers producteurs potentiels en Europe.

En Roumanie, après une année 2014 qui devait être celle de découvertes fantastiques selon Chevron, l’année 2015 est plus tempérée. Le groupe a ainsi annoncé qu’il arrêtait ses recherches dans le pays. Pour autant, la Roumanie reste à ce jour un candidat plus que sérieux à une exploitation à grande échelle, même si les quantités escomptées ont été revue à la baisse mais restent tout de même à des niveaux très encourageants.

Le Pays-Bas est lui aussi très divisé sur la question, de nombreuses manifestations anti gaz de schiste ayant eu lieu. Pour autant, tous les spécialistes s’accordent à dire que le pays pourrait être un des tous premiers acteurs sur la question en Europe de l’ouest. Reste à trouver une solution alternative à la fracturation hydraulique qui satisferait à la fois ses populations et la Commission Européenne.

Pour en revenir à la France enfin, la fracturation hydraulique reste toujours interdite à ce jour. Mais les mentalités du public commencent à évoluer. Un récent sondage fait ainsi ressortir que près de 30% des personnes interrogées se déclarent comme favorable à une future exploitation du gaz de schiste.

En savoir plus sur http://www.legazdeschiste.fr/exploitation-en-europe/13042015,le-gaz-de-schiste-en-europe-ou-en-est-on-,1209.html#5VeDiydPmpLTvfgv.99

Jeudi 9 avril 2015               l’hallucinant rapport Montebourg

Arnaud Montebourg voulait redresser la France en exploitant les hydrocarbures non conventionnels.
DR

Le Figaro publie, en exclusivité, le rapport «enterré par le gouvernement», commandité par l’ancien ministre du redressement productif sur les perspectives ouvertes par les nouvelles technologies d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Un document caricatural tant sur le plan environnemental qu’économique. Morceaux choisis.

L’ancien ministre du redressement productif a toujours été un chaud partisan de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. Et il le prouve, une fois encore. Pour tenter de soulever le couvercle mis sur les projets d’exploration et d’exploitation de gaz de schiste par la loi Jacob de 2011, Arnaud Montebourg avait commandité, mi-2012, un rapport à un bataillon d’experts. Leur mission: trouver des alternatives à la fracturation hydraulique bannie et, dans la foulée, bâtir un modèle d’affaires capable, à lui tout seul, de redresser l’économie française. C’est chose faite.

En moins de 70 pages, les experts de Bercy, de l’Institut français du pétrole, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) et du consultant Roland Berger[1] atteignent pleinement leur objectif. Et à les lire, on se demande pourquoi la France n’a pas déjà débuté ses campagnes de forage. Qu’on en juge plutôt.

Un potentiel forcément considérable

Tout d’abord, le potentiel français est absolument considérable. «Le Bassin parisien présente des similitudes avec le gisement américain dit du Bakken Shale. […] Le contenu organique de la roche-mère dans les deux gisements et le niveau de maturité étant similaires, cela laisse espérer un potentiel largement supérieur à celui de ce gisement américain», lit-on page 45. «L’ordre de grandeur des ressources en place est ainsi estimé aux alentours de 16 milliards d’équivalent barils de pétrole, ce qui correspondrait à plus de 26 ans de notre consommation nationale.» Un détail: en se basant sur la même littérature technique et scientifique, les experts du département américain à l’énergie (EIA) estiment la totalité du potentiel français à 5 milliards d’équivalent barils. Passons.

Exploiter cette fabuleuse richesse n’est ni sorcier, ni nocif: de 6.000 à 18.000 puits suffisent, dont les deux tiers dans le sud-est du pays (Cévennes, Ardèche), où précisément les connaissances géologiques sont infiniment moindres que dans le Bassin parisien. Autre détail.

Pas de problèmes

Les problèmes environnementaux ou sanitaires? Balayés. Les émissions des puits? Les rédacteurs du rapport Montebourg ne mentionnent qu’un seul article. Sidérant quand on connaît la richesse de la littérature sur le sujet et l’absence de consensus scientifique. Publiée en août 2013, l’étude de David Allen (université du Texas) et al. estime à 0,42% le taux de fuite moyen des puits d’exploitation de gaz. C’est très inférieur à d’autres évaluations également publiées par les comptes rendus de l’académie américaine des sciences (Pnas). Les travaux de Robert Howarth (université Cornell de New York) ou de Tom Wingley (NCAR) sont, eux, passés par pertes et profits. Aucune évocation non plus des émissions fugitives d’hydrocarbures dont les impacts sur les bronches des riverains ou la couche d’ozone stratosphérique sont pourtant avérés, y compris par la Commission européenne.

La destruction du paysage? Comment y songer un seul instant alors qu’elle «se limite aux têtes de puits qui, dans le cas des gaz de schiste, ont une hauteur de 1,8 mètre». Les «experts» auront oublié, sans doute, qu’il faut ouvrir des routes, défricher et aménager des plates-formes d’environ 2 hectares pour installer la moindre tête de puits.

Les pollutions des nappes phréatiques? Un faux problème: «La mise en œuvre de bonnes pratiques et de réglementations contraignantes, sous le contrôle de l’administration, permet de maîtriser la plupart des risques identifiés». On est prié de ne pas rire. D’ailleurs, la technologie apporte de novelles solutions. Le rapport préconise ainsi l’utilisation d’un nouveau fluide miracle pour stimuler la roche sans polluer: le propane non inflammable.

Un gaz à effet de serre pour solution

Développée par la société américaine Ecorpstim, la fracturation par heptafluoropropane (c’est son vrai nom) n’a jamais été utilisée par les compagnies gazières à l’échelle industrielle. Il est vrai que cette technologie est bien plus coûteuse que la fracturation hydraulique. De plus, le R227ea (autre petit nom du propane non inflammable) est un très puissant gaz à effet de serre. Son potentiel de réchauffement global est, sur un siècle, 3.500 fois supérieur à celui du CO2. Ces inconvénients n’étaient d’ailleurs pas passés inaperçus aux yeux des rédacteurs du rapport Bataille-Lenoir sur les gaz de schiste[2].

Mais faut-il s’arrêter à pareilles futilités? Evidemment non, soutient le rapport Montebourg. Car en exploitant ses gisements énormes, la France pourrait créer jusqu’à 225.000 emplois et bénéficier d’une rente pouvant flirter avec les 300 milliards d’euros, sur 30 ans. Pourtant favorables à l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, Christian Bataille et Jean-Claude Lenoir étaient restés nettement plus prudents.

Dans leur rapport à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), ils avaient précisément rappelé que, «si aux Etats-Unis, l’impact économique de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère est avéré, cet impact est toutefois difficilement transposable à l’Europe, en l’absence de connaissance précise de nos réserves».

Le rapport Montebourg a donc été jeté aux oubliettes sitôt rédigé, s’offusque Le Figaro. La seule surprise est qu’il en soit sorti, tant la collection d’énormités qu’il recèle le décrédibilise ad vitam.

L’Albanie, vache à pétrole de l’Europe, sacrifie le village de Marinza

L’Albanie, est un producteur de pétrole non négligeable en Europe et l’exploitation du pétrole y a commencé à la fin des années 30. Et depuis, les forages ont lieu sans relâche. 145 puits y ont été forés en 2013. Et pourtant, L’Albanie est, après la Moldavie, le pays le plus pauvre d’Europe. Si l’on regarde la vue satellite du secteur de Patos Marinza, près de la ville de Fier, on distingue une plate-forme de forage ou d’exploitation tous les 100 m environ dans toute la zone. Quel est donc le prix environnemental et humain de cette exploitation ? A vrai dire : toute la zone est complètement pourrie par l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels. L’eau n’y est plus potable selon certains habitants vivant sur le secteur, qui la boivent faute de mieux. On ne fait d’omelette sans casser des oeufs. Un accident (1) a d’ailleurs eu lieu mercredi 1er avril à Marinza, village de 4000 habitants situé au cœur même du champ pétrolier : des explosions, des secousses sismiques, des geysers de boue et d’hydrocarbures mélangés aux produits utilisés pour forer les puits ont envahi un quartier de ce village et obligé une soixantaine de familles à évacuer leur maison. Bankers Petroleum, bénéficiaire de la concession, creuse en général dans ce secteur à 1,300 mètres pour atteindre le niveau du pétrole, mais mercredi dernier, le forage du puits atteignait 500 m seulement quand l’accident s’est produit, un accident filmé (2) par une télévision allemande. Ces images montrent la noirceur de la situation et le désarroi des habitants. Des habitants tous malades du pétrole, en particulier les enfants, si l’on en croit un témoignage (3) datant de plus de dix ans. Et cet accident n’est qu’un épisode parmi bien d’autres du feuilleton cauchemardesque que vivent les habitants de Marinza depuis 75 ans. Un accident pour lequel la compagnie Bankers Petroleum nie toute responsabilité, même si elle a activé à cette occasion son plan d’urgence. Enregistrée au Canada, Bankers a obtenu cette concession en 2004, avant d’élargir son contrôle au champ de Kuçova, le deuxième plus grand gisement de pétrole albanais. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a, de son côté, accordé en 2009 à la compagnie un crédit à hauteur de 110 millions d’euros, qui a par la suite été rehaussé à 200 millions d’euros, le délai de remboursement étant repoussé à 2020. D’autres fonds internationaux entrent aussi en action pour soutenir l’activité économique en Albanie peut-on apprendre sur le site de Bankers (4) : « En 2014 l’IMF (Fonds Monétaire International) a accordé un prêt de 331 millions d’euros sur trois ans pour soutenir les réformes économiques en Albanie, et pour couvrir le déficit public existant ». De quoi remettre sur ses pattes cette vache à pétrole un peu chancelante et peu regardante sur la qualité de son pré. Une autre question se pose : Quel type d’hydrocarbure extrait-on en Albanie et avec quelle technique ? Si L’article du Courrier des Balkans parlait de pétrole de schiste et de fracking, Maria-Rita D’Orsogna, scientifique spécialiste des questions pétrolières et militante italienne, rédactrice du blog No all’Italia petrolizzata parle plutôt de puits conventionnels matures, d’où l’on extrait de pétrole lourd avec une technique faisant usage de multiples puits horizontaux à partir d’un puits central. Selon elle toujours, les puits albanais seraient maintenant exploités par stimulation, comme c’est le cas en Italie. D’autres sources parlent de « stimulation » à l’eau et la vapeur pour extraire ces hydrocarbures très denses et peu fluides, et de plus chargés en soufre. Une chose est sûre : le pétrole de Marinza est sale, il pollue et il rend malade. La limite entre stimulation et fracturation est parfois difficile à distinguer, d’autant que les compagnies maintiennent le flou sur la question. Quoi qu’il en soit, les dégâts, dans le cas de ce pays de l’ex-bloc communiste, sont réels quelle que soit la technique en cause, si l’on en croit aussi bien les témoignages que les images (5) de ces champs pétroliers mortifères et de tout l’infrastructure qui va avec, des images qui contrastent avec celles du site Young Petro (6). On devrait être rassuré : Reuters (7) annonce que tout est maintenant sous contrôle, que la compagnie paiera les dégâts, etc., selon un refrain connu. Bankers promettait en 2004 déjà, lors de l’acquisition des licences, d’œuvrer pour la remise en état des dégâts environnementaux. Alors que croire ? Quel progrès économique, environnemental et social l’Albanie voit-elle accompagner l’essorage de son sous-sol ? Un article paru sur Terra Daily en 2004 (3) évoquait déjà les mille maux entraînés par une exploitation sauvage des hydrocarbures à Patos Marinza, au mépris des règles environnementales applicables dans l’UE. Car si l’Albanie se trouve bien en Europe, si elle a depuis un an l’espoir de faire un jour partie de l’UE, elle n’est aujourd’hui reconnue que comme « candidat officiel à l’Union européenne » (8), un statut que lui ont octroyé dans leur grande magnanimité les vingt-huit États membres de l’UE en juin 2014, histoire sans doute de ménager la vache, la chèvre et le chou. Françoise Lienhard Le 6 avril 2015 SOURCES : http://balkans.courriers.info/article26950.html http://www.t-online.de/tv/news/id_73509666/gaseruptionen-in-einem-albanischen-dorf.html http://www.terradaily.com/2004/041201041710.z1m7p7zo.html http://sarahinromania.canalblog.com/archives/2014/03/29/29545099.html http://dorsogna.blogspot.com/2015/04/patos-marinza-albania-esplosione-e.html http://youngpetro.org/2015/03/14/an-albanian-success-story-bankers-petroleum-ltd-and-patos-marinza-oilfield/ http://www.reuters.com/article/2015/04/01/albania-oilfield-bankers-petrol-idUSL6N0WY2Y220150401 http://ec.europa.eu/taxation_customs/common/international_affairs/enlargement/index_fr.htm http://sarahinromania.canalblog.com/archives/2014/03/29/29545099.htmlhttp://sarahinromania.canalblog.com/archives/2014/03/29/29545099.html

 Mardi 7 avril  2015 Schiste dans le froc

L’Expression – Le Quotidien – Schiste dans le froc//
Par Selim M’SILI – Lundi 06 Avril 2015
source: l’expression DZ

«Le schiste est à l’origine du schisme» Kurzas

Depuis deux ans, des manifestations perlaient dans le Sud: c’était la protestation violente de chômeurs désespérés. Des solutions de raccommodage avaient été vite trouvées par les acheteurs de paix sociale à tout prix. Pourtant, certains n’ont pas hésité à invoquer la main de l’étranger et à suspecter des velléités de séparatisme de la part de ceux qui sont viscéralement attachés à leur pays. Après les revendications légitimes pour une vie de labeur et de dignité, les habitants de Ouargla, In Salah et Tamanrasset sont ressortis dans la rue pour défendre la vie de leur pays. Les mêmes types qui ont vu la main de l’étranger précédemment ont embouché à nouveau leurs nombreux porte-voix pour réitérer la même accusation. Gageons que tous les manifestants réunis de Ouargla à Tamanrasset ont moins d’argent dans des comptes à l’étranger que leurs détracteurs. C’est ainsi qu’est réglée la vie politique dans un pays qui a lutté pendant sept années et demie de guerre pour une liberté qui, hélas, n’a pas accompagné le drapeau. Dans tous les pays du monde où le problème de l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique, s’est posé, les partisans et opposants se sont confrontés sans qu’aucune accusation de trahison n’ait été lancée par personne: là où les écologistes pèsent sur le pouvoir, on a vu des gouvernements reculer (comme c’est le cas de la France dont les ministres conseillent à l’Algérie de procéder à l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique). Vous aurez remarqué que j’emploie toujours la précision «par fracturation hydraulique» pour la simple raison que ce n’est pas l’exploitation du gaz de schiste qui est mise en cause par ses détracteurs, mais la technique d’exploitation qui risque de polluer pour toujours les nappes phréatiques et la nappe albienne, risquant de transformer le désert en sol lunaire. Dans les pays où les multinationales ont la main lourde, comme c’est le cas au Canada et aux USA, les populations locales luttent avec les moyens du bord: par voie judiciaire pour obtenir des dédommagements comme c’est le cas en Pensylvanie où de nouvelles maladies liées à l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique ont affecté populations et bétail. Au Canada, les associations civiles pèsent différemment dans le débat: les Etats de l’Ouest, en plein boom énergétique, la fracturation hydraulique ne soulève pas de polémiques. Au coeur de ces étendues de forêts et de lacs, une réglementation stricte encadre l’exploitation des hydrocarbures de schiste. Ce qui n’est pas le cas dans l’Est où les organisations de défense de l’environnement sont plus virulentes. Pour notre pays où le problème de la rente pétrolière a poussé des décideurs imprévoyants à désindustrialiser le pays, tous les arguments fallacieux ont été employés par les serviteurs de la rente: cela va du mystique jusqu’au problème de la sécurité nationale qui rappelle étrangement la formule chère au parti unique: «ça vient d’en haut.»
On avait déjà assisté à pareil débat lors de la tentative de bradage des ressources minières du pays par les services de Chakib Khelil: les arguments de Louisa Hanoune n’ont pas pesé lourd à côté de ceux des compradores. Il a fallu l’intervention discrète du regretté Hugo Chavez pour que le ministre ravale sa copie. Peut-être que pour le gaz de schiste, c’est l’interdiction de son exploitation par le gouvernement allemand qui inspirera les admirateurs de la rigueur prussienne.

jeudi 2 avril , 2015

Une foreuse sur un site d’exploitation de gaz de schiste en Roumanie (c) Afp


Berlin (AFP) – Le gouvernement allemand a adopté mercredi un projet de loi empêchant de facto largement l’utilisation de la technique controversée de fracturation hydraulique pour extraire le gaz de schiste, tant les restrictions sont nombreuses.

Ce texte « n’autorise pas ce qui était jusqu’à présent interdit, mais au contraire interdit beaucoup de ce qui était pour l’heure possible, comble des failles juridiques et établit des règles strictes là où il n’y avait pas de règles claires », a résumé le porte-parole de la chancelière Angela Merkel, Steffen Seibert, rendant compte du Conseil des ministres.

Le projet de loi « prévoit des interdictions dans certaines régions précises pour des questions de protection de l’eau potable, de la santé et de la nature, ainsi que des restrictions générales pour l’utilisation de la fracturation hydraulique dans les schistes, la glaise, les marnes ou les couches de charbon », ont indiqué, dans un communiqué commun, les ministères de l’Energie et de l’Environnement.

Il interdit aussi l’emploi à but commercial de la fracturation hydraulique pour extraire des hydrocarbures dits « non conventionnels » dans des roches dures comme les schistes à des profondeurs inférieures à 3.000 mètres, or c’est justement cette possibilité que réclamait l’industrie imaginant un nouvel Eldorado énergétique à l’américaine. Des forages à but scientifique seront toutefois possibles sous conditions.

Seule technique éprouvée pour exploiter les hydrocarbures bloqués dans les schistes, mais fortement critiquée pour l’injection de produits chimiques dans le sol, la fracturation hydraulique est interdite en France, mais très utilisée aux Etats-Unis, pays qui a pu ainsi faire fortement baisser ses coûts d’énergie, faisant rêver nombre d’industriels en Europe.

Jusqu’ici, cette technique, appelée « fracking » en anglais, ne faisait l’objet d’aucune réglementation particulière en Allemagne.

– « Potentiel très faible » –

Le gouvernement de coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates travaillait depuis des mois à un tel projet de loi, alors que l’équipe précédente, déjà dirigée par Angela Merkel, s’y était cassé les dents en 2013.

« Avec cette loi, nous pouvons amplement restreindre la fracturation hydraulique, de manière à ce qu’il n’y ait plus aucun danger ni pour les hommes ni pour l’environnement », s’est réjoui la ministre de l’Environnement Barbara Hendricks.

« En outre, nous nous assurons ainsi que l’extraction de pétrole et de gaz naturel dans le pays peut être poursuivie avec des cadres très stricts au plus haut niveau technique », a pour sa part déclaré le ministre de l’Economie et de l’Energie Sigmar Gabriel.

Mais pour Claudia Kemfert, de l’institut de recherche économique de Berlin, DIW, tout ceci est « beaucoup de bruit pour rien », car « de toute façon, le potentiel du fracking en Europe, à la différence des Etats-Unis et de l’Asie, est très faible ». La Pologne voisine, qui un temps a rêvé d’indépendance énergétique grâce au gaz de schiste, a nettement revu ses prétentions à la baisse devant les résultats décevants des prospections et l’actuelle faiblesse des cours du pétrole.

Les réactions énervées du côté des entreprises ne se sont néanmoins pas fait attendre. Le chef de la fédération allemande de l’industrie chimique, Utz Tillmann, a regretté que le projet de loi « ne propose toujours pas un cadre raisonnable, pour qu’il soit possible à l’avenir de profiter du gaz de schiste ».

« C’est un signal positif que l’exploitation du gaz de schiste en Allemagne ne soit pas totalement exclue, mais les obligations pour l’extraction de gaz naturel dans leur ensemble sont totalement exagérées », a dénoncé Markus Kerber de la fédération de l’industrie BDI, selon l’agence dpa.

Les organisations de défense de l’environnement réclamaient elles une interdiction pure et simple de la fracturation hydraulique. « Pour atteindre les objectifs climatiques internationaux, une grande partie des ressources fossiles doit rester sous terre », a réagi leur fédération DNR, estimant que « le gouvernement accepte de possibles dommages sur l’environnement et la santé ».

Le projet de loi doit encore être approuvé par le Parlement. Les débats s’y annoncent animés, mais la « grande coalition » gouvernementale dispose de 504 des 631 sièges de députés.

dimanche 1 mars 2015 Jose Bové: Le gouvernement algérien doit interdire la fracturation hydraulique!

PAR JOSÉ BOVÉ

http://blogs.mediapart.fr/blog/jose-bove

L’idée d’utiliser une denrée aussi rare, précieuse et vitale que l’eau pour aller fracturer des roches à plusieurs milliers de mètres sous terre n’a pu naître que dans l’esprit malade de gens qui depuis longtemps ne perçoivent du monde que les signes renvoyés par le CAC 40 ou la croissance du PNB.

Les mobilisations en France ont contraint le gouvernement de l’époque à faire voter une loi contre la fracturation hydraulique. C’était une superbe victoire qui a surpris tout le monde par sa rapidité et par le fait que parmi les opposants, se retrouvaient, côte-à-côte, des citoyens d’horizons politiques très différents. La défense de l’eau brisait les carcans politiques classiques qui imposent un monde binaire, droit/gauche, noir/blanc.

La Pologne était soi-disant le nouvel Eldorado pour les multinationales des hydrocarbures qui sont arrivés à Varsovie dans les bagages d’Obama en 2008. Depuis, les paysans et les citoyens se sont mobilisés. Certains, que j’ai rencontrés à plusieurs reprises dans l’est à la frontière avec l’Ukraine, se sont relayés pendant des mois, jours et nuits, pour empêcher les camions vibreurs d’entrer dans leur champ. Leur détermination a fini par arracher le morceau et les multinationales ont quitté les lieux en catimini.

Ces mêmes multinationales sont allées explorer le terrain en Roumanie d’où elles ont également été chassées par des milliers de manifestants déterminés. Chevron a annoncé son départ, le plus discrètement possible, il y a quelques jours seulement de ce pays.

Face aux dégâts sanitaires et environnementaux, aux Etats-Unis, l’Etat de New York a interdit la fracturation hydraulique et la Californie pourrait lui emboîter le pas très prochainement.

Sur cette planète, les gens refusent le gaz de schiste. Nombreux sont ceux qui se dressent, gagnent et leurs victoires font boule de neige.

Le simple fait que Total songe à exploiter le gaz de schiste dans le désert montre une fois de plus que cette entreprise est criminelle. Elle devra répondre de ses crimes devant un Tribunal environnemental international qui, je l’espère, verra le jour prochainement.

Total pensait pouvoir s’épanouir dans un pays du Maghreb sous la protection d’un système politique corrompu et répressif. Elle en est pour ses frais.

Total, grâce à son arrogance et à son cynisme, a soulevé la colère de dizaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens en qui je me reconnais.

Total doit immédiatement interrompre ces recherches dans cette région et laisser les gens tranquilles.

Les manifestations contre l’exploration du gaz de schiste en Algérie ne mollissent pas, bien au contraire ! Elles sont de plus en plus nombreuses. Elles doivent être soutenues par l’ensemble des habitants de la planète et en particulier par nous, qui habitons de l’autre côté de la Méditerranée, et qui sommes leurs voisins.

Moins de dix mois avant la Conférence sur le réchauffement climatique qui se déroulera à Paris, ces Algériennes et ces Algériens qui disent NON aux gaz-euros font naître l’espoir comme les indiens d’Equateur qui refusent avec acharnement de laisser dévaster leur forêt pour une poignée de pétro-dollars. Les gens se redressent. C’est une nouvelle donne que les chefs d’état qui se réuniront à Paris en décembre 2015 doivent sérieusement prendre en considération.



Ces manifestations sont le signe de l’émergence d’une conscience écologique mondiale qui place les ressources naturelles, la qualité de la vie, la beauté des paysages au-dessus des profits et sur lesquelles les idéologies de toutes natures viennent se fracasser. De ces manifestations coule une source d’espérance et de détermination qui nous renforce.

Dimanche 1 Mars 2015 Algérie-Premiers affrontements entre opposants au gaz de schiste et forces de l’ordre à In Salah

Les affrontements à In Salah/Ph: Facebook/Mohammed Djemaoui

Après deux mois de lutte pacifique, le mouvement anti-schiste à In Salah, a connu ce matin, 28 février, ses premiers affrontements entre les manifestants et les forces d’intervention de la gendarmerie nationale.



Les altercations entre les gendarmes, au nombre d’une centaine, et les militants d’In Salah ont commencé vers 11 heures devant la base de vie de la multinationale américaine Halliburton – en charge de la fracturation hydraulique dans les puits-tests de forage du bassin d’Ahnet – située à une dizaine de kilomètres au nord de la ville, raconte Abdelkader Bouhafs, un militant anti-schiste d’In Salah, au Huffington Post Algérie.

« Des échanges vifs ont eu lieu entre les forces de l’ordre et les quelques centaines de manifestants quand ces derniers ont voulu bloquer la route nationale qui passe devant la base de vie et mène au puits-test de forage. Les militants d’In Salah ont brûlé des pneus et les gendarmes ont répliqué par des gaz lacrymogène « , décrit notre interlocuteur.

» Halliburton dégage » !

Cette escalade dans le mouvement a été déclenchée par des informations parvenues aux habitants d’In Salah selon lesquelles la société américaine s’apprêtait à fracturer le second puits-test de forage cette semaine en » passant en force » si les manifestants s’opposaient à leur projet, explique Djamel Addoun, un autre militant anti-schiste d’In Salah.

Les habitants d’In Salah, mobilisés depuis le 1er janvier contre le gaz de schiste, réclament à présent le départ d’Halliburton du centre d’In Salah. » Halliburton dégage ! Nous n’avons pas besoin de toi, ni à In Salah, ni en Algérie » ! clament les manifestants devant la base de vie de la multinationale.

Vendredi 27 fevrier 2014 TAFTA: les sociaux démocrates valident, en douce, les tribunaux d’arbitrage

Mercredi 25 Février 2015 à 13:05

Bruno Rieth
Ce samedi 21 février, les dirigeants sociaux-démocrates européens ont adopté une disposition commune pour réclamer l'"amélioration" du mécanisme des tribunaux privés d'arbitrage de règlement de différents entre Etats et investisseurs. Une fausse bonne nouvelle puisque cette disposition enterre par la même occasion la suppression pure et simple de ce dispositif dans le cadre des négociations sur le TAFTA pourtant majoritairement rejeté par les peuples européens.



Manuel Valls entouré de Martin Schulz (à droite) et de Sigmar Gabriel, Vice-Chancelier de l'Allemagne. Paco Campos/EFE/SIPA

Samedi dernier, une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernements sociaux-démocrates européens se réunissaient à Madrid. Objectif, afficher leur unité face aux attaques meurtrières terroristes et tenter de définir une stratégie économique commune. Et surtout, donner un coup de main au chef de file du parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, en peine dans les sondages et aux prises avec le très en vogue parti anti-austérité Podemos, porté par vague Syriza. Manuel Valls qui représentait la France a donc pu assister à un drôle de spectacle. Notre premier ministre venu à la fois en tant que spectateur et représentant des dirigeants politiques sociaux-démocrates a tenu un discours inhabituel dans sa bouche, appelant à arrêter « l’austéricide » des politiques européennes, critiquant « l’austérité pour l’austérité ». Cocasse, quand dans leurs pays respectifs, tous ces «socdem» s’emploient pourtant à en appliquer les « bonnes » recettes. Un sérieux dédoublement de la personnalité dirait un psychiatre…

En marge de cet étrange exercice d’équilibriste, les dirigeants européens en ont aussi profité pour s’accorder sur une position commune sur l’épineuse question du mécanisme des tribunaux d’arbitrage de règlement de différents entre Etats et investisseurs. Adoptée, elle permettrait, dans le cas d'un litige commercial entre une entreprise américaine et un état européen, à l'entreprise américaine d'attaquer cet état devant un tribunal arbitral international et d'écarter de fait les instances judiciaires nationales. La disposition suscite une véritable levée de boucliers de toute part dans le cadre des négociations sur le traité transatlantique. En témoigne les résultats de la consultation européenne sur ce mécanisme. Sur 150 000 avis rendus, 88 % des répondants s’opposent à l’introduction de cette clause dans le TAFTA. En réponse, les sociaux démocrates ont donc accordé leurs violons pour réclamer un cadrage plus strict de ces tribunaux : exclusion de certains secteurs comme la santé ou l’environnement« pour préserver la capacité des Etats à prendre des décisions souveraines », rehaussement des exigences en matière de conflit d’intérêt des juges-arbitres, création d’une cour d’appel et d’une cour permanente ainsi que le renforcement des pénalités en cas de plainte abusive des investisseurs.

Le Parti socialiste, dans un communiqué, s’est empressé de saluer cette « réponse ambitieuse » et de se réjouir de « cette déclaration commune qui reflète nos valeurs : transparence, défense des intérêts des Etats, protection des citoyens et de l’environnement, engagement pour une mondialisation maîtrisée et favorable aux peuples souverains ». Le PS en a aussi profité pour vanter « l’important travail diplomatique mené par le secrétaire d’Etat au commerce extérieur de Matthias Fekl avec plusieurs partenaires européens ». Et au Quai d’Orsay, on ne boude pas son plaisir. « A dilplomate is born » nous confie-t-on au quai d'Orsay, plein d’enthousiasme. Et de poursuivre « Cela fait des mois que Matthias Fekl travaille pour faire bouger les lignes. D’abord avec les allemands puis avec les autres partenaires européens. Il y a encore quelques mois, nous n'aurions même pas imaginé que l’on puisse arriver un tel résultat. C’est très excitant ». Un coup de projecteur que ne doit pas renier le jeune et discret ministre, arrivé au quai d’Orsay pour remplacer le « phobique Thévenoud ».





Une victoire à la pyrrhus car il y a un gros revers à la médaille : en voulant encadrer plus strictement ce mécanisme plutôt que de réclamer sa suppression, les sociaux démocrates européens viennent en fait de le sanctuariser. En parfaits sociaux démocrates, ils ont opté pour une réforme du dispositif pour en limiter les dérives et surtout le rendre acceptable par des parlements nationaux très remontés contre le projet: « Oui, mais si on change la nature même de ces mécanismes, ça en aura le goût et l’odeur mais ça ne sera plus les tribunaux d’arbitrages que l’on connaît », nous rétorque-t-on, l’enthousiasme en moins.

Un glissement subtil qui n’a pas échappé non plus à Yannick Jadot, député européen EELV, en pointe dans le combat contre le TAFTA. « Cette position de la France et maintenant des sociaux démocrates qui consiste à dire que l’on va faire évoluer ces mécanismes pour les améliorer, c’est n’importe quoi ! La consultation européenne a clairement montré que les européens rejettent en bloc ce mécanisme », et de poursuivre, « c’est le principe même de tribunaux privés supranationaux qui permettra à des investisseurs de contester des décisions des Etats en arguant d’hypothétiques pertes de bénéfices qui est inadmissible ». Les conséquences de la mise en place de ces juridictions privées se feraient d’ailleurs déjà sentir selon lui. Preuve en est, le report sine die par la Commission européenne de toute proposition pour légiférer sur les « dangereux » perturbateurs endocriniens « pour éviter de contrarier les multinationales américaines », analyse-t-il. Une position d’autant plus regrettable pour l’élu écologiste que les négociations sont encore en cours, « tout est encore ouvert à ce stade », au point de se désoler de cette France qui ne sait plus dire «non»: « A l’époque, Lionel Jospin avait su dire non face à l’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) ce qui avait eu pour conséquence l’abandon du projet. Plus récemment, lorsqu’ Angela Merkel considère que les intérêts de l’Allemagne sont en jeu, elle n’hésite pas à dire non. Pourquoi la France ne pourrait pas refuser ce transfert de la souveraineté démocratique à des multinationales ? ». Peut-être qu’un jour les sociaux-démocrates européens se réuniront pour réfléchir sur leur propre impuissance.


by loucaminaire

septembre 25, 2014 Limoges : Manif’action contre le projet de « TAFTA

source: La Maison des Droits de l’Homme



Le samedi 11 octobre 2014 de 15:00 à 16:00
Place de la Motte – Limoges

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A Limoges un collectif « Stop Tafta » [1] contre le projet d’Accord commercial trans-atlantique (TAFTA) s’est constitué et appelle à la mobilisation le samedi 11 octobre à 15h, place de la Motte à Limoges.


by infossorgue


TAFTA, CETA, TISA ?

La production de pétrole a contaminé des nappes phréatiques au Soudan du Sud

Juba – L’exploitation pétrolière dans l’État d’Unité, au Soudan du Sud, a définitivement contaminé les nappes phréatiques d’une large zone bordant les zones marécageuses du Nil-Blanc, rendant inconsommable l’eau bue par plus de 180.000 personnes, selon une étude publiée jeudi à Juba par une ONG allemande.

Il y a un lien direct entre l’exploitation et la production pétrolière dans le nord de l’État d’Unité et la contamination de l’eau potable dans la zone, a déclaré jeudi à Juba le vice-président de l’ONG Sign of Hope (Signe d’espoir), Klaus Stieglitz.

L’ONG a effectué des prélèvements et mené des recherches depuis six ans, en coopération avec l’entreprise African Water, installée en Allemagne et au Soudan du Sud et spécialisée dans la recherche et la fourniture d’eau potable dans ce pays.

Nous pouvons prouver que l’eau potable dans plusieurs villages (…) est contaminée par des produits d’origine humaine issus des activités d’extraction du pétrole, a affirmé le Dr Hella Rueskamp qui a mené les recherches pour Africa Water.

La nappe phréatique supérieure est polluée par l’infiltration lente d’eaux salées issues de la production de brut, arrivant régulièrement de bassins de stockage et de fosses de boues (de forage) au cours de la saison des pluies, poursuit-elle dans son étude, estimant qu’aucune autre source d’eau salée n’a pu être identifiée dans la zone.

Les compagnies pétrolières ne prennent aucune mesure de protection de l’environnement, stockant eaux usées et boues de forage – contenant des additifs chimiques – dans des bassins ou des fosses creusés directement dans le sol et non isolés et se débarrassent de leurs déchets de façon inappropriée, selon elle.

Depuis plusieurs années, la population (de la zone) se plaint d’un goût salé et amer de l’eau des puits, de maladies intestinales et d’une mortalité anormale du bétail, a poursuivi M. Stieglitz, les gens abandonnent leurs puits pour boire l’eau des marais impropre à la consommation.

Selon lui, au moins 180.000 personnes, selon l’estimation la plus prudente, subissent les conséquences directes de la contamination des nappes, mais nous n’avons aucune étude médicale scientifique concernant les effets exacts de la contamination sur la population.

Le Dr John Ariki, géologue de l’Université de Juba, a critiqué les réticences des autorités sud-soudanaises à admettre les conséquences sur l’environnement de l’activité pétrolière. Les compagnies sont un lobby puissant, elles ne cessent de dire aux autorités qu’elles ne sont pas responsables du problème, a-t-il estimé, les communautés locales pleurent, mais aucune oreille n’écoute.

(©AFP / 26 février 2015 16h45)

      petitions !!!!        nous demandons un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français.

Sans aucune information, sans aucune consultation, le gouvernement français  a offert, à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste.

La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La «fracturation hydraulique horizontale», consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des micro-billes pour maintenir ouvertes les failles.

Aux Etats-Unis, le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique : pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et de milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.

Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques à moyen et long terme, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, rechercher une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.

Pour toutes ces raisons, nous exigeons un débat public avec la société civile, les élus locaux et nationaux, pour dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de cette «nouvelle folie industrielle»

C’est pourquoi nous demandons un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste sur l’ensemble du territoire français.


 signer cette petition 

Collectif du  04

Collectif Haute Provence

Voir la carte du périmètre concerné : http://gazdeschistesprovence.wordpress.com/2011/03/01/la-concession-gargasprovence/

S’incrire :
http://groups.google.com/group/collectif-pour-un-monde-sans-gaz-de-schiste-04?hl=fr
collectif.hauteprovence@orange.fr

Réunion constitutive du collectif Haute Provence, Revest des Brousses le 23 mars 2011

Relevé de décisions
Une centaine de participants représentant 24 communes + une dizaine de personnes excusées représentant 3 communes supplémentaires


Organisation du collectif :
Après un bref rappel de ce que sont les gaz de schiste, des nuisances occasionnées par leur exploitation et de la situation française relative aux permis d’exploration, il est décidé, à l’unanimité :

de créer le collectif Haute Provence « pour un monde sans gaz de schiste », sous la forme d’une association libre sans constitution ni de statuts ni d’une représentation « officielle » élue ;
que le collectif aurait un objet unique : lutter contre toute exploration et a fortiori toute exploitation des gaz de schiste, ici et ailleurs ;
que le collectif ne comprendrait que des membres individuels, soit « actifs », soit « associés » (pour celles et ceux qui souhaitent être informés mais ne souhaitent pas participer activement aux actions du collectif)
que le collectif pourrait adhérer aux mouvement régionaux ou nationaux ayant le même objet.

Du fait de l’étendue du département, ce collectif n’a pas pour mission d’être le collectif de toutes les Alpes de Hautes Provence, mais plutôt le collectif du 04 situé à l’Ouest de la Durance. Pour autant, dans l’attente de la création d’un collectif 04 à l’Est de la Durance, le rayon d’action du collectif Haute Provence pourra être départemental.
Tout membre du collectif pourra se présenter en son nom dès lors qu’il respectera les objets et conditions ci-dessus.


Choix des actions :
Le collectif compte près de 80 membres actifs répartis sur 27 communes.

Diffusion vers le plus grand nombre des liens internet vers les pétitions nationales ou internationales opposées au gaz de schiste ;
Diffusion par les personnes volontaires de tracts (modèle transmis par Matthieu CARON)
Projection du film Gazland courant avril, accompagnée d’un débat, sur Manosque, Forcalquier et Manosque (Gwendal AUFFRAY, Michel INGRAND, Pierre BOURRACHOT pour l’organisation générale + Claude WICART pour contact d’un intervenant « spécialiste » du sujet) + rédaction de tracts et diffusion dans les communes avant la projection (QUI ?) ;
Adaptation à la sauce locale des modèles d’arrêté et de délibération pris dans d’autres collectifs(avec 2 variantes : communes concernées par un permis de prospection / autres communes) (Matthieu CARON) ;
Prise de rendez-vous auprès des maires et conseillers municipaux pour les sensibiliser au problème et leur demander de prendre position (aux membres actifs de chaque commune de s’organiser entre eux, si besoin, en faisant appel à d’autres membres du collectif pour les aider) : IL CONVIENDRA D’INFORMER EN TEMPS REEL LE COLLECTIF DES DEMARCHES ENTREPRISES ET DES DELIBERATIONS VOTEES AFIN D’EVITER TOUT DOUBLON INUTILE VOIRE CONTRE PROUCTIF ;
Création d’une liste de discussion internet (voire d’un site) pour que diffusion rapide des informations entre les membres (Bao + Arnaud VIGOUREUX)
Contacter les conseillers généraux et parlementaires (QUI ?)
Contacter la presse : la réunion est couverte par radio Zinzine, Haute Provence info, Place publique (jouirnal de Reillanne) et la Provence (normalement) + Bao réalise un documentaire destiné à être diffusé sur youtube → qui contacte la Marseillaise ? ; Mona JOURDAN se propose, hors réunion, de contacter France Culture

Autre idée proposée après la réunion :

Rencontrer les responsables de la SAFER et des syndicats agricoles (QUI ?)

                           Veille citoyenne 

Il s’agit de repérer les camions, et de s’informer des avancées des projets et des permis en cours. Si repérage avertir maire et police
Nous parlons également de la manière de diffuser l’information, liste, blog, site…
Faire un travail de lobbying auprès des élus et renvoyer sur la boite afin de faire un état des lieux.

Ci-joint photo de « camions-vibrateurs », qui sont les engins qui sillonneront les campagnes pour la partie exploration sismique dans les zones a permis de gaz-de-schistes. Ouvrez l’œil et le bon !

Gaz de schiste : une pollution identifiée

La qualité des forages et non la fracturationserait responsable de la pollution des nappes d'eau.PublicitéLa PhytothérapieDossier FigaroPartnerDécouvrez le dossier
1/5Finalement, l'exploitation du gaz de schiste, accusée de tous les maux pour ses conséquences sur l'environnement et les nappes d'eau potable, situées à moins de 500 mètres de profondeur, pourrait être moins critiquée. La fracturation hydraulique et les forages horizontaux ne seraient pas responsables de la pollution des nappes phréatiques, proches des zones de récupération du gaz de schiste, selon une étude publiée le 15 septembre dans Pnas, la revue de l'Académie des sciences des États-Unis.

La principale cause de diffusion des hydrocarbures, qui empoisonnent l'eau potable, serait à trouver dans la qualité du ciment et l'uniformité du revêtement des puits de production, par lesquels s'échappe le gaz vers la surface. «C'est une relative bonne nouvelle car cela veut dire que la plupart des problèmes que nous avons identifiés peuvent être potentiellement résolus par de futures améliorations de l'intégrité des puits », assure Thomas Darrah, principal auteur de cette recherche. Ce dernier, professeur assistant en sciences de la terre à l'université de l'Ohio, avec des collègues des universités américaines de Duke, Stanford, Dartmouth et Rochester ont mesuré jusqu'en novembre dernier 133 échantillons d'eau dans des nappes aquifères, prélevés dans deux zones d'extraction de gaz de schiste, au Texas (champs de Barnett) et entre la Pennsylvanie et le nord-ouest de l'État de New York (Marcellus).

Les scientifiques ont mesuré dans les échantillons d'eau, les concentrations de gaz rares (comme l'hélium, le néon, l'argon, etc.) qui servent de traceurs pour déterminer l'origine de la pollution

L'originalité de ce travail tient dans la méthode employée pour déterminer l'origine de la pollution: une migration à travers la roche des hydrocarbures (méthane, éthane...) ou une pollution liée aux activités humaines. Les scientifiques ont mesuré dans les échantillons d'eau, les concentrations de gaz rares (comme l'hélium, le néon, l'argon, etc.) qui servent de traceurs pour déterminer l'origine de la pollution. Car ces gaz sont inertes d'un point de vue chimique et biologique: ils ne réagissent pas lors de leur migration en même temps que les hydrocarbures et ne sont pas digérés par des bactéries. En connaissant la concentration de gaz rares dans la croûte terrestre, l'hydrosphère (les eaux proches de la surface) et l'atmosphère, il est alors possible de déterminer l'origine de la pollution dans les nappes aquifères.

Ainsi, sur les 8 pollutions mesurées dans les deux champs américains, 7 sont liées à l'intégrité des puits et le huitième à une faille dans un puits provoquée par une erreur de forage. «Déterminer le mécanisme de contamination va donc améliorer la sûreté et les conditions économiques de production du gaz de schiste», espèrent les auteurs de l'étude. Surtout, la méthode peut être reproduite à un coût assez faible pour «diminuer les problèmes de contamination de l'eau potable et les inquiétudes soulevées par le public à propos de l'extraction du gaz de schiste ». Outre les États-Unis, où cette ressource représente déjà plus d'un tiers de sa production de gaz, l'Argentine, la Chine, l'Écosse, l'Irlande et la Pologne mettent l'accent sur cette production.

Prudents, les chercheurs souhaitent que de futurs travaux déterminent si de grands volumes d'eau et de hautes pressions nécessaires pour la fracturation hydraulique et les forages horizontaux influencent l'intégrité des puits.

Le gaz de schiste soulève bien des questions

Le précédent gouvernement avait déjà annulé l'an dernier trois permis déjà accordés -à Total notamment-qui visaient le gaz de schiste, mais d'autres demandes de permis -qui ne visent en principe plus explicitement les hydrocarbures de schiste-sont toujours en cours d'instruction par l'administration.
"Dans l'état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l'exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd'hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l'environnement", a souligné François Hollande.
"Le gaz de schiste soulève bien des questions", a noté le président, qui a dit "entendre les arguments économiques et les considérations souvent exagérées sur les gisements".

Christian Estrosi
Dans un communiqué publié vendredi, Christian Estrosi, ancien ministre de l'Industrie, dénonce la position de Delphine Batho et réclame la création d'une commission d'enquête.
"Nous sommes actuellement le seul pays du monde à interdire l'exploitation de ces hydrocarbures de schiste obtenus grâce à la méthode de la fracturation hydraulique. Pourtant, selon de récents rapports, la France et la Pologne sont les plus gros détenteurs d'hydrocarbures de schiste en Europe", souligne le député-maire UMP de Nice."Les autorisations qui ont été données l'ont été dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes. Il faut tout remettre à plat, et donc il faut annuler les autorisations qui ont déjà été données", François Fillon, 11 avril 2011.

Un risque de pollution de la nappe phréatique.

Le gaz de schiste st un gaz naturel que l'on trouve dans des roches anciennes appelées schistes. Composée d'une multitude de couches (comme une pâte feuilletée), le schiste regorge de fissures. Chacune d'entre elles contient des quantités infimes de méthane. Pour casser la roche et en extraire le gaz, les exploitants des gisements injectent de l'eau, du sable et des produits chimiques (détergents, lubrifiants, biocides)  à très haute pression (600 bars). C'est ce procéde qui fait remonter le gaz à la surface mais aussi une partie de "l'eau de fracturation”.

Le problème, c'est que les produits propulsés sont dangereux pour l'environnement, d'où la colère des écologistes au premier rang desquels José Bové et Corinne Lepage. Aux Etats-Unis, des associations ont dénoncé la présence de traces chimiques dans l'eau des robinets se trouvant à proximité des gisements. Voir en particulier le film du documentaliste américain Josh Fox.

Autre problème : 10 à 15 millions de litres d’eau sont nécessaires pour exploiter un gisement.

En France, les permis d'exploitation sont concentrés dans l'Est et le Sud.

L'Ardéche, la Moselle, la Lorraine et la région Languedoc-Roussillon sont particulièrement concernés.

Liste des villes dans lesquelles des permis d'exploration de gaz de schiste ont été attribués.
- Chateau-Thierry
- Charleville-Mezieres
- Châlons-en-Champagne
- Thionville et sa région
- Pont-à-Mousson
- Belley (entre Lyon et Annecy)
- Montélimar
- Alès
- Avignon, Aix-en-provence, Brignolles
- Nîmes
- Cahors
- Carcassonne

Tout savoir sur le gaz de Schiste
Voir la carte des permis de gaz de schiste 
http://www.eco-sapiens.com/gaz-de-schiste.php

TAFTA - tout savoir sur la zone de libre-échange transatlantique

La zone de libre-échange transatlantique TAFTA ou Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (Transatlantic Trade and Investment Partnership, TTIP) est un projet de traité commercial entre l’Union européenne et les États-Unis envisagé pour 2015.

En juin 2013 la Commission européenne a obtenu de la part des États-membres le mandat pour négocier avec les États-Unis le “Transatlantic Free Trade Area. Cet accord cherche à instaurer un vaste marché de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis, allant au-delà des accords de L’OMC.

Ce projet de grand marché transatlantique vise le démantèlement des droits de douane restants (secteurs agricole et textile) ainsi que la suppression des "barrières non tarifaires " et s’attaque aux normes de régulation.
Mis en œuvre il favoriserait la mise en concurrence débridée, empêchant la relocalisation des activités et conduirait à un alignement vers le bas des règles sociales, économiques, sanitaires, culturelles, environnementales.
Il concerne des domaines aussi variés que les services publics, l’énergie, l’agriculture, l’enseignement ou le règlement des différents privés-publics mais aussi l’accès aux médicaments, à l’éducation, à la culture.

Ce projet introduirait un mécanisme d’arbitrage privé « investisseur-Etat », qui se substituerait aux juridictions nationales existantes. Les investisseurs privés pourraient ainsi contourner les lois et les décisions qui les gêneraient, permettant par exemple aux pétroliers d’imposer en France l’exploitation des gaz de schiste et autres hydrocarbures dits non-conventionnels.
Une telle architecture juridique limiterait les capacités déjà faibles des États de à maintenir des services publics (éducation, santé…), de à protéger les droits sociaux, de à garantir la protection sociale, de à contrôler l’activité des multinationales dans le secteur extractif ou encore à d’investir dans des secteurs d’intérêt général comme l’environnement et la transition énergétique.

Le “Grand marché transatlantique” serait une atteinte nouvelle et sans précédent aux principes démocratiques fondamentaux. Il ne ferait qu’aggraver la vaste marchandisation du monde et porte accentuer le risque de régressions sociales, environnementales et politiques majeures.

De bonnes raisons de stopper le TAFTA

[-]  Sécurité alimentaire : nos règlements de sécurité alimentaire (sur les niveaux de pesticides, la contamination bactérienne, l’exposition fécale, les additifs toxiques, OGM, des compléments non comestibles, etc ..), jugés plus strictes que les « normes américaines," seraient considérés comme "des barrières commerciales illégales ».

[-]  Emploi  : les entreprises des nations signataires de TAFTA recevraient des protections spéciales d’investisseurs étrangers afin de limiter le coût et le risque de délocalisation de leurs usines vers les pays à bas salaires qui auront signé cet accord.

[-]  Liberté sur Internet : répression et surveillance sont au programme.

[-]  Fracturation : nos ministères de l’énergie perdraient le pouvoir de réglementer les exportations de gaz naturel à toute nation "TAFTA". La fracturation hydraulique deviendrait un droit pour les sociétés qui la pratiquent et qui pourraient ainsi demander des dommages et intérêts aux nations qui l’interdiraient.

[-]  Privatisation
* Santé : Les groupes pharmaceutiques seraient habilités à bloquer la distribution de médicaments génériques, les services d’urgence privatisés. Les caisses d’assurances privées pourraient attaquer en justice les CPAM pour concurrence déloyale.
* Eau et Energie : Ces biens seraient considérés comme privatisables et toute municipalité qui s’opposeraient à la privatisation de son service des eaux serait accusée d’entrave à la liberté de commerce. Il en serait de même pour l’énergie.

[-]  Services publics : seraient limités les possibilités des gouvernements de réglementer les services publics tels que les services à la personne, les transports, ferroviaires, routes, etc... destinés à assurer l’accès universel à des besoins essentiels.

[-]  Culture et Production artistique : les grosses sociétés de productions audiovisuelles monopoliseraient les productions limitant la diversité culturelle. Les musées nationaux perdraient leur droit de préemption sur les trésors artistiques nationaux .

[-]  Polices et Armées : les polices privées pourraient protéger des biens ou intérêts privés et leurs vigiles seraient armés comme aux USA. Les états ou entreprises pourraient faire appel à des armées privées pour résoudre des conflits.

[-]  Enseignement : les Universités américaines ou privées pourraient attaquer en justice les Universités de l’éducation nationales pour concurrence déloyale. De la maternelle au doctorat, les sociétés privées contesteraient les subventions aux écoles qu’elles soient municipales, départementales, régionales ou nationales.

Cartes et info permis Rhône-Alpes et Franche-Comté

Nous proposons ici un résumé et des cartes des permis et demandes de permis de recherche d’hydrocarbure liquides ou gazeux pour la partie Nord de Rhône-Alpes ainsi que la Franche-Comté. . Vous pouvez également télécharger et reproduire cette information consignée dans les fiches (ici au format pdf 91,1 Mo). Des liens vers des informations plus détaillées sont également proposés.  Dernière mise à jour 5 Juillet 2014.

Permis des Moussières



Titulaire:               Celtique Energie
Date de l’attribution :     14.03.2008
Superficie:                          3269 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Demande de renouvellement en cours – décision ministérielle en attente
La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 14 mars 2008. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, des deux Savoie et du Jura.- Sur la base des découvertes d’Esso Rep en 1989, Celtique envisage d’effectuer un forage exploratoire et a démarché des communes du plateau de Hauteville dans l’Ain.

- La compagnie Celtique a déposé auprès du ministre chargé des mines une demande de renouvellement le 3 novembre 2012 qui a été jugée recevable le 3 décembre 2012. La décision du ministre sur le renouvellement du permis devra intervenir 15 mois au plus tard après l’expiration de la première période prévue le 14 mars 2013. Pendant le délai d’instruction du dossier, la compagnie est autorisée à poursuivre ses travaux d’exploration en vertu de l’article L142-6 du code minier. 

Permis de Gex

Titulaire:               ECorp (1)
Date de l’attribution :     28.05.2009
Superficie:                          932 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois
Observation:    Souhait du titulaire de faire ses premiers forages en 2012 /2013 (à ce jour pas de déclaration de travaux) – Demande de prolongation « exceptionnelle », instruction en cours


 (1) La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder ce permis par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique.n- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain (Pays de Gex), des deux Savoie et du Jura. 

Permis de Pontarlier

Titulaire:               Celtique Energie
Date de l’attribution :     20.08.2010
Surface:                          1470 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:

La compagnie Celtique Energy Petroleum s’est vue accorder ce permis par arrêté du 20 août 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements du Doubs et du Jura.

Permis de Lons le Saunier

Titulaire:               European Gas limited
Date de l’attribution :     02.07.2007 (publié le 28 Juillet 2007)
Superficie:                          3795 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Demande de prolongation exceptionnelle introduite mi 2012

La compagnie britanique EuropeanGas Limited s’est vue accorder ce permis par arrêté du 02 juillet 2007. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ain, du Doubs du Jura et de la Saône et Loire.

Permis du Bassin d’Alès

Titulaire:               Mouvoil S.A.
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          215 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Déclaration d’ouverture de travaux de sismique (Août 2012). Commande d’une expertise indépendante par le Ministère de l’Ecologie suite à la contestation des collectifs citoyens et d’élus

La compagnie Mouvoil S.A. s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois).- Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ardèche et du Gard.

Permis de la Plaine d’Alès

Titulaire:               Diamoco Energy.
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          503 km2
Durée de la validité:      4 ans (renouvelables deux fois)
Observation: La compagnie Bridgeoil S.A. s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ardèche, du Gard et de la Lozère. Mutation accordée à Diamoco Energy. Demande de renouvellement en cours d’instruction.

Permis de Navacelles

Titulaire:               ECorp France Ltd, Eagle Energy Ltd et Petrichor France BV
Date de l’attribution :     01.03.2010
Superficie:                          216 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation: Le consortium formé par les sociétés Egdon Resources, Eagle Energy Ltd et YCI Resources Ltd s’était vu accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis inclut les départements du Gard et de l’Ardèche. Le permis a fait l’objet d’une mutation le 18/06/2014 au profit du consortium formé par les sociétés ECorp France Ltd, Eagle Energy Ltd et Petrichor France BV .

Permis de Blyes

N° et nom de la demande: 1612 Blyes    cette demande jugée recevable n’est toujours pas rejetée – décision ministérielle en attente

Pétitionnaire: Realm

Date de la pétition :     20.04.2010
Date de fin de concurrence : 23.04.2010
Surface sollicité:           3 293 km2
Durée de la validité:      5 ans
Observation:                En concurrence avec la demande de Lyon-Annecy et Gex-Sud

Permis de Gex-Sud

N° et nom de la demande: 1612 Gex-Sud    cette demande jugée recevable n’est toujours pas rejetée – décision ministérielle en attente

Pétitionnaire:               ECorp (1)
Date de la pétition :     20.04.2010
Date de fin de concurrence : 21.04.2010
Surface sollicité:           1991km2
Durée de la validité:      5 ans
Observation:                En concurrence avec la demande de Lyon-Annecy

(1) La compagnie E-Corp est à la tête d’un consortium de trois sociétés qui s’est vu accorder le permis de Gex par arrêté du 28 mai 2009. Le consortium est constitué de Edgon Resources (New ventures) Ltd (britanique) racheté par E-Corp, Eagle Energy Ltd Canadien) et Nautical Petroleum Plc: Société britannique.

Permis de Lyon-Annecy

N° et nom de la demande: 1592 Lyon-Annecy    cette demande a été rejetée en septembre 2012. Le pétitionnaire (Schuepbach à introduit un recours – Procédure en cours)

Pétitionnaire:               Schuepbach Energy LLC
Date de la pétition :     15.01.2009
Date de fin de concurrence : 23.04.2010
Surface sollicitée:           3 800 km2
Durée de la validité:      5 ans
Observation:                En concurrence avec les demande de Blyes et de Gex Sud (demandes jugées recevables et toujours pas rejetées)

La compagnie américaine (Texas) Schuepbach s’était vue attribuer puis abroger les Permis de Villeneuve de Berg (Ardèche) et de Nant (Aveyron).  La demande de Lyon-Annecy concerne un périmètre qui inclut les départements de l’Ain, de l’Isère, du Rhône de Savoie et Haute-Savoie.

Permis de Pré-Alpes

N° et nom de la demande: N° non encore connu PréAlpes  Cette demande n’est toujours pas rejetée – décision ministérielle en attente
Pétitionnaire:               Continental Oil and Gas PTY Ltd
Date de la pétition :     11.01.2011
Instruction:     Coordination confiée au préfet de la Drôme le 17 Avril 2012
Date de recevabilité :   inconnue
Date de fin de concurrence : inconnue
Surface sollicitée:           5 378 km2
Durée de la validité:      demande faite pour 5 ans

Départements concernés: Savoie, Isère, Drôme, Hautes-Alpes

Permis de Montélimar

Titulaire:       TOTAL E&P France et Devon Energie Montélimar SAS
Date de l’attribution :     01.03.2010
Surface:                          4327 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Dans le cadre de l’application de la loi du 13 Juillet 2011, ce permis a été abrogé ce que conteste le titulaire devant le tribunal administratif. Affaire en cours.
Le consortium constitué par les compagnies Total E&P France et Devon Energie Montélimar SAS s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis inclut les départements de l’Ardèche, de la Drôme, du Gard, du Vaucluse et de l’Hérault.

Permis de Villeneuve-de-Berg

Titulaire:       Schuepbach Energy LLC
Date de l’attribution :     01.03.2010
Surface:                          931 km2
Durée de la validité:      5 ans (renouvelables deux fois)
Observation:    Dans le cadre de l’application de la loi du 13 Juillet 2011, ce permis a été abrogé ce que conteste le titulaire devant le tribunal administratif. Une question prioritaire de constitutionnalité a été rejetée par le Conseil Constitutionnel. Affaire est toujours en cours. La compagnie Schuepbach Energy LLC s’est vue accorder ce permis par arrêté du 1er mars 2010. Le permis est valable pour 5 ans (renouvelables deux fois). Le périmètre de ce permis concerne le département de l’Ardèche.

Plus d’info sur ce permis ici

Il existe également des demandes rejetées comme le permis de Monfalcon le permis de Montélimar extension et le permis de Valence, ainsi qu’une demande dont l’instruction ne semble pas avoir abouti le permis d‘Abondance.